Protégeons le chabot du Lez

Connaissez-vous La Hulotte ? Ce "journal" magnifique - le plus lu dans les terriers - rédigé et illustré à la plume par son fondateur, Pierre Déon, est une mine de connaissances pour ceux qui aiment la nature. Et l'on y parle du chabot du Lez dans le n° 104.

Le chabot, qu'es aco ?

C'est un poisson. Pourquoi "du Lez" ? Parce que cette espèce endémique, cottus petiti, vit dans les premiers kilomètres de notre fleuve montpelliérain où il est protégé par la convention Natura 2000. Un si petit territoire et des caractéristiques physiques particulières en font un animal vulnérable, menacé d'extinction.

Découvert par hasard par 2 chercheurs roumains en 1964, il fait partie des huit espèces de chabots qui vivent en France. Très petit - de 3 à 6 cm -  disgracieux avec sa grosse tête et son petit corps allongé, il bénéficie d'une livrée de "para" pour se protéger des prédateurs. Il se prend même pour un "caméléon" et "peut changer de couleur" selon l'environnement.
Les chabots, ceux du Lez comme les autres, ont besoin "d'eaux claires, turbulentes, fraîches", surtout fraîches - 22°, ils ont trop chaud  - à 28°, c'était vrai, ils sont morts. "Il faut que le fond du cours d'eau soit tapissé de cailloux" où il puisse caler ses nageoires pectorales déployées pour résister au courant.
En effet, ce poisson "nage comme un fer à repasser" car il n'a pas de vessie natatoire pour l'avoir perdue très jeune. Il se déplace donc très peu, ce qui augmente sa vulnérabilité car il est inféodé à un territoire spécifique. D'où l'importance du respect de ce territoire par les promeneurs le long du Lez. 

 


voici le domaine du chabot du Lez dans des eaux turbulentes

 Son mode de vie en fait un animal très intéressant à connaître.

Il chasse la nuit, ce qui lui permet d'échapper à la menace des martins-pêcheurs - les seuls qui puissent l'attraper - et se cache sous les pierres dans la journée. Sa grande bouche fait office "d'aspirateur" après qu'il ait fondu sur sa proie d'une "accélération fulgurante". Mais c'est surtout par la gestion de son mode de reproduction que le chabot est remarquable.
C'est papa Chabot qui s'occupe de "couver" les œufs que la femelle a pondu dans la caverne "familiale" et souvent ceux de plusieurs femelles. Pour que les grappes d'œufs soient "oxygénées et nettoyées en permanence pendant 3 à 4 semaines", ce petit poisson bat des "ailes". Il agite sans cesse ses belles nageoires pectorales et souvent au péril de sa vie. Car il ne peut s'en aller pour se nourrir. Alors, il lui arrive de "craquer" et de manger "quelques" œufs : voilà pourquoi le papa cherche à attirer plusieurs femelles ; il faut assurer la survie de l'espèce, ne doivent mourir ni les œufs, ni le père.

 

Du 15 mars au 15 mai, ne soulevez pas les pierres pour tenter de voir les chabots : c'est la période de reproduction. Les œufs risqueraient d'être écrasés et vous ruineriez les efforts du papa pour aménager la caverne qu'il a sur-creusée avec ses nageoires !

Ce vaillant petit animal mérite que l'on prenne soin de lui : ne laissez pas les chiens se baigner sur son territoire.

Publié le 27 mai 2017 par Roselynelb.

Nettoyage de plage

Ramassons les déchets avant que la mer ne s'en charge

L’association CAP OCÉANS et le club Aqualove sauvetage organisent le dimanche 9 juillet 2017...  un nettoyage de plage au Petit Travers de Carnon, après celui de Palavas.
Fondée en 2013 par Nicolas Costa, passionné de natation longue distance, CAP Océans à pour objectif la promotion de la nage en eau libre, le dépassement de soi à travers des défis audacieux : traversée de la manche en juin 2017, Tour de Corse à la nage en Aout 2017 tout en menant des actions de sensibilisation à la protection de nos fonds marins.
Le club AQUALOVE SAUVETAGE est une association affiliée à la Fédération Française de Sauvetage et de Secourisme basée à Montpellier, classé club élite FFSS, il a su en dix ans, montrer son dynamisme et sa volonté de développer le sauvetage sportif à un haut niveau de pratique. Aqualove n’est pas reconnu que pour ses résultats sportifs ou ses organisations de manifestations (Organisation des Championnats du Monde de sauvetage à Montpellier et La Grande Motte en 2014), le club s’est aussi doté d’une solide réputation dans la formation aux gestes de premiers secours et la mise en place de Dispositifs Prévisionnels de Secours, essentiels à tout organisateur de manifestations.

Au-delà de la simple collecte de déchets, les participants des Initiatives Océanes sont également invités à remplir une fiche bilan à la fin de leur collecte. Grâce à ces données, Surfrider Foundation Europe établit chaque année un bilan environnemental précisant notamment les déchets les plus retrouvés par façade maritime. Sans grande surprise, les déchets composés de plastique et les mégots sont les plus retrouvés lors des collectes.
En 2016, 1 158 collectes de déchets ont été organisées à travers l’Europe, ce qui représente 1 398 m3 de déchets récoltés par les 34 686 personnes mobilisées sur les plages, lacs, rivières et fonds marins. Soit l'équivalent de 9 319 baignoires de déchets!

Vous êtes attendus NOMBREUX LE DIMANCHE 9 juillet 2017 À 9H POUR UN MOMENT DE PARTAGE ET DE CONVIVIALITÉ
Apportez votre pique-nique « Ecolo », grillades, salade pour prolonger cette matinée en beauté !

Pour s'inscrire, c'est ici

Qualité de l'air : Témoin d'une pollution ?

at restUne odeur suspecte? Un nuage de poussières, un panache anormal?

Pensez aux "signalements pollution", le dispositif mis en place par AIR Languedoc-Roussillon : un formulaire spécial est disponible sur le site de cet organisme sans but lucratif agréé par l'état : www.air-lr.org

 

Air Languedoc-Roussillon

Pour répondre aux multiples besoins de surveillance de l’air, l’État a choisi un fonctionnement associatif, décentralisé et indépendant. Créé en 1973, AIR Languedoc-Roussillon est l’organisme agréé par l’État pour la mise en oeuvre de la surveillance de la qualité de l’air et la diffusion de l’information sur les cinq départements de la région Languedoc-Roussillon.
Cette mission d’intérêt général s’inscrit dans le cadre de la loi sur l’air et l’utilisation rationnelle de l’énergie du 30 décembre 1996, intégrée depuis au Code de l’Environnement qui fixe comme objectif « le droit à chacun de respirer un air qui ne nuise pas à sa santé » et fonde les conditions de la surveillance de la qualité de l’air et de l’information du public en France.

 

Valmagne participe à "Bienvenue dans mon jardin naturel"

Samedi 10 juin L'abbaye de Valmagne participe à "Bienvenue dans mon jardin naturel" avec le CPIE du Bassin du Thau.

Démarche nationale de sensibilisation aux actions alternatives. Venez au conservatoire de cépages et au jardin médiéval en agriculture biologique, comme tout le domaine viticole.

Un atelier animé par l'ARDAM aura lieu à 15 h sur le thème des moustiques tigres à la terrasse de l'auberge.

De 15h à 18h, l'équipe sera sur les lieux pour découvrir les secrets des plantes... Ils vous y attendent nombreux !

Appel à projets Prix Pôle-relais lagunes méditerranéennes 2017

La biodiversité des territoires lagunaires, outre sa valeur intrinsèque, est une opportunité pour le développement économique. A l’heure de la transition écologique, le Prix Pôle-relais lagunes méditerranéennes a pour ambition de mettre en valeur des initiatives économiques innovantes ou exemplaires en territoire lagunaire, qui s’appuient sur la richesse de la biodiversité et favorisent sa préservation. Les initiatives économiques pouvant prétendre à ce Prix mettront en évidence leur choix fait sur la valorisation durable de la richesse de la biodiversité en lagunes et sa préservation.

La remise du Prix Pôle-relais lagunes méditerranéennes aura lieu à l’occasion des Assises nationales de la Biodiversité le 6 juillet 2017 à Ajaccio. L’invitation aux Assises et les frais de déplacements des lauréats seront pris en charge.

En savoir plus :
Télécharger l’appel à projets
Formulaire de candidature en ligne
Retour sur les éditions 2011 / 2013 / 2015
Programme des assises nationales de la biodiversité en Corse

Contact :
Virginie MAUCLERT
Coordinatrice du Pôle-relais lagunes méditerranéennes
Tél : 04 90 97 29 67
Courriel : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

DATE LIMITE DE RÉPONSE : 12 juin 2017

 

Ce Prix est mis en œuvre tous les 2 ans par le Pôle-relais lagunes méditerranéennes avec le soutien technique ou financier de ses partenaires : Agence française pour la biodiversité, agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse, Dreal des régions Occitanie, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Corse, Région PACA, Département 13.

 

Exposition "Zostères, des prairies sous la mer"

L'exposition "Zostères, des prairies sous la mer" vous accueille à partir du 20 mai et jusqu'au 30 novembre dans la zone d'exposition temporaire du musée de l'étang de Thau, à Bouzigues. Petits et grands, venez découvrir ces plantes à fleurs aquatiques, les zostères, qui peuplent les fonds de l'étang de Thau ! Convient aux enfants.

L’image contient peut-être : plein air, eau et texte









 

Qu’est-ce qu’une zostère ? Où pouvons-nous les observer ? À quoi servent-elles ? Sont-elles menacées ? Comment les protéger ? Voilà les questionnements auxquelles tentera de répondre l’exposition «Zostères, des prairies sous la mer ».

Cette exposition a pour but de sensibiliser les citoyens et les décideurs au rôle crucial que jouent ces écosystèmes et leur biodiversité dans le fonctionnement des milieux aquatiques et de toutes les activités qui s’y rattachent (pêche, conchyliculture, tourisme…). Ces herbiers, reconnus comme majeurs par les scientifiques, sont en effet menacés partout dans le monde et nous espérons que l’exposition induira chez le visiteur une prise de conscience et des changements de comportements qui augmenteront le succès des actions de conservation des herbiers engagés depuis quelques années.

Comment est née cette d’exposition ?

Ce projet a pris naissance au laboratoire MARBEC à Montpellier sous l’impulsion de deux chercheuses : Francesca Rossi, chercheuse CNRS, qui travaille depuis deux ans sur des questions de diversité, fonctionnement et conservation des herbiers de zostères, grâce au financement d'un projet scientifique par la fondation TOTAL (projet DIVGRASS) et à sa participation au réseau international ZEN, Zostera experimental Network (www.zenscience.org) et Frédérique Carcaillet, enseignante-chercheuse, qui s’intéresse depuis plusieurs années au transfert des connaissances issues de la recherche vers le grand public et à la formation des étudiants à la médiation scientifique.

C’est en unissant leurs connaissances et leurs compétences que ces chercheuses ont proposé à la Fondation de France la création d'une exposition itinérante pour faire connaître les herbiers zostères et promouvoir la conservation de ces écosystèmes sur les côtes du Languedoc-Roussillon, notamment dans les communes qui bordent l’étang de Thau dont 15% des fonds sont recouverts par des herbiers de zostères. À Bouzigues, le Musée de l’étang de Thau, est d’ailleurs devenu un partenaire dans la conception de l’exposition.

Depuis 2015, de nombreux étudiants ont participé à la réalisation de ce projet grâce à leurs stages de fin d’année, soit par leur contribution scientifique soit par leurs travaux de vulgarisation et d’expographie; cette expérience concrète a été majeure dans leur formation et a permis de faire vivre et de mener à bien ce projet.

Que va-t-on y voir ?

L’exposition se compose d’un ensemble de panneaux illustrés et interactifs, de spécimens à observer, de dispositifs ludiques et de plusieurs courts métrages. Plongé dans une ambiance sonore et lumineuse, le visiteur partira à la découverte de la plante, de ses conditions de vie, de sa répartition et de la biodiversité qu’abritent les herbiers…les organismes marins qui y vivent n’auront plus de secret pour lui. Il comprendra l’importance de ces espèces dans l’environnement marin et sera ainsi en mesure de contribuer à leur protection.
Une zone d’immersion avec des zostères géantes sera également installée, ainsi qu’une reconstitution d’un laboratoire de recherche où il sera possible de s’initier au quotidien des scientifiques. Pour les enfants, une chasse au trésor, en relation avec l’exposition, aura pour vocation de leur faire découvrir les herbiers de zostères en s’amusant. Et le trésor pourra être ramené à la maison !
Un animateur, financé par la Direction Régionale des Affaires Culturelles d'Occitanie, sera également présent dans l’exposition durant les mois de juin et de juillet 2017 pour guider le visiteur et répondre aux questions des plus curieux. Le Syndicat Mixte du Bassin de Thau, lui, assurera une campagne de sensibilisation sur les plages de l’étang et notamment sur la plage de Bouzigues à côté du musée en allant à la rencontre des touristes. Les écoles recevront également un livret pédagogique pour les aider à mener des actions avant, pendant et après leur visite.

Musée de l'étang de Thau - Quai du Port, 34140 Bouzigues
Pour en savoir plus : https://www.facebook.com/herbierszosteres/

Ré-Installation des huttes de Biodiversité (Biohut®) à Marseillan

La ville de Marseillan s’inscrit depuis plusieurs années dans des actions de sensibilisation et de protection de l’environnement qui l’entoure. Cet engagement est essentiel pour une commune dont 90% du territoire bénéficient du classement « Zone Natura 2000 ».
Marseillan a ainsi été l’une des villes pionnière à avoir investi dans le procédé, Biohut® avec l’installation des 90 modules dans les ports de Marseillan-ville et plage contribuant ainsi au rétablissement des écosystèmes côtiers et lagunaires. En novembre 2016, les cages avaitent été sorties de l’eau afin d’analyser la situation des habitats et de procéder à un comptage minutieux des différentes espèces qui s’y trouvaient.
Jeudi dernier, c’est en présence du Sénateur maire de Sète et président de la Communauté d’Agglomération du Bassin de Thau, François Commeinhes, du maire de Marseillan, Yves Michel, des conseillers départementaux, Marie-Christine Fabre de Roussac et Sébastien Frey, du représentant de l’Agence de l’Eau et du Directeur départemental adjoint de la DDTM, Frédéric Blua, que s’est déroulée la réinstallation des habitats.

 

Biohut est la solution développée par la société Ecocean pour créer un habitat artificiel offrant « le gîte et le couvert » afin de favoriser le taux de survie des poissons et autres animaux marins dans les phases initiales de leurs existences. Le procédé permet ainsi de redonner la fonction de nurserie à des zones modifiées par l’homme (par exemple les ports et les aménagements côtiers).

Qu’est ce qu’une nurserie ?

L’habitat nurserie est caractéristique de la morphologie et des besoins des espèces :

  • Une nutrition variée et adaptée.
  • Un habitat favorable à l’installation des post-larves, qui les protège des prédateurs et des pressions pendant leur période juvénile jusqu’à la taille refuge.
  • Un environnement où les juvéniles grandissent plus vite et ont un meilleur taux de survie qu’ailleurs.
  • Une localisation qui permet un déplacement vers les habitats adultes.


©Rémy Dubas

Composé d’une cage en acier remplie de coquilles d’huîtres ou d’un matériau recyclé, associée à une autre cage, vide celle-ci, la Biohut protège les larves et les « jeunes recrues » quand, agressées par des prédateurs, elles cherchent à se rapprocher naturellement de l’habitat
En les protégeant de la prédation, tout en leur fournissant une nourriture adaptée, le procéde permet aux larves et aux jeunes recrues d'atteindre “la taille refuge” afin de contribuer efficacement à l’accroissement des populations adultes.

   

Très sensible à la préservation de ce territoire maritime qu'est Marseillan, le maire Yves Michel a fait appel en 2014 à une jeune société montpelliéraine Ecocean spécialisée dans la restauration des milieux aquatiques, et les ports de Marseillan-Plage et de Marseillan-ville avaient été équipés de modules Biohut® au nombre de 60 pour le premier et 30 pour le second.
Marseillan a été le 1er port à être équipé de ces systèmes de protection.
Ce dispositif a été financée par l’Agence de l’eau (50%), la ville de Marseillan (30%) et le département de l’Hérault (20%).

Les Biohuts® sont des nurseries constituées de 2 cages, l'une remplie d'un matériau recyclé (coquilles d'huîtres) et d'une autre vide offrant habitat et nourriture aux jeunes larves ainsi protégées des prédateurs (voir détails ci-contre).
En novembre 2016, les cages avaient été relevées et la société Ecocean avait comptabilisé 16 000 individus et 35 espèces de faune marine des pageots, des pagres, des dorades, des bars, etc. des poissons qui jouent un rôle patrimonial en Méditerranée, mais aussi une faune vagile: gastéropodes, oursins, crustacés.

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Jeudi 16 mars, la société Ecocean a réinstallé pour 4 ans les Biohuts® dans les 2 ports, et à Marseillan-Plage en présence du Sénateur François Commeinhes, des conseillers départementaux Mme Fabre de Roussac et Sébastien Frey , du maire Yves Michel, du maire honoraire M. Benoit, de M. Blua Directeur Départemental Adjoint de la DDTM, d'élus, du représentant de l'Agence de l'eau, de membres d'associations et un peu plus tôt dans l'après-midi d'élèves de 6ème du collège Pierre Deley qui ont participé à des ateliers de sensibilisation et suivront tout au long de l'année l'évolution de ces habitats. Ces jeunes "qui sont les citoyens de demain" comme l'a rappelé Yves Michel, le maire de Marseillan, sont donc déjà mobilisés pour préserver l'environnement.

M. Yann Guais et M. Rémi Dubas (Ecocean) ont fait tour à tour le bilan de l'opération menée précédemment et précisé que la pose de ce dispositif' avait été possible uniquement parce que Marseillan avait, en amont, mené une lutte contre les rejets, la mer n'étant pas une poubelle mais un lieu de vie. Des panneaux de sensibilisation ont d'ailleurs été placés sur les quais pour informer les plaisanciers et visiteurs.
Mme Fabre de Roussac, a précisé qu'une aide financière de 13.000 € pour soutenir cette opération avait été votée la veille par le Département.
Le sénateur Commeinhes qui revenait d'une visite des eaux de lagunage, a ajouté qu'il partait sous peu à Gênes assister à une table ronde sur la protection de l'eau dans les ports et M. Blua a salué cette initiative concrète, pragmatique, d 'un montant budgétaire limité, préférable "à des envolées lyriques et des ambitions démesurées difficiles à mettre en place fort onéreuses pour un résultat aléatoire ou tardif".

Claude Gressier

 

NAPPEX (Nurseries Artificielles Pour Ports Exemplaires)

NAPPEX est aujourd’hui une appellation qui identifie les ports exemplaires ayant comme engagement de favoriser la biodiversité dans leurs eaux par la mise en place d’habitats adaptés aux larves de poissons ainsi qu’à de nombreuses espèces marines.

Qu’est-ce qu’un Port Exemplaire ?

Les problématiques liées à l’impact du port sur les habitats et la biodiversité ne peuvent être intégrées dans la démarche environnementale que si le port est déjà "propre". NAPPEX est donc l’occasion pour les ports propres de franchir un pas de plus vers l’exemplarité en intégrant la biodiversité dans leurs démarches environnementales. Les ports contribuent ainsi à l’amélioration de la biodiversité au sein de leur environnement. Un port engagé NAPPEX, c’est un port qui, après avoir engagé une démarche "port propre" (qualité de l’eau, gestion des dêchets…), décide de franchir un pas de plus vers l’exemplarité en intégrant la biodiversité dans sa démarche.

 

l’EID Méditerranée au cœur de la lutte contre les moustiques

 

l'EID Méditerranée :

Un acteur de l'aménagement du territoire


Il y a 50 ans, le littoral méditerranéen français n'était pas celui que tout le monde connaît aujourd'hui. Les villes, les campagnes et les plages risquaient de passer à côté de sérieuses opportunités de développement économique et touristique. Car elles étaient envahies par des insectes insupportables : les moustiques, qui rendaient ce pays magnifique invivable !
C'est pourquoi en 1958, les Conseils généraux des départements de l'Hérault, du Gard et des Bouches-du-Rhône évaluant l'avenir exceptionnel qui s'ouvrait à leurs départements, ont décidé de créer l'EID Méditerranée, l'Entente Interdépartementale pour la Démoustication du littoral méditerranéen (EID-Med).
En 1963, l'Aude et les Pyrénées-Orientales les rejoignent. C'est cette année-là que l'Etat a créé la Mission interministérielle d'aménagement touristique du Languedoc-Roussillon, dite "Mission Racine". Fixant la démoustication comme préalable incontournable à toute démarche d'aménagement, l'Etat a contribué au financement de l'EID Méditerranée, aux côtés des collectivités territoriales, jusqu'en 1982, date de dissolution de la Mission interministérielle.

Pour un développement local durable

L’EID-Med a pour mission centrale le contrôle de la population des espèces nuisantes de moustiques proliférant dans les zones humides marginales des étangs et lagunes du littoral. Ce contrôle consiste, non pas à éradiquer l’ensemble des insectes piqueurs, mais à maintenir la gêne due aux moustiques à un seuil jugé tolérable, avec un impact environnemental minimum et dans un cadre budgétaire maîtrisé.
Les zones d'activités économiques, les établissements scolaires, universitaires, culturels n'auraient pu se développer à quelques encablures du littoral s'ils avaient dû être envahis par des nuages de moustiques. La démoustication a donc directement contribué à l'essor économique de notre région, particulièrement le tourisme, tout en œuvrant chaque jour, du printemps à l’automne, pour la salubrité et le confort de vie pour tous. Cette mission ne peut être ralentie sous peine de revenir... plusieurs decennies en arrière !
L’EID Méditerranée participe également à des actions importantes de conservation et de mise en valeur écologique des milieux naturels (restauration des cordons dunaires et suivi des systèmes littoraux). Elles contribuent à faire de notre région l’une des destinations préférées des touristes et un territoire propice à l’essor des activités économiques tout en assurant la salubrité publique à l'échelle de sa zone d'action

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Christophe Morgo
président de l’EID Méditerranée

Christophe Morgo, conseiller départemental du canton de Mèze et maire Villeveyrac, connaît bien l’EID Méditerranée puisqu’il y partiicpe au titre de représentant du Département depuis 2008. En 2015, il en a été élu président pour succéder à Christian Jean.

"Les défis à relever aujourd’hui sont déterminants pour le devenir de notre établissement et le nouveau conseil d’administration, désigné en 2015 par les collectivités membres. Il a devant lui une tâche difficile mais motivante.

Tout d’abord, il faut apporter des réponses à la forte colonisation par le « moustique tigre » (Aedes albopictus) de l’ensemble des départements de la façade méditerranéenne, tant au niveau de la nuisance qu’il provoque que du risque de santé publique qu’il représente.

Au-delà, nous devons aussi accompagner l’état et les Départements qui nous sollicitent dans l’application du plan antidissémination de la dengue et du chikungunya.

Bien sûr, dans le même temps, il faut veiller à être toujours aussi efficace (voire plus efficace) dans le contrôle des moustiques autochtones, malgré de nombreux facteurs qui compliquent notre action : conditions climatiques augmentant la période de nuisance, restrictions d’accès aux zones productrices de moustiques, limitation du nombre d’insecticides utilisables et de méthodes de lutte alternatives vraiment efficaces à ce jour…

De plus, les restrictions budgétaires qui s’imposent aux collectivités membres impactent l’EID. Il faut donc se préparer à faire plus et mieux avec moins.

Heureusement, l’EID Méditerranée ne manque pas de ressources, humaines au premier chef, qui lui permettront de réussir, tout en poursuivant les efforts au niveau financier. C’est une structure solide qui dispose de nombreux atouts pour répondre aux attentes des citoyens en matière de lutte contre les moustiques, qu’ils soient d’ici ou d’ailleurs : des équipes professionnelles au niveau de compétences élevé, tant sur le terrain qu’au siège, dotées de moyens de qualité, des finances maîtrisées et une démarche d’amélioration constante."

Christophe Morgo, Président de l’EID Méditerranée
Rapport d’activités EID Méditerranée 2015 .

   
       
 

Quelles nouvelles du côté des biocides ?

En Europe, les insecticides utilisables dans le cadre de la lutte contre les moustiques nuisants ou vecteurs sont régis par le règlement (UE) n°528/2012 du 22 mai 2012. Ce dernier limite le panel de biocides disponibles sur le marché national et européen. Des recherhces sont toutefois en cours pour identifier et à sélectionner de nouvelles substances actives insecticides pouvant, à moyen terme, renforcer la panoplie des moyens biocides. Parmi ceux-ci, deux projets sont particulièrement prometteur le GreenProtect (près de 500 molécules d’origine naturelle testées depuis 2012)et le projet QSAR-LAV.
Une fois sélectionnées, les molécules ayant une activité larvicide potentielle sont synthétisées et purifiées. L’EID Méditerranée se charge alors de la réalisation des tests d’efficacité sur des espèces de moustiques de référence élevées au laboratoire. Ainsi, depuis 3 ans, ce sont près de :

  • 55 molécules testées.
  • 152 tests larvaires réalisés.
  • 4 molécules actives à faibles doses.
   

Avec ses 150 agents permaments et un budget annuel d'environ 140 millions d'euros, l’EID Méditerranéee, joue un rôle central dans la lutte contre les moustiques. Chaque années se sont des centaines d'actions concrètes qui sont menées depuis la destruction physique des gîtes larvaires à la prévention en passant la mobilisation des institutionnels, les enquêtes entomologiques suite à des signalements des agences régionales de santé, l'information et la sensibilisation du public etc.

Optimiser les méthodes de lutte

Les opérations de lutte de l’EID Méditerranée visent à contrôler la nuisance des moustiques afin de protéger les agglomérations. Elles consistent à traiter à la source les larves présentes dans l’eau avant qu’elles ne se transforment en adultes et ne se dispersent vers les zones habitées. Il s’agit ainsi de la stratégie de lutte la plus efficace et la moins impactante pour l’environnement (actions ciblées dans l’espace et dans le temps, produit sélectif…).
On distingue les interventions en « milieu rural » (zones humides littorales, principalement), où l’objectif est de traiter des espèces ayant des capacités de dispersion importantes vers les habitations et les interventions en milieu urbain.
Environ 40.000 hectares sont traités en milieu rural. Trois quarts des surfaces traitées le sont par épandage aérien (par avion ou hélicoptère), le dernier quart fait l’objet d’épandage terrestre. En milieu urbain, les traitements concernent près de 60 000 gîtes larvaires. La stratégie de la lutte urbaine consiste en des actions ciblées chez les privés où se trouve 80 % des larves : suppression physique, sensibilisation sur le terrain, intervention à la demande , etc.) et des actions qui visent à être exemplaire dans le domaine public, avec un le rôle central de l’EID Méditerranée pour le traitement des gîtes identifiés et amener les concepteurs ou gestionnaires d’espaces, d’ouvrages et de bâtiments publics à la bonne « gestion » pour une moindre production de moustiques.

Le recours ultime et raisonné aux traitements "adulticides"

La lutte contre le moutiques se concentre prioritairement sur la prevention et l’élimination des larves mais les traitements “adulticides” font partie de la stratégie de lutte contre la nuisance liée aux moustiques. Conformément à la réglementation, ils sont limités à des épandages par voie terrestre, en milieu urbain et périurbain. principalement en début d’été, Ces traitements, qui représentent moins de 2 % des surfaces traitées, restent nécessaires dans la panoplie et sont mis en oeuvre après évaluation des services de l’EID-Med et accord du Conseil départemental et de la commune concernés

Le « moustique tigre » Aedes albopictus

Le « moustique tigre » Aedes albopictus est une des espèces les plus invasives au monde. Comme pour la plupart des espèces d’Aedes, il ne pond pas ses oeufs au niveau de l’eau mais au-dessus : une élévation du niveau de l’eau est donc nécessaire pour permettre l’éclosion (arrosage, pluie, etc). Aedes albopictus affectionne particulièrement les petits gîtes et peut pondre dans les coupelles de pots de fleurs, les arrosoirs, les vases et même les pneus laissés à l’abandon. C’est principalement par ce biais que les oeufs ont été transportés sur le continent européen. Il est relativement simple de limiter sérieusement leur développement, en s’assurant qu’au moins une fois par semaine ces petits gîtes soient complètement asséchés, ce qui permet de tuer les larves avant qu’elles ne deviennent les adultes piqueurs qui nous importunent.

Aedes albopictus n’a de cesse de coloniser de nouveaux territoires, depuis son introduction à Menton, en 2004. C’est la seule espèce de moustiques de métropole capable de transmettre la dengue et le chikungunya. Afin de prévenir l’apparition d’épidémies, le ministère de la Santé a mis en place un plan antidissémination. L’EID Méditerranée participe activement à ce plan, en surveillant l’expansion du « moustique tigre » et en mettant en oeuvre des traitements insecticides préventifs, en cas de risque de transmission vectorielle.
» pour en savoir plus : www.moustiquetigre.org

L'EID : promotteur d'innovations

Nouvelles approches aériennes

Les applications professionnelles impliquant des drones sont en plein essor en France. Les outils sont nombreux, la réglementation complète, d’où l’idée de faire appel à des spécialistes pour savoir où positionner le curseur (applications de biocides, prise de mesures, surveillance…). Au-delà, de nouvelles classes d’engins aériens légers (Classe 6 ULM) permettent de réfléchir à de nouveaux moyens.

Des techniques nouvelles pour limiter les nuisances

Pour rester performant et répondre du mieux possible aux attentes des populations, le mode opératoire appliqué par l’EID Méditerranée est en permanence enrichi de nouvelles méthodes issues de la R&D. En 2015, deux méthodes prometteuses ont été expérimentées sur le terrain avec succès : d’une part, les techniques de piégeage massif de moustiques adultes et, d’autre part, l’autodissémination de biocides pour atteindre les gîtes d’Aedes albopictus (« moustique tigre »).

Innovation et accès-plage

Dans le cadre du programme européen MedSand- Coast, le Département de l'Hérault a retenu l'EID Méditerranée pour mettre en oeuvre des actions innovantes de gestion de la fréquentation de sites littoraux.
Le pôle Littoral de l'EID a été la cheville ouvrière d'une expérimentation menée sur le cordon dunaire de Sérignan- Plage où deux accès-plage ont été matérialisés, l'un avec des copeaux (bois flotté, broyé et étalé au sol), l'autre encadré avec des plantes dunaires.
Il a aussi conçu et réalisé des travaux d'aménagement dunaire d'avant-garde sur les communes de Marseillan, Sète et Frontignan: pose de ganivelles, plantations, paillage géotextile, etc..
Par ailleurs face au problème de l'érosion marine et du recul du rivage qui en découle, plusieurs réponses sont apportées aux collectivités gestionnaires du littoral. Parmi elles : le choix de réparer les dégâts avec des techniques douces, pour conserver l'existant ou l'acceptation du recul et son accompagnement. Par exemple la réalisation d'un cordon dunaire de second rang sur la commune du Grau du Roi , afin de soustraire la ville à la submersion marine, tout en anticipant le recul du rivage dû à l'érosion. Cette opération innovante est le fruit d'une réflexion de longue date, associant la commune, le Syndicat Mixte de la Camargue Gardoise, la DREAL et l'équipe de maîtrise d'oeuvre du projet (BRLi/ONF/EID).

L’évaluation environnementale : le plan QSE (Qualité - Sécurité - Environnement)

Suite à l’analyse environnementale qui a été réalisée à l’échelle de l’ensemble des sites de l’EID Méditerranée, un plan d’action « environnement » est à l’oeuvre, afin d’améliorer notre performance environnementale. Il s’articule autour de 3 thèmes majeurs : gestion des déchets (traitement des effluents / gestion des déchets ménagers) - amélioration des conditions de stockage - économies d’énergie. Initié en 2015, ce plan d’action va se déployer jusqu’en 2017.

 

2 grenouilles pour Clapiers

Clapiers est récompensée par la Fredon régionale pour sa démarche environnementale

Parmi les communes de l'Hérault adhérentes à la charte régionale “Objectifs Zéro Phyto dans nos villes et villages”, Clapiers a rejoint les collectivités qui s’engagent à réduire leur utilisation de produits phytosanitaires.
En effet, en 2007, la ville de Clapiers a décidé de ne plus utiliser de produits phytosanitaires et de mettre en place, avec les services techniques, des méthodes différentes, ancrées dans une démarche de développement durable, et protectrices pour les hommes, en particulier pour les personnels en charge de ses espaces. Clapiers a également réussi à créer des jardins adaptés au climat méditerranéen pour éviter de nombreux intrants polluants, dangereux pour la santé, mais aussi pour économiser une de nos ressources les plus précieuses : l’eau.

Clapiers visait le label « ZÉRO PHYTO », c’est un pari gagné ! 
Elle vient de se voir décerner le LABEL régional avec « 2 rainettes » ; un niveau d’engagement très important dont la commune et son maire Eric Penso sont très fiers. 
En route pour le 3e niveau, la ville invite les Clapiérois à intégrer cette démarche et à protéger leur environnement commun. Les pesticides et les désherbants ne sont pas indispensables, à la main ou à la binette, c'est plus long mais meilleur pour la planète. Question d'habitudes ! 

Pour en savoir davantage : Fredon Languedoc-Roussillon

« Qu'est-ce qu'on attend ? »

Proposé par l'association ADESL, le cinéma UTOPIA a projeté, dimanche 11 décembre, devant une salle comble un film-documentaire long métrage, sorti en novembre 2016, de Marie-Monique ROBIN intitulé « Qu'est-ce qu'on attend ? » qui raconte comment UNGERSHEIM, une petite ville d’Alsace de 2 200 habitants, s’est lancée, sous la houlette de son maire Jean-Claude MENSCH et de son conseil municipal, dans la démarche de la transition vers l’après-pétrole et le changement climatique en décidant de réduire son empreinte écologique.

Vers une autonomie alimentaire et énergétique

Les réalisations présentées puisent dans le passé et les richesses du village pour s'engager dans cette transition. Richelieu, gros cheval de trait employé pour divers transports dont le ramassage scolaire et pour les labours de la parcelle de terre municipale rendue au maraîchage collectif en est l'emblème : vie rurale et entraide.
Mais sans oublier la modernité, on adapte aux idées contemporaines les matériaux traditionnels comme le bois, la paille et la terre pour construire les maisons des lotissements et les bâtiments municipaux.

On exploite les toits de ces bâtiments ainsi que les friches industrielles des mines de potasse fermées au début des années 80 pour en faire des champs de panneaux photo-voltaïques qui approvisionnent en électricité les maisons du village et au-delà (hors chauffage pour lequel on privilégie le bois).

On soutient les initiatives privées comme celle de cet ingénieur agronome, converti à l'agro-écologie, qui a ressorti d'anciennes variétés de blé dont l'une convient aux allergiques au gluten.

On utilise et développe une monnaie locale : le radis

Ce village est le meilleur élève des villes en transition, d'après Rob Hopkins, un Anglais qui a lancé le mouvement en Angleterre en 2005.

L'Association ADESL a lancé une invitation à tous ceux qui sont intéressés par une monnaie locale complémentaire « La graine » à se joindre à son AG du 28 janvier 2017 à la salle Fernand Pelloutier 15, place Zeus.

Des élus intéressés

« Qu'est-ce qu'on attend ? » fait écho à l'article de MTP-INFO du 10 décembre 2016 intitulé « pour une ruralité porteuse d'espérance » qui montre le souci qu'ont les élus de préserver la ruralité. Les actions de ce village présentés dans le film-documentaire pourraient enrichir les débats envisagés. Au cours de celui qui a suivi le film, Madame Isabelle TOUZARD, maire de Murviel les Montpellier et vice-présidente de Montpellier-Métropole en charge de l'agro-écologie et de l'alimentation, est intervenue, très intéressée par toutes ces réalisations.

Et pourquoi n'arriverions-nous pas à faire de la préservation de la ruralité celle de la planète, les villages devenant fers de lance de la nouvelle modernité respectueuse de notre habitat.

Souhaitons à cette œuvre le même destin que celui qu'a connu « Demain », succès qui montre la préoccupation des citoyens.

A.K.

Fortune de mer

Au XIIIème siècle, la fortune de mer soit, ''fortuna maris'' correspondait à un accident sur l'eau et devient au XVIème, un naufrage après une tempête. La fortune de mer est, aujourd'hui, un objet trouvé au bord de la mer après une tempête.


L'ægagropiles

Le Turbo Rugueux coté coquille

Le Turbo Rugueux et son oeil de Ste Lucie

Oeufs de buccinum undatum
 

En cette fin d’année, c’est le moment pour flâner sur les plages dépourvues de touristes et autres baigneurs. Mais à y regarder de plus près, on trouve beaucoup de choses à observer sur le sable de nos plages, et des curiosités dont quelquefois nous ignorons même le nom. En voici quelques unes parmi tant d’autres…


L’ægagropile :

En se décomposant, les feuilles fanées de Posidonia oceanica se transforment peu à peu en fibres végétales qui, sous l’effet de l’eau et des vagues, se compactent parfois de manière sphérique autour d’un reste de rhizome. Il en résulte une petite boule beige qui semble faite de poils et que l’on retrouve quelquefois à certains endroits agglutinées par milliers sur nos plages. Nommées « aegagropiles », ou aussi « Pelotes de mer »  elles étaient autrefois utilisées par les vénitiens pour protéger leurs verreries pendant les transports. C’est aussi une touffe de poils et de résidus végétaux que l’on trouve dans l’estomac de certains ruminants  


L'œil de Sainte Lucie :

Cest l'opercule orange d'un coquillage appelé Turbo Rugueux de Méditerranée. Cet opercule tient son nom de la légende du martyr de Sainte Lucie. Considéré par les marins  comme porte bonheur, et conservé dans les portes monnaie il peut aussi être monté en bijou, pendentif, bague ou boucles d’oreilles…il est présent uniquement en Méditerranée. De forme ovale, sa taille maximum est de 25 à 30 mm. Son épaisseur est d'environ 5 mm.


Œufs de Buccinum undatum :

Ou œufs de buccin. Les marins appellent également ces grappes que l’on trouve sur nos plages « savonnettes de mer » Pondu par cet escargot de mer qu’est le bulot il est capable de se reproduire vers l'âge de 4 ans, dès qu'il a atteint une taille d'environ 5,5 cm. La ponte a lieu en général au mois de février.

Georges Cantin