Nominations 2018 - 43 ème cérémonie des César

La gloire vient à un film de cinéma de trois manières : par le plaisir du public (les entrées en salles, les achats vidéo, les audiences télévisées), par les faveurs de la critique (les médias et les festivals), et par la reconnaissance des professionnels de l’industrie cinématographique (les Académies nationales de cinéma).

Turning on vintage film camera with old style film cartridges
 

L’Académie des Arts et Techniques du Cinéma est l'institution qui, en France, organise cette troisième voie de distinction cinématographique, dédiée aux films et aux personnes qui les font.

Qui sont ses membres, son rôle, sa gouvernance,ses ressources ?

Pour découvrir la liste des Nominations 2018 pour la 43 ème cérémonie des César : http://www.academie-cinema.org/ceremonie/nommes.html

Étang de Thau : une nouvelle vie pour vos vieux films !

« Sète agglopôle méditerranée » et l’association des « Amis du Musée de l’étang de Thau » ont lancé en novembre dernier  le site internet http://filmsdethau-agglopole.fr/

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Ce projet a été réalisé en collaboration avec l’INA et l’Institut Jean Vigo. Un appel avait été lancé aux habitants du territoire afin de participer à une collecte de photos ou vidéos anciennes, relatives à l’étang de Thau. Ces images sont en effet, des témoins forts de notre culture et de notre histoire.

Ainsi, toute scène de vie filmée au bord ou sur l’étang de Thau peut devenir une pièce de collection numérique. Chaque habitant peut partager son histoire de l’étang en déposant ses films amateurs (8 mm, super 8 mm, VHS) et contribuer ainsi à l’enrichissement du projet.

Pour plus d’infos, contacter les Amis du Musée de l’Étang de Thau au 04 67 78 33 57 ou par mail Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Georges Frêche filmé par Yves Jeuland

Cinéma Jacques Brel de Prades-le-Lez

Vendredi 2 mars 2018 à 20h30

"Le Président"

Documentaire français de Yves Jeuland

Avec Georges Frèche 

Date de sortie : décembre 2010

Durée : 1h38

Le 21 mars 2010. Georges Frêche est réélu dans son fauteuil. En Languedoc, il est le Président. Six mois durant, au fil d’une campagne ébouriffante et captivante, la caméra d’Yves Jeuland ne l’a pas quitté. Partout, hors champs et contrechamps, son oeil était là, dans le secret des conciliabules et les fins de banquet, face aux ténors des médias, dans son bureau, dans sa voiture, au saut du lit comme au bord de sa piscine.

Escorté de ses deux conseillers, Georges Frêche se révèle un formidable animal politique, un grand acteur rabelaisien, matois et provocateur. Sans complaisance ni faux semblants, Georges Frêche est filmé en liberté. Comédie humaine violente et jubilatoire, drôle et impitoyable, ce voyage au cœur d’une campagne électorale est une leçon sur la chose publique et les jeux du pouvoir.

Tarifs : 6 € (tarif plein) ou 4 € (tarif réduit ou abonnement).

Contact : 06 14 94 53 39

Bande annonce du documentaire : https://www.youtube.com/watch?v=qzgWMBvHt_M 

Ciné Club Jean Vigo pendant les vacances de février

Le ciné club Jean Vigo dédié au septième art revisite ses classiques depuis 60 ans. Pendant les vacances d'hiver, les séances ont lieu tous les lundis à 20h.

Créé par Jean Vigo, le ciné club a la peau dure et propose les tout premiers classiques du cinéma.

Chaque séance est précédée d'une présentation et un débat prolonge le plaisir d'être installé dans une salle du pionnier Pathé de la société de cinéma française ouverte en 1907 et considéré à cette date comme la plus grande firme cinématographique du monde.

Aujourd'hui, la salle  est devenue municipale au cœur de Montpellier, non loin du Musée Fabre et de l'esplanade Charles de Gaulle. L'association est subventionnée par la ville et accompagnée par la métropole qui l'inclut dans son Pass'Métropole proposant une réduction à ses détenteurs.

Ciné club Vigo

27 Boulevard Sarrail à Montpellier

Station de tram : Corum ou Comédie.

Tarifs : 3€ la séance pour les étudiants

04 99 13 73 72

"TOUT VA BIEN", en présence de son réalisateur Pablo Rosenblatt par Quais des docs

L'association sétoise Quais des docs diffusera prochainement le film documentaire "TOUT VA BIEN", en présence de son réalisateur Pablo Rosenblatt.

toutCaptureLa projection se tiendra le mardi 27 février à 20h30 au cinéma le Comoedia à Sète et sera suivie d'une rencontre avec le réalisateur Pablo Rosenblatt et d'un débat d'idées, avec Philippe Goudard, artiste et scientifique, directeur du programme “Cirque : histoire, imaginaires, pratiques” à l’université Paul Valéry de Montpellier. Un pot d'accueil est également prévu à partir de 20h.


  Deux ans dans une école de clown. Dix filles et quatre garçons prennent un tournant dans leur vie et se lancent dans une quête : « chercher son clown ».  A contre-courant d’une société de la performance, une aventure pour apprendre à faire rire de la condition humaine.

En suivant leur évolution, leurs prises de conscience, leurs doutes, leurs moments de grâce, on découvre peu à peu les contours de cet art populaire, vivant et plus que jamais nécessaire.

Le film : « Je suis masseur kinésithérapeute, mais pas que », déclare sur scène un des personnages. Cela nous rappelle comment, entre deux personnes ne se connaissant pas, une question tarde rarement à survenir: «Et que faites vous dans la vie ?»  Il en est une autre, que nous entendons plus rarement formuler : «Que faites vous de votre vie?» Quelles sont nos marges de manœuvre lorsque nous avons conscience de l’enjeu de « ne pas perdre sa vie à la gagner » ? Artistes et artisans ne préfigurent-ils pas un autre monde soucieux de sens et exigeant sur la forme, c’est-à-dire « l’art et la manière » ?

Par leur film, Pablo Rosenblatt et Emilie Desjardins nous invitent à tutoyer certaines de nos contradictions les plus essentielles, telle l’acceptation d’être à la fois toute notre vie altérés, changés par les autres et leur regard, tout en devenant soi-même.

Quais des docs, une association de films documentaires à Sète

Quais des docs est née fin 2016 à Sète. L'association a pour objet la diffusion de films documentaires à Sète, et dans les environs, en favorisant des rencontres entre réalisateurs ou membres de l’équipe technique (image, son, montage...) et le public lors de projections-rencontres. L’association ne regroupe pas que des professionnels, elle s’adresse à tous ceux qui aiment le cinéma documentaire et compte déjà plus d'une soixantaine d'adhérents.

Reprise du ciné-Club Jean Vigo le 4 janvier 2018

En cette nouvelle année 2018, le Ciné-club Jean Vigo poursuit sa programmation  ce 4 janvier 2018 avec Kagemusha, l'ombre du guerrier , palme d'Or au festival de cannes en 1980,  un film du grand Kurosawa dont  la version internationale fut portée par Francis Ford Coppola et George Lucas, tous deux grands admirateurs de Kurosawa. Sans leur aide financière, ce film à gros budget n'aurait pu voir le jour.

Tous les jeudis à 20h, au centre Rabelais de Montpellier, le septième art revisite ses classiques depuis 60 ans. Créé par Jean Vigo, le ciné club a la peau dure et propose les tout premiers classiques du cinéma, du mois de novembre au mois d'avril.

Chaque séance est précédée d'une présentation et un débat prolonge le plaisir d'être installé dans une salle du pionnier Pathé de la société de cinéma française ouverte en 1907 et considéré à cette date comme la plus grande firme cinématographique du monde. Aujourd'hui, la salle  est devenue municipale au cœur de Montpellier, non loin du Musée Fabre et de l'esplanade Charles de Gaulle. l'association est subventionnée par la ville et accompagnée par la métropole qui l'inclut dans son Pass'Métropole proposant une réduction à ses détenteurs.

 

Ciné club Vigo

27 Boulevard Sarrail à Montpellier

Station de tram : Corum ou Comédie.

Tarifs : 3€ la séance pour les étudiants

Festival AlimenTerre

Organisé chaque année du 15 octobre au 30 novembre, le Festival AlimenTerre est un évènement international qui amène les citoyens à comprendre les causes de la faim et à se mobiliser pour l'accès de tous à une alimentation suffisante et de qualité en France et dans le monde.

Autour d'une sélection de films documentaires primés plusieurs fois, le Festival invite les citoyens à participer à des débats lors de projections et à rencontrer des acteurs divers venus d’ici et d’ailleurs qui œuvrent pour une agriculture et une alimentation durable.

Dans quelques communes de la Communauté du Grand Pic Saint Loup, trois projections-débats abordent les enjeux de l'alimentation par la gastronomie et les pratiques culinaires dans de nombreux pays du monde.

 

Vendredi 17 novembre à Lauret à 19h à l'épicerie Pic bio "Vivre dignement de sa terre" réalisé par Karfa Diallo et Christophe Leroy en 2016. Débat avec des producteurs locaux

Contact : 04 34 81 13 54 Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Vendredi 24 novembre 2017 à 20h45 à la salle polyvalente de Viols-en-Laval, projection du film « BUGS » réalisé par Andreas Johnsen en 2016.

A qui profitera le marché émergent des insectes ?
Est-il la clé permettant de nourrir 10 milliards d'êtres humains à l'horizon 2050 ?
A l'issue de la projection  Nicolas Brahic et Gilles Hanula expliqueront leur expérience.

Contact : SLC-VEL 06 69 04 53 83  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Samedi 25 novembre à St-Mathieu-de-Tréviers à la Médiathèque à 10h30 « Bientôt dans vos assiettes, de gré ou de force » réalisé par Paul Moreira en 2015. Projection suivie d’une discussion. Une enquête qui montre les conséquences sur la santé et l’environnement d’un système alimentaire basé sur l’utilisation des OGM et des pesticides.

Contact 04 67 84 40 96  / Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Oscar d'honneur à Hollywood pour Agnès Varda

Ce 11 novembre, Agnès Varda recevra un Oscar d'honneur pour l'ensemble de sa carrière. Une récompense qui vient saluer son parcours singulier, 60 ans de cinéma et près de trente films.

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Touchée par le fait qu'on l'on ait pensé à elle. "Je suis une petite reine dans la marge du cinéma", a-t-elle déclaré.

La notoriété d'Agnès Varda et surtout ses réalisations et récompenses d'une certaine façon font aussi d'elle une Grande ambassadrice de Sète. Avec son accord elle était d'ailleurs associée aux festivités de la Saint Louis 2017, avec ses tournois de joutes qu'elle apprécie énormément.

En 1954, à ses débuts, elle avait tourné à la Pointe Courte avec des résidents de ce très beau quartier.

"De La Pointe Courte aux Plages d'Agnès, de La mer Etsetera à Y'a pas que la mer, la réalisatrice et plasticienne n'a cessé de puiser dans l'Ile singulière matière à son inspiration. En 2015, Agnès Varda recevait lors de la cérémonie de clôture du 68e festival de Cannes une palme d'honneur pour l'ensemble de sa carrière. Et il y a forcément un peu de Sète dans cette prestigieuse distinction accordée avant elle aux seuls Woody Allen, Manoel de Oliveira, Clint Eastwood et Bernardo Bertolucci, et pour la première fois à une femme."

 "Aujourd'hui à Sète... Une école Agnès-Varda a été inaugurée aux Métairies en 2005 en présence de la réalisatrice. A la Pointe Courte, une traverse Agnès-Varda va de la promenade Louis-Vaillé au quai du Mistral. Pour le centenaire de la naissance de Jean Vilar, Agnès-Varda a exposé des photos d'Avignon dans la maison des Vilar. Ses amis se nomment aussi Lubrano, Biascamano, Calli... et aussi le sénateur-maire François Commeinhes... parmi beaucoup d'autres Sétois. En juin dernier, elle acceptait d’être l’ambassadrice d’une campagne nationale d’image lancée par la Ville et portée par six grands artistes attachés à Sète. Elle rendait ainsi hommage à sa muse et écrit de sa plume ces mots : “Sète m’amuse et m’inspire. J’y ai tourné en 54 “La Pointe Courte” et ses joutes et en 2005 “Les plages” et ses joutes. Quel bonheur !” En juillet, elle participait à la deuxième édition du SunSète Festival dédié au cinéma."

Elle y présentait avec son complice JR son dernier documentaire “Visages, villages”, tout juste récompensé par le prix de l’Oeil d’Or à Cannes.

 

AGNÈS VARDA ET SÈTE : UNE HISTOIRE D'AMOUR 

Cette histoire d'amour commence en 1940, alors qu'Agnès Varda fuit la Belgique bombardée avec sa mère et ses 4 frères et sœurs. Et c'est à Sète, sur un bateau amarré face au palais consulaire que la famille va trouver refuge. Agnès a alors 12 ans et se lie d'amitié avec les filles Schlegel, qui habitent en face, sur le quai Pasteur. Elle passera là une adolescence heureuse et insouciante. Dans les années 50, elle part étudier la photo à l'école du Louvre à Paris. Elle obtient un diplôme de photographie. A Sète, son amie Andrée Schlegel épouse un certain Jean Vilar. Le lien est fait.

Varda rejoint Jean Vilar à Avignon : il vient de créer deux ans plus tôt le célèbre festival de théâtre. Elle devient photographe de plateau pour le TNP et se fait connaître grâce à ses clichés de Gérard Philipe ou Maria Casarès. Mais fidèlement, elle revient à Sète. La Pointe Courte l’inspire. Sa lumière écrasante, sa rencontre avec les pêcheurs lui donnent l’idée de réaliser en 1954 un film éponyme, son premier film, qui rend ce quartier de Sète quasi-mythique. C'est parmi les acteurs du TNP qu'elle choisit Silvia Monfort et Philippe Noiret (débutants au cinéma) pour ce premier long métrage. Réalisé en 35 mm avec des moyens de fortune et hors du circuit économique traditionnel, ce dialogue d'un couple qui fait le point sur fond de chronique néo-réaliste d'un village de pêcheurs apporte un souffle de liberté au cinéma français et réunit toutes les caractéristiques de ce que sera la “Nouvelle vague”.

Plus d'un demi-siècle après La Pointe Courte, elle boucle la boucle, et tourne notamment à Sète “Les Plages d'Agnès”, un émouvant autoportrait où elle revient sur sa vie et sur son travail. Elle obtient le César du meilleur film documentaire lors de la 34e cérémonie des César.Sa carrière ne l’éloigne jamais bien longtemps de son port d’attache. Elle s’investit dans la vie culturelle de l’île singulière. Au printemps 2009, elle s’installe au Centre Régional d'Art Contemporain avec une exposition intitulée “La mer ...Etsetera”. Des souvenirs toujours.

En 2011, elle investit le Musée Paul-Valéry cette fois, et prend avec “Y'a pas que la mer” le contre-pied de son précédent travail dans un lieu d'où on ne peut échapper au spectacle de la mer... Et puis il y aura aussi en décembre suivant “Agnès de ci de là Varda”, 5 épisodes de 45 minutes diffusés sur Arte. Sète sera présente dans le 4e avec l'évocation entre autres de Soulages et de deux pêcheurs sétois.

   

2017 : année de la Colombie

« Assurément, le cinéma sud-américain me touche et m’interpelle. Comment en serait-il autrement pour moi qui ai la chance de rencontrer les peuples de ce continent confrontés à la dure réalité du monde. Ce cinéma leur donne la parole, ils ont tant à nous dire et nous apprendre. Il est émouvant, réaliste et vrai, comme l’âme de ces peuples. Souvent fusionnel et engagé comme l’amour, violent comme la haine, baroque comme la sculpture des vieilles basiliques de ces pays, et ses scènes s’enchainent comme se danse un tango dans le quartier San Telmo. (Je prépare d’ailleurs un documentaire sur ces peuples). Alors, avant l’appareillage : bon vent au 12 ème Festival de Montpellier, bien généreuse initiative ». Christian Puech (explorateur-photographe)

Nouveauté: "Espèces menacées"

Espèces menacées, film français réalisé par Gilles Bourdos. Avec Alice Isaaz, Vincent Rottiers, Grégory Gadebois, Suzanne Clément..

En 2003, l’américain Richard Bausch publiait un recueil de nouvelles intitulé “Espèces menacées”. Les espèces menacées en sont une essentiellement, la nôtre, humains incapables d’exprimer ses sentiments et empêtrés dans des problèmes relationnels de couple ou de famille. Gilles Bourdos, épaulé au scénario de Michel Spinosa, choisit d’en adapter trois dans son film éponyme qu’il tâche à la Robert Altman d’entremêler. On ne peut pas vraiment dire que l’exercice est raté. La réalisation est élégante et les personnages parviennent à se croiser de façon naturelle. Néanmoins il y a un véritable déséquilibre entre l’histoire première, celle de l’incipit du film très fort qui voit en quelques plans l’union et l’annonce de la désunion de Joséphine et Tomasz, et les deux autres, mineures. Du coup, malgré le naturel des rencontres, l’ensemble est artificiel, comme un exercice de style à la démonstration pas assez convaincante et c’est un peu dommage parce qu’il y avait de la matière dans cette histoire à la fois d’amour, de violence conjugale et de fracture familiale. Alice Isaaz joue là certainement son rôle le plus fort, Vincent Rottiers semble habité et Grégory Gadebois est très juste et touchant dans le rôle de ce père impuissant et maladroit. Les autres acteurs ne déméritent pas (Eric Elmosnino, Alice de Lencquesaing, Damien Chapelle et surtout Brigitte Catillon) mais leurs personnages ont moins d’ampleur. - D.C Mon Ciné à moi

Sète à la Mostra

Abdellatif Kechiche a présenté son dernier film tourné à Sète" Mektoub, my love : canto uno" à la Mostra.

 Dans "Mektoub, my love: canto uno", dévoilé jeudi à Venise, Abdellatif Kechiche ne se lasse pas de filmer les fesses rebondies de jeunes femmes libres et sensuelles, dénuées de préjugés racistes, dans un « hymne à la vie, à l'amour, aux corps, à l'avenir ».

«"Mektoub", c'est le destin, le karma. Le film dans son ensemble pose la question du destin. "My love" parce qu'on a souvent conscience du destin dans les rapports amoureux », a décrit jeudi le cinéaste franco-tunisien, dissimulé derrière des lunettes noires pour affronter un parterre de critiques partagés.

Kechiche - Palme d'or à Cannes pour La vie d'Adèle (2013), la passion entre deux jeunes femmes crûment filmée - a présenté à la Mostra le premier volet, de trois heures, d'un triptyque frémissant des amours de jeunesse et de l'éclosion à la vie adulte.

C'est l'été dans la ville portuaire de Sète et la caméra très baladeuse décortique de ravissantes jeunes étudiantes en vacances, toutes en mini-shorts, robes courtes moulantes ou maillots de bain. Et toutes très réceptives à la « drague » appuyée des jeunes hommes du coin d'origine tunisienne (« si la beauté était un crime tu aurais fait perpète »). Un regard très masculin qui a choqué certaines spectatrices pointant l'absence de gros plans sur l'arrière-train des interprètes masculins. « Il n'y a rien de machiste dans mon approche, je décris plutôt des femmes fortes, puissantes et libres », s'est défendu Kechiche. « On entre dans un film ou pas ».  « Ton impressionniste » Amin, joué par l'acteur débutant Shaïn Boumédine, un jeune homme doux qui rêve de devenir réalisateur, revient dans sa ville natale. Il y retrouve ses amis d'enfance, observe le monde sexué qui l'entoure et devient le confident amoureux des jeunes femmes en peine. L'aspirant cinéaste attend sans aucun doute que le « destin » lui fasse rencontrer l'amour, mais en attendant il prend des photos pour nourrir son inspiration créative. « J'ai voulu donner à ce film un ton impressionniste, qu'on en sorte avec légèreté », explique Kechiche.

On retrouve dans un rôle secondaire l'actrice Hafsia Herzi, qui avait percé à 18 ans avec La graine et le mulet (2007) du même auteur. « La plupart des acteurs apparaissent pour la première fois à l'écran », s'émerveille le réalisateur, dont la marque de fabrique reste ses dialogues naturalistes (« il a grave changé »). L'action, qui se passe au début des années 90, laisse transparaître un univers complètement dénué des tensions culturelles et religieuses qui alimentent aujourd'hui l'actualité française. « Cette époque que je décris est réelle. Je crois qu'avant le début de ce siècle, les gens vivaient de façon plus harmonieuse, jusqu'à ce que les temps changent », a commenté le cinéaste franco-tunisien de 56 ans, qui a grandi dans un quartier ouvrier de Nice. Dans une note d'intention de film, il est néanmoins plus explicite: « il y a une fissure dans la société, il est nécessaire de comprendre son origine. La France n'est pas un pays de race blanche, c'est une nation multiculturelle et multireligieuse ».