Méditerranéennes à La Comédie du Livre

Actions, pensées, œuvres littéraires venues des rives de la "Mer du milieu", présentes telles des constellations dans les âmes nous ont été données à voir lors de la 32ème édition de la "Comédie du livre" qui s'achevait dimanche 21 mai 2017. Et, comme face aux étoiles du ciel d'Alger qui fascinaient Albert Camus, on cherchait des repères afin de fixer quelques impressions méditerranéennes.


stand de la Bibliothèque inter universitaire

Il y a bien eu un port à Montpellier jusqu'au XVème siècle, mais la métropole ne célèbre pas "l'onde amère" Homère n'est évoqué que par le stand de la bibliothèque interuniversitaire ou quelques œuvres comme le recueil de F.J.Temple, En Méditerranée ou les Havres de Kiarostami. Sète, la voisine portuaire, apparaît parfois "Cette ville, Les Chevaliers de la tintaine), mais ce sont les singuliers ouvrages des Editions érès qui invitent le plus au voyage "sur les chemins humides" (Le Blues du coquillage). On peut certes être interpellé par le Languedoc littoral, voire L'Hérault au fil de l'eau. Au stand Gibraltar, on célèbrerait plutôt l'au-delà des colonnes d'Hercule et certains ouvrages évoquent même l'Inde. La "grande bleue" n'est qu'entrevue dans l'espace-exposition où l'on pouvait voir des photographies évoquant les Voyages en Algérie de Claire et Reno Marca. Vue du ciel, on surplombe Notre Dame d'Afrique et la pente du mont qui porte la statue de la Vierge, le port d'Alger et la mer. L'Algérie du présent qui souhaite la bienvenue malgré tous les drames passés et la nostalgie pour certains de la présence française (ouvrages présentés par T. Alzieu).

Mais sur les rives de "Mare nostrum" ont éclos des œuvres du temps présent où point l'intensité des drames de notre époque. Ainsi parle L'Orient est rouge de Leïla Sebbar ou Le Corps de ma mère de la Tunisienne Fawzia Zouari, ainsi que Le Livre des cercles de l'écrivain et photographe Youssef Rakha, grand roman symphonique qui interroge la place d'un jeune arabe musulman dans le monde globalisé. Si l'Italie, l'Espagne, les Balkans ont leur place, la Grèce est à l'honneur. On trouve bien Le Christ recrucifié, mais aussi au stand Sauramps-Triangle Femmes de Grèce de Galatée Kazantzaki et les œuvres d'un jeune de notre époque, Dimitri Dimitriadis, pour qui un lecteur évoque ses démêlés passés avec la justice grecque. Le plancher qui tangue parfois gêne quelque peu pour observer les photographies de l'"Athènes blessée" de Christos Chryssopoulos et la saisissante vue de l'éphèbe aux yeux dorés, en avant d'un fond d'immeubles banals. La "Disjonction" montre toute la misère d'une ville meurtrie : dans un terrain vague entouré d'arbres dépouillés stagnent des automobiles déglinguées. Et Chryssopoulos est le plus connu en France des jeunes écrivains grecs.

Loin des Cyclades et de la "mer vineuse", il est, sur les rives de la Méditerranée, drames et souffrances. Sous la nef de toile, il y a pour cela les livres d'une nouvelle saison, comme quand se levaient sur le ciel de l'Attique les Pléïades qu'observait Hésiode. Voici les Méditerranéennes.

Publié le 22 mai 2017, R&H.

Des oreilles d’éléphant dans mon jardin

Sortie du livre illustré le 12 mai 2017
Des oreilles d’éléphant dans mon jardin - Bestiaire botanique des plantes tropicales -
Deuxième livre des Éditions A2MIMO
Collection Dans mon jardin
Textes de Véronique Cauchy
Illustrations d’Izumi Mattei-Cazalis

Quel est le lien entre des oreilles d’éléphant et un jardin ? Une plante appelée communément l’alocasia. Point de mystère sous ce nom vernaculaire ou nom commun se cache en fait une plante au nom à tiroirs, unissant le monde animal et végétal. Saviez-vous que nombre de plantes portent le nom d’un animal ?

Pour découvrir l’origine de 11 plantes tropicales aux drôles de noms d’animaux, entrez dans l’univers de ce bel ouvrage écrit avec humour et poésie par l’auteure jeunesse Véronique Cauchy et les illustrations fantastiques d’Izumi Mattei-Cazalis.
Destiné aux enfants dès 9 ans, Des oreilles d’éléphant dans mon jardin est le 2eme tome de la collection «Dans mon jardin» à paraître en mai.
11 plantes présentées (oreille d’éléphant/alocasia, oeil de paon/trigidia, bec de perroquet/balisier...) Album 30x23 cm, cartonné - 48 pages - Prix indicatif : 20 euros - Distribué par Makassar

 

Illustratrice
Izumi Mattei-Cazalis vit en région parisienne. Formée aux écoles d’Arts Appliqués Duperré et Estienne, elle fait de la créativité son crédo.
Elle mène simultanément une carrière de Design graphique, d’artiste graveur, de céramiste et d’illustratrice. Elle a travaillé pour les Éditions De la Martinière et pour les Éditions Dangles.

Auteure
Véronique Cauchy vit dans l’Hérault. Avant d’écrire pour l’édition jeunesse, elle a dirigé une entreprise de ressources humaines. À la naissance de ses enfants, Véronique se lance dans l’écriture. En 2007 elle sort son premier album, Une chose incroyable, exceptionnelle, extraordinaire chez Circon exe, qui reçoit le prix Croq’livres (2008). Elle a travaillé pour
Gulf Stream éditeur, L’École des loisirs, Mijade, Kilowatt, Larousse...

 

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. / www.a2mimo.fr
Annie Collomb Pignol 06 61 52 22 79

La Courtisane Rouge

La courtisane rouge
Robert Pialot
Edition L'Harmattan
ISBN : 978-2-343-11331-9 • avril 2017 • 234 pages


Un grand reporter français, qui a longtemps vécu en Chine, vient enquêter sur une importante affaire de contrebande à l'importation de produits de luxe, survenue dans un petit port tranquille de la côte sud de la Chine. Parmi les interviews que lui a ménagées un ami journaliste à Hong Kong, une belle Chinoise, cultivée et ouverte, ayant quelques liens avec les leaders locaux. Arrivé sur les lieux, le reporter ira de surprise en surprise...

 

L’image contient peut-être : 1 personne, debout, arbre, lunettes_soleil, plein air et nature

Robert Pialot est, selon le mot du peintre Pierre François, un "sétois de l'exil". Son père avait vu le jour au bas de la rue Arago à Sète où ses grands-parents l'accueillirent si souvent jusqu'aux années de l'adolescence où il venait fréquenter, notamment, les bals de quartiers, nombreux à l'époque. Ainsi que les tribunes des Métairies où brillaient les "vert et blanc".
Son exil exil l'a d'abord conduit à Paris où il a terminé ses études d'ingénieur à l'école des Mines puis, plus tard, en Chine où il a dirigé la filiale d'un grand groupe français située dans l'extrême sud du pays. Tout ceci se passait dans une ville de 1 million d'habitants, une ville "moyenne" pour la Chine où plus de150 villes dépassent le million d'habitants et où il fréquenta durant 17 ans tous les milieux, notamment politiques et socio-économiques. Dans ces latitudes tropicales, la faconde, la facilité de contact, la violence aussi parfois, s'y expriment beaucoup plus facilement. D'où peu à peu l'envie puis le besoin de raconter tout cela certes sous forme romancée mais fort fidèle à la réalité.

 

« Tu aimeras ton prochain comme toi-même » de Blandine Rouger

« Tu aimeras ton Prochain comme Toi-Même » est le titre du dernier roman de Blandine Rouger, Poussannaise depuis quarante ans, après avoir vécu ses plus jeunes années à Montpellier et à Sète.

 Entourée par des parents attentifs à son épanouissement intérieur et à sa découverte du Monde, elle grandira, dans une ambiance de partage, bercée par deux tendances familiales complémentaires. Elle aura aussi la chance de se poser à Poussan en découvrant alors un environnement accueillant, riche d’échanges et de rencontres. " Élevée dans des valeurs d’entraide, j’ai toujours été portée par cet esprit bienveillant. D’autant que voyageant beaucoup, et souvent dans des conditions simples avec ma famille et mes amis, j’ai pu apprécier la beauté de notre planète et acquérir ainsi une ouverture d’esprit qui m’a permis d’explorer aussi mon moi-intérieur et la richesse de celui des autres." , précise Blandine.

Plus tard, elle obtiendra son DESS de droit, s’épanouira dans sa profession, créera des amitiés solides et fondera une très belle famille. Mais côté littérature, si déjà très jeune elle aimait écrire des discours et des poésies, elle eut un déclic le jour de l’épreuve de Français du BAC. Elle découvrait alors qu’en fermant les yeux, en se concentrant, lui parvenaient les mots et les idées pour les mettre en page, la possibilité de retranscrire ce qu’elle ressentait et ce que son imaginaire lui dictait. Après avoir commencé un premier livre, elle dut attendre la conjugaison de différentes expériences vécues qui ne la laissèrent pas indifférente : un mariage dans son village, des observations lors d’un vol, Paris/Montpellier furent déterminantes.

Il lui fallait fixer l’instant, lui donner forme et vie avec sa vérité : "Je me suis saisie de mon billet d’avion pour écrire fiévreusement toutes les pensées que cet événement déclenchait dans ma tête à cet instant précis… Ce moment-là, béni, ce fourmillement d’idées, instant de grâce, il ne fallait pas le laisser s’échapper… En quelques minutes, Mr Pills avait pris vie. Et le lien avec les mots entendus lors du mariage de l’été précédent m’apparut comme une évidence troublante, et si cohérente. Il ne me restait donc qu’à modeler par écrit, les mois suivants, le destin si étrange de Mr Pills…."

  Car Blandine désire transmettre, donner du plaisir aux lecteurs et développer leur imaginaire en leur diffusant un certain espoir dans l’avenir qui est très souvent riche de rencontres : « Un message sur la nature humaine qui veut s’échapper du dictât de la norme. Un dictât qui s’impose aux femmes…Et également aux hommes, aux prises avec l’évolution de la société et qu’il ne faut pas oublier, eux non plus… Malgré les apparences…Et les apparences, il ne faut pas se fier qu’à elles. Toute personne, malgré sa carapace, a de la bonté au fond d’elle, une sensibilité, qui, lorsqu’elles se révèlent la rendent très attachante. »

" Et quand cette personne a peur de se retrouver face au miroir, elle a, elle aussi, une seconde chance. Qu’elle devra saisir avec sa sensibilité." C’est l’évolution qui permettra à Mr Pills de se transformer : "ce très bel homme de trente-neuf ans, français aux yeux clairs, au visage fin, de haute taille, à l’élégance sophistiquée et à l’allure athlétique, remarquablement intelligent…mais misogyne, vaniteux, exécrable avec tout le monde, va contribuer, pourtant, à de bonnes choses. Rencontres et relations lui feront lâcher prise. Et retrouver l’essentiel.«"

Et Mr Pills aurait pu être une femme : « Car pour chacun d’entre-nous, rencontres et découvertes sont la plupart du temps enrichissantes : "Derrière tout échange, toute relation, il y un optimisme qu’en général la vie nous réserve. C’est le côté magique de la vie" .

 Si pour Blandine, écrire est une façon de rendre hommage à ceux qui lui sont proches, une façon de remercier ceux qui ont partagé son chemin tant dans sa vie familiale qu’affective, « Tu aimeras ton Prochain comme Toi-Même » vous emportera dans une bien étrange expérience, à un rythme trépidant, en découvrant le beau voyage initiatique que Mr Pills a mené avec succès, pour renouer avec un passé enfoui, plongeant dans l’ombre de ce qui était le soleil de lui-même.

Le livre de Blandine Rouger est en vente sur Amazon : https://www.amazon.fr/

Vous pouvez aussi l’acheter au « Kiosque » à Poussan, où le 21 mai, Blandine vous accueillera pour une matinée dédicace. Et bientôt le livre sera disponible dans certaines librairies du Département. En attendant, pour en savoir plus sur le livre et son auteur : http://aufilsdelalune.wixsite.com/aufilsdelalune

Le dernier Albarède est paru

Le dehors intime

La parution du dernier recueil du grand poète sétois, Claude Albarède, était attendu. Le voici enfin.

Voici ce qu'en écrit le poète :

"Marcher à mots comptés au plus près de la terre et du pays profond. Trouver, sans trop souiller, quelques traces de l’homme, quelque empreinte du temps. Et humblement, au plus intime, offrir l’espace, nicher l’écho.
Pour mémoire inventive assembler les contraires, nouer les confluences, et, toujours ce chemin, entre source et chaos, que le poème trace à celui qui accorde.

Fendons l’écorce
pour faire entendre
la sève aphone

Forçons la pierre
pour exprimer
l’eau de la source

Accordons-nous ! »

 

 

Claude Albarède

Claude Albarède est né à Sète en 1937, dans l’ambiance valéryenne de « Midi-le-Juste », et « à deux pas des flots bleus... » chantés par Brassens.
Fils d’ouvriers et de petits vignerons, il a passé son enfance entre les contreforts du Larzac, les vignes et les garrigues languedociennes et La Peyrade où il fut scolarisé.
Professeur de lettres, de nombreuses revues l’ont publié (Sud, Le Pont de l’Epée, Rétroviseur, L’Arbre à paroles, N.R.F., etc). Saluée par Luc Bérimont comme "une oeuvre de premier plan, avec son arrière-goût de pierre à feu, et la retenue d’une eau secrète, la poésie de Claude Albarède, âpre, rugueuse et ensoleillée, se développe suivant un cheminement contradictoire, comme les drailles de son arrière-pays, à travers ses recueils de poèmes".
Claude Albarède est reconnu dans l’ensemble du monde francophone. Il a reçu de nombreux prix : prix François Villon, prix de poésie du Lion’s Club International, prix de poésie Guy Lévis Mano, prix Alienor, etc.

 

Du narcissisme de l'art contemporain

Alain Troyas et Valérie Arrault sont tous deux, au sein de l’université Paul Valéry Montpellier III, agrégés en arts plastiques, maître de conférences et professeur. Ils signent tous les deux un ouvrage à charge : « Du narcissisme de l’Art Contemporain ». Les contempteurs de cet art dit « contemporain » sont souvent traités d’arrière-garde, de réactionnaires et de bien d’autres amabilités. Les deux auteurs, peu soupçonnables de tels maux de par leurs activités et leurs engagements, inscrivent leur ouvrage aux Editions L’Echappée dans la collection si bien nommée « Pour en finir avec », c’est dire leur peu de sensibilité aux arguments de modernité, d’audace et de liberté mis en avant pour qualifier cet art. Ils en dénoncent au contraire l’insignifiance et la redondance à travers plusieurs chapitres qui examinent successivement le vide, le banal, l’absurde, le déchet, le pornographique, la scatologie et le morbide qui constituent les caractéristiques de ses expressions, et ils en citent de nombreux exemples.

Ils posent l’Art Contemporain comme ensemble de pratiques en accord avec l’idéologie dominante, le libéralisme-libertaire et le « marché du désir » tel que les avait définis Michel Clouscard. L’art contemporain se veut en rupture dans l’histoire avec l’héritage culturel et dans l’éthique avec la tradition humaniste, mais dans sa recherche obsessionnnelle de la subversion et de la transgression, « il éclaire crûment l’exaltation de la libération du désir comme but et moyen que se donne le capitalisme pour maintenir son règne ». Si tout est art et rien n’est art, selon la déclaration de Yves Michaud, « l’artiste devient alors celui qui détient la vérité contre un monde extérieur, en l’occcurrence le grand public en retrait, et qu’il se donne pour mission d’éclairer ». Le libéralisme libertaire comme l’art contemporain prétendent que la liberté est dans le marché du désir, et donc « un individu libre est un individu supérieur et qui, par conséquent, n’a pas d’autre loi que son moi ».

M. P.

 

Du narcissique de l’art contemporain 
de Alain Troyas et Valérie Arrault aux Editions L’Echappée

Mémoires Vives - les thermes de Balaruc-les-Bains



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Le Personnel des Etablissements Thermaux était convié à la publication d'un livre fait "à deux mains " par Agnès Jeanjean, Ethnologue, pour les textes et Sylvie Goussopoulos pour les photographies, édité par PhotoSensible à Montpellier. Ce livre a été commandé par la Ville de Balaruc-les-Bains et un exemplaire a été distribué à chacun des anciens et nouveaux employés.

 

"Balaruc-les-Bains et le Thermalisme sont étroitement liés, et ce depuis l'Antiquité ; une histoire qui a, au fil des siècles, fortement marqué la commune et façonné son identité. Que serait notre ville sans ses Thermes ? Je n'ose l'imaginer. La mémoire collective balarucoise est identifiée à cette mémoire thermale.

Bien que largement tournée vers l'avenir avec l'ouverture en 2015 des nouvelles installations thermales, Balaruc-les-Bains, première station thermale de France, n'en oublie pas pour autant son passé. Si nous devons vivre avec notre temps, il est primordial de savoir d'où nous venons pour comprendre les enjeux du futur et rendre hommage aux savoir-faire d'antan.

Une volonté qui a, dans un premier temps, donné lieu à deux expositions, deux regards croisés sur la mémoire thermale balarucoise. Aujourd'hui ce travail se poursuit avec la publication de cet ouvrage, résultat d'une immersion dans l'univers thermal. Agnès Jeanjean, ethnologue et Sylvie Goussopoulos, photographe, sont allées au devant des curistes et des agents pendant près de deux saisons. Elles ont partagé leur quotidien, écouté leurs histoires de plusieurs décennies de travail au sein des thermes pour certains.

Un regard rare sur ces hommes, ces femmes qui font la "mémoire vive" du thermalisme balarucois" 

(extrait de la préface du livre écrite par Gérard Canovas - Maire de Balaruc-les-Bains).

 

Deux souriantes retraitées feuillettent "Mémoires vives" avec grand intérêt et des souvenirs jaillissent sur leur période de travail à l'Etablissement des Hespérides (qui s'apprête à être transformé) et à l'Etablissement Athéna au centre de Balaruc, détruit, qui sera remplacé par des logements et des bâtiments administratifs.

Le centre de la ville sera entièrement repensé et modernisé mais le Nouvel Etablissement s'élance, majestueux, tel un bateau en bordure de l'Etang accueillant chaleureusement des curistes heureux de ce modernisme. Les Balarucois ont une certaine tristesse d'avoir perdu ces "Thermes Athéna", ils avaient "fière allure" ; une belle consolation, le dôme de cet Etablissement a été récupéré et "trônera" au milieu du rond-point de la Despensière...

Madame Cuq, retraitée de l'Etablissement Thermal et son petit-fils sont heureux de poser pour "Thau-Info" lors de cette mémorable soirée.

Le livre "Mémoires Vives les thermes de Balaruc-les-Bains" est mis en vente à l'Office du Tourisme et à l'Etablissement Thermal"

Annick Pratlong

"André Gorz, une vie" de Willie Gianinazzi

En ces temps de débats politiques fastidieux et souvent soporifiques, alors que les enjeux sur les évolutions de nos sociétés devraient susciter réflexions novatrices et percutantes, il est une parution qui devrait intéresser les protagonistes : «André Gorz, une vie» de Willy Gianinazzi. Il s’agit de la première biographie d’un penseur atypique particulièrement lucide et précurseur. Il fut l’un des premiers annonciateur de la décroissance, profondément convaincu que l’essor économique basé sur l’extraction des ressources naturelles et l’exploitation outrancière de la nature ne pouvait mener qu’à une impasse et une dégradation des conditions de vie. Il fut à l’origine de la notion d’écologie politique, avançant l’argument que l’écologie ne pouvait se contenter d’un strapontin ministériel mais devait être le fer de lance de tout projet politique. Penseur autodidacte, il ne s’enfermait dans aucune conviction, sinon celle que le néolibéralisme, avatar du capitalisme pur et dur n’apportait rien de bon aux sociétés soumises au TINA (There Is Not Alternative). Ainsi sur la question du «revenu social garanti» qu’il appelait aussi «allocation universelle et inconditionnelle», appelé à présent «revenu de base» par certains candidats à la présidentielle, il revint sur ses premières analyses après un échange  avec Philippe Van Parijs. Dans la réponse écrite qu’il publie sous le titre «Allocation universelle : version de droite et version de gauche», il précise notamment les dangers que pourraient représenter une telle mesure déviée de ses objectifs originels. Ses réflexions ont porté essentiellement sur la place du travail dans nos sociétés modernes, et à ce titre il a même évoqué la troisième révolution industrielle et l’ébauche d’une autre économie échappant aux pièges de la dématérialisation et de la déshumanisation.
Au delà de ses ouvrages de réflexion sur le travail et l’évolution de nos sociétés, particulièrement dans leur rapport avec la nature, ainsi que de son travail de journaliste (le nouvel observateur, La gueule ouverte etc...), André Gorz a fait oeuvre d’écrivain avec notamment «Le traitre» et «Lettres à D.», déclaration poignante à son épouse Dorine, juste avant leur double suicide le 22 septembre 2007.
Willy Gianinazzi retrace la vie de ce penseur autodidacte et unique, né Gerhart Hirsch le 9 février 1923 à Vienne, prenant différentes identités jusqu’à celle de André Gorz et choisissant définitivement le français comme langue d’élection. Après une période d’oubli, ses ouvrages devraient nourrir le débat politique et proposer quelques balises pour une évolution positive de nos sociétés.

M. P.

Un Culte Solaire

par Nina Padilha

Couv-Culte-webNina Padilha, auteure agathoise :

"Ce livre est le fruit d’un travail d’enquête qui a duré dix-sept ans. Mes recherches m’ont menée bien au-delà – dans le temps et l’espace – de la Judée, théâtre supposé de la « Cène » et autres « hauts faits » attribués à un personnage étrangement absent des registres d’histoire laissés par ses contemporains, des savants de l’époque, entre autres, ou par les troupes d’occupation romaines.
En entrant dans ces pages vous risquez, comme moi, de mettre un coup de pied dans la fourmilière. Car la croyance, profondément implantée dans les subconscients, est une œuvre complexe et très bien ficelée au fil des siècles.
Je vous invite à suivre, pas à pas, mon enquête à travers la Palestine et l’Egypte, mais aussi l’Inde, pays dans lequel vous découvrirez des similitudes convaincantes. Ainsi vous saurez de façon incontestable ceci : Le Christ n’a jamais existé !…"

Un Culte Solaire, par Nina Padilha -
Editions" Encre rouge

Artaud et l'asile


En 1996 paraissait en deux tomes « Artaud et l’asile ». Ces ouvrages, alors épuisés, viennent de faire l’objet d’une réédition « corrigée, revue et augmentée », en un seul livre de quelques huit cent soixante pages. Il y est question d'Antonin Artaud, de son génie incontestable, de sa troublante lucidité, mais aussi de sa souffrance et de sa maladie, parfois si proche de la folie.
Les auteurs, André Roumieux, infirmier psychiatrique, Laurent Danchin, critique d’art spécialiste d’art brut, outsider et singulier et Jean-Claude Fosse, ont tous trois été très proches du docteur Gaston Ferdière. On pourrait se souvenir de ce dernier si l’émission Apostrophe de Bernard Pivot du 22 septembre 1978, s’était déroulée normalement et s'il avait pu y parler de ses relations avec Artaud. Mais cette émission est restée célèbre pour une autre raison : Charles Bukowski ayant passablement abusé du sancerre n’en respecta pas les règles et y fit un tel scandale qui effaroucha jusqu’à Cavanna qui, excédé, menaça de frapper « le vieux dégueulasse », oubliant par ailleurs qu’il avait contribué à le faire connaître en France.
Ferdière était alors poursuivi par les accusations que portaient sur lui les amis d’Artaud, lui reprochant d’avoir usé et abusé sur son patient de la sismothérapie, autrement dit, des électrochocs. Ferdière dirigeait l’hôpital psychiatrique de Rodez. Amateur d’art, poète à ses heures, il était proche des milieux artistiques et culturels, en particulier des surréalistes. Les amis d’Artaud qui désespéraient de voir sombrer et dépérir leur idole, lui demandèrent de le prendre en charge. Artaud arriva à Rodez le 10 février 1943. Ferdière le sauva probablement d’une mort certaine, tant à cette époque, de nombreux malades mentaux mouraient de faim et d’absence de soins. Il lui a permis, l’encourageant même, à renouer avec l’écriture.
C’est donc à une tentative de réhabilitation de ce docteur en psychiatrie hors normes que se sont engagés les auteurs. Ils en dressent un portrait étonnant et à travers analyses, entretiens et correspondances dressent un récit très riche en informations. C’est ainsi que nous y apprenons que c’est à Montpellier que s’est tenue, et ce fut peut-être une première, une exposition d’art d’aliénés - que Danchin préfère appeler « art singulier ». Ferdière raconte :  « ...pendant la guerre même, j’ai trouvé un bonhomme à Montpellier qui avait une petite galerie de tableaux [...] à côté de l’Oeuf... et je lui ai dit : « voulez-vous qu’on fasse une expo d’art d’aliénés ? » On en a fait une et qui a rencontré un véritable succès...»
Artaud et l’Asile Séguier éditeur
Voir aussi sur le net Gaston Ferdière, entretiens avec Laurent Danchin

M. P.

Bernadette Boissié-Dubus publie 2 romans pour enfants

L'île à l'envers

 

L'île à l'envers
Boissié-Dubus Bernadette

Drôle de village, drôle de monde, drôles de gens… Perdu loin des siens, Samuel cherche la route pour retourner chez lui. Pourquoi parmi les personnes étranges qu’il rencontre aucune ne veut l’aider à retrouver ses parents ? N’y a-t-il pas un poste de police dans ce pays ? Peu à peu, sa mémoire se liquéfie. L’oubli s’installe. Qui sont ses parents ? Peu importe. Peu importe aussi cette petite fille en robe rouge qui danse dans sa mémoire. Accompagné d’un chat noir et d’une mouette, il va vivre des aventures qui le feront grandir, dépasser ses limites, et devenir un héros malgré lui. Mais la réalité n’est pas toujours ce qu’on croit…

Une aventure étrange mais aussi un conte philosophique qui fera rêver petits et grands.

 

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Le Voyage fantastique du chroniqueur du roi
de Boissié-Dubus Bernadette

Un roman de science fiction sans vaisseau spatial... Découvrez comment Anne, l'ordinateur intelligent, va séduire Alphonse, chroniqueur à la cour de François Premier devenu typographe dans une imprimerie de Montpellier au XVième siècle et le conduire dans l'espace et le temps à la recherche de l'histoire de l'écriture. Un roman d'aventure fantastique et drôle pour apprendre à connaître nos ancêtres et ce moyen de communication extraordinaire qu'est l'écriture, et ce que les hommes ont enduré pour passer le flanbeau de génération en génération. .

» pour se les procurer

100 lieux curieux

La sétoise Laure Gigou, ancienne conservatrice des Musées de l’Hérault, sort un ouvrage qui va passionner les amoureux de la région : Hérault : 100 lieux pour les curieux.
L'Hérault est un département touristique avec deux grands sites, trois monuments classés au patrimoine mondial, un patrimoine mondial immatériel. De plus, toutes ses villes méritent le détour. On ne sait où donner de la tête !
Mais au-delà, on peut encore trouver des coins méconnus ou moins connus, même à l'intérieur de ces grands pôles touristiques. L'homme y a vécu depuis très longtemps. Puis il a dressé des dolmens, des menhirs ou des statues menhirs. Savez-vous qu'en Languedoc, il y a plus de monuments mégalithiques qu'en Bretagne ? 

Les Romains ont également laissé leurs traces, avec la voie domitienne d'abord, mais aussi avec la villa gallo-romaine.
Méconnue, la période médiévale a laissé de grands travaux admirables avec l'étang asséché de Montady, dont les drains médiévaux fonctionnent encore. Des monastères très anciens, rappellent les règles austères des premiers chrétiens. Partout, vous découvrirez des sources miraculeuses, des saints bienfaiteurs. Les réformes monastiques entraînèrent l'hérésie cathare, jusqu'aux prémices de la croisade albigeoise : « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! ».

Les trésors de fresques romanes ou de la Renaissance, les retables sculptés, sont des bijoux hors du commun.

L'aqueduc de Castries construit pour les jardins de Le Nôtre, le pont de Gignac avec sa maquette, les meuses de Cazilhac, la marquise de la gare de Bédarieux ou le puits de charbon de Camplong attireront votre attention. Vous pourrez découvrir des techniques oubliées, les moulins, l'exploitation du charbon, les mines de plomb argentifères, les carrières de pierres lithographiques.
Frédéric Bazille, Antoine Injalbert, Paul Dardé, Molière, Ermengarde de Narbonne, la marquise de Ganges, Bonaparte, Montgolfier, la reine d'Italie et même un assassin : Jean Pomarède vécurent ou vinrent mourir dans l'Hérault.
Laure Gigou promet étonnements et découvertes, même dans les lieux les plus connus et les plus fréquentés.  » disponible chez amazon