Fortune de mer

Au XIIIème siècle, la fortune de mer soit, ''fortuna maris'' correspondait à un accident sur l'eau et devient au XVIème, un naufrage après une tempête. La fortune de mer est, aujourd'hui, un objet trouvé au bord de la mer après une tempête.


L'ægagropiles

Le Turbo Rugueux coté coquille

Le Turbo Rugueux et son oeil de Ste Lucie

Oeufs de buccinum undatum
 

En cette fin d’année, c’est le moment pour flâner sur les plages dépourvues de touristes et autres baigneurs. Mais à y regarder de plus près, on trouve beaucoup de choses à observer sur le sable de nos plages, et des curiosités dont quelquefois nous ignorons même le nom. En voici quelques unes parmi tant d’autres…


L’ægagropile :

En se décomposant, les feuilles fanées de Posidonia oceanica se transforment peu à peu en fibres végétales qui, sous l’effet de l’eau et des vagues, se compactent parfois de manière sphérique autour d’un reste de rhizome. Il en résulte une petite boule beige qui semble faite de poils et que l’on retrouve quelquefois à certains endroits agglutinées par milliers sur nos plages. Nommées « aegagropiles », ou aussi « Pelotes de mer »  elles étaient autrefois utilisées par les vénitiens pour protéger leurs verreries pendant les transports. C’est aussi une touffe de poils et de résidus végétaux que l’on trouve dans l’estomac de certains ruminants  


L'œil de Sainte Lucie :

Cest l'opercule orange d'un coquillage appelé Turbo Rugueux de Méditerranée. Cet opercule tient son nom de la légende du martyr de Sainte Lucie. Considéré par les marins  comme porte bonheur, et conservé dans les portes monnaie il peut aussi être monté en bijou, pendentif, bague ou boucles d’oreilles…il est présent uniquement en Méditerranée. De forme ovale, sa taille maximum est de 25 à 30 mm. Son épaisseur est d'environ 5 mm.


Œufs de Buccinum undatum :

Ou œufs de buccin. Les marins appellent également ces grappes que l’on trouve sur nos plages « savonnettes de mer » Pondu par cet escargot de mer qu’est le bulot il est capable de se reproduire vers l'âge de 4 ans, dès qu'il a atteint une taille d'environ 5,5 cm. La ponte a lieu en général au mois de février.

Georges Cantin

2 grenouilles pour Clapiers

Clapiers est récompensée par la Fredon régionale pour sa démarche environnementale

Parmi les communes de l'Hérault adhérentes à la charte régionale “Objectifs Zéro Phyto dans nos villes et villages”, Clapiers a rejoint les collectivités qui s’engagent à réduire leur utilisation de produits phytosanitaires.
En effet, en 2007, la ville de Clapiers a décidé de ne plus utiliser de produits phytosanitaires et de mettre en place, avec les services techniques, des méthodes différentes, ancrées dans une démarche de développement durable, et protectrices pour les hommes, en particulier pour les personnels en charge de ses espaces. Clapiers a également réussi à créer des jardins adaptés au climat méditerranéen pour éviter de nombreux intrants polluants, dangereux pour la santé, mais aussi pour économiser une de nos ressources les plus précieuses : l’eau.

Clapiers visait le label « ZÉRO PHYTO », c’est un pari gagné ! 
Elle vient de se voir décerner le LABEL régional avec « 2 rainettes » ; un niveau d’engagement très important dont la commune et son maire Eric Penso sont très fiers. 
En route pour le 3e niveau, la ville invite les Clapiérois à intégrer cette démarche et à protéger leur environnement commun. Les pesticides et les désherbants ne sont pas indispensables, à la main ou à la binette, c'est plus long mais meilleur pour la planète. Question d'habitudes ! 

Pour en savoir davantage : Fredon Languedoc-Roussillon

« Qu'est-ce qu'on attend ? »

Proposé par l'association ADESL, le cinéma UTOPIA a projeté, dimanche 11 décembre, devant une salle comble un film-documentaire long métrage, sorti en novembre 2016, de Marie-Monique ROBIN intitulé « Qu'est-ce qu'on attend ? » qui raconte comment UNGERSHEIM, une petite ville d’Alsace de 2 200 habitants, s’est lancée, sous la houlette de son maire Jean-Claude MENSCH et de son conseil municipal, dans la démarche de la transition vers l’après-pétrole et le changement climatique en décidant de réduire son empreinte écologique.

Vers une autonomie alimentaire et énergétique

Les réalisations présentées puisent dans le passé et les richesses du village pour s'engager dans cette transition. Richelieu, gros cheval de trait employé pour divers transports dont le ramassage scolaire et pour les labours de la parcelle de terre municipale rendue au maraîchage collectif en est l'emblème : vie rurale et entraide.
Mais sans oublier la modernité, on adapte aux idées contemporaines les matériaux traditionnels comme le bois, la paille et la terre pour construire les maisons des lotissements et les bâtiments municipaux.

On exploite les toits de ces bâtiments ainsi que les friches industrielles des mines de potasse fermées au début des années 80 pour en faire des champs de panneaux photo-voltaïques qui approvisionnent en électricité les maisons du village et au-delà (hors chauffage pour lequel on privilégie le bois).

On soutient les initiatives privées comme celle de cet ingénieur agronome, converti à l'agro-écologie, qui a ressorti d'anciennes variétés de blé dont l'une convient aux allergiques au gluten.

On utilise et développe une monnaie locale : le radis

Ce village est le meilleur élève des villes en transition, d'après Rob Hopkins, un Anglais qui a lancé le mouvement en Angleterre en 2005.

L'Association ADESL a lancé une invitation à tous ceux qui sont intéressés par une monnaie locale complémentaire « La graine » à se joindre à son AG du 28 janvier 2017 à la salle Fernand Pelloutier 15, place Zeus.

Des élus intéressés

« Qu'est-ce qu'on attend ? » fait écho à l'article de MTP-INFO du 10 décembre 2016 intitulé « pour une ruralité porteuse d'espérance » qui montre le souci qu'ont les élus de préserver la ruralité. Les actions de ce village présentés dans le film-documentaire pourraient enrichir les débats envisagés. Au cours de celui qui a suivi le film, Madame Isabelle TOUZARD, maire de Murviel les Montpellier et vice-présidente de Montpellier-Métropole en charge de l'agro-écologie et de l'alimentation, est intervenue, très intéressée par toutes ces réalisations.

Et pourquoi n'arriverions-nous pas à faire de la préservation de la ruralité celle de la planète, les villages devenant fers de lance de la nouvelle modernité respectueuse de notre habitat.

Souhaitons à cette œuvre le même destin que celui qu'a connu « Demain », succès qui montre la préoccupation des citoyens.

A.K.

La loi pour la reconquête de la biodiversité est adoptée

Quarante ans après la loi historique de protection de la nature de 1976 et quatre ans après le discours du président de la République lors de l’ouverture de la Conférence Environnementale de 2012, la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, vient d’être publiée au Journal Officiel. L'Agence Française de la biodiversité (AFB) sera créée en 2017. Montpellier accueillera les services centraux et le "pôle terrestre".

SeahorseCette loi prévoit l'inscription dans le code civil du préjudice écologique qui reprend l'idée d'une remise en état du milieu dégradé par celui qui en est jugé responsable, selon le principe du "pollueur-payeur". La prescription court désormais à partir de la découverte du dommage, et non plus à la date du fait générateur, une notion qui devrait être utile pour la ville de Frontignan en lutte pour la remise en état de la friche industrielle laissée polluée en profondeur par Mobil-Exxon, l'ancien exploitant du site (voir article ici).

Elle introduit dans le code de l'environnement des principes à respecter pour la réalisation de tout projet comme ceux de "non-régression de la protection de l'environnement" et "d'absence de perte nette de biodiversité" auxquels s'ajoutent la protection des sols d'intérêt général, patrimoine commun de la nation et l’introduction de la notion de compensation des atteintes à la biodiversité dans le code de l'environnement.
La loi renforce les dispositions pour la protection des espèces. Elle interdit ainsi l’usage des insecticides néonicotinoïdes « tueurs d’abeilles » à compter du 1er septembre 2018 avec des dérogations possibles jusqu'au 1er juillet 2020. Afin de limiter l'impact des déchets plastiques en mer, les microbilles en plastique dans les cosmétiques seront interdits dès 2018 et les cotons-tiges avec une tige plastique le seront en 2020. Par ailleurs des zones prioritaires pour la biodiversité et de zones dédiées à la conservation des zones fonctionnelles des ressources halieutiques seront créées. La loi prévoit également des dispositions relatives aux obligations réelles environnementales et les sanctions pénales pour lutter contre le trafic des espèces menacées seront renforcées
Autre pilier de la biodiversité, la lutte contre la brevetabilité du vivant : la loi bannit la brevetabilité des produits issus des procédés biologiques et pour préserver la biodiversité cultivée, les échanges et cessions gratuites aux jardiniers amateurs et entre agriculteurs, de semences végétales appartenant au domaine public, non inscrites au catalogue officiel des semences végétales, sont également autorisés.
Enfin elle officialise la création à compter du 1er janvier 2017 de l’Agence française de la biodiversité (AFB) qui devra œuvrer en faveur d'une meilleure préservation des espaces naturels, de leur faune et de leur flore. Elle exercera des missions de police administrative et de police judiciaire relatives à l'eau et à l'environnement en liaison avec les établissements publics compétents et les services de l'État. Elle sera l'interlocuteur des élus et des entreprises dans les projets d'infrastructure. Elle devra répondre aux enjeux de protection et de valorisation de la biodiversité terrestre, aquatique et marine en France, que ce soit en métropole ou en outre-mer

 

Les missions de l’Agence Française pour la Biodiversité

  • préservation, gestion et restauration de la biodiversité
  • développement des connaissances, ressources, usages et services écosystémiques attachés à la biodiversité
  • gestion équilibrée et durable des eaux
  • lutte contre la biopiraterie
  • appui scientifique, technique et financier aux politiques publiques et privées, dont le soutien aux filières de la croissance verte et bleue.
 

 

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Yves Pietrasanta

 

L'Agence Française pour la Biodiversité comptera 1.200 agents issus pour l’essentiel de la réunion de 4 organismes existants : l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (Onema), l'Atelier technique des espaces naturels, l'Agence des aires marines protégées et les Parcs nationaux. L'Office national de la chasse et de la faune sauvage n'est pas inclus dans ce périmètre malgré le souhait des associations écologistes pour qui les chasseurs devaient être impliqués dans la gestion de la biodiversité.
Elle disposera d'un budget d’investissements de 60 millions d'euros et de 225 millions de crédits de fonctionnement. Le président de cette nouvelle agence sera l'astrophysicien Hubert Reeves, 84 ans, l’actuel président d'honneur de l'association Humanité et Biodiversité, a annoncé, sur France Inter, la ministre de l’environnement Ségolène Royal. Elle s’organisera autour de trois pôles : le marin à Brest (Finistère), l'eau à Vincennes (Val de Marne) et le terrestre à Montpellier (Hérault) qui accueillera également les services centraux.
Yves Pietrasanta, l’actuel Président de la Communauté de Commune du Nord du Bassin de Thau, Président fondateur de l'Institut français de l'environnement, devrait prendre la direction du pôle Montpellierrain.
Des agences régionales de la biodiversité (ARB) pourront également être créées en partenariat avec les régions, en lien avec les départements, et sous différentes formes juridiques : établissement public de coopération environnementale, groupement d'intérêt public, etc.

Les récifs artificiels : bientôt un réseau européen ?

Depuis les premières expériences innovantes d'André Lubrano au large de Palavas en 1968, la Région LR, avec le CEPRALMAR reste le pionnier en Europe dans l’expérimentation d’immersion de récifs artificiels, un outil qui a fait ses preuves pour la protection et la gestion de la bande côtière.

 

La filière pêche en Languedoc-Roussillon est un maillon essentiel de l’économie régionale (700 navires, 4 500 emplois directs et indirects et un chiffre d’affaire de 60 millions d’euros) qui subit depuis plusieurs années une crise sans précédent.
La raréfaction de la ressource halieutique en lien avec la destruction des habitats sous-marins et la pollution des eaux, ainsi que l’augmentation du coût du gazole, sont autant de causes qui expliquent aujourd’hui les difficultés rencontrées par la profession.
En tant que Président du Cépralmar et ancien pêcheur professionnel, j’ai à cœur de soutenir la filière pêche et d’accompagner les professionnels de la région pour trouver des solutions pérennes.
L’accompagnement des plans de sortie de flotte successifs ne peut être satisfaisant. Les pêcheurs doivent pouvoir vivre de leur métier et de leur passion en exploitant raisonnablement et durablement les ressources halieutiques.
La restauration des habitats marins, la gestion des conflits d’usages, la gestion de la ressource, sont autant de problématiques à laquelle les récifs artificiels peuvent apporter des réponses.
Acteur en 1968 de la première expérimentation d’immersion de récifs artificiels d’Europe au large de Palavas, je reste un fervent défenseur du développement de ces outils d’aménagement des fonds marins.
Pour répondre à la demande des prud’homies de pêche d’avoir une bande côtière aménagée et réservée à certaines catégories de pêcheurs, le Cépralmar a été en 1984 maître d’ouvrage d’un projet ambitieux et novateur d’immersion de 15.000 m de récifs artificiels sur 5 sites de la région (Agde, Gruissan, Port la Nouvelle, Canet, Saint Cyprien).
Depuis, le Cépralmar poursuit son accompagnement des porteurs de projet pour développer de nouvelles immersions et capitaliser la connaissance sur les immersions existantes.
La future génération de récifs artificiels ne répondra plus aux seuls besoins exprimés par les professionnels de la pêche. En effet, les nouveaux projets devront présenter une véritable approche écosystémique et faire l’objet d’une concertation entre les différents usagers utilisateurs des récifs artificiels afin de tendre vers une gestion efficiente de ces aménagements.
Les pêcheurs auront néanmoins toujours un rôle central à jouer dans la nouvelle organisation qui devra se mettre en place à l’échelle de chaque projet.
Ils devront notamment participer activement à la mise en œuvre de la gestion des récifs artificiels puisqu’ils demeurent les premiers observateurs de la qualité et de l’évolution du milieu marin.

André Lubrano

   

Près de quarante ans après les premiers essais d'André Lubrano, sous l’impulsion des prud’homies de pêche, ce sont plus de 30 000 m3 de récifs artificiels qui ont été immergés sur l’ensemble du littoral avec le soutien notamment de la région Languedoc-Roussillon.
Les récifs, véritables habitats artificiels, jouent un rôle de nurserie à poissons et ils empêchent le chalutage dans la zone des 3 miles. Ils constituent donc de réels outils pouvant être à vocation halieutique, récréative, de restauration, ou même de compensation écologique pour pallier la perte de biodiversité ou la disparition d’habitats naturels face à la pression humaine.


En 2013, un bilan critique de ces outils d’aménagements des fonds marins a permis d'identifier les pratiques les plus efficaces. Ce point exhaustif a par ailleurs démontré la nécessité de mettre en place une logique d’intervention globale à l’échelle régionale pour éviter des actions au coup par coup avec des choix techniques parfois discutables ou sans suivi scientifique. Il a été aussi le point de départ d’une réflexion pour donner un nouveau cadre à la réalisation de ces immersions et il a servi de base à la définition de la doctrine de l’État à l’échelle méditerranéenne française.

La Région et le Cépralmar ont donc très largement contribué à l’établissement de cette doctrine qui lui permet aujourd’hui de s’appuyer sur un cadre validé par les usagers et l’administration pour définir les contours d’une future politique ambitieuse en matière d’immersion. Cette politique se veut résolument tournée vers l’avenir en privilégiant des projets exemplaires en matière de stratégie d’implantation, d’objectifs attendus, de gouvernance mais également en matière de communication, d’association des usagers et du grand public et d’intégration environnementale (approche écosystémique).
Un guide pratique de référence a été réalisé. Destiné aux gestionnaires de milieux marins, aux collectivités désireuses d’immerger des récifs artificiels ainsi qu’aux bureaux d’études, ce guide est aussi disponible sur l'internet : télécharger le guide pratique d’aide à l’élaboration, l’exploitation et la gestion des récifs artificiels en LR.

 

Bientôt un réseau européen ?

Le CEPRALMAR a accueilli Mathilde Chatelain une stagiaire en fin d'étude de master océanographie afin d'étudier la possibilité de mettre en place un réseau européen des structures et des personnes impliquées dans la gestion des récifs artificiels qui ont vu le jour depuis les côtes espagnoles jusqu'aux confins de la Mer Noire en Ukraine et en Russie.
Ce travail en cours permet d'identifier et de contacter toutes les parties prenantes en France et à l'étranger. Il permettra au CEPRALMAR, de faire des propositions concrètes et budgétées à ses éventuels partenaires afin de franchir une nouvelle étape pour la protection et la gestion du littoral de l'ensemble de la façade européenne de la Méditerranée.

 

Insecticides « tueurs d’abeilles ».

Le 12 Mai 2016, une majorité de sénateurs s’est opposée à l’interdiction totale des insecticides néonicotinoïdes, une famille de pesticides suspectés d'être nocifs pour les abeilles et les insectes pollinisateurs et, plus généralement, pour l’environnement et la santé. Les sénateurs n'ont donc pas suivi les députés qui en mars avaient adopté au terme d'un débat houleux l’article 51 de la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages qui prévoyait d'interdire tous les néonicotinoïdes,
En ce qui concerne les représentants de l'Hérault, les sénateurs Commeinhes et Jean-Pierre Grand ont voté contre, Henri Cabanel s'est abstenu et Robert Navarro n'a pas pris part au vote.

 

Les néonicotinoïdes sont une classe de produits toxiques employée comme insecticides agissant sur le système nerveux central des insectes. Ces substances sont utilisées principalement en agriculture pour la protection des plantes (produits phytosanitaires) mais aussi par les particuliers ou les entreprises pour lutter contre les insectes nuisibles à la santé humaine et animale (produits biocides).
Leur faible biodégradabilité, leur effet toxique persistant et leur diffusion dans la nature (migration dans le sol et les nappes phréatiques) commencent au bout de vingt ans à poser d'important problèmes d'atteintes à des espèces vivantes qui n'étaient pas ciblées : insectes (abeilles, papillons,..), de prédateurs d'insectes (oiseaux, souris, taupes, mulots, chauve-souris), d'agents fertilisants des sols (vers de terre).
De nombreux apiculteurs mettent en cause ces molécules pour expliquer le syndrome d'effondrement des colonies d'abeilles. La Commission Européenne a suspendu 3 néonicotinoides en 2013 sur la base des travaux de l'EFSA. Plusieurs études scientifiques ont mis en évidence la toxicité de ces insecticides sur les abeilles et bourdons, en laboratoire et lors de tests en conditions contrôlées. Ces observations sont difficiles à confirmer par les travaux de terrain, ce qui alimente une discussion scientifique. Plus généralement, il est considéré que « l'exposition chronique à ces insecticides largement utilisés pourrait affecter les abeilles et de nombreux autres invertébrés ».
L'usage de plusieurs néonicotinoïdes a été interdit dans certains pays, notamment en France l'imidaclopride sur le tournesol depuis 1999, l'imidaclopride sur le maïs depuis 2004 mais à ce jour, les preuves ne sont pas jugées suffisantes par les pouvoirs publics pour interdire totalement ces produits.

 

Promenade en Gardiole

Situé à 15 km au sud-ouest de Montpellier, le Massif de la Gardiole s'étend sur 5000 ha. De nombreux sentiers permettent de le découvrir à pied ou en VTT. Avec une vue exceptionnelle sur le littoral, le bassin de Thau et l'arrière-pays, il mérite vraiment un détour et permet de visiter les fameuses ruines de l'abbaye de Saint-Felix-de-Montceau construite au début du XI siècle. Pour les amoureux de la nature il permet d'exceptionnelles balades à la découverte des plantes et des fleurs comme nous le propose Michel et Valérie Campion, les animateur du studio MCV. N'oubliez pas de mettre le son pour profiter pleinement cette belle invitation à la promenade.

Brescou, royaume des oiseaux de mer !

 

   
   
   

 

L'équipe de l'Aire Marine Protégée de la côte agathoise a procédé avec Fabien Vallès, ornithologue local bénévole très compétent, au comptage des nids et œufs de goélands leucophées dans le fort et sur la plage. Résultat : une dizaine de nids seulement pour l'instant dont la trentaine d'œufs sera prochainement stérilisée par le service environnement afin de limiter l'expansion de cette espèce devenue envahissante et prédatrice d'autres espèces patrimoniales.

Nous avons aussi pu observer des sternes caugek qui viennent se nourrir sur la côte, alors qu'elles vont bientôt nicher sur le lido de Sète. Bien d'autres oiseaux font la richesse de notre site, également classé Natura 2000 Côte languedocienne, tels le fou de Bassan, le rare cormoran huppé, la sterne naine, la mouette mélanocéphale et parfois même des petits pingouins !

Espèces dont la direction du milieu marin de la ville d'Agde va assurer localement le suivi scientifique régulier et que vous pourrez observer lors de prochaines sorties naturalistes à bord des bateaux promenades du Cap d’Agde ou du Grau d’Agde.

Renaud Dupuy de la Grandrive
Directeur de la Gestion du Milieu Marin 
Ville d'Agde

 

Histoire de sel

Stage de découverte des p'tits écolos aux salines de Villeneuve.
Une envie de découvrir la nature ? observer ? toucher ? Sentir ? Venez-vous inscrire au stage nature des Salines !
Les 21 et 22 avril de 9/17h
Partez à la découverte des salins d’ici et d’ailleurs… Remontez le temps pour découvrir les mystères des anciens salins et observez le cristal de sel à la loupe ! ·

Inscription obligatoire : 04 67 13 88 57 ou Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ·
Coût : 30€ /stage · Enfants de 6 à 11 ans

Stage réalisé dans le cadre de l’opération « Cap sur les salines » piloté par le Siel, en lien avec le Cen L-R, Thau Agglo, la commune de Villeneuve lès Maguelone et le Conservatoire du Littoral, avec l’appui financier de la Région LR et du Département de l’Hérault.

Les abeilles attendront encore


 

Dans la nuit du 17 au 18 mars 2016, au terme d’un débat d’une heure, les députés ont adopté un projet de loi interdisant les pesticides  néonicotinoïdes. Aussi appelés «tueurs d’abeilles», leur nocivité a été reconnue par de nombreux experts depuis plusieurs années. Mais les tenants d'une agriculture intensive et les fabricants qui défendent leurs produits ont maintenu une forte pression auprès des élus pour rejeter toute interdiction. C’est donc en apparence une victoire pour les abeilles, les apiculteurs et tous les défenseurs d’une agriculture propre respectueuse de la nature et des consommateurs. Mais peut-être bien en apparence seulement, tant les embûches jusqu’à l’adoption de la loi sont nombreuses. Il s’est déjà avéré que le ministre de l’agriculture Stéphane Le Foll, par une lettre datée du 15 mars, adressée aux parlementaires, leur a demandé de se prononcer contre une interdiction des pesticides  néonicotinoïdes, sous prétexte que cela pourrait créer «des distorsions entre les agriculteurs français et le reste des agriculteurs européens». Cette attitude pourrait être de mauvais augure pour le passage de la loi au Sénat, dans quelques jours, les sénateurs étant peu favorables à une interdiction. Il faudra ensuite que les décrets d’application soient publiés. Et plus grave encore, la loi votée par les députés ne prévoit l’interdiction qu’à partir de 2018. Entre temps il y aura des élections présidentielles... C’est donc dire que c’est loin d’être gagné pour les abeilles, malgré les hécatombes constatées.

M. P.
» pour en savoir plus :  www.pollinis.org ou encore www.terre.tv

alternatives aux traitements chimiques

11ème semaine nationale pour les alternatives aux pesticides en Pays de l'Or

Avec le printemps, fleurissent en France et dans une vingtaine de pays, du 19 au 26 mars, des initiatives pour une semaine sans pesticides. Le public est invité à mieux s’informer sur les enjeux tant sanitaires qu’environnementaux et sur les alternatives aux traitements chimiques. Le choix des dates n’est pas innocent, il correspond à la période de reprise des épandages dans les champs. En 2015, pour ses dix ans, la Semaine pour les alternatives aux pesticides comptait plus de 1000 événements dans toute la France. Elle espère s’étoffer encore.
Pour la deuxième année, la Fabrique Citoyenne du Pays de l’Or et un collectif d’associations partenaires s’impliquent dans cet événement et proposent un programme varié, pédagogique, pratique et festif autour de la question. Il débute le samedi 19 mars avec une journée chez  les producteurs en agriculture biologique ou en conversion dans le pays de l’Or, avec visites et dégustations à la propriété. Au cours de la semaine, la projection de films sera l’occasion de débats, avec par exemple la venue du Professeur Charles Sultan, endocrinologue pédiatrique de l’INSERM au CHU de Montpellier. Ce dernier alerte sur les dangers des pesticides sur la santé du fœtus et de l’enfant.  Toutes les associations se retrouveront le 26 mars dans le verger des jardins partagés bio de la Fabrique. Marché, animations pour les enfants, tables rondes rythmeront la journée, qui sera clôturée par un Baleti.
L’initiative vise à sensibiliser publics et pouvoirs locaux. La plaine de Mauguio est par tradition le moteur agricole nourricier de la métropole. Soumise à une agriculture intensive, elle est très impactée par l’utilisation de pesticides, et sa lagune fragilisée.

Florence Monferran

» programme complet de la Semaine
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