Projet CONNECT-MED

CONNECTIVITÉ DES POISSONS CÔTIERS SUR LE LITTORAL MÉDITERRANÉEN

Le projet Connect-Med (connectivité des poissons à l’interface lagune – mer en Méditerranée) est un projet de recherche ciblant quatre espèces côtières, la daurade royale, le loup, le muge et la saupe, au sein des lagunes méditerranéennes. Plus de 360 poissons ont déjà été marqués depuis le démarrage du projet en 2017.

L’objectif du projet est de mieux comprendre la connectivité de ces espèces entre les lagunes et la mer en fonction de différents types d’habitats, naturels ou exploités (conchyliculture) et des conditions environnementales (température de l’eau, vent, oxygène…).

Ce projet est mené par l’UMR MARBEC (Ifremer, le CNRS, l’Institut de recherche pour le développement (IRD), Université Montpellier), en collaboration avec de nombreux partenaires financiers dont l’Agence française pour la Biodiversité et de nombreux partenaires scientifiques et techniques dont la majorité des Parcs Marins entre Marseille et la frontière espagnole.

Les données permettront :

  • d’estimer la fidélité de ces espèces à une ou plusieurs lagunes,
  • de quantifier le temps passé dans les lagunes et en mer en fonction des saisons,
  • d’avoir une vision globale de la connectivité régionale des espèces,
  • d’avoir une meilleure connaissance de leur site de reproduction.

Des telles informations sont aujourd’hui indispensables pour contribuer à la mise en place d’une gestion durable de ces ressources exploitées.

DES ESPÈCES SUIVIES

270 daurades (Sparus aurata), 150 loups (Dicentrarchus labrax), 50 saupes (Sarpa salpa) et 50 muges (Mugil spp) seront marqués entre 2017-2020. Actuellement, sont comptés 360 poissons marqués depuis juin 2017 (dont 202 en 2019).

Par exemple, au niveau de la zone de Leucate, 63 poissons marqués, avec 21 loups et 30 daurades marqués dans l’étang, 11 daurades et 1 loup marqués en mer devant l’étang. Il est prévu de marquer encore une vingtaine de daurade et de loups en Mer en septembre octobre.

Le marquage de ces poissons se matérialise par deux éléments visibles en externe : une marque « spaghetti » jaune ou verte sur la nageoire dorsale et un tatouage bleu sur la face ventrale. Les poissons marqués possèdent également un émetteur acoustique sur la face ventrale interne. Ce dernier permet de suivre les déplacements du poisson en transmettant en permanence son identifiant à un réseau de récepteurs sous-marins.

Aussi, en appui à cette étude, il a été nécessaire de lancer une campagne de communication à l’attention des pêcheurs côtiers pour aider au signalement des poissons marqués. L’identification du poisson, la date, l’heure, le lieu de pêche sont nécessaires au suivi. Voir l’affiche ci-dessous.

EN PARALLÈLE, LE RÉSEAU RÉGIONAL DES HYDROPHONES EST FINALISÉ

Ce réseau, qui comprend une centaine de stations d’écoute, s’étend de la frontière espagnole au Parc national des Calanques. Il assure le suivi de la fréquentation de la majorité des lagunes de la zone (instrumentation de tous les graus du Golfe du Lion) et permet de retracer des trajets migratoires par une approche de barrière en mer.

Les premiers résultats de cette étude devraient être disponibles au printemps 2020, avec espérons-le, la levée du mystère sur les routes migratoires de ces espèces !

Les Salins : Adieu au poste de douane

Vestige de l’activité salinière, le site des anciens salins niché entre le vignoble et l’étang d’Ingril fait l’objet d’un programme de mise en valeur et de préservation. Malheureusement, le bâtiment dit ‘ des douaniers ‘ ne pouvait être préservé...

 La maison des douaniers disparaît, la Gabelle ne sera plus perçue.

Les travaux de démolition du bâtiment dit ‘des douaniers’ ont commencé ce lundi 18 novembre pour une durée de 3 semaines. Cet ancien poste de douane en partie effondré, abritait les douaniers qui collectaient la Gabelle, (l’impôt sur le sel) instaurée au 14e siècle et restée en vigueur jusqu’en 1946.

Biodiversité et mise en valeur des anciens salins

Dangereux, il n’a pu être conservé en l’état dans le cadre de ce vaste projet démarré en 2018 de restauration du bâti et de mise en valeur des 3 entrées du site, ainsi que des carrefours intérieurs des principaux sentiers, par des aménagements respectueux de l'esprit du lieu. Ces travaux s'inscrivent dans un objectif de reconquête paysagère, de valorisation des salins et d'amélioration des conditions d'accueil de tous les publics. Seule, la citerne d’eau en pierre située à proximité du bâtiment ‘des douaniers’ sera conservée, ainsi que le ‘Château’ restauré partiellement avec l’existant et certains morceaux de mur du ‘Moulin’ qui seront utilisés pour baliser les chemins de promenade, et d’autres, aménagés en un point de vue panoramique.

A 30 km au sud de Montpellier 

Situé à l’est du centre-ville de Frontignan La Peyrade, cet espace naturel protégé, classé Natura 2000, est doté d’une biodiversité exceptionnelle qui s’étend sur 230 hectares. Il est également un lieu de mémoire d’une activité salinière de plusieurs siècles (1334 à 1968). Vendu par la Ville à la fin des années 90, après une première restauration et pour mieux le protéger, au Conservatoire du littoral, il appartient toujours à ce dernier et est géré par l’EID Méditerranée et Sète Agglo.

En 2020, l’aménagement des 3 entrées est programmé : le plan du Bassin avec notamment l’aménagement d’une rampe d’accès au pont, les Pielles, et le Bois des Aresquiers.

A terme, sera proposée aux amoureux de cet espace naturel et de sa faune et sa flore, une muséographie ludique et interactive du site .

A.S

Environnement : « La bourse ou la vie ! »

Nous avons rencontré Dominique Nurit Conseillère Départementale de l’Hérault, lors de la conférence au CIRAD sur la production de latex naturel. Ses propos nous ont interrogés, nous avons souhaité en savoir plus.

Dominique Nurit constate que de puis 50 ans les scientifiques nous nourrissent de données et dans les 10 dernières années tous les records à la hausse sont battus chaque années et en particulier dans l’Hérault : +2 ° en été et 3° en hiver. Dès 2015 dans l’Association climatologique de l’Hérault, elle a mis toutes ses énergies au service de l’urgence climatique.

« Les biens les plus précieux pour les humains sont la qualité de l’air de l’eau et de la terre ».

Pour ce faire, Dominique Nurit vise 2 ambitions : Favoriser le bien vivre ensemble et servir la résilience de la planète. Comment allez-vous convaincre les climato-sceptiques ? En sachant écouter, analyser, argumenter par des faits en s’appuyant sur des données scientifiques prouvées.

Une démarche démocratique, c’est cela la politique au sens noble. Faire participer et partager avec tous les citoyens et la seule voie possible. Pour les agriculteurs, il y a des initiatives telles que la Guayule qui permet de consommer moins d’eau et peu d’intrants. La priorité aujourd’hui est de mettre tous les acteurs institutionnels autour de la table pour fédérer les énergies qui aujourd’hui ont tendance à s’éparpiller.

Conférence internationale : une culture alternative pour la production de caoutchouc 

Et aussi informer objectivement les citoyens qui sont les réels vecteurs de changement systémique et durable. Il faut choisir : « payer ou bien vivre ».

Jean-Claude Dauphin, publié le 18 novembre 2019

Journée de plantation d'une forêt comestible

23 & 24 novembre 2019 - 33e édition dans les Cévennes
Thèmes : Les tomates - L’arbre et la forêt

Célèbre est le dicton : « à la Sainte Catherine, tout bois prend racine ». A la Forêt Lattoise, projet de création d'une forêt comestible sur Lattes, c'est aussi la date où nous réalisons chaque année la plus grande partie de nos plantations.
Afin de diversifier au maximum les variétés de nos plantations (principalement des variétés anciennes et résistantes), nous commençons le WE de la Sainte Catherine à Saint Jean du Gard aux Journées de l’Arbre, de la Plante et du Fruit.

L’image contient peut-être : arbre, plante, plein air et nature

 http://dimanchesverts.free.fr/?-Les-Journees-de-l-Arbre-

Puis, le dimanche 24 novembre, nous célébrerons cette belle journée par la plantation de 50 nouveaux arbres fruitiers, 80 arbustes et une trentaine de plantes grimpantes.

Le programme de la journée sera le suivant :
- 9h : ouverture des "portes" et accueil des premiers arrivants,
- 10h : présentation de la journée,
- 10h30 : première plantation tous ensemble et explications,
- 11h : séparation en plusieurs groupes pour commencer les plantations,
- 12h30 : pause déjeuner autour d'un repas partagé,
- 14h : reprise des plantations
- 17h15 : coucher du soleil

Le programme de la journée est collaboratif et pourra être modifié jusqu'au dernier moment si certains veulent y ajouter des étapes.

"Les plantations continueront le lendemain et le week-end suivant si nous n'arrivons pas à tout terminer.
Nous avons également prévu de terminer par la plantation de nombreux noyaux et pépins. N'hésitez pas à venir avec.

Les places de stationnement étant réduites, merci de favoriser le covoiturage. En plus des places présentes sur le terrain, il sera possible de se garer au bout du chemin de terre et sur le parking extérieur de notre voisin PPJ." Association Les Dimanches Verts

Le Département plante 28 000 arbres dans l'Hérault

Planter un arbre : plus qu’une parole, un acte du Département auprès des citoyens et des communes de l’Hérault. En plantant plus de 28000 arbres, il s’engage pour plus d’oxygène, plus de biodiversité, moins de co2 et une meilleure santé pour nous tous. 

Arbres

Le Département a déjà mis au service des chercheurs de l’INRA une partie des terres du Domaine de Restinclières, à Prades-le-Lez, pour une expérimentation exceptionnelle, faisant cohabiter céréales et vignes avec des arbres plantés au milieu des champs. En septembre dernier, Kléber Mesquida a également annoncé l’Opération "8000 arbres par an" pour les communes. En janvier 2020, le Département leur fournira et livrera aux communes qui le souhaitent des arbres afin de végétaliser les centres-villes, les cours d’écoles, les collèges, les places et les parcours sportifs.... A ce jour, ce sont plus de 200 communes qui ont répondu favorablement à l’initiative du Département.

Au printemps, le Département renouvellera l’opération citoyenne de parrainage des arbres pour sensibiliser les Héraultais à leurs bienfaits.  
"En absorbant le CO2, l’arbre contribue naturellement à la lutte contre le réchauffement climatique. Si la reforestation nécessaire pour le maintien des ressources en bois ne suffira pas à contrebalancer les dérèglements climatiques, ce geste fort encourage tous les gestes que nous sommes amenés à accomplir individuellement. Planter des essences plus résistantes là où la forêt fut ravagée par l’incendie, remplir le vide causé par la violence d’intempéries, offrir nourriture et abris aux animaux, aux plantes, sont autant de perspectives dont on pourra vite mesurer l’impact sur nos vies et celles des générations à venir."  souligne Kléber Mesquida, Président du Département de l’Hérault.

Semaine de la mer, du 27 novembre au 6 décembre Le Département ouvre les portes de son littoral

A l’occasion des Assises de l’économie de la mer, le Département ouvre les portes de son littoral et organise pour le grand public de nombreuses visites gratuites du 27 novembre au 6 décembre durant la Semaine de la Mer : coulisses des ports départementaux et de la criée du Grau d’Agde, découverte du lido, visite de mas conchylicole, conférences et films sur les thématiques maritimes…  

Programme des visites 

GRAU D’AGDE

Visite guidée du Belvédère de la Criée

Ce site unique en Méditerranée permet aux visiteurs de découvrir la Criée, sa flotte de pêche, ses installations, son fonctionnement et sa richesse.
Les 27 novembre et 4 décembre à 15h

Gratuit

Sur réservation au 06 16 07 09 62

Limitée à 30 personnes

Criée du Grau d’Agde – Belvédère

Quai Commandant Méric, Agde 

MEZE

Visite d’un mas conchylicole de l’étang de Thau au Port départemental du Mourre Blanc

Une conchylicultrice et un agent du Département dévoilent tous les secrets de fonctionnement d’un mas conchylicole et de ce port départemental.

27 novembre à 10h30

Gratuit

Places limitées / 04 67 67 65 17

Rdv Parking central du Port du Mourre Blanc à Mèze 

BOUZIGUES

Journée portes ouvertes du Musée de l’Etang de Thau

Le musée de l'Etang de Thau est consacré aux métiers de la pêche, la culture des huîtres et des moules. Aquariums, vidéo, maquettes : un parcours plonge les visiteurs dans le quotidien de ces métiers. Une visite est proposée par l’association « les amis du musée » le matin.

30 novembre / Entrée libre / Dernier jour d’ouverture pour la saison 201 / Portes ouvertes proposées par Sète Agglopôle Méditerranée.

Musée Etang de Thau - Port départemental de Bouzigues

Horaires 10h à 12h et 14h à 17h (fermeture des portes à 16.00) 

VENDRES

Visite commentée du Port départemental du Chichoulet

Découverte de l’histoire et du fonctionnement du port départemental du Chichoulet et de ses trois activités principales : nautisme, conchyliculture et pêche.

1er décembre à 10h30 / Durée : 1h30

Gratuit / Places limitées/ 04 67 67 65 17

RDV au Port départemental du Chichoulet – Capitainerie, Vendres 

LE CAP D’AGDE

Musée de l’Ephèbe

Visites guidées gratuites de l’exposition Fortune à bord ! Chronique de la Jeanne-Elisabeth, consacrée à l’histoire extraordinaire de ce navire de commerce suédois passé par la région bordelaise, Lisbonne et Cadix avant de couler au large de Palavas le 14 novembre 1755. A son bord, des marchandises provenant des quatre coins du monde et dissimulé dans des sacs de blé, un trésor de 24 360 pièces d’argent, battues en Amérique du Sud.

30 novembre / Horaires des visites : 10h / 11h / 14h / 16h

Réservations : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Musée de l'Éphèbe - avenue des Hallebardes, Cap d’Agde 

CARNON

Plage du Petit Travers

Le lido du Petit Travers à Carnon a été aménagé il y a 10 ans pour limiter les effets de l'érosion, renaturer le cordon dunaire et reculer les stationnements. Cette visite proposée par le Département, Pays de l’or Agglomération et l’Entente Interdépartementale de Démoustication permet de comprendre les phénomènes de mouvement du sable, les aménagements réalisés pour protéger le lido du Petit Travers et le travail effectué au quotidien pour entretenir et gérer le site.

1er décembre à 15h / Durée 1h30

Gratuit / réservations au 04 67 67 65 26 - Places limitées

Plage du Petit Travers – Accès n°80 (en face du parking du rond-point de la D59) 

MEZE

Cinéma le Taurus

Présentation du film : Lo Passabiais, Le Passeur de savoir, construction d’une nacelle de l’étang de Thau par André Buonomo, charpentier de marine, un projet de l’association Voile latine de Bouzigues. En ouverture, documentaire d’Alain Amiel : Barques de pêche aux Saintes-Maries-de-la-Mer de Van Gogh - La Reconstitution

4 décembre à 18h au  Cinéma le Taurus, 15 Rue de la Méditerranée à Mèze

Entrée libre 

MONTPELLIER

Amphithéâtre de Pierresvives

Conférence «  Le terrible & redoutable Golfe du Lion: fortunes de mer à l'époque moderne » consacrée à l’archéologie sous-Marine dans le Golfe du Lion co-animée par Léa Tavenne, doctorante à l'Université Paul Valéry - Montpellier lll, et assurée par Marie-Pierre  Jézégou, ingénieur d'étude du DRASSM l’atlas des sites archéologiques submergés de l’Hérault (soutenu par le Département)

6 décembre à 19h

Amphithéâtre de Pierres vives

907 avenue du Professeur Blayac, Montpellier 

Les assises de l’économie de la mer

Nourrir les oiseaux quand il fait froid

Dans notre Région héraultaise, nous avons la chance d’avoir des oiseaux présents toute l’année comme les mésanges charbonnières, les mésanges bleues, les moineaux domestiques, les verdiers d’Europe, les merles noirs, les tourterelles turques, les chardonnerets, les rouges-queues noirs, et l’hiver, on voit aussi, poussés par le froid, des rouges-gorges, des pinsons des arbres, des accenteurs mouchets, des troglodytes mignons et pinsons des arbres…

 

Quand le sol est gelé ou recouvert de neige le plus grand risque de mourir pour les oiseaux sauvages est de ne pas trouver de nourriture plutôt que d’avoir froid.

La lutte contre le froid entraîne une grande déperdition de poids et fait baisser la température interne des petits oiseaux.

Pour compenser ces risques mortels les oiseaux ont un besoin vital de se nourrir presque à longueur de journée et on peut les aider en mettant de la nourriture à leur disposition.

Quelle nourriture ?

Jacques Bougard, Poussannais, membre de la LPO de Villeveyrac, nous donne quelques conseils :

  « On peut proposer aux oiseaux des boules de graisse contenant des graines diverses à accrocher en hauteur. Proposer aussi des graines de tournesol qui sont les graines les plus caloriques, disposées dans ou sur des mangeoires mises en place à 1 m 50 du sol pour les mettre à l’abri des chats et autres prédateurs. On mettra aussi des graines au sol pour les oiseaux qui se nourrissent exclusivement au sol comme les Pinsons des arbres, les Rouge-gorges… On peut aussi disposer quelques morceaux de pain sec et de la matière grasse (beurre, margarine). Enfin on mettra un petit abreuvoir à fond plat (assiette par exemple) à disposition pour que les oiseaux puissent boire. Par temps de gel vérifier que l’eau ne gèle pas ou la remplacer régulièrement par de l’eau tiède. Boules de graisse et graines de tournesol se trouvent facilement dans le commerce. »

Des mangeoires de différentes formes et des supports de boules se trouvent aussi dans le commerce mais on peut très bien bricoler par soi-même, comme de simples plateaux par exemple.

 Pour éviter la transmission des maladies entre oiseaux il faut nettoyer régulièrement ces accessoires à l’eau savonneuse. Positionner ces dispositifs si possible au soleil et à l’abri du vent du nord.

  « A leur réveil, les oiseaux sont frigorifiés et affamés et il faut les nourrir chaque matin dès le lever du jour et le soir une heure avant le coucher. La période va de novembre au printemps selon les intempéries. » rajoute Jacques, un passionné.

A Jacou, « on plante, on préserve et on protège »

A la suite de conditions météorologiques exceptionnelles durant l'été dernier, la balade de la biodiversité prévue en juin a finalement pu se dérouler ce samedi 9 novembre 2019, sous un beau soleil d’automne.

Afin de découvrir des projets fraîchement réalisés ou attendus prochainement à Jacou, de nombreux habitants se sont déplacés pour l’occasion, profitant de cette matinée tournée autour de l’environnement, les invitant à se balader entre le secteur de La Draye  au départ du nouveau sentier aux abords du ruisseau de la Mayre et le Parc de Bocaud où un rucher pédagogique a été mis en place en partenariat avec l’association Melicoop. 

 

Le Conseil départemental a offert  87 arbres à la commune

La journée a démarré avec l’intervention des jeunes de l’IME La Pinède, qui ont assuré la plantation de 3 arbres au départ d’un nouveau sentier piéton réalisé aux abords du ruisseau de la Mayre. Cette action symbolique a permis au maire de Jacou d’annoncer la plantation de 87 arbres offerts par le Conseil départemental, prévue entre 2020 et 2021.

La commune poursuit sa politique environnementale en respectant les cycles naturels du vivant

Ainsi, les agents des espaces verts n’utilisent plus de pesticides dans leur travail depuis 2008 et se sont beaucoup investis pour que Jacou obtienne le label zéro phyto*, avec l'association Mélicoop les ruchers pédagogiques ont été installés dans les jardins de Bocaud. Entre la pratique du fauchage différencié en faveur de la biodiversité, la récente création d’un conservatoire de figuiers, l’inauguration d’une grainothèque accessible à la bibliothèque, la commune conforte ses positions en faveur d’un développement toujours plus vert, toujours plus durable.

Grâce au soutien du Département de l’Hérault, la municipalité a donné naissance à des jardins familiaux et à un verger partagé, gérés par deux associations locales.Grâce à son positionnement, la ville a été récompensée dès 2017 avec le label « Zéro Phyto » attribué par FREDON LR, un organisme au service de la protection de l’environnement. En décembre 2018, Jacou a atteint le 3e niveau d’engagement. 

La prochaine étape pour 2020, est l'obtention du label Terre saine

*Objectif 0 Phyto : en 2019, la commune a obtenu une 3e rainette bien méritée, symbole de son engagement pour la protection de l'environnement.

Conférence internationale : une culture alternative pour la production de caoutchouc

Les 4, 5 et 6 novembre 2019 a eu lieu à Montpellier à l’amphi Alliot CIRAD - La valette une conférence : « Development of innovative alternative crops for production of natural rubber ». 

Plus de 10 pays étaient représentés dont USA, Pays- Bas, Mexique, Kazakhstan, 110 participants, 22 exposés pratiques et scientifiques;

Pendant trois jours, se sont succédé une visite terrain au Mas Saint Jean à Lansargues,  une visio conférence avec les U.S.A USDA-ARS, Western Regional Researchh center, Albany, un débat avec les institutionnels agricoles et politiques du département en présence de Dominique Nurit, et la Région Occitanie.

Ces journées ont été animées par Serge Palu, Daniel Pioch, Loic Brancheriau, Sophia Alami et Michel Dorget.

Les thèmes abordés concernaient deux plantes pour produire du latex : la Guayule d'origine mexicaine et R. Dandelion, un genre de pissenlit kazakh.

7 expériences sont en cours dans notre région avec des plantations de Guayule.

A Lansargues,  visite de parcelles d’expérimentation de culture du guayule, une plante originaire du Mexique

Le guayule produit un latex comparable à celui de l’hévéa, mais peu allergénique, contrairement à ce dernier, et à ce jour très peu utilisé.

Or d’ici à 20 ans, les plantations d’hévéas ne suffiront plus à répondre à la demande croissante en caoutchouc naturel, qui reste un matériau irremplaçable pour la fabrication de pneumatiques et de gants médicaux.

Le caoutchouc de guayule pourrait alors venir compléter cette production et devenir compétitif sur certains segments de marché.

Jeunes plants de guayule, essai d’entraide en agro-foresterie avec des bananiers plantains

Le docteur Kamila Magzieva nous a présenté la démarche du Kazakhstan pour la culture du R. Dandelion. Ces journées de témoignages et de présentations objectives d’essai ont produit de quoi nourrir la réflexion des agriculteurs venus de toute la France. La bio-économie et les pratiques durables en agriculture semblent au cœur de la réflexion des agriculteurs participants à cette conférence internationale.

Deux plantes peu consommatrices d’eau qui pourraient être cultivées sur des zones en friche de notre territoire.
Plusieurs intérêts possibles:
- le latex médical, ou le caoutchouc durable, issus du bois
- des principes possiblement anticancéreux(recherche en cours) et des essences aromatiques ou huiles essentielles issues de la résine.

"Le processus de vérification que les plantes sont adaptables à notre climat est validé ainsi que la variété la plus efficiente. Reste à ouvrir l’intérêt de financiers pour le développement de la production et de la transformation", déclare Dominique Nurit.

Un projet sur financement Feader et de la région Occitanie/LR soutient une action pour le développement de la culture du guayule en région Languedoc -Roussillon.

Jean Claude Dauphin, publié le 7 novembre 2019

Les actions de démoustication se poursuivent toujours sur le Département

Les actions de démoustication par l'EID Méditerranée sont réalisées contre les larves de moustiques, c’est-à-dire les premiers jours de développement de ces insectes, après l’éclosion des œufs, lorsque ceux-ci se développent à l’état de larves (4 stades larvaires) avant de devenir des adultes volants.

Mosquito, The Mosquito, Insect, Macro

C’est cette stratégie que l’on dit anti-larvaire qui permet à l’EID d’être très sélective dans  sa lutte (le Bti, seul produit utilisable ne tue que les larves de moustiques) et précise dans ses actions (les larves de moustiques se développent dans les marais autour des étangs dans des secteurs répertoriés précisément et connus par les agents de l’EID) : les œufs pondus précédemment sur les sols asséchés des marais éclosent dès lors qu’une submersion s’opère par la pluie, les entrées maritimes ou encore par les irrigations humaines (mise en eau de prairies par exemple).

"Le premier travail de nos agents est donc d’identifier sur le terrain les mises en eau existantes, de déterminer si ces mises en eau ont entraîné le développement de larves de moustiques et de lancer le cas échéant des traitements par voie aérienne (avion ou hélicoptère) ou par voie terrestre (engins spécialisés ou manuellement) selon l’importance des surfaces concernées et selon la configuration du terrain. Sur l’ensemble de la zone d’action de l’EID (de la frontière espagnole à l’étang de Berre hormis la Camargue qui n’est pas démoustiquée) l’EID traite en moyenne annuelle 30 000 à 35 000 hectares dont, toujours en moyenne, 75 % par voie aérienne. Selon les années et les périodes de l’année (variation des conditions météorologiques –pluie et coups de mer- mais aussi de l’action humaine via les mises en eau artificielles) il peut y exister de grandes variations : à titre d’exemple sur l’ensemble de la zone d’action , 27 000 hectares ont été traités en 2017 et 38 000 en 2018…mais les actions des agents sont mises en œuvre toute l’année car les mises en eau ne sont bien entendues pas programmables et que les 2 espèces de moustiques concernées par la lutte sur les zones humides du littoral sévissent toute l’année (l’une plus spécifiquement en période estivale, l’autre le reste de l’année.)" précise Didier Moulis, Directeur Technique de l'EID MEDITERRANEE 

Pour ce qui concerne spécifiquement le littoral héraultais, ce sont chaque année de l’ordre de 6 à 10 000 hectares qui sont traités de l’embouchure de l’Aude à la Grande-Motte : cette année plus de 6000 hectares ont d’ores et déjà été traités depuis le début de l’année dont 4500 à 5000 sur le secteur compris entre Agde et la Grande-Motte.

L’image contient peut-être : ciel, herbe, plein air et nature

Et Didier Moulis rajoute : "L’épisode de ces dernière semaine (fortes pluies les 22 et 23 octobre dernier), sans être exceptionnel (les fortes pluies automnales ne sont pas rares en climat méditerranéen) a néanmoins eu une incidence en matière de lutte contre les moustiques car ces mises en eau de sont opérées sur des sols très secs, sur lesquels de nombreux œufs de moustiques étaient présents et avec des températures encore relativement élevées  : ces 3 dernières semaines (mais principalement la semaine du 28 octobre au 1er novembre) près de 1500 hectares ont été traités sur le littoral héraultais dont 1200 à 1300 sur les zones humides entre Agde et La Grande-Motte (dont environ 1000 par voie aérienne)."