Le sens de l'histoire

 De nos jours rares sont les journaux ou les émissions de télé qui vont au fond des choses. La plupart délivrent de l’infospectacle ou nous abreuvent d’images négatives. Ils nous montrent un monde où tout est danger, un monde qui fait peur. Ils n’expliquent plus, ils mettent en scène des situations plus ou moins vraies à forte dose émotionnelle. L’analyse a laissé la place à l’instantané et à la recherche du sensationnel.

Plus grave encore l’internet avec ses réseaux sociaux et ses blogueurs diffuse maintenant des informations non vérifiées. Chaque jour un tsunami de rumeurs, de demi-vérité voire de purs mensonges inonde la toile.

Et pourtant l’internet n’est pas qu’un simple outil de propagande et de désinformation. En quelques années, il est devenu une formidable place publique qui permet aux citoyens de s’exprimer.
Malgré l’extrême difficulté de faire la part des choses dans les flux d’informations qui nous parviennent de cette agora, il est clair que nos concitoyens sont écœurés, en colère et inquiets. 
Écœurés par ces politiques qui se servent au lieu de servir et ternissent l'image de ceux qui sont honnêtes. En colère de voir les inégalités croissantes et la fiscalité qui laminent la classe moyenne et les plus faibles. Inquiets enfin car ils sentent confusément qu’une crise majeure se prépare.

L’histoire est pleine d’exemples de crises qui débouchent sur des changements radicaux. Si Les citoyens ont encore du mal à clairement identifier ce qui se passe ils sentent bien que notre monde change. Ils peinent encore à donner un nom à leur désespérance mais ils perçoivent cependant qu’avec les nouvelles technologies l’air du temps est aussi aux idées neuves

Depuis toujours les nouvelles techniques et les nouvelles idées ont produit de grands changements dans nos sociétés ; une fois encore elles vont bousculer nos façons de vivre et de penser collectivement.

Avec une mise en commun toujours plus aisée des objets, même une notion aussi ancrée que propriété individuelle se relativise via le développement de la mutualisation des objets, la location, les achats groupés et autres coopératives citoyennes.
L’intelligence artificielle s’intègre aux voitures, aux maisons, aux hôpitaux. Dans l’entreprise ces machines qui prendront au moins en partie la place des cerveaux n’a pas fini de bousculer le marché de l’emploi. Souhaitons simplement que la dignité du travail puisse être prise en compte autant que le profit pour orienter l’économie

Ces évolutions encore difficile à énumérer et à expliciter clairement, ne tarderont pas à se préciser puis à s’imposer.
Suffiront-elles pour résoudre les grands problèmes planétaires de l’environnement et des tensions entre nations ?
En Europe, la France, à la suite de Jean Monnet, a su œuvrer pour que s’instaure une paix durable après deux mille ans de guerres incessantes qui ont ravagé notre continent.
Le peuple français saura-t-il de nouveau orienter l’histoire et faire en sorte que les rêves de liberté, de justice et d’humanité ne se terminent pas par la dictature et l’oppression ?

Jacques Carles


 

Dirigisme

Il y a d’abord l’Europe qui met son nez partout, fixant par exemple la largeur des nouvelles routes, rétrécies pour soi-disant faire baisser la vitesse des autos. Résultat : énormes bouchons au moindre pépin.

Mais l’Europe a bon dos, les technocrates bruxellois ont aussi des émules en France qui trompent l’ennui en légiférant grâce à la passivité des élus. Leur dernière foucade est d’astreindre les pêcheurs en mer au contrôle d’alcoolémie, comme les automobilistes. Comme si les pêcheurs qui partent en mer en pleine nuit pour revenir dans l’après-midi abusaient du pastis ou du pinard pendant leur rude journée. Les Affaires maritimes vont donc perdre leur temps à faire souffler dans l’alcootest les travailleurs de la mer.

Un autre technocrate, plus récemment, a fait adopter le port du casque pour les enfants en vélo. Comme si les parents étaient idiots et incapables de décider eux-mêmes de protéger leur progéniture. Bientôt peut-être obligera-t-on les piétons à porter eux aussi un casque car s’ils trébuchent et tombent, ils peuvent se blesser à la tête…

Nul n’étant censé ignorer la loi, n’oublions pas non plus qu’en France il est interdit de s'embrasser sur les rails et qu’aucun cochon ne doit se faire appeler Napoléon par son propriétaire…

A un niveau plus modeste, dans certains conseils municipaux, on travaille même du chapeau. Depuis 1954, la ville de Chateauneuf-du-Pape a pris un arrêté municipal interdisant « le survol, l'atterrissage et le décollage d'aéronefs dits soucoupes volantes ou cigares volants, de quelque nationalité que ce soit, sur le territoire de la commune sous peine de mise en fourrière immédiate ». L'arrêté est toujours en vigueur. Apparemment il a prouvé son efficacité…

Et l’on repense à la fameuse apostrophe en Conseil des ministres du président Pompidou irrité par un projet liberticide et s’adressant à Jacques Chirac et ses amis : "Mais bon sang, foutez la paix aux français !"

Bernard Barraillé

Journalistes

Paul Valéry avait été étonné du nombre important d’artistes peintres sétois. Parmi les autres particularité de l’île singulière, il en est une autre assez étonnante : le nombre important de journalistes qui en sont issus. On ne rencontre cette spécificité nulle part ailleurs dans le département et même au-delà.

Dans les années 40, deux sétois faisaient les beaux jours de L’Eclair : Mourailles et le poète Francis Octave Balma qui signait Colibri ses chroniques.

Quant à l'imprimeur Sottano, il redigeait et publiait "L'information sportive" à la gloire du FC Sete.

Après guerre, Roger Therond devint directeur de Paris Match où officiait un autre sétois Victor Laville. Tous deux utilisèrent leurs relations pour aider leur copain Georges Brassens à sortit de la misère et accéder à la gloire.
Toujours à Paris, Alain Rollat était une des grandes signatures du Monde.

A Sète, le bouzigot Paul Baqué dirigeait l’agence locale de Midi Libre mais son talent le faisait rapatrier à Montpellier où il devint grand reporter. De nombreux jeunes sétois débutèrent à l’agence sétoise de Midi Libre : Jacky Vilacèque, Jean-François Garcia, Philippe Mouret, Olivier Schlama mais leur talent étant évident, le siège de Montpellier les fit tous venir à la rédaction centrale.

Autre plume remarquable ; Paul-René Di Nitto qui après avoir présenté le journal des FR3 Montpellier devint à sa retraire chroniqueur du passé de Sète dans Midi Libre.

Son successeur à FR3 est encore un sétois: Philippe Sans.

Deux autres sétois furent tout aussi remarquables : Pierre Lasne, dit Piero, qui créa « Le Petit sétois illustré », hebdomadaire satirique dont beaucoup ont la nostalgie. Mais devenu éditeur, Piero a abandonné le journalisme. Dommage…

Il y a aussi Pascal Granger, afficheur mais aussi bonne plume taquine, qui publié de temps à autres le truculent « Œil de Moscou ».

Et n’oublions pas les photographes de presse à l'instar d'Eric Catarina et Eric Morere qui partent de Sète pour couvrir les concerts dans toute l’Europe.

Que de talents journalistiques sont nés à Sète ! Comment expliquer cette prolifération?

Bernard Barraillé

 

 

 

 

Liste des éditos de Thau-info

Dirigisme

Il y a d’abord l’Europe qui met son nez partout, fixant par exemple la largeur des nouvelles routes, rétrécies pour soi-disant faire baisser la vitesse des autos. Résultat : énormes bouchons au moindre pépin.

Mais l’Europe a bon dos, les technocrates bruxellois ont aussi des émules en France qui trompent l’ennui en légiférant grâce à la passivité des élus. Leur dernière foucade est d’astreindre les pêcheurs en mer au contrôle d’alcoolémie, comme les automobilistes. Comme si les pêcheurs qui partent en mer en pleine nuit pour revenir dans l’après-midi abusaient du pastis ou du pinard pendant leur rude journée. Les Affaires maritimes vont donc perdre leur temps à faire souffler dans l’alcootest les travailleurs de la mer.

Un autre technocrate, plus récemment, a fait adopter le port du casque pour les enfants en vélo. Comme si les parents étaient idiots et incapables de décider eux-mêmes de protéger leur progéniture. Bientôt peut-être obligera-t-on les piétons à porter eux aussi un casque car s’ils trébuchent et tombent, ils peuvent de blesser à la tête…

Nul n’étant censé ignorer la loi, n’oublions pas non plus qu’en France il est interdit de s'embrasser sur les rails et qu’aucun cochon ne doit se faire appeler Napoléon par son propriétaire…

A un niveau plus modeste, dans certains conseils municipaux, on travaille même du chapeau. Depuis 1954, la ville de Chateauneuf-du-Pape a pris un arrêté municipal interdisant « le survol, l'atterrissage et le décollage d'aéronefs dits soucoupes volantes ou cigares volants, de quelque nationalité que ce soit, sur le territoire de la commune sous peine de mise en fourrière immédiate ». L'arrêté est toujours en vigueur. Apparemment il a prouvé son efficacité…

Et l’on repense à la fameuse apostrophe en Conseil des ministres du président Pompidou irrité par un projet liberticide et s’adressant à Jacques Chirac et ses amis : "Mais bon sang, foutez la paix aux français !"

Bernard Barraillé

 

Journalistes

Paul Valéry avait été étonné du nombre important d’artistes peintres sétois. Parmi les autres particularité de l’île singulière, il en est une autre assez étonnante : le nombre important de journalistes qui en sont issus. On ne rencontre cette spécificité nulle part ailleurs dans le département et même au-delà.

Dans les années 40, deux sétois faisaient les beaux jours de L’Eclair : Mourailles et le poète Francis Octave Balma qui signait Colibri ses chroniques. Après guerre, Roger Therond devint directeur de Paris Match où officiait un autre sétois Victor Laville. Tous deux utilisèrent leurs relations pour aider leur copain Georges Brassens à sortit de la misère et accéder à la gloire.
Toujours à Paris, Alain Rollat était une des grandes signatures du Monde.

A Sète, le bouzigot Paul Baqué dirigeait l’agence locale de Midi Libre mais son talent le faisait rapatrier à Montpellier où il devint grand reporter. De nombreux jeunes sétois débutèrent à l’agence sétoise de Midi Libre : Jacky Vilacèque, Jean-François Garcia, Philippe Mouret, Olivier Schlama mais leur talent étant évident, le siège de Montpellier les fit tous venir à la rédaction centrale.

Autre plume remarquable ; Paul-René Di Nitto qui après avoir présenté le journal des FR3 Montpellier devint à sa retraire chroniqueur du passé de Sète dans Midi Libre.

Deux autres sétois furent tout aussi remarquables : Pierre Lasne, dit Piero, qui créa « Le Petit sétois illustré », hebdomadaire satirique dont beaucoup ont la nostalgie. Mais devenu éditeur, Piero a abandonné le journalisme. Dommage…

Il y a aussi Pascal Granger, afficheur mais aussi bonne plume taquine, qui publié de temps à autres le truculent « Œil de Moscou ».

Que de talents journalistiques sont nés à Sète ! Comment expliquer cette prolifération?

Bernard Barraillé

A quoi sert un président de la République ?

Les français n’aiment plus l’actuel président de la République. Ils n’aimaient guère davantage son prédécesseur. Il y a gros à parier que le suivant ou la suivante deviendra, lui ou elle aussi, vite impopulaire. Dans ces conditions, avant de savoir pour qui voter,  ne serait-il pas utile de se poser une question préalable : à quoi sert le Président ?

Fait sur mesure pour le général de Gaulle, le costume de Président de la 5ème République apparaît, un demi siècle plus tard, bien grand pour ses successeurs et surtout bien mal adapté au contexte du 21ème siècle. Le destin du pays n’est plus entre ses seules mains. Il est certes élu par la nation toute entière mais quelle souveraineté incarne-t-il quand son pouvoir se trouve désormais partagé avec vingt-sept autres pays d’Europe. Quelles sont ses marges de manœuvre  quand des acteurs  aux poids considérables, institutionnels ou privés, assument une gouvernance de fait au niveau planétaire.

L’élection au suffrage universel directe d’un monarque absolu, franco-français, est-elle donc encore pertinente ?

En Europe, la France fait figure d'exception. Son président n’est soumis à aucun contrôle et n’est responsable que devant lui-même. En Grande Bretagne, en Espagne, en Suède et dans tous les royaumes, le roi ou la reine n'ont qu'une fonction symbolique de représentation. En Allemagne, en Italie et dans tous les autres pays républicains du continent, le président n'a qu’une autorité morale. Partout, le vrai pouvoir est exercé par le premier ministre ou son équivalent, le Chancelier en Allemagne ou le Président du Conseil en Italie. Dans toutes les démocraties d’Europe, le pouvoir est exercé par la représentation parlementaire qui désigne le premier ministre. Seule, la France accepte que son assemblée nationale ne soit qu’une chambre d’enregistrement des volontés du chef de l’état.

En Amérique, les Etats-Unis, république fédérale à l’échelle d’un continent, le président élu au suffrage indirect par les grands électeurs de chaque état, cumule le rôle de chef d’état et de premier ministre.

La théâtralisation de l'élection présidentielle française ne doit pas faire illusion. Dépassée, elle n’est démocratique qu’en apparence. La fonction présidentielle n’est plus que le poste couronnant la carrière d’un politicien professionnel.

Le débat d’idées est totalement vidé de sens au profit de l'apparence. Promesses inconsidérées, voire dangereuses et discours réducteurs font croire le temps d’une campagne électorale que des solutions simplistes suffisent à régler des problèmes complexes. La forme prime le fond. L’affect l’emporte sur le raisonnement. Le « look » des candidats ou leurs vies privées a valeur d’arguments. Slogans et incantations ont valeur de programmes. Les batailles d’ego  occultent les vrais enjeux.

Les français le supportent de moins en moins. Dans le contexte actuel de méfiance envers la politique, le risque est grand de voir un jour le système accoucher d’un despote, éclairé ou borné, à l’opposé de l’idéal démocratique de notre république.

Un escalier se balayant par le haut, il est alors grand temps d’attaquer le mille-feuille par le bon côté. Avant de supprimer des fonctionnaires par démagogie pour dégrader un peu plus nos hôpitaux, notre police et nos services publics en général, posons nous la question de savoir  s’il ne faut pas supprimer la fonction présidentielle sous sa forme monarchique actuelle.

Ne faudrait-il pas aussi se demander comment retrouver au sommet de l’état  des représentants qui redeviennent représentatifs de la volonté populaire?

Face aux problèmes posés à notre démocratie par la globalisation et par l’existence de l’Union européenne, la solution du repli est une vue de l’esprit. A l’heure où le seul cadre national est inopérant, ce n’est pas d’un monarque, fut-il républicain, dont nous avons besoin mais d’un premier ministre et d’un gouvernement ouverts sur le monde, capables de porter à Bruxelles les choix politiques des français pour reconstruire l’Europe.

Jacques Carles

Pays de vieux, pays foutu ?

Au Japon la vente des couches pour séniors est plus élevée que celles pour bébés et l’économie stagne depuis des années.

En France nous n’en sommes pas encore là car le renouvellement des générations est presque assuré avec un taux de la natalité de 2 enfants par femme mais le pays vieillit néanmoins rapidement car la mortalité diminue grâce aux progrès de la science et à une politique de santé publique jusqu’alors préservée. En Languedoc-Roussillon, selon l’INSEE, en 2030, il y aura 89.300 personnes âgées ayant besoin d'aide pour accomplir les actes essentiels de la vie courante.

Ce vieillissement a des conséquences considérables.

Il est d’abord perçu comme un déclin face à la montée des pays jeunes. L’Europe vieillissante est globalement immensément riche mais, dans la plupart des pays européens, les inégalités se creusent et les populations ont le sentiment que la chute est là. Chacun craint de voir sombrer son pays, sa culture et lui avec.
L’autre, l’immigré ou le réfugié est alors perçu comme une menace d’autant plus forte que souffle un vent moyenâgeux de guerre de religions et de racisme.

C’est bien connu, plus on prend de l’âge et plus on craint le changement. La classe politique conservatrice au pouvoir est l’émanation de cette population majoritairement âgée qui a connu les 30 glorieuses, le plein emploi et la montée régulière du pouvoir d’achat. Cette population a pour référence le passé. Chaque réforme lui faisant perdre chaque fois un peu plus de ses acquis, elle n’aspire à rien d’autre qu’au statut quo.

Les jeunes générations aspirent davantage au changement car ils réalisent que leurs aînés leur laissent en héritage une dette astronomique, une économie exsangue, des centrales nucléaires à problèmes et aucun projet d’avenir. Ils peuvent être tentés par les extrêmes de droite ou de gauche. Mais ce que leur vendent les gourous populistes entrés en politique depuis des décennies n’a d’anti-système que le nom. Ce n’est pas un repli sur soi et un conservatisme encore plus accentué qui fera bouger la société. L’illusion aura tôt fait de se dissiper. Voter ne veut pas dire qu’il faut croire au miracle.

Alors que faire ? Que peut faire en particulier une jeunesse devenue minoritaire dans un pays où les grands-parents votent en plus grand nombre que les jeunes?

La seule issue de la jeunesse est de reprendre confiance en l’avenir, d’entreprendre et de refaire des enfants pour redonner de la vitalité au pays et lui donner un nouvel élan.

Encore faut-il créer les conditions favorables pour créer ce dynamisme et consacrer de vrais moyens à la jeunesse et à leurs parents. Hélas nos dirigeants préfèrent la guerre à l’amour. Ils dépensent des milliards d’euros en « opérations extérieures » : Lybie, Mali, Irak… Pour quels  résultats ?

Quel leader politique obligera les élites vieillissantes à abandonner leur égoïsme et à penser au long terme pour les générations futures? Qui aura le courage de mettre l’essentiel, la démographie, la famille et la jeunesse, au cœur du débat électoral ?

Jacques Carles

 

Les treize desserts

Il n’y a pas si longtemps, le soir du réveillon de Noël, dans le Midi,   lorsque venait l’heure du partage des treize desserts, on laissait sur la table familiale  quelques noix, un peu de pâte d’amande, une figue et quelques autres délices de chez nous.  C’était la part du pauvre, lequel pouvait passer dans la nuit, après  la visite du père Noël.

Cette coutume se perd car chacun ou presque réalise que c’est lui qui va hériter de la part du pauvre.

En Occident, la classe moyenne est en train de disparaître. Ce socle de la société des trente glorieuses s’effondre. Les pauvres sont de plus en plus nombreux et de plus en plus pauvres. Les riches de moins en moins nombreux mais de plus en plus riches.  Ce fossé qui se creuse ne peut que conduire à la catastrophe. Pire il se creuse aussi entre les générations avec des jeunes objectivement bien mal lotis et à qui nous allons laisser un legs écologique désastreux et une dette monstrueuse à supporter.

Pour beaucoup,  l’ultra-libéralisme hérité des années Thatcher  est à l’origine de tous nos maux, pour d’autres c’est la baisse de la natalité et  le vieillissement de la population qui expliquerait le déclin, d’autres enfin accusent  la perte de repères moraux. 

Si le phénomène est une réalité, les causes de cette pauvreté qui nous guette sont complexes. Il n’existe probablement pas de solution miracle. Mais est-ce une raison pour se résigner ?

Concentrons-nous sur l’essentiel, oublions l’accessoire et les querelles stériles de personnes ou de chapelles.

Dans notre région où le chômage atteint des sommets, il est grand temps que nos élus alignent leurs efforts dans la même direction. La seule priorité qui s’impose, est celle du bien commun et de l’emploi.

Plutôt que division, c'est le moment de parler addition. Que la synergie entre tous permette que 1+1=3 devienne une identité remarquable en pays de Thau.

Jacques Carles

 

Liste des éditos

 

Jacques Carles

 

100 lieux curieux

La sétoise Laure Gigou, ancienne conservatrice des Musées de l’Hérault, sort un ouvrage qui va passionner les amoureux de la région : Hérault : 100 lieux pour les curieux.
L'Hérault est un département touristique avec deux grands sites, trois monuments classés au patrimoine mondial, un patrimoine mondial immatériel. De plus, toutes ses villes méritent le détour. On ne sait où donner de la tête !
Mais au-delà, on peut encore trouver des coins méconnus ou moins connus, même à l'intérieur de ces grands pôles touristiques. L'homme y a vécu depuis très longtemps. Puis il a dressé des dolmens, des menhirs ou des statues menhirs. Savez-vous qu'en Languedoc, il y a plus de monuments mégalithiques qu'en Bretagne ? 

Les Romains ont également laissé leurs traces, avec la voie domitienne d'abord, mais aussi avec la villa gallo-romaine.
Méconnue, la période médiévale a laissé de grands travaux admirables avec l'étang asséché de Montady, dont les drains médiévaux fonctionnent encore. Des monastères très anciens, rappellent les règles austères des premiers chrétiens. Partout, vous découvrirez des sources miraculeuses, des saints bienfaiteurs. Les réformes monastiques entraînèrent l'hérésie cathare, jusqu'aux prémices de la croisade albigeoise : « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! ».

Les trésors de fresques romanes ou de la Renaissance, les retables sculptés, sont des bijoux hors du commun.

L'aqueduc de Castries construit pour les jardins de Le Nôtre, le pont de Gignac avec sa maquette, les meuses de Cazilhac, la marquise de la gare de Bédarieux ou le puits de charbon de Camplong attireront votre attention. Vous pourrez découvrir des techniques oubliées, les moulins, l'exploitation du charbon, les mines de plomb argentifères, les carrières de pierres lithographiques.
Frédéric Bazille, Antoine Injalbert, Paul Dardé, Molière, Ermengarde de Narbonne, la marquise de Ganges, Bonaparte, Montgolfier, la reine d'Italie et même un assassin : Jean Pomarède vécurent ou vinrent mourir dans l'Hérault.
Laure Gigou promet étonnements et découvertes, même dans les lieux les plus connus et les plus fréquentés.  » disponible chez amazon