Naomi Klein "Dire non ne suffit plus""

Le Washington Post a comptabilisé le nombre de mensonges ou d'affirmations trompeuses prononcés par Donald Trump depuis son investiture, en janvier : 1628 en 298 jours. Naomi Klein dans son dernier ouvrage, « Dire non ne suffit plus » révèle que « les employés de la Maison Blanche pratiquent le mensonge comme on pratique un sport, ils lancent même des concours pour déterminer qui parviendra à faire publier le plus gros bobard ». Le cynisme, l’imposture, la manipulation... sont depuis longtemps l’apanage des gouvernements. Naomi Klein démontre parfaitement dans son ouvrage que l’accession de Trump, cet « apprenti sorcier de pacotille » n’est ni une rupture, ni tout à fait une surprise, tout au plus une calamité, « il est le point culminant, l’aboutissement logique de tout un tas d’histoires dangereuses que notre culture transmet depuis très longtemps ». Dans son refus de reconnaître la crise du climat conséquence de l’activité humaine, dans son rejet de l’intérêt général au profit de quelques intérêts privés, dans la haine qu’il exprime envers les plus vulnérables, dans sa misogynie, dans son orchestration du pillage économique pour le compte des plus riches, dans sa passion pour la téléréalité et le catch... Trump n’est que le paragon de ce système drogué à la richesse et au profit immédiat. Ce système n’est pas l’apanage des Etats-Unis, le cynisme et l’imposture règnent aussi sous d’autres latitudes.
Mais ce qui intéresse surtout Naomi Klein c’est d’établir quelques recettes pour sortir de ce système, non seulement dénoncer ce « pillage ininterrompu », mais réfléchir à une culture fondée sur la sollicitude et le respect. C’est ainsi qu’elle a participé à l’élaboration du  « Manifeste pour un Canada fondé sur le souci de la planète et la sollicitude des uns envers les autres ». Ce manifeste dresse la liste les urgences : la transition énergétique mais aussi les nouvelles règles à établir pour une nouvelle gouvernance et un nouveau vivre ensemble. Avec cette conclusion : «le temps est venu d’être courageux, le temps est venu de bondir vers l’avant» puisque il y a urgence à modifier nos façons de vivre.
Les pires scénarios sont déjà évoqués et notre région ne serait pas épargnée par les changements climatiques et leurs conséquences, élévation des températures, risque de phénomènes extrêmes, d’incendies, de sècheresse, d’élévation du niveau de la mer... Et tous ces phénomènes auraient un impact direct sur notre environnement, nos modes de vie, de consommer, sur l’agriculture, sur notre faune, sur notre flore etc... D’où l’urgence à réfléchir d'ors et déjà à une indispensable diminution des risques et à une inévitable adaptation aux changements à venir.

M. P.
Naomi Klein « Dire non ne suffit plus » Editions Acte Sud

Les Editions Le Papillon Rouge à l'honneur

LE PRIX LYCEEN DE L’ECONOMIE A JEAN MEILLAND POUR

«ILS ONT REVOLUTIONNE LE COMMERCE»

AUX EDITIONS LE PAPILLON ROUGE»

Organisée par l’association Lire l’économie, fondée et présidée par Luce Perrot, la Journée du Livre d’Économie est un lieu de rencontres et de débats autour des grandes questions économiques contemporaines.
Cette année, de nombreuses personnalités du monde économique et social ont confronté leurs idées sur le thème « Les entreprises face aux enjeux du XXIème siècle », et ont pu échanger avec plus de 300 lycéens venus de la France entière.
A cette occasion, le prix Lycéen « Lire l’Economie » a été remis par Jean-Michel Blanquer, Ministre de l’Education nationale, préalablement sélectionné par 500 lycéens de classes de premières et de terminales.
Le « Prix Lycéen Lire l’Économie » a été attribué à Jean MEILHAUD, pour son ouvrage « Ils ont révolutionné le commerce » (Papillon Rouge Editions).
Cet auteur nous propose des portraits d’entrepreneurs et de commerçants ayant marqué l’histoire et transformé notre façon de vivre au quotidien.
Les lycéens ont pu découvrir différentes stratégies entrepreneuriales et commerciales, ainsi que les étapes nécessaires à la réalisation d’un projet : innovation, création, marketing….

Résumé :
Par leurs actions, leurs innovations, leurs inventions, ces pionniers ont transformé radicalement notre façon de vivre, notre univers quotidien.
Comment Aristide Boucicaut invente-t-il le grand magasin et Félix Potin l’épicerie moderne ? De quelle façon le baron Bich impose-t-il le produit jetable ? Pourquoi André Citroën imagine-t-il des croisières pour vendre des voitures ?
Ce livre, premier du genre dans l’édition, plonge dans la vie incroyable, quelquefois dramatique, de tous ces précurseurs de génie. On y retrouve aussi le Jésuite Franz van der Hoff qui rend le commerce équitable, Abraham Maslow qui met soudain le consommateur à nu, mais encore les gourous de la grande distribution, les aventuriers du design, les instigateurs du sponsoring, de la vente à domicile ou par correspondance, les promoteurs du discount, de l’e-commerce… et tous les autres !
Cette 19ème Journée du Livre d’Economie a été une nouvelle occasion de mettre à l’honneur des auteurs qui auront su captiver une jeune génération de lecteurs.

Prix d'écriture Claude Nougaro 2018

Les jeunes héraultais ont jusqu'au 15 janvier pour candidater !

La Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée vient de lancer la 12ème édition du Prix d'écriture Claude Nougaro. Ce grand concours dédié à l'écriture et à la jeunesse, créé et organisé par la Région, a vocation à encourager et valoriser la créativité et l'expression des jeunes talents régionaux.

Pour participer à la 12ème édition, les jeunes héraultais, de 15 à 25 ans, ont jusqu'au 15 janvier 2018 pour proposer une œuvre inédite dans 4 catégories : nouvelle, scénario de court-métrage, bande-dessinée ou chanson.

Deux types de prix seront remis aux lauréats :

-les « Prix découverte », pour les 15-18 ans. Les lauréats remporteront un voyage culturel à Barcelone ;

-les « Prix tremplin », pour les 18-25 ans. A la clé : un accompagnement artistique par des professionnels (ateliers d'écriture, parrainage / tutorat) pour faciliter leurs « premiers pas » dans le milieu professionnel, et l'édition (ou l'enregistrement pour la musique) des œuvres primées.

Tous les lauréats remporteront une tablette tactile.

La remise des prix aura lieu cette année, et pour la 1ère fois, au Rockstore de Montpellier, le 24 mai 2018. Depuis sa création en 2006, plus de 5 000 jeunes ont participé au Prix d'écriture Claude Nougaro.

« Avec des projets dont la qualité ne cesse de s'améliorer d'année en année, le prix Nougaro bénéficie désormais d'une notoriété certaine, tant auprès du public que des professionnels. 
Cette reconnaissance nous la devons aussi au succès que rencontrent les lauréats. Parce que nous attachons beaucoup d'importance à l'accompagnement des jeunes talents, nous facilitons leurs « premiers pas » dans un milieu professionnel réputé impénétrable.
C'est un véritable tremplin pour les jeunes talents. L'un des enjeux de la culture d'aujourd'hui, c'est de la rendre accessible aux jeunes, nous travaillons en ce sens et en faisons la preuve avec ce prix ! » a notamment déclaré Carole Delga, présidente de la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée.

OSCAR est un autoportrait qui n’a rien à voir avec la réalité

Oscar est né squelette. Sans chair et sans peau mais à fleur de peau. Une anomalie en quête perpétuelle du sens dessus dessous de sa vie.

Une histoire insolite qui va résonner étrangement avec la nôtre. De sa naissance à sa mort, l’énigmatique Oscar se livre avec beaucoup de sincérité et une folie jubilatoire, sous forme de petits chapitres originaux, hauts en couleur et en noirceur. Mais Oscar, l’étrange Oscar, est-il si éloigné de nous ? Un plaidoyer délicieusement ironique, touchant le cœur de nos différences individuelles, et qui parlera à chacun d’entre nous.

 

Un petit bijou ce livre !  Une tonalité jamais complètement tragique ni désespérée, toujours empreinte de tendresse et d'une fine drôlerie, réconfortante, gaie et sensible. Sébastien Miro et Sébastien Spagnolo nous enchantent avec cet ouvrage qui mêle profondeur et fantaisie, littérature et poésie.


Une histoire insolite qui va résonner étrangement avec la nôtre. De sa naissance à sa mort, l’énigmatique Oscar se livre avec beaucoup de sincérité et une folie jubilatoire, sous forme de petits chapitres originaux, hauts en couleur et en noirceur.

 

"OSCAR est un autoportrait qui n’a rien à voir avec la réalité. Je l’ai écrit sous un masque, mais cette histoire faussement vraie n’est pas pour autant un mensonge. Loin de là. C’était le plus sûr moyen de tout dire sans offenser la pudeur, ni trahir les secrets qu’il faut respecter. Aborder des sujets graves et sensibles sous l’angle de l’absurde et de l’ironie. OSCAR, c’est mon second livre. Sonder les profondeurs avec légèreté, une galerie de personnages et de situations absurdes mais pleines de sens, d’esprit, de rire, de finesse, je l’espère."

Sébastien Miro

Sébastien Miro, auteur, metteur en scène, comédien, né à Béziers en 1975, vit et travaille à Pézenas. Lauréat du prix Beaumarchais - SACD et Paris Jeune Talent

Sébastien Spagnolo : Illustrateur, animateur, auteur, né en 1977 à Béziers

 

Edition Syel : www.editions-syel.com

René Frégni

René Frégni est l’auteur d’une quinzaine de romans, dont les derniers, «Je me souviens de tous vos rêves» et  «Les vivants au prix des morts», ont été édités chez Gallimard. Il a exercé divers métiers, dont celui d’infirmier psychiatrique, et a longtemps animé des ateliers d’écriture à la prison des Baumettes. Sa vie se partage entre Manosque et Marseille, mais il évoque aussi Montpellier, en particulier dans «Je me souviens de tous vos rêves», ainsi ces échanges avec un SDF alors qu’il rend visite à sa fille :
« Vous dormez où par un froid pareil ? » Il a un peu levé les yeux vers moi, sans découvrir son cou. «Dormir ?… Allez-y, faites le 115… Les gens n’appellent plus le 115, parce que les gens du 115, c’est malheureux, leur répondent chaque fois: “Il n’y a plus de places, il n’y a plus de places, il n’y a plus de places…” À Montpellier il y a un problème de places. Allez-y, faites le tour de la ville, de la rue de la Loge au Corum, de la gare aux Arceaux, des types qui dorment dehors il y en a partout ! Le 115 vous renvoie vers la Croix-Rouge et la Croix-Rouge, ils n’ont que trente-cinq places. La Croix-Rouge elle est au bout, du bout, du bout. Ils récupèrent toute la misère que le 115 ne peut pas gérer, ils font leur taf, c’est déjà beaucoup. » Cet homme n’avait pas plus de trente-cinq ans, il s’exprimait bien, n’était pas ivre. Il ne m’avait pas écarté. Parler le réchauffait. « Et pour manger, c’est dur ? — À Montpellier on mange. On mange bien, très bien. Des distributions alimentaires il y en a toute la semaine. Il y a des plans pour manger, ce n’est pas le souci...»
L’oeuvre de René Frégni se partage entre des romans noirs et écrits moins définissables, évocations poétiques, souvenirs, portraits, réflexions, méditations sur la nature, les saisons, les femmes, l’amour... bref, sur la vie, ses joies, ses souffrances, ses déceptions, ses réussites... Le tout dans un style d’écriture fluide, au vocabulaire simple mais puissamment évocateur. René Frégni, qui se dit «du côté des fous, des voyous, des marginaux» déclare : «Je suis comme Giono, j’écris en marchant. Je fais un pas, je ramasse un mot, je fais un autre pas, j’attrape un autre mot. Nos collines sont pleines de lumière, de personnages étranges et de mots.»
Titulaire de plusieurs prix, 1989 prix Populiste pour "Les chemins noirs" (1989), prix spécial du jury du levant et le prix Cino del Luca pour "Les nuits d'Alice" (1992), prix Paul Léautaud pour "Elle danse dans le noir" (1998),  prix Antigone pour "On ne s'endort jamais seul" (2001), Prix Jean-Carrière 2011, pour La Fiancée des corbeaux, entre autres, construit une oeuvre originale, profonde et populaire. Une oeuvre dans laquelle, comme chez Charles Juliet ou Jean-Claude Pirotte, le récit dépasse le cadre du roman, de l’histoire elle-même, pour témoigner et exprimer un profond humanisme.

M. P.

Des lectures performées, c'est la ZAL

La Zone Autonomie Littéraire édition 2017, c'est une suite ininterrompue de lectures performées, des rencontres littéraires scéniques dans la salle Pétrarque au cœur de Montpellier dans l'Ecusson. Samedi 18 novembre 2017, les auteurs mettent leurs écrits en scène, les amoureux de la poésie et autres genres littéraires n'hésitent pas à accompagner leurs prestations de vidéo, d'accompagnement musical...

La programmation scènique continue se déroulera de 14h30 à 23h, une fenêtre ouverte sur des histoires d'amour avec les mots, des rencontres à l'issue des lectures publiques, on vient quand on veut, on déguste des gourmandises dans une joyeuse ambiance, on feuillette les ouvrages de l'éditeur indépendant alésien Simorgh du Gard et on découvre les lectures extraites du Manuel de Castration d'Isabelle Simon ou comment apprendre à écraser tout ce qui grouille autour de nous, à destination des conjoints, parents, professeurs...

" Depuis trois ans, la poésie prend davantage de place, les auteurs n'ont jamais été plus nombreux. Pour cette 7e édition de la ZAL, des univers d'auteurs différents se croisent sur la scène de la salle Pétrarque que ce soit la poésie contemporaine ou le théâtre. Ils viennent de Sète, de Montpellier, du Gard, du Lubéron, de Toulouse, de Paris, de Marseille et au-delà de Bruxelles. Ils prennent la parole, lisent quelques extraits de leurs textes dans de courtes mises en scènes, précise Renaud représentant l'association Squeeze. Avec ce concept de la lecture augmentée à la croisée de la musique, la video et le spectacle vivant, nous proposons une interface littéraire innovante entre les auteurs-acteurs et le public, un regard différent sur l'écriture et le livre, une occasion de se laisser entraîner par les amis dans l'Ecusson de Montpellier, ajoute Renaud. Nous sommes chaque année encouragés par les visiteurs,  c'est une formule organisée par une vingtaine de bénévoles qui accompagnent les auteurs, ce qui nous démarque des foires aux livres, des conférences et des dédicaces d'auteurs, généralisées sur notre territoire."

Une invitation libre à se laisser porter par les rencontres de nouveaux talents dans une ambiance chaleureuse et propice au partage intergénérationnel, jeunes et moins jeunes sont conviés à ce grand rassemblement littéraire qu'on ne raterait pour rien au monde ! Peut être des livres de chevet à partager...

Pour mieux connaître l'association Squeeze

Le coup de cœur du mois


» disponible en ligne

 

Le voyage des mots : De l'Orient arabe et persan vers la langue française
d'Alain REY (calligraphie de Lassaâd Metoui).

Tel un cortège de Rois mages apportant à l'Europe les richesses de l'Orient, un trésor de mots arabes est venu enrichir les moyens verbaux qui nous permettent de nommer le monde. Du Ciel à la Terre, des sciences aux croyances, des substances naturelles aux étoffes et aux vêtements, de la guerre à la paix, maints domaines de notre expérience peuvent cacher ou dévoiler leur origine orientale, qu'elle soit savante, poétique ou familière. Les mots arabes en français sont souvent surprenants, inattendus, comme la houle de l'océan, le chiffre des calculs, l'élixir et l'ambre, et, dans la vie commerciale, le magasin ou la douane. Le confort n'est pas absent ; non seulement le divan et le sofa sont "arabes", mais aussi le matelas. Que les mots "babouche" et "fez" soient orientaux, on ne s'en étonne guère ; mais le "châle", le "gilet", la "jupe" ? Et la "coupole", le "masque" et la "mascarade" ?
Le Voyage des Mots de l'Orient arabe, persan ou turc vers le français, souvent par l'Italie et l'Espagne, est évoqué ici précisément, mais aussi poétiquement et artistiquement. Car l'écriture arabe, avec ses "arabesques", est un lieu de beauté et de plaisir, en admirables calligraphies décoratives.
Un amoureux des langues et des cultures, ALAIN REY et LASSAÂD METOUI, un artiste de l'écriture, plasticien et calligraphe, se sont retrouvés pour créer un lieu de célébration pour la rencontre de deux cultures, l'orientale et l'occidentale, sous la forme française. Ce lieu ne pouvait être qu'un livre, un livre de Pelles images, celles des mots, à la fois graphiques, mentales et colorées, celles des idées, qui sont aussi des "arabesques" tracées par l'esprit, qui conduit la main.

 

Le Grand Montpellier et ses Peintres

par Alain Laborieux/Robert Faure - Editions du Papillon Rouge

Depuis le XIIe siècle, Montpellier est un lieu de brassage, une ville savante, bourgeoise, raffinée où l’art a pris une place remarquable. Le nombre des peintres qui y sont nés, ou y ont vécu, est ainsi devenu très important au fil du temps. Citons par exemple Raoux, Ranc, Bourdon, Vien, Cabanel, Glaize, Bazille, Castelnau, Leenhardt… ou plus près de nous Dezeuze, Pradalié et Bioulès… qui ont immortalisé sur leur chevalet la capitale languedocienne. Un hommage rendu aux peintres qui sont nés ou ont vécu à Montpellier

En 1779, quelques Montpelliérains fondent même une Société des Beaux-Arts et posent les bases d’un musée qui, avec François-Xavier Fabre, deviendra l’un des plus riches de province ; si bien qu’en 1888, Van Gogh et Gauguin, séjournant alors à Arles, viennent le visiter.

Pour la première fois, un livre rend hommage à tous ces peintres de talent qui ont laissé de leur ville-lumière un regard, un souvenir, une impression… En tout cas, une vision impérissable. 

Disponible à partir du 3 novembre 2017

Hôtels particuliers et demeures remarquables de Béziers



Escalier du XVIIème rue des Balances

 

A paraître en décembre

Béziers hôtels particuliers & demeures remarquables,
Des Racines, des Pierres & des Hommes, histoire d’une évolution urbaine,

en souscription auprès de la Société Archéologique, Scientifique & Littéraire de Béziers au prix de 33 euros au lieu de 38€ (télécharger ici le bulletin de souscription)

 

Que resterait-il aujourd’hui en Biterrois des fastes lointains dus à la viticulture, si de riches propriétaires n’avaient pas immortalisé leur fortune en ville comme à la campagne dans le marbre, la pierre, le fer forgé, la brique et l’ardoise?

L’ouvrage auquel a participé l'excellent Denis Nepipvoda, relate les différentes époques traversées par la ville, grecque, romaine, médiévale, baroque, classique, haussmannienne et actuelle. Ces périodes de calme, de révoltes, d’immobilisme ou de grands travaux, laissent, pour notre plus grand plaisir, quelques témoignages d’hôtels particuliers, de prestigieuses demeures et d’immeubles remarquables.

 

plan de l'ouvrage : 

  • Un chapitre d’introduction de 120 pages retrace l’évolution de la ville depuis l’antiquité jusqu’à nos jours: urbanisme, société, architecture, décoration…
  • Hôtels et édifices anciens du cœur de ville.
  • Le grand Axe des Allées Paul Riquet.
  • La percée haussmannienne de la Victoire à Garibaldi.
  • Extension de la ville à l’Est
  • le grand éventail architectural et urbain.
  • Le xxe siècle: l’Art Nouveau
  • l’Art Déco
  • les Années 50 et suivantes.
  • Architectures contemporaines.
  • Annexes: notices sur les architectes, sculpteurs, décorateurs, mosaïstes, ferronniers et sur les portes historiques, etc.

 Un volume format 21 x 29 cm, 500 pages environ, très riche iconographie, tout couleur avec de nombreux dessins originaux de Robert Guibal et Frédéric Mazeran. Commande auprès de: Société Archéologique, Scientifique & Littéraire BP 4009 – 34565 Béziers cedex. au prix de 33 € l’exemplaire, porté à 38 € à parution 3 exemplaires pour 90 € (en cas d’envoi postal prévoir 10€ par ouvrage). - télécharger ici le bulletin de souscription

Joseph Delteil

"La Delteilherie est le domaine imaginaire de ma création, comme la Tuilerie de Massane est le domaine réel où je vis... Ah! La Tuilerie, je n'y suis pas né, mais je considère que c'est ma maison sur la terre. C'est celle où j'ai le plus souvent habité, celle où j'ai fait ma coquille, comme un escargot... "
Joseph Delteil, né le 20 avril 1894 à Villarenval dans l’Aude d’un père bucheron et d’une mère illettrée, sera très vite attiré par l’écriture. Installé à Paris dès sa démobilisation en 1919, il rencontra le succès dès ses premières publications, «Le coeur grec» et «Le cygne androgyne» qu’il dédia à Henri de Régnier qu’il visitait souvent. Après le succès d’édition de «Sur le fleuve Amour» et de «Choléra», Aragon le présenta à André Breton. Il resta proche du mouvement surréaliste jusqu’en 1925, date à laquelle il en est exclu après la parution de sa «Jeanne d’Arc». Il se lie d’amitié avec Pascin qui projetait d’illustrer «Don Juan» mais qui se suicide le 2 juin 1930, ainsi qu'avec Henry Miller, Robert et Sonia Delaunay...
Souhaitant renouer avec ses racines paysannes, Delteil projette de se fixer près de Montpellier. Séjournant d’abord à Gigean dans la propriété de Mme Bouscaren, il se porte acquéreur de La Tuilerie de Massane, propriété proche de Grabels. C’est dans ce domaine, qu’il baptise «La Delteilherie», qu’il vivra jusqu’à son décès le 12 avril 1978. «La cuisine paléolithique» et «La Delteiherie», ses deux derniers ouvrages lui apporteront la reconnaissance littéraire.

La REVUE SOUFFLES organise le Grand Prix de Poésie Joseph Delteil
date limite d’envoi des manuscrits: 31 décembre 2017
Ce prix est destiné à couronner un manuscrit (poèmes ou prose poétique) dont la sensibilité et l’écriture poétique suscitent une émotion esthétique profonde et durable.
40 poèmes maximum / format A4
L’œuvre primée, sera éditée et le lauréat en recevra 100 exemplaires (valeur 1000 euros).
Droits à concours : 30 euros.
Voir : Règlement de Prix

La REVUE SOUFFLES lance un appel pour sauver la Tuilerie de Massane à Grabels  
Au-delà des mots et de l’encre, il est des lieux poétiques de mémoire et de patrimoine à préserver.
La Deltheillerie, maison de l’écrivain Joseph Delteil, fait partie de ceux-là.
Rejoignez le Comité de sauvegarde en signant l’appel « UN NOUVEAU SOUFFLE POUR DELTEIL«   lancé par la Revue Souffles, avec le soutien de Pierre SOULAGES, Fabrice LUCHINI, Christian LACROIX, Catherine FROT, Vénus KHOURY-GHATA, Jean-Claude DROUOT, Françoise BOB TER SCHIPHORST, Salah STETIÉ, Jean-Baptiste HUGO, Madeleine ATTAL…

Pour signer la pétition cliquez ICI

« Je serai compris dans trente ans. Dans trente ans quand reviendra le règne de l’instinct. »

crédit photos Bob Ter Schiphorst et autres

Montpellier, Hier | aujourd'hui

par Jocelyne Fonlupt-Kilic / Jeanne Davy - Editions Wartberg

Si elle n’est pas encore tout à fait « la façade maritime entre Gênes et Barcelone » qu’aurait souhaitée sonancien maire Georges Frêche, la ville de Montpellier n’en demeure pas moins un bel exemple de dynamisme en termes de croissance démographique et de création de nouveaux quartiers. Revers de la médaille, il reste peu d’anciens monuments en dehors de l’Écusson, centre historique de la ville. Le XIXe siècle s’inspire des travaux d’Haussmann à Paris : larges avenues, grands magasins, palais de justice et préfecture. Sans oublier la célèbre place de la Comédie avec son Grand Théâtre…

L’auteure
Née à Lyon, Jocelyne Fonlupt-Kilic a longtemps vécu à Paris avant de poser définitivement ses valises à Sète. Elle a exercé trente-six métiers, de la vente au journalisme en passant par l’enseignement. Aujourd’hui à laretraite, elle peut se consacrer pleinement à ses passions : l’écriture, la photo et les voyages.

La photographe
Jeanne Davy découvre la photographie après ses études de lettres. Elle collabore à de nombreuses revuesavant d’intégrer le service culturel du Conseil départemental du Gard pour lequel elle couvre des manifestationsculturelles durant quinze ans, sans pour autant délaisser ses travaux personnels qu’elle continue d’exposer.

 

Une ville conjuguée au passé et au présent

La collection Hier| aujourd'hui (Editions Wartberg) retrace par l'image l'histoire d'une ville française en privilégiant l'évidence de l'iconographie à l'évocation littéraire. Ces livres de photographies raviront les férus d'histoire et les amoureux de leur ville. Fondés sur un principe simple et efficace, mettant en regard une image d'archives avec un cliché contemporain d'un lieu emblématique effectué dans le même axe et avec la même perspective, ils apportent au lecteur un outil de comparaison indispensable à la bonne compréhension de l'évolution de la ville. Chaque paire de photographies s'accompagnant d'un texte éclairant sur l'historique du site présenté.Ce va-et-vient entre passé et présent révèle l'âme d'une ville, ce qui la rend unique, au-delà des transformations voulues par ceux qui en ont eu la charge et des marques laissées par l'histoire.Chaque titre de la collection est le fruit du travail combiné d'un auteur et d’un photographe.

 

100 lieux curieux

La sétoise Laure Gigou, ancienne conservatrice des Musées de l’Hérault, sort un ouvrage qui va passionner les amoureux de la région : Hérault : 100 lieux pour les curieux.
L'Hérault est un département touristique avec deux grands sites, trois monuments classés au patrimoine mondial, un patrimoine mondial immatériel. De plus, toutes ses villes méritent le détour. On ne sait où donner de la tête !
Mais au-delà, on peut encore trouver des coins méconnus ou moins connus, même à l'intérieur de ces grands pôles touristiques. L'homme y a vécu depuis très longtemps. Puis il a dressé des dolmens, des menhirs ou des statues menhirs. Savez-vous qu'en Languedoc, il y a plus de monuments mégalithiques qu'en Bretagne ? 

Les Romains ont également laissé leurs traces, avec la voie domitienne d'abord, mais aussi avec la villa gallo-romaine.
Méconnue, la période médiévale a laissé de grands travaux admirables avec l'étang asséché de Montady, dont les drains médiévaux fonctionnent encore. Des monastères très anciens, rappellent les règles austères des premiers chrétiens. Partout, vous découvrirez des sources miraculeuses, des saints bienfaiteurs. Les réformes monastiques entraînèrent l'hérésie cathare, jusqu'aux prémices de la croisade albigeoise : « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! ».

Les trésors de fresques romanes ou de la Renaissance, les retables sculptés, sont des bijoux hors du commun.

L'aqueduc de Castries construit pour les jardins de Le Nôtre, le pont de Gignac avec sa maquette, les meuses de Cazilhac, la marquise de la gare de Bédarieux ou le puits de charbon de Camplong attireront votre attention. Vous pourrez découvrir des techniques oubliées, les moulins, l'exploitation du charbon, les mines de plomb argentifères, les carrières de pierres lithographiques.
Frédéric Bazille, Antoine Injalbert, Paul Dardé, Molière, Ermengarde de Narbonne, la marquise de Ganges, Bonaparte, Montgolfier, la reine d'Italie et même un assassin : Jean Pomarède vécurent ou vinrent mourir dans l'Hérault.
Laure Gigou promet étonnements et découvertes, même dans les lieux les plus connus et les plus fréquentés.  » disponible chez amazon