Voie Cyclable de Villeneuve-lès-Maguelone à Frontignan

Sécurisation du carrefour pour les cyclistes.

Le carrefour de la D114 de Vic vers Frontignan-Plage/Les Aresquiers et de la D116 en provenance de Villeneuve-lès-Maguelone est actuellement l'objet d'une importante signalisation au sol. Il s'agit de faire coexister la circulation automobile avec le croisement d'une voie cyclable regroupant à la fois la Vélo Route 8 méditerranéenne,  la ViaRhôna, mais aussi faisant office de voie douce entre différents quartiers de Vic, situés de par et d'autre de la voie ferrée, reliant également Vic et Mireval, et enfin Villeneuve à la piste cyclable des Aresquiers. Le passage de ce carrefour impose en plus le passage du pont ferroviaire, pont construit en surélévation, avec un remblai qui cache la vue, et rend dangereux le franchissement.

La revendication d'un aménagement d'un passage piéton et cyclable sur le pont date de 20 ans, et la municipalité de Vic, en accord avec celle de Mireval, a décidé de relancer cette idée. Récemment une manifestation des usagers du vélo, et de leurs associations représentatives (La Roue Libre de ThauVéloCité Grand Montpellier, Vélo du Pays de l'Or), a permis de faire émerger cette urgence de liaison douce.

Les conseillers du canton, Sylvie Pradeilles et Pierre Bouldoire ont récemment affirmé la nécessité de réaliser ces travaux avant la fin de l'année 2018, tout en s'engageant immédiatement pour des aménagements de sécurité provisoires, voir notre article. La revendication d'un aménagement d'un passage piéton et cyclable sur le pont date de 20 ans, et la municipalité de Vic, en accord avec celle de Mireval, a décidé de relancer cette idée. Récemment une manifestation des usagers du vélo, et de leurs associations représentatives (La Roue Libre de ThauVéloCité Grand Montpellier, Vélo du Pays de l'Or), a permis de faire émerger cette urgence de liaison douce.


A l'approche du pont, des bandes sonores au sol ont été réalisées, pour ralentir le flux routier. Des panneaux de rappel de la vitesse maximum, 70km/h ont été installés. Deux bandes sont peintes sur chaque bord de la chaussée, représentant des pictogrammes de cyclistes. Des damiers de peinture vertes signalent l'intersection des voies douces et des voies routières.

IL faut espérer que ces aménagements provisoires, en attendant le franchissement de la route et de la voie ferrée en voie propre pour les vélos, apporteront une amélioration quand à la tranquillité et la sécurité des cyclistes, et des piétons.

René Rispoli

Projection du film "Garrigues printanières"


Mercredi 8 Novembre 2017 à 18 h 30

Projection du film "Garrigues printanières" De Pierre MAIGRE

Suivi d'une rencontre, d’un débat et d’un Pot convivial, Salle Polyvalente

Président de la Ligue de protection des oiseaux Hérault – Centre Régional de Sauvegarde de la Faune Sauvage De Villeveyrac


Au printemps, la garrigue nous révèle toute la richesse de sa biodiversité. Ce film nous invite à découvrir ce milieu si particulier et nous permet d'entrer dans l'intimité de certains de ses hôtes. Les images présentées ont été patiemment recueillies au cours de trois saisons de reproduction successives et dans le strict respect de l'intégrité des espèces animales et végétales. C'est aussi un cri d'alarme pour la sauvegarde d'un patrimoine naturel aussi attachant que menacé… 


Entrée libre, dans la limite des places disponibles (160 places) 
Durée du film : 27 minutes
Mairie de Balaruc le Vieux Service culturel
Vous souhaitez agir, adhérer à la LPO, faire un don, être bénévole…

 

Busard cendré ©Ch-Rambal_LPO Hérault
Contact : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Site de la LPO Hérault : http://herault.lpo.fr/presentation/

La LPO lance les écuroducs

Le Département et la LPO construisent des ponts pour sauver les écureuils pas uniquement pour que les écureuils roux puissent jouer aux équilibristes au-dessus des routes départementales mais surtout pour que l'on n'en retrouve beaucoup moins écrasés par des voitures presque tous les jours au petit matin à des endroits stratégiques : dans le cadre d’un partenariat entre la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) et le Département de l’Hérault, ces gracieux animaux pourront bientôt traverser certaines routes dangereuses en toute tranquillité, grâce à un dispositif innovant construit en cordes.

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Les infrastructures routières fragmentent les habitats naturels de nombreuses espèces animales qui vivent de part et d’autres. Ces animaux sont alors potentiellement exposés à des collisions avec les véhicules lors de leurs traversées. Car l'écureuil roux a une activité associée principalement à la recherche de nourriture, à la construction des nids, à la constitution de réserves, et à la reproduction. Les mâles en particulier consacrent une partie de leur temps à parcourir leur domaine vital, de manière à connaître le statut reproducteur des femelles, afin de pouvoir les féconder durant la courte période où elles seront réceptives. Après la mise-bas, une part importante de l’activité des femelles sera consacrée au soin des jeunes dans le nid.

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Pour en savoir plus : http://ecureuils.mnhn.fr/ecureuil-roux/biologie-et-ecologie/comportement

Sur certaines routes héraultaises, l’écureuil roux est particulièrement concerné, avec de nombreux cas d’écrasements signalés à la LPO. Ce sont des points où il y a des jonctions entre des forêts qui ont été coupées par les routes.

Ces points ont été identifiés grâce à des vues aériennes.

Aussi, afin de restaurer des connexions écologiques au-dessus des routes recensées, le Département a souhaité s’engager sur un programme partenarial avec la LPO Hérault, lié à la construction de passages aériens pour ces rongeurs très utiles à l'écosystème.
Deux « ponts à écureuils » réalisés avec des cordages ont donc été construits à titre expérimental sachant qu'à d'autres endroits l"on sait que ce procédé fonctionne grâce à la vidéo :

  • sur la RD5 à Villeveyrac, le lundi 30 octobre
  • sur la RD9e2 à St Jean de Fos, le vendredi 27 octobre

Les cordages et leurs équipements associés ont été installés par des grimpeurs professionnels de la LPO, Maëlle et Lucie, aidées par Michel du CEPALE avec le soutien technique et financier des équipes routières départementales. A noter la belle participation de la Fondation Norauto.

écureuil rouxPendant 3 ans, les bénévoles de l'association effectueront un suivi des populations d’écureuils et de leurs comportements sur leur nouveaux « écuroducs », de façon à évaluer l’efficacité de ces équipements discrets et peu couteux. Des garde-manger ont été placés pour diriger les écureuils vers ces cordages.

Si ces corridors biologiques artificiels au-dessus des routes s’avèrent efficaces en matière de migration, le Département n’exclut pas d’élargir leur utilisation à d’autres routes. Les écureuils pourront ainsi explorer de nouveaux territoires en toute sécurité ! En attendant Maëlle et Lucie ont déjà été sollicitées par certains Départements, en France, pour mettre en place de nouveaux écuroducs.
Coût des deux « écuroducs » : 1 100 € l'un financés par le Département de l’Hérault

L'Etat reconduit les cabanes du Pilou

La Préfecture de l'Hérault et son représentant Philippe Nucho, secrétaire général adjoint, accompagné de Noël Ségura, maire de Villeneuve-lès-Maguelone ont annoncé une bonne nouvelle aux pêcheurs des cabanes du Pilou. Ce mardi 24 octobre 2017, les six propriétaires patrons pêcheurs ont reçu la confirmation du renouvellement de leur concession jusqu'en 2020.

De g à d, Noël Ségura, un patron pêcheur, M. Huberman
adjoint au maire délégué à la gestion du foncier et de la plage,
Philippe Nucho

Dans le respect de l'environnement

Les cabanes du Pilou, entre étangs et ancien évêché roman que constitue la cathédrale de Maguelone sont  liées à l'histoire du canal du Rhône à Sète." Ici, les normes préconisées par l'Etat sont respectées, le site est géré de manière exemplaire par la municipalité de Villeneuve-lès-Maguelone et les résidents, les cabanes sont modestes, il n'y a ni eau ni électricité, pas de béton ni de construction à trois étages, précise Philippe Nucho. On part donc pour un renouvellement des conventions temporaires qui avaient été gelées depuis 2014."

Entre barques et filets, matériel de pêche et vigne vierge, le site loin d'être assimilé à la cabanisation sauvage en infraction par rapport au droit de l'urbanisme a des allures de carte postale. Ce grand espace aménagé de cabanes d'agrément constitue une ressource non négligeable pour les propriétaires des 6 cabanons. Joseph Merle, Villeunevois de toujours, y a pêché depuis 1948 et accueille la nouvelle avec soulagement. " Nos activités locales font de bons produits, toute l'année, nous opèrons sur des barques à fond plat et calons des filets - capéchade ou pièce - afin de récolter des poissons d’étang : loups, soles, anguilles, muges, dorades et jols. En ce moment, ce sont les anguilles qui nous occupent. Il y avait des bruits comme quoi les cabanons devaient être détruits". Et le Palavasien Léandro Rodriguez, pêcheur de crabes et d'anguilles, se confie au représentant de l'Etat "Nous voilà tranquilles pour trois ans si on ne fait pas de bêtise".

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La double stratégie de l'Etat

Avec l'analyse juridique de la VNF - Voies Navigables de France - établissement public sous tutelle de l'Etat, les experts ne peuvent ignorer le risue des inondations. S'il y a dérapage, la VNF intervient. Ainsi, dans les années 70 à 90, des constructions illégales sont passées. Aujourd'hui, la politique de l'Etat assure la protection de la population en zone littorale exposée à des risques naturels ainsi qu’à des enjeux environnementaux, tel est l’objectif de l’État.
La stratégie de l’État a été réaffirmée dans toute sa cohérence par une présentation des différentes réponses aux enjeux humains : retrait stratégique dans les zones peu denses ayant vocation à un retour à l’état naturel, maintien d’activités compatibles avec les risques c'est la cas des cabanes du Pilou, et protection renforcée des zones densément urbanisées, rappelle Philippe Nicho.

Regards croisés sur l'olivier

Avec l'arrivée de l'automne, l’association ARBRE créée depuis 2011 donne rendez-vous à ses adhérents et sympathisants pour poursuivre les balades à pied à la découverte de quelques arbres remarquables sur les communes de Beaulieu et de Restinclières. Avec les bénévoles de l'association, on mesure la circonférence des arbres avec un ruban forestier, on examine le dessous des feuilles, des branches et la frondaison, on identifie les espèces... Des balades toujours instructives. La prochaine action sur le terrain est fixée au samedi 18 novembre 2017 à Restinclières.

Sous la conduite d‘Yves Caraglio, botaniste passionné et animateur scientifique, la précédente visite sur un parcours de 5 km fit découvrir le micocoulier, arbre sacré chez les Celtes, qui perd son feuillage en hiver et dont on mange les fruits - c’est un arbre qui offre une grande résistance à la sécheresse et à l’humidité, cyprès pleureur, arbre remarquable par sa rareté, importé de Chine et présent dans les monastères bouddhistes, un cèdre de l’atlantique, un ailanthe, un chêne vert âgé de deux ou trois siècles, le figuier ou plutôt le caprifiguier dont les fruits ne se mangent pas mais qui joue un rôle important dans la pollinisation des vrais figuiers,  le févier d’Amérique, l’azérolier, le pin d‘Alep originaire de Chypre et qui subit beaucoup de mutations,  les cyprès, symboles d’éternité...

Prochains rendez-vous :

  •  18 novembre 2017 pour une journée d’animations « Regards croisés » sur l’olivier. Animation jeunesse à la maison pour tous de Restinclières autour de l’olivier avec des ateliers pour apprendre à fabriquer de la tapenade et autres produits ainsi qu’une visite in situ. Une soirée-débat à Beaulieu sur la culture de l’olivier avec l’intervention de scientifiques et de cultivateurs locaux.
  • 2 décembre 2017 pour procéder aux plantations dans les deux parcs et fêter les naissances dans les deux communes en 2017.
  • Pour adhérer à l'association A.R.B.R.E

Les abeilles au top à Cournonsec

Sentinelles de l'environnement, les butineuses sont les reines de la fête du miel à Cournonsec. Dimanche 22 octobre 2017, est organisée  par Montpellier Méditerranée Métropole, la Mairie de Cournonsec et les syndicats professionnels l'Abeille Héraultaise et le Groupement de Défense Sanitaire Apicole - GDSA - la manifestation de la filère courte et directe de 10h à 18h.

Des ateliers enfants, atelier cuisine, atelier de dégustation, ouverture et visite commentée d'une ruche, et une conférence sur l’apithérapie et le rappel du rôle majeur de ce petit insecte pour l'alimentation mondiale animeront cette 7e édition.

Vente de produits gourmands : divers miels de la région, pollen frais ou séché, gelée royale, cire, propolis, hydromel, nougat et pain d'épices qui renforceront vos défenses pour l'hiver.

Les petits ânes de l'association Beau Nez d'ânes seront là pour promener les petits enfants et participer à cette belle fête et soutenir les abeilles qui sont en danger.

Vous rencontrerez des apiculteurs passionnés qui produisent une exceptionnelle variété de miels de grande qualité et qui par leur travail contribuent à la sauvegarde des abeilles.

Programme de la journée :

  • 10h à 12h : Atelier pour les enfants animé par le service jeunesse de la commune.
  • 10h30 : Conférence sur l'apithérapie et présentation des vertus des produits de la ruche par le laboratoire Apimab.
  • 11h15 : Atelier de dégustation et connaissance du miel. « Savoir déguster le miel », animé par Thierry Boyer, formateur en dégustation.
  • 11h30 : Inauguration
  • 12h15 : Ouverture et « visite » commentée d'une ruche par l'Abeille Héraultaise
  • 14h à 16h : Atelier pour les enfants animé par le service jeunesse de la commune.
  • 14h30 : Atelier de cuisine autour du miel*.
  • 15h : Ouverture et « visite » commentée d’une ruche par l’Abeille Héraultaise.
  • 15h45 : Conférence sur le frelon asiatique par l’Abeille Héraultaise.
  • 18h : Clôture de la manifestation. 

Le sixième XReef à la mer sur la côte agathoise

Avec l'immersion de micro-récifs artificiels X-Reef, une première en Méditerranée, la ville d'Agde optimise l'ancrage et la gestion du balisage des 300 m. Ces équipements écoconçus participeont également à la restauration des petits fonds méditerranéens en offrant une protection pour les populations de juvéniles. Au-delà de l'amélioration du balisage du littoral, le dispositif aura un impact favorable sur la pêche et sur l'économie locale précise Gilles d'Ettore, Maire d’Agde et président de l'agglomération. Le coût total du projet est de 72.500 euros, financé à 80 % par le ministère de l’écologie via un Contrat Natura 2000 marin.




 

Contexte économique du projet

 L’installation, la désinstallation et l’entretien des balisages peuvent constituer un poste de dépense non négligeable pour la collectivité : coût des fournitures pour l’entretien ou le remplacement des balises et de leurs ancrages, coûts des contrats de travaux si externalisés, coût des moyens nautiques et de mobilisation des agents si réalisé en interne, etc.).

La mise en œuvre de solutions techniques plus pérennes présente un réel intérêt technico-économique.

Le balisage repose sur la mise en œuvre de bouées de signalisation, dont la forme et le volume varie en fonction des espaces balisés (zone de baignade, chenal de navigation…). Les méthodes d’ancrage de ces bouées sur les fonds marins sont définies en fonction de la nature des fonds (corps-morts en béton sur fonds sableux, anneaux scellés sur fonds rocheux, ancres à vis sur fonds sensibles tels les herbiers).

La mise en œuvre de ces bouées nécessite la mobilisation de moyens de transport et de travaux maritimes spécifiques.

En raison des risques de décrochement liés aux intempéries hivernales, ces bouées de signalisation sont quasi-systématiquement désinstallées en fin de saison estivale pour être réinstallées l’année suivante.

Dans la plupart des configurations de fonds sableux, les ancrages doivent également être sortis de l’eau afin d’éviter qu’ils soient perdus par enfouissement.

Le système X-REEF est développé par la société Seaboost, une fililae du groupe Egis, qui conçoit des solutions innovantes de micro-habitats à poissons pour restaurer la biodiversité des fonds maritimes.

 

 

Vendredi 13 octobre aux alentours de 15h30, a été largué le sixième élément du projet XReef pour la protection du littoral Agathois, en présence du Maire d’Agde et président de l'agglomération, Gilles D’Ettore, de Renaud Dupuy de la Grandrive et de son équipe de l’Aire marine protégée et de la startup Seaboost qui développe ce système innovant. De nombreuses personnalités étaient également présentes pour marquer leur soutien à ce projet qui a valeur d'exemple.

Les 14 km du littoral de la commune d’Agde et de l’Aire Marine Protégée de la côte agathoise font l’objet depuis de nombreuses années de balisages avec corps-morts pneus/béton ou béton pour l’installation de la bande littorale des 300 m. En saison estivale, un plan de balisage est constitué par le  préfet maritimes et le maire d'Agde. Quelques kilomètres de côte vers l’ouest sont également équipés de bouées délimitant la zone des 300 m sur les communes de Vias et de Portiragnes.

Le système de balisage de la bande des 300 m concerne une centaine de bouées jaunes (hors chenaux d’accès). Il est installé entre le mois de mai et septembre, et reste sensible aux coups de mer. Il nécessite chaque année de nombreuses interventions des services de la ville pour les remettre en place in situ, voire pour les enlever entièrement et les remettre en place, parfois au cours même de la saison.
De nombreux corps-morts sont aussi abandonnés au fond – pneus, béton, chaînes rouillées…) et dégradent les milieux naturels marins des petits fonds côtiers de l’aire marine protégée (petits fonds sableux parfois à proximité de petits fonds rocheux, herbiers de posidonies, ou d’une mosaïque roche/posidonies).
La frange infralittorale est composée de sables, de roches (éboulis, galets), de petites étendues de mattes mortes et d'herbiers de posidonies reconnus comme habitat prioritaire au sein de la Directive européenne "habitat faune flore".

L'opération d'immersion des modules X-Reef a commencé en septembre 2017, les cinq premiers déjà été largués ont déjà des effets positifs sur la biodiversité comme le montre les nombreux poulpes et des petits poissons qui ont trouvé abri dans ces modules dès les premières semaines. Deux autres immersions sont en préparation.  

 

 

 La restauration écologique du littoral agathois est en marche !

X-REEF : optimiser la gestion de ce balisage des 300 m et expérimenter de nouveaux équipements éco-conçus qui assurent  en plus de leurs fonctions techniques, des fonctionnalités écologiques utiles pour les écosystèmes dans lesquels ils s’insèrent.

Ce concept innovant retient un intérêt grandissant chez les donneurs d’ordre, tant en France qu’à l’international dans la mesure où il constitue un outil permettant de concilier le double objectif de développement économique et de préservation des écosystèmes marins. Si cette démarche est en cours depuis quelques années sur les ouvrages portuaires, elle n’a pour l’instant été appliquée aux corps-morts de mouillage que de manière anecdotique et à l’international. Ces équipements écoconçus devront répondre à la fois à cette optimisation de la gestion et participer à la restauration de ces petits fonds méditerranéens par la conception de prototypes de modules de corps-morts / mouillages adaptés aux fonds méditerranéens et pouvant faire office de micro-récifs artificiels pour les populations de juvéniles notamment.

 L’objectif technique de ce projet X REEF est donc de développer un équipement d’ancrage de bouées de signalisation de la bande des 300 m en particulier, à la fois pérenne et accessible aux moyens nautiques courants de la ville d’Agde en charge de leur mise en œuvre.

L’objectif environnemental de ce projet vise à développer un équipement d’ancrage de bouées de signalisation présentant une empreinte écologique améliorée par rapport aux équipements traditionnellement mis en œuvre.
L’ancrage, n'étant pas désinstallé chaque année, se traduit par une moindre perturbation des écosystèmes sur lesquels ils sont installés. Leur plus forte stabilité évitera également des déplacements accidentels vers des écosystèmes sensibles à l’écrasement (par exemple les herbiers) sous l’action de fortes houles. Le bilan d’émission de gaz à effet de serre est enfin amélioré pour la collectivité du fait d’interventions en mer réduites.
L’éco-conception du système d’ancrage se traduit par l’exercice de fonctionnalités écologiques utiles pour l’équilibre des écosystèmes marins locaux. Compte-tenu de la dimension limitée des ancrages, des écosystèmes environnants et des profondeurs d’immersion, ces fonctionnalités pourront a priori être : nourricerie, abri d’espèces patrimoniales, abri d’espèces à intérêt halieutique, etc.
Les bétons intégreront une fraction de sables coquilliers, obtenus à partir des exploitations conchylicoles de l’étang de Thau par exemple. Les bétons seront non armés, c’est-à-dire qu’ils ne consommeront pas d’acier.

 Ainsi, ce projet pourra proposer des solutions adaptées visant à :

  • Restaurer naturellement les petits fonds côtiers sensibles, par une diminution de l’impact mécanique des systèmes d’ancrage actuels.
  • Optimiser le recrutement et la connectivité des juvéniles de poissons dans les petits fonds côtiers
  • Optimiser la mise en œuvre du balisage, en terme de coût /efficacité et de valorisation pour les collectivités.

L’objectif sociétal serait également un plus car placés en limite de zone de baignade, ces équipements seront aussi des outils ludiques et pédagogiques pour la communication, la sensibilisation des baigneurs et des autres utilisateurs du milieu marin, sur la nécessité de préserver les écosystèmes côtiers.

Relâcher de cigognes et de flamants roses

Sortie de terrain le samedi 7 octobre 2017 par la LPO de l'Hérault

Dans le cadre des Journées européennes de la migration, La LPO Hérault qui agit pour la diversité et la préservation de l'environnement vous invite au relâcher de deux Cigognes blanches et trois Flamants roses.

Il aura lieu à la réserve naturelle de Méjean, situé sur la commune de Lattes, le  7 octobre 2017 à 11h. 

Les causes de leur arrivée au Centre Régional de Sauvegarde de la Faune Sauvage sont diverses : individu immature, épuisement, blessures...

En soins depuis 1 ou 2 mois, ils sont aujourd’hui prêts à reprendre leur migration. Si pour certains le trajet ne sera pas long, d’autres en revanche devront encore parcourir des milliers de kilomètres pour rejoindre leurs sites d’hivernage.

Pour en apprendre davantage sur ces oiseaux et sur ce fascinant phénomène qu’est la migration, rendez-vous devant la Maison de la Nature, samedi 07 octobre, à 11h et ainsi assister à la remise en liberté des animaux - sans inscriptions avec Julie Pierru, Chargé de mission Médiation Faune Sauvage.

Terres d’octobre, l’environnement et la nature se fêtent !

Dimanche 22 octobre de 13h30 à 18h30, la Maison départementale de l’environnement (MDE) organise son grand rendez-vous annuel au domaine de Restinclières, à Prades-le-Lez : Terres d’octobre, après-midi festive, en accès libre, pour le grand public. Une multitude d’activités et animations vous attendent !


Dès 13h30, des ateliers :

  • autour de l’alimentation : fabrication de pain bio, dégustation de châtaigne, atelier culinaire, etc.
  • sur le plaisir de la création : origami, poterie, peinture, fabrication de papier végétal, de cerf-volant, de sacs-médecine et d’attrape-rêves, etc.
  • sur l’environnement et de la nature : apprentissage de la météo, ateliers sur le climat, ateliers proposés par les agents de la MDE, etc.
  • Jeux avec La Compagnie des jeux.

Les associations ou structures liées à l’environnement, ainsi que les agents de la MDE animeront ces ateliers et stands durant cette après-midi récréative pleine de surprises.
Les petits sportifs pourront s’initier au tapis, à la poutre, aux cerceaux, tunnels, plans inclinés, saut de cheval avec Hérault sport.

Restauration sur place… pour les petites faims.

À 17h30, spectacle de la Compagnie «L’appel du pied », TANDEM. Duo de vélo acrobatique, main à main, musique et manipulation d’objets…un univers léger, poétique et drôle pour tous les âges. Durée 45 min. Pour terminer cette journée en douceur et plaisir !

Et profitez de cette journée pour faire un tour dans le château à la découverte des expositions consacrées à L’arbre , être vivant et source de vie.

Retrouvez tout le programme de la MDE dans le GUIDE DES SORTIES NATURE ET SPORT sur herault.fr

Lutte contre la pollution marine

Les services de l’État ont organisé, mercredi 27 septembre, un exercice de simulation d’une pollution maritime arrivant à terre sur la commune d’Agde, au niveau du port du Cap d’Agde.
Un poste de commandement opérationnel dirigé par Christian Pouget, sous-préfet de Béziers, était installé sur la base nautique du Cap d’Agde.
L’exercice simule le déversement de fioul depuis un navire citerne ayant subi une collision au large d’Agde, avec une pollution qui se dirige vers le port et la plage Richelieu attenante.
Il a pour objectif, d’une part, de tester la chaîne d’alerte ainsi que les modalités opérationnelles de lutte mises en œuvre par les différents services de l’État, les services de police et de secours et la commune d’Agde.
D’autre part, il permet de mettre en place des dispositifs de protection nécessaires (barrages flottants) afin d’empêcher le polluant d’entrer dans le port. De plus, des chantiers de récupération du polluant aux abords de ces barrages sont mis en place.

Restauration écologique du littoral agathois

Avec l'immersion de micro-récifs artificiels X-Reef, une première en Méditerranée, la ville d'Agde va  optimiser l'ancrage et la gestion du balisage des 300 m. Ces équipements écoconçus participeront également à la restauration des petits fonds méditerranéens en offrant une protection pour les populations de juvéniles.

 

 Contexte économique du projet

 L’installation, la désinstallation et l’entretien des balisages peuvent constituer un poste de dépense non négligeable pour la collectivité : coût des fournitures pour l’entretien ou le remplacement des balises et de leurs ancrages, coûts des contrats de travaux si externalisés, coût des moyens nautiques et de mobilisation des agents si réalisé en interne, etc.).

La mise en œuvre de solutions techniques plus pérennes présente un réel intérêt technico-économique.

Le balisage repose sur la mise en œuvre de bouées de signalisation, dont la forme et le volume varie en fonction des espaces balisés (zone de baignade, chenal de navigation…). Les méthodes d’ancrage de ces bouées sur les fonds marins sont définies en fonction de la nature des fonds (corps-morts en béton sur fonds sableux, anneaux scellés sur fonds rocheux, ancres à vis sur fonds sensibles tels les herbiers).

La mise en œuvre de ces bouées nécessite la mobilisation de moyens de transport et de travaux maritimes spécifiques.

En raison des risques de décrochement liés aux intempéries hivernales, ces bouées de signalisation sont quasi-systématiquement désinstallées en fin de saison estivale pour être réinstallées l’année suivante.

Dans la plupart des configurations de fonds sableux, les ancrages doivent également être sortis de l’eau afin d’éviter qu’ils soient perdus par enfouissement.



Le système X-REEF est développé par la société Seaboost, une fililae du groupe Egis, qui conçoit des solutions innovantes de micro-habitats à poissons pour restaurer la biodiversité des fonds maritimes.

 

Le plan de travail de l’opération s’est déroulé comme suit :

  •  Conception des 6 nouveaux dispositifs de corps-morts avec le prestataire Seaboost, start up spécialisée en ingénierie travaux maritimes et environnement marin, avec la participation de plusieurs sous-traitants
  • Repérage en plongée des sites potentiels d’installation de ces modules par l’équipe de l’AMP
  • Immersion des modules expérimentaux sur le littoral agathois (moyens nautiques et agents de l’AMP)
  • Suivi scientifique des structures (tenue à la mer et de biodiversité ante immersion (point 0) puis après immersion des prototypes sur un an
  • Cartographies et rapports

 Cout total du projet : 72 500 €

 Il est financé à 80 % par le ministère de l’écologie via un Contrat Natura 2000 marin


 

   

L'opération d'immersion des modules X-Reef a commencé en septembre 2017, le 6ème module sera immergé au Cap d'Agde le vendredi 13 octobre après-midi en présence du Maire d’Agde, Gilles D’Ettore, de l’équipe de l’Aire marine protégée et de la startup Seaboost qui développe ce système innovant.

Les 14 km du littoral de la commune d’Agde et de l’Aire Marine Protégée de la côte agathoise font l’objet depuis de nombreuses années de balisages avec corps-morts pneus/béton ou béton pour l’installation de la bande littorale des 300 m. En saison estivale, un plan de balisage est constitué par le  préfet maritimes et le maire d'Agde. Quelques kilomètres de côte vers l’ouest sont également équipés de bouées délimitant la zone des 300 m sur les communes de Vias et de Portiragnes.

L’AMP (Aire Marine Protégée) de la côte agathoise, site Natura 2000 "Posidonies du Cap d’Agde" FR9101414, couvre une surface de 6152 ha du Grau d’Agde à Port Ambonne, jusqu’à 3 milles nautiques au large. Elle est gérée par la ville d’Agde via la Direction du milieu marin.
Les fonds marins y sont caractérisés par différentes entités biologiques et géologiques : étendues de sables fins, grandes dalles de tufs d’origine volcanique, éboulis rocheux, herbiers de posidonies, mattes mortes et coralligène. Ces différents biotopes constituent un environnement marin favorable à la diversification de la faune et de la flore sous-marine. De plus, ce relief sous-marin, en grande partie d’origine volcanique, est unique en région Languedoc-Roussillon.

cliquez sur l'image pour l'agrandir  

Le système de balisage de la bande des 300 m concerne une centaine de bouées jaunes (hors chenaux d’accès). Il est installé entre le mois de mai et septembre, et reste sensible aux coups de mer. Il nécessite chaque année de nombreuses interventions des services de la ville pour les remettre en place in situ, voire pour les enlever entièrement et les remettre en place, parfois au cours même de la saison.

cliquez sur l'image pour l'agrandir

De nombreux corps-morts sont aussi abandonnés au fond – pneus, béton, chaînes rouillées…) et dégradent les milieux naturels marins des petits fonds côtiers de l’aire marine protégée (petits fonds sableux parfois à proximité de petits fonds rocheux, herbiers de posidonies, ou d’une mosaïque roche/posidonies).

La frange infralittorale est composée de sables, de roches (éboulis, galets), de petites étendues de mattes mortes et d'herbiers de posidonies reconnus comme habitat prioritaire au sein de la Directive européenne "habitat faune flore".

La sensibilité des sites littoraux  (cliquez sur la carte pour l'agrandir

 Avec le projet R REEF, l’objectif de la ville d’Agde est d’optimiser la gestion de ce balisage des 300 m et d’expérimenter de nouveaux équipements éco-conçus qui assurent  en plus de leurs fonctions techniques, des fonctionnalités écologiques utiles pour les écosystèmes dans lesquels ils s’insèrent.
Ce concept innovant retient un intérêt grandissant chez les donneurs d’ordre, tant en France qu’à l’international dans la mesure où il constitue un outil permettant de concilier le double objectif de développement économique et de préservation des écosystèmes marins. Si cette démarche est en cours depuis quelques années sur les ouvrages portuaires, elle n’a pour l’instant été appliquée aux corps-morts de mouillage que de manière anecdotique et à l’international. Ces équipements écoconçus devront répondre à la fois à cette optimisation de la gestion et participer à la restauration de ces petits fonds méditerranéens par la conception de prototypes de modules de corps-morts / mouillages adaptés aux fonds méditerranéens et pouvant faire office de micro-récifs artificiels pour les populations de juvéniles notamment.

 L’objectif technique de ce projet X REEF est donc de développer un équipement d’ancrage de bouées de signalisation de la bande des 300 m en particulier, à la fois pérenne et accessible aux moyens nautiques courants de la ville d’Agde en charge de leur mise en œuvre.

L’objectif environnemental de ce projet vise à développer un équipement d’ancrage de bouées de signalisation présentant une empreinte écologique améliorée par rapport aux équipements traditionnellement mis en œuvre.
L’ancrage, n'étant pas désinstallé chaque année, se traduit par une moindre perturbation des écosystèmes sur lesquels ils sont installés. Leur plus forte stabilité évitera également des déplacements accidentels vers des écosystèmes sensibles à l’écrasement (par exemple les herbiers) sous l’action de fortes houles. Le bilan d’émission de gaz à effet de serre est enfin amélioré pour la collectivité du fait d’interventions en mer réduites.
L’éco-conception du système d’ancrage se traduit par l’exercice de fonctionnalités écologiques utiles pour l’équilibre des écosystèmes marins locaux. Compte-tenu de la dimension limitée des ancrages, des écosystèmes environnants et des profondeurs d’immersion, ces fonctionnalités pourront a priori être : nourricerie, abri d’espèces patrimoniales, abri d’espèces à intérêt halieutique, etc.
Les bétons intégreront une fraction de sables coquilliers, obtenus à partir des exploitations conchylicoles de l’étang de Thau par exemple. Les bétons seront non armés, c’est-à-dire qu’ils ne consommeront pas d’acier.

 Ainsi, ce projet pourra proposer des solutions adaptées visant à :

  • Restaurer naturellement les petits fonds côtiers sensibles, par une diminution de l’impact mécanique des systèmes d’ancrage actuels.
  • Optimiser le recrutement et la connectivité des juvéniles de poissons dans les petits fonds côtiers
  • Optimiser la mise en œuvre du balisage, en terme de coût /efficacité et de valorisation pour les collectivités.

L’objectif sociétal serait également un plus car placés en limite de zone de baignade, ces équipements seront aussi des outils ludiques et pédagogiques pour la communication, la sensibilisation des baigneurs et des autres utilisateurs du milieu marin, sur la nécessité de préserver les écosystèmes côtiers.