Présentation de la version italienne de l'Apogée

 L'Apogée est un projet collectif de prospective initié par Jacques Carles, ancien rédacteur en chef d'Oc-infos et Michel Granger, "philosophiae doctor" de l'Université de Montréal au Canada.
A partir des milliers de signaux faibles collectés partout dans le monde, ils proposent aujourd'hui une vision optimiste du futur de l'humanité, à moyen et long terme.
Le livre qui résulte de ce travail, a d'abord été écrit en français, puis traduit dans de nombreuses langues.

A l'occasion de la sortie de la version italienne de l'ouvrage et de sa présentation en France à la Communauté Italienne, Rocco Manniello, co-auteur et coordinateur des équipes chargées de l'adaptation de l'ouvrage aux différents espace linguistique, était reçu ce vendredi 13 novembre, à Montpellier, par Danilo Faggioni, homme de grande culture, ouvert sur le monde, ancien vice-consul d'Italie, aujourd'hui délégué de la Chambre de Commerce Italienne pour l'Occitanie.

 

France
(toutes versions)


Commande directe via l'éditeur :
-20% avec le code "montreal2020"

Commander

Etranger
(version italienne)


Commande sans frais
partout dans le monde

Commander

Etranger
(version française)


Commande sans frais
partout dans le monde

Commander

Penser le futur c'est déjà agir sur lui

 Ils avaient déjà prévu le retour des grandes pandémies dans un de leurs précédents ouvrages. Jacques Carles et Michel Granger, ingénieurs ENSCM et  Ph.D (Philosophiae doctor) de l'Université de Montréal, présentent aujourd'hui ce que sera demain dans leur nouveau livre "L'apogée, l'avenir en perspective".

La révolution technologique, qui se déroule sous nos yeux, va modifier profondément nos modes de vie et refonder la civilisation humaine.

L'ouvrage décrit les bouleversements auxquels la génération actuelle sera confrontée dans les années à venir et durant lesquelles le destin de l’humanité va se jouer.

Au-delà d’une synthèse remarquable sur tous les changements en cours dans notre monde actuel, les auteurs incitent à la réflexion. Quelle société sommes-nous en train de construire? Quel futur ne voudrait-on pas? Quel avenir serait souhaitable?

 

commande en ligne

Directement chez l'éditeur
apogee-livre.fr/

Via Amazon

 

Via Fnac

 Via Rakuten/Kobo

 

   

 

Critiques

"Un essai de prospective écrit par deux franco-canadiens qui se lit comme un roman futuriste. Un livre comme je n'en avais pas lu depuis longtemps: le propos est visionnaire... voire prophétique. Une claque. A lire absolument".
Apolline Gagnon
(journaliste, Canada)


Jacques Carles et Michel Granger sont ingénieurs mais aussi Ph.D de l'Université de Montréal. Chez nous, Ph.D signifie "Docteurs en Philosophie" et ils méritent ce titre pour le plus grand plaisir des lecteurs."

Sandor Fliszar
(Professeur, Université de Montréal, Canada)

 

 

L’autre Rimbaud de David Le Bailly

"L’autre Rimbaud" de David Le Bailly aurait pu porter comme sous-titre «comment se construit une légende». Le récit se déroule comme une enquête sur la disparition de ce frère aîné, d’abord effacé des photos souvenirs, comme celle, célèbre, des frères Rimbaud en premiers communiants, puis gommé progressivement de l’existence au sein de cette famille dirigée avec autorité par une mère intrigante et intransigeante. Frédéric, ce frère aîné eut avec Arthur, dans leurs jeunes années, une relation fusionnelle. Compagnons de jeux, inséparables, aussi bien dans les partages que dans les querelles, Arthur et Frédéric promenaient leur ennui dans la campagne ardennaise. C’est à Frédéric qu’Arthur lit ses premières poésies. Malgré cette évidente complicité, le fossé se creusa progressivement entre eux, encouragé par la mère et la soeur aînée, jusqu’à ce que Frédéric soit rayé de l’héritage et de l’histoire familiale. Il s’agissait, pour les deux femmes avides de fortune et de notoriété, de privilégier la fulgurance poétique et littéraire d’Arthur, à laquelle Frédéric et son apparente inconsistance pouvaient, selon elles, faire ombrage. L’autre Rimbaud apparait comme une réhabilitation pour ce frère, donc, mais précisions, aussi, sur la personnalité d’Arthur qui se transforma en homme d’affaire peu scrupuleux et sur leur mère et leur soeur très intéressées par la renommée naissante du poète, devinant tous les avantages financiers qu’elles pouvaient en espérer. Nombreuses sont les biographies d’Arthur Rimbaud mais ce récit de David Le Bailly offre un nouvel éclairage sur ce destin exceptionnel et cette étrange famille.

Michel Puech

Profitez de ce week-end pour parcourir les pages de l'Académie du livre

Profitez de ce week-end pour parcourir les pages de l'Académie du livre. Aujourd’hui, focus sur «Alter Égaux» : réalisation de projets entre communautés éducatives et associations sociales et culturelles pour partager la parole.
Plus d’une centaine de projets ont ainsi été créés, vous pouvez trouver ici quelques exemples de ceux réalisés cette année...  https://view.genial.ly/5ea99d2cd6eb530d7ac98765
 
 
ACADÉMIE DU LIVRE

Comme un empire dans un empire

Comme un empire dans un empire est un roman qui pose bon nombre de questions sur notre époque et ce monde que l’on dit en pleine mutation. Dans ce roman  Alice Zéniter met en toile de fond les crises que traverse notre société et dont le soulèvement populaire des «Gilets Jaunes» et la répression sévère que le gouvernement a apporté en réponse, en sont comme le révélateur. L’empire en question c’est le numérique décrit comme un continent à lui tout seul, soumis à ses propres règles et en proie à des attaques plus ou moins perverses, plus ou moins justifiées ou justifiables.

A travers la vie des deux personnages principaux, vies parallèles, mais qui finissent par se rencontrer, l’auteur pose la question, pour chaque personnage, de ce qui signifie «être dedans ou dehors», d’être au bon endroit pour défendre ses idéaux. Pour Antoine attaché parlementaire d’un député socialiste, le confort costume cravate dans un parti embourgeoisé ne l’empêche pas de lorgner vers le parti des Insoumis et vers le mouvement des ronds points occupés par les Gilets Jaunes, au grand dam de son patron. Pour celle qui se fait simplement appeler «L» la question est de savoir si pour les luttes qu’elle défend, féminisme, égalité des chances, justice... il est plus utile d’être dedans - le piratage, le Dark Web et toutes les arcanes de cet univers monstrueux - ou de s’en extraire pour en éviter tous les risques. Son compagnon en fait les frais, purgeant une peine de prison après avoir substitué les données numériques d’une grande firme.

Autre personnage, Xavier, ami d’enfance d’Antoine, a choisi, lui, de vivre en marge, au sein d’une communauté où ne s’invente rien d’autre qu’un certain plaisir de vivre en toute simplicité et convivialité. Les acteurs de tout ce monde agité ont bien conscience des dérives possibles et oeuvrent chacun avec ses moyens pour agir au mieux dans cette mutation aux contours incertains. Un vrai roman à l’écriture incisive et un regard caustique sur notre monde plein d’incertitude dans lequel se démènent des personnages désabusés.

Michel Puech

Vidéo Alice Zeniter - Comme un empire dans un empire

 

Frédéric Jacques Temple

Né le 18 août 1921, à Montpellier, Frédéric Jacques Temple s’est éteint le 5 août 2020 à Aujargues dans le Gard. Très attaché à sa région natale, il n’en était pas pas moins un voyageur avide de rencontres et de découvertes.
« Je suis un arbre voyageur
mes racines sont des amarres
Si le monde est mon océan
en ma terre je fais relâche
Ma tête épanouit ses branches
à mes pieds poussent des ancres
Loin je suis près des origines
quand je pars je ne laisse rien
que je ne retrouve au retour. »
«Dans la mesure où on a des racines, on peut facilement s’ouvrir au monde, on est sûr de revenir quelque part».
Une longue vie consacrée très tôt à la poésie, engagement dont la rencontre et l’amitié qui s’en suivit avec Blaise Cendras fut déterminante. Henry Miller, Lawrence Durrell, qui a dit de lui, «voici un pur poète, livré à l'intuition poétique et non à quelque abstraction chimérique», Joseph Delteil, Joe Bousquet, entre autres, feront partie de son univers poétique et amical. Mais pour lui il n’y avait qu’une seule aventure, la vie, et donc son refus de séparer l’écriture de la vie.
Passionné également par les sciences naturelles, il se disait fasciné par les limules, un animal vieux de 450 millions d’années, animal étrange dont il faisait l’emblème du temps qui ne passe pas, mais aussi l’emblème des origines du monde.
Depuis les années quarante nombreuses sont les parutions des écrits de Frédéric Jacques Temple, tant en poésie qu’en prose, biographies et traductions.

Le 20 août 2020 paraîtra aux éditions Bruno Doucey dans la collection Soleil Noir : Par le sextant du soleil.

Michel Puech

«Qu’est-ce que la poésie ? Si on ne me le demande pas, je crois le savoir ; si on me le demande, je ne le sais plus. L’essentiel est qu’elle soit. Je crois bien qu’elle est inutile, mais je suis sûr qu’elle est nécessaire. Reste à savoir à quoi. Peu importe. Chaque poète a sa propre musique qui, par une sorte d’alchimie, peut devenir celle de ceux qui la reçoivent ou la transmettent. »

Bernard Meulien 1944-2020

Comédien, il s’était fait une spécialité de «diseur». Son apparence fragile contrastait souverainement avec la force de sa conviction, sa diction chaleureuse, son regard attentif et ses gestes mesurés. Personnalité attachante, la passion l’habitait. Pendant de longues années il a arpenté de nombreuses scènes pour «dire», avec l’enthousiasme toujours renouvelé, Gaston Couté , poète libertaire né en 1880 et mort en 1911, digne précurseur des chanteurs à texte, tels Brassens, Brel ou Ferré. Un autre poète faisait partie de son répertoire : Tristan Corbière (1845-1875) auteur d’un recueil de poèmes, «Les amours jaunes» qui rencontra une audience qu’à titre posthume, grâce, notamment à Verlaine qui lui consacra un chapitre dans son essai, «Les poètes maudits». Sur scène Bernard Meulien, dans une baignoire remplie d’eau, soulignait la singularité de ce poète fragile et farceur. Un autre spectacle évoquait Fernand Deligny (1913-1996), éducateur «hors normes», dont les nombreux écrits et vidéos témoignent d’un humanisme poignant et d’une poésie réfractaire. C’est à Monoblet dans les Cévennes que Deligny avait ouvert son centre d’accueil d’enfants autistes. C’est à Monoblet que Bernard Meulien avait choisi de vivre et c’est là qu’il fut inhumé jeudi 23 juillet.

Michel Puech

Bernard MEULIEN - Les amours jaunes - Tristan CORBIERE 

"Quand dans sa baignoire Bernard MEULIEN hisse la voile, le vent du grand large nous emporte avec"

Erwan Deveze : Le pouvoir rend-il fou ?

En ces temps mouvementés face aux défis qui se dressent et les incertitudes quant à l’avenir, on peut légitimement se poser la question sur les motivations et les dispositions de ceux qui aspirent à diriger dans ces conditions. Erwan Deveze nous éclaire sur certains aspects de ces aspirants au pouvoir. Le titre, un brin provocateur ne correspond que partiellement au contenu du livre, riche en anecdotes, analyses et prospections. Erwan Deveze ponctue son texte de nombreuses références et citations, telle celle-ci :  « Boris Cyrulnik non loin de penser que tous les dirigeants politiques sont ou deviennent à terme des pervers narcissiques œuvrant dans un contexte de pathologie exacerbée ». Dans son ouvrage paru en 2008, In Sickness and in Power (dans la maladie et dans le pouvoir), David Owen avait défini le « syndrome d’hubris », la maladie du pouvoir dont les symptômes sont essentiellement la perte du sens des réalités, l’intolérance à la contradiction, des actions à l’emporte pièce, l’obsession de sa propre image, l’abus de pouvoir. Le sujet atteint de ce mal étrange manifeste du narcissisme, de l’arrogance, de la prétention, de l’égotisme, pratique la manipulation, le mensonge, le mépris. Il se caractérise aussi par un sentiment d’invulnérabilité, d’invincibilité, de toute puissance.
Dans tous les stades du pouvoir, la conquête, l’exercice et la perte, Erwan Deveze analyse les prédispositions génétiques spécifiques du leader en puissance, la nature de l’environnement favorable ou pas, ainsi que le niveau de détermination du sujet. Il ne se limite pas à examiner le seul domaine politique, mais ausculte aussi les autres lieux d’exercice du pouvoir dont principalement l’entreprise.
A la question qui lui était posée, quelle est la plus grande qualité d’un homme d’état, François Mitterrand avait répondu : « j’aimerais vous dire que c’est le courage, mais c’est l’indifférence ». Erwan Deveze ne fait évidemment pas preuve d’un tel cynisme dans son ouvrage. Il évoque par ailleurs des dirigeants qui ne sont pas exclusivement animés par une fêlure narcissique, mais qui veulent œuvrer pour l’intérêt général. Il ne fait pas non plus écho à cette autre déclaration de Mitterrand, « le pouvoir est un poison pour quiconque y goutte ». Il veut « proposer une nouvelle vision du leadership et du management bien plus en lien à la fois avec la réalité du fonctionnement de notre cerveau et avec le monde d’aujourd’hui ». Il décline cette proposition en six dimensions : la sensibilité à l’autre, la conscience de soi, l’attention, l’adaptation, la résilience et la pensée positive et rappelle cette citation de Michel Serres : « la véritable autorité est celle qui grandit l’autre... Désormais, la seule autorité qui veut s’imposer est fondée sur la compétence ».

Michel Puech

Tristan Cabral, le poète s'en est allé...

Nous avons appris le décès de Tristan Cabral dont nous connaissions l’état de santé bien affaibli. De son vrai nom Yann Houssin, il est l’auteur de nombreux ouvrages de poésies et de récits.
«Je suis né le 29 février 1944 dans une villa de la Ville d’Hiver d’Arcachon, en face du Casino mauresque : la villa Toledo, aux dentelles de bois et aux balcons d’argent. Dans un grand jardin, planté de cistes, d’arbousiers et de mimosas. Les villas les plus proches s’appelaient « Faust », « Meyerbeer », « Pereire » ou encore « Bremontier ». Sous l’occupation, c’était une maternité clandestine. En face, le casino servait pour les interrogatoires à la police politique de Reich. Ma mère s’appelait Juliette D. Mon père, Heinz R., un médecin militaire allemand. Elle était née à Orléans, lui à Cheminitz, devenu plus tard Karl-Marx-Stadt ! Au cours de l’été 1944, ma mère sera tondue dans une rue de Bordeaux...» Dans « Juliette ou le chemin des immortelles », paru en 2013, il ébauche une biographie et rend hommage à sa mère.
Après des études secondaires à Bergerac, il étudie à la faculté de théologie protestante de Montpellier. Il entreprend ensuite des études de philosophie, qu’il enseignera ensuite pendant trente ans au lycée Daudet à Nîmes. Quand il n’arpente pas le monde pour témoigner de sa violence, de ses injustices, mais aussi de la grandeur de certains humains qu’il admire, il demeure à Montpellier.
En 1974 il fait paraître son premier recueil « Ouvrez le feu » et ne cessera d’écrire et de publier. Ses derniers ouvrages : H.D.T. hospitalisation à la demande d'un tiers (le cherche midi, 2010), Le Cimetière de Sion: de Yad Vashem à Chatila-Gaza (L'Harmattan, 2010), Les chants de la sansouïre (Atelier N89, 2011) Dernier tango à Salta ; quand deux femmes s'aimaient dans l'Argentine de Videla (L'Harmattan, 2012), Juliette ou le chemin des immortelles (le cherche midi, 2013), Si vaste d'être seul (le cherche midi, 2013), Quand vient la mer (Sansouire, 2014), Requiem en Barcelon (Chemins de plume, 2014), La petite route (Chemins de plume, 2015), Poèmes à dire (Chemins de plume, 2019).
Poète de l’insoumission, de la révolte et de l’amour, il est aussi le poète du mal de vivre et d’une quête désespérée.

Michel Puech

« Un jour les oiseaux-feu quitteront mes paupières ;
alors dans mon cartable, il y aura du ciel,
alors mon corps aveugle s’habillera de lierre
et qu’on me couche alors dans un lit d’immortelles ! »

A lire sur le site DANGER POESIE "Quand j'étais de ce monde"

Audrey Marty : Le Destin Fabuleux de Jane Dieulafoy

«Jeanne Dieulafoy ne ressemble en rien aux jeunes filles de la bourgeoisie de son époque. La mode et la maîtrise des tâches ménagères ne sont pas vraiment de son goût...». C’est très jeune qu’elle peut se lancer dans ce à quoi elle aspire le plus, l’aventure. Le 11 mai 1870, Jane Magre, née à Toulouse, épouse à 18 ans Marcel Dieulafoy. Seulement deux mois plus tard, lorsqu’éclate le conflit franco-prussien, elle décide d’accompagner son mari qui s’engage en tant que capitaine du génie. Le commandant Vergne témoigne à son sujet : «cette femme, vraiment remarquable, a fait courageusement ce que peu de femmes ont fait. A 18 ans, venant de se marier, elle a voulu suivre son mari, partager les dangers et toutes les fatigues quand il le fallait, couchant dans la neige, restant à cheval la nuit et le jour...». C’est aussi au cours de cet épisode qu’elle prend pour habitude de revêtir des vêtements masculins et en particulier le pantalon qu’elle adopte définitivement. Elle obtient une autorisation spéciale pour déroger à la loi.

C’est ainsi que commence sa vie aventureuse, toujours aux côtés de son mari. Audrey Marty tombée sous le charme de cette personnalité exceptionnelle retrace leurs pérégrinations. Ayant pris goût aux voyages, ils embarquent pour la Turquie, ensuite pour la Géorgie d’où ils entament «une chevauchée fantastique de plusieurs milliers de kilomètres». «Après quatorze mois d’absence, cent quarante étapes, près de six mille kilomètres parcourus à cheval et plusieurs kilos en moins, Jeanne et Marcel sont donc de retour en France. Ils rentrent exténués, amaigris, malades...». Après avoir brièvement replongé dans la vie ordinaire, Marcel Dieulafoy obtient la direction d’une mission archéologique en Perse. Ils embarquent le 17 décembre 1884. La mission s’achève en juillet 1886 et permet d’enrichir le Louvre de «trésors artistiques et archéologiques d’une grande valeur.

Jane poursuit ses activités d’écriture, publiant une dizaine d’ouvrages, d’engagement dans ses combats féministes, de conférences très appréciées. A sa mort le 25 mai 1916 elle jouit d’une grande notoriété. Ainsi le New-York Times lui rend hommage : «Madame Dieulafoy, auteur, exploratrice, chevalier de la légion d’Honneur, et possédant le privilège unique, accordé par le Gouvernement Français, de porter un vêtement masculin, est morte. Durant les les soixante cinq ans de son existence, Madame Dieulafoy a vécu de nombreuses expériences qui lui ont valu d’être la femme la plus remarquable de France et peut-être même de toute l’Europe». C’est ce destin fabuleux que nous relate avec passion et admiration Audrey Marty.  
Michel Puech
Audrey Marty Le destin fabuleux de Jane Dieulafoy, de Toulouse à Persépolis, l’aventure au féminin. Editions Le Papillon Rouge

histoires inouïes en Occitanie aux éditions Le Papillon Rouge

Occitanie, terre tranquille de soleil et de farniente, de ciel bleu et de silence troué de vols d’hirondelles et de de chants de cigales ...? Santiago Mendietat et Hubert Delobette mettent un bémol à ces images d’Epinal. L’Occitanie fut aussi le théâtre de faits qu’ils qualifient d’»inouïs». Cette collecte d’évènements plus ou moins connus mais toujours étonnants, étranges ou prodigieux a été entreprise par ces deux auteurs pour une publication aux éditions Le Papillon Rouge. Des récits courts relatent des faits qui à différentes époques ont marqué profondément quelques lieux en Occitanie. A Lunas, un bras de fer entre l’évêché, le Vatican et quelques prêtres réfractaires a eu des répercutions sévères sur quelques protagonistes. A Montauban, les obsèques, le 5 novembre 1940, du dernier président élu de la Deuxième République Espagnole, don Manuel Azana Diaz, rassembla une foule gigantesque, pour la plupart des réfugiés espagnols arborant les couleurs républicaines. Le défilé s’étira sur près de deux kilomètres. A Sète débuta le dix juillet 1947 le périple «fou» de l’Exodus. Alès connu le 11 octobre 1831 une catastrophe minière particulièrement meurtrière qui inspira, plus de quinze plus tard, Emile Zola pour «Germinal». Trente récits nous font découvrir des pans mal connus, voire ignorés de l’histoire de notre région. «Inouïes», le terme est particulièrement bien choisi pour désigner ces histoires authentiques dont certaines, comme le vent de folie qui frappa Pont Saint Esprit et ses habitants en 1951, ne furent jamais tout à fait expliquées ou élucidées. Trente histoires étonnantes à connaître et parfois méditer.

Michel Puech