Quand grands travaux riment avec archéologie

Exposition du 17 mai 2017 au 5 février 2018
Site archéologique Lattara - Musée Henri Prades à Lattes

Les chantiers du CNM et du déplacement de l’autoroute A9. © Yannick Brossard, Oc’Via 

Menés de front, le chantier de dédoublement de l’autoroute A9 et le contournement ferroviaire de Nîmes et de Montpellier, n’ont pas été l’occasion que d’aménagements d’envergure et de prouesses techniques. En parallèle aux travaux étaient organisées, selon la législation en vigueur depuis 2001, des fouilles archéologiques préventives tout au long des tracés, impactant environ 1 200 ha. Des diagnostics posés par l’Institut National de Recherche et d’Archéologie Préventive (Inrap) entre 2008 et 2012 ont révélé une centaine de sites, du Paléolithique ancien à la fin du Moyen-Age, sur des zones explorées depuis trente ans (près de Nîmes, dans la plaine littorale entre Montpellier et Lattes ou sur les coteaux du Lunellois) mais aussi sur des secteurs méconnus, dans les Costières, la plaine de la Petite Camargue et de Mauguio. A la suite de ces diagnostics, balayant 300 000 ans d’histoire humaine du Languedoc oriental, 28 sites archéologiques ont fait l’objet d’une fouille préventive extensive entre septembre 2012 et juillet 2014. Ces chantiers d’ampleur et d’urgence – le temps était compté avant de redonner place aux travaux – ont mobilisé 170 archéologues sur plus de 32 ha, dans 14 communes du Gard et de l’Hérault.
Les vestiges qu’ils livrent sont à la hauteur du défi relevé. L’humain y apparaît, central, dans sa présence la plus reculée, près de Nîmes, sur un site du paléolithique inférieur sans équivalent régional, dans son habitat, ses modes de vie, ses activités quotidiennes tournées vers l’agriculture et l’élevage, ses rites funéraires. Eclairées sous de nouveaux jours par  ces fouilles, nos connaissances s’enrichissent, nos visions se renouvellent, à l‘exemple de celle, transversale, d’un habitat intercalaire peu connu en plaine, entre collines et lagunes. Une quinzaine de sites du néolithique illustrent « la précocité de l’impact anthropique ainsi que la densité des occupations humaines » selon la synthèse de l’Inrap, comme ces vestiges du néolithique final étudiés sur une grande surface et sur six siècles à La Cavalade près de Montpellier.

Aimargues, maison à pièce unique ©M.Couval, Inrap 

Une dizaine de fouilles mettant à jour chemins, cultures, parcellaires et établissements ruraux, « renseignent sur la construction et l’évolution du paysage antique », La Voie domitienne, grand axe de communication entre Rome et l’Espagne y apparaît à des chronologies différentes, avec ses relais, ses ateliers de potiers, ses ramifications, à Codognan ou Vergèze, ses survivances dans les cadastres et la campagne, près de Castries. On y envisage l’homme antique vivant, travaillant, priant. Un des plus anciens fours à chaux observés dans le Sud de la France (30 à 140 de notre ère) a été ainsi retrouvé à Baillargues. Les découvertes liées à l’activité viticole se sont multipliées, témoignant du poids de la viticulture dans notre région depuis l’Antiquité[1] : parcelles de vignes, chais, dolia, outils agricoles se dévoilent à Lattes, à Mudaison ou Aimargues.
Quant à la période médiévale, l’exploitation des vestiges renouvelle l’histoire d’un habitat rural méconnu et peu documenté, alors que plus de 90 % de la population vit à l’époque en campagne. Une villa suivie du Ve au XIIIe siècle près d’Aimargues, une manse, exploitation agricole à l’origine de nos mas, transformée peu à peu en village fortifié à Castries, fournissent autant d’exemples de la transition, observée sur plusieurs siècles, entre villa antique et village médiéval. De même, les archéologues ont pu suivre l’exploitation du terroir –le mot apparaît au Moyen-Age- sur de longues durées, à Mauguio (site de Lallemand) ou à Vergèze.
Les fouilles rigoureuses, presque austères, restituent parfois quelques objets nous emplissant d’émotion. Ici, un autel à Jupiter, là une tête de Silène, une serpette, une enseigne de pèlerinage font ressurgir la main de l’homme, ses croyances, sa pensée, ses outils.

     
           Autel figurant Jupiter, Lattes                                                                                     Serpette, Mauguio


Enseigne de pèlerinage, Castries

Ces fouilles préventives extensives de grande ampleur ne restent pas lettre morte auprès des publics, puisque l‘INRAP a décidé de partager ses découvertes avec le plus grand nombre. Appuyés par des conférences et des expositions, les chantiers archéologiques ont été ouverts à la visite, accueillant près de 3 500 visiteurs. Depuis le mois de mai, l’Inrap met en ligne, à la disposition du public, un atlas archéologique[2] très fourni, rassemblant synthèses, données précises sur chaque site fouillé et iconographie. Une exposition  au Musée Henri-Prades à Lattes, « Circulez, y a tout à voir ! » retrace les découvertes, reconstitue la vie quotidienne aux époques préhistoriques, antiques et médiévales. Ces temps, du plus lointain passé comme plus proches, resurgis … grâce à des travaux autoroutiers et ferroviaires du XXIe siècle.
Florence Monferran

Exposition du 17 mai 2017 au 5 février 2018
Infos pratiques : 
Site archéologique Lattara - Musée Henri Prades
390, avenue de Pérols
34970 Lattes
04 67 99 77 20
Sur réservation au 04 67 99 77 24 ou 04 67 99 77 26: Visites guidées, Tarif : 5 € par personne et Ateliers pour enfants (à partir du cycle 3) : Le labo du petit archéo, Tarifs : 3 € par enfant et par séance / 2,30 € par enfant et par séance, sur présentation de la carte Pass’Métropole
www.museearcheo.montpellier3m.fr

Photos: INRAP


[1] Voir l'article « La viticulture au cœur des découvertes archéologiques de l’Inrap » en rubrique Terroirs/vigne
[2] http://www.inrap.fr/atlas-archeologique-entre-nimes-et-montpellier-contournement-ferroviaire-et-12694

Show Swing Cat

Dimanche 25 juin Show Swing Cat


Pour terminer l'année en beauté, les fondateurs et directeurs des studios Swing Cat, Cathy et Gilbert, proposent un show plein de joie, de gaieté et d'entrain dans un cadre exceptionnel: le Théâtre Jacques Coeur de Lattes.
Elèves et Professeurs vont faire vibrer le public au rythme des danses  Swing, Balboa, Salsa, Lindy Hop....
Une belle idée de sortie pour petits et grands ce dimanche 25 juin de 18h à 22h et qui sait, peut être un coup de foudre pour ces danses et une envie de rejoindre ces danseurs à la prochaine rentrée.
Pensez à réserver vos places au Théâtre Jacques Coeur.

Marie-Thérèse NEGRE

6000 fadas attendus à Lattes

La 4e édition de la Ruée des Fadas s'élancera sur 8 et 12 km autour de Lattes, le 3 juin 2017.

La course à 45 obstacles séduit chaque année 6 000 adeptes de la course à pied.

Ce jour-là, le départ de la première vague sera donné aux arènes de Lattes dès 9h puis tous les quarts d'heure. Le maître mot est "être déguisé ou maquillé", les départs se font par équipes avec à leur tête un capitaine.

A "La Ruée", tous les Fadas sont déguisés et relèvent le challenge de l’extrême grâce à l’esprit d’équipe, l'entraide, le mental et le dépassement de soi. Mais, jamais en échec à La Ruée des Fadas, tous les obstacles peuvent être contournés !

Des ravitaillements seront mis à disposition des participants tous les 4 km environ (en fonction du terrain et de sa topographie). Chaque participant doit veiller à disposer, au moment de quitter le ravitaillement, de la quantité d’eau et de solide nécessaire pour rallier le ravitaillement suivant.

Cette année, le bénéfice des ventes sera reversé à Kheir d'Afrik, l'association française humanitaire de chiropratique, qui revient d'une 12e mission auprès des patients du Burkina Faso.

Pour en savoir plus : Ruée des fadas

Inscription par téléphone uniquement : 07 82 21 02 90

Exposition Arnaud Vasseux

Musée Henri Prades de Lattes
Du 29 avril au 9 octobre 2017

Espace du Frac à Montpellier
Du 28 avril au 29 septembre 2017
Rue Rambaud 

Comme pour un livre, fixer un titre à une exposition est l’aboutissement d’un choix qui va refléter le mieux les idées forces du contenu de l’exposition. « Du double au singulier » est inspiré de l’expression « du simple au double ». 

Pour l’artiste, ce projet est l’occasion de faire dialoguer des objets de la collection archéologique du musée Henri Prades avec certaines de ses œuvres anciennes et récentes, mais aussi de réaliser des interventions sculpturales à partir d’un choix d’objets antiques issus des réserves.

Il y a deux institutions, le Frac et le musée Henri Prades de Lattes, mais une seule exposition au sein de deux espaces muséaux.

Arnaud Vasseux, Arnaud Vasseux, professeur de sculpture et de volume à l'école supérieure des  Beaux-arts de Nîmes, expérimente l’empreinte et le moulage pour reproduire des objets anciens avec des techniques de notre temps. Une même exposition déployée en deux temps et deux lieux, au Frac de Montpellier et au site archéologique Lattara. 

Il y a toujours quelque chose d’inattendu dans un tel processus. Il y a un écart qui se joue dans un espace « infra mince », qui est essentiel dans le rapport au réel.

Dans l’application de ces techniques, il y a beaucoup de tâtonnements. On ne peut pas parler de maitrise. A chaque fois, Arnaud doit en repasser par l’attention, une attention maximum. Ce sont ces observations, ces corrections, ces ajustements, qui font la valeur d’une expérience, d’un savoir faire.

Le visuel de l’expo montre un dé en os dans une main vivante. Arnaud souligne l’importance des sensations captées dans le toucher avec les objets. Il y a une grande différence de ressenti entre voir un objet et le toucher, le porter.

Il en résulte une prise de conscience qui s’élargit. La conscience de notre ignorance doit nous rendre très humble par rapport à l’Histoire. Notre monde actuel est dans une logique économique de profit, de croissance (« du simple au double »). Visiter cette expo incite grandement à penser les choses, non en termes de quantité mais en termes de qualité.

A.H

A Lattes, ce que les parfums ont apporté à notre civilisation

Immersion dans l'Antiquité autour du verre et de la cosmétique 

Après la journée sur les brasseurs et l'alimentation au temps des Gallo-romains l'an passé, les responsables du site archéologique Lattara - Musée Henri Prades de Lattes ont accueilli près de 300 personnes  en ce printemps 2017.

Un four de verrier construit et démarré à 4 heures du matin, deux souffleurs de verre lorrains en tenue gauloise dissertant sur la technique et s'affairant sur les creusets contenant le verre à l'état liquide dans le respect de l'esprit archéologique romain ; plus loin un stand de résines, de poudres odorantes, de fioles et des balsamaires contenant des huiles parfumées, des onguents pour la peau, voilà pour le décor planté dans les jardins du musée !

Du foyer au cueillage du verre

On apprit ainsi que fondre du verre à partir du feu de bois nécessite des gestes précis. A l'aide de leur canne métallique, Les Infondés prélèvent la paraison qui sera travaillée en volume par un souffle continu, puis le souffleur régularise et allonge la matière par un travail à la cuisse sur une plaque de marbre. « Cette étape est primordiale car le verre ne supporte pas la baisse de température de 1 000 degrés au contact de l'air, la pièce ne sera froide que le lendemain car nous la stockons dans le four à 500 degrés pour ne pas provoquer un choc thermique... », précisent les Infondés. Les questions du public fusent alors, lorque la pièce formée est présentée aux visiteurs. « Bien sûr, il est possible de colorer le verre ! C'est le rôle des oxydes de fer, de cuivre et de cobalt contenus dans le sable, car le verre à l'origine est légèrement verdâtre », ajoutent amusés les verriers.

Fumigation, turibulum et simples

Le long stand bien achalandé de l'association Enarro permit un fabuleux voyage dans le monde des résines et autre hysope aux vertus purificatrices mentionnée dans la Bible.

Après avoir donné l'étymologie du parfum "par la fumée" en latin, l'aimable animateur ne s'est pas contenté de présenter l'encensoir et le braséro qui diffusaient le précieux encens pour parfumer les vêtements et les intérieurs des maisons gallo-romaines. Les techniques d'exsudation sur les arbres connues dès l'Ancienne Egypte, l'histoire des rituels religieux  pratiqués par les Chrétiens dès le IVe siècle ont jalonné les commentaires Avec générosité et exemples à l'appui, les visiteurs purent saisir les tubercules d'iris, toucher la poudre rouge issue du sang du dragon ou dragonnier d'origine africaine, les poudres de myrrhe aux vertus antiseptiques, de l'oliban connu sous le vocable d'encens - ce qui est brûlé - dont la résine fut l'objet d'un commerce élargi entre les Indes orientales et l'Europe et qui brûlait dans les temples et les demeures. Et d'ajouter « ... l'encens mâle, ce produit onéreux, coûtait plus cher que son propre poids en or comme Pline l'Ancien le rapporte dans son Histoire naturelle et il était impossible pour les marchands de connaître les secrets des plantations détenus par les Africains. En fait, ce n'était pas leur intérêt car le secret était préservé par les caravaniers venus de Syrie, d'Egypte et d'Arabie. Une véritable stratégie commerciale pour assurer la richesse de ces familles !», souligne Enarro. 

Nous quittons avec regret l'arbre à myrrhe, le storax un des grands encens d'Egypte qui éloignait les forces occultes, et autre résine provenant de la sève sécrétée par les arbres, les simples ou bonnes herbes pour se rapprocher des parfums, des huiles classiques à base de jasmin originaire d'Asie et d'Egypte au parfum envoûtant, d'écorce de cannelle de Ceylan aujourd'hui le Sri Lanka tandis que l'animateur nous plonge dans le culte religieux autour du nard de l'Himalaya dont l'utilisation remonte à la nuit des temps. Evoqués par Pline, encore lui, les rhizomes broyés participaient aux embaumements et participaient à dissiper les souffrances psychiques lors des rituels religieux. « Les ampoules de nard étaient cassées sur les statues de la Vierge pour l'oindre, et il fallait se saigner aux quatre veines pour offrir une once de nard au prix exorbitant pour l'époque de trois cents deniers, quasiment que le salaire annuel de l'ouvrier  ...», conclut Enarro. 

Un vrai voyage sensoriel réussi qui a su toucher toutes les générations et dont on ressort vivifié. Les démonstrations emportèrent un succès auprès des grands comme des petits et furent prolongées par des visites commentées de la collection permanente du musée archéologique du port antique de Lattara occupé du IVe siècle avant notre ère au IIIe siècle de notre ère. Les visiteurs purent découvrir les vestiges de l'ancienne cité mis au jour lors des campagnes de fouilles menées depuis 1963. Un plaisir à renouveler pour retrouver ces ateliers lors de la prochaine manifestation de l'archéologie expérimentale aux prochaines vacances de Pâques en 2018.

Prochain événement culturel sur le site : "Archéologie et grands travaux entre Nîmes et Montpellier" du 19 mai 2017 au 5 février 2018. Du Paléolithique au Moyen Âge, ce sont plus de 300 objets qui seront présentés au public, issus des fouilles de deux grands chantiers. Celui du contournement ferroviaire de Nîmes-Montpellier et celui du déplacement de l'autoroute A 9 à Montpellier.

Vernissage mardi 16 mai 2017 à 18h30

Les secrets du verre

Une journée de découverte autour du verre et de la beauté dans l'antiquité

Mercredi 5 avril, le site archéologique Lattara - musée Henri Prades, à Lattes, propose au grand public une journée de découverte autour du verre et des cosmétiques dans l'Antiquité. De nombreuses démonstrations d'archéologie expérimentale seront données dans les jardins du musée.

Crédit photo : Association Ēnarrō

Quatre temps forts à ne pas manquer
Une séance de soufflage de verre au four à bois
Les Infondus proposent une démonstration exceptionnelle de soufflage de verre au four à bois. Ils conteront l'histoire de ces artisans pionniers qui, comme eux, étaient sous l'emprise de cette matière envoûtante et toujours enchanteresse.

Un voyage parfumé à travers l'Antiquité
L’association Ēnarrō invite le grand public à un voyage parfumé à travers le temps et l’espace avec son atelier « Parfums et senteurs de l’Antiquité ».

Une découverte des secrets de beauté à l'époque romaine
L'association Les Fées Bottées, grâce à ses produits cosmétiques, dévoile les secrets d’hygiène et de beauté utilisés à l’époque romaine.

Une visite guidée dans les collections permanentes du musée
Pour compléter ces démonstrations uniques, des visites guidées sur la thématique de l’hygiène dans l’Antiquité sont proposées dans les collections permanentes du musée.

Informations pratiques
Mercredi 5 avril 2017
De 10h à 12h00 et de 14h00 à 17h00
site archéologique Lattara - musée Henri Prades
390 avenue de Pérols - 34970 Lattes

Entrée libre - Tous publics

Le pont Youri Gagarine entre Odysseum et Lattes

Le pont Youri Gagarine va faciliter le lien entre Odysseum, l’avenue Georges Frêche et Lattes

Dans le quartier nouvellement baptisé Cambacérès, le Pont Youri Gagarine, reliant du Nord au Sud les communes de Montpellier et de Lattes, s’ouvre à la circulation.

Inauguration du pont Youri Gagarine

Le pont reliant les commune de Lattes et Montpellier sur le quartier de Boiragues a été inauguré cet après-midi. Si vous empruntez le chemin du Mas Rouge, vous pourrez traverser cet ouvrage pour rejoindre le quartier d'Odysseum.

L'ouvrage d'art dont la finalisation marque une étape importante dans les chantiers du Contournement ferroviaire de Nîmes et Montpellier (CNM) et du déplacement de l’A9 qui prendront fin tous deux en 2017 fut inauguré en présence de, Philippe Saurel, Maire de Montpellier et Président de Montpellier Méditerranée Métropole, Salvador Nunez, Directeur d’opérations Vinci Autoroutes et Thierry Parizot, Directeur général d’OC’VIA.

L’ouverture du Pont Youri Gagarine, accélérée sous l’impulsion de Philippe Saurel, témoigne également d’une avancée significative au cœur du quartier Cambacérès, qui accueillera la future gare Sud de France, le bâtiment dédié à la French Tech ou encore le futur complexe sportif.

Un partenariat Oc’Via et VINCI Autoroutes

Il constitue un véritable axe de désenclavement au cœur d’un quartier en fort développement. Dessiné par les architectes Alain Spielmann et Jean-Pierre Duval, il enjambe les 6 voies de la future LGV ainsi que les 6 voies de la nouvelle autoroute A9. Sa construction, qui s’est déroulée de juin 2014 à août 2015, est le fruit d’une étroite coopération entre les deux maîtres d’ouvrages, Vinci Autoroutes et Oc’Via, et leurs entreprises.

Oc’Via et VINCI Autoroutes ont chacun réalisé l’ouvrage de franchissement de leur propre infrastructure ; l’ouvrage intermédiaire a été construit par VINCI Autoroutes, avec un co-financement d’Oc’Via Construction à 50/50.

Déclaration pour état de catastrophe naturelle

La commune de Lattes a été reconnue en état de catastrophe naturelle à l'issue des intempéries du 13  au 14 octobre 2016 au titre de « Inondations et coulées de boue ».

Les sinistrés disposent d'un délai de 10 jours à compter de la parution au Journal officiel (le vendredi 3 mars 2017) pour saisir leur compagnie d'assurance de l'état estimatif de leurs pertes afin de bénéficier d'une indemnisation.

Un commissariat commun des policiers à Lattes

La commune de Lattes située au sud de Montpellier et intégrée dans la Montpellier Méditerranée Métropole comptabilise une population de  16 248 habitants répartis sur 28km2. Depuis le départ de la brigade à Palavas-les-Flots dans les années 90, seuls les policiers de la Sécurité publique étaient restés en place.

Ce mardi 21 février 2017, Guillaume Saour, Directeur de Cabinet de la préfecture de l'Hérault, a inauguré les locaux mutualisés des Polices Nationales et Municipales de Lattes.

Sur la base d'une convention de coordination, la Police Nationale et la Police Municipale travaillent en partenariat au terme d'un processus validé par les représentants de l’État dans le département de l'Hérault, ainsi que par l'autorité judiciaire.

Cette mutualisation répond à la nécessité d'une action publique plus performante, plus efficiente et davantage de solidarité territoriale.

 Les avantages de la mutualisation : 
- une proximité accrue, pour un échange d'information plus rapide et plus pertinent,
- un guichet unique, pour l'accueil et l'orientation du public, 
- le Centre de Supervision Urbaine (CSU, Police Municipale), basé dans les locaux pour un visionnage en direct des 40 caméras implantées sur la commune, 
- une meilleure sécurisation des locaux, avec présence des patrouilles 24/24h,
- un projet d'une mutualisation du standard téléphonique.

 Les missions des Polices Nationales et Municipales :
- Prévention : présence aux abords des établissements scolaires, contact avec la population, les commerçants, les institutions... 
- Dissuasion : patrouilles véhiculées ou pédestres, surveillance générale de la commune, police de la route, présence aux manifestations sportives et culturelles locales, 
- Répression : verbalisation, interpellation des auteurs d'actes délictuels... 
- Accueil du public : prises de plaintes et suivi des pièces parquet (PN).

 

Belle exposition de la Grande guerre

En ce 11 novembre 2016, dans le cadre de l'exposition "1916... cent ans déjà", une foule de Lattois s'était déplacée à l'Espace Lattara lors du vernissage qui réunit toutes les générations autour de la grande Guerre. L'hommage au centenaire de la Bataille de Verdun et de la bataille de la Somme révéla une exposition pégagogique et émouvante, expliquée aux jeunes.

Engouement des Lattois et de la jeunesse

Autour des vitrines se pressaient pionniers et caravelles, compagnons, scouts et guides de France de Lattes qui ne manquaient pas de demander des explications aux plus anciens, souvent des militaires, capitaine de l'armée de l'air, lieutenant colonel de l'infanterie à la retraite.

Tout près d'eux, les jeunes de l'association Oxygène de Lattes accompagnés de leurs familles vendaient les bleuets de France, symbole national de Mémoire et de Solidarité qui vient en aide aux anciens combattants et à leurs jeunes frères d’armes, à leurs femmes, aux pupilles de l'Etat et familles en cas de blessure ou de décès ainsi qu’aux victimes d’attentats.

 

 

 

Des collections personnelles

En cette période de commémoration de la 1ère guerre mondiale, Lattes a fait appel aux habitants pour recueuillir des témoignages, des objets historiques, des affiches de leurs aïeuls ayant combattu vaillamment lors de la Bataille de la Somme en 1916 tel que Ferdinand Coste, dix-neuvième lattois mort pour la France. Résultat, une belle exposition colorée, riche en souvenirs des héros et enrichie par de nombreux prêts des familles lattoises : paires de guêtres de régiment de dragons, plaques d'identité des soldats, cartouches aussi longues qu'un obus de canons 75 modèle 1897, douilles d'obus allemands et français, vases et cendriers décorés d'un médaillon allemand à base de douilles sont exposés sous vitrines au côté des certificats de bonne conduite, de fusils Lebel considérés par les soldats français comme le véritable fusil moderne et le Mauser Gewher 98 modèle standard de l'armée allemande avec sa baïonnette. Sur de grands panneaux, de nombreux documents affichaient l'actualité reprise par Le Petit journal illustré de 1916 et des périodiques de l'époque qui en disaient long sur cette longue période de quatre ans vécue par les Poilus...

Dans une ambiance de respect et d'émotions, l'exposition, associée à l’ONAC et organisée par le comité de rédaction du journal trimestriel illustré lattois, s’attache encore une fois à transmettre aux jeunes générations les valeurs traditionnelles de la République. Une approche riche sous forme de diverses thématiques particulièrement  intéressantes : le Chemin des Dames, les bases arrières, le personnel du service santé aux Armées, les étapes vers la guérison, l'armée française en Champagne-Ardenne, les villes après les bombardements.