Ré-Installation des huttes de Biodiversité (Biohut®) à Marseillan

La ville de Marseillan s’inscrit depuis plusieurs années dans des actions de sensibilisation et de protection de l’environnement qui l’entoure. Cet engagement est essentiel pour une commune dont 90% du territoire bénéficient du classement « Zone Natura 2000 ».
Marseillan a ainsi été l’une des villes pionnière à avoir investi dans le procédé, Biohut® avec l’installation des 90 modules dans les ports de Marseillan-ville et plage contribuant ainsi au rétablissement des écosystèmes côtiers et lagunaires. En novembre 2016, les cages avaitent été sorties de l’eau afin d’analyser la situation des habitats et de procéder à un comptage minutieux des différentes espèces qui s’y trouvaient.
Jeudi dernier, c’est en présence du Sénateur maire de Sète et président de la Communauté d’Agglomération du Bassin de Thau, François Commeinhes, du maire de Marseillan, Yves Michel, des conseillers départementaux, Marie-Christine Fabre de Roussac et Sébastien Frey, du représentant de l’Agence de l’Eau et du Directeur départemental adjoint de la DDTM, Frédéric Blua, que s’est déroulée la réinstallation des habitats.

 

Biohut est la solution développée par la société Ecocean pour créer un habitat artificiel offrant « le gîte et le couvert » afin de favoriser le taux de survie des poissons et autres animaux marins dans les phases initiales de leurs existences. Le procédé permet ainsi de redonner la fonction de nurserie à des zones modifiées par l’homme (par exemple les ports et les aménagements côtiers).

Qu’est ce qu’une nurserie ?

L’habitat nurserie est caractéristique de la morphologie et des besoins des espèces :

  • Une nutrition variée et adaptée.
  • Un habitat favorable à l’installation des post-larves, qui les protège des prédateurs et des pressions pendant leur période juvénile jusqu’à la taille refuge.
  • Un environnement où les juvéniles grandissent plus vite et ont un meilleur taux de survie qu’ailleurs.
  • Une localisation qui permet un déplacement vers les habitats adultes.


©Rémy Dubas

Composé d’une cage en acier remplie de coquilles d’huîtres ou d’un matériau recyclé, associée à une autre cage, vide celle-ci, la Biohut protège les larves et les « jeunes recrues » quand, agressées par des prédateurs, elles cherchent à se rapprocher naturellement de l’habitat
En les protégeant de la prédation, tout en leur fournissant une nourriture adaptée, le procéde permet aux larves et aux jeunes recrues d'atteindre “la taille refuge” afin de contribuer efficacement à l’accroissement des populations adultes.

   

Très sensible à la préservation de ce territoire maritime qu'est Marseillan, le maire Yves Michel a fait appel en 2014 à une jeune société montpelliéraine Ecocean spécialisée dans la restauration des milieux aquatiques, et les ports de Marseillan-Plage et de Marseillan-ville avaient été équipés de modules Biohut® au nombre de 60 pour le premier et 30 pour le second.
Marseillan a été le 1er port à être équipé de ces systèmes de protection.
Ce dispositif a été financée par l’Agence de l’eau (50%), la ville de Marseillan (30%) et le département de l’Hérault (20%).

Les Biohuts® sont des nurseries constituées de 2 cages, l'une remplie d'un matériau recyclé (coquilles d'huîtres) et d'une autre vide offrant habitat et nourriture aux jeunes larves ainsi protégées des prédateurs (voir détails ci-contre).
En novembre 2016, les cages avaient été relevées et la société Ecocean avait comptabilisé 16 000 individus et 35 espèces de faune marine des pageots, des pagres, des dorades, des bars, etc. des poissons qui jouent un rôle patrimonial en Méditerranée, mais aussi une faune vagile: gastéropodes, oursins, crustacés.

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Jeudi 16 mars, la société Ecocean a réinstallé pour 4 ans les Biohuts® dans les 2 ports, et à Marseillan-Plage en présence du Sénateur François Commeinhes, des conseillers départementaux Mme Fabre de Roussac et Sébastien Frey , du maire Yves Michel, du maire honoraire M. Benoit, de M. Blua Directeur Départemental Adjoint de la DDTM, d'élus, du représentant de l'Agence de l'eau, de membres d'associations et un peu plus tôt dans l'après-midi d'élèves de 6ème du collège Pierre Deley qui ont participé à des ateliers de sensibilisation et suivront tout au long de l'année l'évolution de ces habitats. Ces jeunes "qui sont les citoyens de demain" comme l'a rappelé Yves Michel, le maire de Marseillan, sont donc déjà mobilisés pour préserver l'environnement.

M. Yann Guais et M. Rémi Dubas (Ecocean) ont fait tour à tour le bilan de l'opération menée précédemment et précisé que la pose de ce dispositif' avait été possible uniquement parce que Marseillan avait, en amont, mené une lutte contre les rejets, la mer n'étant pas une poubelle mais un lieu de vie. Des panneaux de sensibilisation ont d'ailleurs été placés sur les quais pour informer les plaisanciers et visiteurs.
Mme Fabre de Roussac, a précisé qu'une aide financière de 13.000 € pour soutenir cette opération avait été votée la veille par le Département.
Le sénateur Commeinhes qui revenait d'une visite des eaux de lagunage, a ajouté qu'il partait sous peu à Gênes assister à une table ronde sur la protection de l'eau dans les ports et M. Blua a salué cette initiative concrète, pragmatique, d 'un montant budgétaire limité, préférable "à des envolées lyriques et des ambitions démesurées difficiles à mettre en place fort onéreuses pour un résultat aléatoire ou tardif".

Claude Gressier

 

NAPPEX (Nurseries Artificielles Pour Ports Exemplaires)

NAPPEX est aujourd’hui une appellation qui identifie les ports exemplaires ayant comme engagement de favoriser la biodiversité dans leurs eaux par la mise en place d’habitats adaptés aux larves de poissons ainsi qu’à de nombreuses espèces marines.

Qu’est-ce qu’un Port Exemplaire ?

Les problématiques liées à l’impact du port sur les habitats et la biodiversité ne peuvent être intégrées dans la démarche environnementale que si le port est déjà "propre". NAPPEX est donc l’occasion pour les ports propres de franchir un pas de plus vers l’exemplarité en intégrant la biodiversité dans leurs démarches environnementales. Les ports contribuent ainsi à l’amélioration de la biodiversité au sein de leur environnement. Un port engagé NAPPEX, c’est un port qui, après avoir engagé une démarche "port propre" (qualité de l’eau, gestion des dêchets…), décide de franchir un pas de plus vers l’exemplarité en intégrant la biodiversité dans sa démarche.

 

l’EID Méditerranée au cœur de la lutte contre les moustiques

 

l'EID Méditerranée :

Un acteur de l'aménagement du territoire


Il y a 50 ans, le littoral méditerranéen français n'était pas celui que tout le monde connaît aujourd'hui. Les villes, les campagnes et les plages risquaient de passer à côté de sérieuses opportunités de développement économique et touristique. Car elles étaient envahies par des insectes insupportables : les moustiques, qui rendaient ce pays magnifique invivable !
C'est pourquoi en 1958, les Conseils généraux des départements de l'Hérault, du Gard et des Bouches-du-Rhône évaluant l'avenir exceptionnel qui s'ouvrait à leurs départements, ont décidé de créer l'EID Méditerranée, l'Entente Interdépartementale pour la Démoustication du littoral méditerranéen (EID-Med).
En 1963, l'Aude et les Pyrénées-Orientales les rejoignent. C'est cette année-là que l'Etat a créé la Mission interministérielle d'aménagement touristique du Languedoc-Roussillon, dite "Mission Racine". Fixant la démoustication comme préalable incontournable à toute démarche d'aménagement, l'Etat a contribué au financement de l'EID Méditerranée, aux côtés des collectivités territoriales, jusqu'en 1982, date de dissolution de la Mission interministérielle.

Pour un développement local durable

L’EID-Med a pour mission centrale le contrôle de la population des espèces nuisantes de moustiques proliférant dans les zones humides marginales des étangs et lagunes du littoral. Ce contrôle consiste, non pas à éradiquer l’ensemble des insectes piqueurs, mais à maintenir la gêne due aux moustiques à un seuil jugé tolérable, avec un impact environnemental minimum et dans un cadre budgétaire maîtrisé.
Les zones d'activités économiques, les établissements scolaires, universitaires, culturels n'auraient pu se développer à quelques encablures du littoral s'ils avaient dû être envahis par des nuages de moustiques. La démoustication a donc directement contribué à l'essor économique de notre région, particulièrement le tourisme, tout en œuvrant chaque jour, du printemps à l’automne, pour la salubrité et le confort de vie pour tous. Cette mission ne peut être ralentie sous peine de revenir... plusieurs decennies en arrière !
L’EID Méditerranée participe également à des actions importantes de conservation et de mise en valeur écologique des milieux naturels (restauration des cordons dunaires et suivi des systèmes littoraux). Elles contribuent à faire de notre région l’une des destinations préférées des touristes et un territoire propice à l’essor des activités économiques tout en assurant la salubrité publique à l'échelle de sa zone d'action

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Christophe Morgo
président de l’EID Méditerranée

Christophe Morgo, conseiller départemental du canton de Mèze et maire Villeveyrac, connaît bien l’EID Méditerranée puisqu’il y partiicpe au titre de représentant du Département depuis 2008. En 2015, il en a été élu président pour succéder à Christian Jean.

"Les défis à relever aujourd’hui sont déterminants pour le devenir de notre établissement et le nouveau conseil d’administration, désigné en 2015 par les collectivités membres. Il a devant lui une tâche difficile mais motivante.

Tout d’abord, il faut apporter des réponses à la forte colonisation par le « moustique tigre » (Aedes albopictus) de l’ensemble des départements de la façade méditerranéenne, tant au niveau de la nuisance qu’il provoque que du risque de santé publique qu’il représente.

Au-delà, nous devons aussi accompagner l’état et les Départements qui nous sollicitent dans l’application du plan antidissémination de la dengue et du chikungunya.

Bien sûr, dans le même temps, il faut veiller à être toujours aussi efficace (voire plus efficace) dans le contrôle des moustiques autochtones, malgré de nombreux facteurs qui compliquent notre action : conditions climatiques augmentant la période de nuisance, restrictions d’accès aux zones productrices de moustiques, limitation du nombre d’insecticides utilisables et de méthodes de lutte alternatives vraiment efficaces à ce jour…

De plus, les restrictions budgétaires qui s’imposent aux collectivités membres impactent l’EID. Il faut donc se préparer à faire plus et mieux avec moins.

Heureusement, l’EID Méditerranée ne manque pas de ressources, humaines au premier chef, qui lui permettront de réussir, tout en poursuivant les efforts au niveau financier. C’est une structure solide qui dispose de nombreux atouts pour répondre aux attentes des citoyens en matière de lutte contre les moustiques, qu’ils soient d’ici ou d’ailleurs : des équipes professionnelles au niveau de compétences élevé, tant sur le terrain qu’au siège, dotées de moyens de qualité, des finances maîtrisées et une démarche d’amélioration constante."

Christophe Morgo, Président de l’EID Méditerranée
Rapport d’activités EID Méditerranée 2015 .

   
       
 

Quelles nouvelles du côté des biocides ?

En Europe, les insecticides utilisables dans le cadre de la lutte contre les moustiques nuisants ou vecteurs sont régis par le règlement (UE) n°528/2012 du 22 mai 2012. Ce dernier limite le panel de biocides disponibles sur le marché national et européen. Des recherhces sont toutefois en cours pour identifier et à sélectionner de nouvelles substances actives insecticides pouvant, à moyen terme, renforcer la panoplie des moyens biocides. Parmi ceux-ci, deux projets sont particulièrement prometteur le GreenProtect (près de 500 molécules d’origine naturelle testées depuis 2012)et le projet QSAR-LAV.
Une fois sélectionnées, les molécules ayant une activité larvicide potentielle sont synthétisées et purifiées. L’EID Méditerranée se charge alors de la réalisation des tests d’efficacité sur des espèces de moustiques de référence élevées au laboratoire. Ainsi, depuis 3 ans, ce sont près de :

  • 55 molécules testées.
  • 152 tests larvaires réalisés.
  • 4 molécules actives à faibles doses.
   

Avec ses 150 agents permaments et un budget annuel d'environ 140 millions d'euros, l’EID Méditerranéee, joue un rôle central dans la lutte contre les moustiques. Chaque années se sont des centaines d'actions concrètes qui sont menées depuis la destruction physique des gîtes larvaires à la prévention en passant la mobilisation des institutionnels, les enquêtes entomologiques suite à des signalements des agences régionales de santé, l'information et la sensibilisation du public etc.

Optimiser les méthodes de lutte

Les opérations de lutte de l’EID Méditerranée visent à contrôler la nuisance des moustiques afin de protéger les agglomérations. Elles consistent à traiter à la source les larves présentes dans l’eau avant qu’elles ne se transforment en adultes et ne se dispersent vers les zones habitées. Il s’agit ainsi de la stratégie de lutte la plus efficace et la moins impactante pour l’environnement (actions ciblées dans l’espace et dans le temps, produit sélectif…).
On distingue les interventions en « milieu rural » (zones humides littorales, principalement), où l’objectif est de traiter des espèces ayant des capacités de dispersion importantes vers les habitations et les interventions en milieu urbain.
Environ 40.000 hectares sont traités en milieu rural. Trois quarts des surfaces traitées le sont par épandage aérien (par avion ou hélicoptère), le dernier quart fait l’objet d’épandage terrestre. En milieu urbain, les traitements concernent près de 60 000 gîtes larvaires. La stratégie de la lutte urbaine consiste en des actions ciblées chez les privés où se trouve 80 % des larves : suppression physique, sensibilisation sur le terrain, intervention à la demande , etc.) et des actions qui visent à être exemplaire dans le domaine public, avec un le rôle central de l’EID Méditerranée pour le traitement des gîtes identifiés et amener les concepteurs ou gestionnaires d’espaces, d’ouvrages et de bâtiments publics à la bonne « gestion » pour une moindre production de moustiques.

Le recours ultime et raisonné aux traitements "adulticides"

La lutte contre le moutiques se concentre prioritairement sur la prevention et l’élimination des larves mais les traitements “adulticides” font partie de la stratégie de lutte contre la nuisance liée aux moustiques. Conformément à la réglementation, ils sont limités à des épandages par voie terrestre, en milieu urbain et périurbain. principalement en début d’été, Ces traitements, qui représentent moins de 2 % des surfaces traitées, restent nécessaires dans la panoplie et sont mis en oeuvre après évaluation des services de l’EID-Med et accord du Conseil départemental et de la commune concernés

Le « moustique tigre » Aedes albopictus

Le « moustique tigre » Aedes albopictus est une des espèces les plus invasives au monde. Comme pour la plupart des espèces d’Aedes, il ne pond pas ses oeufs au niveau de l’eau mais au-dessus : une élévation du niveau de l’eau est donc nécessaire pour permettre l’éclosion (arrosage, pluie, etc). Aedes albopictus affectionne particulièrement les petits gîtes et peut pondre dans les coupelles de pots de fleurs, les arrosoirs, les vases et même les pneus laissés à l’abandon. C’est principalement par ce biais que les oeufs ont été transportés sur le continent européen. Il est relativement simple de limiter sérieusement leur développement, en s’assurant qu’au moins une fois par semaine ces petits gîtes soient complètement asséchés, ce qui permet de tuer les larves avant qu’elles ne deviennent les adultes piqueurs qui nous importunent.

Aedes albopictus n’a de cesse de coloniser de nouveaux territoires, depuis son introduction à Menton, en 2004. C’est la seule espèce de moustiques de métropole capable de transmettre la dengue et le chikungunya. Afin de prévenir l’apparition d’épidémies, le ministère de la Santé a mis en place un plan antidissémination. L’EID Méditerranée participe activement à ce plan, en surveillant l’expansion du « moustique tigre » et en mettant en oeuvre des traitements insecticides préventifs, en cas de risque de transmission vectorielle.
» pour en savoir plus : www.moustiquetigre.org

L'EID : promotteur d'innovations

Nouvelles approches aériennes

Les applications professionnelles impliquant des drones sont en plein essor en France. Les outils sont nombreux, la réglementation complète, d’où l’idée de faire appel à des spécialistes pour savoir où positionner le curseur (applications de biocides, prise de mesures, surveillance…). Au-delà, de nouvelles classes d’engins aériens légers (Classe 6 ULM) permettent de réfléchir à de nouveaux moyens.

Des techniques nouvelles pour limiter les nuisances

Pour rester performant et répondre du mieux possible aux attentes des populations, le mode opératoire appliqué par l’EID Méditerranée est en permanence enrichi de nouvelles méthodes issues de la R&D. En 2015, deux méthodes prometteuses ont été expérimentées sur le terrain avec succès : d’une part, les techniques de piégeage massif de moustiques adultes et, d’autre part, l’autodissémination de biocides pour atteindre les gîtes d’Aedes albopictus (« moustique tigre »).

Innovation et accès-plage

Dans le cadre du programme européen MedSand- Coast, le Département de l'Hérault a retenu l'EID Méditerranée pour mettre en oeuvre des actions innovantes de gestion de la fréquentation de sites littoraux.
Le pôle Littoral de l'EID a été la cheville ouvrière d'une expérimentation menée sur le cordon dunaire de Sérignan- Plage où deux accès-plage ont été matérialisés, l'un avec des copeaux (bois flotté, broyé et étalé au sol), l'autre encadré avec des plantes dunaires.
Il a aussi conçu et réalisé des travaux d'aménagement dunaire d'avant-garde sur les communes de Marseillan, Sète et Frontignan: pose de ganivelles, plantations, paillage géotextile, etc..
Par ailleurs face au problème de l'érosion marine et du recul du rivage qui en découle, plusieurs réponses sont apportées aux collectivités gestionnaires du littoral. Parmi elles : le choix de réparer les dégâts avec des techniques douces, pour conserver l'existant ou l'acceptation du recul et son accompagnement. Par exemple la réalisation d'un cordon dunaire de second rang sur la commune du Grau du Roi , afin de soustraire la ville à la submersion marine, tout en anticipant le recul du rivage dû à l'érosion. Cette opération innovante est le fruit d'une réflexion de longue date, associant la commune, le Syndicat Mixte de la Camargue Gardoise, la DREAL et l'équipe de maîtrise d'oeuvre du projet (BRLi/ONF/EID).

L’évaluation environnementale : le plan QSE (Qualité - Sécurité - Environnement)

Suite à l’analyse environnementale qui a été réalisée à l’échelle de l’ensemble des sites de l’EID Méditerranée, un plan d’action « environnement » est à l’oeuvre, afin d’améliorer notre performance environnementale. Il s’articule autour de 3 thèmes majeurs : gestion des déchets (traitement des effluents / gestion des déchets ménagers) - amélioration des conditions de stockage - économies d’énergie. Initié en 2015, ce plan d’action va se déployer jusqu’en 2017.

 

2 grenouilles pour Clapiers

Clapiers est récompensée par la Fredon régionale pour sa démarche environnementale

Parmi les communes de l'Hérault adhérentes à la charte régionale “Objectifs Zéro Phyto dans nos villes et villages”, Clapiers a rejoint les collectivités qui s’engagent à réduire leur utilisation de produits phytosanitaires.
En effet, en 2007, la ville de Clapiers a décidé de ne plus utiliser de produits phytosanitaires et de mettre en place, avec les services techniques, des méthodes différentes, ancrées dans une démarche de développement durable, et protectrices pour les hommes, en particulier pour les personnels en charge de ses espaces. Clapiers a également réussi à créer des jardins adaptés au climat méditerranéen pour éviter de nombreux intrants polluants, dangereux pour la santé, mais aussi pour économiser une de nos ressources les plus précieuses : l’eau.

Clapiers visait le label « ZÉRO PHYTO », c’est un pari gagné ! 
Elle vient de se voir décerner le LABEL régional avec « 2 rainettes » ; un niveau d’engagement très important dont la commune et son maire Eric Penso sont très fiers. 
En route pour le 3e niveau, la ville invite les Clapiérois à intégrer cette démarche et à protéger leur environnement commun. Les pesticides et les désherbants ne sont pas indispensables, à la main ou à la binette, c'est plus long mais meilleur pour la planète. Question d'habitudes ! 

Pour en savoir davantage : Fredon Languedoc-Roussillon

« Qu'est-ce qu'on attend ? »

Proposé par l'association ADESL, le cinéma UTOPIA a projeté, dimanche 11 décembre, devant une salle comble un film-documentaire long métrage, sorti en novembre 2016, de Marie-Monique ROBIN intitulé « Qu'est-ce qu'on attend ? » qui raconte comment UNGERSHEIM, une petite ville d’Alsace de 2 200 habitants, s’est lancée, sous la houlette de son maire Jean-Claude MENSCH et de son conseil municipal, dans la démarche de la transition vers l’après-pétrole et le changement climatique en décidant de réduire son empreinte écologique.

Vers une autonomie alimentaire et énergétique

Les réalisations présentées puisent dans le passé et les richesses du village pour s'engager dans cette transition. Richelieu, gros cheval de trait employé pour divers transports dont le ramassage scolaire et pour les labours de la parcelle de terre municipale rendue au maraîchage collectif en est l'emblème : vie rurale et entraide.
Mais sans oublier la modernité, on adapte aux idées contemporaines les matériaux traditionnels comme le bois, la paille et la terre pour construire les maisons des lotissements et les bâtiments municipaux.

On exploite les toits de ces bâtiments ainsi que les friches industrielles des mines de potasse fermées au début des années 80 pour en faire des champs de panneaux photo-voltaïques qui approvisionnent en électricité les maisons du village et au-delà (hors chauffage pour lequel on privilégie le bois).

On soutient les initiatives privées comme celle de cet ingénieur agronome, converti à l'agro-écologie, qui a ressorti d'anciennes variétés de blé dont l'une convient aux allergiques au gluten.

On utilise et développe une monnaie locale : le radis

Ce village est le meilleur élève des villes en transition, d'après Rob Hopkins, un Anglais qui a lancé le mouvement en Angleterre en 2005.

L'Association ADESL a lancé une invitation à tous ceux qui sont intéressés par une monnaie locale complémentaire « La graine » à se joindre à son AG du 28 janvier 2017 à la salle Fernand Pelloutier 15, place Zeus.

Des élus intéressés

« Qu'est-ce qu'on attend ? » fait écho à l'article de MTP-INFO du 10 décembre 2016 intitulé « pour une ruralité porteuse d'espérance » qui montre le souci qu'ont les élus de préserver la ruralité. Les actions de ce village présentés dans le film-documentaire pourraient enrichir les débats envisagés. Au cours de celui qui a suivi le film, Madame Isabelle TOUZARD, maire de Murviel les Montpellier et vice-présidente de Montpellier-Métropole en charge de l'agro-écologie et de l'alimentation, est intervenue, très intéressée par toutes ces réalisations.

Et pourquoi n'arriverions-nous pas à faire de la préservation de la ruralité celle de la planète, les villages devenant fers de lance de la nouvelle modernité respectueuse de notre habitat.

Souhaitons à cette œuvre le même destin que celui qu'a connu « Demain », succès qui montre la préoccupation des citoyens.

A.K.

Fortune de mer

Au XIIIème siècle, la fortune de mer soit, ''fortuna maris'' correspondait à un accident sur l'eau et devient au XVIème, un naufrage après une tempête. La fortune de mer est, aujourd'hui, un objet trouvé au bord de la mer après une tempête.


L'ægagropiles

Le Turbo Rugueux coté coquille

Le Turbo Rugueux et son oeil de Ste Lucie

Oeufs de buccinum undatum
 

En cette fin d’année, c’est le moment pour flâner sur les plages dépourvues de touristes et autres baigneurs. Mais à y regarder de plus près, on trouve beaucoup de choses à observer sur le sable de nos plages, et des curiosités dont quelquefois nous ignorons même le nom. En voici quelques unes parmi tant d’autres…


L’ægagropile :

En se décomposant, les feuilles fanées de Posidonia oceanica se transforment peu à peu en fibres végétales qui, sous l’effet de l’eau et des vagues, se compactent parfois de manière sphérique autour d’un reste de rhizome. Il en résulte une petite boule beige qui semble faite de poils et que l’on retrouve quelquefois à certains endroits agglutinées par milliers sur nos plages. Nommées « aegagropiles », ou aussi « Pelotes de mer »  elles étaient autrefois utilisées par les vénitiens pour protéger leurs verreries pendant les transports. C’est aussi une touffe de poils et de résidus végétaux que l’on trouve dans l’estomac de certains ruminants  


L'œil de Sainte Lucie :

Cest l'opercule orange d'un coquillage appelé Turbo Rugueux de Méditerranée. Cet opercule tient son nom de la légende du martyr de Sainte Lucie. Considéré par les marins  comme porte bonheur, et conservé dans les portes monnaie il peut aussi être monté en bijou, pendentif, bague ou boucles d’oreilles…il est présent uniquement en Méditerranée. De forme ovale, sa taille maximum est de 25 à 30 mm. Son épaisseur est d'environ 5 mm.


Œufs de Buccinum undatum :

Ou œufs de buccin. Les marins appellent également ces grappes que l’on trouve sur nos plages « savonnettes de mer » Pondu par cet escargot de mer qu’est le bulot il est capable de se reproduire vers l'âge de 4 ans, dès qu'il a atteint une taille d'environ 5,5 cm. La ponte a lieu en général au mois de février.

Georges Cantin

La loi pour la reconquête de la biodiversité est adoptée

Quarante ans après la loi historique de protection de la nature de 1976 et quatre ans après le discours du président de la République lors de l’ouverture de la Conférence Environnementale de 2012, la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, vient d’être publiée au Journal Officiel. L'Agence Française de la biodiversité (AFB) sera créée en 2017. Montpellier accueillera les services centraux et le "pôle terrestre".

SeahorseCette loi prévoit l'inscription dans le code civil du préjudice écologique qui reprend l'idée d'une remise en état du milieu dégradé par celui qui en est jugé responsable, selon le principe du "pollueur-payeur". La prescription court désormais à partir de la découverte du dommage, et non plus à la date du fait générateur, une notion qui devrait être utile pour la ville de Frontignan en lutte pour la remise en état de la friche industrielle laissée polluée en profondeur par Mobil-Exxon, l'ancien exploitant du site (voir article ici).

Elle introduit dans le code de l'environnement des principes à respecter pour la réalisation de tout projet comme ceux de "non-régression de la protection de l'environnement" et "d'absence de perte nette de biodiversité" auxquels s'ajoutent la protection des sols d'intérêt général, patrimoine commun de la nation et l’introduction de la notion de compensation des atteintes à la biodiversité dans le code de l'environnement.
La loi renforce les dispositions pour la protection des espèces. Elle interdit ainsi l’usage des insecticides néonicotinoïdes « tueurs d’abeilles » à compter du 1er septembre 2018 avec des dérogations possibles jusqu'au 1er juillet 2020. Afin de limiter l'impact des déchets plastiques en mer, les microbilles en plastique dans les cosmétiques seront interdits dès 2018 et les cotons-tiges avec une tige plastique le seront en 2020. Par ailleurs des zones prioritaires pour la biodiversité et de zones dédiées à la conservation des zones fonctionnelles des ressources halieutiques seront créées. La loi prévoit également des dispositions relatives aux obligations réelles environnementales et les sanctions pénales pour lutter contre le trafic des espèces menacées seront renforcées
Autre pilier de la biodiversité, la lutte contre la brevetabilité du vivant : la loi bannit la brevetabilité des produits issus des procédés biologiques et pour préserver la biodiversité cultivée, les échanges et cessions gratuites aux jardiniers amateurs et entre agriculteurs, de semences végétales appartenant au domaine public, non inscrites au catalogue officiel des semences végétales, sont également autorisés.
Enfin elle officialise la création à compter du 1er janvier 2017 de l’Agence française de la biodiversité (AFB) qui devra œuvrer en faveur d'une meilleure préservation des espaces naturels, de leur faune et de leur flore. Elle exercera des missions de police administrative et de police judiciaire relatives à l'eau et à l'environnement en liaison avec les établissements publics compétents et les services de l'État. Elle sera l'interlocuteur des élus et des entreprises dans les projets d'infrastructure. Elle devra répondre aux enjeux de protection et de valorisation de la biodiversité terrestre, aquatique et marine en France, que ce soit en métropole ou en outre-mer

 

Les missions de l’Agence Française pour la Biodiversité

  • préservation, gestion et restauration de la biodiversité
  • développement des connaissances, ressources, usages et services écosystémiques attachés à la biodiversité
  • gestion équilibrée et durable des eaux
  • lutte contre la biopiraterie
  • appui scientifique, technique et financier aux politiques publiques et privées, dont le soutien aux filières de la croissance verte et bleue.
 

 

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Yves Pietrasanta

 

L'Agence Française pour la Biodiversité comptera 1.200 agents issus pour l’essentiel de la réunion de 4 organismes existants : l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (Onema), l'Atelier technique des espaces naturels, l'Agence des aires marines protégées et les Parcs nationaux. L'Office national de la chasse et de la faune sauvage n'est pas inclus dans ce périmètre malgré le souhait des associations écologistes pour qui les chasseurs devaient être impliqués dans la gestion de la biodiversité.
Elle disposera d'un budget d’investissements de 60 millions d'euros et de 225 millions de crédits de fonctionnement. Le président de cette nouvelle agence sera l'astrophysicien Hubert Reeves, 84 ans, l’actuel président d'honneur de l'association Humanité et Biodiversité, a annoncé, sur France Inter, la ministre de l’environnement Ségolène Royal. Elle s’organisera autour de trois pôles : le marin à Brest (Finistère), l'eau à Vincennes (Val de Marne) et le terrestre à Montpellier (Hérault) qui accueillera également les services centraux.
Yves Pietrasanta, l’actuel Président de la Communauté de Commune du Nord du Bassin de Thau, Président fondateur de l'Institut français de l'environnement, devrait prendre la direction du pôle Montpellierrain.
Des agences régionales de la biodiversité (ARB) pourront également être créées en partenariat avec les régions, en lien avec les départements, et sous différentes formes juridiques : établissement public de coopération environnementale, groupement d'intérêt public, etc.

Les récifs artificiels : bientôt un réseau européen ?

Depuis les premières expériences innovantes d'André Lubrano au large de Palavas en 1968, la Région LR, avec le CEPRALMAR reste le pionnier en Europe dans l’expérimentation d’immersion de récifs artificiels, un outil qui a fait ses preuves pour la protection et la gestion de la bande côtière.

 

La filière pêche en Languedoc-Roussillon est un maillon essentiel de l’économie régionale (700 navires, 4 500 emplois directs et indirects et un chiffre d’affaire de 60 millions d’euros) qui subit depuis plusieurs années une crise sans précédent.
La raréfaction de la ressource halieutique en lien avec la destruction des habitats sous-marins et la pollution des eaux, ainsi que l’augmentation du coût du gazole, sont autant de causes qui expliquent aujourd’hui les difficultés rencontrées par la profession.
En tant que Président du Cépralmar et ancien pêcheur professionnel, j’ai à cœur de soutenir la filière pêche et d’accompagner les professionnels de la région pour trouver des solutions pérennes.
L’accompagnement des plans de sortie de flotte successifs ne peut être satisfaisant. Les pêcheurs doivent pouvoir vivre de leur métier et de leur passion en exploitant raisonnablement et durablement les ressources halieutiques.
La restauration des habitats marins, la gestion des conflits d’usages, la gestion de la ressource, sont autant de problématiques à laquelle les récifs artificiels peuvent apporter des réponses.
Acteur en 1968 de la première expérimentation d’immersion de récifs artificiels d’Europe au large de Palavas, je reste un fervent défenseur du développement de ces outils d’aménagement des fonds marins.
Pour répondre à la demande des prud’homies de pêche d’avoir une bande côtière aménagée et réservée à certaines catégories de pêcheurs, le Cépralmar a été en 1984 maître d’ouvrage d’un projet ambitieux et novateur d’immersion de 15.000 m de récifs artificiels sur 5 sites de la région (Agde, Gruissan, Port la Nouvelle, Canet, Saint Cyprien).
Depuis, le Cépralmar poursuit son accompagnement des porteurs de projet pour développer de nouvelles immersions et capitaliser la connaissance sur les immersions existantes.
La future génération de récifs artificiels ne répondra plus aux seuls besoins exprimés par les professionnels de la pêche. En effet, les nouveaux projets devront présenter une véritable approche écosystémique et faire l’objet d’une concertation entre les différents usagers utilisateurs des récifs artificiels afin de tendre vers une gestion efficiente de ces aménagements.
Les pêcheurs auront néanmoins toujours un rôle central à jouer dans la nouvelle organisation qui devra se mettre en place à l’échelle de chaque projet.
Ils devront notamment participer activement à la mise en œuvre de la gestion des récifs artificiels puisqu’ils demeurent les premiers observateurs de la qualité et de l’évolution du milieu marin.

André Lubrano

   

Près de quarante ans après les premiers essais d'André Lubrano, sous l’impulsion des prud’homies de pêche, ce sont plus de 30 000 m3 de récifs artificiels qui ont été immergés sur l’ensemble du littoral avec le soutien notamment de la région Languedoc-Roussillon.
Les récifs, véritables habitats artificiels, jouent un rôle de nurserie à poissons et ils empêchent le chalutage dans la zone des 3 miles. Ils constituent donc de réels outils pouvant être à vocation halieutique, récréative, de restauration, ou même de compensation écologique pour pallier la perte de biodiversité ou la disparition d’habitats naturels face à la pression humaine.


En 2013, un bilan critique de ces outils d’aménagements des fonds marins a permis d'identifier les pratiques les plus efficaces. Ce point exhaustif a par ailleurs démontré la nécessité de mettre en place une logique d’intervention globale à l’échelle régionale pour éviter des actions au coup par coup avec des choix techniques parfois discutables ou sans suivi scientifique. Il a été aussi le point de départ d’une réflexion pour donner un nouveau cadre à la réalisation de ces immersions et il a servi de base à la définition de la doctrine de l’État à l’échelle méditerranéenne française.

La Région et le Cépralmar ont donc très largement contribué à l’établissement de cette doctrine qui lui permet aujourd’hui de s’appuyer sur un cadre validé par les usagers et l’administration pour définir les contours d’une future politique ambitieuse en matière d’immersion. Cette politique se veut résolument tournée vers l’avenir en privilégiant des projets exemplaires en matière de stratégie d’implantation, d’objectifs attendus, de gouvernance mais également en matière de communication, d’association des usagers et du grand public et d’intégration environnementale (approche écosystémique).
Un guide pratique de référence a été réalisé. Destiné aux gestionnaires de milieux marins, aux collectivités désireuses d’immerger des récifs artificiels ainsi qu’aux bureaux d’études, ce guide est aussi disponible sur l'internet : télécharger le guide pratique d’aide à l’élaboration, l’exploitation et la gestion des récifs artificiels en LR.

 

Bientôt un réseau européen ?

Le CEPRALMAR a accueilli Mathilde Chatelain une stagiaire en fin d'étude de master océanographie afin d'étudier la possibilité de mettre en place un réseau européen des structures et des personnes impliquées dans la gestion des récifs artificiels qui ont vu le jour depuis les côtes espagnoles jusqu'aux confins de la Mer Noire en Ukraine et en Russie.
Ce travail en cours permet d'identifier et de contacter toutes les parties prenantes en France et à l'étranger. Il permettra au CEPRALMAR, de faire des propositions concrètes et budgétées à ses éventuels partenaires afin de franchir une nouvelle étape pour la protection et la gestion du littoral de l'ensemble de la façade européenne de la Méditerranée.

 

Insecticides « tueurs d’abeilles ».

Le 12 Mai 2016, une majorité de sénateurs s’est opposée à l’interdiction totale des insecticides néonicotinoïdes, une famille de pesticides suspectés d'être nocifs pour les abeilles et les insectes pollinisateurs et, plus généralement, pour l’environnement et la santé. Les sénateurs n'ont donc pas suivi les députés qui en mars avaient adopté au terme d'un débat houleux l’article 51 de la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages qui prévoyait d'interdire tous les néonicotinoïdes,
En ce qui concerne les représentants de l'Hérault, les sénateurs Commeinhes et Jean-Pierre Grand ont voté contre, Henri Cabanel s'est abstenu et Robert Navarro n'a pas pris part au vote.

 

Les néonicotinoïdes sont une classe de produits toxiques employée comme insecticides agissant sur le système nerveux central des insectes. Ces substances sont utilisées principalement en agriculture pour la protection des plantes (produits phytosanitaires) mais aussi par les particuliers ou les entreprises pour lutter contre les insectes nuisibles à la santé humaine et animale (produits biocides).
Leur faible biodégradabilité, leur effet toxique persistant et leur diffusion dans la nature (migration dans le sol et les nappes phréatiques) commencent au bout de vingt ans à poser d'important problèmes d'atteintes à des espèces vivantes qui n'étaient pas ciblées : insectes (abeilles, papillons,..), de prédateurs d'insectes (oiseaux, souris, taupes, mulots, chauve-souris), d'agents fertilisants des sols (vers de terre).
De nombreux apiculteurs mettent en cause ces molécules pour expliquer le syndrome d'effondrement des colonies d'abeilles. La Commission Européenne a suspendu 3 néonicotinoides en 2013 sur la base des travaux de l'EFSA. Plusieurs études scientifiques ont mis en évidence la toxicité de ces insecticides sur les abeilles et bourdons, en laboratoire et lors de tests en conditions contrôlées. Ces observations sont difficiles à confirmer par les travaux de terrain, ce qui alimente une discussion scientifique. Plus généralement, il est considéré que « l'exposition chronique à ces insecticides largement utilisés pourrait affecter les abeilles et de nombreux autres invertébrés ».
L'usage de plusieurs néonicotinoïdes a été interdit dans certains pays, notamment en France l'imidaclopride sur le tournesol depuis 1999, l'imidaclopride sur le maïs depuis 2004 mais à ce jour, les preuves ne sont pas jugées suffisantes par les pouvoirs publics pour interdire totalement ces produits.

 

Promenade en Gardiole

Situé à 15 km au sud-ouest de Montpellier, le Massif de la Gardiole s'étend sur 5000 ha. De nombreux sentiers permettent de le découvrir à pied ou en VTT. Avec une vue exceptionnelle sur le littoral, le bassin de Thau et l'arrière-pays, il mérite vraiment un détour et permet de visiter les fameuses ruines de l'abbaye de Saint-Felix-de-Montceau construite au début du XI siècle. Pour les amoureux de la nature il permet d'exceptionnelles balades à la découverte des plantes et des fleurs comme nous le propose Michel et Valérie Campion, les animateur du studio MCV. N'oubliez pas de mettre le son pour profiter pleinement cette belle invitation à la promenade.

Brescou, royaume des oiseaux de mer !

 

   
   
   

 

L'équipe de l'Aire Marine Protégée de la côte agathoise a procédé avec Fabien Vallès, ornithologue local bénévole très compétent, au comptage des nids et œufs de goélands leucophées dans le fort et sur la plage. Résultat : une dizaine de nids seulement pour l'instant dont la trentaine d'œufs sera prochainement stérilisée par le service environnement afin de limiter l'expansion de cette espèce devenue envahissante et prédatrice d'autres espèces patrimoniales.

Nous avons aussi pu observer des sternes caugek qui viennent se nourrir sur la côte, alors qu'elles vont bientôt nicher sur le lido de Sète. Bien d'autres oiseaux font la richesse de notre site, également classé Natura 2000 Côte languedocienne, tels le fou de Bassan, le rare cormoran huppé, la sterne naine, la mouette mélanocéphale et parfois même des petits pingouins !

Espèces dont la direction du milieu marin de la ville d'Agde va assurer localement le suivi scientifique régulier et que vous pourrez observer lors de prochaines sorties naturalistes à bord des bateaux promenades du Cap d’Agde ou du Grau d’Agde.

Renaud Dupuy de la Grandrive
Directeur de la Gestion du Milieu Marin 
Ville d'Agde

 

Histoire de sel

Stage de découverte des p'tits écolos aux salines de Villeneuve.
Une envie de découvrir la nature ? observer ? toucher ? Sentir ? Venez-vous inscrire au stage nature des Salines !
Les 21 et 22 avril de 9/17h
Partez à la découverte des salins d’ici et d’ailleurs… Remontez le temps pour découvrir les mystères des anciens salins et observez le cristal de sel à la loupe ! ·

Inscription obligatoire : 04 67 13 88 57 ou Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ·
Coût : 30€ /stage · Enfants de 6 à 11 ans

Stage réalisé dans le cadre de l’opération « Cap sur les salines » piloté par le Siel, en lien avec le Cen L-R, Thau Agglo, la commune de Villeneuve lès Maguelone et le Conservatoire du Littoral, avec l’appui financier de la Région LR et du Département de l’Hérault.