Trophées Brassens de la Poésie

Appel aux poètes

 

Club Georges Brassens

Le club a vu le jour dans les années 1978/1979 à la "Maison des jeunes et de la culture" de l'Ile de Thau à Sète, où, à l'initiative d'Angel Girones, un groupe composé de quelques enseignants et musiciens admirateurs de Georges Brassens a décidé de composer des poèmes et de confronter régulièrement les essais afin de s'encourager à l'écriture.
Guitaristes et chanteurs les rejoignent. Le groupe grandit et ne tarde pas à créer une association en 1980.
Georges Brassens qui est un exemple pour tous est contacté par Angel GIRONES pour qu'il vienne à Sète parrainer le "Club". Georges Brassens souhaite y répondre favorablement mais hélas la maladie l'en empêche. Il donne néanmoins bien volontiers son accord...Ainsi naît le Club Georges Brassens.

jeanne corporon est la banquiere

Jeanne Corporon
actuelle président du Club Georges Brassens

   

Le Club Georges Brassens va créer en 2017 un Trophée Brassens de la Poésie parallèlement à son Trophée Brassens de la chanson.

  • Le concours est ouvert à tous les auteurs de poésie (à partir de 18 ans).
  • Les candidats doivent adresser 3 œuvres dactylographiées, ainsi qu'un bref CV, par mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. avant le 1er mai 2017.
  • La sélection sera effectuée de manière anonyme par notre Jury
  • Le gagnant sera désigné par le Jury et ses 3 textes seront lus par un comédien, avant le concert des finalistes du Trophée Brassens de la Chanson 2017 (à Sète, place A. Briand le 24 Juin).
  • Il recevra, en prix, l'édition de son recueil de poèmes (sous réserve de modifications et nombre d'exemplaires à déterminer).

 Brassens et Jean Ferrat - 1969Georges Brassens et Jean Ferrat, en 1969

Des abattoirs aux beaux-arts

Des Abattoirs aux Beaux-Arts - Histoire et mémoire d’un faubourg - De Marie-Christine Gaignard
Edité par l'Association de quartier Beaux-Arts Pierre Rouge

Saviez-vous que le quartier des Beaux-Arts réputé pour son dynamisme et très prisé par les Montpelliérains, était autrefois le quartier des Abattoirs ? Les habitants y vivaient au rythme de l’établissement. Il y régnait une ambiance familiale qui rassemblait et rapprochait les gens dans une entraide quotidienne et le partage de moments festifs. Quelles sont les origines de ce quartier ? Comment s’est-il constitué et comment a-t-il évolué au fil du temps ? C’est l’enquête, remontant au Moyen-Âge, que Marie-Christine Gaignard a menée et que l’on découvre dans cet ouvrage doté d’une riche iconographie constituée de documents d’archives, et pour une période plus récente, de photographies et de témoignages de ses habitants.

L’auteure, Marie-Christine Gaignard, titulaire d’une licence d’histoire et d’une maîtrise d’archéologie, est membre de l’Association de quartier Beaux-Arts Pierre Rouge, où elle habite et enseigne. Si elle a entrepris ce travail, c’est pour que cet ouvrage rende toute leur place aux gens modestes que l’Histoire oublie parfois et qu’il réponde à l’attachement que les habitants portent à leur quartier tout en répondant également à l’intérêt des curieux d’histoire qui apprendront beaucoup en le découvrant. Il apporte en effet un éclairage sur l’histoire de faubourgs de Montpellier trop souvent méconnue, permettant d’appréhender le fait qu’un quartier se construit au fil du temps avec ce que ses habitants en font et, surtout, que la connaissance de son quartier contribue au vivre ensemble.

« Que cet ouvrage parti des habitants du quartier, retourne vers eux »

Pour l’édition de cet ouvrage, l’éditeur, à savoir l’Association de quartier Beaux-Arts Pierre Rouge a bénéficié du soutien de La Région Occitanie Pyrénées-Méditerranée, du Conseil départemental de l’Hérault, de la Ville de Montpellier et de ceux et celles qui ont répondu à la campagne de souscription. Il est vendu par l’Association de quartier Beaux-Arts Pierre Rouge dans les librairies de la ville et sur la place des Beaux-Arts (tous les samedis de 10h 30 à 13h), ainsi que le dimanche 11 décembre prochain, pour le Bozart de Noël, place des Beaux-Arts et esplanade de la Musique.

Au vent de révolte

Max Boyer, Lise Andréa, Michel Ségarra et Gaston Couté

Max Boyer, Lise Andréa, Michel Ségarra et Gaston Couté :L'association culturelle "SOUS L'AILE DES CHANSONS" se consacre à la promotion et la diffusion des œuvres de Gaston Couté et de ses successeurs dans les domaines de la chanson, de la poésie et des arts plastiques. Elle a produit le nouveau CD consacré aux poèmes de Gaston Couté mis en musique par Max Boyer et chantés par lui-même et par Lise Andréa, accompagnés au piano par Michel Ségarra. Un premier CD avait présenté quelques textes de ce poète éloquent et généreux malgré sa vie brève puisque né le 23 septembre à Beaugency dans le Loiret, il meurt à Paris le 28 juin 1911 à l’âge de 31 ans. Ecrivain, journaliste, poète et chansonnier précoce, c’est dans les cabarets de Montmartre qu’il connaît quelques succès. Anarchiste militant et pacifiste convaincu, il sera peu à peu écarté des scènes parisiennes par les bellicistes acharnés de ce début du XXème siècle qui finiront par réaliser leur rêve funèbre en 1914. Jusqu’au bout de sa courte vie il aura lutté sur les scènes qui voulaient bien l’accueillir et dans les journaux et revues telles La barricade et La guerre sociale. Tout en partageant la bohème de Satie, Carco, Mac Orlan, Max Jacob, Dullin, sûrement a-t-il croisé Apollinaire et Picasso. Il meurt dans le dénouement total alors qu’il devait paraître devant les tribunaux , poursuivi pour apologie de faits qualifiés crimes, après avoir écrit suite aux échauffourées du premier mai 1911 lors desquelles quatre policiers furent blessés : «Vous pouvez crever, tas de vaches / On n’ pleur’ pas les brut’s et les lâches !».
Victor Meric (1876-1933) qui fut un ami très proche de Couté, écrivit sur lui : «...Tout au long de cette œuvre vibrante, passionnée, circule la haine des préjugés et des superstitions religieuses, la haine des massacres guerriers, l’amour des misérables et des pauvres, l’amour de la terre… On comprend, quand on relit, aujourd’hui, ces poèmes et ces chansons, les ovations qui accueillaient le petit paysan, demeuré paysan, même à Montmartre. Et on comprend aussi le boycottage savant qui s’organisait autour de ce grand poète, d’ailleurs sans défense et qui cédait ses chefs- d’œuvre pour un louis...».
La poésie de Gaston Couté a été chantée et l’est encore par nombre d’interprètes. MAX BOYER est un de ceux-là, qui le chante avec justesse et sincérité, jusqu’à ses paroles patoisantes qui loin de paraître surannées et insolites, ajoutent à la poésie un imaginaire riche et mélodique. Max Boyer le chante sur des musiques originales de sa propre création, subtiles et élégantes, qui marquent les textes d’une certaine intemporalité, que soulignent encore les arrangements que Max a signés avec Michel Ségarra, et qui sont parfois ponctués de quelques évocations à Satie ou Chopin, mais aussi Brassens , Brel et Ferré . D’une solide discrétion, le piano, sous les doigts diligents de Michel Ségarra, accompagne et enrichit cette poésie ardente et audacieuse. La voix de Lise Andréa vient ponctuer le CD de notes un peu plus douces, même si les textes qu’elle dit ou qu’elle chante avec calme et délicatesse n’en demeurent pas moins implacables.
En 1907,  le maire de Saint Ay, où Couté était à l’école communale, lui demande de revoir les paroles de la Marseillaise, ainsi naîtra le poème la Paysanne qui s’achève ainsi :
 «...Semons nos blés, soignons nos souches !
Que l'or nourricier du soleil
Emplisse pour toutes nos bouches
L'épi blond, le raisin vermeil !...
Et, seule guerre nécessaire
Faisons la guerre au Capital,
Puisque son Or : soleil du mal,
Ne fait germer que la misère.»

Le CD se termine sur les chansons de  Alain Krezt, auteur-interprète grabellois, et de Bernard Dimey, autre probable digne héritier de Couté, tant pour la richesse de ses textes que pour son goût pour les boissons alcoolisées. Le CD est en vente sur le site de l'association Sous l'aile des chansons
Au Vent de Révolte, Max Boyer chante Gaston Couté avec Lise Andréa, accompagnés au piano par Michel Ségarra. Création graphique et maquette de Michel Puech.

Les oeuvres de Couté sont en accès libre sur le site.

M. P.

Rencontre avec Audrey Pulvar à Montpellier

La journaliste Audrey Pulvar était de passage  vendredi 11 décembre  à la librairie Sauramps et à la médiathèque Emile Zola à Montpellier pour la sortie de son ouvrage Libres et Insoumis aux éditions de La Martinière.

Parce qu'ils ont marqué son parcours, Audrey Pulvar brosse le portrait d'une vingtaine d'hommes aux destins exceptionnels. D'Alexandre Dumas à Salman Rushdie, en passant par Albert Camus, Martin L. King ou André Brink, Audrey Pulvar les raconte avec toute la force de ses convictions et un attachement profond à chacun d'entre eux.

échanges d'Audrey Pulvar et Philippe Saurel, maire de Montpellier

Audrey Pulvar a intégré l’école Supérieure de Journalisme de Paris dont elle sort major en 1994. Elle débute à Antilles Télévision, en Martinique, chaine dont elle deviendra la directrice de la rédaction entre 1999 et 2002. En 2003, elle rejoint France 3 où elle présentera notamment le Soir 3 et le 19-20, avant de rejoindre i-Télé en 2009. Aujourd’hui, Audrey Pulvar présente le Grand JT et anime le débat « On Ne Va Pas Se Mentir » sur I-télé. Elle collabore également au « Grand 8 » de Laurence Ferrari sur D8.

L’Enfant bois, son premier roman, est paru au Mercure de France en 2004 et a obtenu le Prix Carbet des Lycéens. Audrey Pulvar a reçu le trophée des femmes en Or (catégorie média) en 2008.

Elise (1979 - 2007)

 

 

Ces recueils regroupent des dessins et surtout des poèmes d’Elise, intimistes, sensibles, dans lesquels elle projette ses émotions, ses joies, mais aussi ses souffrances devant un monde dur et froid, exprimant de manière désabusée et parfois ironique les angoisses de nombreux jeunes de sa génération.

Ils sont vendus au profit de l’association Elise dont l’objet est de faire découvrir ses œuvres (chansons, poèmes, nouvelles, peintures, dessins, craies d’art) par le biais de productions et de publications, afin qu’elles ne passent pas inaperçues.

Certains de ces textes, mis en musique par Elise, peuvent être proposés à de jeunes artistes qui souhaiteraient les interpréter.

Boutique en ligne www.edition-flam.com

Numérique, littérature et poésie !

Afficher l'image d'origineDe tous côtés s’élèvent les interrogations au sujet du numérique. Même de l’autre côté de l’Atlantique ! Par exemple, dans le Mouton Noir, magazine numérique canadien, Michel Vézina, comédien et auteur, se pose des questions :  « Le livre numérique signifiera-t-il la fin d’une ère ? Cette magie qui consiste à décoder une multitude de taches noires pour leur faire prendre la forme d’une image grâce au pouvoir de l’imagination changera-t-elle, selon que le livre soit imprimé sur des arbres mâchés ou sur du pétrole modifié en écran de plastique ? Le passage du papier au plastique de l’écran modifiera-t-il réellement notre façon de raconter une histoire, la manière de rapporter une odeur, de faire voir une couleur, de faire ressentir une caresse ?»
Et il se pose la question essentielle : Du codex ancien jusqu’au livre actuel, le passage du parchemin au papier a-t-il modifié l’essence (et le sens) de la littérature ? En y apportant sa réponse : « Oui, indéniablement » mais en oubliant de citer… l’imprimerie !

Et pourtant, l'imprimerie en favorisant la multiplication rapide des livres a cessé d'en faire une denrée rare réservée à une élite. Elle a permis la diffusion des connaissances qui a conduit à la Renaissance et, entre autres, à la réorientation des pratiques religieuses. Elle a amené à porter un nouveau regard sur le monde, ce qui débouchera sur la révolution scientifique et le développement de la science moderne. L’imprimerie a également donné naissance au roman, qui deviendra le genre littéraire par excellence. Enfin, l'imprimerie a entraîné un idéal d'alphabétisation généralisée qui se traduira par l'expansion de l'école publique.

Oui, l’imprimerie a changé le monde !

Est-ce que nous ne vivons pas un moment où « si le numérique modifie profondément notre paysage culturel, c’est bien parce qu’il transforme tout à la fois la production et le partage du savoir ? Car le numérique n’est pas seulement un outil, ni une technologie - même dite nouvelle - il est en même temps une culture, culture autorisant de nouveaux usages et de nouvelles pratiques, et surtout instaurant un nouveau regard sur notre histoire, notre patrimoine et nos mémoires - individuelles et collective » (Milad Doueihi, co-titulaire de la chaire « L’humain au défi du numérique » du Collège des Bernardins).

Il est vrai que nous avons peine à imaginer toutes les conséquences de cette irruption - le mot n’est pas trop fort - du numérique dans tous les domaines de notre vie de citoyens et de notre vie personnelle. Il ne faut cependant pas craindre d’entrer dans un nouveau mode de pensée, comme l’ont fait nos prédécesseurs il y a quelques siècles lors du développement de l’imprimerie, en prenant surtout garde de ne pas négliger la dimension éthique qui devra être au cœur de cette mutation.

La difficulté réside dans le fait que l’évolution est beaucoup plus rapide aujourd’hui. Trop peut-être ?

 Maurice Bouchard

"Midi se meurt, sauvons-le" de Philippe Villemus

Ce livre s’inscrit dans un courant de prise de conscience globale vis à vis de cette idéologie, maintenant reconnue mortifère, qu’est le néolibéralisme. Il s’inscrit également dans le refus du nivellement, de la pensée unique qui voudrait nous imposer une vision prophétique de l’évolution de nos sociétés, du rejet de toute réflexion sur les possibles alternatifs. Ce livre est un ouvrage de combat pour une ligne de refus : non, nos villages ne sont pas condamnés à devenir soit des banlieues uniformisées, soit des déserts économiques, culturels ou autres, non, nos villes n’ont pas à subir mutilations sans respect pour leur histoire, non, le Midi n’a pas vocation à devenir le bronze fesses de l’Europe.

Cette bande de territoire qui s’étend le long de la Méditerranée des Pyrénées aux Alpes, sur une cinquantaine de kilomètres de large jusqu’aux contreforts du Massif Central n’est pas condamnée à être bétonnée et bitumée pour les besoins de la cause touristique. D’autres solutions existent, Philippe Villemus les énumèrent. Elles s’inscrivent dans l’histoire et la culture de ce Midi tant méprisé par les élites parisiennes, en témoignent quelques anecdotes rappelées par l’auteur. Des autres dangers qui menacent l’intégrité de ce territoire, le changement climatique n’est pas le moindre. Il risque en effet d’avoir des conséquences dévastatrices sur le faune, la flore et au bout du compte sur les hommes et les femmes qui le peuplent.

Ce n’est pas à un repli frileux et identitaire qu’appelle Philippe Villemus mais au contraire à une ouverture, en brandissant une culture, un caractère, un langage si précieux car héritiers d’une longue tradition. Face à ces ruptures catégoriques que veulent nous imposer les tenants d’une globalisation totale et sans restriction tant dans les domaines culturels, que linguistique avec la prédominance de l’anglais, que consumériste avec l’uniformisation généralisée, qu’architecturaux dans ses errements absurdes etc...

C’est aussi un réquisitoire pour la transmission, transmission d’une identité mise à mal par les problématiques actuelles, d’une histoire cahotique. la transmission «qui est au coeur de la survie identitaire pour tout groupe humain».  Si le Midi se meurt dans la misère sociale qui le mine, la corruption qui le gangrène, l’incompétence qui le dirige, la pollution qui l’envahit et d’autres maux non moins considérables, il s’agit d’agir sans délai pour limiter les dégâts, et Philippe Villemus nous donne quelques pistes.
«Midi se meurt, sauvons-le !» de Philippe Villemus aux éditions Le Papillon Rouge

M. P.

Une dent de lion dans mon jardin

Livre Jeunesse 
Thème Botanique/Animaux      Premier livre des Éditions A2MIMO    Textes de Véronique Cauchy   Illustrations d’Izumi Mattei-Cazalis

Quel est le lien entre une dent de lion et un jardin ? Une plante appelée communément le pissenlit. Point de mystère : sous ce nom vernaculaire, ou nom commun, se cache en fait une plante au nom à tiroirs, unissant le monde animal et végétal. Saviez-vous que nombre de plantes poussant sur le bord des chemins et dans les jardins, portent le nom d’un animal ?


Pour découvrir l’origine de 11 plantes communes aux drôles de noms d’animaux, entrez dans l’univers de ce bel ouvrage écrit avec humour et poésie par l’auteure jeunesse Véronique Cauchy de Saint-Clément-de-Rivière (en photo, à La Comédie du Livre en 2016) et dessiné dans un style délicieusement suranné par Izumi Mattei-Cazalis, à la manière des planches botaniques d’antan.
Destiné aux enfants dès 9 ans, "Une dent de lion dans mon jardin" est le 1er tome de la collection « Dans mon jardin » à paraître  fin novembre.


Editrice Annie Pignol

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

80% des français aiment lire

Bonne nouvelle ! 80% des français aiment la  lecture, selon un récent  sondage BVA effectué pour la presse quotidienne régionale. Voilà qui change des études publiées précédemment par des organismes officiels, beaucoup mois optimistes. Il n'en demeure pas moins que seulement  9% fréquentent régulièrement les bibliothèques.   
Mauvaise nouvelle ! 20% des français n'aiment pas la lecture.... Qui sont ces 20%? Les mêmes 20% qui quittent l'école élémentaire en n'ayant pas acquis les bases nécessaires? Les 120 000 à 150 000 (environ 20% de la classe d'âge) qui sortent du système scolaire sans aucune qualification ?
Doit-on accepter cet état de fait ? N'y a-t-il pas là  un enjeu de taille qui ne concerne pas que le système scolaire, mais qui doit tous nous interroger, auteurs, éditeurs, responsables et animateurs d'associations spécialisées et toutes personnes de bonne volonté ? Car on commence à percevoir que l'ignorance résulte d'une mauvaise maîtrise du langage, oral et écrit - donc de la lecture - et que cette ignorance livre ceux qui en sont victimes aux démagogues de toutes sortes. Que faire, ensemble, pour ne pas laisser 1 de nos concitoyens sur 5 sur le bord du chemin?

Les identités meurtières

En écho à notre dernier édito "J'étais un étranger, vous m'avez accueilli", il peut être intéressant de lire "Les identités meurtrières" d'Amin Maalouf, de l'Académie Française. « C'est notre regard qui enferme souvent les autres dans leurs plus étroites appartenances, et c'est notre regard aussi qui peut les libérer.... Ce qui est sacré, dans la démocratie, ce sont les valeurs, pas les mécanismes. »

Maurice Bouchard

" Depuis que j'ai quitté le Liban Pour m'installer en France, que de fois m'a-t-on demandé, avec les meilleures intentions du monde, si je me sentais " plutôt français " ou " plutôt libanais ". Je réponds invariablement : " L'un et l'autre ! " Non par quelque souci d'équilibre ou d'équité, mais parce qu'en répondant différemment, je mentirais. Ce qui fait que je suis moi-même et pas un autre, c'est que je suis ainsi à la lisière de deux pays, de deux ou trois langues, de plusieurs traditions culturelles. C'est cela mon identité... " Partant d'une question anodine qu'on lui a souvent posée, Amin Maalouf s'interroge sur la notion d'identité, sur les passions qu'elle suscite, sur ses dérives meurtrières. Pourquoi est-il si difficile d'assumer en toute liberté ses diverses appartenances ? Pourquoi faut-il, en cette fin de siècle, que l'affirmation de soi s'accompagne si souvent de la négation d'autrui ? Nos sociétés seront-elles indéfiniment soumises aux tensions, aux déchaînements de violence, pour la seule raison que les êtres qui s'y côtoient n'ont pas tous la même religion, la même couleur de peau, la même culture d'origine ? Y aurait-il une loi de la nature ou une loi de l'Histoire qui condamne les hommes à s'entre-tuer au nom de leur identité ? C'est parce qu'il refuse cette fatalité que l'auteur a choisi d'écrire les Identités meurtrières, un livre de sagesse et de lucidité, d'inquiétude mais aussi d'espoir.

 

Dictionnaire de la Méditerranée

Dictionnaire de la MéditerranéeSous la direction de Dionigi Albera, Maryline Crivello et Mohamed Tozy
en collaboration avec Gisèle Seimandi
Octobre, 2016 / 14,0 x 20,5 / 1696 pages - Acte sud

Le Dictionnaire de la Méditerranée se propose de rendre compte des récents travaux consacrés aux savoirs, aux territoires, aux mémoires, aux figures emblématiques et aux pratiques d’une aire d’une grande complexité et d’une exceptionnelle richesse.
Associant toutes les disciplines des sciences humaines et sociales, il dresse l’état des lieux des connaissances actuelles et met l’accent sur la diversité des perceptions et des contextes, ainsi que sur les mouvements et les champs de réflexions scientifiques en construction.

Il interroge la Méditerranée dans son cadre spatial et culturel, dont il explore toutes les facettes, depuis les filiations partagées jusqu’aux fractures réitérées.
La structure alphabétique de ce dictionnaire permet de conjuguer de nombreux champs disciplinaires, comme une grande diversité d’échelles de temps et d’espaces, de sensibilités, de regards et de langues.
Sans visée encyclopédique et sans prétention à l’exhaustivité, l’ouvrage a vocation à devenir un outil de travail et un support pour la réflexion. Il est destiné aussi bien aux étudiants et aux chercheurs qu’aux acteurs culturels, économiques et politiques, ainsi qu’à tous les lecteurs sensibles au devenir de l’aire méditerranéenne.

100 lieux curieux

La sétoise Laure Gigou, ancienne conservatrice des Musées de l’Hérault, sort un ouvrage qui va passionner les amoureux de la région : Hérault : 100 lieux pour les curieux.
L'Hérault est un département touristique avec deux grands sites, trois monuments classés au patrimoine mondial, un patrimoine mondial immatériel. De plus, toutes ses villes méritent le détour. On ne sait où donner de la tête !
Mais au-delà, on peut encore trouver des coins méconnus ou moins connus, même à l'intérieur de ces grands pôles touristiques. L'homme y a vécu depuis très longtemps. Puis il a dressé des dolmens, des menhirs ou des statues menhirs. Savez-vous qu'en Languedoc, il y a plus de monuments mégalithiques qu'en Bretagne ? 

Les Romains ont également laissé leurs traces, avec la voie domitienne d'abord, mais aussi avec la villa gallo-romaine.
Méconnue, la période médiévale a laissé de grands travaux admirables avec l'étang asséché de Montady, dont les drains médiévaux fonctionnent encore. Des monastères très anciens, rappellent les règles austères des premiers chrétiens. Partout, vous découvrirez des sources miraculeuses, des saints bienfaiteurs. Les réformes monastiques entraînèrent l'hérésie cathare, jusqu'aux prémices de la croisade albigeoise : « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! ».

Les trésors de fresques romanes ou de la Renaissance, les retables sculptés, sont des bijoux hors du commun.

L'aqueduc de Castries construit pour les jardins de Le Nôtre, le pont de Gignac avec sa maquette, les meuses de Cazilhac, la marquise de la gare de Bédarieux ou le puits de charbon de Camplong attireront votre attention. Vous pourrez découvrir des techniques oubliées, les moulins, l'exploitation du charbon, les mines de plomb argentifères, les carrières de pierres lithographiques.
Frédéric Bazille, Antoine Injalbert, Paul Dardé, Molière, Ermengarde de Narbonne, la marquise de Ganges, Bonaparte, Montgolfier, la reine d'Italie et même un assassin : Jean Pomarède vécurent ou vinrent mourir dans l'Hérault.
Laure Gigou promet étonnements et découvertes, même dans les lieux les plus connus et les plus fréquentés.  » disponible chez amazon