Jean-Pierre Fournier : L'affaire Laget, une énigme qui bouleversa la France

C’est une affaire peu commune que nous conte Jean-Pierre Fournier dans son livre édité par Le Papillon Rouge, L’affaire Laget. Il nous relate l’histoire d’un fait divers qui a secoué le landerneau biterrois dans la première moitié du vingtième siècle. Pierre Laget, médecin ayant combattu en 14-18, médaillé et honorablement connu, fut pourtant accusé d’avoir empoisonné quatre membres de sa famille. Malgré ses dénégations, des zones d’ombres découvertes lors de l’enquête, liées à ses incessants besoins d’argent suite à d’imprudents boursicotages, à une gestion approximative de ses affaires, à ses incartades, ne témoignèrent pas en sa faveur. Sa condamnation fut prononcée mais cédant aux incertitudes et au mystère auquel cette affaire ne pouvait échapper, le président Paul Doumer signa une grâce et la peine capitale fut changée en déportation. Pierre Laget fut donc envoyé en Guyanne à la prison de Fontevrault où il  décéda en 1944. Béziers avait alors oublié cette histoire qui avait pourtant fait tant de bruit.

Au-delà de ce fait divers, Jean-Pierre Fournier nous dresse le décor d’un Béziers alors prospère, nous décrit la ville et la société de cette époque avec nombreux détails précis et érudits. Dans un style alerte et sobre, il nous permet de nous plonger aisément dans cette histoire pas si simple qu’elle pourrait paraître, ainsi que dans ce décor de Béziers et de ses environs tel qu’il se dessinait il y a un siècle.

M.P.

Jean-Pierre Fournier : L'Affaire Laget, Une énigme qui bouleversa la France

Le Papillon Rouge Editeur

Lassalvy "C'est la vie"

Si le rire est le propre de l’homme, l’humour est une disposition particulière pas toujours généreusement partagée. Des évènements pas très lointains nous ont même montré que certains individus étaient hermétiques à certaines formes de caricatures, et que celles-ci  pouvaient même déclencher chez eux des élans meurtriers. Charb, Cabu, Wolinski, Honoré, Tignous en ont été les victimes, des crayons contre des armes, l’humour contre la folie, la poésie contre l’hystérie. Robert Lassalvy (1932-2001) s’était toujours gardé de s’aventurer sur les terrains qui peuvent déclencher des passions :  la politique, la religion, faisaient partie des thèmes qu’il refusait d’aborder. Il faisait du dessin humoristique une aventure ludique, provoquant parfois chez lui l’inquiétude d’être en panne d’inspiration mais aussi, souvent, un large sourire quand il avait trouvé une bonne idée. Son terrain de jeu,  c’était la grivoiserie avec ses pin-up aux formes généreuses, aguicheuses, naïves ou impertinentes, c’était ces mâles au regard avide ou libidineux flanqués de leurs épouses décrépies mais autoritaires. C’était aussi  un regard tendre et délicat posé sur l’enfance et les petites gens.
A ses début dans l’effervescence parisienne, il se lie avec d’autres dessinateurs tels Sempé, Fred ou Cavanna. Il commence à publier très tôt ses dessins dans divers journaux et revues très nombreuses à cette période des années cinquante. Il publie également à l’étranger, aux Etas-Unis, au Brésil et surtout au Japon où un quotidien lui consacre une chronique en première page : «Lassalvy c’est la vie !». C’est à Cournonterral où il s’est retiré, lassé de la vie parisienne,  qu’il continue à produire et à publier dans diverses parutions. C’est aussi  là, dans son atelier, qu’il se met à peindre, développant d’autres aspects de ses talents, en particulier de coloriste. Jusqu’à ses derniers jours, en 2001, il réalisa de nombreuses toiles. C’était pour lui une grande satisfaction de rencontrer, lors de ses expositions, autant de succès pour ses peintures qu’il avait pu en rencontrer pour ses dessins.
M. P.
Le livre est à commander sur le site officiel

 

 

 

Les éditions Méridianes fêtent leurs 10 ans

En 2015, les éditions montpelliéraines de livres d'artistes, Méridianes, fêtent leurs dix ans par une série d'événements et de rencontres.

Le 20 novembre, Pierre Manuel, éditeur fondateur, critique d'art, présente la collection "Maison Natale" à la Maison de la Poésie de Montpellier, à l'occasion de la parution de "WZ", d'Antoine Emaz et Vincent Bioulès,  dans cette collection. La soirée sera animée par des lectures d'Antoine. Emaz Pierre Manuel s'entretient avec les poètes et artistes ayant pris part à cette collection : Antoine Emaz, Vincent Bioulès, James Sacré, René Pons, Luis Mizon, Jean-Gabriel Cosculluela, Alain Clément.

Vendredi 20 novembre 2015 à 19h - Maison de la poésie - Moulin de l'Evêque - 78 avenue du Pirée à Montpellier

Les Héraultais dans la Guerre de 14-18

Louis, Jean-Luc et Guilhem SECONDY. Le Papillon Rouge éditeur, 2014

«L’histoire n’appartient pas aux seuls historiens qui la construisent. Chaque lecteur la fait sienne, selon ses idées et ses idées propres. Les faits se colorent de traits particuliers en fonction de l’histoire et de la culture personnelles du lecteur. Si l’histoire ne meurt jamais, elle n’est pas «figée à jamais, elle se construit et se reconstruit avec les historiens et les générations nouvelles. C’est notre conviction à l’orée de cet ouvrage...». Ainsi nous interpellent les auteurs dans l’avant-propos de leur ouvrage «Les Héraultais dans la guerre de 14-18». Ils font partie d’une même famille dans laquelle le goût pour l’histoire est une seconde nature : Louis Secondy, le père, enseignant à la retraite est l’auteur de nombreux ouvrages sur l’histoire locale et anime fréquemment des conférences sur le même thème. Ses fils Jean-Luc et Guilhem ont hérité de la même passion pour la recherche et l’écriture sur le passé de notre région. Dans leur denier ouvrage ils témoignent du grand bouleversement qu’entraina le conflit dans l’économie et les structures sociales. La viticulture, pilier de l’économie locale, à peine relevée de la crise du  phylloxera et de celle de 1907, plongea tout au long de la guerre dans une autre dépression due au manque de main d’oeuvre. Les hommes au front, ce sont les femmes qui se sont impliquées dans les rudes travaux. Mais les rendements, réduits par le manque de produits de traitements anticryptogamiques, l’absence des chevaux réquisitionnés, connurent une baisse importante alors qu’il fallait fournir aux poilus, gros consommateurs, leur part de vin.
 La consultation de certains documents et témoignages remettent en question certains aspects de la propagande officielle ou médiatique de l’époque. Ainsi le soi-disant enthousiasme manifesté lors du départ au front n’était que relatif : «on pleure, on s’exclame, on se sourit tristement, courageusement, on essaie de faire bonne figure...». L’injuste réputation de couardise entretenue par certains officiers à l'encontre des poilus originaires du sud, est ainsi contredite par les faits de courage et d’héroïsme et le lourd tribu, prés de quatorze mille morts. A l’appui de nombre d’archives, les Secondy père et fils nous font découvrir des aspects souvent méconnus des traumatismes et bouleversements de la première guerre mondiale qui ont profondément transformé les mentalités et structures de notre région. C’est un livre passionnant, dans la lignée de «Témoignages» de Jean Norton Cru (1879-1949), réédité en 1993, qui «ose, au nom de la Vérité due aux combattants, remettre en cause les mythes du patriotisme et du courage alimentés par les marchands de gloire ». (Jacques Vernier : «Jean Norton Cru et la grande guerre»)

MP

 

"Ma soeur s'appelle Gary Cooper"

de Patrick DEBONO

 

Patrick Debono

Où donc était passé ce jeune homme qui voulait changer le monde ? Ā cette époque, on croyait encore que les mots avaient le pouvoir d’apporter un peu de lumière au plus obscur des esprits. Où donc étaient passés ces magiciens capables d’influencer la destinée de tout un chacun ? Si les journaux disaient vrai, les mortels se construisaient des vies bien rassurantes et disparaissaient comme ils étaient venus. En laissant des enfants derrière eux. En oubliant surtout qu’ils avaient été aussi des enfants.

   

Dans son troisième ouvrage publié comme les précédents aux éditions Le Faucon d’or, Patrick Debono nous livre un ensemble composé de onze nouvelles et deux poèmes.

L’unité du recueil naît de l’approche de l’existence qui s’y dessine nouvelle après nouvelle, une existence fondée sur le respect d’autrui, la générosité, la capacité à apprécier la beauté simple et évidente du monde. C’est ainsi seulement que l’homme accède au véritable bonheur que procurent amour, nature et fidélité.
La tonalité de l’ouvrage n’est pas néanmoins celle d’un bucolisme simpliste. D’une part car les fables traquent toutes les médiocrités humaines, de la simple indifférence, si facile et si exécrable, à l’égoïsme le plus forcené, en passant par la cupidité la plus aveuglante ; d’autre part car si l’accès au sens profond de notre vie sur terre peut être révélé, ce n’est qu’en grande partie par l’épreuve la plus douloureuse : le choc fondamental qu’induit la confrontation avec la mort – avant tout celle de l’aimé. Il nous faut dès lors réussir à survivre avec cette douleur et l’auteur nous propose un chemin pour y parvenir, quelles que soient nos croyances, un chemin que même l’athée peut emprunter. « La vraie fin, c’est de rester dans le souvenir ». La vie alors gagne son sens, et la douleur de la perte, un réconfort.
Si l’idée n’est pas nouvelle, le traitement littéraire en revanche est bien personnel à notre auteur montpelliérain . Il nous ouvre les portes d’un monde à la fois étrange et familier, étrange car teinté d’onirisme, et familier car, à travers la peinture de toutes les faiblesses et de toutes les grandeurs de l’être humain, il traite, avec simplicité, de nos préoccupations les plus essentielles.


"Ecrire des nouvelles me procure avant tout le plaisir de raconter des histoires aussi variées que possible, et surtout d'oublier la vie en général, avec son lot inhérent de doutes et de souffrances. Dans ces textes, j'ai voulu que tout lecteur rencontre des personnages attachants, et qu'une fois le récit entamé, il ait envie de connaître la fin." - Patrick Debono

"Vrai regard d’auteur, intense, riche et profond. Mieux que de simples nouvelles, il y a en filigrane un lien entre ces fragments de vie, ces portraits : l’auteur tisse la trame de sa représentation intime et réellement poétique du monde. La fusion/tragique/humour/irrationnel, fonctionne. L’humour , présent, cache en fait un grand désespoir !" - Marie-Laure Arzel

L'histoire du quartier Figuerolles

Thierry Arcaix s'est penché avec attention et affection sur son quartier de naissance. Il nous livre là un travail précis et passionnant, construit à partir de nombreux témoignages, de références, de reportages, de documents, de photographies et d'analyses sur le mythique Figuerolles. Ces éléments y apportent un éclairage nouveau et nous aident efficacement à mieux en " comprendre la complexité ".

Le quartier Figuerolles est un quartier urbain populaire, situé dans la partie ouest de la ville de Montpellier.

Il forme une sorte de village rue d'une longueur de près de 1000 m sur une largeur variable de part et d'autre du faubourg éponyme.

Les bâtiments anciens qui le constituent furent érigés à partir du milieu du XVII ème siècle pour héberger les jardiniers, les charrons, les tonneliers, les artisans, les étables et les ouvriers agricoles mobilisés par les grandes propriétés viticoles environnantes.

Ce quartier abrita par la suite une diversité de populations attirée par diverses opportunités, de la révolution industrielle à la possibilité plus récente de se loger à bas prix. Il connaîtra enfin toutes les complexités actuelles, des marchands de sommeil à la gentrification et à la spéculation immobilière.

Le deuxième tome dédié au quartier de Figuerolles à Montpellier était très attendu. Le voilà !

C’est le prolongement du premier opus, alors essentiellement historique, qui cette fois décrit et analyse avec rigueur et empathie les diverses composantes actuelles de ce " village " dans la ville.

Ce livre réussit la performance de pouvoir se lire avec autant de plaisir et de facilité qu'un roman tout en étant un ouvrage sociologique majeur. Il est d'une dimension universelle et nous ouvre les portes d'une autre façon d'approcher et de comprendre les nouvelles problématiques de la vie urbaine en ce XXI ème siècle.

Thierry Arcaix, né à Figuerolles en 1954, est docteur en sociologie, après avoir été instituteur. Il est également titulaire d'une maîtrise en sciences et techniques du patrimoine ainsi que d'un master 2 en sciences de l'information et de la communication.


L. Shena - Les Héritiers de Lusilière

Le roman Fantasy a ceci de particulier qu’il franchit les frontières du temps. Non inscrit dans une époque précise, car les abordant toutes, du médiéval au moderne, non limité dans un espace connu, car se développant dans un imaginaire enchanté, délivré de la vraisemblance, il mêle aventure, magie, épopée, métaphysique et lyrisme. De plus l’écriture précoce et passionnée de  Lily Shena s’est probablement enrichie au contact des différentes cultures qu’elle a rencontrées dans les pays où elle a vécu : Tchad, Brésil, Canada, Japon. Née à Montpellier en 1987, elle vit aujourd’hui en Australie et fait paraître son roman «Les Héritiers de Lusilière» en trois volumes «Le Jeu de l’Âme Vouée», « Les Âmes Destinées», «Les Territoires d’Iss». La trame du suspens se tisse autour de légendes, de combats, de maléfices, de rebondissements... Le rythme étant proche de certains jeux vidéos chers aux jeunes générations. Lily Shena entraîne le lecteur dans un univers original et poétique, fabuleux et chimérique. Son imaginaire, nous dit-elle, s’amplifie à l’écoute de la musique de la violoncelliste Sonia Wieder-Atherton, qu’elle admire. C’est probablement aussi l’iconographie des peintres surréalistes, telle Susan Seddon Boulet, qui stimulent la fantaisie qu’elle offre au lecteur.  

Tout peut changer de Naomi Klein

Tim Flannery, militant écologiste expose le problème on ne peut mieux : «les combustibles fossiles sont un capital que d’autres êtres vivants (...) laissent en héritage à l’humanité. Ce sont des vestiges fossilisés d’êtres vivants qui ont trépassé il y a des millénaires... Leur place se trouve dans le sol où elles remplissent des fonctions écologiques importantes. Le charbon fixe dans le sol non seulement le carbone rejeté dans l’air par les plantes mais bien d’autres substances toxiques. Il agit comme une éponge naturelle qui absorbe de nombreuses substances dissoutes dans la nappe phréatique dont l’uranium, le cadmium et le mercure.»

Naomi Klein, dans son livre réquisitoire «Tout peut changer», poursuit « si le charbon est extrait et brûlé, ces éléments sont relâchés dans l’écosystème environnant et finissent par gagner l’océan où ils sont absorbés par le krill et le plancton, puis par les poissons et enfin par l’être humain. Le gaz carbonique produit par la combustion du charbon est quant à lui rejeté dans l’atmosphère contribuant au réchauffement planétaire...»
Depuis 1998, année de création du groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) dont la mission est d' : « évaluer, sans parti pris et de façon méthodique, claire et objective les meilleurs informations d'ordre scientifique, technique et socio-économique» du monde entier sur le climat, seuls quelques climatosceptiques réfutent le rôle des énergies fossiles et des gaz à effet de serre qu’elles génèrent dans les changements climatiques. Mais si le constat est largement partagé, les volontés pour faire face au problème et inverser ou stopper les hausses de température prévues, sont quant à elles, sinon absentes, du moins timorées, en tout cas bien en deçà de ce qu’elles devraient être. Ainsi après les différents rapports, sommets, accords, protocoles, conférences, négociations... La courbe des températures, loin de s’inverser, poursuit sa course vers le haut, et sont examinées à présent les conséquences d’un tel réchauffement climatique.
Pour notre région, les conséquences ont été analysées par divers organismes : outre l’élévation des températures et ses effets sur les écosystèmes, la flore, la faune, la biodiversité... les risques d’incendies pourraient être sérieusement revus à la hausse du fait du dépérissement de certaines essences forestières. Les ressources en eau pourraient être menacées du fait de la raréfaction des précipitations prévue. Une élévation du niveau de la mer a déjà commencé avec toutes ses conséquences sur un littoral fragile et dédié au tourisme. Les événements météorologiques extrêmes - canicule, inondation, coup de mer... - pourraient être plus fréquents.

Inondation, 17 septembre 2014

En Languedoc, les vents chauds venus de Méditerranée se heurtent en automne à l'air froid des Cévennes, entraînant des périodes de pluies diluviennes. L'automne 2014 restera dans les mémoires pour l'intensité des orages et la gravité des dévastations.

Inondation, 17 septembre 2014, un témoignage intime et bouleversant à partager dans un récit de la Montpelliéraine Françoise Renaud.

Le 17 septembre 2014, le village de Saint-Laurent-le-Minier a subi un événement sans précédent. Une vague de boue, issue d'un ruisseau appelé Naduel, l'a submergé, causant d'impressionnants dommages, détruisant des ponts, emportant des jardins, dévastant des maisons. L'écrivain Françoise Renaud venait de quitter Montpellier pour s'installer dans cette vallée. Elle a raconté ce qu'elle a vu (elle était aux premières loges) et vécu durant cette période hors du temps ordinaire. Une catastrophe, un bouleversement.

« Les premiers jours dans la vallée, on avait l'impression que ce n'était plus le même pays à cause de l'élargissement de l'espace, de l'absence des arbres, du rocher subitement apparu. Et puis autour, ce saccage. » 

L'épisode a été violent, du jamais vu, à inscrire dans les annales. Pour l'écrivain, il est naturellement devenu matière d'écriture. Elle a écrit pour les gens, pour raconter le choc, le chaos, et puis la solidarité.

« Après la sidération, on s’est tous mis au travail. Les semaines qui ont suivi restent inoubliables : effervescence, solidarité, liens entre hommes et femmes de ce lieu indéfectiblement tissés... 

Aujourd’hui, quand nous nous rencontrons et en parlons, nous nous embrassons et parfois nous pleurons. J’ai voulu refléter l’intensité de cet épisode à travers un texte personnel qui met des mots sur l’expérience traversée, la rend commune à tous et garde vivant le souffle qui nous a habités durant un automne qui ne ressemblera jamais à aucun autre.»

En effet, ce livre donne à entendre le fracas de l'eau et des arbres arrachés, à voir l'obscurité, à imaginer l'homme emporté par la vague sur le pont de la mairie. Poignant, bouleversant, voilà ce que disent les lecteurs. 

Les encres de Marie-Lydie Joffre – une plasticienne montpelliéraine qui aime plus que tout faire circuler ses œuvres et partager avec le monde – accompagnent les mots : mouvements fluides, fentes et fissures, arrachements végétaux.

Inondation, récit, illustrations Marie-Lydie Joffre, collection Petites Proses, décembre 2014, 122 pages, 8€.

On peut le commander auprès de l'auteure www.francoiserenaud.com

et vers Amazon pour toute commande 

Festival BD Jetez l'encre

Ce 17e festival international de la BD Jetez l’Encre à Fabrègues a été, cette année, un franc succès. En plus du temps, le public était présent, très nombreux, au cœur du village vacances de Domaine du Golf. 42 auteurs se sont prêtés au jeu de la dédicace, discutant avec les fans et parfois même, donnant des conseils à des novices du dessin.

Une très bonne ambiance familiale a rendu agréable les divers animations pour enfants : la médiathèque de Fabrègues Léon Guizard avait son antenne pour faire dessiner les plus petits autour du personnage de Rantanplan du président Michel Janvier ; les cours de dessins qu’organisait l’association Kick’Art ont eu l’intérêt des jeunes dessinateurs. Et pour le bonheur de tous, une balade en calèche a permis de découvrir ce village tout en verdure.

Le samedi soir, après l’inauguration en présence du maire de Fabrègues Jacques Martinier, du maire de Pignan Michelle Cassard et du maire de Sussargues Eliane Lloret, le prix du "meilleur auteur jeunesse“ a été remis à Thierry Capezzone et le prix du "meilleur auteur adulte“ à Claude Pelet.
Durant tout le mois de septembre, vous pourrez visiter l’exposition des dessins de Jim exposés à la mairie du village.

Emmanuelle Grimaud

Méditerranées

Dans le sillage des aires marines protégées méditerranéennes
272 pages + couverture, imprimé sur papier 170gr

Les auteurs

Renaud Dupuy de la Grandrive et Mathieu Foulquié :
Naturalistes, biologistes marins et photographes, l’un gestionnaire d’une aire marine protégée à Agde, l’autre ingénieur milieu marin dans une société, ils parcourent aussi le monde entier et en particulier les rivages méditerranéens protégés depuis une vingtaine d’années …

Le livre

« Méditerranées » est un ouvrage de photographies sous-marines, littorales et parfois aériennes sur le thème de la Méditerranée des aires marines protégées (AMP) et de certains lieux d’importance pour le patrimoine naturel marin.
Les rivages d’une quinzaine de pays de l’ensemble du pourtour méditerranéen sont abordés y compris les moins connus et peu accessibles tels que la Libye ou la Syrie. "Nous avons ainsi photographié bien des lieux secrets de certaines régions des pays du Sud, et de l’Est de la Méditerranée ou du Nord (Albanie par exemple), pays qui n’avaient que rarement ou jamais vu des plongeurs sous-marins. Mais les rivages de sites moins sauvages, néanmoins protégés et parfois surprenants sont aussi dévoilés tels que Monaco ou le Cap d’Agde.
Au gré des régions abordées à partir d’images ou de textes courts, notre souhait est de faire découvrir les richesses naturelles des AMP ainsi que les hommes et les femmes qui les font vivre, qui en vivent ou qui en retirent du plaisir, tout simplement. 
Notre objectif est également de faire de cet ouvrage une invitation au voyage pour révéler les autres facettes de certains de ces pays sous le feu d’une actualité très politique. 
Ainsi nous voulons associer des images sous-marines à des paysages littoraux avec des vues aériennes et des touches, de ci, de là, de belles rencontres avec des gens de mer … 
» en savoir plus : le site internet du livre - la page facebook du livre

Editeur : L’association biEAUdiversité qui a pour but de développer des actions dans le domaine de la valorisation de la biodiversité marine, lagunaire, fluviatile et lacustre par des moyens image, photographie et vidéo notamment.

Plus d'articles...

100 lieux curieux

La sétoise Laure Gigou, ancienne conservatrice des Musées de l’Hérault, sort un ouvrage qui va passionner les amoureux de la région : Hérault : 100 lieux pour les curieux.
L'Hérault est un département touristique avec deux grands sites, trois monuments classés au patrimoine mondial, un patrimoine mondial immatériel. De plus, toutes ses villes méritent le détour. On ne sait où donner de la tête !
Mais au-delà, on peut encore trouver des coins méconnus ou moins connus, même à l'intérieur de ces grands pôles touristiques. L'homme y a vécu depuis très longtemps. Puis il a dressé des dolmens, des menhirs ou des statues menhirs. Savez-vous qu'en Languedoc, il y a plus de monuments mégalithiques qu'en Bretagne ? 

Les Romains ont également laissé leurs traces, avec la voie domitienne d'abord, mais aussi avec la villa gallo-romaine.
Méconnue, la période médiévale a laissé de grands travaux admirables avec l'étang asséché de Montady, dont les drains médiévaux fonctionnent encore. Des monastères très anciens, rappellent les règles austères des premiers chrétiens. Partout, vous découvrirez des sources miraculeuses, des saints bienfaiteurs. Les réformes monastiques entraînèrent l'hérésie cathare, jusqu'aux prémices de la croisade albigeoise : « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! ».

Les trésors de fresques romanes ou de la Renaissance, les retables sculptés, sont des bijoux hors du commun.

L'aqueduc de Castries construit pour les jardins de Le Nôtre, le pont de Gignac avec sa maquette, les meuses de Cazilhac, la marquise de la gare de Bédarieux ou le puits de charbon de Camplong attireront votre attention. Vous pourrez découvrir des techniques oubliées, les moulins, l'exploitation du charbon, les mines de plomb argentifères, les carrières de pierres lithographiques.
Frédéric Bazille, Antoine Injalbert, Paul Dardé, Molière, Ermengarde de Narbonne, la marquise de Ganges, Bonaparte, Montgolfier, la reine d'Italie et même un assassin : Jean Pomarède vécurent ou vinrent mourir dans l'Hérault.
Laure Gigou promet étonnements et découvertes, même dans les lieux les plus connus et les plus fréquentés.  » disponible chez amazon