Déployer la semaine de travail sur 4 jours

Une solution pour relancer l'économie locale après le Covid?

L'actuelle pandémie est une calamité mais elle aura une fin comme toutes celles qui l'ont précédé dans l'histoire des humains.
La priorité sera alors de relancer l'économie pour sauver ce qui peut encore l'être, les entreprises et les emplois. L'urgence sera aussi de redonner une visibilité professionnelle aux jeunes qui ont particulièrement souffert de la situation mais qui ont su rester solidaires de leurs ainés.

Les organisations patronales, Medef en tête, ont déjà fait part de leur proposition : allonger la durée du temps de travail. Pour les syndicats une telle idée n'a pas de sens, elle est même scandaleuse et ne servira à rien.

Les uns et les autres n'ont pas tout à fait tort.... Ni tout à fait raison… Mais comment concilier ces postures qui semblent antagonistes?
La réponse se trouve peut-être aux antipodes, à Auckland, où Jacinda Ardern est premier ministre de la Nouvelle-Zélande depuis 2017. L'une des plus jeunes chefs d' État du monde envisage de déployer la semaine de travail sur quatre jours plutôt que cinq afin de donner à ses concitoyens la possibilité de bénéficier de week-ends de 3 jours. L'idée est créer les conditions pour relancer le tourisme de proximité et la culture qui sont des secteurs économiques importants dans son pays, comme ils le sont dans de nombreux pays du monde dont la France.

Jacinda Ardern ne parle pas du temps de travail. C'est aux partenaires sociaux d'en discuter : le garder tel quel, le réduire ou l'allonger en fonction du contexte de chaque entreprise. L'idée séduit aussi les Canadiens qui lors d'un récent sondage se sont déclarés prêts, à 68%, à travailler jusqu'à 10 heures par jour pour gagner une journée supplémentaire de congé hebdomadaire.

Dans les pays anglo-saxons où la journée continue est la norme, c'est beaucoup plus facile d'allonger la durée de travail d'une journée que dans les pays où la coupure du midi est une tradition. Mais pourquoi ne pas se poser la question chez nous malgré tout?
Outre l'attrait de longs week-ends, ce serait aussi une façon d'éliminer des trajets, donc du temps de transports, de l'énergie et de la pollution.

Le moment est peut-être venu de devenir pragmatique et de laisser l'idéologie de coté, au moins pour quelque temps.

Éviter de réinventer l'eau tiède et s'approprier ce qui marche ailleurs ne serait-il pas une forme d'intelligence ?

Le bitcoin et les enjeux des cryptomonnaies

La blockchain est un protocole informatique qui concerne les transactions entre les particuliers comme entre les entreprises, qu’il s’agisse de monnaies, de titres financiers, d’achats ou de vente de biens, de contrats ou d’accords de toutes natures et dans tous les domaines.

La blockchain renoue avec l’esprit des débuts de l’Internet : elle est hébergée par les ordinateurs des utilisateurs (ou du moins une partie d’entre eux) et elle fonctionne sans organe central de contrôle tout en garantissant des transactions sécurisées, rapides, transparentes, en offrant une parfaite traçabilité des opérations. Pirater une blockchain devient aussi plus difficile car il faut pirater simultanément une majorité des ordinateurs de la chaîne.

La fiabilité de la base de données partagées entre ses différents utilisateurs, sans intermédiaire, est garantie par un processus de signatures numériques, de cryptage des données et de contrôle collectif décentralisé des processus. Lors de la validation des données, quelques tâches très techniques sont dévolues à certains membres de la chaîne – les « mineurs » – dont aucun ne peut ni disposer de l’autorité globale, ni altérer les données cryptées contenues dans la base commune.

La première application du protocole blockchain, réalisée par les militants de l’Internet libre, a été la création en 2008 d’une monnaie virtuelle, le « Bitcoin », indépendante des banques et des États.

Après quelques années de quasi confidentialité, la ténacité de ses créateurs a permis de démontrer la solidité et la viabilité du concept. Le Bitcoin, d’abord utilisé comme monnaie de récompense pour les « mineurs » en compensation de leur travail, a fini par être reconnu comme moyen de paiement en ligne pour acheter des biens et des services. Le Japon fut le premier pays à reconnaître, dès 2017, le bitcoin comme monnaie légale. Depuis, plus de cent pays ont reconnu la crypto-monnaie comme moyen légal de paiement et des centaines de nouvelles monnaies virtuelles ont été créées : Bitcoin, Ethereum, XRP, Litecoin, Stellar, Tether, Monero, Cardano, EOS, etc. Des sites spécialisés offrent la possibilité de créer un portefeuille virtuel où les crypto-monnaies sont achetées ou échangées contre des devises officielles : dollars, euros, yens, yuans, etc. Les cours, encore très volatils et spéculatifs, peuvent connaître des corrections sévères d’un jour sur l’autre. Néanmoins la valeur des crypto-monnaies en circulation se chiffre déjà en milliards de dollars.

En 2019, Facebook franchit une nouvelle étape en lançant Libra, un projet de crypto-monnaie associé à un système révolutionnaire de paiement international basé sur la blockchain. Les décideurs politiques et les banques centrales ne tardèrent pas à réagir. Facebook, qui prévoyait de garantir sa monnaie sur un panier de devises internationales, se trouva immédiatement confronté à l’hostilité des pouvoirs en place. Les États virent d’un mauvais œil cette monnaie indépendante qui pouvait menacer leur souveraineté monétaire. Les grandes banques et les autorités de régulation mirent rapidement en avant la nécessité de protéger les consommateurs et érigèrent de sévères barrières règlementaires.

Facebook dut faire partiellement marche arrière. La Libra ne sera pas assise uniquement sur un panier de monnaie. La libra pourra être devenir libra-euro, libra-dollar, etc. Son taux de change vers chaque monnaie nationale se fera sous la surveillance des agences de régulation. Le réseau social, avec ses filiales de messagerie, pourra néanmoins s’appuyer sur près de 3 milliards d’utilisateurs potentiels pour crédibiliser sa monnaie privée.

La crypto-monnaie, avec les possibilités de transactions plus sécurisées et plus fiables de la blockchain, pourrait ainsi être une option prometteuse face aux cartes de crédit des banques et des opérateurs financiers. Dans un monde où le dollar a perdu de son lustre, où l’euro peine à devenir une monnaie de référence internationale et où de nombreux pays ne disposent pas de réseaux bancaires fiables, les crypto-monnaies, privées ou associatives, pourraient même devenir des alternatives aux monnaies nationales.

Pour le moment, seule la Chine, qui a fait de la blockchain une de ses priorités, a prévu la création d’une monnaie virtuelle officielle. L’objectif serait de remplacer l’argent liquide et de permettre à la Banque Populaire de Chine de lutter contre le blanchiment d’argent sale. Le gouvernement pourrait aussi suivre en temps réel ce que chaque chinois fait de son argent.

Le potentiel de la technologie blockchain va bien au-delà du domaine des crypto-monnaies et du secteur financier. Tous les domaines sont concernés : les assurances, les professions juridiques, le commerce, la grande distribution, l’immobilier, les médias, l’industrie, etc. La blockchain peut en fait déboucher sur une nouvelle forme d’économie qui élimine les intermédiaires et génère des gains considérables de productivité.

Ce sujet fait l’objet d’un chapitre entier dans L’Apogée, l’Avenir en Perspective.

Scénario pour demain

Au 20ème siècle, 66 ans seulement séparent le saut de puce de 250 mètres du premier vol des frères Wright en 1903 et le premier pas sur la Lune de Neil Amstrong en 1969. En ce début de 21ème siècle, le rythme de l'évolution des sciences et des techniques s’accélère encore davantage, dans un contexte de changement climatique. Les bouleversements qui nous attendent dans les décennies à venir seront tels qu'ils conduiront à une refondation de la civilisation humaine. Cette dernière vidéo de la chaîne YouTube "Penser le Futur" présente la synthèse des milliers de signaux faibles qui annoncent déjà ce que sera demain. D'après le livre de Jacques Carles et Michel Granger : "L'Apogée, l'Avenir en Perspective" (https://cutt.ly/7jN2ob0)

L'autopartage : Montpellier innove...en 1971 !

La première expérience de voiture partagée, l'ancêtre d'Autolib ou de ModulAuto est montpelliéraine. L'expérience fut menée en 1971 par la société ProcoTip qui utilisait un système révolutionnaire à l'époque, le tipmètre, inventé par un biterrois.


Simca 1000 (image : Wikimedia commons)

Le Tipmètre était un boitier installé sur les véhicules en libre service, en l'occurrence une flotte d'une trentaine de Simca 1000, qui commandait l'alimentation du moteur. L'utilisateur devait insérer un jeton, acheté dans les bureaux de tabac ou autres points de vente, qui lui donnait droit à un certain kilométrage : environ 20 km pour l'équivalent de 2 euros. Pour ouvrir les voiture, une clé numérotée étaient fournis aux abonnés au service.

Le système a été bien reçu par la population et a même connu un certain engouement mais, hélas, déjà à l'époque, l'incivisme faisaient des ravages. Des usagers peu scrupuleux dégradaient les véhicules ou gardaient les clés avec eux en permanence pour être certains d'avoir la voiture à leur disposition le moment voulu. Certains stationnaient même la voiture dans leur propre garage.
Faute de rentabilité, Procotip a du jeter l'éponge et déposer son bilan en 1973.

source : vidéo INA

La relance de la conquête spatiale

L'espace va devenir le principal moteur de l'économie de demain. Les cycles longs dits de Kondratiev rythment l’économie. Après le numérique et les nouvelles technologies de communication et d’information (NTIC), le spatial va prendre le relai d’ici 2050.

COVID : nouveau formulaire de demande d'aide

Les entreprises fortement concernées par la crise de la Covid-19, peuvent être aidées par le fonds de solidarité.
Sur le site impots.gouv.fr, le formulaire de demande d'aide au titre de décembre est accessible. Les demandes peuvent être déposées jusqu'au 28 février 2021.

accès au formulaire

 Image : Nicky/Pixabay

Comment bénéficier du fonds de solidarité ?
Le formulaire pour bénéficier de l'aide au titre des pertes de chiffre d'affaires du mois de décembre sera disponible le 15 janvier 2021 sur le site impots.gouv.fr. Les professionnels éligibles doivent se connecter à leur espace particulier (et non sur leur espace professionnel habituel) où ils trouveront dans leur messagerie sécurisée sous « Écrire » le motif de contact « Je demande l'aide aux entreprises fragilisées par l'épidémie Covid-19 ». Lire aussi
Fonds de solidarité pour les entreprises, indépendants, entrepreneurs
Soutien aux entreprises : les annonces de Bruno Le Maire du 14 janvier 15/01/2020