Les soupes de Lauret dans le vent

C'était la 8e édition de la fête de la soupe à Lauret, non loin de l'Hortus, à 35 mn de Montpellier. La petite bourgade de 600 habitants a rapidement pris les allures d'une fête familiale au gré des effluves et des rafales de vent.

Ce dimanche 5 février, en période de vacances, les amateurs de soupes sont descendus de leurs cantons, emmitouflés mais réjouis à la vision de toutes ces marmites, le bol de terre cuite suspendu au cou et indispensable pour consommer les délicats nectars. Ils ont rapidement fait monter la fréquentation de l'événement à plus de 1400 participants. Ce jour-là, c'était un des endroits les plus fréquentés du Pic Saint-Loup, comme chaque 1er dimanche de février.

Des saveurs partagées

Au fil des heures, les marmites fumantes se présentaient devant le public dans une frénésie sans pareille. En effet, il fallait attendre 12h30, au lancement de la fête de la soupe par Alain Barbe, président de la commuanuté de Communes du Grand Pic Saint-Loup pour approcher les potages qu'avaient mitonnés depuis plusieurs heures les chefs régionaux de la Trinque Fougasse de Montpellier, le Clos des Oliviers de Saint Gély du Fesc, l'Auberge du Cèdre de Lauret, la brasserie Le Montferrand de Saint-Mathieu de Tréviers, Sous le Chêne, les ambassadeurs de l'éco-tourisme venu de Corconne ou le Pet au Diable des Matelles.
Plus loin, les bénévoles de l'association la Paturèle s'affairaient à remplir les 700 bols vendus à 5€ sur les 1000 conçus par le potier Patrice Poncet de Saint-Laurent-le-Minier, en ajoutant un petit compliment ou en rappelant les ingrédients de chaque velouté. Car en effet, devant tant de variété, les discussions allaient bon train sur le lapin au cresson ou la garbure de Catherine au goût prononcé de cochon. Plus loin, au stand La Cocotte, le potimarron à l'indienne, la soupe portugaise aux haricots ou la soupe thaï faisaient voyager. Au total, trente soupes ont été présentées au public qui ne cessait d'en réclamer tandis que fusaient les accroches des marmitons " Venez goûter ma soupe, c'est la meilleure !", " Par ici! Ma soupe au céleri rave est bien meilleure !". Et dans cette ambiance bon enfant qui prenait des allures de marché médiéval, les files de gourmets s'organisaient.

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Autour des marmites, l'esprit de la fête

Non loin de là, d'autres stands sous les barnums proposaient aux plus gourmands l'aligot saucisse de Sébastien et sa tome filante qui vendit 300 assiettes pour compléter le menu. Plus loin, six vignerons du Pic Saint-Loup ont servi plus de mille deux cents verres de leur production locale et faisaient monter la température locale fort fraîche, tandis que la chanson française était servie par un duo détonnant, les Mobil'Hommes, qui sillonnaient dans les allées de la place du village, pendant que Brassens et Brel étaient invoqués dans un swing plaisant.

Côté artisanat, pour compléter la kermesse, une dizaine de créateurs de la région dont la costumière Caroline Hagen, le ferronnier d'art de Caama ou le travail raffiné de Chantal Arnould vitrail et Fusing de Montoulieu avait créé un espace accueillant et de temps calme pour les enfants à l'abri des flonflons. Organisée par l'association L'Orée des Arts installée à Lauret, la salle des "jeux d'autrefois" avec des réalisations en bois a séduit parents et enfants aux prises avec le billard Georges ou l'arène et ses toupies qui était un jeu en bois pratiqué dans les années 40. Encore un ingrédient de cette journée qui mettait en avant les souvenirs d'enfance. Une journée hors de son temps ! Le rendez-vous est donc noté pour la prochaine édition le dimanche 4 février 2018 à Lauret.

Rezo Pouce, le co-voiturage gratuit

La Communauté de Communes du Grand Pic Saint-Loup a mis en place le dispositif d'auto-stop entièrement gratuit qui mêle covoiturage et auto-stop sur les routes autour du Pic Saint-Loup afin de favoriser la mobilité des ruraux.

Alain Jean fondateur de Rezo Pouce au côté d'Alain Barbe au micro

Lancement du réseau

L'opération "Ne roulez plus perso, roulez Rézo ! " met en place 130 arrêts "sur le pouce" auprès des 32 communes adhérentes, depuis son lancement le 8 février 2017 en présence d'Alain Barbe, président de la Communauté de Communes du Grand Pic Saint-Loup avec Alain Jean, fondateur de ce réseau d'auto-stop sécurisé, Hussam Al Mallak, maire de Vailhauquès et président de la commission Aménagement du territoire et Irène Tolleret, présidente du GAL Grand Pic Saint-Loup.

En complément des moyens de transport existants

Cette initiative, née dans le Tarn et Garonne en 2010, se développe très largement dans le département de l'Hérault. La commune de teyran servit de test en septembre dernier pour la communauté de communes du Grand Pic Saint-Loup. L'auto-stop de Rezo Pouce concerne de petits trajets entre les communes inférieurs à 40km. Il suffit pour cela de repérer les panneaux signalétiques Rzo Pouce aux abords des arrêts de bus.

Pour bénéficier de ce moyen de transport qui prise la réduction des émissions de gaz à effet de serre, le désenclavement en milieu rural et la convivialité, il convient de s'inscrire auprès de la mairie de chaque commune à partir de la deuxième quinzaine de février.

< Pour en savoir davantage Rezo Pouce

 

Rezo Pouce

Pour rappel, REZO POUCE est un dispositif visant à apporter une solution alternative de transport en démocratisant et en sécurisant la pratique de l’autostop, en complément de l’offre de transport en commun. Le but est de créer un véritable réseau de conducteurs et de passagers identifiés lors de l’inscription, et souhaitant participer à une nouvelle solution de transport à la fois économique, écologique et solidaire.

Que ce soit via le site www.rezopouce.fr ou en mairie, l’inscription est gratuite et très rapide. Il est possible de s’inscrire en tant que conducteur, passager, ou les deux !

Il suffit d’approuver la charte de bonne conduite et de joindre une pièce d’identité scannée ou photographiée.
Un « kit-mobilité » vous sera envoyé à votre domicile ainsi que votre carte d’adhérent.

En mairie, il suffit de signer la charte de bonne conduite et de fournir une pièce d’identité afin qu’elle soit scannée. Un « kit-mobilité » vous sera directement remis et votre carte d’adhérent vous sera envoyée à votre domicile. Ce projet est soutenu par l’Europe dans le cadre du programme de financement LEADER.

 

Notre Dame de Londres

Le village de Notre Dame de Londres, avec ses 490 habitants,appelés les Londrins et les Londrines, est l'une des petites communes qui fait partie "du Grand Pic Saint Loup". A l'intérieur des remparts se serrent frileusement de jolies maisons autour d'une place bien tranquille que nous font découvrir Michel et Valérie Campion.

Valflaunès, Festa de la Vendemia

 Valflaunès doit compter près de 800 habitants. Dimanche 13 novembre, cette commune de la Communauté de Communes du Grand Pic Saint Loup en a vu défiler bien plus. Car Valflaunès célébrait la 9ème Vendemia (fête des vendanges) de son histoire récente. Ce fut, dans le contexte particulier de cet automne 2016, un moment festif bien propre à égayer un public varié.Valflaunès ? C'est au nord de Montpellier, après les Matelles et Saint Mathieu de Tréviers. C'est une très ancienne communauté attestée dès avant 923, lorsqu'elle faisait partie du "Consulat du val de Montferrand" qui comprenait 9 communes, de Saint Mathieu de Tréviers à Combaillaux. L'appellation latine (figulina, atelier du potier et le suffixe -ensem) a évolué pour donner au XIIème siècle Vallefeneira, puis Valleflaunesia au XVIème siècle et enfin Valflaunès. La communauté, érigée en commune en 1792, est la plus proche du Pic Saint Loup, là où la roche des garrigues se dresse face au ciel. Environné de vignes (AOP ou AOC), le village célèbre la fin des vendanges selon le calendrier révolutionnaire, du 22 septembre au 21 octobre. Mais il pleut souvent en octobre et mieux vaut repousser la fête début novembre. La récolte est rentrée. On estime le degré, la quantité. Et l'on espère l'assistance nombreuse car le bénéfice de la manifestation permettra d'aider les viticulteurs fort éprouvés par "l'alerte rouge" de la fin du mois d'août quand les grêlons ont blanchi la garrigue et dévasté les vignes.Et le public emplissait la place de la mairie et la pente de la rue de l'Eglise, sensible aux sons, couleurs et images. Il y en avait pour tous les goûts. Place de la mairie, au son des guitares électriques, on pouvait être tenté par des pâtisseries, du savon au lait d'ânesse ou la dégustation d'huîtres de Bouzigues. Rue de l'Eglise, au son d'un jazz-band, des stands proposaient des huiles essentielles d'une abbaye de Haute Provence, olives du terroir et tapenades, objets de bois flotté. Et quand le soleil se montrait, il lustrait les tissus des produits "Alouane". Ces textiles issus de fibres d'agave, tissés au Maroc, aux couleurs vives et nettes, propres à illuminer un intérieur ou à figurer sur des scènes de théâtre. Mais l'aire du Pic Saint Loup est célèbre pour son vin. Alors on pouvait évoquer le passé : visiter une ancienne cave avec son pressoir et ses foudres de bois. Une très riche exposition retraçait la grande révolte vigneronne de 1907 : Argeliers, Marcellin Albert, la manifestation monstre à Montpellier, la crosse en l'air des conscrits du 17ème et les victimes de Narbonne. La geste vigneronne est aujourd'hui moins dramatique, même si les temps sont difficiles. Les stands de dégustation ne désemplissaient pas et certains crus plus souples, un peu moins chauds connaissaient un franc succès.On pouvait même faire connaissance avec les cépages, tels cette "roussanne" typiquement languedocienne. La Vendemia était à l'image de toute une culture, vécue autour de la vigne. La vigne qui était, ne l'oublions pas, l'attribut d'un dieu de l'Olympe.Hervé Le Blanchereportage vidéo de Valérie et Michel Campion (studio MCV, partenaire de Montpellier-infos)

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Vidéo du studio MCV