Les récifs artificiels : bientôt un réseau européen ?

Depuis les premières expériences innovantes d'André Lubrano au large de Palavas en 1968, la Région LR, avec le CEPRALMAR reste le pionnier en Europe dans l’expérimentation d’immersion de récifs artificiels, un outil qui a fait ses preuves pour la protection et la gestion de la bande côtière.

 

La filière pêche en Languedoc-Roussillon est un maillon essentiel de l’économie régionale (700 navires, 4 500 emplois directs et indirects et un chiffre d’affaire de 60 millions d’euros) qui subit depuis plusieurs années une crise sans précédent.
La raréfaction de la ressource halieutique en lien avec la destruction des habitats sous-marins et la pollution des eaux, ainsi que l’augmentation du coût du gazole, sont autant de causes qui expliquent aujourd’hui les difficultés rencontrées par la profession.
En tant que Président du Cépralmar et ancien pêcheur professionnel, j’ai à cœur de soutenir la filière pêche et d’accompagner les professionnels de la région pour trouver des solutions pérennes.
L’accompagnement des plans de sortie de flotte successifs ne peut être satisfaisant. Les pêcheurs doivent pouvoir vivre de leur métier et de leur passion en exploitant raisonnablement et durablement les ressources halieutiques.
La restauration des habitats marins, la gestion des conflits d’usages, la gestion de la ressource, sont autant de problématiques à laquelle les récifs artificiels peuvent apporter des réponses.
Acteur en 1968 de la première expérimentation d’immersion de récifs artificiels d’Europe au large de Palavas, je reste un fervent défenseur du développement de ces outils d’aménagement des fonds marins.
Pour répondre à la demande des prud’homies de pêche d’avoir une bande côtière aménagée et réservée à certaines catégories de pêcheurs, le Cépralmar a été en 1984 maître d’ouvrage d’un projet ambitieux et novateur d’immersion de 15.000 m de récifs artificiels sur 5 sites de la région (Agde, Gruissan, Port la Nouvelle, Canet, Saint Cyprien).
Depuis, le Cépralmar poursuit son accompagnement des porteurs de projet pour développer de nouvelles immersions et capitaliser la connaissance sur les immersions existantes.
La future génération de récifs artificiels ne répondra plus aux seuls besoins exprimés par les professionnels de la pêche. En effet, les nouveaux projets devront présenter une véritable approche écosystémique et faire l’objet d’une concertation entre les différents usagers utilisateurs des récifs artificiels afin de tendre vers une gestion efficiente de ces aménagements.
Les pêcheurs auront néanmoins toujours un rôle central à jouer dans la nouvelle organisation qui devra se mettre en place à l’échelle de chaque projet.
Ils devront notamment participer activement à la mise en œuvre de la gestion des récifs artificiels puisqu’ils demeurent les premiers observateurs de la qualité et de l’évolution du milieu marin.

André Lubrano

   

Près de quarante ans après les premiers essais d'André Lubrano, sous l’impulsion des prud’homies de pêche, ce sont plus de 30 000 m3 de récifs artificiels qui ont été immergés sur l’ensemble du littoral avec le soutien notamment de la région Languedoc-Roussillon.
Les récifs, véritables habitats artificiels, jouent un rôle de nurserie à poissons et ils empêchent le chalutage dans la zone des 3 miles. Ils constituent donc de réels outils pouvant être à vocation halieutique, récréative, de restauration, ou même de compensation écologique pour pallier la perte de biodiversité ou la disparition d’habitats naturels face à la pression humaine.


En 2013, un bilan critique de ces outils d’aménagements des fonds marins a permis d'identifier les pratiques les plus efficaces. Ce point exhaustif a par ailleurs démontré la nécessité de mettre en place une logique d’intervention globale à l’échelle régionale pour éviter des actions au coup par coup avec des choix techniques parfois discutables ou sans suivi scientifique. Il a été aussi le point de départ d’une réflexion pour donner un nouveau cadre à la réalisation de ces immersions et il a servi de base à la définition de la doctrine de l’État à l’échelle méditerranéenne française.

La Région et le Cépralmar ont donc très largement contribué à l’établissement de cette doctrine qui lui permet aujourd’hui de s’appuyer sur un cadre validé par les usagers et l’administration pour définir les contours d’une future politique ambitieuse en matière d’immersion. Cette politique se veut résolument tournée vers l’avenir en privilégiant des projets exemplaires en matière de stratégie d’implantation, d’objectifs attendus, de gouvernance mais également en matière de communication, d’association des usagers et du grand public et d’intégration environnementale (approche écosystémique).
Un guide pratique de référence a été réalisé. Destiné aux gestionnaires de milieux marins, aux collectivités désireuses d’immerger des récifs artificiels ainsi qu’aux bureaux d’études, ce guide est aussi disponible sur l'internet : télécharger le guide pratique d’aide à l’élaboration, l’exploitation et la gestion des récifs artificiels en LR.

 

Bientôt un réseau européen ?

Le CEPRALMAR a accueilli Mathilde Chatelain une stagiaire en fin d'étude de master océanographie afin d'étudier la possibilité de mettre en place un réseau européen des structures et des personnes impliquées dans la gestion des récifs artificiels qui ont vu le jour depuis les côtes espagnoles jusqu'aux confins de la Mer Noire en Ukraine et en Russie.
Ce travail en cours permet d'identifier et de contacter toutes les parties prenantes en France et à l'étranger. Il permettra au CEPRALMAR, de faire des propositions concrètes et budgétées à ses éventuels partenaires afin de franchir une nouvelle étape pour la protection et la gestion du littoral de l'ensemble de la façade européenne de la Méditerranée.

 

Insecticides « tueurs d’abeilles ».

Le 12 Mai 2016, une majorité de sénateurs s’est opposée à l’interdiction totale des insecticides néonicotinoïdes, une famille de pesticides suspectés d'être nocifs pour les abeilles et les insectes pollinisateurs et, plus généralement, pour l’environnement et la santé. Les sénateurs n'ont donc pas suivi les députés qui en mars avaient adopté au terme d'un débat houleux l’article 51 de la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages qui prévoyait d'interdire tous les néonicotinoïdes,
En ce qui concerne les représentants de l'Hérault, les sénateurs Commeinhes et Jean-Pierre Grand ont voté contre, Henri Cabanel s'est abstenu et Robert Navarro n'a pas pris part au vote.

 

Les néonicotinoïdes sont une classe de produits toxiques employée comme insecticides agissant sur le système nerveux central des insectes. Ces substances sont utilisées principalement en agriculture pour la protection des plantes (produits phytosanitaires) mais aussi par les particuliers ou les entreprises pour lutter contre les insectes nuisibles à la santé humaine et animale (produits biocides).
Leur faible biodégradabilité, leur effet toxique persistant et leur diffusion dans la nature (migration dans le sol et les nappes phréatiques) commencent au bout de vingt ans à poser d'important problèmes d'atteintes à des espèces vivantes qui n'étaient pas ciblées : insectes (abeilles, papillons,..), de prédateurs d'insectes (oiseaux, souris, taupes, mulots, chauve-souris), d'agents fertilisants des sols (vers de terre).
De nombreux apiculteurs mettent en cause ces molécules pour expliquer le syndrome d'effondrement des colonies d'abeilles. La Commission Européenne a suspendu 3 néonicotinoides en 2013 sur la base des travaux de l'EFSA. Plusieurs études scientifiques ont mis en évidence la toxicité de ces insecticides sur les abeilles et bourdons, en laboratoire et lors de tests en conditions contrôlées. Ces observations sont difficiles à confirmer par les travaux de terrain, ce qui alimente une discussion scientifique. Plus généralement, il est considéré que « l'exposition chronique à ces insecticides largement utilisés pourrait affecter les abeilles et de nombreux autres invertébrés ».
L'usage de plusieurs néonicotinoïdes a été interdit dans certains pays, notamment en France l'imidaclopride sur le tournesol depuis 1999, l'imidaclopride sur le maïs depuis 2004 mais à ce jour, les preuves ne sont pas jugées suffisantes par les pouvoirs publics pour interdire totalement ces produits.

 

Promenade en Gardiole

Situé à 15 km au sud-ouest de Montpellier, le Massif de la Gardiole s'étend sur 5000 ha. De nombreux sentiers permettent de le découvrir à pied ou en VTT. Avec une vue exceptionnelle sur le littoral, le bassin de Thau et l'arrière-pays, il mérite vraiment un détour et permet de visiter les fameuses ruines de l'abbaye de Saint-Felix-de-Montceau construite au début du XI siècle. Pour les amoureux de la nature il permet d'exceptionnelles balades à la découverte des plantes et des fleurs comme nous le propose Michel et Valérie Campion, les animateur du studio MCV. N'oubliez pas de mettre le son pour profiter pleinement cette belle invitation à la promenade.

Brescou, royaume des oiseaux de mer !

 

   
   
   

 

L'équipe de l'Aire Marine Protégée de la côte agathoise a procédé avec Fabien Vallès, ornithologue local bénévole très compétent, au comptage des nids et œufs de goélands leucophées dans le fort et sur la plage. Résultat : une dizaine de nids seulement pour l'instant dont la trentaine d'œufs sera prochainement stérilisée par le service environnement afin de limiter l'expansion de cette espèce devenue envahissante et prédatrice d'autres espèces patrimoniales.

Nous avons aussi pu observer des sternes caugek qui viennent se nourrir sur la côte, alors qu'elles vont bientôt nicher sur le lido de Sète. Bien d'autres oiseaux font la richesse de notre site, également classé Natura 2000 Côte languedocienne, tels le fou de Bassan, le rare cormoran huppé, la sterne naine, la mouette mélanocéphale et parfois même des petits pingouins !

Espèces dont la direction du milieu marin de la ville d'Agde va assurer localement le suivi scientifique régulier et que vous pourrez observer lors de prochaines sorties naturalistes à bord des bateaux promenades du Cap d’Agde ou du Grau d’Agde.

Renaud Dupuy de la Grandrive
Directeur de la Gestion du Milieu Marin 
Ville d'Agde

 

Histoire de sel

Stage de découverte des p'tits écolos aux salines de Villeneuve.
Une envie de découvrir la nature ? observer ? toucher ? Sentir ? Venez-vous inscrire au stage nature des Salines !
Les 21 et 22 avril de 9/17h
Partez à la découverte des salins d’ici et d’ailleurs… Remontez le temps pour découvrir les mystères des anciens salins et observez le cristal de sel à la loupe ! ·

Inscription obligatoire : 04 67 13 88 57 ou Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ·
Coût : 30€ /stage · Enfants de 6 à 11 ans

Stage réalisé dans le cadre de l’opération « Cap sur les salines » piloté par le Siel, en lien avec le Cen L-R, Thau Agglo, la commune de Villeneuve lès Maguelone et le Conservatoire du Littoral, avec l’appui financier de la Région LR et du Département de l’Hérault.

Les abeilles attendront encore


 

Dans la nuit du 17 au 18 mars 2016, au terme d’un débat d’une heure, les députés ont adopté un projet de loi interdisant les pesticides  néonicotinoïdes. Aussi appelés «tueurs d’abeilles», leur nocivité a été reconnue par de nombreux experts depuis plusieurs années. Mais les tenants d'une agriculture intensive et les fabricants qui défendent leurs produits ont maintenu une forte pression auprès des élus pour rejeter toute interdiction. C’est donc en apparence une victoire pour les abeilles, les apiculteurs et tous les défenseurs d’une agriculture propre respectueuse de la nature et des consommateurs. Mais peut-être bien en apparence seulement, tant les embûches jusqu’à l’adoption de la loi sont nombreuses. Il s’est déjà avéré que le ministre de l’agriculture Stéphane Le Foll, par une lettre datée du 15 mars, adressée aux parlementaires, leur a demandé de se prononcer contre une interdiction des pesticides  néonicotinoïdes, sous prétexte que cela pourrait créer «des distorsions entre les agriculteurs français et le reste des agriculteurs européens». Cette attitude pourrait être de mauvais augure pour le passage de la loi au Sénat, dans quelques jours, les sénateurs étant peu favorables à une interdiction. Il faudra ensuite que les décrets d’application soient publiés. Et plus grave encore, la loi votée par les députés ne prévoit l’interdiction qu’à partir de 2018. Entre temps il y aura des élections présidentielles... C’est donc dire que c’est loin d’être gagné pour les abeilles, malgré les hécatombes constatées.

M. P.
» pour en savoir plus :  www.pollinis.org ou encore www.terre.tv

alternatives aux traitements chimiques

11ème semaine nationale pour les alternatives aux pesticides en Pays de l'Or

Avec le printemps, fleurissent en France et dans une vingtaine de pays, du 19 au 26 mars, des initiatives pour une semaine sans pesticides. Le public est invité à mieux s’informer sur les enjeux tant sanitaires qu’environnementaux et sur les alternatives aux traitements chimiques. Le choix des dates n’est pas innocent, il correspond à la période de reprise des épandages dans les champs. En 2015, pour ses dix ans, la Semaine pour les alternatives aux pesticides comptait plus de 1000 événements dans toute la France. Elle espère s’étoffer encore.
Pour la deuxième année, la Fabrique Citoyenne du Pays de l’Or et un collectif d’associations partenaires s’impliquent dans cet événement et proposent un programme varié, pédagogique, pratique et festif autour de la question. Il débute le samedi 19 mars avec une journée chez  les producteurs en agriculture biologique ou en conversion dans le pays de l’Or, avec visites et dégustations à la propriété. Au cours de la semaine, la projection de films sera l’occasion de débats, avec par exemple la venue du Professeur Charles Sultan, endocrinologue pédiatrique de l’INSERM au CHU de Montpellier. Ce dernier alerte sur les dangers des pesticides sur la santé du fœtus et de l’enfant.  Toutes les associations se retrouveront le 26 mars dans le verger des jardins partagés bio de la Fabrique. Marché, animations pour les enfants, tables rondes rythmeront la journée, qui sera clôturée par un Baleti.
L’initiative vise à sensibiliser publics et pouvoirs locaux. La plaine de Mauguio est par tradition le moteur agricole nourricier de la métropole. Soumise à une agriculture intensive, elle est très impactée par l’utilisation de pesticides, et sa lagune fragilisée.

Florence Monferran

» programme complet de la Semaine
» plus d’informations

Le Département de l’Hérault toujours opposé à l’exploitation de gaz de schiste

Le 28 janvier dernier, le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (Val d’Oise) annulait l’abrogation du permis de recherche d’hydrocarbures attribué en  2010 à deux sociétés du groupe Total pour une zone de recherche concernerait une grande partie des départements de la Drôme, de l’Ardèche, du Gard, de l’Aveyron, de la Lozère et de l’Hérault.
Rappelons que le gouvernement avait abrogé ce permis en octobre 2011, estimant que les sociétés de Total restaient floues, notamment sur l’emploi de la fracturation hydraulique, une technique interdite par la loi du 13 juin 2011.

La Ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, a décidé, le 30 janvier 2016, de faire appel du verdict du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, réaffirmant « sa détermination à faire respecter strictement l’interdiction de la fracture hydraulique dans un objectif de protection de l’environnement et de la santé ».

Le Département de l’Hérault, dont une partie du territoire est concernée par la zone de recherche, avait déjà affirmé son opposition à l’exploitation des gaz de schistes par le vote d’une motion demandant au gouvernement de prononcer un moratoire sur ces recherches et l’ouverture d’un débat public, le 24 janvier 2011.
Aujourd’hui, Kléber Mesquida, Président du Département, Député de l’Hérault réitère son opposition aux recherches d’hydrocarbures, leur exploration et leur exploitation. Une opposition motivée par des arguments concrets : « concernant les quantités d’eau à mobiliser, le choix de la région frappée de sècheresse endémique depuis plusieurs années est loin de satisfaire au principe de préservation des ressources en eau énoncé à l’article 27 du Grenelle. Par ailleurs, de nombreux problèmes de protection des captages d’eau, du fait des aquifères karstiques qui peuvent réagir de façon très violentes aux polluants, ont été identifiés dans cette même région. Enfin, ces permis sont totalement incompatibles avec les projets existants (Causses et Cévennes inscrits au titre du patrimoine mondial de l’UNESCO) ou en cours de classement de grands sites, et avec les schémas de développement du tourisme, Natura 2000 … »

Création d'un observatoire des odeurs autour du bassin de Thau

Avec plusieurs industries classées sur le territoire communal, la Ville de Frontignan la Peyrade interpelle régulièrement les services de l'état et les entreprises concernées pour lutter contre la pollution de l'air, principalement sur le quartier de La Peyrade. Ce vendredi 29 janvier, Pierre Bouldoire, premier Vice-Président du Département de l'Hérault et Maire de Frontignan La Peyrade était donc particulièrement motivé pour accueillir à la mairie annexe de La Peyrade, Yves Pietrasante, le président d'Air Languedoc-Roussillon et Anne Fromage-Mariette, la directrice de cet organisme pour le lancement officiel de l'Observatoire d'Odeurs autour autour du bassin industriel de Thau. François Commeinhes, le Sénateur-Maire de Sète et Président de Thau agglo était également présent. Thau agglo, est en effet adhérente d'Air LR depuis 2004 dans le cadre de sa compétence relative à la lutte contre les pollutions de l'air.

Pierre Bouldoire et yves Pietrasanta - création de l'Observatoire d'Odeurs du Bassin de ThauYves Pietrasanta,  un pionnier de la protection de l'environnement et Président d'Air LR
entouré de François Commeinhes et de Pierre Bouldoire.

 

Frontignan la Peyrade :
supprimons les mauvaises odeurs !

En plus d'incidents importants, comme l'effondrement du toit flottant d'un bac d'essence du dépôt d'hydrocarbure de BP-GDU, en septembre 2014, ou la fuite d'un nuage toxique de mercaptaan (un produit malodorant utilsé comme démasquant du gaz) de l'entreprise de retraitement des déchets industriels SCORI, en décembre 2013 (deux sites classés Seveso seuil haut), les habitants de Frontignan et plus particulièrement du quartier de La Peyrade, sont régulièrement incommodés par des odeurs nauséabondes et inquiétantes.

Depuis plusieurs années, la Ville recense leurs plaintes et alerte systématiquement les services de la Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du logement (DREAL), Thau agglo et Air Languedo-Roussillon.
Mais les mauvaises odeurs ont empiré ces derniers mois. Le 13 octobre le Maire Pierre Bouldoire a adressé un courrier aux entreprise Hexis et Scori, installées au Mas de Kilé, ainsi qu'à Saipol et Timac Agro (Sud Fertilisants), située à Sète, leur demandant la liste des actions menées pour réduire les nuisances olfactives sur leurs sites respectifs.
De plus il souhaite que Thau agglo mette en place un groupe de travail pour faire un bilan des actions réalisées depuis l'étude menée en 2006 par le bureau EOG (qui regroupait les communes concernées, les services de l'état, Air LR, la chambre de commerce et d'industrie, l'agence de  l'eau et les industriels) et pour en proposer de nouvelles.

Très vigilante sur les questions de pollution et de qualité de l'air, Frontignan la Peyrade collabore étroitement depuis 2 ans avec Air LR . Elle a soutenu activement la création de l'Observatoire des Odeurs du Bassin de Thau.
Dans ce cadre, une réunion publique d'information a été organisé le 18 novembre 2015, suivie, le 30 novembre, d'une formation théorique des habitants inscrits pour devenir "nez", ainsi que des visites de certains des sites industriels adhérents à l'observatoire, pour apprendre à reconnaître, sur le terrain, les différentes odeurs émises par les industries du bassin de Thau.

Le site de la Ville de Frontignan la Peyrade donne une information complète pour la surveilance de la qualité de l'air et mets à disposition des internautes un formulaire d'inscription au réseau de nez Air LR.

Rappelons enfin que dans un souci d'intérêt général, Thau agglo a validé lors du bureau communautaire du 22 décembre 2015, la création et le suivi de l'Observatoire.

   

 

industriels participants

 

   

ARZF

L'association "Action Risque Zero Frontignan" (ARZF) est partie prenante du nouvel observatoire des odeurs du bassin de Thau.
Cette association régie par la loi de 1901, très active et très efficace, a vu le jour le 27 janvier 2011. Elle est née sous l’impulsion de citoyens frontignanais suite à la mise en place d’un Plan de Prévention des Risques Technologiques (PPRT) rendu obligatoire par un texte de loi issu du Grenelle de l’environnement de 2005.

Elle a a son actif, entre autres, l'action menée avec la Mairie de Frontignan la Peyrade pour amener l'industriel BP- GDH à faire le nécessaire pour réduire l’enveloppe de risque à son périmètre géographique, comme l'y obligeait le Plan de Prévention des Risques Technologiques (PPRT).
La pollution atmosphérique, due aux établissements industriels se trouvant à la périphérie de Frontignan la Peyrade est également un sujet de préoccupation pour l’association. Francis Herrera, le secrétaire de l'association, s'est dit très satisfait de la création de cet observatoire des odeurs. "C'est une bonne chose" ajoute-t-il en substance, de voir les industriels jouer le jeu mais il faudra que les résultats soient tangibles".

   
 

Ce  nouvel Observatoire d’odeurs a été mis en place en partenariat avec les collectivités locales (Thau Agglomération, Mairie de Frontignan et Mairie de Sète, l’association Action Risque Zéro Frontignan - ARZF) et les industriels (ANGIBAUD et Spécialités, SAIPOL, SCORI, SETOM et TIMAC Agro) qui participent à hauteur de 60%.   La part de Thau agglo pour la création de l'observatoire s'élève à 7040 euros par an.

L'observatoire consiste en un réseau de riverains bénévoles, appelés « Nez », chargés de relever les nuisances olfactives perçues autour du bassin industriel. Ce réseau est complété par des signalements spontanés de nuisances olfactives effectués par les riverains. Un tel observatoire a pour objectif une meilleure identification des odeurs et de leur origine dans un contexte multi-industriel.

 

Une odeur est toujours un signal et la loi reconnaît comme une pollution « toute substance susceptible de provoquer des nuisances olfactives excessives ». Souvent, odeur et pollution toxique ne sont pas liées. Mais respirer certaines odeurs, même à des niveaux de concentration non directement toxiques, peut constituer une vraie gêne.

 

 Les « Nez » d'un observatoire citoyen

Les "nez" constituent un panel de riverains bénévoles qui renseignent en continu la présence ou l’absence d’odeurs à leur domicile, et, en cas de gêne, les caractéristiques de l’odeur ressentie (durée, intensité, ressemblance…). A ce jour 35 riverains se sont portés volontaires pour constituer le nouvel Observatoire. Ils ont suivi des séances de formation sur les odeurs et participé à des visites industrielles afin de découvrir les activités de chacun des sites industriels partenaires et de mieux identifier les odeurs pouvant être assimilées à chacune d’entre elles.

Toute personne intéressée pour intégrer l’Observatoire d’odeurs du Bassin de Thau
peut contacter AIR LR au : 04 67 15 96 60 OU Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Les signalements spontanés de nuisances olfactives

Le dispositif des "nez" est complété par la possibilité pour toute personne de signaler une nuisance olfactive via le site internet d’AIR LR : www.air-lr.org/temoin-dune-pollution. Ces signalements permettent notamment une meilleure couverture géographique de la surveillance et une description approfondie des épisodes odorants.
Les informations recueillies sont ensuite traitées statistiquement (fréquence, récurrence, localisation…) et croisées avec des paramètres météorologiques (en particulier force et direction du vent), des émissions de composés olfactifs et éventuellement des mesures dans l’air ambiant. Des synthèses trimestrielles et un bilan annuel seront rendus publics et présentés régulièrement aux différents partenaires locaux.
L'an dernier, AIR LR a ainsi recueilli près de 150 signalements d’odeurs spontanés correspondant à plus de 1 500 heures perçues comme étant odorantes sur l’ensemble de la région. Les nuisances signalées sont ensuite relayées aux organismes concernés (selon les cas : DREAL, ARS, Service hygiène des communes …) afin, si possible, d’en déterminer la cause.


signalements locaux : nombre d’heures odorantes signalées en 2015

L'Observatoire d’odeurs doit permettre une meilleure identification des odeurs et de leurs origines :

  • disposer d’éléments les moins subjectifs possibles,
  • établir une cartographie, un historique et suivre l’évolution des odeurs,
  • déterminer les sources des odeurs ainsi que les liens éventuels entre les nuisances ressenties et les fonctionnement des sites industriels ainsi que les autres sources d'odeurs de la zone d'étude.
  • faciliter le dialogue entre les différents partenaires.

 

 

Air Languedoc-Roussillon l’observatoire régional indépendant de la surveillance de la qualité de l’air

Créé en 1973, AIR LR est l’organisme agréé par l’État pour la mise en oeuvre de la surveillance de la qualité de l’air et la diffusion de l’information sur les cinq départements de la région Languedoc-Roussillon.
Son fonctionnement repose sur l’adhésion et la contribution volontaire des acteurs concernés par la qualité de l'air, garantissant ainsi l’indépendance et la transparence de l’association.
AIR LR est présidé par Mr Yves Piétrasanta et regroupe environ 130 adhérents répartis en 4 collèges équilibrés : Services de l’État, Collectivités, Industriels, Associations et Personnalités.
Dans le cadre de ses missions, AIR LR accompagne les acteurs du territoire, publics et privés (élus, urbanistes, aménageurs, industriels…), afin de favoriser une meilleure prise en compte des aspects « qualité de l’air » dans les prises de décision et travaille au quotidien pour améliorer la connaissance de la qualité de l’air et diffuser largement l’information auprès des citoyens.
Tous les résultats sont publics et disponibles sur www.air-lr.org

 

Charte régionale et label pour les communes sans pesticides

7 communes littorales distinguées sur le site Natura 2000 des étangs palavasiens !
FRONTIGNAN , VIC LA GARDIOLE, MIREVAL, VILLENEUVE-LES-MAGUELONE, LATTES, PEROLS ET PALAVAS LES FLOTS

La loi LABBE interdit à partir du 1er janvier 2017 l’utilisation des produits phytosanitaires par l’Etat, les collectivités locales et les établissements publics sur les voiries, dans les espaces verts, forêts et promenades ouverts au public.
Pour souligner cette transition et encourager les communes à aller plus loin, le ministère du développe durable et de l’énergie à lancé en 2015 le « label Terre Saine » pour les communes ayant atteint le « 0 Phyto » depuis au moins 1 an.
Pour accéder au label, la charte régionale « Objectif Zéro phyto dans nos villes et villages », animée par la FREDON LR, avec l’appui de la DRAAF, DREAL, l’ARS, l’agence de l’eau Rhône Méditerranée et Corse et la Région LR, est proposée aux collectivités de la région Languedoc-Roussillon qui s’engagent à réduire leur utilisation de produits phytosanitaires (pesticides).
Sur le site Natura 2000 des étangs palavasiens, se sont aujourd’hui 7 communes qui se sont engagées dans un programme pilote de réduction des pesticides en milieu urbain, le programme Vert Demain, animé par le Siel depuis 2008 : Frontignan, Vic la Gardiole, Mireval, Villeneuve-lès-Maguelone, Lattes, Pérols et Palavas.
Un objectif commun et partagé : Préserver nos lagunes et notre santé
Ainsi, le 12 novembre à Canohès (66), la cérémonie de remise des prix « Objectif zéro pesticide dans nos villes et villages » a mis à l’honneur les communes engagées dans la démarche à l’échelle régionale dont nos 7 communes littorales. Elus et techniciens des communes se sont retrouvés pour partager ce moment fort.
Une distinction sous forme de « rainettes et de papillon » pour les communes
Afin de matérialiser l'engagement des communes et leurs niveaux de progression, des panneaux seront apposés aux entrées de ville sur les espaces verts. Ces niveaux, validés par un jury, sont représentés par des rainettes et complétés par un papillon lors de l’accès au Label. En retour, les communes s'engagent à communiquer activement et mobiliser les autres acteurs de leur territoire dont les particuliers.

  • 1 rainette pour la commune de Lattes qui s’est engagé dans la mise en œuvre d’un plan d’action vers le O phyto en 2014 ;
  • 2 rainettes pour les communes de Frontignan, Palavas et Villeneuve-lès-Maguelone qui ont abandonné l’usage des pesticides sur les voiries et les espaces verts ;
  • 3 rainettes et le label « Terre Saine » pour les communes de Vic la Gardiole, Mireval et Pérols qui ont abandonné l’usage des pesticides sur tous les espaces publics dont cimetières et stades.

Une distinction qui va permettre de faire connaître l’engagement fort de ces communes, d’inciter d’autres collectivités à s’en inspirer et de mobiliser les jardiniers amateurs que vous êtes tous pour agir aussi dans vos jardins !
Vous pouvez vous procurer dans les mairies ou sur le site internet du Siel (www.siel-lagune.org) le guide « demain nos jardins sans pesticide : trucs et astuces pour un jardin au naturel ».