Le Grand Montpellier et ses Peintres

par Alain Laborieux/Robert Faure - Editions du Papillon Rouge

Depuis le XIIe siècle, Montpellier est un lieu de brassage, une ville savante, bourgeoise, raffinée où l’art a pris une place remarquable. Le nombre des peintres qui y sont nés, ou y ont vécu, est ainsi devenu très important au fil du temps. Citons par exemple Raoux, Ranc, Bourdon, Vien, Cabanel, Glaize, Bazille, Castelnau, Leenhardt… ou plus près de nous Dezeuze, Pradalié et Bioulès… qui ont immortalisé sur leur chevalet la capitale languedocienne. Un hommage rendu aux peintres qui sont nés ou ont vécu à Montpellier

En 1779, quelques Montpelliérains fondent même une Société des Beaux-Arts et posent les bases d’un musée qui, avec François-Xavier Fabre, deviendra l’un des plus riches de province ; si bien qu’en 1888, Van Gogh et Gauguin, séjournant alors à Arles, viennent le visiter.

Pour la première fois, un livre rend hommage à tous ces peintres de talent qui ont laissé de leur ville-lumière un regard, un souvenir, une impression… En tout cas, une vision impérissable. 

Disponible à partir du 3 novembre 2017

Joseph Delteil

"La Delteilherie est le domaine imaginaire de ma création, comme la Tuilerie de Massane est le domaine réel où je vis... Ah! La Tuilerie, je n'y suis pas né, mais je considère que c'est ma maison sur la terre. C'est celle où j'ai le plus souvent habité, celle où j'ai fait ma coquille, comme un escargot... "
Joseph Delteil, né le 20 avril 1894 à Villarenval dans l’Aude d’un père bucheron et d’une mère illettrée, sera très vite attiré par l’écriture. Installé à Paris dès sa démobilisation en 1919, il rencontra le succès dès ses premières publications, «Le coeur grec» et «Le cygne androgyne» qu’il dédia à Henri de Régnier qu’il visitait souvent. Après le succès d’édition de «Sur le fleuve Amour» et de «Choléra», Aragon le présenta à André Breton. Il resta proche du mouvement surréaliste jusqu’en 1925, date à laquelle il en est exclu après la parution de sa «Jeanne d’Arc». Il se lie d’amitié avec Pascin qui projetait d’illustrer «Don Juan» mais qui se suicide le 2 juin 1930, ainsi qu'avec Henry Miller, Robert et Sonia Delaunay...
Souhaitant renouer avec ses racines paysannes, Delteil projette de se fixer près de Montpellier. Séjournant d’abord à Gigean dans la propriété de Mme Bouscaren, il se porte acquéreur de La Tuilerie de Massane, propriété proche de Grabels. C’est dans ce domaine, qu’il baptise «La Delteilherie», qu’il vivra jusqu’à son décès le 12 avril 1978. «La cuisine paléolithique» et «La Delteiherie», ses deux derniers ouvrages lui apporteront la reconnaissance littéraire.

La REVUE SOUFFLES organise le Grand Prix de Poésie Joseph Delteil
date limite d’envoi des manuscrits: 31 décembre 2017
Ce prix est destiné à couronner un manuscrit (poèmes ou prose poétique) dont la sensibilité et l’écriture poétique suscitent une émotion esthétique profonde et durable.
40 poèmes maximum / format A4
L’œuvre primée, sera éditée et le lauréat en recevra 100 exemplaires (valeur 1000 euros).
Droits à concours : 30 euros.
Voir : Règlement de Prix

La REVUE SOUFFLES lance un appel pour sauver la Tuilerie de Massane à Grabels  
Au-delà des mots et de l’encre, il est des lieux poétiques de mémoire et de patrimoine à préserver.
La Deltheillerie, maison de l’écrivain Joseph Delteil, fait partie de ceux-là.
Rejoignez le Comité de sauvegarde en signant l’appel « UN NOUVEAU SOUFFLE POUR DELTEIL«   lancé par la Revue Souffles, avec le soutien de Pierre SOULAGES, Fabrice LUCHINI, Christian LACROIX, Catherine FROT, Vénus KHOURY-GHATA, Jean-Claude DROUOT, Françoise BOB TER SCHIPHORST, Salah STETIÉ, Jean-Baptiste HUGO, Madeleine ATTAL…

Pour signer la pétition cliquez ICI

« Je serai compris dans trente ans. Dans trente ans quand reviendra le règne de l’instinct. »

crédit photos Bob Ter Schiphorst et autres

Thierry Metz : Poésies de 1978 à 1997

Né en 1956, Thierry Metz a choisi en 1997 de poser sa plume et de nous fausser compagnie. Pour la vingtième année de sa disparition les éditions Pierre Mainard font paraître un ensemble de poèmes jamais parus en livre mais pour la plupart extraits de la revue Résurrection qu’animait Jean Cussat-Blanc. Celui-ci, le premier à croire en la force et la sincérité de cette parole simple et pourtant puissante, l’aidera à rentrer chez Gallimard  qui publiera Le Journal d’un manœuvre en 1990 et Lettres à la bien-aimée en 1995. Manoeuvre dans le bâtiment ou ouvrier agricole, Thierry Metz ne cessera d’écrire, de puiser dans les mots familiers, ordinaires, de bâtir une œuvre intense, souveraine, qui résonne encore longtemps après la lecture tant elle touche à une vérité profonde, à une authenticité déconcertante. Le drap déplié, Dolmen, Dans les branches, Terre, L’homme qui penche et d’autres textes encore qui offrent une poésie dans laquelle les mots, les images, les rythmes et les silences sont ciselés comme des pièces d’orfèvrerie. 

Michel Puech



Ainsi fait
rien ne conspire
comme le mot

Obstacle à tout
au seuil
à l’issue
à rien
dans une langue
qui n’aura vu que son sommeil

une main
servant d’appeau

 

Thierry Metz
Poésies de 1978 à 1997
Editions Pierre Mainard
Texte hommage de Thierry Courcaud

 

Des arbres & des hommes

Architecture et marqueurs végétaux en Provence et Languedoc

Cette deuxième édition "Des arbres et des hommes" est considérablement enrichie tant en photos entièrement renouvelées (qu'en citations d'auteurs occitans, remarques et analyses diverses.

Pourquoi le cèdre est-il toujours associé aux prestigieuses propriétés et le micocoulier aux modestes chapelles romanes ? Pourquoi le figuier, le cyprès, la treille ont-ils inspiré tant d’écrivains de langue d’oc, alors que le platane et le marronnier les ont laissés indifférents ? Pourquoi des espèces remarquablement adaptées au climat méditerranéen tombent-elles peu à peu dans l’oubli et pourquoi cet engouement effréné pour le palmier ? C’est que les arbres n’ont jamais été plantés par hasard. Certains, par leur forme, leur feuillage, leur odeur – par leur histoire et leur charge symbolique aussi – parlent aux humains plus que d’autres : les arbres sont porteurs d’une sociologie qu’il est passionnant de décrypter. La vocation de ce livre est donc d’initier à une lecture culturelle des arbres utilisés dans le Midi près des architectures traditionnelles (maisons de village, maisons bourgeoises, masets, cabanons,
portails, puits, tombes), et d’analyser leur évolution en usage contemporain. Leurs noms, leur évocation dans la littérature occitane, leur place dans le discours ou les dictons populaires apportent un éclairage inédit sur les paysages méditerranéens. Héritiers d’une culture ancienne ou témoins plus récents du rang social des propriétaires, aimables fournisseurs d’ombre ou orgueilleux étendards municipaux, les arbres ont beaucoup à nous apprendre… sur les hommes.
Dis-moi ce que tu plantes, je te dirai qui tu es.

Format : 17x24 cm, 364 pages, ~800 photos couleur Prix : 28 euros
Éditions EDISUD

 

Josiane Ubaud

Lexicographe et ethnobotaniste en domaine occitan (Languedoc et Provence), Josiane Ubaud étudie le lexique des plantes et le regard que l’homme occitan porte sur son environnement, par l’analyse des textes littéraires et des enquêtes sur le terrain. À travers des conférences sur la végétation méditerranéenne, des articles, des sorties botaniques ou des émissions de radio, elle essaie de faire partager sa passion pour les plantes et les paysages, toujours en liaison avec la culture et la langue d’oc.

 

 

Des oreilles d’éléphant dans mon jardin

Sortie du livre illustré le 12 mai 2017
Des oreilles d’éléphant dans mon jardin - Bestiaire botanique des plantes tropicales -
Deuxième livre des Éditions A2MIMO
Collection Dans mon jardin
Textes de Véronique Cauchy
Illustrations d’Izumi Mattei-Cazalis

Quel est le lien entre des oreilles d’éléphant et un jardin ? Une plante appelée communément l’alocasia. Point de mystère sous ce nom vernaculaire ou nom commun se cache en fait une plante au nom à tiroirs, unissant le monde animal et végétal. Saviez-vous que nombre de plantes portent le nom d’un animal ?

Pour découvrir l’origine de 11 plantes tropicales aux drôles de noms d’animaux, entrez dans l’univers de ce bel ouvrage écrit avec humour et poésie par l’auteure jeunesse Véronique Cauchy et les illustrations fantastiques d’Izumi Mattei-Cazalis.
Destiné aux enfants dès 9 ans, Des oreilles d’éléphant dans mon jardin est le 2eme tome de la collection «Dans mon jardin» à paraître en mai.
11 plantes présentées (oreille d’éléphant/alocasia, oeil de paon/trigidia, bec de perroquet/balisier...) Album 30x23 cm, cartonné - 48 pages - Prix indicatif : 20 euros - Distribué par Makassar

 

Illustratrice
Izumi Mattei-Cazalis vit en région parisienne. Formée aux écoles d’Arts Appliqués Duperré et Estienne, elle fait de la créativité son crédo.
Elle mène simultanément une carrière de Design graphique, d’artiste graveur, de céramiste et d’illustratrice. Elle a travaillé pour les Éditions De la Martinière et pour les Éditions Dangles.

Auteure
Véronique Cauchy vit dans l’Hérault. Avant d’écrire pour l’édition jeunesse, elle a dirigé une entreprise de ressources humaines. À la naissance de ses enfants, Véronique se lance dans l’écriture. En 2007 elle sort son premier album, Une chose incroyable, exceptionnelle, extraordinaire chez Circon exe, qui reçoit le prix Croq’livres (2008). Elle a travaillé pour
Gulf Stream éditeur, L’École des loisirs, Mijade, Kilowatt, Larousse...

 

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. / www.a2mimo.fr
Annie Collomb Pignol 06 61 52 22 79

« Tu aimeras ton prochain comme toi-même » de Blandine Rouger

« Tu aimeras ton Prochain comme Toi-Même » est le titre du dernier roman de Blandine Rouger, Poussannaise depuis quarante ans, après avoir vécu ses plus jeunes années à Montpellier et à Sète.

 Entourée par des parents attentifs à son épanouissement intérieur et à sa découverte du Monde, elle grandira, dans une ambiance de partage, bercée par deux tendances familiales complémentaires. Elle aura aussi la chance de se poser à Poussan en découvrant alors un environnement accueillant, riche d’échanges et de rencontres. " Élevée dans des valeurs d’entraide, j’ai toujours été portée par cet esprit bienveillant. D’autant que voyageant beaucoup, et souvent dans des conditions simples avec ma famille et mes amis, j’ai pu apprécier la beauté de notre planète et acquérir ainsi une ouverture d’esprit qui m’a permis d’explorer aussi mon moi-intérieur et la richesse de celui des autres." , précise Blandine.

Plus tard, elle obtiendra son DESS de droit, s’épanouira dans sa profession, créera des amitiés solides et fondera une très belle famille. Mais côté littérature, si déjà très jeune elle aimait écrire des discours et des poésies, elle eut un déclic le jour de l’épreuve de Français du BAC. Elle découvrait alors qu’en fermant les yeux, en se concentrant, lui parvenaient les mots et les idées pour les mettre en page, la possibilité de retranscrire ce qu’elle ressentait et ce que son imaginaire lui dictait. Après avoir commencé un premier livre, elle dut attendre la conjugaison de différentes expériences vécues qui ne la laissèrent pas indifférente : un mariage dans son village, des observations lors d’un vol, Paris/Montpellier furent déterminantes.

Il lui fallait fixer l’instant, lui donner forme et vie avec sa vérité : "Je me suis saisie de mon billet d’avion pour écrire fiévreusement toutes les pensées que cet événement déclenchait dans ma tête à cet instant précis… Ce moment-là, béni, ce fourmillement d’idées, instant de grâce, il ne fallait pas le laisser s’échapper… En quelques minutes, Mr Pills avait pris vie. Et le lien avec les mots entendus lors du mariage de l’été précédent m’apparut comme une évidence troublante, et si cohérente. Il ne me restait donc qu’à modeler par écrit, les mois suivants, le destin si étrange de Mr Pills…."

  Car Blandine désire transmettre, donner du plaisir aux lecteurs et développer leur imaginaire en leur diffusant un certain espoir dans l’avenir qui est très souvent riche de rencontres : « Un message sur la nature humaine qui veut s’échapper du dictât de la norme. Un dictât qui s’impose aux femmes…Et également aux hommes, aux prises avec l’évolution de la société et qu’il ne faut pas oublier, eux non plus… Malgré les apparences…Et les apparences, il ne faut pas se fier qu’à elles. Toute personne, malgré sa carapace, a de la bonté au fond d’elle, une sensibilité, qui, lorsqu’elles se révèlent la rendent très attachante. »

" Et quand cette personne a peur de se retrouver face au miroir, elle a, elle aussi, une seconde chance. Qu’elle devra saisir avec sa sensibilité." C’est l’évolution qui permettra à Mr Pills de se transformer : "ce très bel homme de trente-neuf ans, français aux yeux clairs, au visage fin, de haute taille, à l’élégance sophistiquée et à l’allure athlétique, remarquablement intelligent…mais misogyne, vaniteux, exécrable avec tout le monde, va contribuer, pourtant, à de bonnes choses. Rencontres et relations lui feront lâcher prise. Et retrouver l’essentiel.«"

Et Mr Pills aurait pu être une femme : « Car pour chacun d’entre-nous, rencontres et découvertes sont la plupart du temps enrichissantes : "Derrière tout échange, toute relation, il y un optimisme qu’en général la vie nous réserve. C’est le côté magique de la vie" .

 Si pour Blandine, écrire est une façon de rendre hommage à ceux qui lui sont proches, une façon de remercier ceux qui ont partagé son chemin tant dans sa vie familiale qu’affective, « Tu aimeras ton Prochain comme Toi-Même » vous emportera dans une bien étrange expérience, à un rythme trépidant, en découvrant le beau voyage initiatique que Mr Pills a mené avec succès, pour renouer avec un passé enfoui, plongeant dans l’ombre de ce qui était le soleil de lui-même.

Le livre de Blandine Rouger est en vente sur Amazon : https://www.amazon.fr/

Vous pouvez aussi l’acheter au « Kiosque » à Poussan, où le 21 mai, Blandine vous accueillera pour une matinée dédicace. Et bientôt le livre sera disponible dans certaines librairies du Département. En attendant, pour en savoir plus sur le livre et son auteur : http://aufilsdelalune.wixsite.com/aufilsdelalune

Du narcissisme de l'art contemporain

Alain Troyas et Valérie Arrault sont tous deux, au sein de l’université Paul Valéry Montpellier III, agrégés en arts plastiques, maître de conférences et professeur. Ils signent tous les deux un ouvrage à charge : « Du narcissisme de l’Art Contemporain ». Les contempteurs de cet art dit « contemporain » sont souvent traités d’arrière-garde, de réactionnaires et de bien d’autres amabilités. Les deux auteurs, peu soupçonnables de tels maux de par leurs activités et leurs engagements, inscrivent leur ouvrage aux Editions L’Echappée dans la collection si bien nommée « Pour en finir avec », c’est dire leur peu de sensibilité aux arguments de modernité, d’audace et de liberté mis en avant pour qualifier cet art. Ils en dénoncent au contraire l’insignifiance et la redondance à travers plusieurs chapitres qui examinent successivement le vide, le banal, l’absurde, le déchet, le pornographique, la scatologie et le morbide qui constituent les caractéristiques de ses expressions, et ils en citent de nombreux exemples.

Ils posent l’Art Contemporain comme ensemble de pratiques en accord avec l’idéologie dominante, le libéralisme-libertaire et le « marché du désir » tel que les avait définis Michel Clouscard. L’art contemporain se veut en rupture dans l’histoire avec l’héritage culturel et dans l’éthique avec la tradition humaniste, mais dans sa recherche obsessionnnelle de la subversion et de la transgression, « il éclaire crûment l’exaltation de la libération du désir comme but et moyen que se donne le capitalisme pour maintenir son règne ». Si tout est art et rien n’est art, selon la déclaration de Yves Michaud, « l’artiste devient alors celui qui détient la vérité contre un monde extérieur, en l’occcurrence le grand public en retrait, et qu’il se donne pour mission d’éclairer ». Le libéralisme libertaire comme l’art contemporain prétendent que la liberté est dans le marché du désir, et donc « un individu libre est un individu supérieur et qui, par conséquent, n’a pas d’autre loi que son moi ».

Où acheter un beau tableau contemporain ?

Il est important de soigner l'apparence et la décoration de votre domicile pour vous y sentir bien. Si vous avez envie de faire l'acquisition d'un tableau contemporain, vous pouvez vous rendre sur le site de notre partenaire https://www.izoa.fr/95-tableau-contemporain. Vous y trouverez des tableaux sublimes qui pourront mettre en valeur votre intérieur. Chez izoa.fr, vous pourrez commander un tableau multicolore qui saura illuminer votre salon ou votre chambre. Après avoir commandé votre tableau, vous allez recevoir une toile éditée en impression numérique. Vous devez vous impliquer dans la décoration de votre appartement, car c'est le seul moyen pour vous y sentir bien. En investissant dans une décoration qui vous ressemble, cela vous permettra de passer des moments de détente agréables au sein de votre logement. Si vous avez un thème préféré, vous pouvez commander un tableau en lien avec ce thème pour avoir des éléments de décoration qui vous ressemblent. Notre partenaire commercialise aussi des papiers peints modernes. Vous l'avez compris, si vous souhaitez donner une dimension plus moderne à votre maison ou à votre appartement, notre partenaire est à votre disposition pour vous proposer l'offre qui vous correspondra le mieux.

M. P.

 

Du narcissique de l’art contemporain 
de Alain Troyas et Valérie Arrault aux Editions L’Echappée

Mémoires Vives - les thermes de Balaruc-les-Bains



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Le Personnel des Etablissements Thermaux était convié à la publication d'un livre fait "à deux mains " par Agnès Jeanjean, Ethnologue, pour les textes et Sylvie Goussopoulos pour les photographies, édité par PhotoSensible à Montpellier. Ce livre a été commandé par la Ville de Balaruc-les-Bains et un exemplaire a été distribué à chacun des anciens et nouveaux employés.

 

"Balaruc-les-Bains et le Thermalisme sont étroitement liés, et ce depuis l'Antiquité ; une histoire qui a, au fil des siècles, fortement marqué la commune et façonné son identité. Que serait notre ville sans ses Thermes ? Je n'ose l'imaginer. La mémoire collective balarucoise est identifiée à cette mémoire thermale.

Bien que largement tournée vers l'avenir avec l'ouverture en 2015 des nouvelles installations thermales, Balaruc-les-Bains, première station thermale de France, n'en oublie pas pour autant son passé. Si nous devons vivre avec notre temps, il est primordial de savoir d'où nous venons pour comprendre les enjeux du futur et rendre hommage aux savoir-faire d'antan.

Une volonté qui a, dans un premier temps, donné lieu à deux expositions, deux regards croisés sur la mémoire thermale balarucoise. Aujourd'hui ce travail se poursuit avec la publication de cet ouvrage, résultat d'une immersion dans l'univers thermal. Agnès Jeanjean, ethnologue et Sylvie Goussopoulos, photographe, sont allées au devant des curistes et des agents pendant près de deux saisons. Elles ont partagé leur quotidien, écouté leurs histoires de plusieurs décennies de travail au sein des thermes pour certains.

Un regard rare sur ces hommes, ces femmes qui font la "mémoire vive" du thermalisme balarucois" 

(extrait de la préface du livre écrite par Gérard Canovas - Maire de Balaruc-les-Bains).

 

Deux souriantes retraitées feuillettent "Mémoires vives" avec grand intérêt et des souvenirs jaillissent sur leur période de travail à l'Etablissement des Hespérides (qui s'apprête à être transformé) et à l'Etablissement Athéna au centre de Balaruc, détruit, qui sera remplacé par des logements et des bâtiments administratifs.

Le centre de la ville sera entièrement repensé et modernisé mais le Nouvel Etablissement s'élance, majestueux, tel un bateau en bordure de l'Etang accueillant chaleureusement des curistes heureux de ce modernisme. Les Balarucois ont une certaine tristesse d'avoir perdu ces "Thermes Athéna", ils avaient "fière allure" ; une belle consolation, le dôme de cet Etablissement a été récupéré et "trônera" au milieu du rond-point de la Despensière...

Madame Cuq, retraitée de l'Etablissement Thermal et son petit-fils sont heureux de poser pour "Thau-Info" lors de cette mémorable soirée.

Le livre "Mémoires Vives les thermes de Balaruc-les-Bains" est mis en vente à l'Office du Tourisme et à l'Etablissement Thermal"

Annick Pratlong

"André Gorz, une vie" de Willie Gianinazzi

En ces temps de débats politiques fastidieux et souvent soporifiques, alors que les enjeux sur les évolutions de nos sociétés devraient susciter réflexions novatrices et percutantes, il est une parution qui devrait intéresser les protagonistes : «André Gorz, une vie» de Willy Gianinazzi. Il s’agit de la première biographie d’un penseur atypique particulièrement lucide et précurseur. Il fut l’un des premiers annonciateur de la décroissance, profondément convaincu que l’essor économique basé sur l’extraction des ressources naturelles et l’exploitation outrancière de la nature ne pouvait mener qu’à une impasse et une dégradation des conditions de vie. Il fut à l’origine de la notion d’écologie politique, avançant l’argument que l’écologie ne pouvait se contenter d’un strapontin ministériel mais devait être le fer de lance de tout projet politique. Penseur autodidacte, il ne s’enfermait dans aucune conviction, sinon celle que le néolibéralisme, avatar du capitalisme pur et dur n’apportait rien de bon aux sociétés soumises au TINA (There Is Not Alternative). Ainsi sur la question du «revenu social garanti» qu’il appelait aussi «allocation universelle et inconditionnelle», appelé à présent «revenu de base» par certains candidats à la présidentielle, il revint sur ses premières analyses après un échange  avec Philippe Van Parijs. Dans la réponse écrite qu’il publie sous le titre «Allocation universelle : version de droite et version de gauche», il précise notamment les dangers que pourraient représenter une telle mesure déviée de ses objectifs originels. Ses réflexions ont porté essentiellement sur la place du travail dans nos sociétés modernes, et à ce titre il a même évoqué la troisième révolution industrielle et l’ébauche d’une autre économie échappant aux pièges de la dématérialisation et de la déshumanisation.
Au delà de ses ouvrages de réflexion sur le travail et l’évolution de nos sociétés, particulièrement dans leur rapport avec la nature, ainsi que de son travail de journaliste (le nouvel observateur, La gueule ouverte etc...), André Gorz a fait oeuvre d’écrivain avec notamment «Le traitre» et «Lettres à D.», déclaration poignante à son épouse Dorine, juste avant leur double suicide le 22 septembre 2007.
Willy Gianinazzi retrace la vie de ce penseur autodidacte et unique, né Gerhart Hirsch le 9 février 1923 à Vienne, prenant différentes identités jusqu’à celle de André Gorz et choisissant définitivement le français comme langue d’élection. Après une période d’oubli, ses ouvrages devraient nourrir le débat politique et proposer quelques balises pour une évolution positive de nos sociétés.

M. P.

Artaud et l'asile


En 1996 paraissait en deux tomes « Artaud et l’asile ». Ces ouvrages, alors épuisés, viennent de faire l’objet d’une réédition « corrigée, revue et augmentée », en un seul livre de quelques huit cent soixante pages. Il y est question d'Antonin Artaud, de son génie incontestable, de sa troublante lucidité, mais aussi de sa souffrance et de sa maladie, parfois si proche de la folie.
Les auteurs, André Roumieux, infirmier psychiatrique, Laurent Danchin, critique d’art spécialiste d’art brut, outsider et singulier et Jean-Claude Fosse, ont tous trois été très proches du docteur Gaston Ferdière. On pourrait se souvenir de ce dernier si l’émission Apostrophe de Bernard Pivot du 22 septembre 1978, s’était déroulée normalement et s'il avait pu y parler de ses relations avec Artaud. Mais cette émission est restée célèbre pour une autre raison : Charles Bukowski ayant passablement abusé du sancerre n’en respecta pas les règles et y fit un tel scandale qui effaroucha jusqu’à Cavanna qui, excédé, menaça de frapper « le vieux dégueulasse », oubliant par ailleurs qu’il avait contribué à le faire connaître en France.
Ferdière était alors poursuivi par les accusations que portaient sur lui les amis d’Artaud, lui reprochant d’avoir usé et abusé sur son patient de la sismothérapie, autrement dit, des électrochocs. Ferdière dirigeait l’hôpital psychiatrique de Rodez. Amateur d’art, poète à ses heures, il était proche des milieux artistiques et culturels, en particulier des surréalistes. Les amis d’Artaud qui désespéraient de voir sombrer et dépérir leur idole, lui demandèrent de le prendre en charge. Artaud arriva à Rodez le 10 février 1943. Ferdière le sauva probablement d’une mort certaine, tant à cette époque, de nombreux malades mentaux mouraient de faim et d’absence de soins. Il lui a permis, l’encourageant même, à renouer avec l’écriture.
C’est donc à une tentative de réhabilitation de ce docteur en psychiatrie hors normes que se sont engagés les auteurs. Ils en dressent un portrait étonnant et à travers analyses, entretiens et correspondances dressent un récit très riche en informations. C’est ainsi que nous y apprenons que c’est à Montpellier que s’est tenue, et ce fut peut-être une première, une exposition d’art d’aliénés - que Danchin préfère appeler « art singulier ». Ferdière raconte :  « ...pendant la guerre même, j’ai trouvé un bonhomme à Montpellier qui avait une petite galerie de tableaux [...] à côté de l’Oeuf... et je lui ai dit : « voulez-vous qu’on fasse une expo d’art d’aliénés ? » On en a fait une et qui a rencontré un véritable succès...»
Artaud et l’Asile Séguier éditeur
Voir aussi sur le net Gaston Ferdière, entretiens avec Laurent Danchin

M. P.

Au vent de révolte

Max Boyer, Lise Andréa, Michel Ségarra et Gaston Couté

Max Boyer, Lise Andréa, Michel Ségarra et Gaston Couté :L'association culturelle "SOUS L'AILE DES CHANSONS" se consacre à la promotion et la diffusion des œuvres de Gaston Couté et de ses successeurs dans les domaines de la chanson, de la poésie et des arts plastiques. Elle a produit le nouveau CD consacré aux poèmes de Gaston Couté mis en musique par Max Boyer et chantés par lui-même et par Lise Andréa, accompagnés au piano par Michel Ségarra. Un premier CD avait présenté quelques textes de ce poète éloquent et généreux malgré sa vie brève puisque né le 23 septembre à Beaugency dans le Loiret, il meurt à Paris le 28 juin 1911 à l’âge de 31 ans. Ecrivain, journaliste, poète et chansonnier précoce, c’est dans les cabarets de Montmartre qu’il connaît quelques succès. Anarchiste militant et pacifiste convaincu, il sera peu à peu écarté des scènes parisiennes par les bellicistes acharnés de ce début du XXème siècle qui finiront par réaliser leur rêve funèbre en 1914. Jusqu’au bout de sa courte vie il aura lutté sur les scènes qui voulaient bien l’accueillir et dans les journaux et revues telles La barricade et La guerre sociale. Tout en partageant la bohème de Satie, Carco, Mac Orlan, Max Jacob, Dullin, sûrement a-t-il croisé Apollinaire et Picasso. Il meurt dans le dénouement total alors qu’il devait paraître devant les tribunaux , poursuivi pour apologie de faits qualifiés crimes, après avoir écrit suite aux échauffourées du premier mai 1911 lors desquelles quatre policiers furent blessés : «Vous pouvez crever, tas de vaches / On n’ pleur’ pas les brut’s et les lâches !».
Victor Meric (1876-1933) qui fut un ami très proche de Couté, écrivit sur lui : «...Tout au long de cette œuvre vibrante, passionnée, circule la haine des préjugés et des superstitions religieuses, la haine des massacres guerriers, l’amour des misérables et des pauvres, l’amour de la terre… On comprend, quand on relit, aujourd’hui, ces poèmes et ces chansons, les ovations qui accueillaient le petit paysan, demeuré paysan, même à Montmartre. Et on comprend aussi le boycottage savant qui s’organisait autour de ce grand poète, d’ailleurs sans défense et qui cédait ses chefs- d’œuvre pour un louis...».
La poésie de Gaston Couté a été chantée et l’est encore par nombre d’interprètes. MAX BOYER est un de ceux-là, qui le chante avec justesse et sincérité, jusqu’à ses paroles patoisantes qui loin de paraître surannées et insolites, ajoutent à la poésie un imaginaire riche et mélodique. Max Boyer le chante sur des musiques originales de sa propre création, subtiles et élégantes, qui marquent les textes d’une certaine intemporalité, que soulignent encore les arrangements que Max a signés avec Michel Ségarra, et qui sont parfois ponctués de quelques évocations à Satie ou Chopin, mais aussi Brassens , Brel et Ferré . D’une solide discrétion, le piano, sous les doigts diligents de Michel Ségarra, accompagne et enrichit cette poésie ardente et audacieuse. La voix de Lise Andréa vient ponctuer le CD de notes un peu plus douces, même si les textes qu’elle dit ou qu’elle chante avec calme et délicatesse n’en demeurent pas moins implacables.
En 1907,  le maire de Saint Ay, où Couté était à l’école communale, lui demande de revoir les paroles de la Marseillaise, ainsi naîtra le poème la Paysanne qui s’achève ainsi :
 «...Semons nos blés, soignons nos souches !
Que l'or nourricier du soleil
Emplisse pour toutes nos bouches
L'épi blond, le raisin vermeil !...
Et, seule guerre nécessaire
Faisons la guerre au Capital,
Puisque son Or : soleil du mal,
Ne fait germer que la misère.»

Le CD se termine sur les chansons de  Alain Krezt, auteur-interprète grabellois, et de Bernard Dimey, autre probable digne héritier de Couté, tant pour la richesse de ses textes que pour son goût pour les boissons alcoolisées. Le CD est en vente sur le site de l'association Sous l'aile des chansons
Au Vent de Révolte, Max Boyer chante Gaston Couté avec Lise Andréa, accompagnés au piano par Michel Ségarra. Création graphique et maquette de Michel Puech.

Les oeuvres de Couté sont en accès libre sur le site.

M. P.