Mémoires Vives - les thermes de Balaruc-les-Bains



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Le Personnel des Etablissements Thermaux était convié à la publication d'un livre fait "à deux mains " par Agnès Jeanjean, Ethnologue, pour les textes et Sylvie Goussopoulos pour les photographies, édité par PhotoSensible à Montpellier. Ce livre a été commandé par la Ville de Balaruc-les-Bains et un exemplaire a été distribué à chacun des anciens et nouveaux employés.

 

"Balaruc-les-Bains et le Thermalisme sont étroitement liés, et ce depuis l'Antiquité ; une histoire qui a, au fil des siècles, fortement marqué la commune et façonné son identité. Que serait notre ville sans ses Thermes ? Je n'ose l'imaginer. La mémoire collective balarucoise est identifiée à cette mémoire thermale.

Bien que largement tournée vers l'avenir avec l'ouverture en 2015 des nouvelles installations thermales, Balaruc-les-Bains, première station thermale de France, n'en oublie pas pour autant son passé. Si nous devons vivre avec notre temps, il est primordial de savoir d'où nous venons pour comprendre les enjeux du futur et rendre hommage aux savoir-faire d'antan.

Une volonté qui a, dans un premier temps, donné lieu à deux expositions, deux regards croisés sur la mémoire thermale balarucoise. Aujourd'hui ce travail se poursuit avec la publication de cet ouvrage, résultat d'une immersion dans l'univers thermal. Agnès Jeanjean, ethnologue et Sylvie Goussopoulos, photographe, sont allées au devant des curistes et des agents pendant près de deux saisons. Elles ont partagé leur quotidien, écouté leurs histoires de plusieurs décennies de travail au sein des thermes pour certains.

Un regard rare sur ces hommes, ces femmes qui font la "mémoire vive" du thermalisme balarucois" 

(extrait de la préface du livre écrite par Gérard Canovas - Maire de Balaruc-les-Bains).

 

Deux souriantes retraitées feuillettent "Mémoires vives" avec grand intérêt et des souvenirs jaillissent sur leur période de travail à l'Etablissement des Hespérides (qui s'apprête à être transformé) et à l'Etablissement Athéna au centre de Balaruc, détruit, qui sera remplacé par des logements et des bâtiments administratifs.

Le centre de la ville sera entièrement repensé et modernisé mais le Nouvel Etablissement s'élance, majestueux, tel un bateau en bordure de l'Etang accueillant chaleureusement des curistes heureux de ce modernisme. Les Balarucois ont une certaine tristesse d'avoir perdu ces "Thermes Athéna", ils avaient "fière allure" ; une belle consolation, le dôme de cet Etablissement a été récupéré et "trônera" au milieu du rond-point de la Despensière...

Madame Cuq, retraitée de l'Etablissement Thermal et son petit-fils sont heureux de poser pour "Thau-Info" lors de cette mémorable soirée.

Le livre "Mémoires Vives les thermes de Balaruc-les-Bains" est mis en vente à l'Office du Tourisme et à l'Etablissement Thermal"

Annick Pratlong

"André Gorz, une vie" de Willie Gianinazzi

En ces temps de débats politiques fastidieux et souvent soporifiques, alors que les enjeux sur les évolutions de nos sociétés devraient susciter réflexions novatrices et percutantes, il est une parution qui devrait intéresser les protagonistes : «André Gorz, une vie» de Willy Gianinazzi. Il s’agit de la première biographie d’un penseur atypique particulièrement lucide et précurseur. Il fut l’un des premiers annonciateur de la décroissance, profondément convaincu que l’essor économique basé sur l’extraction des ressources naturelles et l’exploitation outrancière de la nature ne pouvait mener qu’à une impasse et une dégradation des conditions de vie. Il fut à l’origine de la notion d’écologie politique, avançant l’argument que l’écologie ne pouvait se contenter d’un strapontin ministériel mais devait être le fer de lance de tout projet politique. Penseur autodidacte, il ne s’enfermait dans aucune conviction, sinon celle que le néolibéralisme, avatar du capitalisme pur et dur n’apportait rien de bon aux sociétés soumises au TINA (There Is Not Alternative). Ainsi sur la question du «revenu social garanti» qu’il appelait aussi «allocation universelle et inconditionnelle», appelé à présent «revenu de base» par certains candidats à la présidentielle, il revint sur ses premières analyses après un échange  avec Philippe Van Parijs. Dans la réponse écrite qu’il publie sous le titre «Allocation universelle : version de droite et version de gauche», il précise notamment les dangers que pourraient représenter une telle mesure déviée de ses objectifs originels. Ses réflexions ont porté essentiellement sur la place du travail dans nos sociétés modernes, et à ce titre il a même évoqué la troisième révolution industrielle et l’ébauche d’une autre économie échappant aux pièges de la dématérialisation et de la déshumanisation.
Au delà de ses ouvrages de réflexion sur le travail et l’évolution de nos sociétés, particulièrement dans leur rapport avec la nature, ainsi que de son travail de journaliste (le nouvel observateur, La gueule ouverte etc...), André Gorz a fait oeuvre d’écrivain avec notamment «Le traitre» et «Lettres à D.», déclaration poignante à son épouse Dorine, juste avant leur double suicide le 22 septembre 2007.
Willy Gianinazzi retrace la vie de ce penseur autodidacte et unique, né Gerhart Hirsch le 9 février 1923 à Vienne, prenant différentes identités jusqu’à celle de André Gorz et choisissant définitivement le français comme langue d’élection. Après une période d’oubli, ses ouvrages devraient nourrir le débat politique et proposer quelques balises pour une évolution positive de nos sociétés.

M. P.

Un Culte Solaire

par Nina Padilha

Couv-Culte-webNina Padilha, auteure agathoise :

"Ce livre est le fruit d’un travail d’enquête qui a duré dix-sept ans. Mes recherches m’ont menée bien au-delà – dans le temps et l’espace – de la Judée, théâtre supposé de la « Cène » et autres « hauts faits » attribués à un personnage étrangement absent des registres d’histoire laissés par ses contemporains, des savants de l’époque, entre autres, ou par les troupes d’occupation romaines.
En entrant dans ces pages vous risquez, comme moi, de mettre un coup de pied dans la fourmilière. Car la croyance, profondément implantée dans les subconscients, est une œuvre complexe et très bien ficelée au fil des siècles.
Je vous invite à suivre, pas à pas, mon enquête à travers la Palestine et l’Egypte, mais aussi l’Inde, pays dans lequel vous découvrirez des similitudes convaincantes. Ainsi vous saurez de façon incontestable ceci : Le Christ n’a jamais existé !…"

Un Culte Solaire, par Nina Padilha -
Editions" Encre rouge

Artaud et l'asile


En 1996 paraissait en deux tomes « Artaud et l’asile ». Ces ouvrages, alors épuisés, viennent de faire l’objet d’une réédition « corrigée, revue et augmentée », en un seul livre de quelques huit cent soixante pages. Il y est question d'Antonin Artaud, de son génie incontestable, de sa troublante lucidité, mais aussi de sa souffrance et de sa maladie, parfois si proche de la folie.
Les auteurs, André Roumieux, infirmier psychiatrique, Laurent Danchin, critique d’art spécialiste d’art brut, outsider et singulier et Jean-Claude Fosse, ont tous trois été très proches du docteur Gaston Ferdière. On pourrait se souvenir de ce dernier si l’émission Apostrophe de Bernard Pivot du 22 septembre 1978, s’était déroulée normalement et s'il avait pu y parler de ses relations avec Artaud. Mais cette émission est restée célèbre pour une autre raison : Charles Bukowski ayant passablement abusé du sancerre n’en respecta pas les règles et y fit un tel scandale qui effaroucha jusqu’à Cavanna qui, excédé, menaça de frapper « le vieux dégueulasse », oubliant par ailleurs qu’il avait contribué à le faire connaître en France.
Ferdière était alors poursuivi par les accusations que portaient sur lui les amis d’Artaud, lui reprochant d’avoir usé et abusé sur son patient de la sismothérapie, autrement dit, des électrochocs. Ferdière dirigeait l’hôpital psychiatrique de Rodez. Amateur d’art, poète à ses heures, il était proche des milieux artistiques et culturels, en particulier des surréalistes. Les amis d’Artaud qui désespéraient de voir sombrer et dépérir leur idole, lui demandèrent de le prendre en charge. Artaud arriva à Rodez le 10 février 1943. Ferdière le sauva probablement d’une mort certaine, tant à cette époque, de nombreux malades mentaux mouraient de faim et d’absence de soins. Il lui a permis, l’encourageant même, à renouer avec l’écriture.
C’est donc à une tentative de réhabilitation de ce docteur en psychiatrie hors normes que se sont engagés les auteurs. Ils en dressent un portrait étonnant et à travers analyses, entretiens et correspondances dressent un récit très riche en informations. C’est ainsi que nous y apprenons que c’est à Montpellier que s’est tenue, et ce fut peut-être une première, une exposition d’art d’aliénés - que Danchin préfère appeler « art singulier ». Ferdière raconte :  « ...pendant la guerre même, j’ai trouvé un bonhomme à Montpellier qui avait une petite galerie de tableaux [...] à côté de l’Oeuf... et je lui ai dit : « voulez-vous qu’on fasse une expo d’art d’aliénés ? » On en a fait une et qui a rencontré un véritable succès...»
Artaud et l’Asile Séguier éditeur
Voir aussi sur le net Gaston Ferdière, entretiens avec Laurent Danchin

M. P.

Bernadette Boissié-Dubus publie 2 romans pour enfants

L'île à l'envers

 

L'île à l'envers
Boissié-Dubus Bernadette

Drôle de village, drôle de monde, drôles de gens… Perdu loin des siens, Samuel cherche la route pour retourner chez lui. Pourquoi parmi les personnes étranges qu’il rencontre aucune ne veut l’aider à retrouver ses parents ? N’y a-t-il pas un poste de police dans ce pays ? Peu à peu, sa mémoire se liquéfie. L’oubli s’installe. Qui sont ses parents ? Peu importe. Peu importe aussi cette petite fille en robe rouge qui danse dans sa mémoire. Accompagné d’un chat noir et d’une mouette, il va vivre des aventures qui le feront grandir, dépasser ses limites, et devenir un héros malgré lui. Mais la réalité n’est pas toujours ce qu’on croit…

Une aventure étrange mais aussi un conte philosophique qui fera rêver petits et grands.

 

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Le Voyage fantastique du chroniqueur du roi
de Boissié-Dubus Bernadette

Un roman de science fiction sans vaisseau spatial... Découvrez comment Anne, l'ordinateur intelligent, va séduire Alphonse, chroniqueur à la cour de François Premier devenu typographe dans une imprimerie de Montpellier au XVième siècle et le conduire dans l'espace et le temps à la recherche de l'histoire de l'écriture. Un roman d'aventure fantastique et drôle pour apprendre à connaître nos ancêtres et ce moyen de communication extraordinaire qu'est l'écriture, et ce que les hommes ont enduré pour passer le flanbeau de génération en génération. .

» pour se les procurer

Trophées Brassens de la Poésie

Appel aux poètes

 

Club Georges Brassens

Le club a vu le jour dans les années 1978/1979 à la "Maison des jeunes et de la culture" de l'Ile de Thau à Sète, où, à l'initiative d'Angel Girones, un groupe composé de quelques enseignants et musiciens admirateurs de Georges Brassens a décidé de composer des poèmes et de confronter régulièrement les essais afin de s'encourager à l'écriture.
Guitaristes et chanteurs les rejoignent. Le groupe grandit et ne tarde pas à créer une association en 1980.
Georges Brassens qui est un exemple pour tous est contacté par Angel GIRONES pour qu'il vienne à Sète parrainer le "Club". Georges Brassens souhaite y répondre favorablement mais hélas la maladie l'en empêche. Il donne néanmoins bien volontiers son accord...Ainsi naît le Club Georges Brassens.

jeanne corporon est la banquiere

Jeanne Corporon
actuelle président du Club Georges Brassens

   

Le Club Georges Brassens va créer en 2017 un Trophée Brassens de la Poésie parallèlement à son Trophée Brassens de la chanson.

  • Le concours est ouvert à tous les auteurs de poésie (à partir de 18 ans).
  • Les candidats doivent adresser 3 œuvres dactylographiées, ainsi qu'un bref CV, par mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. avant le 1er mai 2017.
  • La sélection sera effectuée de manière anonyme par notre Jury
  • Le gagnant sera désigné par le Jury et ses 3 textes seront lus par un comédien, avant le concert des finalistes du Trophée Brassens de la Chanson 2017 (à Sète, place A. Briand le 24 Juin).
  • Il recevra, en prix, l'édition de son recueil de poèmes (sous réserve de modifications et nombre d'exemplaires à déterminer).

 Brassens et Jean Ferrat - 1969Georges Brassens et Jean Ferrat, en 1969

Des abattoirs aux beaux-arts

Des Abattoirs aux Beaux-Arts - Histoire et mémoire d’un faubourg - De Marie-Christine Gaignard
Edité par l'Association de quartier Beaux-Arts Pierre Rouge

Saviez-vous que le quartier des Beaux-Arts réputé pour son dynamisme et très prisé par les Montpelliérains, était autrefois le quartier des Abattoirs ? Les habitants y vivaient au rythme de l’établissement. Il y régnait une ambiance familiale qui rassemblait et rapprochait les gens dans une entraide quotidienne et le partage de moments festifs. Quelles sont les origines de ce quartier ? Comment s’est-il constitué et comment a-t-il évolué au fil du temps ? C’est l’enquête, remontant au Moyen-Âge, que Marie-Christine Gaignard a menée et que l’on découvre dans cet ouvrage doté d’une riche iconographie constituée de documents d’archives, et pour une période plus récente, de photographies et de témoignages de ses habitants.

L’auteure, Marie-Christine Gaignard, titulaire d’une licence d’histoire et d’une maîtrise d’archéologie, est membre de l’Association de quartier Beaux-Arts Pierre Rouge, où elle habite et enseigne. Si elle a entrepris ce travail, c’est pour que cet ouvrage rende toute leur place aux gens modestes que l’Histoire oublie parfois et qu’il réponde à l’attachement que les habitants portent à leur quartier tout en répondant également à l’intérêt des curieux d’histoire qui apprendront beaucoup en le découvrant. Il apporte en effet un éclairage sur l’histoire de faubourgs de Montpellier trop souvent méconnue, permettant d’appréhender le fait qu’un quartier se construit au fil du temps avec ce que ses habitants en font et, surtout, que la connaissance de son quartier contribue au vivre ensemble.

« Que cet ouvrage parti des habitants du quartier, retourne vers eux »

Pour l’édition de cet ouvrage, l’éditeur, à savoir l’Association de quartier Beaux-Arts Pierre Rouge a bénéficié du soutien de La Région Occitanie Pyrénées-Méditerranée, du Conseil départemental de l’Hérault, de la Ville de Montpellier et de ceux et celles qui ont répondu à la campagne de souscription. Il est vendu par l’Association de quartier Beaux-Arts Pierre Rouge dans les librairies de la ville et sur la place des Beaux-Arts (tous les samedis de 10h 30 à 13h), ainsi que le dimanche 11 décembre prochain, pour le Bozart de Noël, place des Beaux-Arts et esplanade de la Musique.

Au vent de révolte

Max Boyer, Lise Andréa, Michel Ségarra et Gaston Couté

Max Boyer, Lise Andréa, Michel Ségarra et Gaston Couté :L'association culturelle "SOUS L'AILE DES CHANSONS" se consacre à la promotion et la diffusion des œuvres de Gaston Couté et de ses successeurs dans les domaines de la chanson, de la poésie et des arts plastiques. Elle a produit le nouveau CD consacré aux poèmes de Gaston Couté mis en musique par Max Boyer et chantés par lui-même et par Lise Andréa, accompagnés au piano par Michel Ségarra. Un premier CD avait présenté quelques textes de ce poète éloquent et généreux malgré sa vie brève puisque né le 23 septembre à Beaugency dans le Loiret, il meurt à Paris le 28 juin 1911 à l’âge de 31 ans. Ecrivain, journaliste, poète et chansonnier précoce, c’est dans les cabarets de Montmartre qu’il connaît quelques succès. Anarchiste militant et pacifiste convaincu, il sera peu à peu écarté des scènes parisiennes par les bellicistes acharnés de ce début du XXème siècle qui finiront par réaliser leur rêve funèbre en 1914. Jusqu’au bout de sa courte vie il aura lutté sur les scènes qui voulaient bien l’accueillir et dans les journaux et revues telles La barricade et La guerre sociale. Tout en partageant la bohème de Satie, Carco, Mac Orlan, Max Jacob, Dullin, sûrement a-t-il croisé Apollinaire et Picasso. Il meurt dans le dénouement total alors qu’il devait paraître devant les tribunaux , poursuivi pour apologie de faits qualifiés crimes, après avoir écrit suite aux échauffourées du premier mai 1911 lors desquelles quatre policiers furent blessés : «Vous pouvez crever, tas de vaches / On n’ pleur’ pas les brut’s et les lâches !».
Victor Meric (1876-1933) qui fut un ami très proche de Couté, écrivit sur lui : «...Tout au long de cette œuvre vibrante, passionnée, circule la haine des préjugés et des superstitions religieuses, la haine des massacres guerriers, l’amour des misérables et des pauvres, l’amour de la terre… On comprend, quand on relit, aujourd’hui, ces poèmes et ces chansons, les ovations qui accueillaient le petit paysan, demeuré paysan, même à Montmartre. Et on comprend aussi le boycottage savant qui s’organisait autour de ce grand poète, d’ailleurs sans défense et qui cédait ses chefs- d’œuvre pour un louis...».
La poésie de Gaston Couté a été chantée et l’est encore par nombre d’interprètes. MAX BOYER est un de ceux-là, qui le chante avec justesse et sincérité, jusqu’à ses paroles patoisantes qui loin de paraître surannées et insolites, ajoutent à la poésie un imaginaire riche et mélodique. Max Boyer le chante sur des musiques originales de sa propre création, subtiles et élégantes, qui marquent les textes d’une certaine intemporalité, que soulignent encore les arrangements que Max a signés avec Michel Ségarra, et qui sont parfois ponctués de quelques évocations à Satie ou Chopin, mais aussi Brassens , Brel et Ferré . D’une solide discrétion, le piano, sous les doigts diligents de Michel Ségarra, accompagne et enrichit cette poésie ardente et audacieuse. La voix de Lise Andréa vient ponctuer le CD de notes un peu plus douces, même si les textes qu’elle dit ou qu’elle chante avec calme et délicatesse n’en demeurent pas moins implacables.
En 1907,  le maire de Saint Ay, où Couté était à l’école communale, lui demande de revoir les paroles de la Marseillaise, ainsi naîtra le poème la Paysanne qui s’achève ainsi :
 «...Semons nos blés, soignons nos souches !
Que l'or nourricier du soleil
Emplisse pour toutes nos bouches
L'épi blond, le raisin vermeil !...
Et, seule guerre nécessaire
Faisons la guerre au Capital,
Puisque son Or : soleil du mal,
Ne fait germer que la misère.»

Le CD se termine sur les chansons de  Alain Krezt, auteur-interprète grabellois, et de Bernard Dimey, autre probable digne héritier de Couté, tant pour la richesse de ses textes que pour son goût pour les boissons alcoolisées. Le CD est en vente sur le site de l'association Sous l'aile des chansons
Au Vent de Révolte, Max Boyer chante Gaston Couté avec Lise Andréa, accompagnés au piano par Michel Ségarra. Création graphique et maquette de Michel Puech.

Les oeuvres de Couté sont en accès libre sur le site.

M. P.

Rencontre avec Audrey Pulvar à Montpellier

La journaliste Audrey Pulvar était de passage  vendredi 11 décembre  à la librairie Sauramps et à la médiathèque Emile Zola à Montpellier pour la sortie de son ouvrage Libres et Insoumis aux éditions de La Martinière.

Parce qu'ils ont marqué son parcours, Audrey Pulvar brosse le portrait d'une vingtaine d'hommes aux destins exceptionnels. D'Alexandre Dumas à Salman Rushdie, en passant par Albert Camus, Martin L. King ou André Brink, Audrey Pulvar les raconte avec toute la force de ses convictions et un attachement profond à chacun d'entre eux.

échanges d'Audrey Pulvar et Philippe Saurel, maire de Montpellier

Audrey Pulvar a intégré l’école Supérieure de Journalisme de Paris dont elle sort major en 1994. Elle débute à Antilles Télévision, en Martinique, chaine dont elle deviendra la directrice de la rédaction entre 1999 et 2002. En 2003, elle rejoint France 3 où elle présentera notamment le Soir 3 et le 19-20, avant de rejoindre i-Télé en 2009. Aujourd’hui, Audrey Pulvar présente le Grand JT et anime le débat « On Ne Va Pas Se Mentir » sur I-télé. Elle collabore également au « Grand 8 » de Laurence Ferrari sur D8.

L’Enfant bois, son premier roman, est paru au Mercure de France en 2004 et a obtenu le Prix Carbet des Lycéens. Audrey Pulvar a reçu le trophée des femmes en Or (catégorie média) en 2008.

Elise (1979 - 2007)

 

 

Ces recueils regroupent des dessins et surtout des poèmes d’Elise, intimistes, sensibles, dans lesquels elle projette ses émotions, ses joies, mais aussi ses souffrances devant un monde dur et froid, exprimant de manière désabusée et parfois ironique les angoisses de nombreux jeunes de sa génération.

Ils sont vendus au profit de l’association Elise dont l’objet est de faire découvrir ses œuvres (chansons, poèmes, nouvelles, peintures, dessins, craies d’art) par le biais de productions et de publications, afin qu’elles ne passent pas inaperçues.

Certains de ces textes, mis en musique par Elise, peuvent être proposés à de jeunes artistes qui souhaiteraient les interpréter.

Boutique en ligne www.edition-flam.com

Numérique, littérature et poésie !

Afficher l'image d'origineDe tous côtés s’élèvent les interrogations au sujet du numérique. Même de l’autre côté de l’Atlantique ! Par exemple, dans le Mouton Noir, magazine numérique canadien, Michel Vézina, comédien et auteur, se pose des questions :  « Le livre numérique signifiera-t-il la fin d’une ère ? Cette magie qui consiste à décoder une multitude de taches noires pour leur faire prendre la forme d’une image grâce au pouvoir de l’imagination changera-t-elle, selon que le livre soit imprimé sur des arbres mâchés ou sur du pétrole modifié en écran de plastique ? Le passage du papier au plastique de l’écran modifiera-t-il réellement notre façon de raconter une histoire, la manière de rapporter une odeur, de faire voir une couleur, de faire ressentir une caresse ?»
Et il se pose la question essentielle : Du codex ancien jusqu’au livre actuel, le passage du parchemin au papier a-t-il modifié l’essence (et le sens) de la littérature ? En y apportant sa réponse : « Oui, indéniablement » mais en oubliant de citer… l’imprimerie !

Et pourtant, l'imprimerie en favorisant la multiplication rapide des livres a cessé d'en faire une denrée rare réservée à une élite. Elle a permis la diffusion des connaissances qui a conduit à la Renaissance et, entre autres, à la réorientation des pratiques religieuses. Elle a amené à porter un nouveau regard sur le monde, ce qui débouchera sur la révolution scientifique et le développement de la science moderne. L’imprimerie a également donné naissance au roman, qui deviendra le genre littéraire par excellence. Enfin, l'imprimerie a entraîné un idéal d'alphabétisation généralisée qui se traduira par l'expansion de l'école publique.

Oui, l’imprimerie a changé le monde !

Est-ce que nous ne vivons pas un moment où « si le numérique modifie profondément notre paysage culturel, c’est bien parce qu’il transforme tout à la fois la production et le partage du savoir ? Car le numérique n’est pas seulement un outil, ni une technologie - même dite nouvelle - il est en même temps une culture, culture autorisant de nouveaux usages et de nouvelles pratiques, et surtout instaurant un nouveau regard sur notre histoire, notre patrimoine et nos mémoires - individuelles et collective » (Milad Doueihi, co-titulaire de la chaire « L’humain au défi du numérique » du Collège des Bernardins).

Il est vrai que nous avons peine à imaginer toutes les conséquences de cette irruption - le mot n’est pas trop fort - du numérique dans tous les domaines de notre vie de citoyens et de notre vie personnelle. Il ne faut cependant pas craindre d’entrer dans un nouveau mode de pensée, comme l’ont fait nos prédécesseurs il y a quelques siècles lors du développement de l’imprimerie, en prenant surtout garde de ne pas négliger la dimension éthique qui devra être au cœur de cette mutation.

La difficulté réside dans le fait que l’évolution est beaucoup plus rapide aujourd’hui. Trop peut-être ?

 Maurice Bouchard

100 lieux curieux

La sétoise Laure Gigou, ancienne conservatrice des Musées de l’Hérault, sort un ouvrage qui va passionner les amoureux de la région : Hérault : 100 lieux pour les curieux.
L'Hérault est un département touristique avec deux grands sites, trois monuments classés au patrimoine mondial, un patrimoine mondial immatériel. De plus, toutes ses villes méritent le détour. On ne sait où donner de la tête !
Mais au-delà, on peut encore trouver des coins méconnus ou moins connus, même à l'intérieur de ces grands pôles touristiques. L'homme y a vécu depuis très longtemps. Puis il a dressé des dolmens, des menhirs ou des statues menhirs. Savez-vous qu'en Languedoc, il y a plus de monuments mégalithiques qu'en Bretagne ? 

Les Romains ont également laissé leurs traces, avec la voie domitienne d'abord, mais aussi avec la villa gallo-romaine.
Méconnue, la période médiévale a laissé de grands travaux admirables avec l'étang asséché de Montady, dont les drains médiévaux fonctionnent encore. Des monastères très anciens, rappellent les règles austères des premiers chrétiens. Partout, vous découvrirez des sources miraculeuses, des saints bienfaiteurs. Les réformes monastiques entraînèrent l'hérésie cathare, jusqu'aux prémices de la croisade albigeoise : « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! ».

Les trésors de fresques romanes ou de la Renaissance, les retables sculptés, sont des bijoux hors du commun.

L'aqueduc de Castries construit pour les jardins de Le Nôtre, le pont de Gignac avec sa maquette, les meuses de Cazilhac, la marquise de la gare de Bédarieux ou le puits de charbon de Camplong attireront votre attention. Vous pourrez découvrir des techniques oubliées, les moulins, l'exploitation du charbon, les mines de plomb argentifères, les carrières de pierres lithographiques.
Frédéric Bazille, Antoine Injalbert, Paul Dardé, Molière, Ermengarde de Narbonne, la marquise de Ganges, Bonaparte, Montgolfier, la reine d'Italie et même un assassin : Jean Pomarède vécurent ou vinrent mourir dans l'Hérault.
Laure Gigou promet étonnements et découvertes, même dans les lieux les plus connus et les plus fréquentés.  » disponible chez amazon