Portraits de Jean Ranc au Musée fabre

Deux portraits de Jean Ranc rejoignent la collection du musée Fabre de Montpellier méditerranée

Fidèle à la politique d'acquisition ambitieuse et dynamique du musée Fabre, Montpellier Méditerranée Métropole vient de préempter deux nouveaux tableaux : des portraits de Jean Ranc pour la somme de 30 000 euros. Ils rejoignent les oeuvres de l'artiste que possédait déjà le musée : l'un de ses chefs d'oeuvre Vertumne et Pomone (1710-1722) et une copie du portrait de Joseph Bonnier de la Mosson. L’acquisition de ces deux très beaux portraits originaux, dont la qualité d’exécution est remarquable constitue un enrichissement très fort pour le musée, complétant ainsi la collection des peintures d’artistes d’origine languedocienne du temps de la Régence. Ils permettent également de montrer aux visiteurs l’effigie d’un des personnages les plus célèbres de l’histoire de Montpellier, l'un des points forts du musée Fabre.

Jean Ranc est l’un des portraitistes les plus appréciés au temps de la Régence. Montpelliérain d’origine, il se forme auprès de son père Antoine Ranc puis se rend à Paris en 1703 où il entre dans l’atelier d’Hyacinthe Rigaud (1659-1743). Ranc est reçu à l’Académie en 1707, en même temps que son compagnon d’atelier, Jean Raoux. En 1722, sans doute grâce à l’impulsion de son maître, il devient peintre du roi d’Espagne Philippe V.
L’œuvre de Jean Ranc se caractérise par un soin tout particulier apporté aux visages et vêtures mais aussi au chien et aux fleurs. Il est possible d’y déceler l’intervention de Pierre Nicolas Huilliot, peintre contemporain de natures mortes qui collaborait souvent avec Rigaud et Ranc sur ce genre de détails. Les drapés nerveux aux plis accentués participent quant à eux de la singularité plastique du style de Ranc.

Les portraits de Joseph Bonnier de la Mosson et de Anne de Melon


Portrait de Monsieur Joseph Bonnier de la Mosson - Portrait de Anne de Melon

Les deux portraits acquis par le musée Fabre furent réalisés vers 1702. C'est avant de gagner Madrid que Ranc peint le portrait de Joseph Bonnier de la Mosson, trésorier de la Bourse des États du Languedoc ainsi que celui de sa femme, Anne de Melon. Bonnier passait la majeure partie de l’année à Paris, profitant de son hôtel de Pomponne, acquis place des Victoires en 1716 et situé face à la maison que Ranc louait, rue des Fossés-Montmartre. La rencontre de deux languedociens dans la capitale où ils étaient voisins n’est donc sûrement pas anodine et explique l’exécution des tableaux. Parmi ces deux effigies, celle de Joseph fut exposée au Salon de 1704, deux ans après son mariage, à l’occasion duquel ils en auraient passé commande.
Joseph Bonnier de la Mosson achète la charge de trésorier de la Bourse des États du Languedoc en 1711. Capitoul de Toulouse en 1707 et trésorier de l’hôpital général de Montpellier pour l’année 1709-1710, il acquiert en 1714 la baronnie de Mosson et y fait construire un château à partir de 1723.
Ranc représente Bonnier de la Mosson assis dans un large fauteuil à haut dossier, recouvert de velours brun à décor de feuillages. L’un de ses bras repose sur une table à piétement ouvragé tandis que l’autre désigne l’extérieur gauche de la composition. Ranc utilise des couleurs froides et sombres comme le bleu soutenu du large manteau galonné d’or. Derrière Bonnier apparaît ce qui pourrait être une colonnade, comme celle visible dans le parc de son château. L’on sait que le décor est de fantaisie puisque Ranc, installé à Madrid dès 1722, ne retourna jamais à Paris après son départ en 1692 et ne connut donc pas la propriété de Bonnier.
Anne de Melon (1658 – 1727), fille de Guillaume de Melon, ancien receveur des tailles de Montpellier est tient à la main un œillet, symbole de l’amour constant. Assise dans un décor de jardin où l’on aperçoit une colonne à sa gauche et une fontaine à droite, Anne de Melon pose l’une de ses mains sur une corbeille de fleurs. La posture que Ranc choisit pour son modèle est la même qu’Hélène Monique de Langle adopte dans le portrait qu’il réalise en 1697.

Gerard Calvet n’est plus

Quatre jours après le décès de son épouse, le peintre Gerard Calvet est décédé. Après ses études au Lycée de Carcassonne, il entre aux Beaux-Arts de Paris, en 1945 jusqu'en 1950, comme élève titulaire dans l'atelier d'Eugène Narbonne. Première exposition à Paris en compagnie du sculpteur Georges Oudot. Peint au quartier latin à Paris jusqu'en 1951, puis se fixe en 1952 à Montpellier, où il peint depuis.

Premier Prix Seyssaud en 1953, deuxième prix à la Biennale de Bayonne, prix de la Biennale de Menton et au festival d'Avignon, participe aux principaux salons parisiens, (ComparaisonIndépendantsAutomne) et en 1965 aux Peintres témoins de leur temps. Adhère au groupe Montpellier-sète, mené par François Desnoyer. Ce groupe rassemble des artistes natifs de la région, ou qui en sont tombés amoureux comme Camille Descossy, Georges Dezeuze, Jean R. Bessil, Gabriel Couderc et Pierre Fournel.

Considéré comme un peintre figuratif, ses œuvres sont présentées au Musée national d'art moderne à Paris, Musée Royal de Suède à Stockholm, Musée Louisana Humleback au Danemark, musées de Montpellier, Nice, Rodez, Béziers, Narbonne, Sète, Frontignan, Hôtel de Région du Languedoc-Roussillon.

À côté de son activité de peintre, il crée des décors et costumes de théâtre notamment pour le Printemps des Comédiens de 1988 à 1991, ainsi que des affiches : SNCF Pyrénées, région Languedoc-Roussillon. On se souvient des merveilleux décors de la pièce Jofroi de Giono qu'il avait signés en 2014, jouée à Montferrier 
sur Lez par Michel Galabru et sa troupe.

Membre de l'Académie des sciences et lettres de Montpellier, il est fait chevalier de la légion d'honneur le 4 août 2011.

Chalutiers à Sète 

Concours Artistique MADLAB 2ème édition 2017

 

Le MADLAB laboratoire arts et déchets organise son 2ème Concours artistique
au service de « l’économie circulaire ».

Le Concours 2017 vise à stimuler la créativité des artistes amateurs et professionnels, désireux de contribuer, par leurs oeuvres, à la démarche de sensibilisation au développement durable et à la protection de l'environnement (notamment littoral), ainsi que de l’activité conchylicole représentative du bassin de Thau.

 

APPEL À CANDIDATURE
Règlement du concours et inscriptions sur www.madlab.fr

CRITÈRES DE PARTICIPATION : Le concours est ouvert à toutes les formes d’art et à tous les artistes amateurs et professionnels sans limites géographiques. Toute oeuvre doit illustrer une démarche d’économie circulaire, en utilisant ou s'inspirant des déchets conchylicoles.

SÉLECTION : Le concours primera trois artistes par catégorie, amateurs et professionnels.
L'oeuvre la plus remarquable au regard de la valorisation des déchets de la conchyliculture, dans la catégorie amateur, sera récompensée par une "Mention spéciale".
Le "Prix du public" sera décerné à l'oeuvre la plus votée par les visiteurs pendant l'exposition.

RÉCOMPENSES : résidence au MADLAB et exposition personnelle d’un mois ; accès privilégié à l'atelier de production du MADLAB ; campagne de communication sur les media du MADLAB, des sponsors et publics ; et d’autres prix offerts par les sponsors du Concours.
DATES : Pré-inscription obligatoire jusqu'au 2/07 – Inscription jusqu'au 30/07 – Cérémonie de remise des prix 29/09 – Exposition au public 4 à 5 semaines courant septembre et octobre (dates et lieu en cours de validation).

CONTACT PRESSE : Viviana Rocca, Animatrice
T. 0647 143 647 | Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. | www.madlab.fr | Facebook | Tweeter
Adresse : MADLAB – Chemin des domaines – 34340 Marseillan

Ancré au bord de l'étang de Thau, le MADLAB est un lieu de réflexion, de production et de réalisation d’idées, projets et évènements culturels visant la valorisation du patrimoine du Bassin de Thau et la défense de l’environnement par la promotion de l’activité conchylicole.

Un nouveau Richarme

Les amis de Colette Richarme viennent d’éditer un superbe ouvrage consacré aux impressions méditerranéennes de l’artiste, membre du groupe Montpellier-Sète. Textes, dessins et gouaches sont présentés par Régine Monod, animatrice du groupe des amis de Colette Richarme créé après sa disparition en 1991. L’ouvrage est disponible aux Éditions Méridianes, 14 rue Aristide Olivier - 34000 Montpellier.

Ces œuvres représentent les paysages autour de Montpellier mais aussi ceux de Sète et de l’étang de Thau.

La quête d'Hans Vleugels

Balade en Occitanie : des Pyrénées à la Méditerranée

        

Hans Vleugels est né en 1924 à La Haye. Il apprend les prémices de son art à l'école des Beaux-Arts. Diplômé en 1949, il part en voyage d'études. Il explore d'abord le midi de la France ; à Narbonne et Sète notamment, il débute sa carrière d'artiste.
Il poursuit son apprentissage à Paris, en Suisse, en Allemagne et en Italie et s'imprègne des techniques des Grands Maîtres, notamment des Expressionnistes allemands. En 1955, il accepte un poste de professeur dans le domaine d'une de ses passions, la gravure.
Il ouvre un atelier en Ardèche dans les années 60 et quitte l'enseignement. Dans le Gers d'abord, puis les Corbières et l'Aveyron où il s'installe, il s'adonne à une autre de ses passions, le pastel qui lui permet d'exprimer par sa maîtrise du dessin et de la couleur, l'âme de ces pays et son enchantement.
Son besoin d'affiner l'approche de son art l'incite à poursuivre ses recherches dans les différentes techniques : dessin, huile, pastel, gravure – pour des motifs multiples : paysages, portraits, nus, scènes d'intérieur, etc.
Seuls le pastel et l'estampe sont présentés ici.
Hans Vleugels qui figure dans le guide Bénézit et le Lexicon P.A.Scheen a obtenu le prix Barbizon de l'Académie Boitiat en 1997.
De très nombreuses expositions jalonnent toute sa carrière.
Cette exposition « Balade en Occitanie » nous permet de découvrir la rencontre d'une passion et d'un talent.
La quête d'Hans Vleugels nous aide à vivre la nôtre.

Thomas Verny à la galerie Sanra Cambié

Après Sète à la galerie Dock Sud, l'artiste aux talents divers fut exposé à Montpellier à la galerie Sanra Cambié.

Verny, dont le patronyme est Pradalier, est né à Paris où il a étudié aux Beaux Arts. Mais il n'a pas ignoré le berceau de sa famille, Clermont-l'Hérault, Montpellier, Sète. Tout un Sud dont les impressions ont infusé dans une conscience ouverte au monde. Empreintes laissées par des paysages autres : la nuit à Clermont-l'Hérault, ce n'est pas celle de l'Ile de France. Mais, à Palavas, Montpeyroux, les hommes ont marqué le paysage de traces de la modernité : "il y a des crèches, des supermarchés". Et la "vie moderne", ce sont aussi les zones commerciales et l'autoroute la nuit. Pour ce croqueur de sujets vivants, Sète est un lieu sans pareil : voici le Quartier Haut vu du phare. Voici les plages. Mais voici "le port industriel", la vue de l'extrémité du môle toute en volumes minéraux, le béton des jetées, les silos et l'usine d'engrais et même l'incinérateur. Sète "n'est pas un truc touristique".

En se fixant à Sète, notre artiste appréciera sans doute davantage le monde de la pêche, quelque peu absent dans ses œuvres. Ses hommes et ses navires dont les couleurs participent de la réfraction d'une lumière bien propre aux rives de Mare Nostrum et si particulière à Sète. Avant la cité de "la mer, des plages et des canaux", Thomas Verny a vu "la côte Vermeille, Céret, Collioure et Tanger". Il y a un peu de tout cela dans les mille aspects de Sète. Et qui séduisent celui dont l'œil se fait objectif photographique pour saisir structures et volumes que les hommes ont agencé dans leurs œuvres. Et celui qui s'immerge dans le réel, avec des moyens les plus concrets, les plus simples, les moins encombrants (les pastels) fixe sur le support les impressions méditerranéennes. Sur la Corniche, un agave face à la grande bleue. "D'outremer à Indigo", écrivait Cendrars. Et il y a de cela dans les mers "sétoises" de Thomas Verny. Lui qui, avec un physique d'une densité sensuelle, paraît de taille à se colleter à des spectacles multiples et uniques. Aux profusions de formes, volumes couleurs des terres riveraines de la "mer du milieu".

Il a pratiqué l'aquarelle, la gravure, la peinture à l'huile et a choisi, pour les sujets sétois, le pastel pour être au plus près du réel. Le réel, ce sont les "sujets" qui "arrivent beaucoup" et nourrissent la démarche. A tant observer les objets du monde à Sète, l'artiste, nouveau Prométhée, s'emparera-t-il des secrets de Phébus? Les dieux seuls peuvent-ils célébrer la beauté du monde?

Hervé Le Blanche

Hommage à Richarme

Colette Richarme, un peintre, une aventure de la peinture


Sète, vue sur le port (1951), plume et encre de Chine


Musique à la Paillade (1976), graphite et gouache sur papier

Quelques-unes des 106 œuvres de la donation Colette Richarme, montpelliéraine d'adoption depuis 1937, ont été présentées au public du musée Fabre de Montpellier. Cette exposition d’une artiste peintre qui a consacré sa vie à la peinture - Huiles sur toile, gouaches, dessins, palettes riches en pigments ou encore carnets de taille différente rassemblant les notations sur le terrain au crayon, à la plume, au bic ou à la gouache - révèle une partie de son travail acharné sur la matière, l'œuvre de toute une vie orientée sur la conversation des couleurs dont elle faisait sa devise.On appréciera la diversité des sujets d'inspiration présentés, équivalences plastiques de poèmes de Mallarmé, poésie des neiges et glaces traitées avec une grande maîtrise, lumière des tours de la Paillade, puissance de l’évocation du mythe d’Icare. Un accrochage de grande qualité qui permet de comprendre la force et l'originalité de la démarche de Richarme en évoquant quelques aspects d’un parcours artistique de 50 ans. Les palettes enfin nous parlent du travail quotidien dans son atelier, en lien étroit avec la lumière méditerranéenne. Une peinture qu’elle qualifiera elle-même d’expressionnisme moderne dans une lettre à un galeriste américain en 1962.

Ouvrages de référence

Le guide contournable
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir pour émerger dans l'art

A l'adresse de tous les artistes, professionnels et amateurs, ce guide volontairement concret rassemble l'essentiel de ce qu'ils ont toujours voulu savoir pour émerger dans le monde de l'art contemporain en France et à l'étranger. Il apporte des réponses aux questions clés quand on veut réellement évoluer dans l'art, à la sortie d'une école d'art ou en autodidacte : Qui sont les acteurs du monde de l'art ? Quels sont les choix à faire au départ ? Comment assurer sa viabilité ? Quelles pistes pour développer sa visibilité ? Sorte de petite "bible" de conseils stratégiques et pratiques, Le Guide de l'artiste livre les conseils et les secrets utiles, et souvent étonnants, des plus grands spécialistes français : le curateur Nicolas Bourriaud, la directrice de la Fiac Jennifer Flay, le président du Prix Marcel Duchamp Gilles Fuchs, le collectionneur Guillaume Houzé, le galeriste Emmanuel Perrotin et le directeur du Palais de Tokyo Marc-Olivier Wahler, qui interviennent aux côtés des plus grands collectionneurs, galeristes, directeurs d'institutions et curateurs de la scène internationale. Mais c'est aussi un carnet d'adresses regroupant en un seul volume plus de 1 500 contacts et adresses de professionnels et d'organismes d'art contemporain : lieux d'exposition, centres d'art, galeries, foires, biennales et festivals, mais aussi bourses, prix et résidences d'artiste, sans oublier les écoles d'art, revues et éditeurs liés à la scène contemporaine. Visant à offrir au lecteur la plus large visibilité du monde de l'art contemporain en France et à l'étranger, Le Guide de l'artiste est un ouvrage destiné à devenir un incontournable pour ceux qui veulent faire de l'art le coeur de leur vie.» Amazon

 

Artistes : mieux vendre vos oeuvres

Produire un travail artistique de qualité ne suffit pas pour en vivre. Vendre son art est un véritable métier et les démarches à accomplir sont nombreuses. Il faut notamment : se faire connaître, trouver des financements, des partenaires, des clients, les fidéliser, choisir une structure juridique, établir les déclarations légales, gérer ses ventest...

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