Café & vidéo du CNRS

Entrée libre
Jeudi 4 mai 2017 à 13H00

 

La Nuit du vivant (extraits)
(Geneviève ANHOURY, 2014)
La Nuit du vivant est une série documentaire scientifique mettant en avant tout ce qu'il y a de beau, de fort et de grand dans la décomposition de la matière vivante.
Le monde étrange, fascinant et poétique des levures, des mycèliums et des bactéries sera raconté à travers quelques épisodes : Beauté, vertus et délices ; Love story sous microscope ; Quand un déchet est un délice ; Putréfaction sous contrôle : les levures ; Petits soldats décomposeurs : les bactéries ; La force d'un réseau : les moisissures. Quatre scientifiques interviendront pour rebondir, éclaircir, approfondir les connaissances sur ces micro-organismes et leur utilisation en recherche.

 
 

Intervenants après le film
Léon Dirick, Jean-Michel Bellanger, Franck Richard, Eric Giraud
Léon Dirick est chargé de recherche CNRS au laboratoire Biochimie & physiologie moléculaire des plantes. Il s' intéresse à la nutrition minérale des plantes en utilisant la levure comme "cellule modèle" avec laquelle il peut exprimer des gènes d'intérêt (gènes de plantes). La levure se révèle un hôte particulièrement puissant pour l'analyse des fonctions biologiques.
Eric Giraud est directeur de recherche IRD au Laboratoire des symbioses tropicales et méditerranéennes. Il étudie les mécanismes d’interaction entre rhizobiums et les légumineuses tropicales qui aboutissent à la formation d’un organe symbiotique, le nodule, dans lequel les bactéries fixent l’azote atmosphérique pour le bénéfice de la plante.
Jean-Michel Bellanger, chargé de recherche INSERM, et Franck Richard, maître de Conférences travaillent au Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive. Jean-Michel s’intéresse à tous les aspects de la mycologie en lien avec la société et travaille à identifier l’état réel de la biodiversité fongique à l’aide de l’outil phylogénétique, ainsi qu’à en valoriser les potentiels biomédicaux. Franck s’intéresse à la symbiose ectomycorhizienne qui lie des essences forestières méditerrannéennes à des partenaires fongiques du sol (truffe, chanterelles, bolets, lactaires...). Il explore la diversité et le rôle de ces interactions mutualistes dans la dynamique des écosystèmes forestiers méditerranéens.

 

Lieu : CNRS, 1919 route de Mende à Montpellier | amphithéâtre de la délégation régionale du CNRS
Accès : Tramway ligne 1 direction Mosson, arrêt St Eloi | bus ligne 22 direction Clapiers-Jacou, arrêt CNRS.
www.cnrs.fr/languedoc-roussillon
Le café est offert avant la séance.

L’Université de Montpellier va lancer le 2ème nanosatellite Français dans l’espace

Ce sont les étudiants de l'Université de Montpellier, au 1er Centre Spatial Universitaire français, qui avaient envoyé en 2012 le 1 er nanosatellite français dans l’espace : ROBUSTA.

Cinq ans plus tard, ils s’apprêtent à réitérer l’exploit. Le lancement de leur deuxième nanosatellite, ROBUSTA1B, initialement prévu en 2016 par SpaceX depuis les Etats-Unis, a été reporté à plusieurs reprises suite à l’explosion d’un de leur lanceur.
 Il vient finalement d’être programmé fin avril sur un lanceur PSLV depuis l’Inde par l’ISRO (agence spatiale indienne).

La date précise du lancement sera confirmée au dernier moment, selon les conditions météorologiques notamment.

Une nouvelle mission scientifique en 2017

Robusta 1 B, un minuscule boîtier bourré de composants et de hautes technologies, à l'abri des poussières dans une salle blanche, est prêt à être envoyé en orbite autour de la terre. La mission du nanosatellite consistera à tester et à mesurer la résistance des composants électroniques face aux radiations dans l'espace.

Une dynamique pour la région

Côté emploi, ce secteur d'activités présente de nombreux débouchés pour les étudiants formés aux nanosatellites au sein du CSU. Depuis la création de la filière en 2006 autour de ce premier centre spatial universitaire en France, les industriels embauchent en masse à tous les niveaux les jeunes diplômés employables après avoir travaillé sur les mêmes méthodes que sur des vrais nanosatellites.

VIH : une nouvelle piste pour éliminer le virus


© Fabrice Hyber, pour Organoïde/Institut Pasteur
La révélation de CD32A comme marqueur des cellules réservoir du VIH1 par Hyber
 

Depuis 1996, la communauté scientifique s’accorde à penser que la guérison du VIH passera par le ciblage des « cellules réservoirs » qui abritent le virus dans les organismes des patients sous trithérapie. Le VIH, en latence, peut se cacher dans ces réservoirs pendant plusieurs dizaines d’années, échappant à la réponse immunitaire et aux traitements antirétroviraux, sans qu’aucune protéine virale ne soit exprimée. Mais en cas d’arrêt du traitement, le virus se multiplie massivement et la maladie progresse de nouveau. Les patients sont ainsi contraints à un traitement à vie. Pour envisager d’éliminer ce virus dormant, une première étape est de distinguer les cellules réservoirs infectées par le VIH de leurs cellules homologues saines, très ressemblantes. C’est ce que vient de réaliser une équipe de chercheurs qui a identifié un marqueur des cellules réservoirs : une protéine présente uniquement à la surface des cellules infectées.

Partant de l’hypothèse que le VIH pourrait laisser une empreinte à la surface de sa cellule hôte, les chercheurs de l’Institut de génétique humaine (CNRS/Université de Montpellier) ont tout d’abord travaillé in vitro sur un modèle d’infection développé dans leur laboratoire. Une comparaison entre cellules infectées et cellules saines1 les a conduits à remarquer une protéine particulière, codée par un gène parmi la centaine exprimés de manière spécifique par les cellules infectées. Présente uniquement à la surface des cellules infectées, la protéine CD32a remplissait dès lors in vitro les critères d’un marqueur de cellules réservoirs. Et les expérimentations sur échantillons cliniques l’ont confirmé. En étudiant des prélèvements de sang de 12 patients vivant avec le VIH et sous traitement2, les chercheurs ont isolé les cellules exprimant le marqueur et ont constaté qu’elles étaient quasiment toutes porteuses du VIH. In vitro, l’activation de ces cellules a induit une production de virus capables de réinfecter des cellules saines tandis que leur élimination a provoqué un retard important de la production virale.
Dans la lutte contre le VIH, cette découverte ouvre la voie à une meilleure connaissance fondamentale des réservoirs viraux, qui pourront désormais être isolés facilement et analysés directement. A plus long terme, elle devrait déboucher sur des stratégies thérapeutiques visant à éliminer de l’organisme le virus latent.
Ces travaux ont reçu le soutien de l’ANRS, de MSD Avenir, de la Commission européenne, de la Fondation Bettencourt Schueller, de la Fondation pour la recherche médicale et de l’Institut de recherche vaccinale (VRI).

source : communiqué CNRS

Conférence spatiale inédite

Le Centre Spatial Universitaire de Montpellier (CSU) et son partenaire stratégique et financier, la Fondation Van Allen, organisait ce 2 mars dans l'amphi Dumontet de la Faculté des sciences une grande conférence spatiale ouverte au public. Un événement qui tombait à point nommé pour l'Université de Montpellier qui vient d'obtenir le 21 février dernier  le très rare et très convoité label "I-SITE" (Initiatives-Science – Innovation –Territoires – Economie).  François Pierrot, vice-président de l'Université de Montpellier, en charge des relations avec les entreprises, s'est d'ailleurs fait un plaisir de le rappeler dans son discours d'ouverture.

 

La Fondation Van Allen

La Fondation Van Allen est crée en 2012  par l’Université de Montpellier et des industriels. Parmi les membres fondateurs figurent 3DPlus (leader mondial des composants électroniques en 3 dimensions pour le spatial), Airbus Defence & Space (n°2 mondial dans le domaine spatial), Intespace (leader européen en qualification environnementale des satellites) Zodiac Data Systems (reconnu sur le plan mondial comme un spécialiste des systèmes spatiaux et aéronautiques de hautes technologies en matière de télémesures de communication, et d’instrumentation) et LATelec, filiale à 100% du groupe LATECOERE, qui conçoit, développe, réalise et installe des systèmes d’interconnexion pour les domaines aéronautique et spatial. La fondation Van Allen compte par ailleurs  parmi ses membres et donateurs bien d'autres industriels et institutions publiques ou privées.


Pierre Courtois
président de la fondation Van Allen

La mission de la fondation Van Allen est d'accompagner stratégiquement le 1er Centre Spatial Universitaire français et d'apporter à l’Université de Montpellier le financement nécessaire pour réaliser ses projets dans le domaine spatial et plus particulièrement  ceux destinés au développement des nanosatellites (satellites pesant entre 1 et 50 kg).
La miniaturisation des engins spatiaux et la réduction de leur masse facilitent l’accès au spatial à un coût réduit tout en gardant des fonctionnalités scientifiques de très haut niveau ce qui les rend très intéressants par rapport aux gros engins spatiaux.
Autour des nanosatellites universitaires, la fondation Van Allen, entend promouvoir la synergie entre la formation, la recherche et l'industrie. Elle encourage les étudiants à devenir de vrais chefs de projets High Tech aux valeurs affirmées : esprit d’équipe, confiance, sens des responsabilités, audace et rigueur technique.

MT Cube

Le MT Cube, nanosatellite confié par l’Agence Spatiale Européenne aux étudiants de l’Université de Montpellier dont le lancement est prévu cette année. Quelque 50 étudiants sont impliqués dans ce projet.

 

   

 Avant de passer la parole aux trois personnalités de premier plan de la recherche et de l'industrie spatiale qui ont assuré le succès de cet événement inédit, le professeur Frédéric Saigné, directeur de la fondation Van Allen, a donné un aperçu sur les nombreuses possibilités de formation offertes par l'université pour les métiers spatial. Entre autres nouveautés, un cursus de Master en Ingénierie spatiale sera lancé à la rentrée 2017 : formation spécialisée en 5 ans, de bac+1 à bac+5, avec, dès la 1ère année, des stages au Centre Spatial Universitaire de Montpellier.

"Si le spatial est votre rêve, venez ! Toutes les équipes enseignantes de l'Université de Montpellier sont là pour vous aider à réaliser votre rêve." - Frédéric Saigné

Premier orateur, Pascal Lecomte, directeur du "Climate Office" de l'Agence Spatiale Européeene, a montré à un auditoire attentif tout ce que le spatial pouvait apporter à l’étude du changement climatique  (» voir la vidéo).


Pascal Lecomte                                                          Sylvestre Maurice

Sylvestre Maurice, astrophysicien, co-responsable de l’instrument ChemCam (un outil laser d’analyse élémentaire par spectroscopique des roches et des sols martiens)  a ensuite abordé un autre thème passionnant concernant l'exploration de Mars et la recherche de vie sur la Planète Rouge. Enfin l’astronaute Michel Tognini qui totalise une vingtaine de jours de mission dans l’espace (Antares, Soyouz, MIR Columbia ) a fait une synthèse remarquable sur les activités spatiales, hier, aujourd’hui, demain ».

J.N


  

Semaine du cerveau du 2 au 21 mars


Du 2 au 21 mars 2017

(8 jours d’évènements : le 2 mars, du 13 au 18 mars et 21 mars)

Ciné-débat, Conférences, Bar des sciences, Pecha Kucha, Ateliers ludiques, théâtre.
Montpellier, Sète, Nîmes et ses alentours

Descriptif :
La 18e édition de la Semaine du Cerveau, coordonnée par la Société des Neurosciences aura lieu en France du 13 au 19 mars 2016 (du 2 au 21 à Montpellier).
Pendant toute cette semaine, le grand public pourra aller à la rencontre des chercheurs pour apprendre à mieux connaître le cerveau et s’informer sur l’actualité de la recherche à travers des conférences, des ciné-débats ou café-vidéos, des bars des sciences, des ateliers ludiques ou du théâtre.

Consulter le programme sur le site www.semaineducerveau.fr/2017

  

Jérôme Vitre, nouveau délégué régional du CNRS en Languedoc-Roussillon

Le 1er mars, Jérôme Vitre, précédemment délégué régional du CNRS Alpes, prend ses fonctions de délégué régional pour la circonscription Languedoc-Roussillon.

En Languedoc-Roussillon, le CNRS compte 57 unités de recherche et de service et près de 2000 collaborateurs permanents et temporaires, il met en œuvre un budget annuel consolidé hors opérations immobilières de 220M€ dont 140M€ de masse salariale. Le CNRS est l’un des principaux acteurs de la recherche scientifique pour la circonscription Languedoc-Roussillon intervenant dans tous les domaines de la connaissance.

Succès pour le projet Montpellier Université d’Excellence !

Succès pour le projet Montpellier Université d’Excellence ! C’est un succès majeur pour toute la communauté scientifique montpelliéraine et une belle reconnaissance de son potentiel et de ses projets.  Après son audition par un jury internatioanal ce 21 février, le projet Montpellier Université d’ Excellence ( MUSE ) a décroché la labellisation  Initiative - Sciences- Innovation - Territoires - Economie (I-Site) . MUSE  sera un formidable accélérateur pour l’avenir de l’ensemble du site et pour sa visibilité sur la scène nationale et internationale de l’enseignement supérieur et de la recherhche.

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Carole Delga se félicite de l'obtention du Label I-Site pour le projet MUSE de Montpellier
 
« Je suis fière que le projet MUSE, « Montpellier University of Excellence », porté par la communauté scientifique de Montpellier et soutenu activement par la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, ait obtenu aujourd'hui le label I-SITE, Initiatives - Science - Innovation - Territoires - Economie.
 
Ce label d'excellence reconnaît et salue aux yeux du monde un projet ambitieux, collectif et exemplaire : la création d'une université thématique de recherche en santé, environnement et agriculture à Montpellier. Grâce à cette labellisation, l'avenir de l'enseignement supérieur et de la recherche se pense véritablement à l'échelle internationale. Quel atout pour le développement de notre Région !
 
Grâce à de nouveaux partenariats efficaces, par la recherche, la formation et l'innovation, Muse a pour ambition d'apporter des réponses qui impacteront positivement la société autour de trois problématiques principales : la promotion d'une agriculture innovante, contribuant à la sécurité alimentaire et à la qualité environnementale ; la transition vers une société respectueuse de l'environnement et l'amélioration de la santé humaine.
Je tiens à féliciter Philippe Augé, président de l'Université de Montpellier, François Pierrot, coordonnateur du projet MUSE et l'ensemble des partenaires. Riche de ses 6 000 scientifiques et de ses 50 000 étudiants, le succès du projet MUSE est le fruit d'une collaboration et d'un investissement sans précédent de 10 organismes de recherche (BRGM - CEA - Cirad - CNRS - Ifremer - Inra - Inria - Inserm - IRD - Irstea), 4 écoles (Architecture Montpellier - Chimie Montpellier - Mines d'Alès - SupAgro), 3 établissements de santé (CHU Montpellier - CHU Nîmes - Institut du Cancer de Montpellier) et une organisation internationale (CIHEAM-IAMM). Je veux vivement remercier les hommes et les femmes qui se sont mobilisés au sein de ces structures, ainsi que les 150 partenaires qui ont soutenu MUSE dans la course à la labellisation : PME, grands groupes, pôles de compétitivité et ONG.
L'obtention du label I-SITE va renforcer l'attractivité et la compétitivité internationale de l'Université de Montpellier. C'est une contribution importante pour constituer un véritable projet de territoire avec les autres établissements de la Région, en particulier avec la construction d'un établissement expérimental à l'Université de Toulouse en vue de la reconquête de l'Idex, et qui aura un impact majeur en faveur du développement de notre grande Région ».
La Région soutient ce projet exemplaire dans le cadre du Schéma régional de l'enseignement supérieur, la recherche et l'innovation (SRESRI), voté lors de la session plénière du 2 février dernier. Sa mise en œuvre se traduit par une politique régionale volontariste avec un budget de près de 70 M€ par an, soit 350 M€ sur la période 2017-2021, pour accompagner l'ensemble des sites universitaires de la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée. L'I-SITE MUSE pourra ainsi compter sur cet accompagnement majeur de la Région, en plus de la contribution régionale de 41 M€ déjà prévus dans le cadre du CPER 2015-2020.
 

   

Une ambition scientifique confortée

Ce résultat conforte l’ambition du projet MUSE, le plus vaste projet scientifique jamais imaginé sur le site montpelliérain, de relever trois défis majeurs pour le XXI e siècle : nourrir, protéger et soigner . « En pariant sur la force de frappe de Montpellier dans le domaine des sciences du vivant, de l’environnement et de l’agriculture et apportant une réponse collective à ces trois défis interdépendants , MUSE a joué la carte gagnante » se félicite le président de l’Université de Montpellier, Philippe Augé . Par la recherche, la formation et l’innovation, MUSE va s’engager dans la conquête d’espaces scientifiques et économiques nouveaux et contribuera à la sécurité alimentaire, à la gestion durable des ressources naturelles et des écosystèmes ainsi qu’ à l’amélioration des traitements des maladies infectieuses émergentes, des maladies chroniques et des cancers . « Muse a vocation à hisser Montpellier au rang de référence internationale en santé, sciences de l’ environnement et agriculture » se réjouit François Pierrot, le coordonnateur du projet qui implique autour de l’Université de Montpellier, 10 organismes de recherche (BRGM - CEA - Cirad - CNRS - Ifremer - Inra - Inria - Inserm - IRD - Irstea ) , 4 écoles (ENSAM - ENSCM - EMA - SuAgro), 3  tablissements de santé (CHU Montpellier - CHU Nîmes - Institut de Cancérologie de Montpellier ) et une organisation internationale (CIHEAM - IAMM).

Une présence exceptionnelle au Sud renforcée

Avec 400 chercheurs actuellement installés de manière permanente dans la zone intertropicale , Muse dispose en effet d’un réseau et d’une expertise sans équivalent au niveau mondial dans les pays du Sud , en particulier grâce au savoir - faire du Cirad, de l’IRD et du CNRS . Premier site national en agro - environnement - biodiversité, Montpellier est aujourd’hui le leader français de la recherche sur les nouveaux modèles agricoles ou la gestion environnementale. De même, le site montpelliérain fait figure de référence sur l’étude des maladies infectieuses émergentes et des vecteurs de transmission. Deux enjeux qui concernent au premier chef les pays du Sud et qui sont au cœur du projet labellisé.

Une dynamique de coopération reconnue qui va s’ accélérer.

Riche de ses 6 000 scientifiques et de ses 50 000 étudiants, le projet MUSE bénéficie du soutien actif de la Région Occitanie / Pyrénées – Méditerranée et de Montpellier Méditerranée Métropole La création d’une université thématique de recherche internationalement reconnue capable d’entraîner dans une dynamique positive toutes les communautés scientifiques (non seulement celles de l’agronomie, de l’écologie et de la biologie, mais aussi de la chimie, des sciences dures, de l’ingénierie et des sciences sociales) est en effet un atout stratégique pour le développement du territoire. Ce sont, en outre, plus de 150 partenaires qui ont soutenu MUSE dans la cours e à la labellisation et se sont engagés à s’investir davantage dans des partenariats université – entreprise : PME, grands groupes (dont cinq partenaires privilégiés : la Banque Populaire du Sud, BRL, Horiba, Invivo et MSD) et pôles de compétitivité (Derbi , Eau, Eurobiomed, Mer, Optitec, Qualiméditerranée et Trimatec) . Objectif  : mettre sur pied de s laboratoires communs de renommée mondiale , envoyer des équipes de recherche sur les campus, co - élaborer des enseignements adaptés aux enjeux de demain, co-construire des projets européens ... « L’obtention de la labellisation I - SITE va permettre d’amplifier à tous les niveaux le partenariat entre les acteurs du monde socio - économique et le pôle d’excellence scientifique de MUSE » conclut Jacques Mercier, vice - président chargé de la recherche de l’UM.

 

 

9e rencontres MousTic sur le site Montpellier SupAgro

Les rencontres 2017 à SupAgro de Montpellier se tiendront du 29 au 31 mars 2017, c'est le rendez-vous des amateurs et des citoyens sur les usages et les dynamiques collaboratives des réseaux sociaux, unique dans le Grand Sud.

Cette année, la thématique abordée dans le cadre des rencontres *MousTic sera "Agir collectivement à l'ère du numérique". Les participants mettront en synergie leurs compétences et vont expliquer comment agir collectivement et partager leurs connaissances en matière de numérique. Cette édition 2017 alternera pendant 3 jours des échanges, des conférences, des ateliers participatifs, des formats collaboratifs...

L'union fait la force

Depuis bientôt dix ans, c'est l'émergence d'une intelligence collective pour les passionnés des technologies, de l'information et de la communication grâce à l'évolution des réseaux sociaux. Le but, c'est aussi de partager et de collaborer à des pages web conçues par l'humain et non de faire confiance à des pages indexées par des robots. Ces trois journées permettront de partager des informations et des connaissances afin de s'exprimer à bon escient dans tous les domaines en dehors des voies officielles. Une évolution dans les rapports sociaux depuis la naissance du web en 1993.

Pour en savoir plus : les rencontres 2017

Précédente édition en 2015

La dernière édition de Moustic réunissait plus de 200 participants à Montpellier SupAgro, et quasiment autant de profils différents. Les inscrits sont animateurs de réseau, enseignants, gestionnaires, journalistes, élus, chercheurs, artistes, développeurs… La coopération est devenue une plus value indispensable à tout projet novateur. A ce titre, le public cible de Moustic semble illimité. La participation à l’événement n’est d’ailleurs pas limitée au présentiel. Grâce à la diffusion en ligne des conférences plénières, aux échanges sur les réseaux sociaux, et aux nombreuses ressources mises en ligne avant, pendant et après l’événement, toute personne disposant d’une connexion a accès aux rencontres Moustic.

* MouStic : Mise en Oeuvre des Usages Sociaux des Technologies et de l'Information et de la Communication

 

Historique de MouStic

• 2006 et 2005 : Les usages innovants des TIC dans le secteur non marchand • 2007 : Usages de l’internet et des TIC à valeur ajoutée sociale ou sociétale • 2008 : Usages d’internet et coopération • 2010 : Quels usages sociaux futurs de l’Internet ? • 2011 : Les Réseaux, écosystèmes de l’intelligence collective ? • 2013 : Vers des territoires en réseau les usages sociaux des TIC pour plus de partage dans les territoires • 2015 : Former à coopérer, se former en coopérant - Le numérique au service de nouvelles pratiques • 2017 : 9es rencontres Moustic

 

Montpellier, la culturelle, la scientifique, mérite-t-elle ses chercheurs ?

En ce mardi 24 janvier 2017, fallait-il que les Conférenciers des Rencontres organisées par la Société de Biologie de Montpellier autour du thème très futuriste de la Transversalité fussent passionnants pour que le public restât toute une après-midi à se geler dans la salle glacée 12°de l'ancienne mairie quasi désaffectée.

Quel mépris pour le travail de ces chercheurs qui s'étaient parfois déplacés de loin ! Et des personnes venues les écouter. Le thème de ces rencontres était d'une très haute importance. La Transversalité provient du désir nostalgique de retrouver l'Humanisme qui parcourt la recherche et l'enseignement depuis longtemps déjà. Nostalgie de ces savants des siècles passés qui possédaient en soi toute la Connaissance du Monde. Sait-on que nos premiers chirugiens étaient d'abord botanistes, c'est sur les plantes qu'ils apprenaient à disséquer. Mais plus on en sait et moins en en sait, la connaissance génèrant toujours de nouveaux mystères.

Alors comment organiser les connaissances ? La façon dont nous l'avons fait jusqu'à présent les cloisonne et les voue à l'impasse. Or chaque domaine de la Connaissance fait partie d'un tout et communique avec d'autres. D'où la tentation de la Transversalité.Très difficile à mettre en place surtout avec des gens qui ont été formés pour être des spécialistes dans un domaine donné. Il faut des gens pointus dans leur domaine bien sûr, mais aussi des chercheurs passeurs, sortes de « canaux ioniques » entre les disciplines.
Madame Catherine Dargemont de l'Institut J. Monod, labex Who I am de paris, dit la difficulté de -Communiquer, c'est-à-dire : travailler sur le langage. Dès l'abord, on s'aperçoit que les mots ne traduisent pas les mêmes réalités pour les uns et les autres.

- Travailler en commun : se rencontrer physiquement ou par le moyen d'internet.
- Organiser et faire reconnaitre de nouvelles formations pour produire des « passeurs » polyvalents attirés par des disciplines différentes et même parfois divergentes. Son laboratoire travaille sur les déterminants de l'identité et projette d'éditer une encyclopédie de l'Identité, ce qui évite la problématique politique.
Les conférenciers qui pratiquent la Transversalité nous ont apporté de nombreux exemples d'innovations dues à cette nouvelle façon d'envisager les choses.

Entre autres, les Sciences du vivant en partenariat avec des physiciens ont permis à l'industrie aéronautique d'améliorer la vitesse des avions tout en diminuant leur consommation en carburant. La notion de canaux ioniques présentée par J.G. Barbara, du CNRS Paris, et découverte en électrophysiologie permet de mieux comprendre certains phénomènes observés en biochimie, en médecine et en botanique.
Les eutectiques, profonds solvants naturels, présentés par J. Vercauteren de l'école de Pharmacie de Montpellier se trouvent au confluent de la chimie, de l'agronomie et de la pharmacie et ouvrent sur de nouvelles générations de médicaments.
L'écotron de Baillarguet, présenté par son directeur, J. Roy réunit des recherches en agronomie, en climatologie, paléoclimatologie et en écologie qui permettent d'anticiper les problèmes alimentaires que provoquera le réchauffement climatique.

L'intelligence artificielle au service des Neurosciences, présenté par A. Joly (INRIA, Equipe Zenith, LIRMM Montpellier et dont la création en partenariat avec le CIRAD, l'ENSA, TELA BOTANICA de l'application PL@NT'NET est sans doute la plus populaire) n'a pas encore la puissance du cerveau humain mais elle aide à mieux comprendre le fonctionnement de celui-ci et donc des maladies mentales.
Et même le partenariat Psychiatrie - Sciences de l'Homme joue sur l'évolution des mentalités jusque-là essentiellement déterminée par les historiens. F. Rousseau, Directeur de la Maison des Sciences de l'Homme de Montpellier, révèle une nouvelle approche des mentalités des soldats des guerres qui ont tant ravagé le monde au XXe. L'homme perçu comme un loup pour l'homme est une vision erronée, les sciences psychiatriques et psychologiques donnent raison à J-J Rousseau lorsqu'ils disent que l'Homme naît bon et qu'il était, pendant la guerre, dans les tranchées, plus disposé à venir en aide à son prochain qu'à l'éliminer. Même s'il y a eu des excès. 

La Transversalité est donc en marche et même l'éducation nationale s'y met avec l'introduction obligatoire de la pluridisciplinarité au collège. Sans oublier les MOOC (Organismes de Formation en ligne) qui offrent un vaste champ d'exploitation de la Transversalité, à condition qu'ils soient sérieux, désintéressés et au service de tous. 

Ces Rencontres prévues le 14 octobre 2016 avaient dû être annulées en raison d'une alerte orange auraient sans doute attiré plus de monde. Retenez qu'une autre session de conférences devrait se tenir en 2017 et traiter des retombées industrielles de ces recherches en partenariat avec le pôle de compétitivité EUROBIOMED. 

A.K.

Robusta 1 B dernier né de l'Université de Montpellier

Après Robusta 1A lancé en 2012 depuis Kourou en Guyane, étudiants et chercheurs montpelliérains  travaillent sur un nouveau nanosatellite avec de nombreux débouchés pour les étudiants, tandis qu'au même moment, des entreprises aéronautiques toulousaines viennent s'implanter sur le campus Saint-Priest, Centre Spatial Universitaire de Montpellier soutenu par la Fondation Van Allen qui finance la formation des étudiants.

Une nouvelle mission scientifique en 2017

Robusta 1 B, un minuscule boîtier bourré de composants et de hautes technologies, à l'abri des poussières dans une salle blanche, est prêt à être envoyé en orbite autour de la terre. Le nanosatellite doit décoller en février 2017 depuis la Californie. Sa mission consistera à tester et à mesurer la résistance des composants électroniques face aux radiations dans l'espace.

Une dynamique pour la région

Côté emploi, ce secteur d'activités présente de nombreux débouchés pour les étudiants formés aux nanosatellites au sein du CSU. Depuis la création de la filière en 2006 autour de ce premier centre spatial universitaire en France, les industriels embauchent en masse à tous les niveaux les jeunes diplômés employables après avoir travaillé sur les mêmes méthodes que sur des vrais nanosatellites.