Les grandes chansons francophones par Philippe Raybaud : " C'est pas facile " Carol Arnauld.

 

– Les grandes chansons francophones par Philippe Raybaud : " C'est pas facile " Carol Arnauld.

 

Comme chaque jeudi, nous vous invitons à découvrir une chanson francophone. Aujourd’hui, nous vous dévoilons : " c'est pas facile " de Carol Arnauld.

 

Cette chanson enregistrée en 1986, traite du décès du frère de la chanteuse. Ce frère qui croise la route d'un chauffard et perd la vie. On y ressent la souffrance de la mère et celle de Carol.

 

Carol se confie : " c'est mon histoire, mais je me suis rendu compte que c'était l'histoire de beaucoup de gens. Même encore aujourd'hui, elle existe dans le cœur de tout le monde. Je revenais de la plage, mon frère était décédé un an en arrière. Je suis entrée dans la caravane, j'ai regardé la photo de mon frère, la mélodie est venue comme ça : "c'est pas facile, de regarder une photo de toi..." ; j'ai pris ma guitare, mon papier, mon crayon, et la chanson est sortie, tout doucement, tranquillement ".

 

Elle figure en dixième position du " Top 50 " durant six semaines, et obtient un disque d'argent avec près de 250 000 exemplaires vendus.

 Suivront les succès : « J’ai grandi trop vite », « Toi qui voulais un enfant », « Le vieil homme et l'Irlande » et « Si tu pars »…

 

Carol Arnauld :

Chanteuse particulièrement discrète, elle tourne le dos au monde de la chanson et s'enfuit en Bourgogne pour vivre d'autres expériences.

 Qu'est devenue la chanteuse, bien des années après le tube qui l'a rendue célèbre ? Carol s'explique alors :  " En 1990, le show-business commence à m’agacer… J’aime chanter, mais les gens de ce métier me déçoivent. Il y a un tel manque de sincérité… et puis j’ai un tract fou dès que je monte sur une scène. Je travaille alors sur mon troisième album, mais il ne verra jamais le jour. J’ai pris la décision d’arrêter ce métier et je casse mon contrat. J’ai envie d’une autre vie et de me lancer dans l’une de mes autres passions… la cuisine .Je fais d'autres choses à côté, qui reflètent aussi ça parce que je suis dans un milieu de créations de toute façon. Je ne chante plus, pour de vrai, on va dire".

 Philippe Raybaud

Les grandes chansons françaises par Philippe Raybaud : découverte d'Hélène Martin " Le condamné à mort "

Les grandes chansons françaises par Philippe Raybaud : découverte d'Hélène Martin " Le condamné à mort " poème de Jean Genet.

 

Le condamné à mort est un poème écrit en 1942 par Jean Genet (1910-1986), alors qu'il était interné à la prison de Fresnes pour vols.  Le poète a composé ces vers en réaction à un prix obtenu par un autre prisonnier, pour un poème qu'il jugeait facile et conventionnel. Il écrit alors le Condamné à mort, qu'il dédie à un jeune assassin, Maurice Pilorge, personnage qui le fascine et qui est l'objet des fantasmes décrits. Genet y brosse les thèmes de l'amour entre prisonniers, de son admiration pour ce voyou, du peu de valeur de la vie pour un être d'exception qu'est, selon lui, Pilorge, et de son homosexualité.  Maurice Pilorge (19 mai 1914-4 février 1939. Il a 24 ans)  Guillotiné à Rennes pour avoir tué son complice de nombreux vols et- qui est son amant. Il a inspiré Jean Genet pour la rédaction de son poème Le Condamné à mort en 1942.

Hélène Martin, amie d'Aragon et chanteuse des poètes, s'est le 21 février 2021 à l'âge de 92 ans.

Méconnue du grand public, l'artiste "perfectionniste" laisse derrière elle de sublimes interprétations.  Ses proches nous parlent d’elle avec une forte émotion teintée d’une immense admiration. La chanteuse, auteure-compositrice et poète Hélène Martin, qui a mis en musique les textes de célèbres poètes et amis, dont Louis Aragon et Jean Giono. Hélène Martin est née le 10 décembre 1928 à Paris, où elle se lance dans la chanson dans les cabarets parisiens. Au début des années 60, elle a l'idée de mettre en musique des poètes en adaptant des œuvres de Jean Genet, dont Le Condamné à mort. Il l'encourage alors dans cette voie. Sa voix chaude d’alto séduit rapidement le public.

Hélène Martin poursuit sa carrière d’artiste en chantant les textes de nombreux poètes, dont René Char, Pablo Neruda, Jean Giono, et surtout Louis Aragon. "Hélène chantait à l’époque au Petit Pont et à l’Écluse. Aragon et Elsa venaient les écouter régulièrement, je pense que c’est comme ça qu’ils sont entrés en contact, ils ont travaillé ensemble pendant de longues années", témoigne Brigitte de Saint-Martin, sa collaboratrice: "Hélène prenait parfois des pages en prose d'Aragon pour les mettre en chanson. Leur relation a été très respectueuse et intime. Aragon aimait beaucoup Hélène, c'était fructueux : Aragon aimait être mis en musique, contrairement à d'autres poètes."

Jean Cohen Solal, compositeur, lui a tenu la main, la veille de sa mort. "Je ne l’avais pas vue depuis quelques mois. Je l’ai trouvé diminuée et mourante, elle me disait qu’elle était morte", confie-t-il, la voix un peu tremblante. "Elle était consciente de ce chemin inéluctable."

Primée 3 fois par l'Académie Charles Cros, par l'Académie française du Disque, et par la Sacem, Hélène Martin avait aussi été nommée Officière de l'Ordre des Arts et Lettres. À la tête de sa propre maison de production, elle a également interprété ses propres poèmes et parmi ses multiples albums, avait signé Liberté Femme, inspirée par ses engagements féministes.

 

Philippe Raybaud

 

GEORGES MOUSTAKI, POÈTE INTEMPOREL

Le portrait de la semaine par Philippe Raybaud.

 

GEORGES MOUSTAKI, POÈTE INTEMPOREL.

 

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Georges Moustaki naît le 3 mai 1934, en Égypte, à Alexandrie, où ses parents tiennent une librairie. Amoureux de la culture française, ils inscrivent Yussef Moustaki, que l’on prénomme déjà Joseph, dans une institution scolaire française. Très vite, il se passionne pour la littérature et écoute avec attention les chansons de Charles Trenet, Tino Rossi ou Édith Piaf.
Bac en poche, il quitte son pays pour s’installer en France, et vit chez sa sœur et son beau-frère, qui tiennent une librairie.

aaabouCapture d’écran 2022-09-10 104356Passionné de musique, il se rend fréquemment dans les cabarets parisiens, et découvre un jeune interprète débutant, Georges Brassens. Très impressionné, il se convainc de suivre l’exemple de cet artiste. Sur sa guitare, cadeau de sa mère envoyé d’Alexandrie, il compose ses premiers accords et écrit ses premières chansons. Quelques mois plus tard, au détour d’une rencontre fortuite dans la librairie de son beau-frère, il rencontre, une nouvelle fois, Georges Brassens et lui présente ses premiers textes. Encouragé par le maître, Joseph Moustaki se promet de persévérer dans cette voie. Il emprunte le prénom de son maître et devient Georges Moustaki.
En 1958, il fait la rencontre d'Édith Piaf. L'amour qu'ils se vouent inspire Georges et diverses chansons dont “ Milord “, viendront enrichir le répertoire d’Édith Piaf.

 

Georges Moustaki écrit pour de grandes vedettes dont Barbara. Lié d’amitié à cette “ Longue dame brune “,

Georges Moustaki lui écrira de nombreux textes et la suivra même, en 1968, tout au long de sa tournée. Un soir, atteinte d'un malaise, Barbara refuse de monter sur scène, Georges Moustaki la remplace et effectue, ainsi, ses premiers pas sur scène. En 1969, il publie son premier 45 tours “ Le Métèque “, écrit quelques années auparavant. Le succès est tel, qu’on le prie d’enregistrer, dans la foulée, son premier album.


Artiste très productif, Georges Moustaki enregistrera chaque année un nouvel album : entre 1972 et 1981 paraîtront neuf albums originaux. Homme de scène et de contact, Georges Moustaki passera l’essentiel de son temps sur les scènes des quatre coins du monde.

 

En 1988, Georges Moustaki publie son premier livre “ Les filles de la mémoire “ préfacé par le grand écrivain Jorge Amado. Georges Moustaki décède dans la nuit du 23 mai 2013 à l'âge de 79 ans. Ce poète intemporel, égaré dans un siècle improbable nous laisse une œuvre riche et abondante. Il faisait partie de ces hommes tendres et sincères que l'on aurait aimé rencontrer, pour s'en faire un confident, un ami.

Philippe Raybaud.

 

    

Philippe Raybaud propose dans les grandes chansons françaises : "Pauvre Rutebeuf."

 


Comme chaque semaine, nous vous invitons à découvrir une grande chanson française. Aujourd’hui, nous vous dévoilons : pauvre Rutebeuf ( paroles Rutebeuf musique Léo Ferré) interprétée par Joan Baez.
 
Poésie médiévale, Rutebeuf (1230-1285) poète, trouvère et auteur satirique du moyen-âge.
 Pauvre Rutebeuf, reprend en musique la poésie d’un troubadour du XIIIe siècle. Troubadour champenois, dont on ne se rappelle que le nom, Rutebeuf chante dans cette complainte les petits malheurs de son existence, la laideur de sa femme et la pauvreté dont il est accablé…
 

 

Joan Baez :
 
Joan Baez a délivré son message de liberté, d'égalité et de paix en s'appuyant sur la musique folk et la country. " Vous n'avez pas le loisir de choisir quand et comment vous allez mourir. Vous pouvez toutefois décider comment vous allez vivre". Des propos de Joan Baez qui donnent toute l'étendue du personnage, une artiste qui combat les inégalités politiques et sociales. Comment pourrait-il d'ailleurs en être autrement lorsque son père est mexicain, sa mère irlandaise et que l'on a vécu son enfance en Californie du Sud ?  Elle lutte contre la ségrégation raciale qui continue de se développer tout au long des années 60 ; un combat qu'elle mènera de nouveau dans les années 80 en s'élevant contre l'Apartheid en Afrique du Sud.
 
La Folk devient pour la chanteuse le moyen de défendre ses idéaux qu'elle partage avec Bob Dylan , un fervent pacifiste qu'elle rencontre en 1963 et dont elle lance la carrière et interprète de nombreux titres. Dès lors, ses chansons prennent un tournant politique, notamment avec "We shall over come".
( Nous vaincrons ).  Avec son mari, David Harris, également pacifiste, la chanteuse folk populaire se mue en interprète country.
 
Alors qu'un vent conservateur souffle sur les États-Unis, Joan Baez passe beaucoup de temps en Europe, où elle se produit régulièrement, notamment en France avec un concert caritatif organisé en 1980 pour la veillée de Noël sur le parvis de Notre-Dame de Paris. 25.000 personnes assistent à cette représentation qui s'achève en apothéose avec le titre de Bob Dylan "Blowin' in the wind" accompagné par les orgues et les cloches de la cathédrale.
 
Dans les années 90, elle reprend son bâton de pèlerin pour défendre les laissés pour compte de Bosnie et sera l'une des premières artistes à se produire à Sarajevo. En 1995, elle soutient les femmes dans son album "Ring them bells" où elle chante notamment avec Indigo girls, un duo solidaire de la communauté lesbienne.
 
Attachée au public français, Joan Baez est de retour dans l'hexagone en octobre 2008 sur la scène parisienne du Palais des Congrès.
 
En 2008, elle fait paraître son premier album en cinq ans, «Day After Tomorrow», enregistré à Nashville. Il entre dans le Top en Grande-Bretagne et aux États-Unis.
 
Joan Baez s’embarque ensuite pour une tournée internationale ininterrompue depuis dix ans, et passe plusieurs fois par la France. En 2011, elle y donne 8 concerts.
 
De Woodstock à la Fête de l'Humanité, Joan Baez a délivré son message de liberté, d'égalité et de paix en s'appuyant sur la musique folk et la country. Le 18 mars 2011, elle reçoit un hommage d’Amnesty International pour ses services rendus à la cause des droits de l’Homme.
 
Sa voix s'élève aujourd'hui encore sans rien avoir perdu de sa spontanéité, de son naturel et de sa force de témoignage.

Philippe Raybaud.
 
 

Week-end musique "À l'opéra chez les Despous !" 10 et 11 septembre 2022

Grâce à l’exposition « Musique ! A l’Opéra chez les Despous » qui retrace la vie musicale de la ville de la fin du XIXe siècle à aujourd’hui, le public pourra profiter, en musique, du partenariat noué entre l’Opéra Orchestre National de Montpellier et le musée Fabre, lors du week-end festif du 10-11 septembre de 14h à 18h.

Les musiciens de l’orchestre proposent d’interpréter un programme choisi pour l’occasion, qu’ils invitent à découvrir au fil des intérieurs feutrés de l’hôtel particulier de Cabrières-Sabatier d’Espeyran.

Au programme

Samedi 10 septembre

  • Quatuor de trombones et tuba :

Thomas Callaux, Juliette Tricoire, Vincent Monney, trombones. Tancrède Cymerman, tuba.

Passage 1 : 14h15
Passage 2 : 15h30

Beatriz De Diaz « Je chanterai ce que je n’aurais pas voulu chanter »
Diego Ortiz (1510-1570) : « Recercada primera e segunda »
Antonio de cabezon (1510-1566) : « La dama le demanda »
Antonio Vivaldi (1678-1741) : « allegro de sonate»
Claude Debussy (1862 - 1918) : « la fille aux cheveux de lin »

  • Le Tricorde :

Aude Perin-Dureau, violon. Estevan de Almeida Reis, alto. Benoit Levesque, contrebasse.

Passage 1 : 15h
Passage 2 : 16h30

Jean Sebastien Bach (1685–1750) – Variations Goldberg (extraits) - arrangements pour trio à cordes par Dmitri Sitkovetsky

  • Quatuor Vocal :

Hwanyoo Lee, soprano, Alexandra Heiser-Dauphin, mezzo-soprano, Hyoungsub Kim, ténor, Albert
Alcaraz, basse.

Passage 1 : 16h
Passage 2 : 17h

Claude Debussy (1862 - 1918) : « Dieu! Qu’il la fait bon regarder, n.1 » (de ‘Trois Chansons de Charles d’Orléans’)
Giuseppe Verdi (1813 - 1901) : « Ave Maria, n.1 » (de ‘Quatri pezzi sacri’)
Edvard Grieg (1843 - 1907) : « Velsignede Morgen » (de ‘Peer Gynt’)
Maurice Ravel (1875 - 1937) : « Ronde, n.3 » (de ‘Trois Chansons’)

Dimanche 11 septembre

  • Quatuor de cors :

Sylvain Carboni, Eloy Schneegans, Jean-Charles Masurier et Marie Benoit.

Passage 1 : 14h15
Passage 2 : 15h30

Nickolai Tcherepnine (1899-1977) : suite
Eugene Bozza (1905-1991) : suite

  • Duo d’altos :

Estevan de Almeida Reis et Eric Rouget altos

Passage 1 : 15h
Passage 2 : 16h30

Wihlem Friedemann Bach (1710-1784) : « duo pour deux altos en sol majeur »
Franck Bridge (1879-1941) : « Lament for two violas »

  • Quatuor à cordes :

Sylvie Jung et Olivier Jung, violons. Florentza Nicola, alto. Elisabeth Ponty-Scheuir, violoncelle.

Passage 1 : 16h
Passage 2 : 17h

Georges Bizet (1838-1875) : « Habanera » (Carmen)
Georges Bizet « La fleur que tu m’avais jetée » (Carmen)
Franz Lehár (1870-1948) : « La veuve joyeuse » - (chanson de Vilia)
Léo Delibes (1836-1891) : «Duo des fleurs » (Lakmé)
Giacomo Puccini (1858-1924) : « Che Gelida Manina » (Bohême)
Giacomo Puccini : Nessun Dorma » (Turandot)
Giacomo Puccini : « O mio babbino caro » (Gianni Schicchi)

Informations pratiques

Weekend exceptionnel en musique les 10 et 11 septembre grâce au partenariat avec l’Opéra Orchestre National de Montpellier de 14h à 18h.

Entrée comprise avec le billet d’accès au musée Fabre.

Hôtel de Cabrières-Sabatier d’Espeyran
6 bis rue Montpelliéret, 34000 Montpellier

Week-end musique "À l'opéra chez les Despous !" 10 et 11 septembre 2022

Grâce à l’exposition « Musique ! A l’Opéra chez les Despous » qui retrace la vie musicale de la ville de la fin du XIXe siècle à aujourd’hui, le public pourra profiter, en musique, du partenariat noué entre l’Opéra Orchestre National de Montpellier et le musée Fabre, lors du week-end festif du 10-11 septembre de 14h à 18h.

Les musiciens de l’orchestre proposent d’interpréter un programme choisi pour l’occasion, qu’ils invitent à découvrir au fil des intérieurs feutrés de l’hôtel particulier de Cabrières-Sabatier d’Espeyran.

Au programme

Samedi 10 septembre

  • Quatuor de trombones et tuba :

Thomas Callaux, Juliette Tricoire, Vincent Monney, trombones. Tancrède Cymerman, tuba.

Passage 1 : 14h15
Passage 2 : 15h30

Beatriz De Diaz « Je chanterai ce que je n’aurais pas voulu chanter »
Diego Ortiz (1510-1570) : « Recercada primera e segunda »
Antonio de cabezon (1510-1566) : « La dama le demanda »
Antonio Vivaldi (1678-1741) : « allegro de sonate»
Claude Debussy (1862 - 1918) : « la fille aux cheveux de lin »

  • Le Tricorde :

Aude Perin-Dureau, violon. Estevan de Almeida Reis, alto. Benoit Levesque, contrebasse.

Passage 1 : 15h
Passage 2 : 16h30

Jean Sebastien Bach (1685–1750) – Variations Goldberg (extraits) - arrangements pour trio à cordes par Dmitri Sitkovetsky

  • Quatuor Vocal :

Hwanyoo Lee, soprano, Alexandra Heiser-Dauphin, mezzo-soprano, Hyoungsub Kim, ténor, Albert
Alcaraz, basse.

Passage 1 : 16h
Passage 2 : 17h

Claude Debussy (1862 - 1918) : « Dieu! Qu’il la fait bon regarder, n.1 » (de ‘Trois Chansons de Charles d’Orléans’)
Giuseppe Verdi (1813 - 1901) : « Ave Maria, n.1 » (de ‘Quatri pezzi sacri’)
Edvard Grieg (1843 - 1907) : « Velsignede Morgen » (de ‘Peer Gynt’)
Maurice Ravel (1875 - 1937) : « Ronde, n.3 » (de ‘Trois Chansons’)

Dimanche 11 septembre

  • Quatuor de cors :

Sylvain Carboni, Eloy Schneegans, Jean-Charles Masurier et Marie Benoit.

Passage 1 : 14h15
Passage 2 : 15h30

Nickolai Tcherepnine (1899-1977) : suite
Eugene Bozza (1905-1991) : suite

  • Duo d’altos :

Estevan de Almeida Reis et Eric Rouget altos

Passage 1 : 15h
Passage 2 : 16h30

Wihlem Friedemann Bach (1710-1784) : « duo pour deux altos en sol majeur »
Franck Bridge (1879-1941) : « Lament for two violas »

  • Quatuor à cordes :

Sylvie Jung et Olivier Jung, violons. Florentza Nicola, alto. Elisabeth Ponty-Scheuir, violoncelle.

Passage 1 : 16h
Passage 2 : 17h

Georges Bizet (1838-1875) : « Habanera » (Carmen)
Georges Bizet « La fleur que tu m’avais jetée » (Carmen)
Franz Lehár (1870-1948) : « La veuve joyeuse » - (chanson de Vilia)
Léo Delibes (1836-1891) : «Duo des fleurs » (Lakmé)
Giacomo Puccini (1858-1924) : « Che Gelida Manina » (Bohême)
Giacomo Puccini : Nessun Dorma » (Turandot)
Giacomo Puccini : « O mio babbino caro » (Gianni Schicchi)

Informations pratiques

Weekend exceptionnel en musique les 10 et 11 septembre grâce au partenariat avec l’Opéra Orchestre National de Montpellier de 14h à 18h.

Entrée comprise avec le billet d’accès au musée Fabre.

Hôtel de Cabrières-Sabatier d’Espeyran
6 bis rue Montpelliéret, 34000 Montpellier

Rentrée musicale au Domaine d'O

A peine terminées les vibrations reggae des Nuits d'O, le Domaine d'O vous concocte un mois de septembre très musical avec l'accueil de deux grands festivals !
Pas moins de 13 concerts et de nombreux évènements proposés au Domaine d'O par le Festival Arabesques, le plus important en Europe dédié aux arts du monde arabe, et le grand retour des Internationales de la guitare au Domaine d'O pour leur 27ème édition 
Ne tardez pas à prendre vos billets 
 Festival ARABESQUES, 17ème édition, par l'association UNi’SONS
 du 6 au 18 septembre 2022
 Plus d'infos : https://bit.ly/3CI8h5J
 INTERNATIONALES DE LA GUITARE, 27ÈME ÉDITION, 150 concerts et évènements
 du 16 septembre au 19 octobre 2022
 Plus d'infos : https://www.les-ig.com/

Les grandes chansons françaises par Philippe Raybaud. Une chanson interprétée par Ginette Reno. " J'ai besoin de parler "

 

Aujourd’hui nous vous invitons à découvrir une chanson interprétée par Ginette Reno.  " J'ai besoin de parler " (1995 / David Van de Pitte, Diane Juster, Luc Plamondon).

 

La vie de couple est faite de partages, d'échanges, de communication et de complicité. Mais se sentir seule lorsque l'on vit avec quelqu'un qui s'éloigne et dont les centres d'intérêt l' attirent ailleurs, peu à peu le lien se brise. Dans cette chanson, interprétée par Ginette Reno, le couple semble avoir perdu le ciment essentiel de la vie à deux. À force de simplement se croiser au lieu de réellement se poser ensemble et s'écouter, la flamme ne peut que lentement s'éteindre.

 

 

Ginette Reno :

 

Auteure compositeur-interprète et comédienne née à Montréal 28 avril 1946.
Attirée très jeune par la chanson populaire, et pour gagner son argent de poche, la jeune Ginette chante dans les magasins du quartier Plateau Mont-Royal à Montréal.
 
En 1959 et 1960, elle se présente plusieurs fois à l'important concours "Les Découvertes de Jean Simon" et remporte partout les premiers prix.
 
Le Café Caprice, le Café de l'Est et le Café Provincial procurent, à la Lauréate, ses premiers engagements professionnels. À sa demande, et à celle de ses parents, Jean Simon devient son coach personnel. Il est son parrain artistique. Ce dernier entreprend de créer l'image de celle qui allait devenir la grande interprète que nous connaissons.
 
 
C'est en avril 1983, que le public français découvre, à son tour, la voix de Ginette Reno lors de ses apparitions aux émissions "Cœur en fête", "Champs-Élysées" et à son premier spectacle en vedette à l'Olympia de Paris.
 
Ginette est également comédienne, elle devient le personnage central de la télésérie "Une voix en or", une co-production franco-canadienne diffusée, en mars 1998, sur les ondes de Radio-Canada et de France 2.
 
Une carrière émaillée de succès musicaux que beaucoup fredonnent régulièrement.
 
 
https://youtu.be/tajFcHbkg3I Philippe Raybaud

La chanson de la semaine : Philippe Raybaud vous invite à découvrir « J'irai danser quand même » (1964), par Gribouille

 

Philippe Raybaud vous invite à découvrir « J'irai danser quand même » (1964), par Gribouille ( Paroles : Gribouille Musique : Charles Dumont ).
 
" J'irai danser quand même " relate la rupture amoureuse de la chanteuse avec un " copain " de passage. Malgré les promesses de ne pas ressentir de chagrin, Gribouille exprime le mal être qui l'habite en permanence et cette mélancolie douloureuse qui pèse en son âme et émaille sa courte carrière.
 
 
Gribouille : (1941 – 1968).


Cette Lyonnaise débute sur scène dès ses 16 ans dans sa ville natale, puis très vite rejoint Paris où elle vit des dessins à la craie griffonnés sur les trottoirs de la capitale. Cette pratique à la mode d'alors lui permet de vivoter grâce aux quelques pièces jetées par les passants.
 
Trop de colères, de noir, de refus, et la môme traine de foyer en foyer. Au passage, on remarque qu’elle aime chanter, que ça lui fait du bien d’écrire,
 
Mais cette adolescente à l'enfance tourmentée, est rétive, explosive, quitte un foyer parisien qui l'héberge et vie déformais sous les ponts.
 
Un jour, un vieux monsieur élégant s’arrête, l’appelle « mon petit », l’entraine avec lui. Gribouille n’est pas un garçon, mais tant pis. Le vieil homme aime son visage androgyne, dur et fragile à la fois, sa voix grave, incapable de futilité.
 
Le vieil homme se méprend sur " cette jolie fille pleine de musique qui ressemble parfois à un joli garçon ". Il lui ouvre la scène du " Bœuf sur le Toit ", incontournable cabaret parisien.
Plus tard, Jean Cocteau dessine son portrait, et en souvenir de sa méprise porte la dédicace
" À mon Ami, Gribouille " la chanteuse gardera longtemps ce dessin en ajoutant pudiquement un " e " au mot Ami.
 
C'est donc Jean Cocteau qui la présente dans divers autres cabarets parisiens, et le talent de Gribouille, vite reconnu, lui offre des rencontres avec des compositeurs qui lui permettent ainsi de chanter ses propres paroles. Les collaborations s'enchaînent (Michel Breuzard, Charles Dumont, Gérard Bourgeois, Jacques Debronckart, Georges Chelon).
 
C'est dans les années 60 qu'elle écrit ses textes les plus connus : ( " Mathias, Grenoble, Elle t'attend, On n'a pas le droit, Ostende."). Son apparence androgyne et sa voix grave ainsi que ses chansons personnelles et ambiguës lui gagnent le public lesbien.
 
Lors d'un passage à Bobino, la consécration de l'époque pour les artistes dits " rive gauche " en 1966, où elle chante en première partie de François Deguelt, lui ouvre les portes du succès
 À tel point que ce tour de chant lui promet un bel avenir. Mais la chanteuse se fait discrète, cesse d'écrire et s'enferme dans ses démons.
 
Gribouille, nous quittera en janvier 1968. Elle décède d'un excès de barbituriques et d'alcool.
Il nous reste d'elle quelques magnifiques textes. Philippe Raybaud.
 
https://youtu.be/yFVELD8KYfI