Livre de recettes Les Graulinades

Quand Frédéric Alacer fait appel aux Graulens et Graulennes pour créer un superbe livre dédié à la cuisine à la  Graulenne aux éditions Manufactures d'Histoires deux-ponts

Un ouvrage expliquant la richesse du patrimoine culinaire des produits de la mer que la cité du Grau-du-Roi recèle. Au travers de 31 recettes, les Graulens eux-mêmes ont rédigé les premiers chapitres du livre gastronomique pour fêter les 5 ans des Graulinades et faire connaître la cuisine du pêcheur.  Deuxième port en Méditerranée après Sète , ce sont les grandes familles de pêcheurs et les figures historiques qui constituent le véritable trésor du Grau du Roi.

Frédéric Alacer, jeune Graulen attaché à ces traditions maritimes de la Méditerranée, a eu l'idée de mettre en lumière les pratiques de pêche et les divines recettes que les femmes de pêcheurs, ou pêcheurs eux-mêmes, se transmettent depuis des générations. Friture de jols, le pelaù de sèches, le court bouillon d'anguilles, la bourride de baudroie, la morue façon Mamé Marie, et le poulpe en marinade ou en rouille longtemps considéré comme le plat du pauvre n'auront plus de secret pour vous.

 

Point de départ de l'ouvrage

Son idée ? Organiser chaque année une battle, entre Graulens exclusivement, sous l'œil enchanté des copains, des touristes et des gourmands qui assistent depuis le matin à la réalisation de ces plats traditionnels méditerranéens. Ainsi sont nées Les Graulinades en 2011, sorte de Master Chefs gardois ! Devant tant d'enthousiasme pour ce rendez-vous gastronomique, Frédéric décide de poursuivre cette aventure en-dehors du concours annuel et de collecter ces supers recettes familiales afin d'en faire un recueil, celui du partage, des saveurs issues de la mer et de précieux tours de main. Ce livre est un hommage au patrimoine culinaire maritime de ce petit port de pêche devenu une station balnéaire. Courez l'acheter et mettez-vous aux fourneaux !

 

Où trouver le livre ?

- Office de Tourisme du Grau du Roi

- ou au 06 81 30 92 97

Pour les enseignants

Professeur dans l'Hérault, Claire Lavedrine vient de publier chez DBS Psycho un ouvrage de conseils "Assumer son autorité et motiver sa classe" Techniques vocales, corporelles et verbales pour entraîner, captiver et transmettre

Ce livre propose des outils concrets destinés aux formateurs et aux enseignants qui souhaitent décupler leur pouvoir d'influence et captiver leurs élèves. Ces outils proviennent de domaines aussi variés que la psychologie, l'hypnose, la PNL, le marketing, le développement personnel, la sophrologie, la relaxation, la kinésiologie, le chant, l'art oratoire, etc... Ainsi, à travers des exemples vivants, le lecteur découvrira, entre autres, comment inspirer le respect, développer son charisme, faciliter l'écoute et la compréhension, ou motiver et passionner son "public" en utilisant un vocabulaire efficace et en développant de nouvelles aptitudes corporelles et vocales.

Claire Lavédrine : "Assumer son autorité et motiver sa classe"
Collection : Comprendre - Editeur : DBS Psycho

Terroirs viticoles - Paysages et géologie en Languedoc

Le Languedoc, terre de vins et de diversité géologique est le sujet d'un ouvrage qui nous révèle comment les roches et les formes du relief organisent les terroirs, comment les vignobles ont su profiter de ces possibilités infinies pour nous offrir des vins qui parlent de la terre et du travail des hommes.

Ce livre de référence décrit et explique la diversité des terroirs entre Nîmes et Narbonne. Jean-Claude Bousquet, Géologue, Docteur es Sciences, ancien Maître de Conférence de l’Université Montpellier II, nous révèle comment les roches et les formes du relief organisent les terroirs, comment les vignobles ont su profiter de ces possibilités infinies pour nous offrir des vins qui parlent de la terre et du travail des hommes.

Les éditions Écologistes de l’Euzière vous dévoilent la couverture de l’ouvrage "Terroirs Viticoles", sélectionnée parmi les 90 photos envoyées par 320 internautes depuis février 2016.

Sur cette première sélection, 10 ont été sélectionnées. C’est sur ce panel de photographies que les participants ont voté pour choisir la photo qui représentera le mieux l'ouvrage. La couverture gagnante  a récolté plus de 80 votes. 

Une montpelliéraine en Chine

Il est bien évident que vue de loin, de France en l’occurrence, la Chine demeure un mystère pour bon nombre d'observateurs. Un régime politique communiste, que l’on qualifie aussi de totalitarisme  «replié» qui développe une croissance économique de type capitaliste, l’alliance est loin d’être banale. Comment cela peut-il marcher ? Et d’abord est-ce que ça marche ? Comment s’exprime et se ressent dans le quotidien cette dichotomie. Ce n’est évidemment pas le touriste de passage qui va pouvoir se faire une opinion, ni l’observateur accro à son écran d’ordinateur, ni même peut-être le résident expatrié qui y mène sa vie sans trop se soucier de ce qui l’entoure. Géraldine Sidoti a voulu en savoir plus sur ce pays dans lequel elle vit depuis douze ans et son témoignage est précieux. Elle se révèle d’abord une observatrice attentive et curieuse. Elle livre ses appréciations, ses jugements personnels à travers la description du mode de vie, du caractère, des manies, des préjugés, des superstitions, des qualités et des défauts des chinois qu’elle regarde vivre avec beaucoup d’empathie.
Que reste-t-il de la Culture et des traditions chinoises après la libéralisation de l’économie et des esprits ? En 2003 était paru sous la signature de Fabienne Verdier «Passagère du silence». Elle y faisait le récit de son séjour en Chine dans les années 80 et son apprentissage auprès de vieux maîtres de l’art de la calligraphie. «Le calligraphe est un nomade, un passager du silence... Il est animé par le désir de donner un petit goût d'éternité à l'éphémère.», déclarait-elle dans une interview. Qu’en est-il à présent de l’art traditionnel chinois ? Mais qu’en est-il, plus prosaïquement aussi de la vie quotidienne ? Autant de questions auxquelles Géraldine Sidoti s’efforce d’apporter réponses et appréciations. «La vie en Chine est à la fois surprenante, déroutante et motivante, rude parfois aussi, mais jamais monotone», écrit-elle, et elle nous fait donc part de ses surprises, tout en cherchant les explications dans l’histoire et l’évolution de ce pays pour lequel, de toute évidence, elle s’est prise de passion. Passion qu’elle nous fait partager avec talent et précision.

Mon défi chinois de Géraldine Sidoti est diffusé uniquement en numérique et distribué par plusieurs sites.

M. P.

Le dernier Marie-Hélène Lafond pour les enfants

Le petit tailleur et le géantLe petit tailleur et le géant
Une histoire de Marie-Hélène Lafond
publié aux éditions Les Minots avec la merveilleuse Xavière Devos pour les illustrations

M. Tartan est un petit tailleur pas très doué.
Aussi est-il le premier étonné lorsqu’Ugly le géant lui demande de lui confectionner un costume pour son mariage. Le petit tailleur sera-t-il à la hauteur du défi ?

Les enfants de 4 ans et plus vont raffoler de ce nouveau livre de Marie-Hélène Lafond, une auteure Lapeyradoise dont les récits sont toujours captivants et d’une parfaite lisibilité pour les petits lecteurs... et leurs parents.

pour en savoir plus : le blog de Marie-Hélène Lafond et le site des éditions Les Minots.

Gribouillis de pensées

"Au seuil où j’en suis, je vais vous dire la vérité. Ce n’est pas l’histoire de Julie, ce livre est une autobiographie, c’est la vie de Mino DÉRIVE.
DÉRIVE, en souvenir des mathématiques et des dérivées… DÉRIVE, comme un bateau, emporté par le courant…
DÉRIVE, à défaut d’écrire DES RIVES, pour toute la poésie de celle qui voulait atteindre l’autre rive et qui a dû nager longtemps dans une eau plus que trouble avant d’y parvenir…
DÉRIVE, Mino s’écartait de la norme, de la morale pour accéder à un instant de bonheur…
Mino en souvenir de ses trois complices (Jean-Pierre, Gilles et Thierry bien sûr) qui l’ont toujours prénommé ainsi."

Couverture du livre gribouillis de penséesAvec son  livre Gribouillis de pensées, Dominique Minana, de son surnom Mino Dérive nous livre ici un roman au plus près de de l'être humain et de sa psyché. Histoire d'une petite fille, ado, femme, handicapée. Histoire de son monde intérieur, qu'elle dévoile dans ce livre. "JE VEUX VIVRE", écrit-elle. Récit d'une époque également et d'une région : le Languedoc Roussillon.
Voilà donc un roman autobiographique, original, au style d'écriture libre, comme son auteure. Les commentaires de la narratrice, glissés entre les chapitres, créent une double temporalité au récit, et établissent un lien complice entre l'auteure et le lecteur. Ils relatent ses doutes sur sa propre oeuvre et ce qu'elle souhaite transmettre au lecteur, dans ce récit qu'elle couche sur le papier.
Mino dérive et nous emmène, entre réalité et imaginaire, sautant d'une période de sa vie à une autre, mais sans jamais nous perdre.

Résumé :

Mino Dérive raconte Julie et les séquelles subies d’une naissance prématurée, d’une vie « au ralenti » dans un corps inerte. De la petite enfance à l’adolescence, puis à l’âge adulte, la femme en herbe doit faire preuve d’une volonté sans frein pour acquérir ce qui semble être la base du commun des mortels : être scolarisé, avoir des amis, des amours, travailler, et disposer d’un droit sur son propre corps et sa vie. Ici, au-delà du combat quotidien, les nombreux doutes et questionnements relatifs au handicap s’illustrent particulièrement au sein de relations amoureuses, avec Théo, Pierre, Michel, et Théo encore…

Argumentaire :

Avec retenue, mêlant son regard à celui de Julie, qui gagne en maturité au fil du récit, Mino Dérive aborde les sujets tabous de notre société sur le handicap, les origines, la sexualité, le droit de mort… Contrairement à ce que voudrait nous laisser croire le titre de cet ouvrage, les mots sont ici pesés, longuement réfléchis, comme la marque de sages pensées confinées dans un corps trop étriqué, un espace trop restreint, avant d’être couchés sur le papier. Il s’en dégage une force vive, que l’on suppose être celle de Julie : personnage fougueux, déterminé, passionné avant d’être handicapé. Ode à la vie, dans tous ses aléas, sans larmoiements, ce roman autobiographique prend aux tripes et offre une belle leçon… de vie.

 

Dominique Minana alias Mino DériveJe me nomme Dominique MINANA dans la vraie vie. Je suis porteuse d'une maladie orpheline depuis ma naissance.
J'ai 57 ans.
Je n'ai rien inventé dans ce livre, c'est bien mon autobiographie.
Je suis revenue à Montpellier suite à mon divorce et j'ai repris le militantisme en créant l'association Hactions. Cette association prend la défense des handicapés (dans tous les domaines : accessibilité, emploi, formation, scolarité, revenus, logement, etc..)

 

Les voix des autres

Les voix des autres de Patrick Maurel nous entraîne dans une des périodes les plus noires de la fin de la guerre 39-45, celle de la grande épuration, avec ses débordements, ses exactions et ses meurtres. Il nous fait également pénétrer dans un laboratoire de recherche et partager le quotidien d'une équipe de scientifiques avec leurs incertituders, leurs doutes, leurs joies de découverte...

Génolhac, juin 1944.
Au cœur des Hautes Cévennes, des maquisards s'apprêtent à soustraire à l'administration de Vichy un groupe de jeunes nîmois qui refusent d’être envoyés dans les usines de l’Allemagne nazie au titre du Service du Travail Obligatoire. C'est l’opération “Chaparral”. Elle est programmée pour la nuit du 5 juin. Après avoir bien démarré, elle tourne au fiasco… Montpellier, octobre 2005. A la suite d’un accident vasculaire cérébral, une femme en coma dépassé est admise au CHU comme donneuse d’organe. En analysant ses neurones, les chercheurs font une incroyable découverte… Ces deux histoires, qui n'ont en apparence aucun point commun, vont pourtant finalement se rejoindre et se compléter. Ce “thriller biologique” nous entraîne dans une des périodes les plus noires - et souvent ignorée - de la fin de la guerre 39-45, celle de la grande épuration avec ses débordements, ses exactions et ses meurtres, mais aussi dans la résistance avec ses actes de bravoure, ses sacrifices et la protection de familles juives. Il nous fait également pénétrer dans un laboratoire de recherche et partager le quotidien d’une équipe de scientifiques avec leurs incertitudes, leurs doutes, leurs joies de découverte, et où embûches et entraves viennent se mêler aux sentiments les plus nobles.

Patrick Maurel est directeur de recherche à l’Inserm et directeur scientifique d’une compagnie de biotechnologie pharmaceutique à Montpellier. Les Voix des Autres est son premier roman.

Contes et nouvelles lesbiennes

zoomContes et nouvelles lesbiennes contient de nouvelles versions de contes traditionnels tels que La Belle au Bois dormant, Cendrillon, La petite fille aux allumettes et Le Chat botté. On y trouvera également des nouvelles qui mettent en scène des lesbiennes, illustres et obscures, qui ont des soucis identiques à ceux des autres femmes : vivre des relations authentiques, qu’elles soient amicales ou amoureuses, tout en gardant leur liberté et leur autonomie grâce à un métier plus ou moins épanouissant. Les lesbiennes qui peuplent ce recueil sont donc des femmes qui aiment, souffrent, travaillent et survivent dans un monde misogyne et lesbophobe. Femmes d’hier et d’aujourd’hui, célèbres ou cachées, en proie à bien des difficultés, mais courageuses, aimant la vie et prêtes à se battre pour faire évoluer une société archaïque et machiste. Les textes qui les mettent en scène n’ont d’autre ambition que de faire réfléchir en amusant, comme les autres contes traditionnels des pays européens.

L'auteure
Docteur ès lettres, Paula DUMONT, qui vit dans un village proche de Montpellier, se consacre à l’écriture. Elle a publié aux Éditions L’Harmattan deux ouvrages autobiographiques, Mauvais genre et La vie dure : Education sentimentale d'une lesbienne, un conte philosophique, Règne des femmes, deux essais, Lettre à une Amie Hetero et Les convictions de Colette, et un dictionnaire de littérature lesbienne, Entre femmes, dans lequel sont recensées trois cents œuvres lesbiennes. Féministe, Paula Dumont milite également pour l’égalité des droits des LGBT.

Boussole : un Goncourt d’exception

Dans la cuvée d’automne que nous proposent les prix littéraires, il se trouve un grand cru qui n’attend plus que d’être classé parmi les millésimes qui font date. Boussole , le quatrième roman de Mathias Enard, est salué par les historiens (L’Histoire, janvier 2016). Dans un tourbillon intellectuel porté par une grande érudition musicologique, il éclaire l’histoire des rapports de l’Europe et de l’Orient et offre une réflexion sur l’avenir.

Un brillant romancier,

On ne peut que saluer l’art du romancier. De Vienne, par le souvenir et l’imagination, nous voici transportés à Paris, Damas, Alep, Téhéran. Frantz Ritter, universitaire quelque peu timoré, vieilli, menacé par la maladie, insomniaque, erre dans sa chambre (au dessus du chien du voisin Gruber) et songe. Des songes pas toujours joyeux : il a vu Alep (aujourd’hui en partie détruite). Il a cherché des forteresses oubliées dans le désert syrien, champ de pierrailles hostile. Il a vu Téhéran et le conformisme étouffant de la république islamique, ses profiteurs, son idéologie mortifère. La femme aimée (Sarah) poursuit sa quête mystique jusqu’au nord de Bornéo. Le style est alors familier, mais non dépourvu d’humour. Ah ! Le docteur Kraus et ses lourdes plaisanteries. Et à Téhéran, le musicologue autrichien semblait jouer aux billes sur le tapis du salon d’attente. Et puis, des scènes claires, précises qui surgissent dans le roman. Sarah attendant dans le campus viennois sur un banc, souriant à sa lecture, femme rousse enveloppée d’un foulard jaune, lumineuse. Ne manque même pas l’ironie tragique du sort survenant après un moment de grâce à Téhéran

Dans le sillage des orientalistes.

Mais dans la vie de nombreux européens comme dans celle de Frantz Ritter, la boussole indique l’Est. Car, le musicologue orientaliste est autrichien. Autriche, Oest Reich, la marche de l’Empire carolingien à l’Est. La porte de l’Orient pour nombre de poètes, musiciens, littérateurs allemands et (ou) Français (Balzac, le tourangeau, lui-même). Vienne, fenêtre sur l’Orient, moyen ou extrême. Les sièges par les Turcs au XVI° siècle n’y sont pour rien. Toute une pléiade d’orientalistes louent Omar Khamygan (VIII° siècle après JC), le mathématicien musicien qui célébra le vin et l’ivresse ; les philosophes, les sages iraniens comme Sohrawardi fondateur de la « théosophie orientale » où convergent les traditions grecques (Platon), arabes (Avicenne) et du Zoroastre de la Perse antique. Et c’est un Français, Henri Corbin, qui le révéla à l’Occident. C’est à l’Est de l’Europe que l’on peut commencer à connaître les traditions ésotériques et les sagesses de l’Orient extrême. Bien sûr, les orientalistes ne regardent pas vers l’Est pour le seul amour des idées ou de la musique. L’Orient ne manque pas de séductions sensuelles et raffinées. Et il y a ceux qui rêvent de « partir », ceux qui y cherchent une résilience (Anne-Marie Scharzenbach) ou des amoureux de l’aventure.

Mais si l’on regarde vers ces terres où ont pris naissance les plus anciennes civilisations, on peut reconnaître ce que l’Europe doit à l’Orient et écrire une nouvelle histoire dans le partage et la continuité de traditions occultées. Verra-t-on se lever « le tiède soleil de l’espérance » ?

Hervé Le Blanche

» disponible sur Amazon en format numérique et en format papier

Voltaire ou le Jihad

Voltaire ou le Jihad: Vers le suicide de la culture européenne ? (Editions l'Archipel - Novembre 2015) de Jean-Paul Brighelli est un écho sonore et nécessaire à celui de François-Xavier Bellamy : "Les Déshérités ou l'Urgence de transmettre" (Editions Plon - 2014). Dans deux styles différents, le premier plus offensif, le second, plus passionné, ces deux écrivains font un constat terrible : la jeunesse de notre pays est acculturée, ignore tout de son histoire et des penseurs qui l'ont précédée. Ces jeunes sont donc contraints de "réinventer la roue". Comme ils en sont incapables, ils deviennent des cibles pour ceux qui ont décidé de les utiliser dans leur combat de destruction de notre civilisation.
Les deux philosophes n'ont manifestement pas été conçus dans la même eau. L'un d'éducation laïque, est agnostique. L'autre, d'éducation chrétienne, est croyant. Mais ils ont les mêmes conclusions, mettent la même fougue à défendre la culture, la nécessité d'apprendre, à renvoyer dans ses buts ce pauvre Rousseau, père de toutes les perversions sociales qui empoisonnent notre siècle, et à stigmatiser comme il convient le totalitarisme islamique.
Pour Brighelli, ce qui caractérise le totalitarisme islamique, c'est sa négation du temps. Rien, aux yeux d'un Islamiste pur et dur, wahhabite ou salafiste, n'existe avant le Coran. Au point que tout ce qui le précède doit être anéanti comme blasphématoire.
Sa seconde idée, c'est qu'en acceptant le principe du créationnisme parfait, et par conséquent en récusant à la culture sa capacité de parfaire le monde par progrès successifs, l'Occident s'est lui-même vidé de sa substance en laissant libre cours à la folie religieuse totalitaire de l'Islamisme.
Brighelli oppose la culture à l'idée d'une création parfaite dès l'origine, impossible à améliorer parce que divine. Il dénonce sans le dire le créationnisme, considéré par la majorité des chrétiens et par la doctrine chrétienne, depuis les travaux de Teilhard de Chardin, comme une illusion.
En cela il fait oeuvre utile.
Il rappelle combien l'éducation est une nécessité pour permettre à l'enfant de devenir un homme et combien le laxisme de l'éducation nationale à créé des cerveaux vides aptes, parce que vides, à admettre les pires absurdités qui font d'eux de faux prophètes écervelés et de vrais assassins.
Comme Bellamy, Brighelli dénonce nos pédagogues, héritiers de Jean-Jacques Rousseau, de Pierre Bourdieu et de Roland Barthes, qui ont façonné le terrain sur lequel nous nous battons aujourd'hui, sans aucune chance de succès, si nous n'en revenons pas très vite à l'intelligence des Lumières. En cela Voltaire représente l'image parfaite de l'anti djihad. Brighelli nous donne dix ans pour nous en sortir.
A la vitesse où vont les choses, je ne sais pas si ce délai ne doit pas être raccourci. En tout cas, tous ceux qui croient encore, depuis 1968, qu'il n'y a pas à éduquer les enfants, qu'il n'y a rien à leur apprendre car ils découvriraient bien tout seuls "les causes de toute chose" (comme le prétendent nos pédagogues "new wave"), que toutes les cultures se valent (comme l'a proclamé Jack Lang dès 1981), que la nature est bonne et que l'homme ne fait que la détruire (comme le proclament tous les écolos, ennemis de l'homme au nom de la protection de l'environnement) ont déjà gagné la bataille.
On n'apprend plus ni l'orthographe, ni les règles de grammaire, on n'apprend plus à se bien conduire, on ne réagit qu'à l'impulsion de l'instant, tout cela étant orchestré par des leaders d'opinion (journalistes et hommes politiques), souvent inconscients de leur propre inculture, qui ne font que divulguer une façon de penser vide et sans fondement culturel qui condamne à mort la jeunesse à laquelle ils s'adressent.
Pessimiste ? Non. Lucide.
Cela fait plaisir de constater que certains bons esprits, vrais intellectuels, confirment, bien mieux que je ne m'évertue à le faire, une situation sur laquelle il est urgent de réagir. Que l'on me permette en terminant une conclusion très personnelle sur la métaphore du médecin et du charlatan que j'ai déjà utilisée.
Ce n'est pas en consultant les charlatans du Front National que l'on guérira du cancer de l'inculture.

Yves Marchand

Langage d'jeuns

L'auteur montpelliérain Jean-Marc Harel-Ramond se penche sur le langage des jeunes dans son dernier ouvrage Dictionnaire du langage d'jeuns aux éditions Ovadia. 

Les jeunes du XXIe siècle évoluent avec une conception de la vie et une manière de s’exprimer propres à leur génération. Par le biais du téléphone cellulaire, des réseaux sociaux ou tout simplement dans les cours de récré, leur langage surprenant et singulier a trouvé une place prépondérante.

Quand vous écrivez des SMS à vos enfants, vos amis ou vos potes, vous terminez par un bon gros « lol ». Il vous arrive même de trouver que votre adolescent révèle un comportement « relou ». Vous pensez être au top de la branchitude. Détrompez-vous : c’est presque déjà has been… Le Dictionnaire du langage d’jeuns propose un panel de mots et d’expressions que les d’jeuns d’aujourd’hui utilisent couramment. Souvent imagé, jamais égalé, ce langage conserve une part du verlan des années 1960 et intègre des symboles d’une évidence souvent flagrante.

Jean-Marc Harel-Ramond, psycho-anthropologue et essayiste, a souhaité retracer les différentes évolutions de notre étonnante langue française à travers un ordre alphabétique simple et divertissant. Il ne manque jamais d’insérer, autant que faire ce peut, une étymologie latente ou une provenance étrangère pour comprendre et décortiquer ces mots à connotation « extra-terrestre ». Si vous vous sentez largué par « j’ai le seum », « c’est d’la balle », « le chiro », « swag » ou « genre » que votre jeune ado utilise, cet ouvrage dévoile une véritable encyclopédie incontournable et indispensable.

100 lieux curieux

La sétoise Laure Gigou, ancienne conservatrice des Musées de l’Hérault, sort un ouvrage qui va passionner les amoureux de la région : Hérault : 100 lieux pour les curieux.
L'Hérault est un département touristique avec deux grands sites, trois monuments classés au patrimoine mondial, un patrimoine mondial immatériel. De plus, toutes ses villes méritent le détour. On ne sait où donner de la tête !
Mais au-delà, on peut encore trouver des coins méconnus ou moins connus, même à l'intérieur de ces grands pôles touristiques. L'homme y a vécu depuis très longtemps. Puis il a dressé des dolmens, des menhirs ou des statues menhirs. Savez-vous qu'en Languedoc, il y a plus de monuments mégalithiques qu'en Bretagne ? 

Les Romains ont également laissé leurs traces, avec la voie domitienne d'abord, mais aussi avec la villa gallo-romaine.
Méconnue, la période médiévale a laissé de grands travaux admirables avec l'étang asséché de Montady, dont les drains médiévaux fonctionnent encore. Des monastères très anciens, rappellent les règles austères des premiers chrétiens. Partout, vous découvrirez des sources miraculeuses, des saints bienfaiteurs. Les réformes monastiques entraînèrent l'hérésie cathare, jusqu'aux prémices de la croisade albigeoise : « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! ».

Les trésors de fresques romanes ou de la Renaissance, les retables sculptés, sont des bijoux hors du commun.

L'aqueduc de Castries construit pour les jardins de Le Nôtre, le pont de Gignac avec sa maquette, les meuses de Cazilhac, la marquise de la gare de Bédarieux ou le puits de charbon de Camplong attireront votre attention. Vous pourrez découvrir des techniques oubliées, les moulins, l'exploitation du charbon, les mines de plomb argentifères, les carrières de pierres lithographiques.
Frédéric Bazille, Antoine Injalbert, Paul Dardé, Molière, Ermengarde de Narbonne, la marquise de Ganges, Bonaparte, Montgolfier, la reine d'Italie et même un assassin : Jean Pomarède vécurent ou vinrent mourir dans l'Hérault.
Laure Gigou promet étonnements et découvertes, même dans les lieux les plus connus et les plus fréquentés.  » disponible chez amazon