« Robin » sur Arte le 24 novembre

 Le tournage du téléfilm « Robin » réalisé par Alice Douard, s'est déroulé en octobre 2016 pour bonne partie à Sète.
Il sera diffusé le vendredi 24 novembre sur Arte à 20h55.

 Alice Douard est issue de la Fémis dans le département réalisation, elle a déjà réalisé 3 court-métrages. Son film de fin d'étude "Extrasystole" avait déjà été acheté par Arte après une belle carrière en festival. "Robin" est son premier téléfilm.

L'histoire : Robin, vingt-trois ans, vit avec sa grand-mère dans le sud de la France. Pour gagner sa vie, il s'occupe de Victor, 11 ans. Lorsqu'il ne travaille pas, Robin s'adonne à sa passion : le parkour. Véritable chat de gouttière, il saute de toit en toit avec une dextérité qui impressionne. Alors que Robin met à profit ses dons de traceur pour se venger du caïd de la région, Victor le filme à son insu. Bientôt, la vidéo fait le tour des réseaux sociaux. Un héros est né. Robin va devoir assumer son nouveau statut de justicier, prendre conscience de ses responsabilités et des limites à ne pas franchir. Le voilà désormais face à son destin.

"Robin" a reçu un soutien financier de la Région Occitanie / Pyrénées Méditerranée et un soutien logistique de la Commission du film (Accueil des tournages) Languedoc-Roussillon Cinéma, Gindou Cinéma et Ciné 32. Des comédiens, des techniciens et des figurants de la région ont participé à ce tournage.

Festival AlimenTerre

Organisé chaque année du 15 octobre au 30 novembre, le Festival AlimenTerre est un évènement international qui amène les citoyens à comprendre les causes de la faim et à se mobiliser pour l'accès de tous à une alimentation suffisante et de qualité en France et dans le monde.

Autour d'une sélection de films documentaires primés plusieurs fois, le Festival invite les citoyens à participer à des débats lors de projections et à rencontrer des acteurs divers venus d’ici et d’ailleurs qui œuvrent pour une agriculture et une alimentation durable.

Dans quelques communes de la Communauté du Grand Pic Saint Loup, trois projections-débats abordent les enjeux de l'alimentation par la gastronomie et les pratiques culinaires dans de nombreux pays du monde.

 

Vendredi 17 novembre à Lauret à 19h à l'épicerie Pic bio "Vivre dignement de sa terre" réalisé par Karfa Diallo et Christophe Leroy en 2016. Débat avec des producteurs locaux

Contact : 04 34 81 13 54 Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Vendredi 24 novembre 2017 à 20h45 à la salle polyvalente de Viols-en-Laval, projection du film « BUGS » réalisé par Andreas Johnsen en 2016.

A qui profitera le marché émergent des insectes ?
Est-il la clé permettant de nourrir 10 milliards d'êtres humains à l'horizon 2050 ?
A l'issue de la projection  Nicolas Brahic et Gilles Hanula expliqueront leur expérience.

Contact : SLC-VEL 06 69 04 53 83  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Samedi 25 novembre à St-Mathieu-de-Tréviers à la Médiathèque à 10h30 « Bientôt dans vos assiettes, de gré ou de force » réalisé par Paul Moreira en 2015. Projection suivie d’une discussion. Une enquête qui montre les conséquences sur la santé et l’environnement d’un système alimentaire basé sur l’utilisation des OGM et des pesticides.

Contact 04 67 84 40 96  / Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Oscar d'honneur à Hollywood pour Agnès Varda

Ce 11 novembre, Agnès Varda recevra un Oscar d'honneur pour l'ensemble de sa carrière. Une récompense qui vient saluer son parcours singulier, 60 ans de cinéma et près de trente films.

Capture

Touchée par le fait qu'on l'on ait pensé à elle. "Je suis une petite reine dans la marge du cinéma", a-t-elle déclaré.

La notoriété d'Agnès Varda et surtout ses réalisations et récompenses d'une certaine façon font aussi d'elle une Grande ambassadrice de Sète. Avec son accord elle était d'ailleurs associée aux festivités de la Saint Louis 2017, avec ses tournois de joutes qu'elle apprécie énormément.

En 1954, à ses débuts, elle avait tourné à la Pointe Courte avec des résidents de ce très beau quartier.

"De La Pointe Courte aux Plages d'Agnès, de La mer Etsetera à Y'a pas que la mer, la réalisatrice et plasticienne n'a cessé de puiser dans l'Ile singulière matière à son inspiration. En 2015, Agnès Varda recevait lors de la cérémonie de clôture du 68e festival de Cannes une palme d'honneur pour l'ensemble de sa carrière. Et il y a forcément un peu de Sète dans cette prestigieuse distinction accordée avant elle aux seuls Woody Allen, Manoel de Oliveira, Clint Eastwood et Bernardo Bertolucci, et pour la première fois à une femme."

 "Aujourd'hui à Sète... Une école Agnès-Varda a été inaugurée aux Métairies en 2005 en présence de la réalisatrice. A la Pointe Courte, une traverse Agnès-Varda va de la promenade Louis-Vaillé au quai du Mistral. Pour le centenaire de la naissance de Jean Vilar, Agnès-Varda a exposé des photos d'Avignon dans la maison des Vilar. Ses amis se nomment aussi Lubrano, Biascamano, Calli... et aussi le sénateur-maire François Commeinhes... parmi beaucoup d'autres Sétois. En juin dernier, elle acceptait d’être l’ambassadrice d’une campagne nationale d’image lancée par la Ville et portée par six grands artistes attachés à Sète. Elle rendait ainsi hommage à sa muse et écrit de sa plume ces mots : “Sète m’amuse et m’inspire. J’y ai tourné en 54 “La Pointe Courte” et ses joutes et en 2005 “Les plages” et ses joutes. Quel bonheur !” En juillet, elle participait à la deuxième édition du SunSète Festival dédié au cinéma."

Elle y présentait avec son complice JR son dernier documentaire “Visages, villages”, tout juste récompensé par le prix de l’Oeil d’Or à Cannes.

 

AGNÈS VARDA ET SÈTE : UNE HISTOIRE D'AMOUR 

Cette histoire d'amour commence en 1940, alors qu'Agnès Varda fuit la Belgique bombardée avec sa mère et ses 4 frères et sœurs. Et c'est à Sète, sur un bateau amarré face au palais consulaire que la famille va trouver refuge. Agnès a alors 12 ans et se lie d'amitié avec les filles Schlegel, qui habitent en face, sur le quai Pasteur. Elle passera là une adolescence heureuse et insouciante. Dans les années 50, elle part étudier la photo à l'école du Louvre à Paris. Elle obtient un diplôme de photographie. A Sète, son amie Andrée Schlegel épouse un certain Jean Vilar. Le lien est fait.

Varda rejoint Jean Vilar à Avignon : il vient de créer deux ans plus tôt le célèbre festival de théâtre. Elle devient photographe de plateau pour le TNP et se fait connaître grâce à ses clichés de Gérard Philipe ou Maria Casarès. Mais fidèlement, elle revient à Sète. La Pointe Courte l’inspire. Sa lumière écrasante, sa rencontre avec les pêcheurs lui donnent l’idée de réaliser en 1954 un film éponyme, son premier film, qui rend ce quartier de Sète quasi-mythique. C'est parmi les acteurs du TNP qu'elle choisit Silvia Monfort et Philippe Noiret (débutants au cinéma) pour ce premier long métrage. Réalisé en 35 mm avec des moyens de fortune et hors du circuit économique traditionnel, ce dialogue d'un couple qui fait le point sur fond de chronique néo-réaliste d'un village de pêcheurs apporte un souffle de liberté au cinéma français et réunit toutes les caractéristiques de ce que sera la “Nouvelle vague”.

Plus d'un demi-siècle après La Pointe Courte, elle boucle la boucle, et tourne notamment à Sète “Les Plages d'Agnès”, un émouvant autoportrait où elle revient sur sa vie et sur son travail. Elle obtient le César du meilleur film documentaire lors de la 34e cérémonie des César.Sa carrière ne l’éloigne jamais bien longtemps de son port d’attache. Elle s’investit dans la vie culturelle de l’île singulière. Au printemps 2009, elle s’installe au Centre Régional d'Art Contemporain avec une exposition intitulée “La mer ...Etsetera”. Des souvenirs toujours.

En 2011, elle investit le Musée Paul-Valéry cette fois, et prend avec “Y'a pas que la mer” le contre-pied de son précédent travail dans un lieu d'où on ne peut échapper au spectacle de la mer... Et puis il y aura aussi en décembre suivant “Agnès de ci de là Varda”, 5 épisodes de 45 minutes diffusés sur Arte. Sète sera présente dans le 4e avec l'évocation entre autres de Soulages et de deux pêcheurs sétois.

   

Soirées ciné au Club de l'Image

Soirées  au Cinéma Jacques Brel autour de Roland Barthès

Samedi 18 novembre à 20h30  et dimanche 19 novembre à 17h à Prades-le-Lez

« UN BEAU SOLEIL INTERIEUR »

Date de sortie : 27 septembre 2017  -  Durée 1 h 34 mn - de Claire Denis

Avec : Juliette Binoche, Xavier Beauvois, Philippe Katerine, Gérard Depardieu, Josiane Balasko.

Genre : Drame, Comédie, Romance, film de nationalités : Française, Belge

Isabelle, divorcée, un enfant, cherche un amour. Enfin, un vrai amour.

Claire Denis a puisé son inspiration de départ dans « Fragments d’un discours amoureux de Roland Barthes ».

Le mot « Agony » a donné envie à la réalisatrice de mettre en scène « un beau soleil intérieur » Une sorte de panoplie de ce que l’ amour peut nous faire traverser...
« Agony évoque pour elle une façon très « chic et un peu snob » de dire qu’on a dépassé les misères de l’amour : l’attente insoluble, l’idéal déçu.

Tarifs : 6 € (tarif plein) ou 4 € (tarif réduit ou abonnement).

Contact : 06 14 94 53 39

2017 : année de la Colombie

« Assurément, le cinéma sud-américain me touche et m’interpelle. Comment en serait-il autrement pour moi qui ai la chance de rencontrer les peuples de ce continent confrontés à la dure réalité du monde. Ce cinéma leur donne la parole, ils ont tant à nous dire et nous apprendre. Il est émouvant, réaliste et vrai, comme l’âme de ces peuples. Souvent fusionnel et engagé comme l’amour, violent comme la haine, baroque comme la sculpture des vieilles basiliques de ces pays, et ses scènes s’enchainent comme se danse un tango dans le quartier San Telmo. (Je prépare d’ailleurs un documentaire sur ces peuples). Alors, avant l’appareillage : bon vent au 12 ème Festival de Montpellier, bien généreuse initiative ». Christian Puech (explorateur-photographe)

Nouveauté: "Espèces menacées"

Espèces menacées, film français réalisé par Gilles Bourdos. Avec Alice Isaaz, Vincent Rottiers, Grégory Gadebois, Suzanne Clément..

En 2003, l’américain Richard Bausch publiait un recueil de nouvelles intitulé “Espèces menacées”. Les espèces menacées en sont une essentiellement, la nôtre, humains incapables d’exprimer ses sentiments et empêtrés dans des problèmes relationnels de couple ou de famille. Gilles Bourdos, épaulé au scénario de Michel Spinosa, choisit d’en adapter trois dans son film éponyme qu’il tâche à la Robert Altman d’entremêler. On ne peut pas vraiment dire que l’exercice est raté. La réalisation est élégante et les personnages parviennent à se croiser de façon naturelle. Néanmoins il y a un véritable déséquilibre entre l’histoire première, celle de l’incipit du film très fort qui voit en quelques plans l’union et l’annonce de la désunion de Joséphine et Tomasz, et les deux autres, mineures. Du coup, malgré le naturel des rencontres, l’ensemble est artificiel, comme un exercice de style à la démonstration pas assez convaincante et c’est un peu dommage parce qu’il y avait de la matière dans cette histoire à la fois d’amour, de violence conjugale et de fracture familiale. Alice Isaaz joue là certainement son rôle le plus fort, Vincent Rottiers semble habité et Grégory Gadebois est très juste et touchant dans le rôle de ce père impuissant et maladroit. Les autres acteurs ne déméritent pas (Eric Elmosnino, Alice de Lencquesaing, Damien Chapelle et surtout Brigitte Catillon) mais leurs personnages ont moins d’ampleur. - D.C Mon Ciné à moi

Sète à la Mostra

Abdellatif Kechiche a présenté son dernier film tourné à Sète" Mektoub, my love : canto uno" à la Mostra.

 Dans "Mektoub, my love: canto uno", dévoilé jeudi à Venise, Abdellatif Kechiche ne se lasse pas de filmer les fesses rebondies de jeunes femmes libres et sensuelles, dénuées de préjugés racistes, dans un « hymne à la vie, à l'amour, aux corps, à l'avenir ».

«"Mektoub", c'est le destin, le karma. Le film dans son ensemble pose la question du destin. "My love" parce qu'on a souvent conscience du destin dans les rapports amoureux », a décrit jeudi le cinéaste franco-tunisien, dissimulé derrière des lunettes noires pour affronter un parterre de critiques partagés.

Kechiche - Palme d'or à Cannes pour La vie d'Adèle (2013), la passion entre deux jeunes femmes crûment filmée - a présenté à la Mostra le premier volet, de trois heures, d'un triptyque frémissant des amours de jeunesse et de l'éclosion à la vie adulte.

C'est l'été dans la ville portuaire de Sète et la caméra très baladeuse décortique de ravissantes jeunes étudiantes en vacances, toutes en mini-shorts, robes courtes moulantes ou maillots de bain. Et toutes très réceptives à la « drague » appuyée des jeunes hommes du coin d'origine tunisienne (« si la beauté était un crime tu aurais fait perpète »). Un regard très masculin qui a choqué certaines spectatrices pointant l'absence de gros plans sur l'arrière-train des interprètes masculins. « Il n'y a rien de machiste dans mon approche, je décris plutôt des femmes fortes, puissantes et libres », s'est défendu Kechiche. « On entre dans un film ou pas ».  « Ton impressionniste » Amin, joué par l'acteur débutant Shaïn Boumédine, un jeune homme doux qui rêve de devenir réalisateur, revient dans sa ville natale. Il y retrouve ses amis d'enfance, observe le monde sexué qui l'entoure et devient le confident amoureux des jeunes femmes en peine. L'aspirant cinéaste attend sans aucun doute que le « destin » lui fasse rencontrer l'amour, mais en attendant il prend des photos pour nourrir son inspiration créative. « J'ai voulu donner à ce film un ton impressionniste, qu'on en sorte avec légèreté », explique Kechiche.

On retrouve dans un rôle secondaire l'actrice Hafsia Herzi, qui avait percé à 18 ans avec La graine et le mulet (2007) du même auteur. « La plupart des acteurs apparaissent pour la première fois à l'écran », s'émerveille le réalisateur, dont la marque de fabrique reste ses dialogues naturalistes (« il a grave changé »). L'action, qui se passe au début des années 90, laisse transparaître un univers complètement dénué des tensions culturelles et religieuses qui alimentent aujourd'hui l'actualité française. « Cette époque que je décris est réelle. Je crois qu'avant le début de ce siècle, les gens vivaient de façon plus harmonieuse, jusqu'à ce que les temps changent », a commenté le cinéaste franco-tunisien de 56 ans, qui a grandi dans un quartier ouvrier de Nice. Dans une note d'intention de film, il est néanmoins plus explicite: « il y a une fissure dans la société, il est nécessaire de comprendre son origine. La France n'est pas un pays de race blanche, c'est une nation multiculturelle et multireligieuse ».

La Métropole fait son cinéma tout le mois d'août

Du 1er au 31 août, pour la 13e édition de La Métropole fait son cinéma Montpellier Méditerranée Métropole  convie les habitants du territoire à une invitation au voyage. 

Le thème sera décliné sous toutes ses formes à travers une sélection de 10 films : la découverte de contrées lointaines, le voyage-aventure, le voyage dans l’espace, le voyage dans le temps, le voyage initiatique. Toutes les projections gratuites auront lieu à partir de 21 h dans chaque commune de la métropole, dans un parc de château, dans une carrière.

Tout le programme dans les communes de Montpellier3M

Projection en piscine
Pour la troisième année consécutive, La Métropole fait son cinéma, propose une projection dans une piscine de son territoire.
Cette année, la séance aura lieu le vendredi 11 août au sein de la piscine Jean Vivès à Montpellier.* Le film pourra être visionné depuis des fauteuils gonflables sur l’eau ou depuis la pelouse.

*Soirée spéciale piscine avenue Maurin Montpellier : séance gratuite avec réservation préalable obligatoire sur place à partir du 31 juillet 2017 à 11 h.
Le film pourra être visionné depuis des fauteuils gonflables sur l’eau ou depuis la pelouse.

Les Nuits d'O sont de retour

Dans la pinède du domaine d'O à Montpellier, six belles soirées sous les étoiles sont proposées à la fin du mois d'août et ont toujours autant de succès depuis 2003.

Musique et cinéma en plein air sont les piliers de ce festival depuis quatorze ans qui se déroule autour de grandes soirées thématiques : Nuit frères et sœurs, Nuit Hongrie, Nuit Surf, Nuit cabaret, Nuit twist & shout, Nuit Argentine ... les Nuits d'O proposent toujours une programmation originale avec, pour chaque soirée, un concert dans la pinède suivi d'une projection de film puis d'un concert sous chapiteau. La billetterie est ouverte depuis le 11 juillet et le concept séduit toujours autant. il est donc recommandé de réserver sa place sans attendre.

Programme du 24 août au 2 septembre 2017

Concerts dans la pinède à 20 h, films en plein air à 21 h 30 dans l'amphithéâtre et DJ set côté bistrot sur le thème de la soirée
à 23 h 30. 
24 août, Nuit frères et sœurs : Concert Eyo’nlé brass band, film "Mon frère est fils unique"
25 août, Nuit Hongrie : Concert Söndörgö, musique traditionnelle hongroise et énergie rock,  film "The Grand Budapest Hotel"
26 août, Nuit surf : Concert Papooz, film "Love & mercy", La véritable histoire de Brian Wilson des Beach Boys
31 août, Nuit cabaret : Concert Gabby Young & others animals, film "Cabaret"
1er septembre, Nuit twist & shout : Concert Yiddish Twist Orchestra, film "Dalton Trumbo"
2 septembre, Nuit Argentine : Concert Otros Aires, film "Les nouveaux sauvages".

Domaine d'O  accueil dès 19h
178, rue de la Carriérasse Montpellier
Pour réserver : 0800 200 165
Tarif unique : 7€
Pour y accéder : tram ligne 1 - arrêts Malbosc ou château d'O

Nouveauté : Love Hunters

LOVE HUNTERS, un film australien de Ben young, qui a fait sensation aux festivals de Venise (Prix d’Interprétation Féminine), Tribeca, Bruxelles (Prix de la Meilleure réalisation, Prix d’Interprétation Féminine), et Austin (SXSW) !  Avec Ashleigh Cummings, Emma Booth, Stephen Curry.

S’inspirant de vrais couples meurtriers, le encore jeune Ben Young signe un premier film à la fois captivant et malaisant, un vrai thriller comme on aimerait en voir plus souvent.

C’est vrai qu’en regardant Love hunters (”Hounds of love” dans sa version originale, qui signifie sensiblement la même chose, puisque le “hound” est le chien de chasse en anglais), on ne peut s’empêcher de penser à l’intérêt de ces femmes, complices mais à quel point? de meurtres sordides. C’est à la personnalité présumée de l’une d’entre elles que Ben Young décide de s’intéresser en focalisant finalement son film plus sur la femme et ses relations tour à tour à la victime et à son compagnon criminel.
Le film commence au ralenti, des jeunes lycéennes font du sport sur le terrain de sport de l’école. Nos chasseurs sont à l’affût. C’est la femme - comme bien souvent dans ce genre d’affaire - qui aborde la victime. Le petit manège se répète un soir. Vicki vient de se disputer avec sa mère à qui elle en veut d’avoir quitté son père. Elle sort en cachette de sa chambre pour se rendre à une soirée à laquelle on lui a formellement interdit d’aller.
Arrive ce qui doit arriver. Malgré ses premières réticences, la jeune fille rassurée par la présence de Evie et de sièges-auto enfant à l’arrière de la voiture se laisse embarquer chez le couple diabolique. Durant les trois quarts du film, nous allons vivre son calvaire de l’intérieur. Ben Young réussit ainsi là où M. Night Shyamalan échouait dans Split en faisant monter la tension progressivement et en réussissant à nous y maintenir tout au long du film.
La psychologie criminelle est tout aussi simpliste que plausible. Les crimes les plus affreux tiennent parfois à peu de choses. L’horreur naît tant du réalisme du film, de sa mise en scène qui suggère plus qu’elle ne montre et des trois acteurs tous impeccables dans leur rôle respectif (Emma Booth, Ashley Cummings et Stephen Curry). Si on ajoute à cela une bande originale au poil - avec pour climax “Atmosphere” de Joy Division - on peut dire qu’on n’est pas loin de la perfection.

D.C.

Nouveauté : Aurore

De Blandine Lenoir
Avec Agnès Jaoui, Thibault de Montalembert, Pascale Arbillot

Synopsis :
Aurore est séparée, elle vient de perdre son emploi et apprend qu’elle va être grand-mère. La société la pousse doucement vers la sortie, mais quand Aurore retrouve par hasard son amour de jeunesse, elle entre en résistance, refusant la casse à laquelle elle semble être destinée. Et si c’était maintenant qu’une nouvelle vie pouvait commencer ?

Aurore : Photo Agnès Jaoui

L'avis du cinéphile
Elle s’appelle Aurore et pourtant si on en croit la société et les premières bouffées de chaleur qui l’assaillent, elle serait plutôt au crépuscule de sa vie. Le premier film de Blandine Lenoir (qui, si ce n’est un pseudo, a des parents avec un certain sens de l’humour) est une agréable comédie, aux accents féministes revendiqués, avec sans doute quelques poncifs sur la ménopause mais qui ne desservent pas l’ensemble. Agnès Jaoui incarne de façon décomplexée cette quinquagénaire, ménopausée certes, bientôt grand-mère et dans une situation professionnelle et donc financière précaire mais qui n’est pas près à renoncer à vivre pour autant. Le film met en exergue une solidarité féminine bon enfant et la maison d’Aurore prend à un moment des allures de gynécée lorsque toutes se retrouvent allongées côte à côte. Les hommes n’ont pas toujours la part belle mais ils sont loin d’être mis au pilori non plus et c’est pour mieux mettre en valeur l’amour de jeunesse, Totoche, toujours égal à lui-même. Thibault de Montalembert, avantagé par la barbe, le joue avec beaucoup d’élégance et de charme et on comprend l’engouement d’Aurore à vouloir raviver la flamme. Le film est parsemé de petites scènes savoureuses et on rit ou sourit souvent. Bon, le happy end n’était peut-être pas indispensable mais il va de pair avec la légèreté de ton du film. - Mon ciné à moi