Nouveauté : L'indomptée

L'indomptée
Un film de Caroline Deruas avec
Clotilde Hesme, Jenna Thiam, Tchéky Karyo
Sortie en France : 15 février 2017

Axèle est photographe, Camille, écrivain. Elles partent pour un an en résidence à la Villa Médicis à Rome. Camille est accompagnée de son mari, l’écrivain réputé, Marc Landré. Alors qu’une étrange rivalité s’installe entre eux, Camille se lie à Axèle. Mais qui est vraiment Axèle ? Une artiste complète, sans concession, qui se confond avec son œuvre ? Ou le fantôme des lieux ?..

Ancienne pensionnaire de la Villa Médicis (promo 2011-2012) et compagne du réalisateur Philippe Garrel de 30 ans son aîné, nul doute que Caroline Deruas se sera inspirée de sa propre expérience pour son film “L’Indomptée”. Son alter ego, Camille, jouée par Clothilde Hesme (qui a aussi joué dans un film de Philippe, “Les amants réguliers” en 2005) est écrivain. En fait elle n’a publié qu’un recueil de nouvelles trois ans auparavant puis rien depuis… Elle est la compagne de Marc qui est un écrivain célèbre. De la même façon, Caroline n’avait réalisé que quelques courts métrages avant “L’indomptée” et Philippe est un réalisateur bénéficiant d’une certaine renommée (et qui est accessoirement le papa de Louis). Camille postule au prestigieux concours de la Villa Médicis qui permet à 14 artistes francophones (car la Villa appartient à l’Académie française) prometteurs de vivre au sein de la Villa pendant un an tout en touchant une bourse leur permettant de financer un projet artistique, quel qu’il soit. Elle est reçue, de même que Axèle (Jenna Thiam, partenaire de jeu sur la série Les Revenants), une belle photographe qui semble si sûre d’elle, indépendante et forte. Camille s’en rapproche très vite tout en s’éloignant de son mari (Tchéky Karyo) qui l’empêche de travailler. Le film qui a de nombreuses incursions oniriques est à la fois une sorte d’allégorie de la création et une véritable déclaration d’amour au lieu mythique et magique qu’est la Villa. L’intrigue en elle-même n’est sans doute pas novatrice mais le film bénéficie de l’aura du lieu et de ses deux interprètes à la fois si éloignées et si proches. Jenna Thiam avec sa rousse flamboyance est une belle révélation. - Mon ciné à moi

Cinéma «Le locataire»

Mercredi 1er mars à 20h
Domaine départemental Pierresvives - Amphithéâtre - Entrée libre

Dans le cadre de sa programmation trimestrielle sur l’habitat, le domaine départemental pierresvives vous propose Le Locataire, film de et avec Roman Polanski et Isabelle Adjani.


Il s’agit du chef-d’œuvre maudit de Roman Polanski – le film fut incompris et sous-estimé au moment de sa sortie en 1976, avant d’être considéré parmi les meilleurs de son auteur.

Synopsis
Trelkovsky, un homme timide et réservé, visite un appartement vacant pour le louer. Lors de la visite, la concierge lui apprend que Simone Choule, l'ancienne locataire, a voulu se suicider sans raison apparente, en se jetant de la fenêtre de l'appartement. Après le décès de l'ancienne locataire, il emménage. Les divers habitants tiennent particulièrement au calme et à la respectabilité de l'immeuble. Il devient peu à peu paranoïaque, et se met à imaginer que tous ses voisins le poussent au suicide.
Il se met à s'identifier à Simone Choule, revêtant une de ses robes, se coiffant d'une perruque. Il finit par se suicider en sautant par la fenêtre, comme Simone, devant ses voisins.

Ciné-club Jean Vigo

Le Ciné-Club Jean Vigo, le plus ancien ciné-club de Montpellier, propose des films du patrimoine cinématographique mondial en version originale sous-titrée. Chaque film est précédé d’une présentation et suivi d’un débat avec le public. Le Ciné-Club Jean Vigo contribue ainsi à la connaissance de l’histoire du cinéma.

9 mars  à 20h au centre Rabelais : 29 boulevard Sarrail,  Montpellier.
Que la bête meure – France – 1969 – 1 h. 52 – Couleurs

 Une automobile fonçant à toute allure sur une petite route de Bretagne percute de plein fouet et provoque la mort d’un jeune garçon qui rentrait d’une partie de pêche, avant de prendre la fuite. Face à l’impuissance de la police – dont l’enquête s’est soldée par un échec – Charles Thenier, le père de l’enfant, décide de retrouver lui-même le chauffard afin de se venger. Devant cette injustice abominable, on ne peut de toute évidence que soutenir sa cause et ressentir de l’empathie à son égard. Le spectateur est conforté dans cette idée lorsque ce dernier, grâce à une série de hasards, retrouve enfin le meurtrier, un être abject et sans scrupules interprété magnifiquement par Jean Yanne qui joue peut-être ici l’un de ses plus beaux rôles.

Nouveauté : Primaire

De Hélène Angel
Avec Sara Forestier, Vincent Elbaz, Patrick d'Assumçao

Synopsis:
Florence est une professeure des écoles dévouée à ses élèves. Quand elle rencontre le petit Sacha, un enfant en difficulté, elle va tout faire pour le sauver, quitte à délaisser sa vie de mère, de femme et même remettre en cause sa vocation. Florence va réaliser peu à peu qu’il n’y a pas d’âge pour apprendre...

Helene Angel filme avec beaucoup de véracité le milieu scolaire dans ce Primaire qui sans sa bluette - finalement inutile parce que peu crédible et pas franchement réussie - aurait plus des allures de documentaires que de film. Sara Forestier y trouve un vrai beau rôle d’adulte, elle qui s’est bien souvent retrouvée dans des rôles soit trop à contre courant de son ex accent de banlieue ou au contraire dans une caricature de milieu popu trop attendue. Le film sonne juste tant au niveau enseignants qu’enfants, on y trouve même une autiste intégrée avec son AVS, du jargon scolaire (PPRE, ULIS) et des élèves qui vont chez l’orthophoniste! En revanche pour tout ce qui est hors cadre scolaire, l’histoire relève plus d’un téléfilm. L’implication de Florence (Sara Forestier) dans la vie de Sacha (qui n’est même pas son élève) et dans l’enseignement en général qui va jusqu’à vivre au sein même de l’école et être une no life en dehors du boulot paraît improbable. Sa vocation est belle et rare, trop idéaliste pour être vraie. Le film a d’indéniables qualités (son casting, sa documentation du milieu, la tendresse et l’humour qui s’en dégagent) mais le scénario aurait mérité d’être pl