Protégeons le chabot du Lez

Connaissez-vous La Hulotte ? Ce "journal" magnifique - le plus lu dans les terriers - rédigé et illustré à la plume par son fondateur, Pierre Déon, est une mine de connaissances pour ceux qui aiment la nature. Et l'on y parle du chabot du Lez dans le n° 104.

Le chabot, qu'es aco ?

C'est un poisson. Pourquoi "du Lez" ? Parce que cette espèce endémique, cottus petiti, vit dans les premiers kilomètres de notre fleuve montpelliérain où il est protégé par la convention Natura 2000. Un si petit territoire et des caractéristiques physiques particulières en font un animal vulnérable, menacé d'extinction.

Découvert par hasard par 2 chercheurs roumains en 1964, il fait partie des huit espèces de chabots qui vivent en France. Très petit - de 3 à 6 cm -  disgracieux avec sa grosse tête et son petit corps allongé, il bénéficie d'une livrée de "para" pour se protéger des prédateurs. Il se prend même pour un "caméléon" et "peut changer de couleur" selon l'environnement.
Les chabots, ceux du Lez comme les autres, ont besoin "d'eaux claires, turbulentes, fraîches", surtout fraîches - 22°, ils ont trop chaud  - à 28°, c'était vrai, ils sont morts. "Il faut que le fond du cours d'eau soit tapissé de cailloux" où il puisse caler ses nageoires pectorales déployées pour résister au courant.
En effet, ce poisson "nage comme un fer à repasser" car il n'a pas de vessie natatoire pour l'avoir perdue très jeune. Il se déplace donc très peu, ce qui augmente sa vulnérabilité car il est inféodé à un territoire spécifique. D'où l'importance du respect de ce territoire par les promeneurs le long du Lez. 

 


voici le domaine du chabot du Lez dans des eaux turbulentes

 Son mode de vie en fait un animal très intéressant à connaître.

Il chasse la nuit, ce qui lui permet d'échapper à la menace des martins-pêcheurs - les seuls qui puissent l'attraper - et se cache sous les pierres dans la journée. Sa grande bouche fait office "d'aspirateur" après qu'il ait fondu sur sa proie d'une "accélération fulgurante". Mais c'est surtout par la gestion de son mode de reproduction que le chabot est remarquable.
C'est papa Chabot qui s'occupe de "couver" les œufs que la femelle a pondu dans la caverne "familiale" et souvent ceux de plusieurs femelles. Pour que les grappes d'œufs soient "oxygénées et nettoyées en permanence pendant 3 à 4 semaines", ce petit poisson bat des "ailes". Il agite sans cesse ses belles nageoires pectorales et souvent au péril de sa vie. Car il ne peut s'en aller pour se nourrir. Alors, il lui arrive de "craquer" et de manger "quelques" œufs : voilà pourquoi le papa cherche à attirer plusieurs femelles ; il faut assurer la survie de l'espèce, ne doivent mourir ni les œufs, ni le père.

 

Du 15 mars au 15 mai, ne soulevez pas les pierres pour tenter de voir les chabots : c'est la période de reproduction. Les œufs risqueraient d'être écrasés et vous ruineriez les efforts du papa pour aménager la caverne qu'il a sur-creusée avec ses nageoires !

Ce vaillant petit animal mérite que l'on prenne soin de lui : ne laissez pas les chiens se baigner sur son territoire.

Publié le 27 mai 2017 par Roselynelb.

Ecogestes Méditerranée Occitanie

Vivre & Respecter la mer au quotidien

photo du coralligène méditerranéen (crédit : P. Louisy)

Vous aimez naviguer ? Et vous souhaitez participer à la préservation du milieu marin ? Alors participez à la campagne écogestes Méditerranée Occitanie ! Cette campagne de sensibilisation des plaisanciers à des pratiques de navigation plus respectueuses de l’environnement est relancée, en 2017, par le CPIE Bassin de Thau sur toute la région Occitanie.

Contexte Les milieux marins, littoraux et fluviaux sont des écosystèmes fragiles et soumis à de fortes pressions anthropiques. Parmi les différents usages, la plaisance représente une part importante des activités. Les plaisanciers peu ou mal avertis peuvent affecter l’environnement marin, de par leurs activités en mer et au port. Partant de ce constat, de nombreuses structures se sont mobilisées pour mettre en oeuvre la campagne Ecogestes Méditerranée. Elle est issue de l’unification des campagnes menées depuis 2002 en Provence-Alpes-Côte d’Azur et entre 2004 et 2014 en Languedoc-Roussillon.

Une campagne à large échelle

Sous l’impulsion du Plan d’Action pour le Milieu Marin, Ecogestes Méditerranée sera déployée en 2017 à l’échelle des trois régions de Méditerranée française permettant de donner une identité forte à l’action. Au total, 24 structures d’éducation à l’environnement et gestionnaires de milieux iront pendant tout l’été à la rencontre des plaisanciers. La campagne contribue ainsi à la diffusion des messages liés à la gestion du milieu et de ses usages.

S’engager !

Tri des déchets, ancrage respectueux, produits d’entretien écolabellisés, récupération des eaux usées sont autant de thématiques qui seront abordées avec le plaisancier qui accepte d’échanger sur ses pratiques et s’engage à devenir un [éco]plaisancier !

La programmation en Occitanie

Coordonnée par le CPIE Bassin de Thau, la campagne s’appuie sur plusieurs structures ambassadrices (LPO Hérault, Ardam, Labelbleu, LPO Aude), ainsi que sur de nombreux ports et gestionnaires d’espaces naturels régionaux, relais de la campagne sur leurs territoires. Vous retrouverez les ambassadeurs Ecogestes sur stand à l’occasion de manifestations nautiques régionales ou sur les pontons pour des enquêtes directes auprès des plaisanciers… La campagne s’associe cette année à Expédition 7e Continent, tournée de sensibilisation autour des déchets plastiques en mer. La tournée fera escale dans plusieurs ports de l’Union des Villes Portuaires d'Occitanie.

8-9/07 : St Cyprien (66) - 9/07 : Palavas (34) - 11-12/07 : Port Vendres (66) - 16/07 : Carnon (34) - 19/07 : Leucate (11) - 21-22/07 : Gruissan (11) - 24/07 : Port La Nouvelle (11) - 27-28/07 : Cap d’Agde (34) - 30-31/07 : Sète (34) - 2/08 : Carnon (34) - 3/08 : Vendres-Chichoulet (34) - 6/08 : La Grande Motte (34) - 8-9/08 : Port-Camargue (30)

 

Le saviez-vous ?

Une petite flaque de carburant affecte, à elle toute seule, la vie sous-marine sur une surface équivalente à un terrain de foot ! Des solutions [éco]gestes existent ! Elles sont pratiques, économiques et écologiques. Venez les découvrir !

 

 

Qualité de l'air : Témoin d'une pollution ?

at restUne odeur suspecte? Un nuage de poussières, un panache anormal?

Pensez aux "signalements pollution", le dispositif mis en place par AIR Languedoc-Roussillon : un formulaire spécial est disponible sur le site de cet organisme sans but lucratif agréé par l'état : www.air-lr.org

 

Air Languedoc-Roussillon

Pour répondre aux multiples besoins de surveillance de l’air, l’État a choisi un fonctionnement associatif, décentralisé et indépendant. Créé en 1973, AIR Languedoc-Roussillon est l’organisme agréé par l’État pour la mise en oeuvre de la surveillance de la qualité de l’air et la diffusion de l’information sur les cinq départements de la région Languedoc-Roussillon.
Cette mission d’intérêt général s’inscrit dans le cadre de la loi sur l’air et l’utilisation rationnelle de l’énergie du 30 décembre 1996, intégrée depuis au Code de l’Environnement qui fixe comme objectif « le droit à chacun de respirer un air qui ne nuise pas à sa santé » et fonde les conditions de la surveillance de la qualité de l’air et de l’information du public en France.

 

Appel à projets Prix Pôle-relais lagunes méditerranéennes 2017

La biodiversité des territoires lagunaires, outre sa valeur intrinsèque, est une opportunité pour le développement économique. A l’heure de la transition écologique, le Prix Pôle-relais lagunes méditerranéennes a pour ambition de mettre en valeur des initiatives économiques innovantes ou exemplaires en territoire lagunaire, qui s’appuient sur la richesse de la biodiversité et favorisent sa préservation. Les initiatives économiques pouvant prétendre à ce Prix mettront en évidence leur choix fait sur la valorisation durable de la richesse de la biodiversité en lagunes et sa préservation.

La remise du Prix Pôle-relais lagunes méditerranéennes aura lieu à l’occasion des Assises nationales de la Biodiversité le 6 juillet 2017 à Ajaccio. L’invitation aux Assises et les frais de déplacements des lauréats seront pris en charge.

En savoir plus :
Télécharger l’appel à projets
Formulaire de candidature en ligne
Retour sur les éditions 2011 / 2013 / 2015
Programme des assises nationales de la biodiversité en Corse

Contact :
Virginie MAUCLERT
Coordinatrice du Pôle-relais lagunes méditerranéennes
Tél : 04 90 97 29 67
Courriel : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

DATE LIMITE DE RÉPONSE : 12 juin 2017

 

Ce Prix est mis en œuvre tous les 2 ans par le Pôle-relais lagunes méditerranéennes avec le soutien technique ou financier de ses partenaires : Agence française pour la biodiversité, agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse, Dreal des régions Occitanie, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Corse, Région PACA, Département 13.

 

Exposition "Zostères, des prairies sous la mer"

L'exposition "Zostères, des prairies sous la mer" vous accueille à partir du 20 mai et jusqu'au 30 novembre dans la zone d'exposition temporaire du musée de l'étang de Thau, à Bouzigues. Petits et grands, venez découvrir ces plantes à fleurs aquatiques, les zostères, qui peuplent les fonds de l'étang de Thau ! Convient aux enfants.

L’image contient peut-être : plein air, eau et texte









 

Qu’est-ce qu’une zostère ? Où pouvons-nous les observer ? À quoi servent-elles ? Sont-elles menacées ? Comment les protéger ? Voilà les questionnements auxquelles tentera de répondre l’exposition «Zostères, des prairies sous la mer ».

Cette exposition a pour but de sensibiliser les citoyens et les décideurs au rôle crucial que jouent ces écosystèmes et leur biodiversité dans le fonctionnement des milieux aquatiques et de toutes les activités qui s’y rattachent (pêche, conchyliculture, tourisme…). Ces herbiers, reconnus comme majeurs par les scientifiques, sont en effet menacés partout dans le monde et nous espérons que l’exposition induira chez le visiteur une prise de conscience et des changements de comportements qui augmenteront le succès des actions de conservation des herbiers engagés depuis quelques années.

Comment est née cette d’exposition ?

Ce projet a pris naissance au laboratoire MARBEC à Montpellier sous l’impulsion de deux chercheuses : Francesca Rossi, chercheuse CNRS, qui travaille depuis deux ans sur des questions de diversité, fonctionnement et conservation des herbiers de zostères, grâce au financement d'un projet scientifique par la fondation TOTAL (projet DIVGRASS) et à sa participation au réseau international ZEN, Zostera experimental Network (www.zenscience.org) et Frédérique Carcaillet, enseignante-chercheuse, qui s’intéresse depuis plusieurs années au transfert des connaissances issues de la recherche vers le grand public et à la formation des étudiants à la médiation scientifique.

C’est en unissant leurs connaissances et leurs compétences que ces chercheuses ont proposé à la Fondation de France la création d'une exposition itinérante pour faire connaître les herbiers zostères et promouvoir la conservation de ces écosystèmes sur les côtes du Languedoc-Roussillon, notamment dans les communes qui bordent l’étang de Thau dont 15% des fonds sont recouverts par des herbiers de zostères. À Bouzigues, le Musée de l’étang de Thau, est d’ailleurs devenu un partenaire dans la conception de l’exposition.

Depuis 2015, de nombreux étudiants ont participé à la réalisation de ce projet grâce à leurs stages de fin d’année, soit par leur contribution scientifique soit par leurs travaux de vulgarisation et d’expographie; cette expérience concrète a été majeure dans leur formation et a permis de faire vivre et de mener à bien ce projet.

Que va-t-on y voir ?

L’exposition se compose d’un ensemble de panneaux illustrés et interactifs, de spécimens à observer, de dispositifs ludiques et de plusieurs courts métrages. Plongé dans une ambiance sonore et lumineuse, le visiteur partira à la découverte de la plante, de ses conditions de vie, de sa répartition et de la biodiversité qu’abritent les herbiers…les organismes marins qui y vivent n’auront plus de secret pour lui. Il comprendra l’importance de ces espèces dans l’environnement marin et sera ainsi en mesure de contribuer à leur protection.
Une zone d’immersion avec des zostères géantes sera également installée, ainsi qu’une reconstitution d’un laboratoire de recherche où il sera possible de s’initier au quotidien des scientifiques. Pour les enfants, une chasse au trésor, en relation avec l’exposition, aura pour vocation de leur faire découvrir les herbiers de zostères en s’amusant. Et le trésor pourra être ramené à la maison !
Un animateur, financé par la Direction Régionale des Affaires Culturelles d'Occitanie, sera également présent dans l’exposition durant les mois de juin et de juillet 2017 pour guider le visiteur et répondre aux questions des plus curieux. Le Syndicat Mixte du Bassin de Thau, lui, assurera une campagne de sensibilisation sur les plages de l’étang et notamment sur la plage de Bouzigues à côté du musée en allant à la rencontre des touristes. Les écoles recevront également un livret pédagogique pour les aider à mener des actions avant, pendant et après leur visite.

Musée de l'étang de Thau - Quai du Port, 34140 Bouzigues
Pour en savoir plus : https://www.facebook.com/herbierszosteres/

Ré-Installation des huttes de Biodiversité (Biohut®) à Marseillan

La ville de Marseillan s’inscrit depuis plusieurs années dans des actions de sensibilisation et de protection de l’environnement qui l’entoure. Cet engagement est essentiel pour une commune dont 90% du territoire bénéficient du classement « Zone Natura 2000 ».
Marseillan a ainsi été l’une des villes pionnière à avoir investi dans le procédé, Biohut® avec l’installation des 90 modules dans les ports de Marseillan-ville et plage contribuant ainsi au rétablissement des écosystèmes côtiers et lagunaires. En novembre 2016, les cages avaitent été sorties de l’eau afin d’analyser la situation des habitats et de procéder à un comptage minutieux des différentes espèces qui s’y trouvaient.
Jeudi dernier, c’est en présence du Sénateur maire de Sète et président de la Communauté d’Agglomération du Bassin de Thau, François Commeinhes, du maire de Marseillan, Yves Michel, des conseillers départementaux, Marie-Christine Fabre de Roussac et Sébastien Frey, du représentant de l’Agence de l’Eau et du Directeur départemental adjoint de la DDTM, Frédéric Blua, que s’est déroulée la réinstallation des habitats.

 

Biohut est la solution développée par la société Ecocean pour créer un habitat artificiel offrant « le gîte et le couvert » afin de favoriser le taux de survie des poissons et autres animaux marins dans les phases initiales de leurs existences. Le procédé permet ainsi de redonner la fonction de nurserie à des zones modifiées par l’homme (par exemple les ports et les aménagements côtiers).

Qu’est ce qu’une nurserie ?

L’habitat nurserie est caractéristique de la morphologie et des besoins des espèces :

  • Une nutrition variée et adaptée.
  • Un habitat favorable à l’installation des post-larves, qui les protège des prédateurs et des pressions pendant leur période juvénile jusqu’à la taille refuge.
  • Un environnement où les juvéniles grandissent plus vite et ont un meilleur taux de survie qu’ailleurs.
  • Une localisation qui permet un déplacement vers les habitats adultes.


©Rémy Dubas

Composé d’une cage en acier remplie de coquilles d’huîtres ou d’un matériau recyclé, associée à une autre cage, vide celle-ci, la Biohut protège les larves et les « jeunes recrues » quand, agressées par des prédateurs, elles cherchent à se rapprocher naturellement de l’habitat
En les protégeant de la prédation, tout en leur fournissant une nourriture adaptée, le procéde permet aux larves et aux jeunes recrues d'atteindre “la taille refuge” afin de contribuer efficacement à l’accroissement des populations adultes.

   

Très sensible à la préservation de ce territoire maritime qu'est Marseillan, le maire Yves Michel a fait appel en 2014 à une jeune société montpelliéraine Ecocean spécialisée dans la restauration des milieux aquatiques, et les ports de Marseillan-Plage et de Marseillan-ville avaient été équipés de modules Biohut® au nombre de 60 pour le premier et 30 pour le second.
Marseillan a été le 1er port à être équipé de ces systèmes de protection.
Ce dispositif a été financée par l’Agence de l’eau (50%), la ville de Marseillan (30%) et le département de l’Hérault (20%).

Les Biohuts® sont des nurseries constituées de 2 cages, l'une remplie d'un matériau recyclé (coquilles d'huîtres) et d'une autre vide offrant habitat et nourriture aux jeunes larves ainsi protégées des prédateurs (voir détails ci-contre).
En novembre 2016, les cages avaient été relevées et la société Ecocean avait comptabilisé 16 000 individus et 35 espèces de faune marine des pageots, des pagres, des dorades, des bars, etc. des poissons qui jouent un rôle patrimonial en Méditerranée, mais aussi une faune vagile: gastéropodes, oursins, crustacés.

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Jeudi 16 mars, la société Ecocean a réinstallé pour 4 ans les Biohuts® dans les 2 ports, et à Marseillan-Plage en présence du Sénateur François Commeinhes, des conseillers départementaux Mme Fabre de Roussac et Sébastien Frey , du maire Yves Michel, du maire honoraire M. Benoit, de M. Blua Directeur Départemental Adjoint de la DDTM, d'élus, du représentant de l'Agence de l'eau, de membres d'associations et un peu plus tôt dans l'après-midi d'élèves de 6ème du collège Pierre Deley qui ont participé à des ateliers de sensibilisation et suivront tout au long de l'année l'évolution de ces habitats. Ces jeunes "qui sont les citoyens de demain" comme l'a rappelé Yves Michel, le maire de Marseillan, sont donc déjà mobilisés pour préserver l'environnement.

M. Yann Guais et M. Rémi Dubas (Ecocean) ont fait tour à tour le bilan de l'opération menée précédemment et précisé que la pose de ce dispositif' avait été possible uniquement parce que Marseillan avait, en amont, mené une lutte contre les rejets, la mer n'étant pas une poubelle mais un lieu de vie. Des panneaux de sensibilisation ont d'ailleurs été placés sur les quais pour informer les plaisanciers et visiteurs.
Mme Fabre de Roussac, a précisé qu'une aide financière de 13.000 € pour soutenir cette opération avait été votée la veille par le Département.
Le sénateur Commeinhes qui revenait d'une visite des eaux de lagunage, a ajouté qu'il partait sous peu à Gênes assister à une table ronde sur la protection de l'eau dans les ports et M. Blua a salué cette initiative concrète, pragmatique, d 'un montant budgétaire limité, préférable "à des envolées lyriques et des ambitions démesurées difficiles à mettre en place fort onéreuses pour un résultat aléatoire ou tardif".

Claude Gressier

 

NAPPEX (Nurseries Artificielles Pour Ports Exemplaires)

NAPPEX est aujourd’hui une appellation qui identifie les ports exemplaires ayant comme engagement de favoriser la biodiversité dans leurs eaux par la mise en place d’habitats adaptés aux larves de poissons ainsi qu’à de nombreuses espèces marines.

Qu’est-ce qu’un Port Exemplaire ?

Les problématiques liées à l’impact du port sur les habitats et la biodiversité ne peuvent être intégrées dans la démarche environnementale que si le port est déjà "propre". NAPPEX est donc l’occasion pour les ports propres de franchir un pas de plus vers l’exemplarité en intégrant la biodiversité dans leurs démarches environnementales. Les ports contribuent ainsi à l’amélioration de la biodiversité au sein de leur environnement. Un port engagé NAPPEX, c’est un port qui, après avoir engagé une démarche "port propre" (qualité de l’eau, gestion des dêchets…), décide de franchir un pas de plus vers l’exemplarité en intégrant la biodiversité dans sa démarche.

 

« Qu'est-ce qu'on attend ? »

Proposé par l'association ADESL, le cinéma UTOPIA a projeté, dimanche 11 décembre, devant une salle comble un film-documentaire long métrage, sorti en novembre 2016, de Marie-Monique ROBIN intitulé « Qu'est-ce qu'on attend ? » qui raconte comment UNGERSHEIM, une petite ville d’Alsace de 2 200 habitants, s’est lancée, sous la houlette de son maire Jean-Claude MENSCH et de son conseil municipal, dans la démarche de la transition vers l’après-pétrole et le changement climatique en décidant de réduire son empreinte écologique.

Vers une autonomie alimentaire et énergétique

Les réalisations présentées puisent dans le passé et les richesses du village pour s'engager dans cette transition. Richelieu, gros cheval de trait employé pour divers transports dont le ramassage scolaire et pour les labours de la parcelle de terre municipale rendue au maraîchage collectif en est l'emblème : vie rurale et entraide.
Mais sans oublier la modernité, on adapte aux idées contemporaines les matériaux traditionnels comme le bois, la paille et la terre pour construire les maisons des lotissements et les bâtiments municipaux.

On exploite les toits de ces bâtiments ainsi que les friches industrielles des mines de potasse fermées au début des années 80 pour en faire des champs de panneaux photo-voltaïques qui approvisionnent en électricité les maisons du village et au-delà (hors chauffage pour lequel on privilégie le bois).

On soutient les initiatives privées comme celle de cet ingénieur agronome, converti à l'agro-écologie, qui a ressorti d'anciennes variétés de blé dont l'une convient aux allergiques au gluten.

On utilise et développe une monnaie locale : le radis

Ce village est le meilleur élève des villes en transition, d'après Rob Hopkins, un Anglais qui a lancé le mouvement en Angleterre en 2005.

L'Association ADESL a lancé une invitation à tous ceux qui sont intéressés par une monnaie locale complémentaire « La graine » à se joindre à son AG du 28 janvier 2017 à la salle Fernand Pelloutier 15, place Zeus.

Des élus intéressés

« Qu'est-ce qu'on attend ? » fait écho à l'article de MTP-INFO du 10 décembre 2016 intitulé « pour une ruralité porteuse d'espérance » qui montre le souci qu'ont les élus de préserver la ruralité. Les actions de ce village présentés dans le film-documentaire pourraient enrichir les débats envisagés. Au cours de celui qui a suivi le film, Madame Isabelle TOUZARD, maire de Murviel les Montpellier et vice-présidente de Montpellier-Métropole en charge de l'agro-écologie et de l'alimentation, est intervenue, très intéressée par toutes ces réalisations.

Et pourquoi n'arriverions-nous pas à faire de la préservation de la ruralité celle de la planète, les villages devenant fers de lance de la nouvelle modernité respectueuse de notre habitat.

Souhaitons à cette œuvre le même destin que celui qu'a connu « Demain », succès qui montre la préoccupation des citoyens.

A.K.

Fortune de mer

Au XIIIème siècle, la fortune de mer soit, ''fortuna maris'' correspondait à un accident sur l'eau et devient au XVIème, un naufrage après une tempête. La fortune de mer est, aujourd'hui, un objet trouvé au bord de la mer après une tempête.


L'ægagropiles

Le Turbo Rugueux coté coquille

Le Turbo Rugueux et son oeil de Ste Lucie

Oeufs de buccinum undatum
 

En cette fin d’année, c’est le moment pour flâner sur les plages dépourvues de touristes et autres baigneurs. Mais à y regarder de plus près, on trouve beaucoup de choses à observer sur le sable de nos plages, et des curiosités dont quelquefois nous ignorons même le nom. En voici quelques unes parmi tant d’autres…


L’ægagropile :

En se décomposant, les feuilles fanées de Posidonia oceanica se transforment peu à peu en fibres végétales qui, sous l’effet de l’eau et des vagues, se compactent parfois de manière sphérique autour d’un reste de rhizome. Il en résulte une petite boule beige qui semble faite de poils et que l’on retrouve quelquefois à certains endroits agglutinées par milliers sur nos plages. Nommées « aegagropiles », ou aussi « Pelotes de mer »  elles étaient autrefois utilisées par les vénitiens pour protéger leurs verreries pendant les transports. C’est aussi une touffe de poils et de résidus végétaux que l’on trouve dans l’estomac de certains ruminants  


L'œil de Sainte Lucie :

Cest l'opercule orange d'un coquillage appelé Turbo Rugueux de Méditerranée. Cet opercule tient son nom de la légende du martyr de Sainte Lucie. Considéré par les marins  comme porte bonheur, et conservé dans les portes monnaie il peut aussi être monté en bijou, pendentif, bague ou boucles d’oreilles…il est présent uniquement en Méditerranée. De forme ovale, sa taille maximum est de 25 à 30 mm. Son épaisseur est d'environ 5 mm.


Œufs de Buccinum undatum :

Ou œufs de buccin. Les marins appellent également ces grappes que l’on trouve sur nos plages « savonnettes de mer » Pondu par cet escargot de mer qu’est le bulot il est capable de se reproduire vers l'âge de 4 ans, dès qu'il a atteint une taille d'environ 5,5 cm. La ponte a lieu en général au mois de février.

Georges Cantin

La loi pour la reconquête de la biodiversité est adoptée

Quarante ans après la loi historique de protection de la nature de 1976 et quatre ans après le discours du président de la République lors de l’ouverture de la Conférence Environnementale de 2012, la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, vient d’être publiée au Journal Officiel. L'Agence Française de la biodiversité (AFB) sera créée en 2017. Montpellier accueillera les services centraux et le "pôle terrestre".

SeahorseCette loi prévoit l'inscription dans le code civil du préjudice écologique qui reprend l'idée d'une remise en état du milieu dégradé par celui qui en est jugé responsable, selon le principe du "pollueur-payeur". La prescription court désormais à partir de la découverte du dommage, et non plus à la date du fait générateur, une notion qui devrait être utile pour la ville de Frontignan en lutte pour la remise en état de la friche industrielle laissée polluée en profondeur par Mobil-Exxon, l'ancien exploitant du site (voir article ici).

Elle introduit dans le code de l'environnement des principes à respecter pour la réalisation de tout projet comme ceux de "non-régression de la protection de l'environnement" et "d'absence de perte nette de biodiversité" auxquels s'ajoutent la protection des sols d'intérêt général, patrimoine commun de la nation et l’introduction de la notion de compensation des atteintes à la biodiversité dans le code de l'environnement.
La loi renforce les dispositions pour la protection des espèces. Elle interdit ainsi l’usage des insecticides néonicotinoïdes « tueurs d’abeilles » à compter du 1er septembre 2018 avec des dérogations possibles jusqu'au 1er juillet 2020. Afin de limiter l'impact des déchets plastiques en mer, les microbilles en plastique dans les cosmétiques seront interdits dès 2018 et les cotons-tiges avec une tige plastique le seront en 2020. Par ailleurs des zones prioritaires pour la biodiversité et de zones dédiées à la conservation des zones fonctionnelles des ressources halieutiques seront créées. La loi prévoit également des dispositions relatives aux obligations réelles environnementales et les sanctions pénales pour lutter contre le trafic des espèces menacées seront renforcées
Autre pilier de la biodiversité, la lutte contre la brevetabilité du vivant : la loi bannit la brevetabilité des produits issus des procédés biologiques et pour préserver la biodiversité cultivée, les échanges et cessions gratuites aux jardiniers amateurs et entre agriculteurs, de semences végétales appartenant au domaine public, non inscrites au catalogue officiel des semences végétales, sont également autorisés.
Enfin elle officialise la création à compter du 1er janvier 2017 de l’Agence française de la biodiversité (AFB) qui devra œuvrer en faveur d'une meilleure préservation des espaces naturels, de leur faune et de leur flore. Elle exercera des missions de police administrative et de police judiciaire relatives à l'eau et à l'environnement en liaison avec les établissements publics compétents et les services de l'État. Elle sera l'interlocuteur des élus et des entreprises dans les projets d'infrastructure. Elle devra répondre aux enjeux de protection et de valorisation de la biodiversité terrestre, aquatique et marine en France, que ce soit en métropole ou en outre-mer

 

Les missions de l’Agence Française pour la Biodiversité

  • préservation, gestion et restauration de la biodiversité
  • développement des connaissances, ressources, usages et services écosystémiques attachés à la biodiversité
  • gestion équilibrée et durable des eaux
  • lutte contre la biopiraterie
  • appui scientifique, technique et financier aux politiques publiques et privées, dont le soutien aux filières de la croissance verte et bleue.
 

 

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Yves Pietrasanta

 

L'Agence Française pour la Biodiversité comptera 1.200 agents issus pour l’essentiel de la réunion de 4 organismes existants : l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (Onema), l'Atelier technique des espaces naturels, l'Agence des aires marines protégées et les Parcs nationaux. L'Office national de la chasse et de la faune sauvage n'est pas inclus dans ce périmètre malgré le souhait des associations écologistes pour qui les chasseurs devaient être impliqués dans la gestion de la biodiversité.
Elle disposera d'un budget d’investissements de 60 millions d'euros et de 225 millions de crédits de fonctionnement. Le président de cette nouvelle agence sera l'astrophysicien Hubert Reeves, 84 ans, l’actuel président d'honneur de l'association Humanité et Biodiversité, a annoncé, sur France Inter, la ministre de l’environnement Ségolène Royal. Elle s’organisera autour de trois pôles : le marin à Brest (Finistère), l'eau à Vincennes (Val de Marne) et le terrestre à Montpellier (Hérault) qui accueillera également les services centraux.
Yves Pietrasanta, l’actuel Président de la Communauté de Commune du Nord du Bassin de Thau, Président fondateur de l'Institut français de l'environnement, devrait prendre la direction du pôle Montpellierrain.
Des agences régionales de la biodiversité (ARB) pourront également être créées en partenariat avec les régions, en lien avec les départements, et sous différentes formes juridiques : établissement public de coopération environnementale, groupement d'intérêt public, etc.

Les récifs artificiels : bientôt un réseau européen ?

Depuis les premières expériences innovantes d'André Lubrano au large de Palavas en 1968, la Région LR, avec le CEPRALMAR reste le pionnier en Europe dans l’expérimentation d’immersion de récifs artificiels, un outil qui a fait ses preuves pour la protection et la gestion de la bande côtière.

 

La filière pêche en Languedoc-Roussillon est un maillon essentiel de l’économie régionale (700 navires, 4 500 emplois directs et indirects et un chiffre d’affaire de 60 millions d’euros) qui subit depuis plusieurs années une crise sans précédent.
La raréfaction de la ressource halieutique en lien avec la destruction des habitats sous-marins et la pollution des eaux, ainsi que l’augmentation du coût du gazole, sont autant de causes qui expliquent aujourd’hui les difficultés rencontrées par la profession.
En tant que Président du Cépralmar et ancien pêcheur professionnel, j’ai à cœur de soutenir la filière pêche et d’accompagner les professionnels de la région pour trouver des solutions pérennes.
L’accompagnement des plans de sortie de flotte successifs ne peut être satisfaisant. Les pêcheurs doivent pouvoir vivre de leur métier et de leur passion en exploitant raisonnablement et durablement les ressources halieutiques.
La restauration des habitats marins, la gestion des conflits d’usages, la gestion de la ressource, sont autant de problématiques à laquelle les récifs artificiels peuvent apporter des réponses.
Acteur en 1968 de la première expérimentation d’immersion de récifs artificiels d’Europe au large de Palavas, je reste un fervent défenseur du développement de ces outils d’aménagement des fonds marins.
Pour répondre à la demande des prud’homies de pêche d’avoir une bande côtière aménagée et réservée à certaines catégories de pêcheurs, le Cépralmar a été en 1984 maître d’ouvrage d’un projet ambitieux et novateur d’immersion de 15.000 m de récifs artificiels sur 5 sites de la région (Agde, Gruissan, Port la Nouvelle, Canet, Saint Cyprien).
Depuis, le Cépralmar poursuit son accompagnement des porteurs de projet pour développer de nouvelles immersions et capitaliser la connaissance sur les immersions existantes.
La future génération de récifs artificiels ne répondra plus aux seuls besoins exprimés par les professionnels de la pêche. En effet, les nouveaux projets devront présenter une véritable approche écosystémique et faire l’objet d’une concertation entre les différents usagers utilisateurs des récifs artificiels afin de tendre vers une gestion efficiente de ces aménagements.
Les pêcheurs auront néanmoins toujours un rôle central à jouer dans la nouvelle organisation qui devra se mettre en place à l’échelle de chaque projet.
Ils devront notamment participer activement à la mise en œuvre de la gestion des récifs artificiels puisqu’ils demeurent les premiers observateurs de la qualité et de l’évolution du milieu marin.

André Lubrano

   

Près de quarante ans après les premiers essais d'André Lubrano, sous l’impulsion des prud’homies de pêche, ce sont plus de 30 000 m3 de récifs artificiels qui ont été immergés sur l’ensemble du littoral avec le soutien notamment de la région Languedoc-Roussillon.
Les récifs, véritables habitats artificiels, jouent un rôle de nurserie à poissons et ils empêchent le chalutage dans la zone des 3 miles. Ils constituent donc de réels outils pouvant être à vocation halieutique, récréative, de restauration, ou même de compensation écologique pour pallier la perte de biodiversité ou la disparition d’habitats naturels face à la pression humaine.


En 2013, un bilan critique de ces outils d’aménagements des fonds marins a permis d'identifier les pratiques les plus efficaces. Ce point exhaustif a par ailleurs démontré la nécessité de mettre en place une logique d’intervention globale à l’échelle régionale pour éviter des actions au coup par coup avec des choix techniques parfois discutables ou sans suivi scientifique. Il a été aussi le point de départ d’une réflexion pour donner un nouveau cadre à la réalisation de ces immersions et il a servi de base à la définition de la doctrine de l’État à l’échelle méditerranéenne française.

La Région et le Cépralmar ont donc très largement contribué à l’établissement de cette doctrine qui lui permet aujourd’hui de s’appuyer sur un cadre validé par les usagers et l’administration pour définir les contours d’une future politique ambitieuse en matière d’immersion. Cette politique se veut résolument tournée vers l’avenir en privilégiant des projets exemplaires en matière de stratégie d’implantation, d’objectifs attendus, de gouvernance mais également en matière de communication, d’association des usagers et du grand public et d’intégration environnementale (approche écosystémique).
Un guide pratique de référence a été réalisé. Destiné aux gestionnaires de milieux marins, aux collectivités désireuses d’immerger des récifs artificiels ainsi qu’aux bureaux d’études, ce guide est aussi disponible sur l'internet : télécharger le guide pratique d’aide à l’élaboration, l’exploitation et la gestion des récifs artificiels en LR.

 

Bientôt un réseau européen ?

Le CEPRALMAR a accueilli Mathilde Chatelain une stagiaire en fin d'étude de master océanographie afin d'étudier la possibilité de mettre en place un réseau européen des structures et des personnes impliquées dans la gestion des récifs artificiels qui ont vu le jour depuis les côtes espagnoles jusqu'aux confins de la Mer Noire en Ukraine et en Russie.
Ce travail en cours permet d'identifier et de contacter toutes les parties prenantes en France et à l'étranger. Il permettra au CEPRALMAR, de faire des propositions concrètes et budgétées à ses éventuels partenaires afin de franchir une nouvelle étape pour la protection et la gestion du littoral de l'ensemble de la façade européenne de la Méditerranée.

 

Insecticides « tueurs d’abeilles ».

Le 12 Mai 2016, une majorité de sénateurs s’est opposée à l’interdiction totale des insecticides néonicotinoïdes, une famille de pesticides suspectés d'être nocifs pour les abeilles et les insectes pollinisateurs et, plus généralement, pour l’environnement et la santé. Les sénateurs n'ont donc pas suivi les députés qui en mars avaient adopté au terme d'un débat houleux l’article 51 de la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages qui prévoyait d'interdire tous les néonicotinoïdes,
En ce qui concerne les représentants de l'Hérault, les sénateurs Commeinhes et Jean-Pierre Grand ont voté contre, Henri Cabanel s'est abstenu et Robert Navarro n'a pas pris part au vote.

 

Les néonicotinoïdes sont une classe de produits toxiques employée comme insecticides agissant sur le système nerveux central des insectes. Ces substances sont utilisées principalement en agriculture pour la protection des plantes (produits phytosanitaires) mais aussi par les particuliers ou les entreprises pour lutter contre les insectes nuisibles à la santé humaine et animale (produits biocides).
Leur faible biodégradabilité, leur effet toxique persistant et leur diffusion dans la nature (migration dans le sol et les nappes phréatiques) commencent au bout de vingt ans à poser d'important problèmes d'atteintes à des espèces vivantes qui n'étaient pas ciblées : insectes (abeilles, papillons,..), de prédateurs d'insectes (oiseaux, souris, taupes, mulots, chauve-souris), d'agents fertilisants des sols (vers de terre).
De nombreux apiculteurs mettent en cause ces molécules pour expliquer le syndrome d'effondrement des colonies d'abeilles. La Commission Européenne a suspendu 3 néonicotinoides en 2013 sur la base des travaux de l'EFSA. Plusieurs études scientifiques ont mis en évidence la toxicité de ces insecticides sur les abeilles et bourdons, en laboratoire et lors de tests en conditions contrôlées. Ces observations sont difficiles à confirmer par les travaux de terrain, ce qui alimente une discussion scientifique. Plus généralement, il est considéré que « l'exposition chronique à ces insecticides largement utilisés pourrait affecter les abeilles et de nombreux autres invertébrés ».
L'usage de plusieurs néonicotinoïdes a été interdit dans certains pays, notamment en France l'imidaclopride sur le tournesol depuis 1999, l'imidaclopride sur le maïs depuis 2004 mais à ce jour, les preuves ne sont pas jugées suffisantes par les pouvoirs publics pour interdire totalement ces produits.