Les É.A.U sur Mars en... 2117

Elon Musk n’est pas le seul à voir loin et large. Après avoir créé leur agence spatiale en 2014, les Émirats arabes unis affichent de grandes ambitions pour le futur.

sol martien

Lors du cinquième World Government Summit tenu à Dubaï en 2017, Mohammad Ben Rached Al-Maktoum, l’émir de Dubaï et vice-président des Émirats arabes unis a dévoilé le projet « Mars 2117 » dont l’objectif est de créer sur la planète rouge, au début du 22ème siècle, une petite ville abritant une colonie humaine sous un gigantesque dôme translucide.

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Installation d’une cinquième IRM au CHU de Montpellier

Montpellier a inauguré l'installation d'un nouvel appareil d'Imagerie par Résonance  Magnétique en présence de M. Thomas Le Ludec directeur général du centre hospitalier universitaire de Montpellier, Pr Taourel radiologue diagnosticien à Hopital Lapeyronie  et Mme Lévy-Rameau dermatologue et conseillère municipale le 5 juillet 2018.

Le CHU s’est doté d’une 5ème IRM et de 6 boxes supplémentaires, au sein de l’hôpital Lapeyronie. Les travaux ont débuté début septembre 2017 et se sont terminés fin mai 2018. 
Avec un budget alloué de 1 100 000 euros TDC, ce projet s’inscrit dans le cadre d’une forte croissance démographique, et donc d’une augmentation significative des passages aux urgences. L’objectif étant de répondre aux besoins de la population en respectant les indications du département d’imagerie médicale et du SROS.

Ce nouvel aménagement permet de faciliter la gestion des demandes urgentes ou non programmées et réaliser des examens plus rapidement. Globalement, cet équipement offre un renforcement de l’offre en oncologie, une coordination de la filière urgence et une réduction des délais d’accès.

Qu’est-ce qu’une IRM ?

L’Imagerie par Résonnance Magnétique (IRM) permet de réaliser, lors d’examens, des vues en deux ou trois dimensions des organes et tissus mous de l’intérieur du corps. Il est possible de visualiser l’emplacement exact de lésions autrement invisible.

Une nouvelle IRM pour renforcer l’offre en oncologie

Cette nouvelle IRM permettra de renforcer l’offre d’imagerie en oncologie. Cet équipement sera utilisé, en particulier, dans le parcours diagnostic des patients atteints de cancer de la prostate, cancer du sein ou cancer pelvien grâce à des techniques telles que la biopsie mammaire guidée par IRM, la biopsie de prostate sous imagerie de fusion, ou encore l’imagerie corps entier dans la recherche de métastases.

Le besoin d’explorer l’inconnu

Depuis la nuit des temps les hommes ont été attirés par l’inconnu. Sur Terre ils n’ont eu de cesse d’aller au delà de l’horizon, de découvrir de nouveaux continents et d’autres formes de civilisations. Leur curiosité les a amené à explorer le moindre recoin de la planète. Ce désir de connaître et de repousser les limites du monde connu a modifié le cours de l’histoire de l’humanité. Il a été la source de drames mais aussi de bénéfices et de progrès pour nos sociétés. La conquête spatiale répond à ce même besoin d’explorer l’inconnu. Pour les hommes, fasciné depuis toujours par le ciel, l’exploration spatiale n’est pas qu’un exploit technique ou la recherche de nouvelles ressources minérales, elle contient une part de rêve. L’infiniment lointain s’adresse à notre imaginaire, il nous amène à réfléchir sur l’avenir de notre espèce et sur sa place dans l’univers. Qui ne s’est interrogé en levant les yeux vers le firmament étoilé ?

Nous savons aujourd’hui que la terre n’est plus au centre de l’Univers, que l’homme n’est qu’une espèce parmi d’autres et qu’il n’est pas la finalité de la création. Nous comprenons que les atomes qui composent notre corps proviennent de la matière fabriquée par les étoiles comme toutes les autres formes de vie. Treize milliards d’années après le big bang nous commençons à percevoir l’unité et la cohérence derrière l’extraordinaire diversité des éléments qui constitue le monde visible. Nous sommes partie d’un tout. A un degré ou à un autre nous sommes issus de poussières d’étoiles, parent des galaxies et des nébuleuses, des pulsars et des comètes.

Si la science progresse et nous éclaire sur l’univers qui nous entoure, elle reste néanmoins incapable de répondre à la question de savoir si cet univers est le fruit du pur hasard ou s’il est la matérialisation d’un dessein qui nous échappe. Notre monde a-t-il un sens ? Existe-t-il un au-delà ? Face à l’immensité du cosmos, science et spiritualité se côtoient pour tenter d’apporter des réponses aux questions métaphysiques que l’humanité se pose depuis toujours. Ce désir universel de comprendre l’univers et de l’explorer peut-il aujourd’hui faire de l’espace un lieu de fraternité pour l’espèce humaine?

» lire aussi l'espace rapproche les peuples sur futuroscopie.org , un magazine numérique du réseau OC-INFOS

Semaine nationale du compostage

24 mars au 8 avril 2018

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1-Composteur de jardin
2 -Lombri-composteur Lombribox carré



3-Lombri-composteur Can-o-worms rond


4-Lombri-composteur Worm Café rectangulaire


les 2 sortes de vers


Je réussis mon compost et lombricompost
cliquez sur le lien ou sur l'image

 

 

POUR INFO :

Chaque habitant du bassin de Thau produit environ 686 kg de déchets par an répartis comme suit :
Tri sélectif 43 kg – Ordures ménagères 474 kg – Verre 26 kg – Enlèvement encombrants 23 kg – Déchetterie 120 kg
Les déchets organiques représentent plus de 30 % du contenu de notre poubelle et leur transformation en compost est un moyen simple et efficace d’alléger le poids de nos ordures.
Depuis 1997 l’Agglopôle du bassin de Thau avec le centre Oïkos à Villeveyrac met à votre disposition composteurs, lombricomposteurs, et même du compost au détail ou en sacs moyennant une faible participation.

  • Le dossier sur le site de l'agglopôle
  • Commandez votre composteur
  • Ambassadeurs du tri :
    Du lundi au vendredi
    de 9h à 12h et de 14h à 17h
    04 67 46 47 20
    Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

QUEL INTERET FINANCIER ?

Un petit lombricomposteur produit annuellement environ 25 litres de lixiviat concentré qui une fois dilué à 10 % vous donnera 250 litres d’engrais liquide. A raison de 1 € le litre c’est 250 € d’économies. Ce produit n'a pas le label Bio (trop couteux), mais il n'y a pas la moindre trace de produits chimiques.

Et avec une production de 10 kg de compost pur tous les 2 mois soit 60 kg annuel, mélangé avec 2/3 de terre de jardin c’est 180 kg de lombricompost à 1 € soit 180 € à ajouter pour une économie totale de 430 € annuel.


 
 

DÉFINITION DU COMPOSTAGE

Le compostage est une décomposition de la matière organique (épluchures, gazon, feuilles,…) par des micros et macros-organismes, et des lombriciens… Autrement dit une manière de recycler les déchets organiques ménagers et déchets verts de jardin. Le compost est le produit du compostage, arrivé à maturation, il ressemble à de la terre. Il est essentiellement utilisé en agriculture et pour le jardinage. On l’utilise en mélange de 1/3 de compost pour 2/3 de terre de jardin. On réserve généralement le compostage au jardin. D’un volume de 3 à 600 L (Photo 1) Il peut aussi être fabriqué artisanalement et sommairement à l’aide de 4 palettes en bois.

DEFINITION DU LOMBRICOMPOSTAGE

Le lombricompostage est une technique plus précise et différente pour obtenir du compost. Il augmente significativement la part d'activité des vers, requiert moins de place et peut être réalisé en intérieur. Il constitue ainsi une alternative au compostage si vous êtes en appartement ou ne disposez que d’un balcon ou de peu de place dans votre jardin. On utilise le compost lui aussi en mélange de 1/3 de compost pour 2/3 de terre de jardin.

PROPRIÉTÉS DU COMPOST

Le compost redonne aux sols appauvris par le temps et les cultures successives tous les éléments nécessaires pour permettre aux végétaux une croissance saine, il est un excellent amendement pour les sols à raison de 400 gr à 2 kg au m² (10kg de compost est égal à 100kg de fumier) Les matières nutritives du compost son libérées au fur et à mesure des besoins des plantes. Plus vite lorsque le temps est chaud et humide, plus lentement lorsque le temps est froid il améliore ainsi leur croissance. Il est d’une couleur sombre et sent bon la terre de sous-bois. Pour la période d’utilisation préférez les mois d’avril à octobre.

COMMENT DEMARRER SON LOMBRICOMPOSTEUR

Installer une litière humide (comme une éponge pressée), de manière à ce que le bas de votre premier bac soit rempli à environ 25% de son volume. Utilisez pour cela des lanières de papier journal, du carton ondulé, des boîtes d'œufs découpées, vos premières épluchures de légumes et de fruits, de la paille, de la fibre de coco ou des copeaux de bois (bois non traité). On peut aussi ajouter une poignée de « son de blé ». Toutes ces matières pourront toujours être ajoutées par la suite au lombricomposteur. Il ne devrait pas être nécessaire d'ajouter ultérieurement de l'eau, l'humidité des déchets devant suffire. Répartir ensuite les vers à la surface de la litière. Il faut compter 250 gr de vers pour 2 personnes. En laissant le bac à la lumière, les vers vont migrer dans le fond car leur peau est allergique à la lumière. Si vous ne disposez pas de la quantité de vers nécessaire pour absorber votre production de déchets quotidienne, ajustez simplement les apports en fonction de la masse de vers disponible au début, puis augmentez graduellement (doublement de la population en 2 mois). Puis chaque jour déposez vos déchets. Il est recommandé de remuer l’ensemble de temps à autre pour oxygéner et mélanger les éléments.

AVEC QUEL LOMBRICOMPOSTEUR ?

Vous trouverez des lombricomposteurs dans le commerce, en bois ou en plastique recyclé, verticaux ou horizontaux carré, rond, ou rectangulaire, (Photos 2 - 3 - 4). Et si vous êtes un peu bricoleur, une fabrication artisanale fera très bien l’affaire ! Pour cela utilisez du bois contreplaqué ou recyclé. Veillez alors à ce que le bois ne soit pas traité pour ne pas intoxiquer les occupants ! On trouve également des lombricomposteurs d’occasion dans les sites de petites annonces. Il est aussi possible d’utiliser un empilement de caisses en plastique opaque, percé de trous de 3 millimètres de diamètre, sauf la caisse du bas pour recueillir régulièrement le liquide concentré, produit par le confinement des vers, n’oubliez pas d’y installer un robinet. Les caisses en polystyrène comme celles utilisées par les poissonniers (frigolite) conviennent aussi très bien, elles restent plus fragiles. Quelque soit le contenant il devra être opaque, et avoir une capacité de déchets utiles limitée à 10 ou 15 litres car le poids des bacs remplis peut gêner à leur manipulation. Si les besoins requièrent plus de capacité, multiplier les contenants, si possible en les empilant.

OU PLACER SON LOMBRICOMPOSTEUR ?

Un lombricomposteur bien géré ne dégage pas d'odeurs. Vous pouvez donc très bien l’installer dans votre maison ou votre appartement. Dans ce cas, placer le dans un endroit où il n'y a pas trop de passage : les vibrations ont tendance à effrayer les locataires du lombricomposteur. Les variations de température étant modérées à l'intérieur, le lombricompostage sera optimum. Une cave convient également très bien, même si l’activité des vers est moins optimale si la température est inférieure à 15°C l'activité des vers est forte entre 15° et 25°C. En dessous de 10°C elle est très ralentie. Dans ce cas, il faut protéger le lombricomposteur par des matériaux isolants, ne serais-ce qu’une couverture, pour que les vers passent l'hiver tout en conservant une certaine activité. Evitez l'ensoleillement direct et protégez le lombricomposteur de la pluie afin de ne pas noyer vos actifs partenaires.

QUELS VERS UTILISER ?

Les vers de terre que l'on trouve en bêchant nos jardins (les lombrics) ne sont pas des vers adaptés aux lombricompostage mais des vers fouisseurs. En lombricompostage, les vers proviennent de la litière des forêts ou de tas de compost mûr. (Photo 5) Il s'agit principalement de l’Eisenia Andreï appelé aussi ver rouge de Californie (bien qu’il n’ait aucun rapport avec cet état Américain), il préfère la matière organique fraîche. L’autre ver c’est l’Eisenia Fetida, ou vers de fumier appelé aussi ver tigré il préfère les matières en décomposition. C’est Marcel Bouché qui a déterminé l'espèce « Eisenia Andrei » en 1972. À noter que l’utilisation de l’Eisenia Hortensis (également dénommé Dendrobaena Veneta) reste peu appropriée au lombricompostage (faible taux de reproduction, tempérament plus fugueur) Ils ne sont pas toujours facile à distinguer les uns des autres…

A 20°C, les « Eisenia » sont capables de manger leur poids en matière organique chaque jour, et doublent leur population tous les 2 ou 3 mois. Vous pouvez les commander par correspondance auprès des revendeurs spécialisés ou tout simplement les trouver dans les boutiques d'articles de pêche sous l'appellation « vers de terreau ». Vous pouvez également obtenir des vers composteurs dans un lombricomposteur de votre entourage. De temps en temps il vous sera possible de partager des vers avec d’autres personnes désireuses de se lancer dans l’expérience. La population se reconstituera rapidement pour atteindre l’équilibre précédent. Les autres habitants de votre composteur tels que les collemboles, les acariens, les mouches soldat, les drosophiles, les Cercyons, les cloportes sont sans danger pour votre lombricomposteur et vous-même. Ils aident à la décomposition des déchets. Il faut juste équilibrer les déchets pour qu’ils ne soient ni trop humides ni trop sec, le papier et le carton (matières carbonés) sont la meilleure solution pour résoudre ce problème.

NOURRITURE CONSEILLEE

Les épluchures de légumes et de fruits, feuilles d’artichaut, carton ondulé, marc de café et filtre, cheveux, sachets de thé, papier non glacé, boîtes à œufs, et coquilles d'œufs finement broyées peaux de melons. Le délai de maturation est de 5 à 6 mois et il ne sera que de 2 mois si vous coupez les déchets en petits morceaux. Le lombricompost doit avoir un aspect grumeleux, sans déchets et une couleur noire. La grande majorité des vers aura en général quitté le bac pour passer à l'étage supérieur, lorsque le lombricompost sera prêt à être utilisé.

NOURRITURE DECONSEILLEE

Evitez l'ail l'oignon, et l’échalote qui sont vermifuges. Les agrumes qui sont trop acides, les protéines animales (viandes, poisson, œufs, laitages) qui attireront des moucherons Les corps trop ligneux, ou dont la dégradation est trop longue, coque de noix, de noisettes, branchage, peau et noyau d’avocat, feuilles d’ananas... Les litières d'animaux, les Os. Les corps gras (huile, beurre, vinaigrette) Attention à la fermentation de certaines denrées comme les fruits.

CONSEILS DIVERS

Limiter les apports brusques de nourriture, exceptionnellement et en petite quantité, pas de problème. Mais n'espérez pas refiler à vos protégés toute la tonte de votre pelouse (à cause de la fermentation) ou la taille de vos haies (trop long) Faites le en plusieurs fois ! Ne pas mettre de papier glacé ou couché utilisés pour les prospectus publicitaires, les catalogues et les magazines, leur encre n’est pas recommandée pour les vers et pour l'usage ultérieur du compost dans votre potager. A contrario, l’encre de papier journal n’est pas nocive. Variez la nourriture et équilibrez entre résidus de fruits/légumes frais (azote), et apports de papier/carton (carbone). Le bon équilibre c'est environ 2/3 de matières azotées pour 1/3 de matières carbonées. Réduire la taille des déchets afin de faciliter l'attaque microbienne. Par contre, un apport de nourriture mixée ou trop liquide risque de déclencher une fermentation anaérobie nauséabonde; les vers tenteraient alors de s'échapper de ce piège !

Les vers peuvent être privés de nourriture durant deux à trois semaines, ce qui vous autorise quelques vacances sans complication. Ils vont continuer à digérer le substrat dans lequel ils évoluent et parfaire la maturation du compost. La chute de la population ne sera pas significative.

PRODUCTION DE COMPOST

La qualité du compost est directement liée à celle des apports. Le compost est mûr lorsqu’il est uniformément noir et granuleux. Délaissé par la majorité des vers, il peut être facilement récolté en l'exposant à la lumière. Plusieurs techniques existent. Par exemple, mettre le bac du bas de la pile au-dessus des autres et le laisser à découvert: les vers vont s'enfoncer. Il suffit de récolter en surface le compost déserté. Quand il ne reste plus de compost dans le bac, les vers auront migré vers le bac inférieur. Bien séparer les vers du compost permet de conserver son « cheptel » et ainsi sa capacité de traitement des déchets !

PRODUCTION DE LIXIVIAT

Le lixiviat (c’est le liquide produit par les vers) doit être retiré régulièrement. Il est conseillé de laisser le robinet ouvert avec un récipient en dessous (pour l’aération) Il peut être conservé à l’abri de la lumière et de la chaleur plusieurs mois en bouteille avant son utilisation. On le dilue à 10% avec de l’eau (de pluie de préférence). Il servira de fertilisant. C’est un engrais naturel et qui n’est pas dangereux pour les enfants ou les animaux, bien plus complet que n’importe quel engrais chimique haut de gamme. Étant fait à base de déchets végétaux, il contient tout ce dont les plantes ont besoin : N, azote - P, phosphore - K, potassium - Ca, calcium - Mg, magnésium, oligoéléments, etc. Il faut compter entre 1 semaine et 1 mois pour la production d’un litre de ce « concentré » liquide suivant la saison et la température ambiante.

PROBLEMES ET REMEDES AUX ODEURS

Si votre compost est trop humide, rajoutez alors des corps secs (papiers, cartons, boîtes à œufs...) protégez-le des infiltrations d'eau de pluie si le lombricomposteur est placé à l'extérieur et soutirez plus régulièrement le jus. Si vous avez un excès de nourriture, faites alors jeûner vos vers. Remuez votre compost régulièrement cela facilitera l’aération et l’écoulement. La dénomination de « Thé de vers », ou « lombrithé », est en fait le résultat d’un compost mis dans un voile et trempé dans l’eau, ce qui donne un thé de vers utilisable au bout de quelques jours.

EVASION DE VERS

Le milieu est trop acide (diluer 1 cuillerée de bicarbonate de soude dans un litre d'eau et asperger le compost avec cette solution), ou mettre une cuillère à soupe de coquilles d’œufs broyées. Trop sec (humidifiez-le) ou trop humide (idem que précédemment pour les odeurs).

EN CONCLUSION

Depuis 2008, je pratique le compostage dans mon jardin, mais aussi le lombricompostage en intérieur pour mes déchets de cuisine. Pour information j’ai eu l’occasion de mesurer et de peser pendant 2 mois tous les déchets de cuisine que je mettais dans mon lombricomposteur, cela représentait 17 kg en moyenne par mois et cela pour 2 personnes.

Résultat plus de 200 kg par an et donc la récupération du même poids de compost sur une année, avec bien sur, autant d’allègement pour ma poubelle !

Pour le compost prêt à être utilisé il faut compter entre 2 et 6 mois de maturation (suivant la taille des déchets que vous mettez). De quoi avoir un beau jardin et de belles plantes !

Georges Cantin

» en savoir plus sur la semaine nationale du compostage

 

A VOS AGENDAS ! :
DIMANCHE 16 SEPTEMBRE 2018 de 9h à 18h
« FETE DES ARTS ET DES JOURNEES DU PATRIMOINE »
sur la Promenade des remparts à BALARUC LE VIEUX

DEMONSTRATION DE LOMBRICOMPOSTAGE

Cet atelier à destination du grand public présentera un lombricomposteur en « situation » avec l’objectif de faire découvrir des solutions individuelles efficaces pour réduire ses déchets et répondre à vos questions.
Cette présentation se veut pragmatique et présentera les avantages, et les contraintes ainsi que des conseils pour se lancer et pratiquer durablement le lombricompostage !
Expositions d’art, animations, musique, théâtre, conférence, marché local circuit court etc.

ENTREE LIBRE…
 

Diminuer la taille des parcelles pour favoriser les pollinisateurs

L’agriculture intensive est l’une des principales causes de l’actuelle crise de la biodiversité, qui touche notamment les insectes pollinisateurs pourtant indispensables à la production de certains aliments. Une équipe internationale impliquant des chercheurs du CNRS (dont celle du Centre d'écologie fonctionnelle et évolutive de Montpellier et de l’Inra vient de démontrer qu’un paysage agricole fait de parcelles plus petites augmente l’abondance des pollinisateurs, et par conséquent le transport de pollen et le succès reproducteur des plantes (nombre de graines produites).

Expérimentation de pollinisation dans un des paysages agricoles étudié. © Annika Hass

L’explication est simple : lorsque la taille des parcelles diminue, la densité de bordures de champs augmente mécaniquement, ce qui crée des sortes de corridors favorables au déplacement des insectes pollinisateurs. De manière contre-intuitive, l’étude montre aussi qu’une plus grande diversité de cultures n’est pas forcément favorable aux pollinisateurs notamment lorsque l’augmentation de la diversité est due à la présence de cultures intensives telles que la culture de maïs, peu favorables aux adventices et aux pollinisateurs.

Ces résultats sont basés sur des observations recueillies dans le cadre du projet Farmland dans 229 parcelles de 94 paysages agricoles dans quatre pays (Allemagne, France, Espagne, Royaume-Uni), par des scientifiques de 15 laboratoires.

Profitez de la Super Lune ce 31 janvier

Une super lune est, en astrologie et en astronomie, une pleine ou nouvelle lune qui coïncide avec une distance minimale du satellite à la Terre. Il s'agit d'une façon populaire de désigner le phénomène de périgée-syzygie, visuellement négligeable.La distance entre la Terre et la Lune varie chaque mois entre 356 410 km et 406 740 km du fait de l'excentricité orbitale de la lune.

满月 2

Le périgée est le point de l'orbite lunaire où la distance de la Lune par rapport au foyer est minimale. Une syzygie correspond à un alignement de la Terre, de la Lune et du Soleil. Une super lune peut être vue comme une combinaison des trois événements, bien qu'ils ne coïncident pas forcément parfaitement à chaque fois.

L'année 2018 avait bien commencé avec une "super Lune" le 1er janvier.

Prochaine super lune ce 31 janvier, profitez-en, elle apparaîtra plus grosse que d'habitude, ce 31...

La start-up WalkMe apporte une aide à la marche

Implantée à Montpellier et soutenue par le Business & Innovation Centre (BIC) de Montpellier, pôle Réalis, la jeune entreprise montpelliéraine Resilient Innovation commercialise depuis peu un appareil électronique destiné à améliorer la marche des personnes âgées et pas seulement.

 

Philippe Saurel découvrant le boîtier Walkme pendant la Foire Internationale de Montpellier en octobre 2017.

 

Ce boîtier portatif doté d’un logiciel capable de détecter les troubles locomoteurs, déclenche si nécessaire une stimulation auditive, sur laquelle l’usager peut synchroniser son pas. Une première mondiale.

Le procédé, qui a reçu le Prix trophée Cap’Tronic, catégorie « santé bien être » en 2016, s’avère aussi très efficace pour corriger des troubles locomoteurs de personnes atteintes de la maladie de Parkinson. Ce stimuli auditif très simple, qui ne demande aucun effort de concentration, permet à la personne de mieux coordonner ses mouvements et de retrouver un pas plus stable.», précise Jordan Miron, ingénieur et professionnel de santé.  L’appareil vise à aider des personnes sujettes aux chutes à conserver des activités pour rester autonome.

Depuis peu, l’appareil est vendu en ligne, directement aux usagers. D’ici deux ans, Resilient Innovation espère le faire reconnaître comme produit médical pour aborder le marché des Ehpad.

  WalkMe pour plus d'autonomie : période d'essai

La société Vaonis primée à Las Végas

Zoom sur Vaonis, pépite régionale récompensée par un CES Innovation Award :

Basée à Clapiers dans l'Hérault, l'entreprise Vaonis a reçu un prestigieux CES Innovation Award pour son télescope nouvelle génération. Léger, facile à transporter et doté d'une application mobile, l'instrument, qui peut être contrôlé à distance par un smartphone ou une tablette, permet de photographier l'espace, et de recevoir directement les clichés sur appareil mobile. Avant même sa commercialisation en avril 2018, le télescope innovant baptisé « Stellina » a déjà enregistré des dizaines de pré-ventes à des particuliers.

« Pour nous, c'est un énorme signal. Grâce à ce prix, on a eu de nombreux contacts et déjà des opportunités pour vendre notre produit, que ce soit à des distributeurs, à des musées... », commente Cyril Dupuy, fondateur de la société Vaonis.

Le télescope Stellina a reçu la récompense Innovation CES 2018 dans la catégorie  Imagerie numérique. Annoncé lors du CES Unveiled Paris devant un parterre d’entrepreneurs, journalistes et influenceurs tech, ce prix récompense les meilleures innovations technologiques de l’année.

Une innovaton primée aux Awards du  CES de Las Végas - Consumer Electronics Show -  le plus grand salon international de produits électroniques grand public qui s'est tenu du 9 au 12 janvier 2018 au sein de l’Eureka Park.

Avant même sa commercialisation en avril 2018, le télescope innovant baptisé « Stellina » a déjà enregistré des dizaines de pré-ventes à des particuliers. Award en poche, le CES de Las Vegas sera sans doute pour l’entreprise une rampe de lancement vers d’autres marchés, français et internationaux.

Société Vaonis

Aveugles sourds et muets…

Ne cherchez pas ! Ce sont les vers de terre…Très précieux alliés des jardiniers ou des agriculteurs. Ils digèrent les débris végétaux et enrichissent le sol en humus, et grâce à leurs galeries, aèrent la terre et limitent le ruissellement de l'eau. Et ils méritent vraiment qu’on s’intéresse à eux…

 


Lombricus Terrestris Montpellieris

 

Les 3 catégories de vers de terre

En fonction de leur mode de vie, de leur taille, de leur habitat, de leur comportement et de leurs ressources alimentaires les vers de terre se répartissent en trois grandes catégories :

LES ÉPIGES

Ce sont des vers de surface et les plus petites espèces, ce sont eux principalement que l’on utilise pour le compostage particulièrement Eisenia Fétida et Eisenia Andrei.


Eisenia Fétida
tigre rouge ou ver rouge de Californie


Eisenia Andrei
ver de fumier, ou ver tigré

Ils vivent, surtout dans les prairies et les forêts, longueur 2 à 8 cm, durée de vie 1 à 2 ans. Ils n’ont que très peu de galeries, ils se nourrissent directement de matières organiques et de végétaux en décomposition ; ce sont entre autres des vers de compost Ils sont petits et fins, vivent à la surface du sol, au niveau de la litière rarement en dessous de 5 cm. Ce sont des décomposeurs.

On les trouvera également dans les excréments des grands herbivores ou dans le bois humide en cours de décomposition, Ils sont parfois utilisés de façon industrielle (épuration des eaux) et pour produire du « lombricompost » ou pour traiter les déchets ménagers (lombricompostage) ou vermicompostage, terme utilisé en Belgique et au Canada. Certaines espèces sont élevées pour servir d’appâts pour la pêche, entre-autre le Dendrobaena Veneta qui est un peu plus long, mais difficile à identifier.

Peu protégés, les épigés subissent une forte prédation qu’ils compensent par une fertilité élevée (42 à 106 cocons par adulte et par an). Quand la nourriture est abondante et les conditions climatiques favorables, ils peuvent se multiplier très rapidement. (Ils deviennent adultes en l’espace de 2 mois) Leurs cocons, qui résistent à la sécheresse, assurent la survie de l’espèce.

LES ENDOGES

Ils vivent dans leurs galeries horizontales entre 15 et 30 cm de profondeur dans la terre arable et ne viennent jamais à la surface. Ces vers mesurent de 4 à 18 cm et ont une durée de vie de 3 à 8 ans. Ils se nourrissent de terre mélangée à la matière organique et vivent en permanence dans le sol généralement assez haut dans la zone racinaire des plantes. Ils représentent 20 à 50 % de la biomasse des terres fertiles .Ils ne sont pas pigmentés. Ils ont une fécondité moyenne de 8 à 27 cocons par adulte et par an.

En période de sécheresse ils tombent en léthargie (diapause) et on les trouve enroulés sur eux-mêmes. Les vers endogés présentent des modes de vie assez différenciés. Certains sont filiformes et s’installent le long des racines, d’autres forment des pelotes dans les couches profondes du sol, à proximité des drains, et filtrent l’eau dont ils séparent les particules organiques.

On en connaît aussi qui sont prédateurs d’autres vers de terre. Le corps du ver peut comporter jusqu’à 200 segments dont chacun est muni de poils courts (soies). Les muscles circulaires et longitudinaux se trouvent sous la peau. S’il contracte les muscles circulaires, les muscles longitudinaux se relâchent et l’endroit concerné se rétrécit et s’allonge. C’est en alternant l’allongement et le raccourcissement des parties de son corps que le ver de terre rampe vers l’avant.

Pour s’enfoncer dans le sol, il enfile sa «tête» fine dans une étroite fissure, puis il contracte ses muscles longitudinaux, l’avant de son corps s’épaissit et écarte la terre. Les vers de terre peuvent déplacer de cette manière jusqu’à 60 fois le poids de leur corps, ce qui les propulse par rapport à leur poids parmi les animaux les plus puissants du monde.

LES ANECIQUES

(Dont le lombric commun fait partie) sont les plus grosses espèces.ils sont capables d’ingérer en moyenne 270 tonnes de terre à l’hectare et par an

D’une longueur de 15 à 45 cm Ils creusent des galeries verticales jusqu’à 6 m de profondeur Ils cherchent leur nourriture à la surface du sol puis la distribuent en profondeur grâce aux galeries verticales qu’ils creusent.Ce sont eux que l’on trouve lorsqu’on retourne la terre du jardin.

S’il n’y a pas de vers de terre dans votre jardin ce n’est pas bon signe…Les feuilles et les débris organiques qu’ils peuvent entraîner dans leurs galeries sont ingurgités avec de la terre. Les excréments sont déposés à la surface du sol sous forme de tortillons appelés aussi turricules. Des trois groupes ce sont eux qui ont la fécondité la plus réduite, soit de 3 à 13 cocons par adulte et par an.

En Europe tempérée les vers anéciques représentent 80 % de la masse totale des lombrics. Le plus grand vers anécique de la faune française est le Lombricus Terrestris. Ce ver de terre est rouge-brun à l’avant et plutôt pâle à l’arrière. On le trouve partout sur la planète: dans les prairies, les champs, les jardins et les forêts, où il perce dans le sous-sol des galeries presque verticales jusqu’à près de 2 mètres de profondeur.

Le verre de terre Lumbricus terrestris s’accouple quant à lui une fois par année en formant 5 à 10 cocons contenant chacun 1 œuf. Sa durée de vie va de 4 à 8 ans

Dans un prochain reportage nous aborderons
le compostage et le lombricompostage.

   

Les vers de terre se rencontrent dans tous les milieux excepté les déserts trop secs et les glaciers trop froids. Les vers de terre mesurent de 2 cm (pour l'espèce Nord-américaine Bimastos parvus) à près de 3 m (pour l'espèce australienne Megascolides Australis). Ils mesurent plus généralement de 5 à 30 cm.

Dans une prairie en système tempéré la biomasse lombricienne peut atteindre 22 % de la biomasse totale de l'édaphon (ensemble des organismes vivants dans le sol.)

Au 19ème et début du 20ème siècle, le ver de terre est plutôt considéré comme malfaisant. Dans les cours d’agriculture de l’abbé François ROZIER (botaniste et agronome français 1737–1793), un chapitre traite des aspects « nuisibles » de l’animal. Mais c’est Charles Robert DARWIN, naturaliste anglais (1809-1882) qui redonnera au ver ses « lettres de noblesse »

 

Les vers de terre n'aiment pas :

  • Les sols trop travaillés : le travail du sol, et en particulier le retournement de la terre, peut détruire les œufs (déposés généralement en surface) et les galeries ; les outils blessent les vers
  • Les sols nus (peu de débris végétaux donc peu de nourriture)
  • Les sols compactés (par le piétinement ou le passage de véhicules par exemple)
  • Les sols sableux, et/ou demeurant longtemps secs en été
  • Les sols très acides.

Les vers de terre n’aiment pas non plus les pesticides… (On trouve rarement des vers de terre dans les vignobles)

 

Des études ont montré que les déjections des vers de terre sont, par rapport au sol environnant :

  • 5 fois plus riches en azote
  • 2 fois plus riches en calcium
  • 2,5 fois plus riches en magnésium
  • 7 fois plus riches en phosphore
  • 11 fois plus riches en potassium

LES INTESTINS DE LA TERRE

Apparus il y a 635 millions d’années les vers de terre actuels remontent au mésozoïque soit environ 200 millions d’années. Leurs ancêtres étaient des vers de vase et vivaient en eau douce. Et ils ont fait leur évolution principale au même moment que les plantes à fleurs, il y a environ 100 millions d’années. Il n’existe pas à ce jour de fossile de vers, seulement quelques empreintes laissées dans l’argile.

Entre - 384 et - 322 le philosophe Aristote déclarait que les vers de terre étaient « les intestins de la Terre". Animaux sacrés en Grèce et en Egypte ! Cléopâtre (-69-30 av. J.C.) avait même édicté une loi interdisant d’exporter les vers de terre. Accusés à tort au 18ème siècle de manger les racines des plantes ! C’était une erreur, car ils n’ont pas de dents !

L’ensemble des vers de terre représentent treize familles et près de 7000 espèces documentées, 400 en Europe et 150 en France. De très nombreuses variétés de lombrics sont d'ailleurs encore peu connues, surtout dans les régions tropicales. Certains vers de terre d’Amérique centrale et du Sud peuvent atteindre 3 mètres. Et les plus grandes espèces de vers se trouvent en Australie (Vers du Gippsland) qui atteint plus de 3 mètres, avec 3 cm de diamètre pour un poids de 500 gr.
Le Lumbricus terrestris mesure couramment de 9 cm à 30 cm de long et de 6 mm à 10 mm de large En France le plus grand ver de terre se trouve dans la région de Montpellier le Lombricus Terrestris Montpellieris, il peut atteindre 1.10m de long et peut creuser des galeries jusqu’à 5/6 mètres de profondeur Hélas il est en voie de disparition.
On dénombre de1 à 4 millions de vers par hectare (dans une prairie Normande), eton estime à 1,2 tonne la moyenne par hectare en France pour cette biomasse lombricienne vive, constituée à 80% d’anéciques, 20 % d’endogés, et seulement 1% d’épigés. En Guadeloupe Marcel Bouché* estime à 7 tonnes par hectare la biomasse lombricienne.

Dans 1 m² de terre les lombriciens, représentent en moyenne 500 mètres de galeries creusées (5000 km pour un hectare) Ces nombreuses galeries permettent en cas d’inondation d’absorber jusqu’à 16 cm d’épaisseur d’eau par heure (sauf si le sol est bitumé ou bétonné !)Il suffit d’imaginer que pour un mètre cube de terre colonisée normalement par les vers de terre, c’est 900 mètres de galeries présentes ! Un kilo de vers remue environ 240 kg de terre par an. On estime la production de déjections annuelles (fèces) à 300 tonnes à l’hectare (30 kg au m²)

Si on pesait tous les vers de terre de la planète, ils seraient plus lourds que tous les autres animaux et humains de la planète réunis. En effet, on estime qu'ils représentent à eux seuls près de 80 % de la biomasse animale de la planète. Ce sont des animaux consommateurs dominant, et la biomasse animale la plus importante des terres émergées (environ 20 fois celle de l’homme)

Ils sont devenus habitants de la terre à partir de la formation du sol, par l’interaction de la végétation, du climat et des roches primitives. L’évolution des vers a continué avec l’apparition des plantes. Les vers de terre appartiennent à de nombreuses espèces et, dans un milieu donné, on trouve facilement une dizaine d’espèces différentes, toutes hermaphrodites.

LA VIE AMOUREUSE DES HERMAPHRODITES

Les vers de terre s’accouplent surtout au printemps et en automne. Ils sont hermaphrodites, c’est-à-dire qu’ils possèdent aussi bien des testicules que des ovaires. Les vers qui ont atteint leur maturité sexuelle se reconnaissent à un épaississement situé au tiers antérieur du corps, le clitellum.

Pour se reproduire, deux vers de terre se collent tête-bêche étroitement l’un à l’autre et échangent leur sperme. Ils forment ensuite autour du clitellum un anneau de mucus dont ils se dépêtrent ensuite lentement en y excrétant leurs œufs et leur sperme.

Une fois détachée, cette manchette de mucus forme un cocon gros comme une tête d’allumette. Après une période de quelques semaines à plusieurs mois, selon l’espèce, les jeunes vers de terre éclosent de cet «œuf».


Oeufs d'Eisenia avant et lors de l'éclosion

ALERTE AU PLATHELMINTHES TERRESTRES INVASIFS

Chercheur au muséum national d’histoire naturelle, le professeur Jean-Lou Justine a lancé un vaste appel à témoin via la presse et les réseaux sociaux pour tenter de mesurer l’ampleur de l’invasion en France des plathelminthes terrestres invasifs depuis 2013. Ces vers plats venus de l’hémisphère sud représentent une menace écologique majeur puisqu’ils se nourrissent de lombrics. Les témoignages recueillis par le professeur Justine lui ont permis de découvrir qu’en fait sept espèces différentes sont désormais présentes en France dont certaines ont colonisé des départements entiers.

Et parmi toutes ces espèces il en est une encore plus redoutable que les autres, le Platydemus manokwari. Celui-ci dévore les escargots puis il s’attaque à d’autres animaux « mous » : limaces, vers de terre… C’est un monstre qui n’a jamais été détecté en Europe jusqu’à présent. Or, il vient d’être découvert au jardin des plantes de Caen (Calvados). L’affaire est suffisamment grave pour que le professeur Justine publie un article dans une revue scientifique américaine et lance un appel à la mise en place de mesures pour éradiquer ce nouvel intrus (cliquez ici pour le consulter)

Georges Cantin

pour en savoir plus : vous pouvez vous procurer l’excellent livre de Marcel B. Bouché "Des vers de terre et des hommes " publié chez Acte Sud.

D'abord jardinier, puis chercheur et directeur de recherche, Marcel B Bouché, mondialement reconnu, s'est consacré aux études écologiques concrètes des vers de terre et à l'élaboration de techniques d'observation et de gestion-interprétation des connaissances rendant effectivement possibles les évaluations et valorisations environnementales de nos activités.

Jean-Luc Khalfaoui nouveau président d'Agropolis international

Succédant à Bernard Hubert au terme de son second mandat, Jean-Luc Khalfaoui prend ses fonctions en qualité de président de l'association Agropolis international.

Le  pôle régional Agropolis  basé à Montpelier est aujourd’hui l’un des acteurs majeurs de la recherche et de l'enseignement au niveau international sur la base de ses institutions membres de hautes compétences dans les domaines : Agriculture, Alimentation, Environnement et Biodiversité. Il regroupe 2700 chercheurs et enseignants.

Cette prise de fonction fait suite à une élection à l’unanimité, le jeudi 7 décembre 2017. Le nouveau président souhaite, avec l’appui et au nom de tous ses membres, accompagner l’association dans ses grandes orientations et notamment :

  • L’élargissement territorial de l’organisation à l’ensemble de la région Occitanie à travers l'implication et le développement des institutions toulousaines de la recherche, de l'enseignement supérieur et de la formation dans les domaines Agriculture, Alimentation, Environnement et Biodiversité,

  • Le soutien du développement de l’I-Site MUSE (Montpellier Université d’Excellence) notamment dans ses actions à l’international.

Jean-Luc KhalfaouiJean-Luc Khalfaoui est docteur de l’Université d’Orsay – Paris XI en amélioration génétique des plantes et spécialiste du management par un MBA à San Francisco.

Sur la base de cette double formation science et management, le nouveau président a consacré, avec succès, plus de 30 années professionnelles dédiées à la recherche agricole sur des domaines clefs : production de connaissances scientifiques innovantes, élaboration et mise en oeuvre de stratégies de recherche ; management d'institutions de recherche ; développement de partenariats scientifiques et politiques au niveau national, européen et international en particulier avec les pays du Sud et méditerranéens ; développement d’interfaces entre recherche et entreprises.

Sa carrière scientifique commence à l’international, en 1983 au Sénégal, pays dans lequel il reste de nombreuses années et où il initie la création du Centre d'étude régional pour l'amélioration de l'adaptation à la sécheresse – CERAAS, à présent un des centres majeurs de la recherche agricole en Afrique de l'Ouest qui vient de célébrer ses 20 ans.

Il revient en France en 1992 où il occupe alors différentes responsabilités au sein du Cirad : chargé de valorisation, directeur adjoint des affaires scientifiques puis directeur du département des cultures annuelles.  

En 2005, il rejoint à Bruxelles, la Direction générale de la recherche de la Commission européenne -DG RTD- où il assume jusqu’en 2009,la fonction de secrétaire exécutif de l’Initiative européenne pour la recherche agronomique pour le développement (EIARD). Il dirige ensuite les relations européennes et internationales du Cirad.

En 2010, il est nommé chef de programme des sciences de la vie appliquées (dont les domaines scientifiques d'Agropolis International) du Conseil européen de la recherche (ERC) à Bruxelles.

De retour à Montpellier, en 2016, il exerce les fonctions de directeur général délégué à la recherche et à la stratégie du Cirad.