Les réactions locales à l'élection de Donald Trump

En visite ce mercredi 9 novembre 2016 à Perpignan, la présidente de la région Occitanie-Pyrénées Méditerranée, la socialiste Carole Delga a réagi à l’élection du nouveau président des Etats-Unis Donald Trump.
Après l'épisode du Brexit, l'élection de Donald Trump est "un signal que nous devons vraiment prendre en compte" a-t-elle déclarée, ajoutant qu'il faut "savoir entendre et comprendre la colère des citoyens". La présidente de la région estime cependant que son programme est avant-tout "nuisible pour les Etats-unis. Evoquant les déclarations du candidat à la Maison blanche, "toutes plus excessives les unes que les autres", elle estime que "son programme ne sera pas tenable..."

 

Yves Marchand ancien maire de Sète s'est également exprimé sur le sujet :

Le jour d'après

L’espoir peut conduire soit à mettre en accord ses convictions avec un projet de vie en société, soit à renoncer à ses convictions avec un projet d’isolement. Pour sortir de son mal-être, on peut s’affirmer ou se renier. A la démocratie d’en décider.
Les Etats-Unis ont fait le choix de l’exclusion.
Comme toujours, lorsque le pouvoir ne suscite ni envie, ni enthousiasme, le peuple se tourne vers celui qui flatte ses ressentiments, épouse ses aversions et lui offre des solutions simples. Celui ou celle que le peuple choisit fait preuve de tous les excès possibles de vocabulaire et de comportement. C’est ainsi qu’on le veut.
Se montrer vulgaire, outrancier, cynique, calomnieux ou injurieux n’a plus rien de choquant ou d’inapproprié. Promettre l’impossible devient possible. Flirter avec la bassesse devient de la franchise. Railler les imperfections de l’autre devient de l’humour. Le mal devient le bien. Les valeurs sont inversées. Le peuple en a ainsi décidé.
L’homme providentiel – il en est de même pour la femme – Messie sorti du caniveau, est intouchable.
Le phénomène qui lui permet d’être « celui qui doit être là au bon moment » n’est pas un phénomène spontané. C’est un phénomène à évolution lente dont les prémices se révèlent dans l’expression des humoristes et des cinéastes. Lorsqu’est écartée la finesse de la suggestion au profit de la vulgarité et de la description obscène, le peuple, libre des entraves que lui imposaient la vie en société, est prêt à faire confiance à celui ou à celle qui parle un langage sans fard, décrété être celui de la vérité.
Au tréfonds de chacun de nous existe ce sentiment qu’il faut, à un moment donné, laisser se manifester nos tendances profondes. On est alors prêt de confondre franchise et brutalité.
Lorsque l’évolution de la société en est à ce point, le peuple est mûr pour s’offrir le veau d’or qu’il convoite secrètement. Et puisque la démocratie lui en donne une superbe occasion, il ne s’en prive pas.
Malheur à celui ou à celle qui, dans ce maelstrom des moeurs, s’en tient à la sagesse, à la raison, au tact, à l’urbanité, à la politesse et au respect de l’autre. Il n’y a apparemment pas de place pour lui.
Sauf que tout cela n’est qu’un rêve pour les uns, un cauchemar pour les autres, le fruit d’une imagination sans autre fondement que les fantasmes provoqués par la déception.
Même s’il est bien réel, le résultat de ces fantasmes, n’a aucune chance d’offrir le résultat escompté. Sous prétexte de déception, on ne saurait adopter la brutalité, le rejet, l’exclusion comme modèles de vie en société et renoncer au progrès majeur de civilisation que l’humanité a mis des siècles à accomplir : la tolérance, l’humanisme, le respect des autres.
C’est une tentation courante, depuis la nuit des temps.
Certains régimes ont proposé cette alternative vicieuse. Avec l’assentiment du peuple, ils ont fait illusion puis se sont effondrés en ne laissant derrière eux que des ruines.
La France est confrontée à ce choix. Elle peut céder au pire. Elle doit savoir ce qui l’attend. Celui qui accepte de jeter à bas tout ce qui a fait sa culture, son éducation, sa tradition, ses principes et ses valeurs, s’expose à un avenir pire que celui qu’il voulait éviter. Il n’y a pas d’exception.
Encore faut-il que l’on offre au peuple rongé par le ressentiment, l’aigreur et la vindicte, un discours d’espoir dans le respect à la place du discours d’espoir dans le mépris.
Pour l’instant c’est le discours de mépris qui crée l’espoir. Et s’il n’y a pas d’alternative au mépris pour susciter l’espoir, ce sera la négation de notre idéal.
Il ne nous restera alors que les regrets de l’abstention ou le remords de la mauvaise action.

Yves Marchand
Avocat Honoraire
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Le Sénateur François Commeinhes fait sa rentrée

 

 

Accompagné de Marie-Thérèse Bruguière, maire de Saint-Aunès, conseillère départementale et suivante de la liste conduite aux élections sénatoriales de 2014 (et donc appelée à remplacer François Commeinhes au Sénat l'année prochaine si le futur gouvernement ne revient pas sur la loi interdisant de conduire un exécutif local en siégeant au Sénat, pourtant chambre représentant les collectivités locales), le sénateur François Commeinhes a réuni la presse mardi 11 octobre au club de la presse de Montpellier, pour un tour d'horizon à l'occasion de la rentrée parlementaire.
Si, reprenant le trait d'humour d'un autre parlementaire, il a noté qu'à quelques mois d'échéances électorales majeures pour le pays, le gouvernement avait pour cette session parlementaire mis à l'ordre du jour des textes souvent d'importance mineurs revenant pour les députés et sénateurs à "peigner la girafe", il a néanmoins détaillé son action, aussi bien à la rencontre des acteurs en circonscription qu'au Sénat pour se mettre au service du territoire où il a été élu.
Dressant le bilan d'un mandat Hollande "calamiteux pour le pays et les collectivités locales", le sénateur-maire est revenu sur plusieurs des lois récentes ou actuellement en discussion où il s'est particulièrement investi, à l'image de la loi Création et patrimoine où, sensibilisé par des acteurs locaux, il a pu obtenir des garanties pour la pérennité des services d'archéologie préventive des collectivités locales, ou du Projet égalité et citoyenneté actuellement en discussion où, au-delà de toute polémique stérile, il a œuvré en commission et en interpellant le gouvernement pour favoriser le logement pour tous à travers des adaptations des règles sur les constructions de logement social qui ne soient pas totalement coupées des réalités de terrain, comme il a pu être observé localement suite à la situation inédite dans laquelle se retrouvent plusieurs communes suite une fusion d'intercommunalités imposée par l'Etat autour du bassin de Thau dès 2017 malgré l'opposition des communes concernées.
Se voulant avant tout pragmatique (ce qui peut le conduire à accepter des amendements du gouvernement comme celui visant à protéger la loi de 1881 sur la liberté de la presse déposé cette semaine car il souhaite avant toute révision favoriser une concertation plus large avec la profession et les éditeurs), le sénateur a évoqué son écoute de tous les élus et acteurs qui reflètent la richesse et diversité du territoire héraultais.
Avant de répondre aux questions sur l'actualité politique et législative, François Commeinhes est enfin revenu sur le cercle "Innovation et tourisme" qu'il a lancé au Sénat pour favoriser le dialogue entre élus, acteurs traditionnels et nouveau opérateurs d'un tourisme bouleversé par les développements du numérique, ainsi que sur son travail au sein des organismes où il représente le Sénat comme l'Office public pour l'évaluation des choix scientifiques et technologiques.

Modification importante du code de la route

A partir du 1er décembre 2016, les forces de l'ordre exigeront le permis de conduire et l’attestation d'assurance pour autoriser la sortie d'un véhicule d'une fourrière. Avec cette mesure, le gouvernement entend lutter contre les comportements dangereux sur les routes et tout particulièrement contre la contre la conduite sans permis et sans assurance.

Modification du code de la route

Le décret 2016-1289 paru au Journal officiel du 1er octobre 2016 modifie le code de la route et instaure l'obligation, pour le propriétaire ou le conducteur, à compter du 1er décembre 2016, de présenter aux forces de l'ordre une attestation d'assurance et un permis de conduire pour obtenir l'autorisation définitive de sortie du véhicule de la fourrière. Cette modification du code de la route concerne également le propriétaire ou le conducteur qui fera remorquer son véhicule mis en fourrière par un professionnel qualifié vers un lieu de son choix. Dans ce cas, la décision de mainlevée sera prononcée après la présentation de la seule attestation d'assurance.


Pour récupérer son véhicule en fourrière, l'usager devra alors, comme auparavant, régler les frais de fourrière au gardien de fourrière et lui présenter l'autorisation définitive de sortie de la fourrière délivrée par les forces de l'ordre. L'application de ce décret permettra la réalisation de près de 500 000 contrôles supplémentaires de la possession du permis de conduire et de l'attestation d'assurance par les forces de l'ordre. Selon, l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), en 2015, 206 personnes ont été tuées dans des accidents impliquant un véhicule non assuré et 237 ont été tuées dans des accidents impliquant des conducteurs circulant sans permis valide. En 2015, 132 309 défauts de permis de conduire, en hausse de 2,8 % par rapport à 2014 et 106 753 défauts d'assurance, en hausse de 2,0 %, ont été constatés par les forces de l'ordre.
La conduite sans assurance est passible d'une amende pouvant s'élever jusqu'à 3 750 euros. La conduite sans permis est réprimée par 1 an d'emprisonnement et 15 000 euros d'amende.

Arnaud Julien se prépare pour les législatives

Secrétaire départemental du parti « Les Républicains », Arnaud Julien vient d'être désigné candidat officiel de sa formation dans la 8ème circonscription de l’Hérault  pour les prochaines élections législatives. Il devrait  affronter Christian Assaf l’actuel Député PS , également Conseiller régional d’Occitanie. Il répond aux questions de MTP-info.

 

Arnaud JULIEN

Agé de 44 ans,  originaire de Bourgogne, né d’un père artisan garagiste et d’une mère artiste peintre, Arnaud Julien vit depuis plus de 30 ans en Languedoc-Roussillon.
Dès son plus jeune âge, il manifeste un goût pour l’histoire et la chose publique. A 9 ans il écrit déjà son petit "journal de la France".
Après ses études il deviendra collaborateur dans une Banque régionale puis à l'AFIJ (Association Nationale pour l'Insertion des Jeunes Diplômés). Dans cette structure il fut confronté aux problématiques de la jeunesse et de l'emploi avec pour objectif de faciliter et d’améliorer l’insertion professionnelle des étudiants et des jeunes issus de l’enseignement supérieur, diplômés ou non.
Il sera par la suite recruté à la Région Languedoc-Roussillon en tant que cadre et aura la charge de dossiers sur les universités et sur le développement économique des territoires.
En 2002 il devient attaché parlementaire du Député Jacques Domergue chargé des dossiers locaux en liens avec la circonscription et notamment des dossiers de Juvignac. Avec la confiance du Député et des ministères compétents il mettra en œuvre de nombreuses avancées significatives pour la commune avec notamment l'obtention de nouveaux postes d'enseignants et des subventions (crèche, salles municipales). En 2008 dans le cadre de l'application du programme de Danièle Antoine-Santonja, il prend la direction du tout nouveau Office de tourisme de Juvignac, le seul Office de Tourisme à l'ouest de Montpellier. Son action va permettre aux 15000 touristes du secteur de découvrir Juvignac et ses alentours. Il participe aussi activement au dossier qui va aboutir à la réouverture des Thermes (Vichy Spa).
Fin 2013, il démissionne de son poste pour créer sa propre société de conseil.
Actuellement secrétaire départemental du parti Les Républicains, il fut aussi Conseiller Municipal de Montpellier et Président de l’UMP de l’Hérault. En 2012, il représenta la droite au deuxième tour des législatives mais fut battu par le socialiste Christian Assaf (45% contre 55%).

   

 Quelles sont vos motivations pour vous présenter à ces élections législatives de 2017

 J’étais déjà candidat dans cette 8ème circonscription en 2012 quand elle a été crée dans le but d’obtenir une représentation populaire plus équilibré dans chacune des circonscriptions de l’Hérault. J’y suis très attaché, j’y vis depuis longtemps, j’y ai de nombreux amis et je la connais intimement.

Cette circonscription est très intéressante pour un élu attaché à l’intérêt commun car elle est un condensée de l’Hérault.  Depuis le Peyrou à Montpellier jusqu’aux plages de Frontignan la Peyrade, on y retrouve toutes les problèmatiques : l’urbain, le péri-urbain, le terroir, le littoral. C’est un territoire magnifique au sens plein, que l’on peut embrasser au sommet du massif de la Gardiole, des terres jusqu’à la mer. C’est aussi une mosaïque dont les complémentarités ne demandent qu'à être valorisées.

Des maux dont souffre ce territoire, le chômage est sans doute le plus crucial. Pourtant il a des atouts et des potentiels, entre la high tech de la métropole, la plaisance des ports de Thau, la viticulture, le thermalisme, le tourisme, etc. Je suis un  combatif, un pugnace. Faire tout pour redonner de l'emploi à ceux qui n'en ont pas est un défi que je veux relever.

En 2012 j’ai été battu au second tour par Christian Assaf. Le contexte national et local le laisse à penser que j’ai de bonnes chances de l’emporter en 2017. Le programme que je suis en train de mettre au point devrait rencontrer l’adhésion d’une majorité de la population de la circonscription car l’intérêt général y primera l’intérêt partisan.

 Quel doit être le rôle d'un député, quels seront vos priorités?

 Le député doit rester l’élu d’un territoire. Il doit en être  le porte-parole et se faire l’écho des préoccupations de sa circonscription à l’Assemblée Nationale. Il y représente ses habitants,  tous ses habitants.
Un député doit être dévoué à sa circonscription et c’est pour cela que je suis un fervent partisan du non-cumul des mandats.

Quand il est élu de la majorité, ce que j’espère être en 2017, le député peut aussi avoir un accès privilégié aux sphères ministérielles et influencer des politiques économiques ou sociales dans l’intérêt de sa circonscription.

Pour ma part, je conçois aussi ce rôle au plan local comme celui d’un facilitateur œuvrant pour le bien commun. Quand j’étais le député suppléant de Jacques Domergues ou quand j’étais conseiller municipal à Montpellier, je n’ai jamais hésité à faciliter une décision des services de l’état ou un financement porté par mes adversaires politiques si l’intérêt général le justifiait.

 Au niveau national je travaillerais à faire évoluer la législation sur trois points : la sécurité, l’emploi et l’émigration.

 Comment voyez-vous les relations avec Thau agglo et Montpellier Métrople qui sont, pour partie, dans la 8ème circonscription ?

 Juste derrière Montpellier Métropole, Thau agglo, après la fusion avec le CCNBT en 2017, sera la deuxième agglo du département, devant celle de Béziers. La 8ème circonscription a vocation à être un lien entre les deux grands pôles du département.

La plaisance des ports de l’étang de Thau intéresse les montpellierains et peut encore être développée. La nouvelle économie des hautes technologies de la métropole peut aussi servir la croissance du pays de Thau.
Frontignan et ses plages est à moins d’un quart d’heure de Montpellier par le train. La coopération entre les deux agglos soit être la règle.

L’emploi, problème majeur, de la circonscription doit être au cœur de nos préoccupations et pour cela la complémentarité des activités des deux territoires est à encourager davantage que leur mise en compétition.

Les zones naturelles sont à préserver mais la circonscription n’ a pas vocation à devenir une réserve naturelle à 100%. Le tourisme peut encore être développé, il essentiel pour notre région, mais certaines industries dans des secteur non polluants comme ceux des biotechnologies ou de la pharmacie sont à encourager. Le thermalisme enfin doit être préservé et si je suis élu député je militerai pour garantir le remboursement des cures .

 Comment voyez-vous les relations avec la nouvelle Région Occitanie ?

 Le risque est de voir Toulouse se développer au dépens de Montpellier et du littoral. Il faut donc se battre pour que Montpellier ne devienne pas le parent pauvre de cette nouvelle région. Par exemple il faut faire aboutir le projet de faire rentrer Montpellier dans le programme des Initiatives d’excellence (IDEX) qui font partie des investissements d’avenir, dont le but est de créer en France des ensembles pluridisciplinaires d'enseignement supérieur et de recherche qui soient de rang mondial.

 Quelle politique soutiendrez vous en matière de sécurité ?

 Il est encore trop tôt pour développer mes propositions car j’y travaille actuellement avec mon équipe mais elles seront rendues publiques en 2017 durant la campagne. Je peux malgré tout déjà vous dire que je suis partisan d’une politique pénale répressive. Il faut faire preuve d’autorité  face à la délinquance. Il faut revoir la carte police/gendarmerie et de pas hésiter à augmenter les effectifs pour les mettre en adéquation avec l’augmentation de la population sur notre circonscription.

 Quelle sera votre position en matière d’immigration ?

 Elle est simple : arrêt de l’immigration. Plus d’angélisme.  Pour les immigrés récents, l’intégration doit être la seule option possible. L’état laïc donne à ses enfants l’école gratuite et nombre de services sociaux et médicaux à la population. Il est normal qu’en retour elle demande à ceux qui vivent sur son sol de se conforter à ses lois et  à ses usages.

 Cette position est proche de celle du Front National, pouvez-vous envisager une alliance avec lui ?

Je ne rejette pas les électeurs du Front National et je comprends même leurs attentes mais je suis en total désaccord avec les solutions préconisées par les dirigeants de ce parti sur tous les sujets importants.
Je pense qu’il faut être clair. Sécurité, immigration, emplois sont bien mes priorités mais en aucun cas je ne  ferai alliance avec un parti, dirigé par un clan familial, qui peut emmener les français à la catastrophe.
Le  repli sur soi n’est jamais une bonne solution, surtout dans une époque mondialisée, qu’on le veuille ou non.  Moi je suis plutôt un homme ouvert et pragmatique. Je voyage beaucoup et je vois ce qui marche et ce qui ne marche pas. Je n’entends pas réinventer l’eau tiède ni jouer les apprentis sorciers. Je souhaite m’inspirer de ce qui fonctionne ailleurs et redonner du crédit au bon sens.

 propos recueillis par jacques Carles

en savoir plus sur nos députés et leur bilan

 

Sète pose le regard sur les 350 ans de son port

« Je remonte le long de la chaîne de ma vie, je la trouve attachée par ces anneaux de fer qui sont scellés dans la pierre de nos quais. L’autre bout est dans mon coeur ». Mise en exergue des célébrations de la ville, cette phrase du poète sétois Paul Valéry a donné le la d’une fête patrimoniale, culturelle, populaire, affective autour des 350 ans du port.


Charles de Tubeuf, Intendant du Languedoc chargé d’organiser les festivités de la pose de la première pierre du môle Saint Louis.






   

Aujourd’hui, jeudi 29 juillet 1666, la première pierre du futur port vient d’être posée par l’intendant de la province avec beaucoup de solennité et d’éclat. Une médaille en or y est incrustée, ornée d’un buste de Louis XIV, portant au revers la mer, la terre coupée par un canal et un port. Alors que les travaux du canal (du Midi) sont déjà engagés depuis environ quinze mois, la foule s’est pressée en nombre, affluant de la grande foire de Beaucaire. De très jolis pavillons ornés d’inscriptions, de chiffres et d’emblèmes sont dressés en charpente sur les bords du canal commencé pour les personnalités venues elles aussi en très grand nombre sur les lieux. Parmi ces pavillons éphémères, une chapelle dédiée à Saint-Louis accueille la messe, célébrée par l’Evêque de Montpellier. Une fois la pierre posée au bruit de l’artillerie, des fanfares, et d’une grande musique, vient l’heure des banquets, joutes, danses et autres divertissements.

Ainsi est né le port de Sète. Jean-Mathieu Grangent, ingénieur du port et Maire de Sète, le relate plus d’un siècle plus tard, d’après les récits des témoins[1]. François Commeinhes, Sénateur-Maire actuel, ajoute : « Louis XIV avait monté toute une scène de théâtre avec des peintures qui représentaient la ville, du commerce de l’artisanat, tout pour faire venir de grands négociants, entrepreneurs, de toute la France. »

Le port de Sète, entre la pose de la première pierre en 1666 et la fin des travaux en 1682. Djinn et Christophe Naigeon, "Sète 1966" (Foxtrot éditeur)


Un port jailli entre terre et eau, au milieu de nulle part, si ce n’est quelques cabanes de pêcheurs, sur un mont boisé et sauvage, encore peu défriché. Né de la volonté d’un roi, Louis XIV, et de grands bâtisseurs, à l’instar de son ministre Colbert et de Pierre-Paul Riquet il est conçu pour sortir le Languedoc de son isolement. Puis une ville se construit autour de ce port, grâce aux privilèges et immunités du même Louis XIV en 1673. Tous les moyens de transport convergent ensuite vers lui. A peine fini, il exporte les vins du Languedoc, les plus grands, les plus fins, qui affluent ensuite par le Canal du Midi ou le grand chemin royal depuis Montpellier à travers l’Europe, à tel point que la viticulture devient pour la province « un véritable Pérou » en moins de cent ans. La cité se forge au fil des siècles une identité singulière, cette presqu’insularité captée par Paul Valéry.

Ouverte sur la Méditerranée, elle brasse des vagues de migrations, chevilles ouvrières autour du port, de la pêche, du commerce des vins et de la tonnellerie, invente une gastronomie, un parler, des accents poétiques, picturaux, théâtraux, mélodieux, cinématographiques, brasse des cultures, des élites aux plus populaires.

 

« La commémoration évoque la pose de la première pierre du port de Sète, à l’origine de la création de la ville. Ce qui a permis son développement, c’est l’afflux de population venant de tout le pourtour de la Méditerranée. 350 ans après, cela valait la peine de montrer que nous étions particulièrement attentifs à nos origines, et tournés vers l’avenir. On ne peut pas bien envisager son avenir si on ne comprend pas bien ses racines. Ces brassages de population ont amené une culture particulièrement riche, particulièrement plurielle et foisonnante. » - François Commeinhes

 

Pour commémorer ces 350 ans, un programme bouillonnant d’initiatives entre mémoire, fête populaire et création artistique a pris corps tout au long de l’année, d’Escale à Sète en mars, jusqu’aux échanges proposés par l’association FiloMer. II trouve son point d’orgue dans une journée bien particulière organisée par la municipalité le 29 juillet. Les manifestations, en leur multitude, expriment la transmission d’un patrimoine, sa transcription à l’adresse des Sétois et des touristes, « l’œil dans le rétroviseur sans jamais cesser de penser au futur ».

Sète se souvient.


Une transcription mémorielle ouvre la journée, avec l’inauguration par François Commeinhes de la visite phare Saint-Louis, premier en Méditerranée à s’offrir aux regards d’un public venu nombreux, avide et impatient de monter les 116 marches jusqu’au sommet, 34 mètres plus haut, pour un panorama inédit. Une mémoire vivante prend place, provisoirement à l’intérieur de la Mairie, pour  la présentation de l’exposition de la SEHSSR, « 1666- 2016, de Cette à Sète, 350 d’histoire et de vie » qui déploie dès le 2 août sur la Place Léon-Blum sa fresque géante de 66 mètres de long. Déjà présentée lors d’Escale à Sète, où elle a accueilli plus de 12.000 visiteurs, elle voyagera ensuite tout autour du Bassin de Thau.





La transcription à l’adresse des publics est également artistique. Comment ne pas inscrire la ville dans cette identité culturelle qui l’a construite ? Aux grands noms du passé, répondent des artistes actuels. Ainsi Emmanuel Flipo, plasticien connu pour ses oeuvres géantes et éphémères, réalise-t-il une performance sur le brise-lames,  où il imagine une carte géographique  sur le sol. Ainsi, le groupe vocal Gli Amici, interprète-t-il Place Aristide-Briand des chants lyriques, sous la direction de Jean-Michel Ballester.
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Sète crée et recrée autour de ses racines culturelles.


Sète et son passé en fête, comme un bouquet final, concentre tous ses visages en une célébration populaire, avec l’incontournable tournoi de joutes, reproduisant depuis 350 ans la première passe devant Louis XIV.­

Loïc Cerrato brandit le trophée symbolique, mais non moins prestigieux, en sortant vainqueur de la lutte contre son co-sociétaire à la Lance Amicale Sétoise, Simon Caselli. 


Clou de la fête populaire, le spectacle Port d’attache du réputé groupe F sur le plan d’eau du palais consulaire emporte la foule. Son, musique, images géantes, personnages lumineux, effets pyrotechniques, les nouvelles technologies mêlent terre et eau, poésie de l’écriture pour offrir un spectacle léger et féerique. Sur les façades du palais consulaire, musique et lumières éclairent 350 ans d’histoire au-delà de la simple rétrospective.


Nous sommes le vendredi 29 juillet 2016. Sous les hommages, une pierre frémit. Elle porte en elle, incrustée, une médaille, figurant le buste de louis XIV et, au revers la mer, la terre coupée par un canal et un port. Elle contemple le port agrandi, la ville et les canaux creusés, l’agitation des activités de pêche, de commerce ou la nonchalance des plaisanciers croisiéristes. De son fondement, la ville en sa splendeur vient de poser son regard sur le passé qui l’a enfantée. Un regard qui court toujours, vers l’horizon.

Florence Monferran
en collaboration avec Gaëlle Guénal et Jean-Marie Philipon

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 [1] Jean-Mathieu GRANGENT : Faits historiques sur l’isle ou la prequ’isle de Sète (1804)

Pietrasanta à la tête de la future Agence pour la biodiversité

 

Afficher l'image d'origine Yves Pietrasanta, né à Mèze en 1939, est d’abord un scientifique de renom.
Ingénieur de l'École nationale supérieure de chimie de Montpellier et Docteur d'État de Sciences Physiques, il fut chercheur et professeur à l’université des Sciences et Techniques du Languedoc-Roussillon jusqu’en 1999.

Yves Piétrasanta commence sa carrière politique en devenant conseiller municipal de Mèze en 1971, puis il y est élu maire en 1977 et sera ainsi renouvelé jusqu'en 2001. En 1998 il est élu président de la FEDEL (Fédération des élus locaux pour une alternative écologiste, citoyenne et solidaire).
Yves Pietrasanta fut à différentes époques, conseiller général du canton de Mèze, vice-président délégué à l’Environnement du conseil général de l'Hérault ou encore député européen. Au Conseil régional de Languedoc-Roussillon, Georges Frêche lui confie en 2004 la vice-présidence du Développement durable, de l'Environnement, des Énergies renouvelables, de la Prévention des risques industriels et de l'Agenda 21.
Aujourd’hui, Président de la Communauté de Communes du Nord du Bassin de Thau, il devrait quitter sa fonction en 2017 lors de la fusion effective des deux agglomérations du Bassin de Thau.

Ardent défenseur de l’Environnement, Yves Pietrasanta a fondé en 1992 l'Institut français de l'environnement (IFEN). Il en est actuellement président d'honneur. Il fut également Président de l'ANRED (Agence nationale pour la récupération et l'élimination des déchets) de 1989 à 1991. Membre du conseil d'administration de l'AFNOR (Association française de normalisation) depuis le 24 juin 1996, il y représente l'Association des maires de France. En parallèle, il est cofondateur et président délégué des Éco-Maires (Association nationale des maires pour l'environnement).
Au plan régional, il est Président du Conseil d’orientation et de surveillance d’ECOSITE, fondateur de l'IARE (Institut des aménagements régionaux et de l'environnement), fondateur du CEPREL (Centre d'études, d'expérimentations et de réalisations pour la protection, la restauration et la gestion du littoral), Président d'AIR-Languedoc-Roussillon (Association agréée pour la mise en œuvre de la surveillance de la qualité de l'air en Languedoc-Roussillon, Président de l'association Languedoc-Roussillon Écologie, etc.

   

De source bien informée, proche du ministre de l'environnement, la création de l'Agence Française pour la Biodiversité est imminente. L'actuel président de la Communauté de Communes du Nord du Bassin de Thau, l'écologiste Yves Pietrasanta jouerait un rôle majeur dans cette création avant d'en prendre vraisemblablement la direction.

Dès 2017, une première agence régionale pour la biodiversité serait créée à Montpellier pour la grande région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées. Cette première agence régionale aura valeur de test et servira d'exemple aux autres régions de France.

Adopté en première lecture à l’assemblée nationale le 24 mars 2015 et au Sénat le 26 février 2016, le projet de loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, entend renforcer et renouveler les politiques publiques en faveur de la biodiversité. Afin de faciliter et d’accélérer la mise en œuvre des actions, le projet de loi prévoit la création d’une agence française de la biodiversité.

Cette future agence doit ainsi répondre aux enjeux de protection et de valorisation de la biodiversité terrestre, aquatique et marine en France, que ce soit en métropole ou en outre-mer. Regroupant plusieurs structures nationales (Agence des aires marines protégées, Atelier technique des espaces naturels, Fédération nationale des parcs nationaux, Office national de l’eau et des milieux aquatiques), l’Agence française de la biodiversité va contribuer à la préservation, la gestion et la restauration de la biodiversité, au développement de la connaissance attachée à la biodiversité, à la gestion équilibrée et durable des eaux et enfin à la lutte contre la bio piraterie.

Cet organisme national d’ « appui technique, scientifique et financier » à l’action publique doit permettre la mise en œuvre d’une politique de la biodiversité efficace et coordonnée avec l’ensemble des acteurs de la biodiversité terrestre, aquatique et marine – l’État et ses services déconcentrés, autres établissements publics, collectivités locales et leurs groupements, entreprises privées, associations, etc. Son action se fera dans le cadre de la stratégie nationale de la biodiversité.

En rassemblant les divers services de l'état concernés et mobilisant des financements déjà existants, cette nouvelle structure, permettra d'œuvrer plus efficacement pour la biodiversité sans pénaliser le contribuable. A terme , environ 2000 personnes devraient travailler pour l'Agence Française pour la Biodiversité. L'agence régionale pionnière de la grande région LRMP devrait compter quant à elle près de 150 collaborateurs.

 

72 élus juniors dans l'hémicycle du département

C'était le premier rendez-vous solennel du CDJ -  Conseil départemental des Jeunes - après les élections du mois de février dans 36 collèges du Département. L’aventure durera deux ans pour ces jeunes collégiens de 5ème. Deux ans au cours desquels ils plancheront sur le thème « Tous différents, tous égaux, tous Européens ! » et s’attacheront à améliorer la qualité de vie des jeunes Héraultais. Les jeunes élus ont été accueillis dans l’hémicycle Gérard Saumade par Kleber Mesquida, Président du Département, Député de l’Hérault et par plusieurs Conseillers départementaux.

Interrogés par Marie Passieux, vice-présidente du Département déléguée à la jeunesse, aux sports et aux loisirs, les collégiens se sont montrés curieux et déjà très engagés. Scolarisée au collège Joffre de Montpellier, Lucie voudrait ainsi « découvrir le monde de la politique, représenter [son] collège, et débattre avec d’autres jeunes de la notion de solidarité », même si, pour elle comme pour beaucoup d’autres collégiens, la politique à l’échelle européenne lui semble encore très abstraite.

Les 72 Conseillers départementaux juniors devant le Mas d’Alco

Les thématiques issues des professions de foi des collégiens retenues : solidarité - différences et diversités - Histoires d'hier et de demain - ont fortement inspiré les jeunes élus : le benjamin de l’assemblée, David, voudrait ainsi se rendre dans les hôpitaux du département pour « redonner la joie de vivre à ceux qui l’ont perdue ». Quant à Paloma, du collège Fontcarrade, elle voudrait « pouvoir accueillir avec plus d’humanité et de dignité tous ceux qui fuient la guerre et le terrorisme : créer des centres d’accueil, les héberger dans des familles d’accueil françaises, les aider à s’intégrer, à trouver du travail, à scolariser leurs enfants… ».

Un nouvel outil pour héler son taxi

Déjà opérationnelle dans la ville de Montpellier, la plateforme électronique le taxi sera progressivement en service dans les prochaines semaines dans la plupart des grandes agglomérations, et notamment à Paris, Lille, Lyon, Marseille et Rennes. Dans la capitale héraultaise, en avant-première, près de 200 chauffeurs locaux s'y sont déjà inscrits en 3 mois.

Lancement officiel à Montpellier de la plateforme nationale de géolocalisation Le Taxi  en présence du Préfet de l'Hérault et du maire mardi 22 mars 2016.

Après la phase de 3 mois de tests, désormais, les Montpelliérains peuvent héler un taxi depuis leur smartphone en utilisant une application mobile. "Fonctionnant sur l'ensemble du territoire, "Le Taxi" permet de simplifier les démarches, en utilisant une application agréée, et de réduire le prix de la course pour l'usager qui pourra ensuite évaluer la qualité du service dès l'arrivée." P. Saurel

Tram Ligne 4 : Dernière ligne droite !‏

A 100 jours exactement de l'ouverture officielle de la ligne 4 du Tramway montpelliérain, Philippe Saurel, Maire de la ville de Montpellier, Isabelle Gianel, déléguée aux transports et à la mobilité, Abdi El Kandoussi, Président de la TaM, ainsi que le Préfet de l'Hérault Pierre Pouessel , s'étaient donnés rendez vous Place Albert 1er afin de commenter l'avancée des travaux : la boucle de la ligne 4 est maintenant terminée et sera inaugurée le 1er juillet 2016.


Reste d'ici là quelques finitions  et derniers essais.  A terme, le réseau ainsi créé a pour but de faciliter l'accès au centre ville et à ses commerces mais aussi de faciliter les déplacements et ainsi développer de nouvelles relations entre les quartiers et les communes avoisinantes.


Le trajet de cette ligne 4 est aussi officiellement le 1er tronçon de la future ligne 5, dont le coût n'est actuellement pas supportable, et dont le tracé prévisionnel sur le réseau, excluant certains quartiers populaires et étudiants, serait, selon Philippe Saurel, à revoir.

Simon Bacle

Pour défendre la production locale vini-viticole

La 3ème session du Parlement des territoires s'est déroulée au château de Castries, près de Montpellier, en présence de 110 maires et présidents d'intercommunalités venus de 8 départements (l’Aude, l’Aveyron, le Gard, l’Hérault, la Lozère, les Pyrénées-Orientales, le Tarn, et le Gers).

Les élus ont confirmé leur engagement à poursuivre leur démarche de coopération territoriale solidaire et inédite, au service de la solidarité entre monde rural, urbain et péri-urbain.  Ils ont partagé ensemble leur analyse des impacts de la réforme territoriale. Cette dernière les conforte dans la conviction que l’instauration d’un dialogue territorial est indispensable, non seulement pour défendre les intérêts des territoires qu’ils représentent mais aussi pour mener des projets communs sur des sujets d’intérêt partagé.

Le tourisme, la culture, le développement du littoral, la santé, la promotion des produits locaux ou encore la structuration de la filière bois sont autant de thématiques de coopération qui ont été évoquées par les élus présents et sur lesquelles ils se sont engagés à renforcer leurs coopérations, au service de l’intérêt général du grand territoire, de son attractivité et de sa qualité de vie.

 

L’ensemble des élus a décidé de défendre conjointement la production locale viti-vinicole pour que sa promotion à l’international monte en puissance  et pour qu’elle prenne toute sa place dans l’avenir aux côtés de grands évènements nationaux et internationaux tels que le Tour de France. Une lettre sera adressée en ce sens à l’organisation du Tour de France.

Brocante - les conseils d'un pro

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LA PASSION DE LA DÉCOUVERTE

Pourquoi ce titre : la passion de la découverte ? Parce que la découverte est une passion tout comme la chine, tout comme la collection. Parce que chiner c'est conjuguer le passé au présent, ressusciter un objet endormi, répondre à la question du poète : objets inanimés vous avez bien une âme. Parce que chiner, c'est agir de manière écologique.

LES CHINEURS : UNE GRANDE FAMILLE

Amateurs ou professionnels, chineurs ou collectionneurs, tous ont un point commun, la passion. Chaque semaine vous irez avec eux chiner dans les foires et les marchés aux puces, dans les brocantes et les salons, les braderies et les vide-greniers, dans toute la France et même au-delà. Et bientôt, sans vous connaître, vous vous reconnaîtrez comme faisant partie de la même famille.

LA CHINE : UNE ÉCOLE DE PATIENCE

Chiner ce n'est pas aller en famille dans un magasin, pour y acheter un secrétaire de 1,12 m de large, afin qu'il trouve exactement sa place entre la cheminée et la fenêtre du salon.
Ce n'est pas aller chercher dans le vide-greniers qui se tiendra le samedi suivant, au coin de la rue, la série complète des boîtes Banania pour égayer une étagère de la cuisine ; même si vous avez lu la veille, dans un magazine de décoration, gue les objets publicitaires sont à la mode.
Dans les deux cas, vous risqueriez de vous exposer à une désagréable déconvenue car chiner, ce n'est pas trouver, à coup sûr, un meuble ou un objet des siècles passés, comme on achète un article vu dans un catalogue ou sur une publicité. Au contraire, la chine est une preuve, et non pas une épreuve, de patience et de pugnacité, comparable à celle d'un chercheur ou d'un explorateur. Et plus l'objet sera ancien, fragile, délicat, plus il sera rare mais plus la trouvaille prendra pour son découvreur une valeur inestimable. 
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