Si vous avez trouvé un animal en détresse…

Si vous avez trouvé un animal en détresse…
 Pour la faune sauvage en détresse une page spécifique a été créée : Centre de Sauvegarde de la Faune Sauvage – LPO Hérault
Pour joindre le Centre de Sauvegarde de la Faune Sauvage de Villeveyrac (15, rue du Faucon crécerellette, 34560 VILLEVEYRAC), pas de mail, un seul numéro (souvent saturé) le 04.67.78.76.24 (choix 1 au standard, inutile de contacter les autres postes). En cette période d’urgence sanitaire, en effectif réduit, le service médiation faune sauvage répondra plus favorablement l’après-midi.
La LPO n’a pas les moyens humains et financiers pour venir chercher les animaux, c’est au public de les rapatrier sur site.
Le centre de sauvegarde n’est habilité à accueillir que les animaux sauvages autochtones (oiseaux, petits mammifères, tortues d’eau douce locales), les autres animaux (Tortues de Floride, Pigeons bisets domestiques, perruches,…) doivent être acheminés vers d’autres structures dont nous vous donneront par téléphone les coordonnées.

De nombreux conseils sont mis en ligne sur la page du centre de sauvegarde, n’hésitez pas à le consulter : https://herault.lpo.fr/centre-de-sauvegarde/
La LPO n’accueille  pas les jeunes oiseaux tombés des nids non blessés, ces derniers doivent être remis en hauteur afin que les adultes s’en occupent (https://occitanie.lpo.fr/…/…/FM_RamassageJeunes-2019_Web.pdf)
Pour vous proposer comme bénévole au sein de l’unité de soins, un seul formulaire où vous aurez à cocher « secouriste de la nature » : https://www.lpo.fr/benevolat/nous-contacter

Ne recevant que 36% de subventions pour son budget annuel, ce sont vos dons qui permettent à la LPO de maintenir l’activité du centre de sauvegarde. Sans votre soutien, pas de soins… aidez-nous : https://www.helloasso.com/…/aidez-nous-a-sauver-la-faune-sa….

La LPO précise : « Nous vous remercions de l’intérêt que vous portez à la protection de la nature, avec plus de 3000 animaux accueillis et 4000 appels traités par an, soyez assurés que notre association met tout en œuvre pour y contribuer avec les quelques moyens qui lui sont alloués. Nous vous demandons donc de rester courtois et bienveillant avec nos équipes bénévoles et salarié·e·s. »

Le printemps dans nos rues avec le programme « Sauvages de ma rue »

Avec "Zéro Phyto", loi du sénateur Joël Labbé adoptée par les collectivités, qui interdit l'usage des produits phytosanitaires dans l'espace urbain, les plantes sauvages envahissent nos rues pour le plus grand bonheur des observateurs de la flore urbaine. 

Le programme de sciences participatives SAUVAGES DE MA RUE vous propose d'aider les scientifiques à mieux les connaître et les référencer.
Pas besoin de connaissance en botanique ! Ce programme est OUVERT À TOUS et vous permet de collecter des données, de façon ludique, en identifiant les espèces végétales facilement.

Avec les  CPIE Occitanie (URCPIE), participer, c’est facile. Il existe deux manières :

1/ Application Sauvages de ma rue

Téléchargez l’application Sauvages de ma rue :

https://play.google.com/store/apps/details…
https://apps.apple.com/…/sauvages-ma-rue-identi…/id871906105

Suivez les instructions. 

2/ Site internet Sauvage de ma rue

Connectez-vous au site : http://sauvagesdemarue.mnhn.fr/index.html et cliquez sur l’onglet « participez ». Toutes les indications y figurent.

Les étapes de participation en résumé :

·         Imprimez votre fiche terrain (à télécharger sur le site)

·         Munissez-vous de votre appareil photo ou smartphone

·         Choisissez un trottoir à prospecter

·         Listez et photographiez les plantes que vous y trouvez !

·         Entrez les photos et informations sur le site de retour chez vous !

Astuce : pour vous aider à identifier les plantes, utilisez l’application PlanNet. Photographiez un critère de la plante et l’application détermine l’espèce avec un certain degrés de confiance !

PlantNet :

-iOS : https://apps.apple.com/fr/app/plantnet/id600547573

-Android : https://play.google.com/store/apps/details?id=org.plantnet&hl=fr 

Sauvages de ma rue fait partie du programme Biodiv d’Occ animé par l'Union Régionale des CPIE Occitanie (URCPIE) et Tela Botanica. Il est soutenu par l’Office Français pour la Biodiversité, la Région Occitanie et la DREAL Occitanie.

Effets du Réchauffement climatique

Le réchauffement climatique est de plus en plus présent et évident. Depuis des millions d’années, la Terre connaît des alternances de périodes glaciaires et de périodes interglaciaires avec des variations considérables de température et de niveau des océans mais c'est la première fois que la Terre connait une évolution aussi rapide. Selon les experts, l'augmentation de la température moyenne à la surface du globe serait entre 1 et 6 °C à la fin du 21ème siècle.

Une évolution aussi importante en l'espace d'un siècle s'explique essentiellement par les activités humaines qui rejettent dans l'atmosphère des gaz à effet de serre: méthane, protoxyde d’azote et surtout CO2 ; le méthane ayant un effet de serre 20 fois plus important que le CO2, mais il est beaucoup moins présent que celui-ci (1,2). L’atmosphère terrestre comportait 413 ppm de CO2 en 2019 contre 283 ppm vers le milieu du 19ème siècle (une augmentation de 46%).

Le réchauffement climatique a comporté 2 phases : la 1ère de 1910 à 1945 et la seconde de 1976 à 2020, séparées par une période de léger refroidissement (voir Figure). Mais il tend à s’accélérer ces dernières décades : la décennie 2002 – 2011 a été la plus chaude de toutes les données connues, et les 10 mois successifs de juin 2019 à mars 2020 ont eu une température supérieure à la normale.

Il s’accompagne d’une élévation du niveau de la mer qui pourrait atteindre un peu plus de 1 m à la fin du siècle, liée à la fonte des banquises, calottes polaires et glaciers de montagne (le niveau de la mer de Glace à Chamonix a baissé de près de 70% depuis le début du 20ème siècle) : la suite, https://futuroscopie.org/index.php/societe/sante-medecine/204-

Déconfinement : les oiseaux du littoral en danger

Après 8 semaines sans fréquentation humaine sur le littoral, de nombreuses espèces d'oiseaux se sont installées sur les plages ou les sentiers désertés, en plus de leurs zones habituelles de reproduction. Elles y ont construit leur nid, souvent à même le sol, et la couvaison est en cours. Des poussins seront présents jusqu'à la mi-juillet.

L’image contient peut-être : oiseau, plein air et eau

Avec le déconfinement et le retour du public sur les plages après le 1er juin, la situation de l’année 2020 qui semblait exceptionnelle pour la reproduction pourrait s’avérer catastrophique : œufs écrasés, nichées piétinées, poussins séparés de leurs parents, voire dévorés par les chiens non tenus en laisse...

Pour éviter cette hécatombe, voici quelques consignes simples à faire connaître et respecter en prévision de notre retour sur les plages :

- Vérifiez que l’accès du site où vous comptez vous rendre est autorisé

- Restez sur les sentiers balisés et habituels. Si vous avez un chien, tenez le toujours en laisse

- Gagnez le plus rapidement possible le fil de l’eau pour mener vos activités sportives ou récréatives et éloignez-vous en le moins possible

- Evitez au maximum de fréquenter le haut de plage, les dunes de sable ou végétalisées en arrière littoral, lors de vos parcours vers les stationnements

- Si vous voyez un oiseau posé au sol qui vous semble blessé ou pousse des cris répétés, éloignez-vous au plus vite et rassurez-vous : il va bien, il s’agit d’une manœuvre destinée à vous éloigner de son nid

- Respectez les zones balisées avec une signalétique dédiée (signalement des nids)

Merci à tous pour votre aide !

Coronavirus : stop aux infox, continuons à cohabiter avec les chauves-souris

Dans le cadre de son programme SOS chauves-souris, la LPO Hérault vous propose une FAQ chauves-souris vs coronavirus.

QUESTIONS-RÉPONSES… …SUR LE CORONAVIRUS ET LES CHAUVES-SOURIS

Les coronavirus sont une famille ancienne regroupant de nombreux virus qui touchent plusieurs espèces animales. Du point de vue de la santé publique, les coronavirus émergents ont été, au cours de ces dernières années, responsables de l’épidémie de SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) et du MERS (Middle East Respiratory Syndrom [Syndrome Respiratoire du Moyen-Orient]).
Un nouveau coronavirus a été identifié en Chine dans la ville de Wuhan à partir de fin décembre 2019, le 2019-nCoV renommé SARS-CoV-2. Ce nouveau virus s’est rapidement avéré transmissible d’homme à homme. Dans un contexte de commerce et d’échanges mondiaux, l’épidémie s’est rapidement transformée en pandémie.
 
Les chercheurs pensent que le SARS-CoV-2 était tout d’abord présent au sein d’un réservoir animal, une chauve-souris (Rhinolophus affinis). Puis par des phénomènes génétiques divers et spontanés, ce virus aurait eu la capacité de traverser la barrière d’espèce en infectant un ou plusieurs hôtes intermédiaires jusqu’à pouvoir infecter l’Homme et s’y adapter. Pour le moment, les données laissent à penser que l’hôte intermédiaire serait le Pangolin de Malaisie (Manis javanica). Or cette espèce est en voie d’extinction (donc très rare) et elle ne fréquente pas les mêmes milieux ni la même zone biogéographique que cette chauve-souris.
Ainsi, la contamination par une chauve-souris dans la nature est alors peu probable. Sans intervention humaine (trafic et vente d’animaux sauvages), ces deux espèces avaient très peu de chance d’être en contact et de permettre l’émergence du virus SARS-CoV-2. De plus, même si ces transferts de virus entre espèces sont réguliers, il faut cependant des conditions particulières pour que la transmission vers l’homme ait lieu.
 
Elles sont souvent les conséquences d’activités humaines : la capture, le commerce et la consommation d’animaux sauvages, mais aussi, la dégradation de l’environnement bouleversant les interactions entre la faune sauvage et l’homme (déforestation, élevages intensifs, etc.). L’homme est ainsi le principal responsable de cette émergence et il est aujourd’hui le seul vecteur de ce virus. 

 Doit–on craindre une transmission du Covid-19 par les chauves-souris de France métropolitaine ? 

En l’état actuel des connaissances, aucune chauve-souris dans le monde ne porte le virus responsable du Covid-19 (virus transmissible à l’homme). Il existe des espèces de chauves-souris hébergeant des virus apparentés mais qui, dans leur configuration actuelle (structure et génome), ne peuvent pas contaminer l’être humain. L’homme est le seul vecteur du Covid-19.

 Peut-il y avoir transmission de virus ou de maladie si une colonie vit chez moi ?

Comme tous les animaux (homme compris), les chauves-souris abritent des pathogènes. En France métropolitaine, la seule maladie connue transmissible des chauves-souris à l’Homme, après des siècles de cohabitation avec elles, est la rage. Cependant, à ce jour, en France, aucun cas de transmission à l’Homme n’a été référencé. Ces virus ne passent que très difficilement la barrière des espèces et seule une minorité d’espèces de chauves-souris peut en être porteuse. De plus, selon l'Institut Pasteur, aucun cas de rage sur le territoire métropolitain n'a été rapporté depuis 1924. Il faut également savoir qu’une chauve-souris contaminée n’est pas agressive. Elle ne mordra que si l’on tente de la manipuler. C’est pourquoi, par mesure de précaution, il est impératif, si vous avez à manipuler une chauve-souris qui vous semble en détresse, de porter des gants en cuir épais.
 
 
Et pour l’avenir ?
Il existe un lien entre l’anthropocène (perte de la biodiversité, changements climatiques, mondialisation…) et l’émergence de nouvelles pandémies. Ainsi, il semble s’agir d’un avant goût de ce que le futur nous réserve si nous persistons dans cette voie. 
Pourquoi faut-il préserver les chauves-souris ?
La plupart des espèces de chauves-souris françaises ont des effectifs en nette diminution par rapport à ceux des années 1950. La plupart des menaces pesant sur les chauves-souris sont liées aux activités humaines. En plus de ces menaces, elles ne font généralement qu’un seul petit par an et seulement 50% survivront à leur première année. Pour toutes ces raisons, les chauves-souris françaises sont toutes protégées par la loi (Loi n° 76-629 du 10 juillet 1976). Enfin, les chauves-souris sont des petits mammifères très utiles car elles sont des régulatrices d’insectes. Une Pipistrelle commune peut manger 1000 moustiques en une seule nuit ! Elle est l’alliée de nos barbecues l’été mais également des agriculteurs en s’attaquant aux ravageurs de la vigne et à d’autres espèces comme la Pyrale du buis ou encore la Processionnaire du pin. Ailleurs dans le monde, là où il y a des chauves-souris frugivores, elles ont également un rôle de pollinisateur essentiel.

Sauver l'humain

Image : Ulrike Mai (Pixabay)

L’abyssale crise écologique, symptôme patent de la crise de la civilisation « occidentale », ne peut guère être résolue sans concentrer toute notre attention et notre énergie à sa racine humaine. Car cette crise manifeste la faillite du comportement humain et par suite celle du mode de vie collectif qu’elle a mis en place. Par-delà les slogans brandis et scandés à chaque manifestation pro-environnementale tels « Sauvons la planète », « Sauvons le climat », « Sauvons les océans, les glaciers, les forêts, les baleines… », il s’agit plus précisément (et urgemment !) de « sauver l’humain » de lui-même, de son irresponsabilité suicidaire à l’égard de l’environnement. Sauver la Terre, c’est d’abord sauver l’humain. Sortir l’humain de son comportement destructeur. Par-delà l’énormité de sa mise en œuvre, l’équation est simple : sauvons l’humain de sa conduite « biocide » (tueur de la vie) et la crise aura quelque chance d’enfanter un monde nouveau, durable et désirable.

Planète, climat, océans et rivières, végétation et monde animal continueront à survivre en dépit des ravages – quelque fois irrémédiables - de « l’anthropocène » dévastatrice qu’ils subissent – l’impact mortifère des activités humaines sur la planète.

Nous sommes la solution puisque c’est nous qui avons créé le problème. Ne nous soustrayons pas à la tâche sous prétexte de se sentir injustement « accusé », sur-responsabilisé dans cette sale histoire que je n’ai pas recherchée. Et de rétorquer, non sans raison, que les principaux fautifs sont les détenteurs du pouvoir, les décideurs financiers, économiques, politiques. C’est juste. Très juste. C’est sans nul doute à eux prioritairement, nous le verrons, qu’il revient d’agir. A la hauteur de leurs capacités décisionnaires. Ceci étant dit, sans l’implication de chacun et une mobilisation générale débitrice de tous, impossible de parvenir à une issue salutaire dans l’immense problématique de la viabilité sur Terre que les hommes ont fini par engendrer au fil des siècles. La réalité de la condition humaine est ainsi faite : nous héritons ce que nous lèguent nos aïeuls. Nous récoltons les fruits de semences passées. Et leur qualité présente nous paraît bien médiocre, amère, souvent toxique, jusqu’à ingurgiter des « organismes existentiellement dégradés ». Pour le meilleur et pour le pire, nous héritons. Et nous ferons de la génération suivante l’héritière de ce que nous aurons fait ou pas. Chacune ne peut s’exonérer d’un devoir de responsabilité humaine sur l’état sociétal de son temps, sans l’avoir choisi pour autant.

Alors retroussons les manches de nos vies personnelles et de nos engagements collectifs pour sauver l’humain. Et ainsi participer au sauvetage de la qualité de la vie sur Terre. De ce salut, nous pouvons être les artisans heureux. Ce qui suppose de sortir courageusement et résolument de son petit « monde ». En actant au jour le jour, inlassablement, deux fondamentaux indissociables : cultiver notre intériorité et réajuster notre comportement éco-humaniste par un engagement citoyen. Nous le pouvons.

Face à l’ampleur de la crise à laquelle il nous est impossible d’échapper, savoir que nous le pouvons est sacrément captivant et stimulant. Car ne nous le cachons pas, l’entreprise est immense. Dissertant sur les convulsions de notre époque bouleversée et analysant leur gravité, le sociologue Bruno Latour use d’une formule choc : « L’apocalypse, c’est enthousiasmant ! ». Rappelons que le sens biblique, étymologique du mot « apocalypse » signifie « dévoilement », « révélation ». Bien loin de l’acception commune, synonyme de « fin du monde » sous un mode effroyablement catastrophique. De fait, l’ère de la « révélation » des racines du désordre mondial a sans nul doute quelque chose de profondément enthousiasmant. Elle ne se réduit pas à un vent de désolation sans solution qui nous emporterait dans la dépression et le désespoir. Bien au contraire, mettant en lumière ce qui est obscur, elle nous provoque à réagir en gravant dans la chair de notre esprit la passionnante interrogation : « Comment va-t-on s’y prendre pour que le monde continue ? »

Nous pouvons mettre en œuvre les voies de la continuation d’un monde viable et avenant parce qu’autrement plus humain et attentif à l’environnement naturel, à sa consistance propre. Nous le pouvons parce que nous en avons l’énergie et les compétences. Ouvrir les yeux de notre conscience et de notre cœur, c’est travailler à la nécessaire (r)évolution de nos mentalités. Agir sans tarder, collectivement, dans l’aujourd’hui de nos vies présentes, c’est œuvrer à la nécessaire transformation structurelle de notre société. Il n’est et ne sera jamais trop tard. L’horizon d’une civilisation nouvelle n’est pas au-delà. Il est sous nos pas lorsqu’ils s’efforcent à avancer ensemble dans une même lutte. Il est entre nos mains lorsqu’elles tendent à se rejoindre. Il est dans nos cœurs lorsqu’ils s’évertuent à s’aimer vraiment. Avons-nous commencé ?

« Ce ne sont là que des propos naïvement utopiques », entendra-t-on ici et là. « Utopiques », celles et ceux qui œuvrent et espèrent un monde autre que celui que nous connaissons ? Si on considère « l’utopique » comme celui qui « ne tient pas compte de la réalité », qui « nourrit des projets imaginaires, impossibles à réaliser », alors sans aucun doute, « l’utopique » est celui qui continue à penser, vivre, agir sans s’inscrire dans l’alternative d’un monde autre que celui édifié sur la « religion » de la croissance et du « tout économique ». Ce monde va à sa perte. Mais si « l’utopie » est la force intérieure de « l’irréalisé » à mettre en œuvre, alors, oui, la transition vers une Terre nouvelle s’inscrit dans cette belle et captivante utopie.

Alors, « aux âmes, citoyens ! Eveillons nos cœurs à ce qui demeure. Formons nos îlots de résistance. Boycottons ce qui ne peut que s’effondrer. Manifestons la joie d’être simplement et pleinement humain ».

William Clapier

La nature fait partie de nous

image : Gerd Altmann (Pixabay)

L’attrait pour l’illimité dont fait preuve notre société ivre de la puissance de ses pouvoirs techno-économiques, ne serait-il pas l’expression dévoyée du désir d’infini et d’éternité commun à la grande majorité des humains, quel que soit leur culture ? Ce désir dont nous pressentons l’indéracinable force en tout amour fidèle, en toute vraie amitié, en tout moment heureux, en toute contemplation de la beauté naturelle du vivant. Je le crois. Baudelaire avait bien ciblé l’incoercible désir d’une félicité ininterrompue lorsqu’il répète qu’une vie ne peut être vécue sans ivresse : « Il faut être toujours ivre, tout est là ; c'est l'unique question. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve ». Vivre l’euphorie d’une ébriété sans fin, l’enchantement d’une fête de l’esprit en illimité, n’est-ce pas le vœu secret de l’homme ? Pascal a ciselé le paradoxe de notre désir d’infini, étrangement serti dans notre finitude, en une formule lapidaire dont il a le secret : « L’homme passe l’homme ». A la croisée du fini – sa corporéité – et de l’infini – son esprit -, l’homme est bel et bien convié à un dépassement ; non à une transgression. Sans déserter les limites de son humaine condition, ce dépassement signe et signale un accomplissement par les voies de son intériorité plus vaste que l’univers. Autrement dit, l’homme est et sera d’autant plus humain qu’il réalise et réalisera le potentiel « divin » lové au cœur de lui-même ; dans le cadre des limites de son habitat terrestre, en accord avec le vivant dont il dépend, dans le consentement à sa propre finitude. Sagesse de l’humilité, mère de toute vertu. L’avidité et la cupidité normalisées par le système tout-économique dominant polluent avec telle prégnance nos esprits. Voudra-t-on retrouver la joie d’une frugalité choisie ? Soyons simples, c’est le plaisir de vivre et le secret de la convivialité. Soyons des écoutants amoureux de la nature, c’est la voie de l’harmonie apaisante. Le défi présent, si urgent, pour la viabilité collective de notre Terre est à ce prix (non coté en bourse...).

Originellement, le sacré renvoie au « divin  », à la notion du « numineux » mise en évidence par Rudolf Otto.

Cette présence, à la fois fascinante et terrifiante, dont l’homme peut faire l’expérience saisissante, échappe aux prises de la raison. C’est autour de ces expériences du « Sacré » et de leurs témoins que les religions ont forgé des rites liturgiques et autres célébrations mémorielles. Ceux-ci ont été entourés d’un périmètre inviolable, interdit au « profane », mettant à distance celui qui est étranger au rite, le non initié. Le « saint », le « sacré », ainsi compris, désigne ce qui est autre que le monde périssable. Non converti à la sainteté du divin, à la sphère de Dieu. A Celui qui donne vie et la reprend.

La compréhension anthropologique classique du « sacré » n’est pas sans transmettre un message essentiel à l’homme du XXIème siècle : la vie appelle à son respect dont le cœur est l’inviolabilité des lois de son écosystème. Leur transgression ne peut être sans conséquence grave, mortifère. Quant à la Source du vivant - son Principe, son Auteur ou son Origine -, elle sera toujours au-delà des prises humaines, enveloppée d’un halo de mystère qui confère à la vie son caractère sacré et sa dignité inaliénable. Par-delà le temps et les cultures, le sacré originel, c’est la vie en son énigmatique provenance et sa mystérieuse omniprésence. La première des merveilles n’est-elle pas le fait d’exister, ici et maintenant. De prendre conscience de l’immense océan de vie dans lequel nous sommes tous immergés. Et d’évoluer vivant, coexistant à la présence du vivant en ses multiples manifestations, extérieures et intérieures à nous-mêmes . Pensons simplement à la respiration qui nous anime de jour comme de nuit, à ce souffle qui ne nous échappera au jour de notre dernier expir. Pressentir la préciosité de la vie, c’est être réceptif à la sacralité primordiale. La violence inouïe dont la vie terrestre et son écosystème sont aujourd’hui les victimes nous rappelle à cette sacralité essentielle. Il aura donc fallu la planétarisation de cette barbarie écocide jusqu’à en être, nous les humains, mortellement atteints pour nous réveiller, enfin, à cette dimension. Quel sommeil était le nôtre ! Le sommeil d’un oubli essentiel : la nature fait partie de nous. « En traitant la nature comme hors de nous-mêmes, on se nie nous-mêmes ». Se couper d’elle c’est se mutiler.

 William Clapier

Des activités nature à la maison pendant le confinement !

Si les activités extérieures de la LPO sont annulées pendant cette période de confinement, vous pouvez continuer à agir en faveur de la biodiversité à la maison avec la LPO.
Confiné·e·s, mais aux aguets ! Tous les jours, pendant la période de confinement, prenez 10 minutes pour observer les oiseaux dans votre jardin ou un lieu public que vous pouvez voir depuis votre balcon ou fenêtre et transmettez-nous le nombre maximum d'individus posés de chaque espèce observée : www.oiseauxdesjardins.fr.
Un programme de science participative accessible à tous!
les rapaces, cette puissance est fragile
livret pédagogique Refuges LPO (téléchargement ouvert uniquement pendant la période de confinement)
Ma classe nature à la maison! Un peu d'éducation à l'environnement pendant les cours de votre enfant? Téléchargez les livrets-jeux :

Si vous avez la chance d'avoir un jardin, vous pouvez également créer des abris à insectes facilement, peu de matériaux sont nécessaires.
Et si vous n'aviez jusqu'alors pas eu le temps de le faire, labellisez votre jardin ou balcon en Refuges LPO : https://refuges.lpo.fr

Pour les classes d'écoles occitanes bilingues français/occitan Calandretas, retrouvez la fiche de comptage des oiseaux des jardins en occitan et une vidéo en langue d'oc.

Anticipation de la sécheresse : le point sur la situation hydrologique en France

Anticipation de la sécheresse : Emmanuelle Wargon, secrétaire d’Etat auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire, a fait un point sur la situation hydrologique en France avec des représentants des collectivités, des entreprises et des associations environnementales afin d’anticiper les situations de pénuries d’eau dans les territoires identifiés. fait le point sur la situation hydrologique en France, le 29 avril 2020

Ministère de la Transition écologique et... - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 0,65 Mb

sechereCapture

L’EID Méditerranée garantit sa mission de service public

L’EID Méditerranée est un service public dont la mission de contrôle de la nuisance des moustiques issus des zones humides littorales et rétro-littorales est liée à la salubrité publique. Elle relève de celles devant être maintenues, dans cette période de crise sanitaire exceptionnelle, selon les recommandations du ministre des Collectivités territoriales.

Insects, Mosquito, Culex, Pipiens, Macro

Il lui importe donc, dans ce contexte, de mettre en œuvre des dispositions visant à protéger ses agents et à circonscrire les risques de transmission du virus Covid-19, tout en assurant a minima sa mission de service public. Ainsi :

- pour ses agences opérationnelles, situées dans 5 départements (Pyrénées-Orientales, Aude, Hérault, Gard, Bouches-du-Rhône), un roulement des équipes, qui ont été divisées par deux, a été mis en place, permettant de limiter et de gérer en sécurité la présence simultanée d’agents dans les locaux. Les prospections peuvent être maintenues un jour sur deux, en priorisant les zones les plus proches des agglomérations et les plus productrices en moustiques. Les traitements aériens sont privilégiés, mais les agents de terrain restent mobilisables pour réaliser des traitements par voie terrestre.

Ceci permet d’assurer un service légèrement dégradé, mais permettant de limiter les nuisances. 800 hectares ont été traités depuis le début de la période de confinement, il y a un peu plus de deux semaines, pour toute la zone d’action de l’EID Méditerranée, dont 665 en aérien.

- pour ses agents du siège, à Montpellier : 28 postes ont été déployés en télétravail depuis lundi 16 mars. D’autres agents travaillent chez eux avec leur ordinateur personnel et l’accès à la messagerie professionnelle.

Une permanence quotidienne est assurée au siège, avec la présence d’une équipe d’une douzaine d’agents en charge du pilotage (directeur général et membres de la direction), des RH, de la comptabilité, de la logistique, de l’informatique, etc.

Le conseil d’administration de l’EID reste également à la manœuvre, qui se réunira ce jeudi 2 avril, exceptionnellement en visioconférence.

 ➔ S’agissant du moustique-tigre (Aedes albopictus), moustique urbain, qui pond dans tout récipient ou objet pouvant recueillir de l’eau, le plus souvent de petite taille,  il va commencer à sortir progressivement de sa diapause (hibernation), qui se fait au niveau de ses œufs. Il redeviendra réellement perceptible à partir du mois de mai. 

La période présente, avec la contrainte exceptionnelle du confinement, peut être mise à profit pour, chez soi, faire le tour des jardins et balcons et commencer d’ores et déjà  à prévenir les situations favorables à la prolifération de l’insecte : vider, couvrir, ranger... Et en plus, comme on a du temps, curer ou racler tous les récipients, chéneaux et autres bondes ou rigoles, afin d'éliminer un maximum d'œufs de moustiques-tigres. Moins d'œufs = moins d'éclosions possibles = moins de moustiques-tigres  à la reprise de la saison (www.moustiquetigre.org).

 ➔ Enfin, les moustiques ne transmettent pas le Covid-19 : http://www.eid-med.org/actualites/coronavirus-le-moustique-ne-le-transmet-pas

Réouverture partielle des déchetteries en Pic Saint-Loup

Face à la multiplicité des dépôts sauvages d'encombrants et de gravats qui dégradent les paysages du Grand Pic Saint-Loup, les déchetteries vont rouvrir partiellement à partir du lundi 27 avril, sous certaines conditions.


Du 27 au 30 avril et du 4 au 7 mai : collecte des déchets verts UNIQUEMENT

Pendant le confinement, deux déchetteries accueilleront les particuliers et les professionnels souhaitant évacuer uniquement leurs déchets verts (seuls déchets concernés par l’autorisation de déplacement dérogatoire de la Préfecture).

Ces déchetteries, Saint-Vincent-de-Barbeyrargues et Notre-Dame-de-Londres, seront ouvertes :

  • du lundi 27 au jeudi 30 avril et du lundi 4 au jeudi 7 mai
  • de 8 h 30 à 18 h sans interruption et sans rendez-vous

Une gestion des véhicules sera réalisée à l’entrée pour respecter les mesures de distanciation sociale et limiter la propagation du Covid-19.

ATTENTION : tout autre déchet sera automatiquement refusé.

Après le confinement

Du 11 au 20 mai : réouverture des déchetteries

Du lundi 11 mai au mercredi 20 mai inclus, les 8 déchetteries intercommunales seront ouvertes :

  • tous les jours, sauf le dimanche après-midi
  • de 8 h 30 à 18 h sans interruption (horaires exceptionnels)

Ces 10 jours consécutifs d’ouverture vous permettront d’évacuer, sans limitation de volume, tous les types de déchets que vous aurez pu accumuler pendant le confinement.

Centre technique intercommunal – 04 67 55 33 12