Béziers : Sécurité assurée mais féria dépeuplée


 

Cette année, le mot d’ordre de la feria de Béziers aura été la sécurité. Malgré la batterie de moyens déployés pour assurer cette dernière, le grand événement traditionnel biterrois a tout de même souffert d’une sévère baisse de fréquentation.

C’est dans un contexte tout particulier que cette feria 2016 s’est déroulée. Tout juste un mois après les tragiques événements du 14 juillet à Nice, un point d’interrogation planait au-dessus du maintien de la traditionnelle fête biterroise, qui attire chaque année quelque 600 000 personnes. Un point d’interrogation rapidement balayé par le maire de la ville, Robert Ménard, qui voit le maintien de la feria comme un acte de résistance : « si on annulait la Féria, alors, il faudrait ensuite fermer les boîtes de nuit, fermer les campings et les plages », annonçait-t-il lors du discours d’ouverture, alors que de nombreux événements ont été annulés partout en France, à l’instar de la braderie de Lille.

Une sécurité maximale

Les normes de sécurité ont donc été révisées en conséquence : barrières et blocs de béton aux abords des lieux de fête, tireurs d’élite positionnés sur les toits, points de fouille, poste médical avancé, et environ 600 policiers sur le terrain. De quoi rassurer, a priori, les fêtards et les touristes venus profitaient de la féria malgré le contexte terroriste.

Baisse de fréquentation

Pourtant, et cela n’aura pas échappé aux habitués des festivités de la semaine du 15 août, les rues de Béziers semblaient désertes en comparaison avec les années précédentes. L’avenue Camille Saint-Saëns, autrefois débordante de monde n’est plus que l’ombre d’elle-même. Grand nombre de bodegas qui la longeaient entièrement ont disparu.

Pour beaucoup, comme Valérie, quinquagénaire, les mesures sécuritaires prises par la mairie n’étaient pas assez rassurantes pour faire la fête : « je sais que tout est fait pour éviter un nouvel attentat, mais le risque zéro n’existe pas ». D’autres, comme Mathieu, 21 ans, n’y trouvent simplement pas leur compte : « on est venu s’amuser à la féria les deux premiers soirs, mais l’ambiance n’est vraiment pas la même. Ça manque de monde ».

Une baisse de fréquentation qui pourrait peser lourd sur la municipalité qui compte habituellement sur la semaine du 15 août pour remplir ses caisses.

Paul-Arnaud Boudou

Béziers retrouve sa bière artisanale

Le 20 juin dernier ouvrait la brasserie Alaryk, offrant une sélection de bières artisanales, locales et bio. Cela faisait plus de 50 ans que le Biterrois n’avait pas eu sa propre bière.

Vouloir produire de la bière au pays du vin, il fallait quand même oser. Lorsqu’ils se rencontrent autour d’une bonne blonde en 2010, Sébastien Alary et Jean-Olivier Rieusset ne se doutent pas de l’aventure dans laquelle ils vont se lancer. Pourtant, trois années plus tard, lorsque le dirigeant de société de distribution de bières et le maître brasseur se retrouvent, le projet d’une bière biterroise, artisanale, issue de l’agriculture biologique prend forme.

Quelques années et un million d’euros d’investissement plus tard, la brasserie est presque prête à ouvrir ses portes dans les locaux (rénovés pour l’occasion) abandonnés il y a un peu plus de cinquante ans par les Brasseries Générales du Midi. Pour Sébastien Alary, qui est né à Béziers, l’implantation dans la ville de Jean Moulin est apparue comme une évidence : « On aurait pu aller s’installer dans des villages alentours, ça nous aurait sûrement fait économiser plus d’argent, mais le projet aurait perdu de son sens ».

Des produits aussi locaux que possible

L’appartenance au Biterrois ne s’arrête pas là : les deux brasseurs utilisent l’eau de la commune pour fabriquer leur alcool. « Cette eau est parfaite pour faire nos bières », assure Jean-Olivier Rieusset, « Elle ne contient quasiment pas de nitrates et juste ce qu’il faut de calcaire pour une bonne mousse ».

Les céréales employées (le malt et le houblon) sont issues de l’agriculture biologique française. Elles pourraient être récoltées encore plus près : la brasserie a découvert un houblon local poussant sur les bords du Libron et travaille avec un producteur pour développer ce premier « houblon du Languedoc ».

L’un des objectifs des deux brasseurs était également de produire une bière artisanale de qualité supérieure, en se basant sur la mouvance des craft beers (« bières artisanales » en anglais) qui connaît un réel engouement auprès d’un public averti et des grands restaurants. Le résultat est sans appel : une bière blonde aussi légère que fruitée, extrêmement rafraîchissante, qui n’aurait pas à rougir devant ses sœurs nordiques. Le breuvage n’est pas amer comparé à d’autres bières industrielles et ne laisse pas la bouche pâteuse.

Déjà plusieurs clients

Leur bière semble assurée de connaître un certain succès : plusieurs restaurateurs et gérants de bars de la ville étaient présents à la présentation et visiblement sous le charme. Christophe Gimenez, propriétaire de la Plancha des Halles et organisateur du festival electro Family Piknik compte déjà la distribuer pendant ses événements : « Je suis sûr que ça va marcher, on est bien loin des bières industrielles, et je pourrai la vendre moins cher ».

D’autres bières viendront bientôt s’ajouter aux différentes spécialités de bière de la brasserie Alaryk en octobre prochain : l’Indian Pale Ale et la brune rejoindront leurs copines blondes, blanches et ambrées.

Paul-Arnaud Boudou

Un chantier innovant à Nissan-Lez-Ensérune

En cohérence avec sa démarche « route durable », le Département de l’Hérault se positionne  comme un acteur de l’innovation, en incitant la profession routière à développer des techniques nouvelles au bénéfice de l’environnement et du cadre de vie. A ce titre, le conseil départemental a lancé récemment un appel d’offre exigeant la réalisation d’ « enduits de faible granularité » dont la mince couche de granulés privilégie l’utilisation de gravillons fins, sous-employés dans les carrières locales.

Plusieurs avantages

Cette technique innovante présente plusieurs avantages : économiser les ressources naturelles et le recyclage des déchets, améliorer les performances techniques en créant une bonne adhérence, assurer un meilleur confort pour les cyclistes et diminuer les nuisances sonores. Philippe Vidal, vice-président délégué à l’aménagement du territoire, représentant Kléber Mesquida, Président du Département, Député, précise : « Ce chantier expérimental est actuellement réalisé sur la RD 162 au sud de Nissan-lez-Ensérune, sur une longueur de 3 kilomètres. Il faut savoir que l’entreprise Eiffage qui réalise ces travaux, a également appliqué des sous-couches de renforcement avec trois matériaux innovants fabriqués à froid, qui génèrent très peu de gaz à effets de serre. »

Un chantier test suivi par le Département sur plusieurs années

Pour suivre et comparer pendant plusieurs années ces  techniques appliquées sur des secteurs différents, le département a mis en place un chantier test suivi par le département sur plusieurs années. Ce chantier innovant, d’un montant total de 140 000 €, est intégralement financé par le Département.

Les chiffres clés du chantier :

  • 14 500 m² d’enduits superficiels 2/4 innovants de faible granularité
  • 800 tonnes de grave émulsion 100 % recyclées
  • 300 tonnes de grave émulsion améliorée par empilement granulaire
  • 300 tonnes de grave recyclée régénérée au liant biosourcé

Béziers : 100 étudiants sur le carreau

https://combatuniversitaire.files.wordpress.com/2016/07/13669048_1302803643071060_783037297198793964_n.jpgDepuis deux semaines, les étudiants de Béziers s’organisent pour ne pas disparaître, soutenus par un rassemblement intersyndical (SCUM, CGT, UNEF, CLE) ce mardi 19 juillet. En effet, le 6 juillet, la centaine d’étudiants qui devaient suivre une formation en master Relations Publiques au sein du site de Béziers appartenant à l’Université Paul Valéry – Montpellier ont découvert par e-mail que leur master était supprimé pour la rentrée qui devait se tenir moins de deux mois après.
Une rentrée supprimée par surprise durant les vacances d’été, on serait tenté de croire à une mauvaise blague. Pourtant une centaine d’étudiants se retrouvent réellement sur le carreau et paient les pots cassés d’un obscur conflit entre professeurs au sein du département d’Info-Com, auquel est rattaché le master concerné.
» en savoir plus : https://combatuniversitaire.wordpress.com

Les pots céramiques qui arrosent à votre place

Au cœur du Grand Site Saint Guilhem le Désert-Gorges de l’Hérault, Saint Jean de Fos est un village de potiers bien connu des héraultais. Ce que l'on sait moins c'est que dans ce village, Oyas environnement, seule société dans ce créneau en Europe, écoule chaque mois, 2 500 pots en céramique poreux à enterrer au pied des plantations qui boivent quand elles ont soif.  L’idée fait économiser l’eau et relance un savoir-faire ancestral.

  Les Oyas®  sont des pots en céramique micro-poreuse que l’on enterre prés de ses plantations et que l’on remplit d’eau. Elles diffusent lentement dans le sol l’humidité nécessaire à la plante. Cet arrosage constant et sans excès évite de stresser les plantes. Il maintient le substrat meuble, humide et favorise le développement de la faune et de la microflore, autant de facteurs favorables à un meilleur développement des plantes. Les mauvaises herbes ne se développent presque plus car la couche supérieure de la terre n’est pas irriguée.

 oyas2.jpgAccompagnés par la Pépinière d’entreprises du pays Coeur d'Hérault, les deux créateurs ont été récompensés par le prix de la TPE 2015. Pour poursuivre son développement, la jeune entreprise a besoin de nouveaux potiers. Or, il n’existe que peu de lieux de formation en France. Bastien Noël et Frédéric Bidault les deux créateurs rêvent d’un CFA à Saint-Jean-de-Fos. Le président du Département de l'Hérault, Kléber Mesquida, s’est dit prêt à étudier ce projet avec eux, en lien avec la Région. source : herault.fr 

 17 juin 2016 : À Saint-Jean-de-Fos, Kléber Mesquida, président du Département de l'Hérault, député, visite Argileum, la maison des potiers et l'atelier Oyas avec  Guy-Charles Aguilar, maire de Saint-Jean-de-Fos, Nicole Morere, vice-présidente du Département, Louis Villaret, conseiller départemental et président de la communauté de communes, Frédéric Roig, député, et Philippe Vidal, vice-président du Département. - Photo : C. Cambon (CD34)

Bien-être animal

 

Le préfet de l'Hérault publie les rapports d'inspection sur l'abattoir de Pézenas

Le préfet de l'Hérault publie les rapports d'inspection sur l'abattoir de PézenasLe ministre de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt a souhaité que soient rendus publics tous les rapports d'inspection établis en avril 2016 dans les abattoirs d'animaux de boucherie par les services des Directions départementales en charge de la protection des populations. L'ensemble de ces rapports ont déjà été transmis à la Commission d'enquête parlementaire mais l'objectif est désormais de les rendre largement publics.
Pierre Pouëssel, préfet de l’Hérault, a souhaité que cette démarche soit déclinée localement pour le seul abattoir d’animaux de boucherie du département, l'abattoir de Pézenas.
Le détail des rapports des inspections menées sur le site de Pézenas en 2016, ainsi qu’un guide de lecture sont ainsi mis en ligne.
» pour en savoir plus : site de la préfecture de l'Hérault