Mumia combattant de la liberté

Vendredi soir à la Nouvelle Librairie Sétoise, devant une trentaine de personnes, Claude Guillaumaud-Pujol, maître de conférence en civilisation américaine, et représentante du collectif national « Sauvons Mumia » a tenu une conférence et répondu aux nombreuses questions du public sur les inégalités raciales et le système carcéral aux Etats-Unis.

« L'espoir c'est la différence entre la vie et la mort. » Serge Atlaoui, condamné à mort en Indonésie en 2007

Ainsi peut également se résumer le destin de Wesley Cook, alias Mumia Abu-Jamal, journaliste afro-américain de Philadelphie, Pennsylvanie, condamné à mort en 1982 pour le meurtre d'un policier blanc, meurtre qu'il a toujours nié.

Tous deux sont l'image de l'enfer du couloir de la mort ; tous deux ne doivent leur survie qu'à une solidarité internationale sans faille et à une force de caractère hors-norme. Combattants de la liberté, les murs de la prison enferment leur corps, mais pas leur esprit, à l'instar de Nelson Mandela, des années auparavant.
En 2012, après trente ans dans le couloir de la mort, Mumia a vu sa peine commuée en prison à vie : « une peine de mort lente », selon ses mots. Dans ses écrits et ses interviews réalisées par téléphone, il reste un exemple d'humanité et d'héroïsme : il nous restitue, en direct, le vie au jour le jour des quelque 3 000 condamnés à mort américains et de plus de deux millions de prisonniers ; l'autre Amérique, celle des minorités ethniques et des majorités pauvres.
L'Amérique est en crise : les manifestations se multiplient, les bavures policières s'amplifient et retentissent dans tout le pays. À un président noir charismatique succède un multimillionnaire blanc bien décidé à protéger les privilèges de sa caste. Aujourd'hui, Mumia est malade, atteint d'hépatite C, comme des milliers de prisonniers américains. Après deux ans de mobilisation et deux procès pour qu'il puisse accéder à des soins médicaux, il a commencé son traitement en avril 2017. Les procédures judiciaires se sont succédé pendant qu'il se bat chaque jour pour sa vie. La mort est multiforme en prison. Cette nouvelle édition restitue son combat pour défendre sa liberté ainsi que celle de ses compagnons d'infortune. 

De Claude Guillaumaud-Pujol, « Mumia Abu-Jamal, combattant de la liberté »,13 €, édition Le temps des cerises, Novembre 2017.

Publié par Georges Cantin le 10 février 2018.

Pierre Souchon "Encore vivant"

De la statue de Jean Jaurès, à Montpellier, Pierre Souchon s’en souvient, au point d’y situer le départ de son roman. « Je suis en enfer, et les autres peuvent revenir… j’ai besoin de protection ; pas loin, il y a la statue de Jean Jaurès… je mange mon buis, perché sur ma statue… on est le 7 Janvier à Montpellier… avec Jaurès on se bidonne ; on les a bien eus. Ils repartent ».
Mais ils reviennent pour l’embarquer de force jusqu’à la Colombière car Pierre Souchon est en réalité incapable de dire ce qu’il fait là, ce qu’il attend, ce qu’il espère. Déclaré bipolaire depuis sa vingtième année et une première crise, il est en fait dans une «phase maniaque très grave».
Et Pierre Souchon veut comprendre ce qui lui arrive, pourquoi doit-il subir ces absences, ces culbutes dans la déraison. L’introspection est le sujet de ce roman -il insiste lui-même sur cette appellation- écrit dans une urgence salutaire, une étrange lucidité et un humour implacable, Pierre Souchon nous ramène dans les Cévennes ardéchoises sur les lieux de son enfance et nous fait partager divers épisodes de sa vie, de ses brillantes études, de son riche mariage... Toujours avec son esprit incisif, son humour corrosif et son humanisme émouvant, il nous plonge dans une expérience de vie tout à fait saisissante.
Pierre Souchon, journaliste de son état -L’Humanité, le Monde Diplomatique- signe là pour un premier roman une oeuvre magistrale au style alerte et cru pour une épopée particulièrement captivante
M. P.

Pierre Souchon
Encore vivant, août 2017,
Edition: La Brune (Le Rouergue)

 

Fernand Deligny "Oeuvres"

Fernand  Deligny (1913-1996) commença sa carrière comme instituteur, puis en tant qu’éducateur il travaille avec des enfants atteints de troubles psychologiques et de jeunes adultes délinquants. Il s’intéresse ensuite plus particulièrement à l’autisme. Rejetant toute pédagogie institutionnelle il s’applique à créer des lieux de vie et d’accueil. En 1967 il s’installe avec de jeunes autistes à Monoblet dans les Cevennes.
Fernand Deligny (1913-1996), à la fin de sa vie, exprimait son regret de ne pas avoir été écrivain. L’écriture a pourtant pris une place considérable dans son existence, pour preuve le nombre considérable d’ouvrages qu’il composa :
Pavillon 3 (1944), Graine de crapule - Conseils aux éducateurs qui voudraient la cultiver (1945), Puissants personnages (1946),  Les Vagabonds efficaces et autres textes (1947), Les Enfants ont des Oreilles (1949),  Adrien Lomme (1958),  A comme asile suivi de Nous et l'innocent (1975),  Ces enfants autistes dont le projet nous échappe,  Les Enfants et le silence, L'Arachnéen et autres textes (2008), Essi et copeaux (2005), Le mot et le reste Lointain prochain ou Les deux mémoires, (2012)
En 2007 la plupart de ses écrits sont rassemblés en un livre de plus de 1800 pages. Cette édition revue et  enrichie d'une ébauche d'autobiographie et de nombreuses illustrations vient de faire l’objet d’une nouvelle parution en novembre 2017 aux éditions L'Arachnéen sous le titre Oeuvres.

Bernard Meulien, comédien bien connu pour dire avec talent et conviction sur la scène depuis de nombreuses années les poèmes de Gaston Couté, propose au public un choix de textes de Fernand Deligny. Textes qui retracent l’itinéraire et clament les doutes et les convictions de cet humaniste libertaire et généreux qui consacra sa vie à ces enfants du silence, du désordre et de la tourmente, en tentant de comprendre ces jeunes autistes et de leur offrir un espace de vie hors des normes et des règles institutionnelles.

M. P.

Fernand Deligny Oeuvres édition l’Arachnéen
Bernard Meulien «Et l’humain, alors !» spectacle sur des textes de Fernand Deliggny

Naomi Klein "Dire non ne suffit plus""

Le Washington Post a comptabilisé le nombre de mensonges ou d'affirmations trompeuses prononcés par Donald Trump depuis son investiture, en janvier : 1628 en 298 jours. Naomi Klein dans son dernier ouvrage, « Dire non ne suffit plus » révèle que « les employés de la Maison Blanche pratiquent le mensonge comme on pratique un sport, ils lancent même des concours pour déterminer qui parviendra à faire publier le plus gros bobard ». Le cynisme, l’imposture, la manipulation... sont depuis longtemps l’apanage des gouvernements. Naomi Klein démontre parfaitement dans son ouvrage que l’accession de Trump, cet « apprenti sorcier de pacotille » n’est ni une rupture, ni tout à fait une surprise, tout au plus une calamité, « il est le point culminant, l’aboutissement logique de tout un tas d’histoires dangereuses que notre culture transmet depuis très longtemps ». Dans son refus de reconnaître la crise du climat conséquence de l’activité humaine, dans son rejet de l’intérêt général au profit de quelques intérêts privés, dans la haine qu’il exprime envers les plus vulnérables, dans sa misogynie, dans son orchestration du pillage économique pour le compte des plus riches, dans sa passion pour la téléréalité et le catch... Trump n’est que le paragon de ce système drogué à la richesse et au profit immédiat. Ce système n’est pas l’apanage des Etats-Unis, le cynisme et l’imposture règnent aussi sous d’autres latitudes.
Mais ce qui intéresse surtout Naomi Klein c’est d’établir quelques recettes pour sortir de ce système, non seulement dénoncer ce « pillage ininterrompu », mais réfléchir à une culture fondée sur la sollicitude et le respect. C’est ainsi qu’elle a participé à l’élaboration du  « Manifeste pour un Canada fondé sur le souci de la planète et la sollicitude des uns envers les autres ». Ce manifeste dresse la liste les urgences : la transition énergétique mais aussi les nouvelles règles à établir pour une nouvelle gouvernance et un nouveau vivre ensemble. Avec cette conclusion : «le temps est venu d’être courageux, le temps est venu de bondir vers l’avant» puisque il y a urgence à modifier nos façons de vivre.
Les pires scénarios sont déjà évoqués et notre région ne serait pas épargnée par les changements climatiques et leurs conséquences, élévation des températures, risque de phénomènes extrêmes, d’incendies, de sècheresse, d’élévation du niveau de la mer... Et tous ces phénomènes auraient un impact direct sur notre environnement, nos modes de vie, de consommer, sur l’agriculture, sur notre faune, sur notre flore etc... D’où l’urgence à réfléchir d'ors et déjà à une indispensable diminution des risques et à une inévitable adaptation aux changements à venir.

M. P.
Naomi Klein « Dire non ne suffit plus » Editions Acte Sud

Les Editions Le Papillon Rouge à l'honneur

LE PRIX LYCEEN DE L’ECONOMIE A JEAN MEILLAND POUR

«ILS ONT REVOLUTIONNE LE COMMERCE»

AUX EDITIONS LE PAPILLON ROUGE»

Organisée par l’association Lire l’économie, fondée et présidée par Luce Perrot, la Journée du Livre d’Économie est un lieu de rencontres et de débats autour des grandes questions économiques contemporaines.
Cette année, de nombreuses personnalités du monde économique et social ont confronté leurs idées sur le thème « Les entreprises face aux enjeux du XXIème siècle », et ont pu échanger avec plus de 300 lycéens venus de la France entière.
A cette occasion, le prix Lycéen « Lire l’Economie » a été remis par Jean-Michel Blanquer, Ministre de l’Education nationale, préalablement sélectionné par 500 lycéens de classes de premières et de terminales.
Le « Prix Lycéen Lire l’Économie » a été attribué à Jean MEILHAUD, pour son ouvrage « Ils ont révolutionné le commerce » (Papillon Rouge Editions).
Cet auteur nous propose des portraits d’entrepreneurs et de commerçants ayant marqué l’histoire et transformé notre façon de vivre au quotidien.
Les lycéens ont pu découvrir différentes stratégies entrepreneuriales et commerciales, ainsi que les étapes nécessaires à la réalisation d’un projet : innovation, création, marketing….

Résumé :
Par leurs actions, leurs innovations, leurs inventions, ces pionniers ont transformé radicalement notre façon de vivre, notre univers quotidien.
Comment Aristide Boucicaut invente-t-il le grand magasin et Félix Potin l’épicerie moderne ? De quelle façon le baron Bich impose-t-il le produit jetable ? Pourquoi André Citroën imagine-t-il des croisières pour vendre des voitures ?
Ce livre, premier du genre dans l’édition, plonge dans la vie incroyable, quelquefois dramatique, de tous ces précurseurs de génie. On y retrouve aussi le Jésuite Franz van der Hoff qui rend le commerce équitable, Abraham Maslow qui met soudain le consommateur à nu, mais encore les gourous de la grande distribution, les aventuriers du design, les instigateurs du sponsoring, de la vente à domicile ou par correspondance, les promoteurs du discount, de l’e-commerce… et tous les autres !
Cette 19ème Journée du Livre d’Economie a été une nouvelle occasion de mettre à l’honneur des auteurs qui auront su captiver une jeune génération de lecteurs.

Prix d'écriture Claude Nougaro 2018

Les jeunes héraultais ont jusqu'au 15 janvier pour candidater !

La Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée vient de lancer la 12ème édition du Prix d'écriture Claude Nougaro. Ce grand concours dédié à l'écriture et à la jeunesse, créé et organisé par la Région, a vocation à encourager et valoriser la créativité et l'expression des jeunes talents régionaux.

Pour participer à la 12ème édition, les jeunes héraultais, de 15 à 25 ans, ont jusqu'au 15 janvier 2018 pour proposer une œuvre inédite dans 4 catégories : nouvelle, scénario de court-métrage, bande-dessinée ou chanson.

Deux types de prix seront remis aux lauréats :

-les « Prix découverte », pour les 15-18 ans. Les lauréats remporteront un voyage culturel à Barcelone ;

-les « Prix tremplin », pour les 18-25 ans. A la clé : un accompagnement artistique par des professionnels (ateliers d'écriture, parrainage / tutorat) pour faciliter leurs « premiers pas » dans le milieu professionnel, et l'édition (ou l'enregistrement pour la musique) des œuvres primées.

Tous les lauréats remporteront une tablette tactile.

La remise des prix aura lieu cette année, et pour la 1ère fois, au Rockstore de Montpellier, le 24 mai 2018. Depuis sa création en 2006, plus de 5 000 jeunes ont participé au Prix d'écriture Claude Nougaro.

« Avec des projets dont la qualité ne cesse de s'améliorer d'année en année, le prix Nougaro bénéficie désormais d'une notoriété certaine, tant auprès du public que des professionnels. 
Cette reconnaissance nous la devons aussi au succès que rencontrent les lauréats. Parce que nous attachons beaucoup d'importance à l'accompagnement des jeunes talents, nous facilitons leurs « premiers pas » dans un milieu professionnel réputé impénétrable.
C'est un véritable tremplin pour les jeunes talents. L'un des enjeux de la culture d'aujourd'hui, c'est de la rendre accessible aux jeunes, nous travaillons en ce sens et en faisons la preuve avec ce prix ! » a notamment déclaré Carole Delga, présidente de la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée.

OSCAR est un autoportrait qui n’a rien à voir avec la réalité

Oscar est né squelette. Sans chair et sans peau mais à fleur de peau. Une anomalie en quête perpétuelle du sens dessus dessous de sa vie.

Une histoire insolite qui va résonner étrangement avec la nôtre. De sa naissance à sa mort, l’énigmatique Oscar se livre avec beaucoup de sincérité et une folie jubilatoire, sous forme de petits chapitres originaux, hauts en couleur et en noirceur. Mais Oscar, l’étrange Oscar, est-il si éloigné de nous ? Un plaidoyer délicieusement ironique, touchant le cœur de nos différences individuelles, et qui parlera à chacun d’entre nous.

 

Un petit bijou ce livre !  Une tonalité jamais complètement tragique ni désespérée, toujours empreinte de tendresse et d'une fine drôlerie, réconfortante, gaie et sensible. Sébastien Miro et Sébastien Spagnolo nous enchantent avec cet ouvrage qui mêle profondeur et fantaisie, littérature et poésie.


Une histoire insolite qui va résonner étrangement avec la nôtre. De sa naissance à sa mort, l’énigmatique Oscar se livre avec beaucoup de sincérité et une folie jubilatoire, sous forme de petits chapitres originaux, hauts en couleur et en noirceur.

 

"OSCAR est un autoportrait qui n’a rien à voir avec la réalité. Je l’ai écrit sous un masque, mais cette histoire faussement vraie n’est pas pour autant un mensonge. Loin de là. C’était le plus sûr moyen de tout dire sans offenser la pudeur, ni trahir les secrets qu’il faut respecter. Aborder des sujets graves et sensibles sous l’angle de l’absurde et de l’ironie. OSCAR, c’est mon second livre. Sonder les profondeurs avec légèreté, une galerie de personnages et de situations absurdes mais pleines de sens, d’esprit, de rire, de finesse, je l’espère."

Sébastien Miro

Sébastien Miro, auteur, metteur en scène, comédien, né à Béziers en 1975, vit et travaille à Pézenas. Lauréat du prix Beaumarchais - SACD et Paris Jeune Talent

Sébastien Spagnolo : Illustrateur, animateur, auteur, né en 1977 à Béziers

 

Edition Syel : www.editions-syel.com

René Frégni

René Frégni est l’auteur d’une quinzaine de romans, dont les derniers, «Je me souviens de tous vos rêves» et  «Les vivants au prix des morts», ont été édités chez Gallimard. Il a exercé divers métiers, dont celui d’infirmier psychiatrique, et a longtemps animé des ateliers d’écriture à la prison des Baumettes. Sa vie se partage entre Manosque et Marseille, mais il évoque aussi Montpellier, en particulier dans «Je me souviens de tous vos rêves», ainsi ces échanges avec un SDF alors qu’il rend visite à sa fille :
« Vous dormez où par un froid pareil ? » Il a un peu levé les yeux vers moi, sans découvrir son cou. «Dormir ?… Allez-y, faites le 115… Les gens n’appellent plus le 115, parce que les gens du 115, c’est malheureux, leur répondent chaque fois: “Il n’y a plus de places, il n’y a plus de places, il n’y a plus de places…” À Montpellier il y a un problème de places. Allez-y, faites le tour de la ville, de la rue de la Loge au Corum, de la gare aux Arceaux, des types qui dorment dehors il y en a partout ! Le 115 vous renvoie vers la Croix-Rouge et la Croix-Rouge, ils n’ont que trente-cinq places. La Croix-Rouge elle est au bout, du bout, du bout. Ils récupèrent toute la misère que le 115 ne peut pas gérer, ils font leur taf, c’est déjà beaucoup. » Cet homme n’avait pas plus de trente-cinq ans, il s’exprimait bien, n’était pas ivre. Il ne m’avait pas écarté. Parler le réchauffait. « Et pour manger, c’est dur ? — À Montpellier on mange. On mange bien, très bien. Des distributions alimentaires il y en a toute la semaine. Il y a des plans pour manger, ce n’est pas le souci...»
L’oeuvre de René Frégni se partage entre des romans noirs et écrits moins définissables, évocations poétiques, souvenirs, portraits, réflexions, méditations sur la nature, les saisons, les femmes, l’amour... bref, sur la vie, ses joies, ses souffrances, ses déceptions, ses réussites... Le tout dans un style d’écriture fluide, au vocabulaire simple mais puissamment évocateur. René Frégni, qui se dit «du côté des fous, des voyous, des marginaux» déclare : «Je suis comme Giono, j’écris en marchant. Je fais un pas, je ramasse un mot, je fais un autre pas, j’attrape un autre mot. Nos collines sont pleines de lumière, de personnages étranges et de mots.»
Titulaire de plusieurs prix, 1989 prix Populiste pour "Les chemins noirs" (1989), prix spécial du jury du levant et le prix Cino del Luca pour "Les nuits d'Alice" (1992), prix Paul Léautaud pour "Elle danse dans le noir" (1998),  prix Antigone pour "On ne s'endort jamais seul" (2001), Prix Jean-Carrière 2011, pour La Fiancée des corbeaux, entre autres, construit une oeuvre originale, profonde et populaire. Une oeuvre dans laquelle, comme chez Charles Juliet ou Jean-Claude Pirotte, le récit dépasse le cadre du roman, de l’histoire elle-même, pour témoigner et exprimer un profond humanisme.

M. P.

Des lectures performées, c'est la ZAL

La Zone Autonomie Littéraire édition 2017, c'est une suite ininterrompue de lectures performées, des rencontres littéraires scéniques dans la salle Pétrarque au cœur de Montpellier dans l'Ecusson. Samedi 18 novembre 2017, les auteurs mettent leurs écrits en scène, les amoureux de la poésie et autres genres littéraires n'hésitent pas à accompagner leurs prestations de vidéo, d'accompagnement musical...

La programmation scènique continue se déroulera de 14h30 à 23h, une fenêtre ouverte sur des histoires d'amour avec les mots, des rencontres à l'issue des lectures publiques, on vient quand on veut, on déguste des gourmandises dans une joyeuse ambiance, on feuillette les ouvrages de l'éditeur indépendant alésien Simorgh du Gard et on découvre les lectures extraites du Manuel de Castration d'Isabelle Simon ou comment apprendre à écraser tout ce qui grouille autour de nous, à destination des conjoints, parents, professeurs...

" Depuis trois ans, la poésie prend davantage de place, les auteurs n'ont jamais été plus nombreux. Pour cette 7e édition de la ZAL, des univers d'auteurs différents se croisent sur la scène de la salle Pétrarque que ce soit la poésie contemporaine ou le théâtre. Ils viennent de Sète, de Montpellier, du Gard, du Lubéron, de Toulouse, de Paris, de Marseille et au-delà de Bruxelles. Ils prennent la parole, lisent quelques extraits de leurs textes dans de courtes mises en scènes, précise Renaud représentant l'association Squeeze. Avec ce concept de la lecture augmentée à la croisée de la musique, la video et le spectacle vivant, nous proposons une interface littéraire innovante entre les auteurs-acteurs et le public, un regard différent sur l'écriture et le livre, une occasion de se laisser entraîner par les amis dans l'Ecusson de Montpellier, ajoute Renaud. Nous sommes chaque année encouragés par les visiteurs,  c'est une formule organisée par une vingtaine de bénévoles qui accompagnent les auteurs, ce qui nous démarque des foires aux livres, des conférences et des dédicaces d'auteurs, généralisées sur notre territoire."

Une invitation libre à se laisser porter par les rencontres de nouveaux talents dans une ambiance chaleureuse et propice au partage intergénérationnel, jeunes et moins jeunes sont conviés à ce grand rassemblement littéraire qu'on ne raterait pour rien au monde ! Peut être des livres de chevet à partager...

Pour mieux connaître l'association Squeeze

Le coup de cœur du mois


» disponible en ligne

 

Le voyage des mots : De l'Orient arabe et persan vers la langue française
d'Alain REY (calligraphie de Lassaâd Metoui).

Tel un cortège de Rois mages apportant à l'Europe les richesses de l'Orient, un trésor de mots arabes est venu enrichir les moyens verbaux qui nous permettent de nommer le monde. Du Ciel à la Terre, des sciences aux croyances, des substances naturelles aux étoffes et aux vêtements, de la guerre à la paix, maints domaines de notre expérience peuvent cacher ou dévoiler leur origine orientale, qu'elle soit savante, poétique ou familière. Les mots arabes en français sont souvent surprenants, inattendus, comme la houle de l'océan, le chiffre des calculs, l'élixir et l'ambre, et, dans la vie commerciale, le magasin ou la douane. Le confort n'est pas absent ; non seulement le divan et le sofa sont "arabes", mais aussi le matelas. Que les mots "babouche" et "fez" soient orientaux, on ne s'en étonne guère ; mais le "châle", le "gilet", la "jupe" ? Et la "coupole", le "masque" et la "mascarade" ?
Le Voyage des Mots de l'Orient arabe, persan ou turc vers le français, souvent par l'Italie et l'Espagne, est évoqué ici précisément, mais aussi poétiquement et artistiquement. Car l'écriture arabe, avec ses "arabesques", est un lieu de beauté et de plaisir, en admirables calligraphies décoratives.
Un amoureux des langues et des cultures, ALAIN REY et LASSAÂD METOUI, un artiste de l'écriture, plasticien et calligraphe, se sont retrouvés pour créer un lieu de célébration pour la rencontre de deux cultures, l'orientale et l'occidentale, sous la forme française. Ce lieu ne pouvait être qu'un livre, un livre de Pelles images, celles des mots, à la fois graphiques, mentales et colorées, celles des idées, qui sont aussi des "arabesques" tracées par l'esprit, qui conduit la main.

 

Le Grand Montpellier et ses Peintres

par Alain Laborieux/Robert Faure - Editions du Papillon Rouge

Depuis le XIIe siècle, Montpellier est un lieu de brassage, une ville savante, bourgeoise, raffinée où l’art a pris une place remarquable. Le nombre des peintres qui y sont nés, ou y ont vécu, est ainsi devenu très important au fil du temps. Citons par exemple Raoux, Ranc, Bourdon, Vien, Cabanel, Glaize, Bazille, Castelnau, Leenhardt… ou plus près de nous Dezeuze, Pradalié et Bioulès… qui ont immortalisé sur leur chevalet la capitale languedocienne. Un hommage rendu aux peintres qui sont nés ou ont vécu à Montpellier

En 1779, quelques Montpelliérains fondent même une Société des Beaux-Arts et posent les bases d’un musée qui, avec François-Xavier Fabre, deviendra l’un des plus riches de province ; si bien qu’en 1888, Van Gogh et Gauguin, séjournant alors à Arles, viennent le visiter.

Pour la première fois, un livre rend hommage à tous ces peintres de talent qui ont laissé de leur ville-lumière un regard, un souvenir, une impression… En tout cas, une vision impérissable. 

Disponible à partir du 3 novembre 2017

100 lieux curieux

La sétoise Laure Gigou, ancienne conservatrice des Musées de l’Hérault, sort un ouvrage qui va passionner les amoureux de la région : Hérault : 100 lieux pour les curieux.
L'Hérault est un département touristique avec deux grands sites, trois monuments classés au patrimoine mondial, un patrimoine mondial immatériel. De plus, toutes ses villes méritent le détour. On ne sait où donner de la tête !
Mais au-delà, on peut encore trouver des coins méconnus ou moins connus, même à l'intérieur de ces grands pôles touristiques. L'homme y a vécu depuis très longtemps. Puis il a dressé des dolmens, des menhirs ou des statues menhirs. Savez-vous qu'en Languedoc, il y a plus de monuments mégalithiques qu'en Bretagne ? 

Les Romains ont également laissé leurs traces, avec la voie domitienne d'abord, mais aussi avec la villa gallo-romaine.
Méconnue, la période médiévale a laissé de grands travaux admirables avec l'étang asséché de Montady, dont les drains médiévaux fonctionnent encore. Des monastères très anciens, rappellent les règles austères des premiers chrétiens. Partout, vous découvrirez des sources miraculeuses, des saints bienfaiteurs. Les réformes monastiques entraînèrent l'hérésie cathare, jusqu'aux prémices de la croisade albigeoise : « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! ».

Les trésors de fresques romanes ou de la Renaissance, les retables sculptés, sont des bijoux hors du commun.

L'aqueduc de Castries construit pour les jardins de Le Nôtre, le pont de Gignac avec sa maquette, les meuses de Cazilhac, la marquise de la gare de Bédarieux ou le puits de charbon de Camplong attireront votre attention. Vous pourrez découvrir des techniques oubliées, les moulins, l'exploitation du charbon, les mines de plomb argentifères, les carrières de pierres lithographiques.
Frédéric Bazille, Antoine Injalbert, Paul Dardé, Molière, Ermengarde de Narbonne, la marquise de Ganges, Bonaparte, Montgolfier, la reine d'Italie et même un assassin : Jean Pomarède vécurent ou vinrent mourir dans l'Hérault.
Laure Gigou promet étonnements et découvertes, même dans les lieux les plus connus et les plus fréquentés.  » disponible chez amazon