Après les inondations de 2014, des démolitions à prévoir

Le fautif : le Moulin de la Grave qui noya le bas du village en 2014 sera détruit en septembre. Situé à la confluence de l'affluent du Rieumassel et de La Mosson, il a retenu l'écoulement des pluies et des cours d'eau devenus des torrents lors des inondations qui ont marqué la journée du 6 octobre 2014, frappé tragiquement les habitants de Grabels et transformé Grabels ravagé par les eaux en crue.


Souvenons-nous : 32 hélitreuillages en pleine nuit, 300 personnes placées en sécurité, une centaine de maisons inondées, des rues dévastées, des voitures traînées sur des centaines de mètres et accrochées dans les arbres... un bilan matériel lourd pour la petite commune héraultaise la plongeant dans la désolation pendant l'un des 8 épisodes cévenols le plus violent de cet automne-là .
A la demande du vice-président de la métropole René Revol maire de Grabels dont la commune a la responsabilité de la sécurité civile, les services de l'Etat et de la métropole de Montpellier se sont déplacés sur le terrain ce vendredi 26 août 2016.

Rappelons que de tout temps, cet édifice a connu la vindicte de ses habitants qui accusaient la retenue d'eau de son moulin de favoriser les maladies et les épidémies. Mais le nettoyage des berges souvent privées, le ruissellement urbain et le débordement des cours d'eau n'étaient pas mis en cause.

Le Bassin de rétention G

Le plus grand bassin, sur le lieu dit « de l'Arbre blanc», mérite une attention particulière du fait de sa proximité avec les zones habitées. Montpellier Méditerranée Métropole, en tant que gestionnaire du barrage du bassin G  situé sur le territoire de la commune de Grabels, a réalisé cet été des travaux à hauteur de 180 000€ de confortement de l’ouvrage qui présentait une fissure. Le dossier, qui prend en charge l'extension de la capacité du bassin devenu insuffisant, suit son cours et sera examiné à Lyon en octobre, ce qui ne rassure pas le collectif des sinistrés, à quelques semaines des prochains épisodes cévenols.