50 ans de football

par Daniel Monteil
publié aux Éditions Clair de Plume 34

 

"50 ans de football" n'est pas simplement un livre de mémoire, c'est aussi un témoignage sur le monde du football amateur vécu de l'intérieur. Un document qui incite à une belle réflexion sur le sport.

On proclame partout les vertus du sport : socialité, fraternité, émulation... Mais dans l'univers sur-médiatisé d'aujourd'hui, le sport ou ce qui s'affiche comme tel n'a plus grand chose à voir avec lui. Il est trop souvent devenu un marché avec ses professionnels de la performance et du spectacle. Les vedettes d'aujourd'hui sont surtout des modèles de superficialité, d'esbrouffe et d'immaturité. L'argent pollue tout. 

Les nombreuses qualités attribuées au sport tiraient leur essence d'une pratique amateur. Qu'en est-il aujourd'hui? Le livre de Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.llustre à merveille les dérives qui guettent le football à tous les niveaux, y compris les plus modestes. Vivant et vivifiant, ce livre rappelle malgré tout avec plein de bon sens que "le ballon sera toujours rond" pour le sport le plus populaire de la planète.

 

Né en 1947, Daniel Monteil est instituteur retraité. Lozérien de souche, il vit actuellement à Mèze dans l'Hérault. Fils d'enseignants, il a passé l'essentiel de sa première jeunesse à la campagne. Ensuite c'est la pension. Pas du tout "branché sport" à son arrivée au Collège de Marvejols (1958), c'est à l'internat qu'il rencontre le football, un football qu'il ne quittera plus. Joueur de petit talent, il s'impliquera du côté des dirigeants.

Il sera président "multifonctions" de Marvejols Sports de 1974 à 1979. Ensuite, jusqu'en 1982, il occupera le poste de secrétaire de club et celui de responsable de l'école de foot. Parallèlement, dès 1980, il dirigera la Délégation départementale de Foot Lozère pendant 8 ans, tout en continuant à pratiquer. Muté dans les Alpes-Maritimes, il assume la gestion des documents du stade de Vallauris (3ème division) de 1991 à 1996. 1998 : la France gagne sa première Coupe du Monde. C'est le retour en Languedoc-Roussillon. Depuis, plus de responsabilités officielles, mais on le voit souvent avec son appareil photo ou en spectateur, du coté du stade de la Mosson à Montpellier ou un peu partout sur les terrains de la région.

Des vignes aux tranchées, la grande guerre en pays biterrois

Un livre de Béatrix Pau publié par les éditions du Mont
par Bruno Modica

Des vignes aux tranchées 1

Les éditions du Mont sont situées à Cazouls les Béziers, dans un de ces bourgs de l’Ouest du département de l’Hérault à 13 km de la ville de Béziers. L’ouvrage présenté est l’œuvre d’une historienne Béatrix Pau, professeur dans l’un des deux grands lycées de Béziers, le lycée Jean Moulin.

Cet ouvrage va très au-delà d’une monographie locale sur la situation matérielle et morale de l’arrière pendant la Grande guerre. Il permet, avec une organisation thématique, de trouver des exemples extrêmement précis sur tous les aspects de la vie économique et sociale d’une ville – centre, implantée dans une zone agricole, marquée par la monoculture de la vigne.

Comme beaucoup de villes de cette taille, Béziers est un centre de recrutement, avec le 96e régiment d’infanterie, le 1er hussard et un détachement de la 16e section de commis ouvriers. La cité est alors peuplée par 52 000 habitants.

La ville mobilisée

La première partie de l’ouvrage traite de questions générales de la mobilisation et du maintien de l’ordre dans la ville, avec la création d’une garde civique volontaire en l’application des lois sur l’état de siège qui remonte du 9 août 1849. Les nouvelles officielles sont apposées dans différents lieux publics, et les officiers en charge de la place d’armes de Béziers ont cherché à tout moment à contrôler la propagation d’informations. Face à la mobilisation la population de Béziers n’a pas eu des comportements fondamentalement différents de ceux du reste du pays. La ville avait pourtant une assez mauvaise réputation depuis la mutinerie des soldats du 17e, lors de la révolte vigneronne de 1907. Cet épisode qui n’a pas été oublié, lors des premiers combats en Alsace en 1914, par les chefs militaires, et qui a contribué à entretenir la légende noire des soldats du Midi. Lire à ce propos, de Jean-Yves Le Naour, la légende noire des soldats du Midi. 

En réalité, la population biterroise, si l’on se base sur cet ouvrage, n’a pas agi très différemment, par rapport à celle d’autres régions de France. En matière de mobilisation, Béatrix Pau montre que les cas de désertion ont été extrêmement rares, et elle ne mentionne que deux exemples, en avril 1915.

Face aux réquisitions, prévues en temps de guerre, l’attitude de la population a été diverse. Les propriétaires fonciers ont pu être satisfaits car l’intendance payait est souvent très fort mais la lenteur des paiements, la priorité donnée aux agriculteurs pour conserver certaines de leurs bêtes, ont pu susciter des réactions de résistance. La nécessité de fournir les tranchées en « pinard » a conduit l’autorité militaire à procéder à des réquisitions massives entre le quart et le sixième des récoltes, entre 1915 et 1916.

La ville solidaire

Le deuxième chapitre présente la solidarité et la générosité qui se sont manifestées dès les premiers jours de la guerre. Les collectes des différents comités de charités qui se sont constitués, la souscription aux emprunts de la Défense nationale ont été qualifiée de satisfaisants. 17 novembre 1914, et cela peut rejoindre la lutte contre les préjugés « anti méridionaux » évoqués plus haut, le préfet de l’Hérault qui est demandé aux maires du département d’inciter leurs administrés « à verser leur vin pour la patrie », met en avant le patriotisme mais aussi la vertu du vin et la qualité de celui du Midi. « Les enfants du Midi, en dépit de certaines légendes désormais abolies, atteste chaque jour l’héroïsme et la vigueur de votre race. Trop de mort glorieuse dont vous êtes fiers, en fournissent le témoignage incessamment renouvelé. Le vin a retrouvé son antique renommée. Demain, s’il vous plaît, il ira vers le front soutenir l’ardeur de nos soldats, ceux du Nord, d’Angleterre et de Belgique apprendront à le connaître, ceux du Midi seront joyeux de le reconnaître. Le triomphe du vin accompagnera la victoire de la France. »  Béatrix Pau a pu se livrer à un inventaire précieux des dons des propriétaires viticoles et des caves coopératives. Au 22 janvier 1915, l’œuvre du « vin aux soldats » avait déjà reçu 38 399 hl de vin. Si on ajoute cela aux réquisitions, il est possible de considérer que les biterrois ont été particulièrement généreux.

Dans le troisième chapitre, Béatrix Pau présente les conséquences de l’absence des hommes dans une zone agricole, avec une guerre qui commence quelques semaines avant les vendanges. Comme ailleurs, les femmes se sont mobilisées, ont assuré les travaux agricoles et certaines lettres montrent que si les hommes se préoccupent de la conduite des affaires, les femmes n’hésitent pas à demander des conseils à leurs compagnons partis au combat.

Comme ailleurs, la guerre a contribué à une évolution rapide des mœurs, à une restructuration familiale, à une augmentation du nombre de divorces. L’étude des correspondances montre des préoccupations très variées, celles qui relèvent de préoccupations économiques, l’inquiétude à propos de la fidélité du conjoint, mais aussi des demandes très précises de biens pour améliorer l’ordinaire.

Dans la deuxième partie, « vivre en guerre », Béatrix Pau dresse une sorte d’inventaire des difficultés croissantes que subit la population biterroise avec des signes croissants de pénurie. L’absence de pommes de terre a été durement ressentie par la population et en janvier 1917, le retard d’approvisionnement a pu représenter le chiffre de 64 000 wagons, retardés par la priorité accordée aux transports de troupes sur le réseau ferroviaire.

Les prix de tous les produits ont connu une inflation majeure, y compris le prix du vin aux litre qui double dès 1916. Le prix des produits de traitement de la vigne a également connu de très fortes hausses, notamment celui du sulfate de cuivre, [2] évidemment dont le prix attribué jusqu’en 1916. L’intervention de l’État a jeté les bases de ce que l’auteur rappelle un État-providence, avec de fortes incitations à la mise en culture de terres pour les céréales, avec fourniture des semences, mais aussi le développement d’allocations de secours. La partie qui concerne les fraudes à propos de ces allocations est également extrêmement intéressante. Près de 10 000 demandes d’allocations de secours ont été déposées, ce qui représente tout de même 17 % de la population de Béziers. Les cas de fausses déclarations, sont loin d’être négligeables.

À propos des distractions, les biterrois, ont pu pendant la guerre profiter de la réouverture des salles de spectacles à partir du 14 novembre 1914. Les programmes dans les salles de cinéma étaient soumis au visa de l’autorité militaire. Les spectacles lyriques très prisés par les biterrois avant-guerres ont quand même vu leur fréquentation baisser, en raison de la cherté de la vie et c’est surtout le sport qui a permis d’oublier les difficultés liées à la guerre.

La ville meurtrie

La troisième partie montre comment la population à affronté la mort. Le tableau comparatif des biterrois morts pour la France par rapport au total national montre que c’est surtout pendant la première année de la guerre que le tribut a été le plus lourd. Plus de 27 % par rapport à une moyenne nationale de 20,5 %. Pour les autres années de guerre, à l’exception de 1917, les pourcentages sont équivalents.

Ce tableau de Béziers pendant la guerre permet de retrouver un environnement qui nous est familier, celui de ce que l’on appelait « le bas Languedoc viticole ». En réalité, ce bas Languedoc viticole n’existe plus vraiment. Les mouvements de population, la part de plus en plus nombreuse des nouveaux arrivants issus d’autres régions, dans les villages languedociens, ont considérablement modifié la physionomie de cette ville qui a pu être la locomotive économique du département jusqu’au milieu du XXe siècle. Elle ne l’est plus aujourd’hui.

Bruno Modica

Abradacactus

Abradacactus (Le Monde Merveilleux des Florafés t. 1) par [Diané, H.F.]Quand H-F Diané écrit pour les enfants.

C'est bien pour que les 5/6 ans le lisent que M. H-F Diané a écrit et illustré l'histoire d'Abradacactus, un petit ouvrage édité chez Flam à Sète. On peut penser que ce livre peut être lu par un proche pour distraire les plus jeunes qui ne dorment pas à l'heure de la sieste ou quand le marchand de sable, le soir, tarde à se manifester. Mais c'est bien de lecture qu'il s'agit. C'est bien l'intention de l'auteur et il a ses raisons pour cela.

Car si H-F Diané vit à Montpellier (où il travaille à la librairie Sauramps), il est originaire de l'Afrique de l'ouest. Ce trentenaire cultivé et ouvert a connu dans son enfance la République démocratique du Congo, la Côte d'Ivoire. Oublie-t-on jamais le pays de son enfance ? Jusqu'à l'âge de onze ans, il a vécu, non dans de grandes métropoles, mais dans de petites agglomérations aux maisons avec jardins. Et la nature de cette partie de l'Afrique : abondante, luxuriante, généreuse. Il en retrouve l'écho au Jardin des Plantes de Montpellier. Et puis ce fut l'école, l'université Paul Valéry, et l'étude des langues, anglais, espagnol, italien. Nous voilà loin de l'image convenue de l'Afrique, ses conteurs, ses griots. A la faculté des Lettres de Montpellier, H-F Diané a soupesé le sens des mots, scruté les mécanismes des syntaxes, observé les différents modes d'expression. Car il voulait devenir écrivain. Il l'a su très tôt, dès l'âge de douze ans. Le ressenti d'une nécessité intérieure. Appel qui l'a conduit aujourd'hui à être "auteur-illustrateur" à compte d'auteur après mésentente avec les éditeurs "traditionnels". Il est vrai que le marché du livre est en crise, mais pour les enfants, il en va tout autrement. D'autres facteurs entrent en jeu.

La littérature pour enfant se porte bien. Parce que les parents mettent des livres à la portée des tout-petits. Ils cultivent leurs impressions d'enfance. Et puis, l'imaginaire enfantin doit-il être peuplé par les représentations stéréotypées et parfois stressantes des histoires cathodiques ? Il est d'autres émotions à susciter chez les moins de 12 ans. Et le petit volume sorti des presses sétoises s'y prête à merveille. L'éditeur a bien rendu le dessin épuré des personnages et des objets et leurs coloris gais : même la méchante fleur carnivore est rouge. Car, il était une fois, dans le monde merveilleux des Florafés, un petit magicien coiffé d'un étrange chapeau en forme de cactus. Qu'est-ce que les Florafés ? Ce sont "des petites créatures, des fleurs et chacune a un pouvoir particulier". Elles vivent dans le Village Fleuri et habitent dans de petites maisons en forme de coquilles d'escargot appelées "colimaisons". Et le dessin des colimaisons, en regard du texte, réjouira plus d'un regard juvénile. Le petit magicien était très étourdi, se trompait dans le choix des formules, confondait magie et jardinage.

Un jour, Abradacactus apprit un nouveau tour. Alors ? Alors, le petit homme qui aborde sa sixième année en saura plus en lisant la suite, plongé dans un monde clair, frais et… comment dire ... poétique. Poétique, voilà.

Hervé le Blanche

Yvon Bergon : Comment travailler le bambou

Après avoir fait son apprentissage aux établissements Cogolin, dans le Var, jusqu’en mai 68, Yvon Bergon s’installa à Anduze, près de la Bambouseraie de Parafrance. C’est ainsi qu’il a mis au point les techniques de mise en forme, en particulier celle du brûlage, qui lui permirent d’utiliser les bambous locaux, différents des bambous d’importation jusque là employés pour la fabrication de divers objets et de meubles. Jusqu’à la fin de son activité à la Maison du Bambou, il perfectionna son art et ses techniques. A son grand regret il n’a pas pu transmettre son savoir-faire. «Cet ouvrage pourrait au moins faire revivre cet artisanat disparu depuis mon entrée dans la retraite. Mon voeu le plus cher serait que cette méthode puisse donner le goût et l’envie à tous ceux qui liront ce livre, de tenter l’aventure, et qu’au fil du temps cette théorie s’enracine dans l’empire du Levant et en Europe. Il serait dommage que ce savoir-faire tombe dans l’oubli.» Et nous ne pouvons qu’approuver cette dernière appréciation.
 Dans un ouvrage abondamment illustré, Yvon Bergon aborde avec détails et précision les différentes variétés de bambous dont les plus appropriées à cet artisanat. Les successives étapes du travail, la coupe, le séchage, la conservation, le brûlage, les mises en formes -courbures ou redressement- sont ensuite décrites ainsi que les différents outils utilisés. Il guide enfin l’amateur ou le futur professionnel dans la fabrication de divers meubles, tables, fauteuils, lits, étagères etc...

M. P.

Livre de recettes Les Graulinades

Quand Frédéric Alacer fait appel aux Graulens et Graulennes pour créer un superbe livre dédié à la cuisine à la  Graulenne aux éditions Manufactures d'Histoires deux-ponts

Un ouvrage expliquant la richesse du patrimoine culinaire des produits de la mer que la cité du Grau-du-Roi recèle. Au travers de 31 recettes, les Graulens eux-mêmes ont rédigé les premiers chapitres du livre gastronomique pour fêter les 5 ans des Graulinades et faire connaître la cuisine du pêcheur.  Deuxième port en Méditerranée après Sète , ce sont les grandes familles de pêcheurs et les figures historiques qui constituent le véritable trésor du Grau du Roi.

Frédéric Alacer, jeune Graulen attaché à ces traditions maritimes de la Méditerranée, a eu l'idée de mettre en lumière les pratiques de pêche et les divines recettes que les femmes de pêcheurs, ou pêcheurs eux-mêmes, se transmettent depuis des générations. Friture de jols, le pelaù de sèches, le court bouillon d'anguilles, la bourride de baudroie, la morue façon Mamé Marie, et le poulpe en marinade ou en rouille longtemps considéré comme le plat du pauvre n'auront plus de secret pour vous.

 

Point de départ de l'ouvrage

Son idée ? Organiser chaque année une battle, entre Graulens exclusivement, sous l'œil enchanté des copains, des touristes et des gourmands qui assistent depuis le matin à la réalisation de ces plats traditionnels méditerranéens. Ainsi sont nées Les Graulinades en 2011, sorte de Master Chefs gardois ! Devant tant d'enthousiasme pour ce rendez-vous gastronomique, Frédéric décide de poursuivre cette aventure en-dehors du concours annuel et de collecter ces supers recettes familiales afin d'en faire un recueil, celui du partage, des saveurs issues de la mer et de précieux tours de main. Ce livre est un hommage au patrimoine culinaire maritime de ce petit port de pêche devenu une station balnéaire. Courez l'acheter et mettez-vous aux fourneaux !

 

Où trouver le livre ?

- Office de Tourisme du Grau du Roi

- ou au 06 81 30 92 97

Pour les enseignants

Professeur dans l'Hérault, Claire Lavedrine vient de publier chez DBS Psycho un ouvrage de conseils "Assumer son autorité et motiver sa classe" Techniques vocales, corporelles et verbales pour entraîner, captiver et transmettre

Ce livre propose des outils concrets destinés aux formateurs et aux enseignants qui souhaitent décupler leur pouvoir d'influence et captiver leurs élèves. Ces outils proviennent de domaines aussi variés que la psychologie, l'hypnose, la PNL, le marketing, le développement personnel, la sophrologie, la relaxation, la kinésiologie, le chant, l'art oratoire, etc... Ainsi, à travers des exemples vivants, le lecteur découvrira, entre autres, comment inspirer le respect, développer son charisme, faciliter l'écoute et la compréhension, ou motiver et passionner son "public" en utilisant un vocabulaire efficace et en développant de nouvelles aptitudes corporelles et vocales.

Claire Lavédrine : "Assumer son autorité et motiver sa classe"
Collection : Comprendre - Editeur : DBS Psycho

Terroirs viticoles - Paysages et géologie en Languedoc

Le Languedoc, terre de vins et de diversité géologique est le sujet d'un ouvrage qui nous révèle comment les roches et les formes du relief organisent les terroirs, comment les vignobles ont su profiter de ces possibilités infinies pour nous offrir des vins qui parlent de la terre et du travail des hommes.

Ce livre de référence décrit et explique la diversité des terroirs entre Nîmes et Narbonne. Jean-Claude Bousquet, Géologue, Docteur es Sciences, ancien Maître de Conférence de l’Université Montpellier II, nous révèle comment les roches et les formes du relief organisent les terroirs, comment les vignobles ont su profiter de ces possibilités infinies pour nous offrir des vins qui parlent de la terre et du travail des hommes.

Les éditions Écologistes de l’Euzière vous dévoilent la couverture de l’ouvrage "Terroirs Viticoles", sélectionnée parmi les 90 photos envoyées par 320 internautes depuis février 2016.

Sur cette première sélection, 10 ont été sélectionnées. C’est sur ce panel de photographies que les participants ont voté pour choisir la photo qui représentera le mieux l'ouvrage. La couverture gagnante  a récolté plus de 80 votes. 

Une montpelliéraine en Chine

Il est bien évident que vue de loin, de France en l’occurrence, la Chine demeure un mystère pour bon nombre d'observateurs. Un régime politique communiste, que l’on qualifie aussi de totalitarisme  «replié» qui développe une croissance économique de type capitaliste, l’alliance est loin d’être banale. Comment cela peut-il marcher ? Et d’abord est-ce que ça marche ? Comment s’exprime et se ressent dans le quotidien cette dichotomie. Ce n’est évidemment pas le touriste de passage qui va pouvoir se faire une opinion, ni l’observateur accro à son écran d’ordinateur, ni même peut-être le résident expatrié qui y mène sa vie sans trop se soucier de ce qui l’entoure. Géraldine Sidoti a voulu en savoir plus sur ce pays dans lequel elle vit depuis douze ans et son témoignage est précieux. Elle se révèle d’abord une observatrice attentive et curieuse. Elle livre ses appréciations, ses jugements personnels à travers la description du mode de vie, du caractère, des manies, des préjugés, des superstitions, des qualités et des défauts des chinois qu’elle regarde vivre avec beaucoup d’empathie.
Que reste-t-il de la Culture et des traditions chinoises après la libéralisation de l’économie et des esprits ? En 2003 était paru sous la signature de Fabienne Verdier «Passagère du silence». Elle y faisait le récit de son séjour en Chine dans les années 80 et son apprentissage auprès de vieux maîtres de l’art de la calligraphie. «Le calligraphe est un nomade, un passager du silence... Il est animé par le désir de donner un petit goût d'éternité à l'éphémère.», déclarait-elle dans une interview. Qu’en est-il à présent de l’art traditionnel chinois ? Mais qu’en est-il, plus prosaïquement aussi de la vie quotidienne ? Autant de questions auxquelles Géraldine Sidoti s’efforce d’apporter réponses et appréciations. «La vie en Chine est à la fois surprenante, déroutante et motivante, rude parfois aussi, mais jamais monotone», écrit-elle, et elle nous fait donc part de ses surprises, tout en cherchant les explications dans l’histoire et l’évolution de ce pays pour lequel, de toute évidence, elle s’est prise de passion. Passion qu’elle nous fait partager avec talent et précision.

Mon défi chinois de Géraldine Sidoti est diffusé uniquement en numérique et distribué par plusieurs sites.

M. P.

Le dernier Marie-Hélène Lafond pour les enfants

Le petit tailleur et le géantLe petit tailleur et le géant
Une histoire de Marie-Hélène Lafond
publié aux éditions Les Minots avec la merveilleuse Xavière Devos pour les illustrations

M. Tartan est un petit tailleur pas très doué.
Aussi est-il le premier étonné lorsqu’Ugly le géant lui demande de lui confectionner un costume pour son mariage. Le petit tailleur sera-t-il à la hauteur du défi ?

Les enfants de 4 ans et plus vont raffoler de ce nouveau livre de Marie-Hélène Lafond, une auteure Lapeyradoise dont les récits sont toujours captivants et d’une parfaite lisibilité pour les petits lecteurs... et leurs parents.

pour en savoir plus : le blog de Marie-Hélène Lafond et le site des éditions Les Minots.

Gribouillis de pensées

"Au seuil où j’en suis, je vais vous dire la vérité. Ce n’est pas l’histoire de Julie, ce livre est une autobiographie, c’est la vie de Mino DÉRIVE.
DÉRIVE, en souvenir des mathématiques et des dérivées… DÉRIVE, comme un bateau, emporté par le courant…
DÉRIVE, à défaut d’écrire DES RIVES, pour toute la poésie de celle qui voulait atteindre l’autre rive et qui a dû nager longtemps dans une eau plus que trouble avant d’y parvenir…
DÉRIVE, Mino s’écartait de la norme, de la morale pour accéder à un instant de bonheur…
Mino en souvenir de ses trois complices (Jean-Pierre, Gilles et Thierry bien sûr) qui l’ont toujours prénommé ainsi."

Couverture du livre gribouillis de penséesAvec son  livre Gribouillis de pensées, Dominique Minana, de son surnom Mino Dérive nous livre ici un roman au plus près de de l'être humain et de sa psyché. Histoire d'une petite fille, ado, femme, handicapée. Histoire de son monde intérieur, qu'elle dévoile dans ce livre. "JE VEUX VIVRE", écrit-elle. Récit d'une époque également et d'une région : le Languedoc Roussillon.
Voilà donc un roman autobiographique, original, au style d'écriture libre, comme son auteure. Les commentaires de la narratrice, glissés entre les chapitres, créent une double temporalité au récit, et établissent un lien complice entre l'auteure et le lecteur. Ils relatent ses doutes sur sa propre oeuvre et ce qu'elle souhaite transmettre au lecteur, dans ce récit qu'elle couche sur le papier.
Mino dérive et nous emmène, entre réalité et imaginaire, sautant d'une période de sa vie à une autre, mais sans jamais nous perdre.

Résumé :

Mino Dérive raconte Julie et les séquelles subies d’une naissance prématurée, d’une vie « au ralenti » dans un corps inerte. De la petite enfance à l’adolescence, puis à l’âge adulte, la femme en herbe doit faire preuve d’une volonté sans frein pour acquérir ce qui semble être la base du commun des mortels : être scolarisé, avoir des amis, des amours, travailler, et disposer d’un droit sur son propre corps et sa vie. Ici, au-delà du combat quotidien, les nombreux doutes et questionnements relatifs au handicap s’illustrent particulièrement au sein de relations amoureuses, avec Théo, Pierre, Michel, et Théo encore…

Argumentaire :

Avec retenue, mêlant son regard à celui de Julie, qui gagne en maturité au fil du récit, Mino Dérive aborde les sujets tabous de notre société sur le handicap, les origines, la sexualité, le droit de mort… Contrairement à ce que voudrait nous laisser croire le titre de cet ouvrage, les mots sont ici pesés, longuement réfléchis, comme la marque de sages pensées confinées dans un corps trop étriqué, un espace trop restreint, avant d’être couchés sur le papier. Il s’en dégage une force vive, que l’on suppose être celle de Julie : personnage fougueux, déterminé, passionné avant d’être handicapé. Ode à la vie, dans tous ses aléas, sans larmoiements, ce roman autobiographique prend aux tripes et offre une belle leçon… de vie.

 

Dominique Minana alias Mino DériveJe me nomme Dominique MINANA dans la vraie vie. Je suis porteuse d'une maladie orpheline depuis ma naissance.
J'ai 57 ans.
Je n'ai rien inventé dans ce livre, c'est bien mon autobiographie.
Je suis revenue à Montpellier suite à mon divorce et j'ai repris le militantisme en créant l'association Hactions. Cette association prend la défense des handicapés (dans tous les domaines : accessibilité, emploi, formation, scolarité, revenus, logement, etc..)

 

Les voix des autres

Les voix des autres de Patrick Maurel nous entraîne dans une des périodes les plus noires de la fin de la guerre 39-45, celle de la grande épuration, avec ses débordements, ses exactions et ses meurtres. Il nous fait également pénétrer dans un laboratoire de recherche et partager le quotidien d'une équipe de scientifiques avec leurs incertituders, leurs doutes, leurs joies de découverte...

Génolhac, juin 1944.
Au cœur des Hautes Cévennes, des maquisards s'apprêtent à soustraire à l'administration de Vichy un groupe de jeunes nîmois qui refusent d’être envoyés dans les usines de l’Allemagne nazie au titre du Service du Travail Obligatoire. C'est l’opération “Chaparral”. Elle est programmée pour la nuit du 5 juin. Après avoir bien démarré, elle tourne au fiasco… Montpellier, octobre 2005. A la suite d’un accident vasculaire cérébral, une femme en coma dépassé est admise au CHU comme donneuse d’organe. En analysant ses neurones, les chercheurs font une incroyable découverte… Ces deux histoires, qui n'ont en apparence aucun point commun, vont pourtant finalement se rejoindre et se compléter. Ce “thriller biologique” nous entraîne dans une des périodes les plus noires - et souvent ignorée - de la fin de la guerre 39-45, celle de la grande épuration avec ses débordements, ses exactions et ses meurtres, mais aussi dans la résistance avec ses actes de bravoure, ses sacrifices et la protection de familles juives. Il nous fait également pénétrer dans un laboratoire de recherche et partager le quotidien d’une équipe de scientifiques avec leurs incertitudes, leurs doutes, leurs joies de découverte, et où embûches et entraves viennent se mêler aux sentiments les plus nobles.

Patrick Maurel est directeur de recherche à l’Inserm et directeur scientifique d’une compagnie de biotechnologie pharmaceutique à Montpellier. Les Voix des Autres est son premier roman.

100 lieux curieux

La sétoise Laure Gigou, ancienne conservatrice des Musées de l’Hérault, sort un ouvrage qui va passionner les amoureux de la région : Hérault : 100 lieux pour les curieux.
L'Hérault est un département touristique avec deux grands sites, trois monuments classés au patrimoine mondial, un patrimoine mondial immatériel. De plus, toutes ses villes méritent le détour. On ne sait où donner de la tête !
Mais au-delà, on peut encore trouver des coins méconnus ou moins connus, même à l'intérieur de ces grands pôles touristiques. L'homme y a vécu depuis très longtemps. Puis il a dressé des dolmens, des menhirs ou des statues menhirs. Savez-vous qu'en Languedoc, il y a plus de monuments mégalithiques qu'en Bretagne ? 

Les Romains ont également laissé leurs traces, avec la voie domitienne d'abord, mais aussi avec la villa gallo-romaine.
Méconnue, la période médiévale a laissé de grands travaux admirables avec l'étang asséché de Montady, dont les drains médiévaux fonctionnent encore. Des monastères très anciens, rappellent les règles austères des premiers chrétiens. Partout, vous découvrirez des sources miraculeuses, des saints bienfaiteurs. Les réformes monastiques entraînèrent l'hérésie cathare, jusqu'aux prémices de la croisade albigeoise : « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! ».

Les trésors de fresques romanes ou de la Renaissance, les retables sculptés, sont des bijoux hors du commun.

L'aqueduc de Castries construit pour les jardins de Le Nôtre, le pont de Gignac avec sa maquette, les meuses de Cazilhac, la marquise de la gare de Bédarieux ou le puits de charbon de Camplong attireront votre attention. Vous pourrez découvrir des techniques oubliées, les moulins, l'exploitation du charbon, les mines de plomb argentifères, les carrières de pierres lithographiques.
Frédéric Bazille, Antoine Injalbert, Paul Dardé, Molière, Ermengarde de Narbonne, la marquise de Ganges, Bonaparte, Montgolfier, la reine d'Italie et même un assassin : Jean Pomarède vécurent ou vinrent mourir dans l'Hérault.
Laure Gigou promet étonnements et découvertes, même dans les lieux les plus connus et les plus fréquentés.  » disponible chez amazon