Des lectures performées, c'est la ZAL

La Zone Autonomie Littéraire édition 2017, c'est une suite ininterrompue de lectures performées, des rencontres littéraires scéniques dans la salle Pétrarque au cœur de Montpellier dans l'Ecusson. Samedi 18 novembre 2017, les auteurs mettent leurs écrits en scène, les amoureux de la poésie et autres genres littéraires n'hésitent pas à accompagner leurs prestations de vidéo, d'accompagnement musical...

La programmation scènique continue se déroulera de 14h30 à 23h, une fenêtre ouverte sur des histoires d'amour avec les mots, des rencontres à l'issue des lectures publiques, on vient quand on veut, on déguste des gourmandises dans une joyeuse ambiance, on feuillette les ouvrages de l'éditeur indépendant alésien Simorgh du Gard et on découvre les lectures extraites du Manuel de Castration d'Isabelle Simon ou comment apprendre à écraser tout ce qui grouille autour de nous, à destination des conjoints, parents, professeurs...

" Depuis trois ans, la poésie prend davantage de place, les auteurs n'ont jamais été plus nombreux. Pour cette 7e édition de la ZAL, des univers d'auteurs différents se croisent sur la scène de la salle Pétrarque que ce soit la poésie contemporaine ou le théâtre. Ils viennent de Sète, de Montpellier, du Gard, du Lubéron, de Toulouse, de Paris, de Marseille et au-delà de Bruxelles. Ils prennent la parole, lisent quelques extraits de leurs textes dans de courtes mises en scènes, précise Renaud représentant l'association Squeeze. Avec ce concept de la lecture augmentée à la croisée de la musique, la video et le spectacle vivant, nous proposons une interface littéraire innovante entre les auteurs-acteurs et le public, un regard différent sur l'écriture et le livre, une occasion de se laisser entraîner par les amis dans l'Ecusson de Montpellier, ajoute Renaud. Nous sommes chaque année encouragés par les visiteurs,  c'est une formule organisée par une vingtaine de bénévoles qui accompagnent les auteurs, ce qui nous démarque des foires aux livres, des conférences et des dédicaces d'auteurs, généralisées sur notre territoire."

Une invitation libre à se laisser porter par les rencontres de nouveaux talents dans une ambiance chaleureuse et propice au partage intergénérationnel, jeunes et moins jeunes sont conviés à ce grand rassemblement littéraire qu'on ne raterait pour rien au monde ! Peut être des livres de chevet à partager...

Pour mieux connaître l'association Squeeze

Joseph Delteil

"La Delteilherie est le domaine imaginaire de ma création, comme la Tuilerie de Massane est le domaine réel où je vis... Ah! La Tuilerie, je n'y suis pas né, mais je considère que c'est ma maison sur la terre. C'est celle où j'ai le plus souvent habité, celle où j'ai fait ma coquille, comme un escargot... "
Joseph Delteil, né le 20 avril 1894 à Villarenval dans l’Aude d’un père bucheron et d’une mère illettrée, sera très vite attiré par l’écriture. Installé à Paris dès sa démobilisation en 1919, il rencontra le succès dès ses premières publications, «Le coeur grec» et «Le cygne androgyne» qu’il dédia à Henri de Régnier qu’il visitait souvent. Après le succès d’édition de «Sur le fleuve Amour» et de «Choléra», Aragon le présenta à André Breton. Il resta proche du mouvement surréaliste jusqu’en 1925, date à laquelle il en est exclu après la parution de sa «Jeanne d’Arc». Il se lie d’amitié avec Pascin qui projetait d’illustrer «Don Juan» mais qui se suicide le 2 juin 1930, ainsi qu'avec Henry Miller, Robert et Sonia Delaunay...
Souhaitant renouer avec ses racines paysannes, Delteil projette de se fixer près de Montpellier. Séjournant d’abord à Gigean dans la propriété de Mme Bouscaren, il se porte acquéreur de La Tuilerie de Massane, propriété proche de Grabels. C’est dans ce domaine, qu’il baptise «La Delteilherie», qu’il vivra jusqu’à son décès le 12 avril 1978. «La cuisine paléolithique» et «La Delteiherie», ses deux derniers ouvrages lui apporteront la reconnaissance littéraire.

La REVUE SOUFFLES organise le Grand Prix de Poésie Joseph Delteil
date limite d’envoi des manuscrits: 31 décembre 2017
Ce prix est destiné à couronner un manuscrit (poèmes ou prose poétique) dont la sensibilité et l’écriture poétique suscitent une émotion esthétique profonde et durable.
40 poèmes maximum / format A4
L’œuvre primée, sera éditée et le lauréat en recevra 100 exemplaires (valeur 1000 euros).
Droits à concours : 30 euros.
Voir : Règlement de Prix

La REVUE SOUFFLES lance un appel pour sauver la Tuilerie de Massane à Grabels  
Au-delà des mots et de l’encre, il est des lieux poétiques de mémoire et de patrimoine à préserver.
La Deltheillerie, maison de l’écrivain Joseph Delteil, fait partie de ceux-là.
Rejoignez le Comité de sauvegarde en signant l’appel « UN NOUVEAU SOUFFLE POUR DELTEIL«   lancé par la Revue Souffles, avec le soutien de Pierre SOULAGES, Fabrice LUCHINI, Christian LACROIX, Catherine FROT, Vénus KHOURY-GHATA, Jean-Claude DROUOT, Françoise BOB TER SCHIPHORST, Salah STETIÉ, Jean-Baptiste HUGO, Madeleine ATTAL…

Pour signer la pétition cliquez ICI

« Je serai compris dans trente ans. Dans trente ans quand reviendra le règne de l’instinct. »

crédit photos Bob Ter Schiphorst et autres

Montpellier, Hier | aujourd'hui

par Jocelyne Fonlupt-Kilic / Jeanne Davy - Editions Wartberg

Si elle n’est pas encore tout à fait « la façade maritime entre Gênes et Barcelone » qu’aurait souhaitée sonancien maire Georges Frêche, la ville de Montpellier n’en demeure pas moins un bel exemple de dynamisme en termes de croissance démographique et de création de nouveaux quartiers. Revers de la médaille, il reste peu d’anciens monuments en dehors de l’Écusson, centre historique de la ville. Le XIXe siècle s’inspire des travaux d’Haussmann à Paris : larges avenues, grands magasins, palais de justice et préfecture. Sans oublier la célèbre place de la Comédie avec son Grand Théâtre…

L’auteure
Née à Lyon, Jocelyne Fonlupt-Kilic a longtemps vécu à Paris avant de poser définitivement ses valises à Sète. Elle a exercé trente-six métiers, de la vente au journalisme en passant par l’enseignement. Aujourd’hui à laretraite, elle peut se consacrer pleinement à ses passions : l’écriture, la photo et les voyages.

La photographe
Jeanne Davy découvre la photographie après ses études de lettres. Elle collabore à de nombreuses revuesavant d’intégrer le service culturel du Conseil départemental du Gard pour lequel elle couvre des manifestationsculturelles durant quinze ans, sans pour autant délaisser ses travaux personnels qu’elle continue d’exposer.

 

Une ville conjuguée au passé et au présent

La collection Hier| aujourd'hui (Editions Wartberg) retrace par l'image l'histoire d'une ville française en privilégiant l'évidence de l'iconographie à l'évocation littéraire. Ces livres de photographies raviront les férus d'histoire et les amoureux de leur ville. Fondés sur un principe simple et efficace, mettant en regard une image d'archives avec un cliché contemporain d'un lieu emblématique effectué dans le même axe et avec la même perspective, ils apportent au lecteur un outil de comparaison indispensable à la bonne compréhension de l'évolution de la ville. Chaque paire de photographies s'accompagnant d'un texte éclairant sur l'historique du site présenté.Ce va-et-vient entre passé et présent révèle l'âme d'une ville, ce qui la rend unique, au-delà des transformations voulues par ceux qui en ont eu la charge et des marques laissées par l'histoire.Chaque titre de la collection est le fruit du travail combiné d'un auteur et d’un photographe.

 

Retour au bercail, de Guangzhou à Saint-Aunès

Robert Pialot auteur de La Courtisane Rouge à la médiathèque Willaime de Saint-Aunès, vendredi 20 octobre à 18h30.


Un grand reporter français, qui a longtemps vécu en Chine, vient enquêter sur une importante affaire de contrebande à l'importation de produits de luxe, survenue dans un petit port tranquille de la côte sud de la Chine. Parmi les interviews que lui a ménagées un ami journaliste à Hong Kong, une belle Chinoise, cultivée et ouverte, ayant quelques liens avec les leaders locaux. Arrivé sur les lieux, le reporter ira de surprise en surprise...

 

Robert Pialot est, selon le mot du peintre Pierre François, un "sétois de l'exil". Son père avait vu le jour au bas de la rue Arago à Sète où ses grands-parents l'accueillirent si souvent jusqu'aux années de l'adolescence où il venait fréquenter, notamment, les bals de quartiers, nombreux à l'époque. Ainsi que les tribunes des Métairies où brillaient les "vert et blanc".
Son exil exil l'a d'abord conduit à Paris où il a terminé ses études d'ingénieur à l'école des Mines puis, plus tard, en Chine où il a dirigé la filiale d'un grand groupe français située dans l'extrême sud du pays. Tout ceci se passait dans une ville de 1 million d'habitants, une ville "moyenne" pour la Chine où plus de150 villes dépassent le million d'habitants et où il fréquenta durant 17 ans tous les milieux, notamment politiques et socio-économiques. Dans ces latitudes tropicales, la faconde, la facilité de contact, la violence aussi parfois, s'y expriment beaucoup plus facilement. D'où peu à peu l'envie puis le besoin de raconter tout cela certes sous forme romancée mais fort fidèle à la réalité.

 

Thierry Metz : Poésies de 1978 à 1997

Né en 1956, Thierry Metz a choisi en 1997 de poser sa plume et de nous fausser compagnie. Pour la vingtième année de sa disparition les éditions Pierre Mainard font paraître un ensemble de poèmes jamais parus en livre mais pour la plupart extraits de la revue Résurrection qu’animait Jean Cussat-Blanc. Celui-ci, le premier à croire en la force et la sincérité de cette parole simple et pourtant puissante, l’aidera à rentrer chez Gallimard  qui publiera Le Journal d’un manœuvre en 1990 et Lettres à la bien-aimée en 1995. Manoeuvre dans le bâtiment ou ouvrier agricole, Thierry Metz ne cessera d’écrire, de puiser dans les mots familiers, ordinaires, de bâtir une œuvre intense, souveraine, qui résonne encore longtemps après la lecture tant elle touche à une vérité profonde, à une authenticité déconcertante. Le drap déplié, Dolmen, Dans les branches, Terre, L’homme qui penche et d’autres textes encore qui offrent une poésie dans laquelle les mots, les images, les rythmes et les silences sont ciselés comme des pièces d’orfèvrerie. 

Michel Puech



Ainsi fait
rien ne conspire
comme le mot

Obstacle à tout
au seuil
à l’issue
à rien
dans une langue
qui n’aura vu que son sommeil

une main
servant d’appeau

 

Thierry Metz
Poésies de 1978 à 1997
Editions Pierre Mainard
Texte hommage de Thierry Courcaud

 

Jean-Michel Guenassia : La valse des arbres et du ciel

Dans notre région où les artistes sont légion, nul doute que le dernier livre de Jean-Michel Guenassia, vif et pétillant, à contre-courant des idées reçues sur Van Gogh, devrait connaître un beau succès.

 Survenue le 29 juillet 1890 à Auvers sur Oise, la mort de Vincent Van Gogh ne cesse de susciter nombre d’hypothèses et suppositions.
Il est vrai que les zones d’ombre, certaines pour le moins surprenantes, favorisent ces interrogations. L’absence d’enquête sérieuse sur les circonstances de l’évênement, aucune recherche pour retrouver l’arme ayant occasionné la blessure fatale, aucune reconstitution du drame...
Tout cela permet à présent d’imaginer toutes sortes de causes et d’effets. Toutes sortes de thèses ont été échafaudées pour ne retenir finalement que celle du «suicidé de la société», de l’artiste maudit, exalté, fatigué de ne pouvoir vivre de sa peinture alors moquée et rejetée par les courants officiels.
Jean-Michel Guenassia dans son ouvrage "La valse des arbres et du ciel" n’admet pas cette interprétation. Il décrit plutôt un artiste sûr de son talent, ayant retrouvé la santé après son séjour pour le moins perturbé en Arles, troubles dont il repose la cause plus sur l’abus de l’alcool que sur la déficience mentale. Guenassian met au centre du récit Marguerite Gachet, c’est elle la narratrice qui est censée noter tous les évênements dans son journal intime. L’autre personnage est son père le docteur Gachet à qui Théo Van Gogh a confié son frère et lui a demandé de veiller sur sa santé. Mais en juillet 1890 Vincent écrit à son frère Théo : "je crois qu’il ne faut aucunement compter sur le docteur Gachet. D’abord, il est plus malade que moi, à ce qu’il m’a paru..." Ce livre offre donc une vision iconoclaste du peintre, toujours passionné mais plus humain et équilibré que présenté habituellement, et une dramaturgie pour le moins surprenante, mais toutefois plausible à l’examen des documents et témoignages.

Michel Puech

 

Description de l'image Jean-Michel Guenassia.jpg.Jean-Michel Guenassia

Avocat pendant six ans, Jean-Michel Guenassia vit de sa plume en écrivant des scénarios pour la télévision.
Il publie un roman policier en 1986, Pour cent millions (éditions Liana Lévi, prix Michel-Lebrun), dont il dit : "Je ne le renie pas,... mais je n'ai pas donné suite, il me fallait autre chose" , puis il fait jouer des pièces de théâtre, notamment, Grand, beau, fort, avec des yeux noirs brûlants..., en 2008 en Avignon. Son roman, "Le club des incorrigibles optimistes", paru à la rentrée littéraire 2009, a obtenu le Prix Goncourt des lycéens. Jean-Michel Guenassia est aussi le Lauréat du Prix du Roman Chapitre 2012 pour "La vie rêvée d'Ernesto G."

 

Des arbres & des hommes

Architecture et marqueurs végétaux en Provence et Languedoc

Cette deuxième édition "Des arbres et des hommes" est considérablement enrichie tant en photos entièrement renouvelées (qu'en citations d'auteurs occitans, remarques et analyses diverses.

Pourquoi le cèdre est-il toujours associé aux prestigieuses propriétés et le micocoulier aux modestes chapelles romanes ? Pourquoi le figuier, le cyprès, la treille ont-ils inspiré tant d’écrivains de langue d’oc, alors que le platane et le marronnier les ont laissés indifférents ? Pourquoi des espèces remarquablement adaptées au climat méditerranéen tombent-elles peu à peu dans l’oubli et pourquoi cet engouement effréné pour le palmier ? C’est que les arbres n’ont jamais été plantés par hasard. Certains, par leur forme, leur feuillage, leur odeur – par leur histoire et leur charge symbolique aussi – parlent aux humains plus que d’autres : les arbres sont porteurs d’une sociologie qu’il est passionnant de décrypter. La vocation de ce livre est donc d’initier à une lecture culturelle des arbres utilisés dans le Midi près des architectures traditionnelles (maisons de village, maisons bourgeoises, masets, cabanons,
portails, puits, tombes), et d’analyser leur évolution en usage contemporain. Leurs noms, leur évocation dans la littérature occitane, leur place dans le discours ou les dictons populaires apportent un éclairage inédit sur les paysages méditerranéens. Héritiers d’une culture ancienne ou témoins plus récents du rang social des propriétaires, aimables fournisseurs d’ombre ou orgueilleux étendards municipaux, les arbres ont beaucoup à nous apprendre… sur les hommes.
Dis-moi ce que tu plantes, je te dirai qui tu es.

Format : 17x24 cm, 364 pages, ~800 photos couleur Prix : 28 euros
Éditions EDISUD

 

Josiane Ubaud

Lexicographe et ethnobotaniste en domaine occitan (Languedoc et Provence), Josiane Ubaud étudie le lexique des plantes et le regard que l’homme occitan porte sur son environnement, par l’analyse des textes littéraires et des enquêtes sur le terrain. À travers des conférences sur la végétation méditerranéenne, des articles, des sorties botaniques ou des émissions de radio, elle essaie de faire partager sa passion pour les plantes et les paysages, toujours en liaison avec la culture et la langue d’oc.

 

 

Méditerranéennes à La Comédie du Livre

Actions, pensées, œuvres littéraires venues des rives de la "Mer du milieu", présentes telles des constellations dans les âmes nous ont été données à voir lors de la 32ème édition de la "Comédie du livre" qui s'achevait dimanche 21 mai 2017. Et, comme face aux étoiles du ciel d'Alger qui fascinaient Albert Camus, on cherchait des repères afin de fixer quelques impressions méditerranéennes.


stand de la Bibliothèque inter universitaire

Il y a bien eu un port à Montpellier jusqu'au XVème siècle, mais la métropole ne célèbre pas "l'onde amère" Homère n'est évoqué que par le stand de la bibliothèque interuniversitaire ou quelques œuvres comme le recueil de F.J.Temple, En Méditerranée ou les Havres de Kiarostami. Sète, la voisine portuaire, apparaît parfois "Cette ville, Les Chevaliers de la tintaine), mais ce sont les singuliers ouvrages des Editions érès qui invitent le plus au voyage "sur les chemins humides" (Le Blues du coquillage). On peut certes être interpellé par le Languedoc littoral, voire L'Hérault au fil de l'eau. Au stand Gibraltar, on célèbrerait plutôt l'au-delà des colonnes d'Hercule et certains ouvrages évoquent même l'Inde. La "grande bleue" n'est qu'entrevue dans l'espace-exposition où l'on pouvait voir des photographies évoquant les Voyages en Algérie de Claire et Reno Marca. Vue du ciel, on surplombe Notre Dame d'Afrique et la pente du mont qui porte la statue de la Vierge, le port d'Alger et la mer. L'Algérie du présent qui souhaite la bienvenue malgré tous les drames passés et la nostalgie pour certains de la présence française (ouvrages présentés par T. Alzieu).

Mais sur les rives de "Mare nostrum" ont éclos des œuvres du temps présent où point l'intensité des drames de notre époque. Ainsi parle L'Orient est rouge de Leïla Sebbar ou Le Corps de ma mère de la Tunisienne Fawzia Zouari, ainsi que Le Livre des cercles de l'écrivain et photographe Youssef Rakha, grand roman symphonique qui interroge la place d'un jeune arabe musulman dans le monde globalisé. Si l'Italie, l'Espagne, les Balkans ont leur place, la Grèce est à l'honneur. On trouve bien Le Christ recrucifié, mais aussi au stand Sauramps-Triangle Femmes de Grèce de Galatée Kazantzaki et les œuvres d'un jeune de notre époque, Dimitri Dimitriadis, pour qui un lecteur évoque ses démêlés passés avec la justice grecque. Le plancher qui tangue parfois gêne quelque peu pour observer les photographies de l'"Athènes blessée" de Christos Chryssopoulos et la saisissante vue de l'éphèbe aux yeux dorés, en avant d'un fond d'immeubles banals. La "Disjonction" montre toute la misère d'une ville meurtrie : dans un terrain vague entouré d'arbres dépouillés stagnent des automobiles déglinguées. Et Chryssopoulos est le plus connu en France des jeunes écrivains grecs.

Loin des Cyclades et de la "mer vineuse", il est, sur les rives de la Méditerranée, drames et souffrances. Sous la nef de toile, il y a pour cela les livres d'une nouvelle saison, comme quand se levaient sur le ciel de l'Attique les Pléïades qu'observait Hésiode. Voici les Méditerranéennes.

Publié le 22 mai 2017, R&H.

Des oreilles d’éléphant dans mon jardin

Sortie du livre illustré le 12 mai 2017
Des oreilles d’éléphant dans mon jardin - Bestiaire botanique des plantes tropicales -
Deuxième livre des Éditions A2MIMO
Collection Dans mon jardin
Textes de Véronique Cauchy
Illustrations d’Izumi Mattei-Cazalis

Quel est le lien entre des oreilles d’éléphant et un jardin ? Une plante appelée communément l’alocasia. Point de mystère sous ce nom vernaculaire ou nom commun se cache en fait une plante au nom à tiroirs, unissant le monde animal et végétal. Saviez-vous que nombre de plantes portent le nom d’un animal ?

Pour découvrir l’origine de 11 plantes tropicales aux drôles de noms d’animaux, entrez dans l’univers de ce bel ouvrage écrit avec humour et poésie par l’auteure jeunesse Véronique Cauchy et les illustrations fantastiques d’Izumi Mattei-Cazalis.
Destiné aux enfants dès 9 ans, Des oreilles d’éléphant dans mon jardin est le 2eme tome de la collection «Dans mon jardin» à paraître en mai.
11 plantes présentées (oreille d’éléphant/alocasia, oeil de paon/trigidia, bec de perroquet/balisier...) Album 30x23 cm, cartonné - 48 pages - Prix indicatif : 20 euros - Distribué par Makassar

 

Illustratrice
Izumi Mattei-Cazalis vit en région parisienne. Formée aux écoles d’Arts Appliqués Duperré et Estienne, elle fait de la créativité son crédo.
Elle mène simultanément une carrière de Design graphique, d’artiste graveur, de céramiste et d’illustratrice. Elle a travaillé pour les Éditions De la Martinière et pour les Éditions Dangles.

Auteure
Véronique Cauchy vit dans l’Hérault. Avant d’écrire pour l’édition jeunesse, elle a dirigé une entreprise de ressources humaines. À la naissance de ses enfants, Véronique se lance dans l’écriture. En 2007 elle sort son premier album, Une chose incroyable, exceptionnelle, extraordinaire chez Circon exe, qui reçoit le prix Croq’livres (2008). Elle a travaillé pour
Gulf Stream éditeur, L’École des loisirs, Mijade, Kilowatt, Larousse...

 

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. / www.a2mimo.fr
Annie Collomb Pignol 06 61 52 22 79

« Tu aimeras ton prochain comme toi-même » de Blandine Rouger

« Tu aimeras ton Prochain comme Toi-Même » est le titre du dernier roman de Blandine Rouger, Poussannaise depuis quarante ans, après avoir vécu ses plus jeunes années à Montpellier et à Sète.

 Entourée par des parents attentifs à son épanouissement intérieur et à sa découverte du Monde, elle grandira, dans une ambiance de partage, bercée par deux tendances familiales complémentaires. Elle aura aussi la chance de se poser à Poussan en découvrant alors un environnement accueillant, riche d’échanges et de rencontres. " Élevée dans des valeurs d’entraide, j’ai toujours été portée par cet esprit bienveillant. D’autant que voyageant beaucoup, et souvent dans des conditions simples avec ma famille et mes amis, j’ai pu apprécier la beauté de notre planète et acquérir ainsi une ouverture d’esprit qui m’a permis d’explorer aussi mon moi-intérieur et la richesse de celui des autres." , précise Blandine.

Plus tard, elle obtiendra son DESS de droit, s’épanouira dans sa profession, créera des amitiés solides et fondera une très belle famille. Mais côté littérature, si déjà très jeune elle aimait écrire des discours et des poésies, elle eut un déclic le jour de l’épreuve de Français du BAC. Elle découvrait alors qu’en fermant les yeux, en se concentrant, lui parvenaient les mots et les idées pour les mettre en page, la possibilité de retranscrire ce qu’elle ressentait et ce que son imaginaire lui dictait. Après avoir commencé un premier livre, elle dut attendre la conjugaison de différentes expériences vécues qui ne la laissèrent pas indifférente : un mariage dans son village, des observations lors d’un vol, Paris/Montpellier furent déterminantes.

Il lui fallait fixer l’instant, lui donner forme et vie avec sa vérité : "Je me suis saisie de mon billet d’avion pour écrire fiévreusement toutes les pensées que cet événement déclenchait dans ma tête à cet instant précis… Ce moment-là, béni, ce fourmillement d’idées, instant de grâce, il ne fallait pas le laisser s’échapper… En quelques minutes, Mr Pills avait pris vie. Et le lien avec les mots entendus lors du mariage de l’été précédent m’apparut comme une évidence troublante, et si cohérente. Il ne me restait donc qu’à modeler par écrit, les mois suivants, le destin si étrange de Mr Pills…."

  Car Blandine désire transmettre, donner du plaisir aux lecteurs et développer leur imaginaire en leur diffusant un certain espoir dans l’avenir qui est très souvent riche de rencontres : « Un message sur la nature humaine qui veut s’échapper du dictât de la norme. Un dictât qui s’impose aux femmes…Et également aux hommes, aux prises avec l’évolution de la société et qu’il ne faut pas oublier, eux non plus… Malgré les apparences…Et les apparences, il ne faut pas se fier qu’à elles. Toute personne, malgré sa carapace, a de la bonté au fond d’elle, une sensibilité, qui, lorsqu’elles se révèlent la rendent très attachante. »

" Et quand cette personne a peur de se retrouver face au miroir, elle a, elle aussi, une seconde chance. Qu’elle devra saisir avec sa sensibilité." C’est l’évolution qui permettra à Mr Pills de se transformer : "ce très bel homme de trente-neuf ans, français aux yeux clairs, au visage fin, de haute taille, à l’élégance sophistiquée et à l’allure athlétique, remarquablement intelligent…mais misogyne, vaniteux, exécrable avec tout le monde, va contribuer, pourtant, à de bonnes choses. Rencontres et relations lui feront lâcher prise. Et retrouver l’essentiel.«"

Et Mr Pills aurait pu être une femme : « Car pour chacun d’entre-nous, rencontres et découvertes sont la plupart du temps enrichissantes : "Derrière tout échange, toute relation, il y un optimisme qu’en général la vie nous réserve. C’est le côté magique de la vie" .

 Si pour Blandine, écrire est une façon de rendre hommage à ceux qui lui sont proches, une façon de remercier ceux qui ont partagé son chemin tant dans sa vie familiale qu’affective, « Tu aimeras ton Prochain comme Toi-Même » vous emportera dans une bien étrange expérience, à un rythme trépidant, en découvrant le beau voyage initiatique que Mr Pills a mené avec succès, pour renouer avec un passé enfoui, plongeant dans l’ombre de ce qui était le soleil de lui-même.

Le livre de Blandine Rouger est en vente sur Amazon : https://www.amazon.fr/

Vous pouvez aussi l’acheter au « Kiosque » à Poussan, où le 21 mai, Blandine vous accueillera pour une matinée dédicace. Et bientôt le livre sera disponible dans certaines librairies du Département. En attendant, pour en savoir plus sur le livre et son auteur : http://aufilsdelalune.wixsite.com/aufilsdelalune

Le dernier Albarède est paru

Le dehors intime

La parution du dernier recueil du grand poète sétois, Claude Albarède, était attendu. Le voici enfin.

Voici ce qu'en écrit le poète :

"Marcher à mots comptés au plus près de la terre et du pays profond. Trouver, sans trop souiller, quelques traces de l’homme, quelque empreinte du temps. Et humblement, au plus intime, offrir l’espace, nicher l’écho.
Pour mémoire inventive assembler les contraires, nouer les confluences, et, toujours ce chemin, entre source et chaos, que le poème trace à celui qui accorde.

Fendons l’écorce
pour faire entendre
la sève aphone

Forçons la pierre
pour exprimer
l’eau de la source

Accordons-nous ! »

 

 

Claude Albarède

Claude Albarède est né à Sète en 1937, dans l’ambiance valéryenne de « Midi-le-Juste », et « à deux pas des flots bleus... » chantés par Brassens.
Fils d’ouvriers et de petits vignerons, il a passé son enfance entre les contreforts du Larzac, les vignes et les garrigues languedociennes et La Peyrade où il fut scolarisé.
Professeur de lettres, de nombreuses revues l’ont publié (Sud, Le Pont de l’Epée, Rétroviseur, L’Arbre à paroles, N.R.F., etc). Saluée par Luc Bérimont comme "une oeuvre de premier plan, avec son arrière-goût de pierre à feu, et la retenue d’une eau secrète, la poésie de Claude Albarède, âpre, rugueuse et ensoleillée, se développe suivant un cheminement contradictoire, comme les drailles de son arrière-pays, à travers ses recueils de poèmes".
Claude Albarède est reconnu dans l’ensemble du monde francophone. Il a reçu de nombreux prix : prix François Villon, prix de poésie du Lion’s Club International, prix de poésie Guy Lévis Mano, prix Alienor, etc.

 

100 lieux curieux

La sétoise Laure Gigou, ancienne conservatrice des Musées de l’Hérault, sort un ouvrage qui va passionner les amoureux de la région : Hérault : 100 lieux pour les curieux.
L'Hérault est un département touristique avec deux grands sites, trois monuments classés au patrimoine mondial, un patrimoine mondial immatériel. De plus, toutes ses villes méritent le détour. On ne sait où donner de la tête !
Mais au-delà, on peut encore trouver des coins méconnus ou moins connus, même à l'intérieur de ces grands pôles touristiques. L'homme y a vécu depuis très longtemps. Puis il a dressé des dolmens, des menhirs ou des statues menhirs. Savez-vous qu'en Languedoc, il y a plus de monuments mégalithiques qu'en Bretagne ? 

Les Romains ont également laissé leurs traces, avec la voie domitienne d'abord, mais aussi avec la villa gallo-romaine.
Méconnue, la période médiévale a laissé de grands travaux admirables avec l'étang asséché de Montady, dont les drains médiévaux fonctionnent encore. Des monastères très anciens, rappellent les règles austères des premiers chrétiens. Partout, vous découvrirez des sources miraculeuses, des saints bienfaiteurs. Les réformes monastiques entraînèrent l'hérésie cathare, jusqu'aux prémices de la croisade albigeoise : « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! ».

Les trésors de fresques romanes ou de la Renaissance, les retables sculptés, sont des bijoux hors du commun.

L'aqueduc de Castries construit pour les jardins de Le Nôtre, le pont de Gignac avec sa maquette, les meuses de Cazilhac, la marquise de la gare de Bédarieux ou le puits de charbon de Camplong attireront votre attention. Vous pourrez découvrir des techniques oubliées, les moulins, l'exploitation du charbon, les mines de plomb argentifères, les carrières de pierres lithographiques.
Frédéric Bazille, Antoine Injalbert, Paul Dardé, Molière, Ermengarde de Narbonne, la marquise de Ganges, Bonaparte, Montgolfier, la reine d'Italie et même un assassin : Jean Pomarède vécurent ou vinrent mourir dans l'Hérault.
Laure Gigou promet étonnements et découvertes, même dans les lieux les plus connus et les plus fréquentés.  » disponible chez amazon