CPIE : journées européennes du patrimoine

Journées européennes du patrimoine, les 16 et 17 septembre 2017

PatrimCapture

Programmées chaque année le troisième week-end du mois de septembre, les Journées européennes du patrimoine constituent un moment privilégié permettant aux visiteurs de découvrir leur patrimoine :

monuments, églises, théâtres, châteaux, demeures privées, lieux de pouvoir, etc...

Le thème de cette 34ème édition sera "Jeunesse et patrimoine".

Notre réseau propose plusieurs événements en cette occasion.

Samedi 16 septembre :

Le patrimoine du Bagnas, des siècles d’histoire, à Agde, de 9h à 12h A la découverte du monde des herbiers de Thau, à Marseillan, de 9h30 à 12h

Découverte du sentier Smart’Flore "cœur de ville de Sète, à Sète, de 14h30 à 17h

Balade au crépuscule, à Vic-la-Gardiole, de 18h30 à 21h

Dimanche 17 septembre :

Rallye de découverte, à Sète, de 10h30 à 12h30 Animation

Animation Aucèl, à la cathédrale de Villeneuve-lès-Maguelone, de 10h à 19h

L'Expédition 7e Continent sur nos côtes

6,3 milliards de tonnes de plastique

Voilà ce qui s’accumule dans la nature ! Et il existe 5 gyres principaux éparpillés sur les océans de la planète. Depuis 1950, année à laquelle le plastique fait son apparition dans notre vie quotidienne, nous avons produit et consommé à l’échelle mondiale 8,4 milliards de tonnes de plastique. Une nouvelle étude publiée récemment dans Science Advances nous révèle que 6,3 milliards de tonnes de ces déchets sont des plastiques très peu biodégradables, qui s’accumulent dans la nature et en particulier dans les mers et océans.

La période estivale étant propice à la rencontre des citoyens français en bord de mer, Expédition 7ème Continent organise une tournée de sensibilisation en région Occitanie à bord du morutier « Amadeus » un ketch aurique de 33 m dont la construction remonte à 1910. Les 5 et 6 août 2017, ils étaient à La Grande Motte et seront les 7 et 9 août à Port Camargue après avoir fait escale dans les différents ports de la région.

Le témoignage de Patrick Deixonne, natif de Sigean sur les bords de la Méditerranée
C’est pendant sa traversée de l’Atlantique à la rame en solitaire que Patrick Deixonne, navigateur, explorateur, découvre la pollution par les déchets plastiques au cœur même de l’océan. Ce choc va modifier le cours de sa vie. Il se fixera un nouveau défi. Explorer les océans et témoigner, communiquer sur une réalité trop éloignée du regard des hommes. Il va organiser des missions d’exploration pour étudier ce phénomène et alerter le public et les politiques sur la gravité de la situation.

Des conséquences sur la faune et la flore marine
Le plastique tue chaque année 1 million d’oiseaux, et 100 000 mammifères marins, on estime qu’un simple sac plastique met 100 ans à disparaître, mais c’est 500 ans pour une bouteille plastique, et 1000 ans pour un pneu ! Parmi les plus gros vortex d'eau créés par les vents et les courants marins, certains font six fois la taille de la France, et sur trente mètres de profondeur ! Il est temps d’en prendre conscience !

N.B. : L’expédition 7° Continent est une association à but non lucratif présidée par Mr Francis Vallat et dirigée par Patrick Deixonne, membre la Société des Explorateurs Français, reconnue d’utilité publique.

Pour en savoir plus… Le site de « 7ème continent » : http://www.septiemecontinent.com/

Georges Cantin

Le Brigitte Bardot pour une bonne cause

Le « Brigitte Bardot » à la grande Motte

A l'occasion de la journée de sensibilisation aux déchets en mer, l'association non gouvernementale Sea Shepherd a fait escale à la Grande Motte le 6 août 2017.

C’est au quai d’accueil flottant du port, non loin de la capitainerie, que le célèbre trimaran de l’ONG maritime Sea Shepherd a fait escale le temps d'une journée. Le « Brigitte Bardot » tel est son nom depuis qu’en 1977 un certain Paul Watson est devenu le compagnon de route de notre actrice internationale en la sensibilisant au combat contre le massacre des bébés phoques.

Depuis, l’ONG a eu d’autres combats, contre les braconniers des mers, la lutte pour la protection des baleines, et d’une façon générale la protection des espèces menacées. Ils sillonnent les océans et mers du globe pour faire entendre leur voix.

Un filet fantôme d'un demi hectare récupéré à 5km des côtes languedociennes

Ce splendide bateau était reçu à la Grande Motte dans le cadre de la journée de sensibilisation aux déchets en mer organisée par l'équipe portuaire de la charmante station balnéaire. Mais ce navire est présent dans nos eaux méditerranéennes pour une autre bonne raison… Leur équipe de plongeurs est actuellement et pour quelques jours en opération de relevage du filet fantôme du Coulombray - dont les fonds sont situés face à Palavas - laissé à l'abandon sur une zone d'intérêt écologique depuis presque un an.

Beaucoup de visiteurs pour voir ce bateau, car il fallait deux heures pour arriver à monter à bord,et  pas plus de huit personnes à la fois car l’espace est restreint ! Mais l’attente fut récompensée ! Voilà un petit aperçu de l’intérieur du trimaran de Sea Shepherd… Et désolé, mais ni Brigitte Bardot, et ni Paul Watson actuellement aux USA n’étaient présents, mais leur combat est important…


Le « Brigitte Bardot »

Longueur : 35 mètres
Poids : 41 tonnes
Equipage : 12 à 16 personnes
Année de mise à l’eau : 1998
Vitesse maximum : 24 nœuds (44,45 km/h)
Propulsion : biodiesel
Tirant d’eau : 1.34 m

Et si vous voulez les aider… Leur page Facebook : https://www.facebook.com/SeaShepherdFrance/

G-Cantin

Le Lez et les effets de la chaleur

La canicule qui sévit sur le Montpelliérain et au-delà n'aura échappé à personne et modifie le fonctionnement des éco-systèmes dans le fleuve Le lez. Ainsi, La jussie, plante originaire d'Amérique latine importée en Europe pour des raisons esthétiques, et autres plantes subaquatiques sont des espèces invasives qui colonisent le lit du bassin du Lez. A l'approche des épisodes cévenols d'automne, les services municipaux de la ville de Montpellier et de la Métropole s'activent sur les rives du Lez.

Dans le cadre de la gestion des milieux aquatiques et de la prévention des inondations, la Ville et la Métropole de Montpellier se mobilisent pour entretenir le Lez et les cours d'eau.

L'entretien du Lez pendant la période estivale
De mai à septembre, les plantes aquatiques se développent rapidement en raison de la chaleur. Pendant cette période, un bateau faucardeur et trois agents sillonnent le Lez, depuis l'Hôtel de Région jusqu'à l'Hôtel de Ville, afin de couper ces plantes aquatiques et limiter ainsi l'envasement et l'accumulation des déchets dans le plan d'eau. 

L'entretien du Lez et des cours d'eau du territoire réalisé pendant l'année
Tout au long de l'année, le Lez et les autres cours d'eau du territoire font l'objet d'un entretien régulier : enlèvement des déchets ou des arbres présents dans le lit du cours d'eau, faucardage des plantes aquatiques en période estivale, débroussaillage et nettoyage des berges, entretien de la végétation des berges. Le montant de ces interventions financées par la Ville de Montpellier s'élève à 400 000€TTC par an. 

En complément de ces interventions, la Métropole subventionne à hauteur de 68 000€TTC en 2017, des travaux moins lourds situés sur de plus petits cours d'eau et confiés à des personnes en difficulté dans le cadre d'un chantier d'insertion professionnelle.

Tournée estivale d'Eco DDS

Sur le boulevard Sarrail, ces samedi 5 et dimanche 6 août 2017,  EcoDDS  dans le cadre de sa tournée estivale tient à impressionner passants, touristes et Palavasiens.

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Car durant tout l’été, EcoDDS crée l’événement sur les plages à travers des animations à destination de toute la famille. D’étranges déchets géants, un parcours ludo-éducatif, des jeux, des sketchs et un spectacle familial interactif spécialement conçu par EcoDDS animent pendant 2 jours 10 plages en France. Après Sète, c'est au tour de Palavas-les-Flots.

Une occasion originale de sensibiliser le grand public aux enjeux du tri, de la collecte et du traitement des déchets chimiques. Les animations se déroulent chaque jour de 10 h à 20 h avec la possibilité, en plus, de participer à un tirage au sort pour gagner un vélo électrique et ce dans chaque ville de la tournée !

  Un spectacle aura lieu à 18 h.

Il faut savoir qu'EcoDDS prend directement en charge la gestion et la valorisation des déchets, c’est-à-dire leur collecte, leur regroupement, leur traitement, mais aussi les coûts de l’ensemble des prestations associées. Comme tout éco-organisme, EcoDDS doit répondre à plus de 166 obligations qui recouvrent plusieurs domaines, notamment l’opérationnel, la formation, la communication et la sensibilisation.

Pour en savoir plus : https://www.ecodds.com/

Protégeons le chabot du Lez

Connaissez-vous La Hulotte ? Ce "journal" magnifique - le plus lu dans les terriers - rédigé et illustré à la plume par son fondateur, Pierre Déon, est une mine de connaissances pour ceux qui aiment la nature. Et l'on y parle du chabot du Lez dans le n° 104.

Le chabot, qu'es aco ?

C'est un poisson. Pourquoi "du Lez" ? Parce que cette espèce endémique, cottus petiti, vit dans les premiers kilomètres de notre fleuve montpelliérain où il est protégé par la convention Natura 2000. Un si petit territoire et des caractéristiques physiques particulières en font un animal vulnérable, menacé d'extinction.

Découvert par hasard par 2 chercheurs roumains en 1964, il fait partie des huit espèces de chabots qui vivent en France. Très petit - de 3 à 6 cm -  disgracieux avec sa grosse tête et son petit corps allongé, il bénéficie d'une livrée de "para" pour se protéger des prédateurs. Il se prend même pour un "caméléon" et "peut changer de couleur" selon l'environnement.
Les chabots, ceux du Lez comme les autres, ont besoin "d'eaux claires, turbulentes, fraîches", surtout fraîches - 22°, ils ont trop chaud  - à 28°, c'était vrai, ils sont morts. "Il faut que le fond du cours d'eau soit tapissé de cailloux" où il puisse caler ses nageoires pectorales déployées pour résister au courant.
En effet, ce poisson "nage comme un fer à repasser" car il n'a pas de vessie natatoire pour l'avoir perdue très jeune. Il se déplace donc très peu, ce qui augmente sa vulnérabilité car il est inféodé à un territoire spécifique. D'où l'importance du respect de ce territoire par les promeneurs le long du Lez. 

 


voici le domaine du chabot du Lez dans des eaux turbulentes

 Son mode de vie en fait un animal très intéressant à connaître.

Il chasse la nuit, ce qui lui permet d'échapper à la menace des martins-pêcheurs - les seuls qui puissent l'attraper - et se cache sous les pierres dans la journée. Sa grande bouche fait office "d'aspirateur" après qu'il ait fondu sur sa proie d'une "accélération fulgurante". Mais c'est surtout par la gestion de son mode de reproduction que le chabot est remarquable.
C'est papa Chabot qui s'occupe de "couver" les œufs que la femelle a pondu dans la caverne "familiale" et souvent ceux de plusieurs femelles. Pour que les grappes d'œufs soient "oxygénées et nettoyées en permanence pendant 3 à 4 semaines", ce petit poisson bat des "ailes". Il agite sans cesse ses belles nageoires pectorales et souvent au péril de sa vie. Car il ne peut s'en aller pour se nourrir. Alors, il lui arrive de "craquer" et de manger "quelques" œufs : voilà pourquoi le papa cherche à attirer plusieurs femelles ; il faut assurer la survie de l'espèce, ne doivent mourir ni les œufs, ni le père.

 

Du 15 mars au 15 mai, ne soulevez pas les pierres pour tenter de voir les chabots : c'est la période de reproduction. Les œufs risqueraient d'être écrasés et vous ruineriez les efforts du papa pour aménager la caverne qu'il a sur-creusée avec ses nageoires !

Ce vaillant petit animal mérite que l'on prenne soin de lui : ne laissez pas les chiens se baigner sur son territoire.

Publié le 27 mai 2017 par Roselynelb.

Ecogestes Méditerranée Occitanie

Vivre & Respecter la mer au quotidien

photo du coralligène méditerranéen (crédit : P. Louisy)

Vous aimez naviguer ? Et vous souhaitez participer à la préservation du milieu marin ? Alors participez à la campagne écogestes Méditerranée Occitanie ! Cette campagne de sensibilisation des plaisanciers à des pratiques de navigation plus respectueuses de l’environnement est relancée, en 2017, par le CPIE Bassin de Thau sur toute la région Occitanie.

Contexte Les milieux marins, littoraux et fluviaux sont des écosystèmes fragiles et soumis à de fortes pressions anthropiques. Parmi les différents usages, la plaisance représente une part importante des activités. Les plaisanciers peu ou mal avertis peuvent affecter l’environnement marin, de par leurs activités en mer et au port. Partant de ce constat, de nombreuses structures se sont mobilisées pour mettre en oeuvre la campagne Ecogestes Méditerranée. Elle est issue de l’unification des campagnes menées depuis 2002 en Provence-Alpes-Côte d’Azur et entre 2004 et 2014 en Languedoc-Roussillon.

Une campagne à large échelle

Sous l’impulsion du Plan d’Action pour le Milieu Marin, Ecogestes Méditerranée sera déployée en 2017 à l’échelle des trois régions de Méditerranée française permettant de donner une identité forte à l’action. Au total, 24 structures d’éducation à l’environnement et gestionnaires de milieux iront pendant tout l’été à la rencontre des plaisanciers. La campagne contribue ainsi à la diffusion des messages liés à la gestion du milieu et de ses usages.

S’engager !

Tri des déchets, ancrage respectueux, produits d’entretien écolabellisés, récupération des eaux usées sont autant de thématiques qui seront abordées avec le plaisancier qui accepte d’échanger sur ses pratiques et s’engage à devenir un [éco]plaisancier !

La programmation en Occitanie

Coordonnée par le CPIE Bassin de Thau, la campagne s’appuie sur plusieurs structures ambassadrices (LPO Hérault, Ardam, Labelbleu, LPO Aude), ainsi que sur de nombreux ports et gestionnaires d’espaces naturels régionaux, relais de la campagne sur leurs territoires. Vous retrouverez les ambassadeurs Ecogestes sur stand à l’occasion de manifestations nautiques régionales ou sur les pontons pour des enquêtes directes auprès des plaisanciers… La campagne s’associe cette année à Expédition 7e Continent, tournée de sensibilisation autour des déchets plastiques en mer. La tournée fera escale dans plusieurs ports de l’Union des Villes Portuaires d'Occitanie.

8-9/07 : St Cyprien (66) - 9/07 : Palavas (34) - 11-12/07 : Port Vendres (66) - 16/07 : Carnon (34) - 19/07 : Leucate (11) - 21-22/07 : Gruissan (11) - 24/07 : Port La Nouvelle (11) - 27-28/07 : Cap d’Agde (34) - 30-31/07 : Sète (34) - 2/08 : Carnon (34) - 3/08 : Vendres-Chichoulet (34) - 6/08 : La Grande Motte (34) - 8-9/08 : Port-Camargue (30)

 

Le saviez-vous ?

Une petite flaque de carburant affecte, à elle toute seule, la vie sous-marine sur une surface équivalente à un terrain de foot ! Des solutions [éco]gestes existent ! Elles sont pratiques, économiques et écologiques. Venez les découvrir !

 

 

Qualité de l'air : Témoin d'une pollution ?

at restUne odeur suspecte? Un nuage de poussières, un panache anormal?

Pensez aux "signalements pollution", le dispositif mis en place par AIR Languedoc-Roussillon : un formulaire spécial est disponible sur le site de cet organisme sans but lucratif agréé par l'état : www.air-lr.org

 

Air Languedoc-Roussillon

Pour répondre aux multiples besoins de surveillance de l’air, l’État a choisi un fonctionnement associatif, décentralisé et indépendant. Créé en 1973, AIR Languedoc-Roussillon est l’organisme agréé par l’État pour la mise en oeuvre de la surveillance de la qualité de l’air et la diffusion de l’information sur les cinq départements de la région Languedoc-Roussillon.
Cette mission d’intérêt général s’inscrit dans le cadre de la loi sur l’air et l’utilisation rationnelle de l’énergie du 30 décembre 1996, intégrée depuis au Code de l’Environnement qui fixe comme objectif « le droit à chacun de respirer un air qui ne nuise pas à sa santé » et fonde les conditions de la surveillance de la qualité de l’air et de l’information du public en France.

 

Appel à projets Prix Pôle-relais lagunes méditerranéennes 2017

La biodiversité des territoires lagunaires, outre sa valeur intrinsèque, est une opportunité pour le développement économique. A l’heure de la transition écologique, le Prix Pôle-relais lagunes méditerranéennes a pour ambition de mettre en valeur des initiatives économiques innovantes ou exemplaires en territoire lagunaire, qui s’appuient sur la richesse de la biodiversité et favorisent sa préservation. Les initiatives économiques pouvant prétendre à ce Prix mettront en évidence leur choix fait sur la valorisation durable de la richesse de la biodiversité en lagunes et sa préservation.

La remise du Prix Pôle-relais lagunes méditerranéennes aura lieu à l’occasion des Assises nationales de la Biodiversité le 6 juillet 2017 à Ajaccio. L’invitation aux Assises et les frais de déplacements des lauréats seront pris en charge.

En savoir plus :
Télécharger l’appel à projets
Formulaire de candidature en ligne
Retour sur les éditions 2011 / 2013 / 2015
Programme des assises nationales de la biodiversité en Corse

Contact :
Virginie MAUCLERT
Coordinatrice du Pôle-relais lagunes méditerranéennes
Tél : 04 90 97 29 67
Courriel : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

DATE LIMITE DE RÉPONSE : 12 juin 2017

 

Ce Prix est mis en œuvre tous les 2 ans par le Pôle-relais lagunes méditerranéennes avec le soutien technique ou financier de ses partenaires : Agence française pour la biodiversité, agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse, Dreal des régions Occitanie, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Corse, Région PACA, Département 13.

 

Exposition "Zostères, des prairies sous la mer"

L'exposition "Zostères, des prairies sous la mer" vous accueille à partir du 20 mai et jusqu'au 30 novembre dans la zone d'exposition temporaire du musée de l'étang de Thau, à Bouzigues. Petits et grands, venez découvrir ces plantes à fleurs aquatiques, les zostères, qui peuplent les fonds de l'étang de Thau ! Convient aux enfants.

L’image contient peut-être : plein air, eau et texte









 

Qu’est-ce qu’une zostère ? Où pouvons-nous les observer ? À quoi servent-elles ? Sont-elles menacées ? Comment les protéger ? Voilà les questionnements auxquelles tentera de répondre l’exposition «Zostères, des prairies sous la mer ».

Cette exposition a pour but de sensibiliser les citoyens et les décideurs au rôle crucial que jouent ces écosystèmes et leur biodiversité dans le fonctionnement des milieux aquatiques et de toutes les activités qui s’y rattachent (pêche, conchyliculture, tourisme…). Ces herbiers, reconnus comme majeurs par les scientifiques, sont en effet menacés partout dans le monde et nous espérons que l’exposition induira chez le visiteur une prise de conscience et des changements de comportements qui augmenteront le succès des actions de conservation des herbiers engagés depuis quelques années.

Comment est née cette d’exposition ?

Ce projet a pris naissance au laboratoire MARBEC à Montpellier sous l’impulsion de deux chercheuses : Francesca Rossi, chercheuse CNRS, qui travaille depuis deux ans sur des questions de diversité, fonctionnement et conservation des herbiers de zostères, grâce au financement d'un projet scientifique par la fondation TOTAL (projet DIVGRASS) et à sa participation au réseau international ZEN, Zostera experimental Network (www.zenscience.org) et Frédérique Carcaillet, enseignante-chercheuse, qui s’intéresse depuis plusieurs années au transfert des connaissances issues de la recherche vers le grand public et à la formation des étudiants à la médiation scientifique.

C’est en unissant leurs connaissances et leurs compétences que ces chercheuses ont proposé à la Fondation de France la création d'une exposition itinérante pour faire connaître les herbiers zostères et promouvoir la conservation de ces écosystèmes sur les côtes du Languedoc-Roussillon, notamment dans les communes qui bordent l’étang de Thau dont 15% des fonds sont recouverts par des herbiers de zostères. À Bouzigues, le Musée de l’étang de Thau, est d’ailleurs devenu un partenaire dans la conception de l’exposition.

Depuis 2015, de nombreux étudiants ont participé à la réalisation de ce projet grâce à leurs stages de fin d’année, soit par leur contribution scientifique soit par leurs travaux de vulgarisation et d’expographie; cette expérience concrète a été majeure dans leur formation et a permis de faire vivre et de mener à bien ce projet.

Que va-t-on y voir ?

L’exposition se compose d’un ensemble de panneaux illustrés et interactifs, de spécimens à observer, de dispositifs ludiques et de plusieurs courts métrages. Plongé dans une ambiance sonore et lumineuse, le visiteur partira à la découverte de la plante, de ses conditions de vie, de sa répartition et de la biodiversité qu’abritent les herbiers…les organismes marins qui y vivent n’auront plus de secret pour lui. Il comprendra l’importance de ces espèces dans l’environnement marin et sera ainsi en mesure de contribuer à leur protection.
Une zone d’immersion avec des zostères géantes sera également installée, ainsi qu’une reconstitution d’un laboratoire de recherche où il sera possible de s’initier au quotidien des scientifiques. Pour les enfants, une chasse au trésor, en relation avec l’exposition, aura pour vocation de leur faire découvrir les herbiers de zostères en s’amusant. Et le trésor pourra être ramené à la maison !
Un animateur, financé par la Direction Régionale des Affaires Culturelles d'Occitanie, sera également présent dans l’exposition durant les mois de juin et de juillet 2017 pour guider le visiteur et répondre aux questions des plus curieux. Le Syndicat Mixte du Bassin de Thau, lui, assurera une campagne de sensibilisation sur les plages de l’étang et notamment sur la plage de Bouzigues à côté du musée en allant à la rencontre des touristes. Les écoles recevront également un livret pédagogique pour les aider à mener des actions avant, pendant et après leur visite.

Musée de l'étang de Thau - Quai du Port, 34140 Bouzigues
Pour en savoir plus : https://www.facebook.com/herbierszosteres/

Ré-Installation des huttes de Biodiversité (Biohut®) à Marseillan

La ville de Marseillan s’inscrit depuis plusieurs années dans des actions de sensibilisation et de protection de l’environnement qui l’entoure. Cet engagement est essentiel pour une commune dont 90% du territoire bénéficient du classement « Zone Natura 2000 ».
Marseillan a ainsi été l’une des villes pionnière à avoir investi dans le procédé, Biohut® avec l’installation des 90 modules dans les ports de Marseillan-ville et plage contribuant ainsi au rétablissement des écosystèmes côtiers et lagunaires. En novembre 2016, les cages avaitent été sorties de l’eau afin d’analyser la situation des habitats et de procéder à un comptage minutieux des différentes espèces qui s’y trouvaient.
Jeudi dernier, c’est en présence du Sénateur maire de Sète et président de la Communauté d’Agglomération du Bassin de Thau, François Commeinhes, du maire de Marseillan, Yves Michel, des conseillers départementaux, Marie-Christine Fabre de Roussac et Sébastien Frey, du représentant de l’Agence de l’Eau et du Directeur départemental adjoint de la DDTM, Frédéric Blua, que s’est déroulée la réinstallation des habitats.

 

Biohut est la solution développée par la société Ecocean pour créer un habitat artificiel offrant « le gîte et le couvert » afin de favoriser le taux de survie des poissons et autres animaux marins dans les phases initiales de leurs existences. Le procédé permet ainsi de redonner la fonction de nurserie à des zones modifiées par l’homme (par exemple les ports et les aménagements côtiers).

Qu’est ce qu’une nurserie ?

L’habitat nurserie est caractéristique de la morphologie et des besoins des espèces :

  • Une nutrition variée et adaptée.
  • Un habitat favorable à l’installation des post-larves, qui les protège des prédateurs et des pressions pendant leur période juvénile jusqu’à la taille refuge.
  • Un environnement où les juvéniles grandissent plus vite et ont un meilleur taux de survie qu’ailleurs.
  • Une localisation qui permet un déplacement vers les habitats adultes.


©Rémy Dubas

Composé d’une cage en acier remplie de coquilles d’huîtres ou d’un matériau recyclé, associée à une autre cage, vide celle-ci, la Biohut protège les larves et les « jeunes recrues » quand, agressées par des prédateurs, elles cherchent à se rapprocher naturellement de l’habitat
En les protégeant de la prédation, tout en leur fournissant une nourriture adaptée, le procéde permet aux larves et aux jeunes recrues d'atteindre “la taille refuge” afin de contribuer efficacement à l’accroissement des populations adultes.

   

Très sensible à la préservation de ce territoire maritime qu'est Marseillan, le maire Yves Michel a fait appel en 2014 à une jeune société montpelliéraine Ecocean spécialisée dans la restauration des milieux aquatiques, et les ports de Marseillan-Plage et de Marseillan-ville avaient été équipés de modules Biohut® au nombre de 60 pour le premier et 30 pour le second.
Marseillan a été le 1er port à être équipé de ces systèmes de protection.
Ce dispositif a été financée par l’Agence de l’eau (50%), la ville de Marseillan (30%) et le département de l’Hérault (20%).

Les Biohuts® sont des nurseries constituées de 2 cages, l'une remplie d'un matériau recyclé (coquilles d'huîtres) et d'une autre vide offrant habitat et nourriture aux jeunes larves ainsi protégées des prédateurs (voir détails ci-contre).
En novembre 2016, les cages avaient été relevées et la société Ecocean avait comptabilisé 16 000 individus et 35 espèces de faune marine des pageots, des pagres, des dorades, des bars, etc. des poissons qui jouent un rôle patrimonial en Méditerranée, mais aussi une faune vagile: gastéropodes, oursins, crustacés.

Cliquez sur une image pour l'agrandir

Jeudi 16 mars, la société Ecocean a réinstallé pour 4 ans les Biohuts® dans les 2 ports, et à Marseillan-Plage en présence du Sénateur François Commeinhes, des conseillers départementaux Mme Fabre de Roussac et Sébastien Frey , du maire Yves Michel, du maire honoraire M. Benoit, de M. Blua Directeur Départemental Adjoint de la DDTM, d'élus, du représentant de l'Agence de l'eau, de membres d'associations et un peu plus tôt dans l'après-midi d'élèves de 6ème du collège Pierre Deley qui ont participé à des ateliers de sensibilisation et suivront tout au long de l'année l'évolution de ces habitats. Ces jeunes "qui sont les citoyens de demain" comme l'a rappelé Yves Michel, le maire de Marseillan, sont donc déjà mobilisés pour préserver l'environnement.

M. Yann Guais et M. Rémi Dubas (Ecocean) ont fait tour à tour le bilan de l'opération menée précédemment et précisé que la pose de ce dispositif' avait été possible uniquement parce que Marseillan avait, en amont, mené une lutte contre les rejets, la mer n'étant pas une poubelle mais un lieu de vie. Des panneaux de sensibilisation ont d'ailleurs été placés sur les quais pour informer les plaisanciers et visiteurs.
Mme Fabre de Roussac, a précisé qu'une aide financière de 13.000 € pour soutenir cette opération avait été votée la veille par le Département.
Le sénateur Commeinhes qui revenait d'une visite des eaux de lagunage, a ajouté qu'il partait sous peu à Gênes assister à une table ronde sur la protection de l'eau dans les ports et M. Blua a salué cette initiative concrète, pragmatique, d 'un montant budgétaire limité, préférable "à des envolées lyriques et des ambitions démesurées difficiles à mettre en place fort onéreuses pour un résultat aléatoire ou tardif".

Claude Gressier

 

NAPPEX (Nurseries Artificielles Pour Ports Exemplaires)

NAPPEX est aujourd’hui une appellation qui identifie les ports exemplaires ayant comme engagement de favoriser la biodiversité dans leurs eaux par la mise en place d’habitats adaptés aux larves de poissons ainsi qu’à de nombreuses espèces marines.

Qu’est-ce qu’un Port Exemplaire ?

Les problématiques liées à l’impact du port sur les habitats et la biodiversité ne peuvent être intégrées dans la démarche environnementale que si le port est déjà "propre". NAPPEX est donc l’occasion pour les ports propres de franchir un pas de plus vers l’exemplarité en intégrant la biodiversité dans leurs démarches environnementales. Les ports contribuent ainsi à l’amélioration de la biodiversité au sein de leur environnement. Un port engagé NAPPEX, c’est un port qui, après avoir engagé une démarche "port propre" (qualité de l’eau, gestion des dêchets…), décide de franchir un pas de plus vers l’exemplarité en intégrant la biodiversité dans sa démarche.