L’apprentissage des langues régionales à portée de tous

 

En Occitanie, le catalan et l’occitan sont les socles de notre identité régionale, et les habitants y sont très attachés. Après avoir signé une convention pour l’apprentissage de l’occitan, la Région renforce dès la rentrée l’enseignement du catalan. Elle se mobilise par ailleurs pour l’avenir de nos langues régionales à travers le plan Cultura Viva.

 

Pour permettre à tous de s’initier au catalan et à l’occitan, la Région a signé deux conventions pour généraliser leur enseignement dans les écoles

Afin d’accroître le nombre de locuteurs bilingues, le catalan et l’occitan sont enseignées dès le plus jeune âge dans les écoles du territoire. Après une première convention interacadémique pour l’occitan, la Région Occitanie et ses partenaires [1] ont signé un accord-cadre pour renforcer l’apprentissage du catalan, de la maternelle jusqu’à l’Université. Au-delà de ces conventions, la Région soutient également les initiatives qui font la promotion des langues régionales, et se mobilise pour leur avenir avec le plan Cultura Viva.

De la maternelle à l’université, les élèves bénéficieront d’un apprentissage renforcé du catalan, dès la rentrée

Au départ il y a un double constat : un recul de la pratique du catalan, notamment par les jeunes, et le souhait des habitants des territoires aux racines catalanes de voir leurs enfants apprendre cette langue régionale à l’école. Portée par l’Office Public de la Langue Catalane, la convention pour l’enseignement du catalan va donner plus de moyens aux établissements pour l’ouverture de classes bilingues. L’objectif est ambitieux : donner accès au catalan pour tous et partout d’ici dix ans. Dès la rentrée 2022, de nombreuses écoles des Pyrénées-Orientales disposeront d’un enseignement d’initiation supplémentaire en primaire et au collège. Certains lycéens de Perpignan auront également accès à cet apprentissage via le parcours académique Mare Nostrum, axé sur les langues anciennes et régionales.

Des moyens déployés pour l’occitan

En 2020, le soutien de la Région à la langue occitane s’est traduit par la signature d’une convention interacadémique entre la Région et ses partenaires [2]. Parmi ses objectifs, l’augmentation des effectifs d’élèves bilingues (+26% grâce à l’ouverture de nouveaux sites d’enseignement dans le premier degré) et la continuité de l’apprentissage, tout au long de la scolarité. Des moyens ont également été alloués à la formation des futurs enseignants via les bourses Ensehar, afin de pérenniser les filières. Enfin, une attention particulière a été portée aux publics et territoires les plus fragiles pour développer l’apprentissage de l’occitan dans tous les bassins de vie.

La diversité linguistique rayonne sur le territoire


De mai à juillet, Total Festum regroupe plus de 80 associations et communes pour faire vivre les langues régionales

L’Occitanie soutient de nombreuses initiatives et actions pour la promotion de l’occitan et du catalan. Elle accompagne le festival Total Festum, qui fête les langues et cultures régionales sur tout le territoire et s’appuie sur ses partenaires - Centre International de Recherche et Documentation Occitanes – Institut occitan de cultura (CIRDOC), l’Office Public de la Langue Occitane (OPLO), et l’Office Public de la Langue Catalane (OPLC) pour assurer la préservation de son patrimoine. Autre volet de son action, la Région a mis en place en 2021 un affichage bilingue dans les gares d’Occitanie [3].

Engagée dans une démarche participative, la Région a lancé au printemps 2022 une grande concertation pour l’avenir de nos langues régionales, baptisée « Cultura viva ». Les acteurs culturels, collectivités, et habitants d’Occitanie ont été invités à nourrir ce plan de leurs réflexions pour l’enrichir. Des ateliers d’une demi-journée sont organisés dans les territoires jusqu’au 16 juillet, et une phase de vote citoyen sera prochainement disponible. Cette feuille de route marque la volonté d’intégrer le catalan et l’occitan dans les actions régionales, et de renforcer leur promotion.

Le Plan Littoral 21 change d’approche pour protéger le lido de Frontignan

Face à l’éroson du trait de côte, et pour préserver les habitations, le lido de Frontignan a fait l’objet de travaux de protection, à hauteur de 15 millions d’euros. Indispensable pour parer à l’urgence, mais pas suffisant à terme. Le Plan Littoral 21 prend le relais pour projeter le littoral d’Occitanie sur les enjeux du 21e siècle, marqué par les effets du réchauffement climatique.

 Urbanisé à 80%, le lido de Frontignan fait l’objet de travaux de protection pour préserver ses habitants des risques climatiques

Pour la protection du lido de Frontignan, le Plan Littoral 21 apporte une nouvelle méthode, plus globale et durable. Avec le nouveau projet, finis les seuls épis dans la mer pour parer au plus pressé, et gagner quelques années. Une approche globale et durable est privilégiée pour ces travaux d’adaptation du lido aux effets du changement climatique. C’est cette méthode que le Plan littoral 21 souhaite promouvoir.
Rappelons que le lido de Frontignan est une fragile bande de terre, de 8 km de long et 1 km de large. Urbanisée à 80 %, elle compte environ 3 500 habitations, dont un nombre important de résidences secondaires. Un enjeu majeur d’aménagement du territoire se pose.

Délocalisation de certaines activités

La future recomposition spatiale du littoral est au cœur de la réflexion. Avec deux constats déjà partagés par les experts. D’une part, face à l’accentuation de l’érosion, certaines activités (campings, restaurants) et habitations devront s’adapter voire être délocalisées, au terme d’un processus de diagnostic et de concertation. D’autre part, après l’ère des ouvrages en dur, il faut désormais «  faire appel à la revégétalisation, à la restauration des systèmes dunaires et au génie écologique », indique la Région.

 

Les Aresquiers sont particulièrement soumis au risque d’érosion

L’urgence est bien là. Aux Aresquiers, partie non urbanisée du lido et sans protection des épis, la mer gagne 2 mètres par an. Soit 100 mètres en seulement 50 ans. Dans la partie urbanisée, l’évolution du trait de côte est certes stabilisée, grâce à la protection des épis. Mais le déficit sédimentaire, autrement dit le manque de sable, qui s’accentue, fait craindre un phénomène d’érosion y compris dans ces secteurs.
Le risque n’est pas neutre : Frontignan Plage est en zone rouge du PPRI (Plan de prévention des risques inondation) et les prévisions à l’échéance de la fin du siècle ne sont pas rassurantes. Les enjeux sont plus que jamais la protection des riverains et des activités économiques. Faudra-t-il adapter le bâti et les infrastructures, relocaliser l’habitat et les activités ? Les solutions restent à imaginer, concerter et financer.

La Région présentera à l’automne un plan d’actions pour l’adaptation du littoral au changement climatique, après une phase d’identification de solutions avec les élus du littoral d’Occitanie. Ces derniers sont d’ailleurs conviés à une réunion d’échanges à Montpellier, le 1er juillet.
Les maires et techniciens sont déjà convaincus du bien-fondé du PL 21.

Témoignage


Les travaux de protection du lido de Frontignan (lire ci-dessus) étaient nécessaires. Mais ils seront limités dans le temps, car personne ne peut arrêter l’érosion et l’élévation du niveau de la mer. Il faut désormais réfléchir à l’aménagement du territoire au sens large. Un chantier de plusieurs décennies s’ouvre devant nous, et le PL 21, avec sa capacité d’entraînement, de mobilisation de fonds et de dispositifs financiers pour la recomposition spatiale, peut nous permettre d’y faire face.

Yvon Iziquel, chargé de projets littoraux à la communauté d’agglomération Sète agglopôle Méditerranée

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La Région déjà mobilisée avant le lancement du Plan littoral 21 en 2016

Entre 2014 et 2020, le programme de travaux de 15 M€ a été engagé, répartis entre Sète agglopôle Méditerranée, maître d’ouvrage (20 %), l’Union Européenne (28 %), l’État (22 %), la Région (15 %) et le Département de l’Hérault (15 %). « Avec les lidos de Sète à Marseillan et de Frontignan, 70 M€ ont été mobilisés. Nous n’aurions pas pu réaliser ces travaux sans partenaires », insiste Yvon Iziquel.

L’effort doit bel et bien se poursuivre, en privilégiant à présent une approche durable. À ce titre, le Plan Littoral 21 arrive à point nommé.

Plan Littoral 21  : répondre aux nouveaux enjeux du littoral d’Occitanie

Engagé depuis 2016 par la Région Occitanie et l’État, le Plan littoral 21 est un programme d’investissement, d’animation et d’études pour accélérer la transformation du littoral vers un nouveau modèle de développement, en phase avec l’urgence écologique, la renaturation, la réhabilitation des stations balnéaires, les mobilités décarbonées, le tourisme durable, l’économie bleue, les énergies marines, le nautisme ou encore la lutte contre l’érosion du trait de côte. Il a permis la réalisation de plus de 550 projets portés par les collectivités littorales, l’État, la Région Occitanie et la Banque des Territoires, pour accompagner la transformation du littoral d’Occitanie.
Un second volet enclenche un nouveau milliard d’euros d’investissement sur la période 2021-2027. 

Naomi Maury, lauréate de la 5ème édition du Prix Occitanie-Médicis

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Pour la cinquième année consécutive, la Région Occitanie organise le Prix Occitanie-Médicis afin de promouvoir les talents régionaux de l’art contemporain sur la scène nationale et internationale.À l’issue des délibérations du jury, Naomi Maury, a été élue lauréate de cette édition.  

 

Créé en 2018 en collaboration avec la prestigieuse Académie de France à Rome, le prix Occitanie – Médicis s’inscrit dans la politique d’aide au rayonnement à l’international des artistes plasticiens de la Région Occitanie. Elaborée par la Région, ce prix d’exception attire une centaine d’artistes plasticiens et visuels, désireux de profiter de l’opportunité unique d’une résidence au sein d’un lieu emblématique de la création artistique.

 

Les membres du jury ont retenu Naomi Maury comme lauréate de la cinquième édition de ce prestigieux Prix. Elle bénéficiera d’une résidence à la Villa Médicis-Académie de France à Rome pendant une durée de 3 mois, ainsi que d’une bourse de production d’un montant de 10 500 € octroyée par la Région.Au cours de son séjour, l’artiste aura l’opportunité de participer pleinement à la vie de la Villa avec des rencontres avec les autres pensionnaires et de la participation aux « Jeudis de la Villa ». À la suite de son séjour, la Région lui permettra de présenter son travail au travers d’une exposition au Musée Régional d’Art contemporain de Sérignan (MRAC), ou au Centre Régional d’Art Contemporain de Sète (CRAC) ou la publication d’un catalogue.

 

Naomi Maury est née à Bédarieux en 1991, elle vit et travaille à Sète. Par le biais d’installations, de dessins, de vidéos, elle développe des futurs fictionnels et utopistes, eux-mêmes axés autour des interdépendances entre les éléments et du soin comme valeur globale et ultime.

Naomi Maury a été lauréate du Prix Mezzanine des Abattoirs en 2021, et a exposé à la biennale de Lyon en 2019. Elle a aussi effectué plusieurs résidences (Etats-Unis, Berlin, Mexique, Thaïlande et Islande).

Au sein de la Villa Médicis, elle souhaite étudier les rapports entre gladiateurs et cyborgs et travailler notamment sur le symbole de Valeria Lucunda une des rares femmes gladiatrices. 

 

Cette année,69 artistes ont candidaté au Prix Occitanie-Médicis. À l’issue des présélections,9 candidats ont présenté leur projet et leurs œuvres devant un jury composé d’artistes et professionnels du milieu artistique et présidé par les représentants de la Région et de la Villa Médicis.

 

« L’engouement autour du prix Occitanie – Médicis se confirme d’année en année avec une grande qualité des candidatures présentées. Le renouvellement de ce prix témoigne des liens solides tissés avec l’Académie de France à Rome-Villa Médicis et confirme notre volonté commune de valoriser la création française en arts visuels et plastiques. A la Région nous avons à cœur d’encourager nos artistes et de les accompagner dans leur projet de création, d’expérimentation ou de recherche artistique. Pendant ces 3 mois à la Villa Médicis de Rome, Naomi Maury va vivre une expérience exceptionnelle et va pouvoir faire rayonner son talent sur la scène nationale et internationale. »a déclaré Carole Delga présidente de la Région Occitanie-Pyrénées Méditerranée.

 

L'Académie de France à Rome - Villa Médicis

 

Créée en 1666 par Louis XIV, l'Académie de France à Rome-Villa Médicis est un établissement public national. Il a pour mission l'accueil d'artistes et de chercheurs pour leur permettre de poursuivre leurs travaux, études et recherches et acquérir un complément de formation. Elle est aujourd'hui impliquée dans tous les champs de la création artistique, de l'histoire et de la théorie des arts, ainsi que dans la restauration des œuvres d'art et des monuments.

Train du quotidien : 8 nouvelles lignes financées

 

Fortement engagée dans la défense des « lignes de desserte fines du territoire » (LDFT), la Région Occitanie signe 8 nouvelles conventions avec l’Etat et SNCF Réseau. Objectif : continuer de faciliter les déplacements des habitants, tout en favorisant le rail, plus écologique.

Afin de répondre aux besoins des usagers, la Région investit dans le maillage ferroviaire de son territoire

C’était l’une des priorités identifiées par les habitants d’Occitanie lors des Etats Généraux du Rails organisés par la Région dès 2016 : améliorer le niveau et la qualité de l’offre ferroviaire pour favoriser le report des voitures vers le train, une alternative plus économique et plus respectueuse de l’environnement. Pour cela, deux ambitions ont été avancées : maintenir le service public ferroviaire et adapter les dessertes aux besoins des usagers.

La Région Occitanie a donc fait du transport ferroviaire une priorité de son action, que ce soit pour les Lignes Grandes Vitesses (LGV), les Intercités, les trains régionaux ou le fret. « Disposer d’un réseau ferroviaire maillé et de qualité est une condition indispensable pour répondre à la demande croissante de transport collectif de la part de nos concitoyens », insiste Jean-Luc Gibelin, vice-président de la Région Occitanie en charge des transports. « Il est urgent de trouver des solutions pour les habitants, de garantir l’égalité entre les territoires pour éviter des zones blanches, mais aussi de répondre à l’urgence climatique.  »

Financées à 63% par la Région

Le Train jaune (Pyrénées-Orientales) est une des 8 lignes qui fait l’objet d’une convention de financement.

Une nouvelle étape vient ainsi d’être franchie avec des conventions de financement pour 8 lignes supplémentaires situées sur 6 départements d’Occitanie (Aveyron, Pyrénées-Orientales, Aude, Gard, Haute-Garonne). Il s’agit des dessertes :

  • Brive – Rodez,
  • Foix – Latour-de-Carol,
  • Empalot – Auch,
  • Carcassonne – Limoux,
  • St-Césaire – Le Grau du Roi,
  • Perpignan – Villefranche– Vernet-les-Bains,
  • la ligne touristique du Train Jaune,
  • les lignes du Quart Nord-Est sur la ligne Toulouse – Villefranche – Figeac.

Des études et des travaux seront lancés entre 2024 et 2026, pour un montant global d’investissement de près de 53,5 millions d’euros, dont 63% financés par la Région.
L’Occitanie est l’une des régions les plus dynamiques et proactives au niveau national en matière de soutien et développement du train. En 2019, des négociations avec l’Etat ont permis de lancer un nouveau Plan Rail (1,6 milliards d’euros, dont 50% apportés par la Région Occitanie) destiné à rouvrir et pérenniser les « lignes de desserte fine du territoire  » (LDFT) qu’on appelle aussi parfois les « petites lignes  ».

1 500 kms de lignes à rénover

En Occitanie, plus de 60% du réseau ferroviaire nécessite des investissements. La Région participe à la maintenance de ces lignes ferroviaires

Au-delà de ce plan d’urgence, la Région Occitanie a souhaité s’inscrire dans la continuité par une démarche de pérennisation de ces lignes ferroviaires. En réponse à cette volonté, SNCF Réseau a réalisé un diagnostic complet permettant de bâtir un programme d’investissement pluriannuel aussi réaliste que possible
« La responsabilité du réseau revient, en effet, logiquement à l’Etat et à l’établissement public SNCF Réseau. Mais les collectivités locales et prioritairement les régions sont appelées de plus en plus régulièrement à la rescousse pour boucler les plans de financement alors que ce n’est pas leur compétence », tient à rappeler la présidente de Région, Carole Delga, après un long bras de fer avec le gouvernement sur le sujet.
En Occitanie, l’enjeu est de taille : près de 1 500 kms de lignes nécessitent un investissement. Or ces lignes de train qui relient finement les territoires représentent plus de la moitié du réseau (60%) ! C’est l’un des pourcentages les plus élevés en France.

L’Occitanie, piste de décollage des futurs avions verts

 

Poste De Pilotage, Avion, Jet, Aviation

La Région Occitanie adopte un plan Avion Vert. Objectif : mobiliser et soutenir les compétences industrielles et académiques de l’Occitanie, berceau et leader mondial de l’aéronautique, afin d’accélérer la décarbonation du transport aérien. Une première !

 

Le Plan Avion vert vise à accélérer la décarbonation du transport aérien en s’appuyant sur l’innovation et les compétences humaines

La Région Occitanie entre en piste pour accélérer le décollage d’avions respectueux de l’environnement. Elle lance un Plan Avion Vert, dont l’objectif rejoint l’engagement pris par l’Association internationale du transport aérien de ramener à zéro les émissions de carbone des aéronefs en 2050.

Les experts s’accordent à reconnaître que plusieurs leviers permettront d’aboutir à la décarbonation du transport aérien. Le Plan que la Région engage les prend en compte.

Le plus grand centre d’essais d’Europe

Premier volet : grâce à lui, un centre d’essais axé sur le développement des nouvelles technologies hydrogène et carburants durables verra le jour à Francazal .

Concentration unique en France de compétences, il sera le plus grand d’Europe et s’étendra sur 10 000 m² pour accueillir des plates-formes d’équipements scientifiques, des surfaces dévolues aux partenaires industriels et des espaces tertiaires.
 

La Région a la volonté de réunir en un même lieu un maximum de développements expérimentaux universitaires dispersés, à ce jour, dans Toulouse, et de partager le savoir-faire universitaire développé au cours des vingt dernières années avec le monde industriel.

Carole Delga, la présidente de Région

Ce technocampus sera au service du développement non seulement des futurs avions à hydrogène, mais aussi des bus et camions. D’autres équipements scientifiques, centrés sur les carburants alternatifs, le compléteront.

Carburants durables et nouveaux métiers

 

En parallèle, la Région accompagnera le développement des carburants durables d’aviation au travers d’Appels à Manifestation d’Intérêt et elle amplifiera son soutien au développement de l’aviation légère durable. Sur ce point, 17 projets, impliquant plus de 20 entreprises régionales, ont déjà été retenus, portant, entre autres, sur la réalisation de drones hydrogène et sur le développement d’un train d’atterrissage intégralement électrique.
 

 

Afin d’assurer l’attractivité de la filière, la Région mise sur la formation des salariés et la promotion de ces nouveaux métiers

L’accent sera également mis sur le renouvellement des compétences, les nouveaux métiers et l’attractivité de la filière. Pas de transition possible vers la décarbonation sans personnels formés. La Région Occitanie, qui est déjà à l’origine du projet GENHYO de création d’un Campus Hydrogène porté par les acteurs de la formation, soutiendra aussi la formation des salariés du secteur.

Enfin, les efforts d’innovation des entreprises régionales, centrés sur l’aviation verte, seront soutenus, tout comme le projet de création d’un Institut de l’Aviation Durable, porté par l’ISAE SUPAERO à Toulouse. Pour mener de front toutes ces actions, la Région a décidé d’affecter une enveloppe de 100 M€ au Plan Avion Vert.

Le Revenu Ecologique Jeunes s’étend à l’aéronautique

En complément, le Revenu Écologique Jeunes, créé par la Région dans le cadre du Pacte Vert, sera étendu au secteur aéronautique dès la rentrée de septembre 2022. Des actions d’information sur les métiers de l’aéronautique et de la métallurgie seront intensifiées, tandis que, dans le cadre du Programme régional de formation pour les demandeurs d’emploi, la Région demandera aux organismes de formation d’intégrer les enjeux liés à la décarbonation et à la transition écologique et énergétique dans les modules réservés aux métiers traditionnels de l’industrie aéronautique.

Festival Convivencia, une surprenante scène musicale flottante

Depuis 26 ans [1], ce festival de musiques du monde Convivencia, 100% gratuit, réenchante les berges du Canal du Midi, joyau du patrimoine mondial de l’humanité. Son ambition : tisser du lien entre les villages, les habitants et les touristes, le canal et l’ailleurs.

La première image que l’on découvre, c’est cet immense bateau, sorti d’un autre temps, transformé en scène de concerts. Le « Tourmente » est la toute dernière péniche de commerce à encore naviguer sur le Canal du Midi, la mythique voie de communication creusée par Riquet aux temps du Roi Soleil (XVIIe siècle) pour relier Méditerranée et Atlantique .


Le "Tourmente" fait voyager cette scène musicale flottante sur le Canal du Midi.

Chaque été, cette péniche se transforme en scène musicale flottante et itinérante pour le Festival Convivencia : elle s’amarre de port en port, au fil de l’eau, crée de l’effervescence et habille les berges d’une ambiance guinguette. « La musique est presque un prétexte, notre objectif est de faire du lien social, de permettre aux gens de se retrouver et de partager un moment convivial », confie la co-directrice du festival, Céline Vidal. En occitan, « Convivencia » signifie d’ailleurs « vivre ensemble ».

30% d’artistes locaux sur scène


Le festival Convivencia permet de découvrir des artistes du monde entier mais aussi de nombreux groupes locaux !

Entre 10 à 15 escales sont réalisées sur tout le mois de juillet - avec un spectacle différent chaque soir - et une mosaïque de musiques colorées irriguent quatre départements (Hérault, Aude, Haute-Garonne, Tarn). Et tout ceci est 100% gratuit, grâce au formidable soutien des collectivités territoriales et des partenaires (une bonne centaine !).
Autre particularité : la découverte ! Quand on vient au Festival Convivencia, on ne connait souvent ni la programmation ni l’artiste. Ici, pas de tête d’affiche ni de chanteur « mainstream », mais des petites pépites du monde entier dénichées par l’autre co-directrice, Cécile Héraudeau.

Au programme de cette édition 2022, le jazz tribal & la transe éthiopienne de Kutu, le groove rebelle de la rappeuse malienne Ami Yerewo, l’afrobeat 100 % féminin de Lipstick Queens feat St Beryl, le groove créole de Dowdelin, les nouvelles musiques tibétaines de Kyab Yul-Sa, les sonorités brésiliennes et cubaines d’Ana Carla Maza, et… des groupes locaux, puisque la direction s’attache à ce qu’un tiers de la production représente la création régionale (Barrut, Marion Diaques, Cuarteto Tafi, Serge Lopez et Jean-Luc Amestoy, Marion Diaques, etc).

Témoignage

Rendre le canal vivant et montrer qu’il fait partie de notre patrimoine à tous, pas uniquement aux touristes, est essentiel. C’est à la fois un acte de réappropriation mais aussi d’ouverture car le festival est une porte ouverte vers le monde. »

Céline Vidal, co-directrice du festival.

Une programmation construite avec les habitants


Convivencia ce ne sont pas que des concerts, mais aussi des ateliers radios, des expositions, des balades…

Car, le Festival Convivencia est bien plus qu’une scène navigante l’été. « Le festival n’est que la partie immergée de l’iceberg », lance dans un sourire Céline Vidal. « Toute l’année nous travaillons à la construction du parcours que nous ferons ; toute escale est une démarche de co-construction avec les habitants et les élus. Nous n’arrivons jamais avec une programmation clef en main, nous écoutons les attentes et voyons les musiques qui pourraient y faire écho. »

L’équipe du festival Convivencia rencontre ainsi des écoles de musique, des jeunes de quartiers en difficultés, des acteurs sociaux, des associations de personnes handicapées, des maisons de retraite, ou encore des artistes en résidence ; ce qui explique sans doute que, le jour J, 50% des participants soient des habitants du territoire. C’est ainsi que, en plus du concert, des ateliers radio, des visites guidées, des balades patrimoniales ou des expositions peuvent être proposées. Cette variété témoigne de l’ancrage fort du festival après 26 éditions.

[1Du 2 juillet au 26 juillet

L’État et la Région investissent 6,3 milliards d’euros au service des territoires et des habitants d’Occitanie

 

aaaaoccCapture d’écran 2022-06-30 205616Adoption du Contrat de plan État-Région 2021-2027 et des contrats de Plan interrégionaux par la Région Occitanie

L’État et la Région investissent 6,3 milliards d’euros au service des territoires et des habitants d’Occitanie

 Réunis en Assemblée plénière, présidée par Carole Delga et en présence d’Etienne Guyot, préfet de région, les élus de la Région Occitanie ont approuvé ce jeudi 30 juin 2022, le contrat de plan État-Région pour la période 2021-2027.
 L’Etat et la Région ont travaillé, en concertation avec l’ensemble des territoires, pour proposer un Contrat de plan offensif et volontariste, reposant sur deux piliers majeurs : la construction d’un nouveau modèle de développement de la région Occitanie en alliant excellence et soutenabilité, ainsi que le renforcement de l’équilibre et des solidarités sur tous les territoires de la région.
 
Triplant presque le montant d’investissement, cette volonté commune de l’État et de la Région pour répondre aux grands défis de demain en agissant fortement sur plusieurs volets de politiques publiques : transition écologique et énergétique, souveraineté alimentaire, santé, formation et emploi, enseignement supérieur et recherche, mobilité, innovation, aménagement numérique du territoire, culture et patrimoine. La cohésion des territoires est un axe majeur du CPER qui se déclinera dans les territoires de projets d’Occitanie.

 

L’État et la Région ont par ailleurs décidé de renforcer leur soutien à la relocalisation industrielle ainsi qu’à certaines filières comme l’aéronautique, ou encore l’économie touristique et littorale.

 

Au titre du CPER, l’État et la Région Occitanie mobiliseront au total plus de 6,3 milliards d’euros pour impulser le développement du territoire régional, avec 86 projets qui seront menés dans les 13 départements de la Région. Afin de répondre aux enjeux liés à la crise sanitaire, ces enveloppes incluent 2 milliards d’euros au titre de la Relance sur 2021 et 2022, conformément à l’accord régional de relance signé le 9 janvier 2021 à Tarbes.

 

L’Assemblée plénière a également approuvé les contrats interrégionaux de massif, Massif des Pyrénées et Massif Central, ainsi que les contrats fluviaux, Plan Garonne et Plan Lot (CPIER).

 

Les CPIER Montagnes et bassins fluviaux ont vocation à prendre en compte les spécificités des territoires concernés pour mettre en œuvre des objectifs communs de développement. Ainsi, un des axes majeurs du CPIER Pyrénées est l’accompagnement du développement de l’économie du massif, en particulier l’économie touristique, en veillant à respecter son identité.

 

Tous ces programmes sont mis en œuvre sur la période 2021-2027. En permettant de faire progresser le niveau d’équipement dans les territoires, les CPER et CPIER représentent des leviers majeurs pour le financement des équipements structurants.

 

« Ces contrats sont le fruit d’une large concertation sur le territoire de la région menée avec la présidente depuis 2019 auprès de l’ensemble des collectivités et des acteurs locaux. La stratégie commune ambitieuse que nous avons portée dans le protocole d’accord signé le 9 janvier 2021 en présence du Premier ministre Jean CASTEX se trouve aujourd’hui confortée. Ce plan d'action sans précédent est majeur pour l'avenir de notre région, avec un investissement commun de plus de 6 milliards d'Euros de projets concrets pour améliorer la vie quotidienne des habitants dans tous les territoires de la région », Étienne Guyot, préfet de la région Occitanie, préfet de la Haute-Garonne.

 

 « Je suis particulièrement fière du Contrat de plan que nous avons adopté aujourd’hui. Il est le fruit de 6 ans de travail, en concertation avec l’Etat, mais aussi avec l’ensemble des acteurs publics et privés du territoire et les citoyens. Ce contrat, qui engage l’Etat et la Région pour les 5 prochaines années, poursuit la construction du nouveau modèle de développement dont les jalons ont été posés par notre stratégie Occitanie 2040, le plan de relance, puis le Pacte Vert conçu en concertation avec les habitants d’Occitanie. Ce contrat de plan porte la marque de notre volontarisme en déclinant un projet offensif en matière de mobilité, d’accès aux soins, d’enseignement supérieur et de recherche, de formation et d’emploi ou encore de déploiement de la culture pour tous et partout. Avec un budget quasiment triplé par rapport aux contrats de plan des deux anciennes régions, ce CPER, le premier à l’échelle de l’Occitanie apportera des solutions concrètes au quotidien des habitants tout en préparant l’avenir de notre territoire. », Carole Delga, présidente de la Région Occitanie.

Jeudi 30 juin, à partir de 10h, les 158 élus régionaux siègeront en assemblée plénière

 

Jeudi 30 juin, à partir de 10h, les 158 élus régionaux siègeront en assemblée plénière :
 Plan pour la souveraineté énergétique pour atteindre la neutralité carbone en 2050
 Soutien aux futurs avions verts
 Trains du quotidien : 8 nouvelles lignes financées en Occitanie
https://www.laregion.fr/Suivez-en-direct-l-Assemblee...

Dès 9h30, vous pouvez suivre les échanges autour des points suivants :

  • modifications des conventions d’exploitation TER
  • adoption du Schéma régional du tourisme et des loisirs
  • optimisation de la procédure d’octroi des financements régionaux
  • adoption du Schéma régional des formations sanitaires et sociales
  • nouvelles politiques contractuelles avec les territoires pour la période 2018-2021
  • financement des entreprises pour l’innovation
  • approbation du compte administratif et décision modificative…
Peut être une image de 12 personnes et personnes debout

Leur métier, c’est tout un art !

 

L’Occitanie est le berceau de savoir-faire d’excellence perpétués par les professionnels des métiers d’art. Pour que ces gestes élaborés au fil des siècles continuent de vivre, la Région soutient la filière. Cuir, bois, verre… Les artisans d’art transforment la matière pour créer des objets uniques. En Occitanie, on compte 281 métiers d’art, ce qui représente environ 4 000 emplois. A mi-chemin entre tradition et modernité, ces professionnels s’inscrivent dans la droite ligne du « Fabriqué en Occitanie » valorisé par la Région. Leurs créations, souvent fondées sur le circuit-court, mettent en avant les valeurs de transmission, d’innovation et de respect de l’environnement.

C’est quoi un métier d’art ?

C’est un ensemble de savoir-faire complexes, maîtrisés dans leur globalité par un professionnel. Ils lui permettent de transformer la matière afin de produire des objets uniques, ou en petites séries, présentant un caractère artistique.

Des savoir-faire à faire savoir

La Région soutient les professionnels des métiers d’art en accompagnant leurs projets de développement, notamment à travers le Pass Métiers d’Arts. Depuis 2019, 912 dossiers ont ainsi été financés pour près de 6 millions d’euros.
Pour favoriser la transmission de ces savoir-faire, la Région soutient la formation des demandeurs d’emplois et des apprentis aux métiers d’art. Elle organise également des journées d’information dans les Maisons de l’Orientation et les Maisons de Région.

En savoir plus sur : https://www.laregion.fr/Leur-metier-c-est-tout-un-art

Grâce au Plan Littoral 21, Banyuls-sur-Mer est reconnectée à la Méditerranée

 

 

 

A Banyuls-sur-Mer, les aménagements du Plan Littoral 21 ont rendu la ville plus attractive et ouverte sur la mer

A Banyuls-sur-Mer, les aménagements du Plan Littoral 21 ont rendu la ville plus attractive et ouverte sur la mer
Crédits : Mairie de Banyuls-sur-Mer

Rouvrir la ville sur la mer. Une évidence pour Jean-Michel Solé quand il est élu maire de Banyuls-sur-Mer en 2014. « Aussi fou que cela puisse paraître, on ne voyait pas la Méditerranée ! » Vitrine et véritable colonne vertébrale de la ville, le front de mer banuylenc n’a désormais plus rien à envier à la Costa Brava voisine : une grande esplanade en pierre naturelle ouverte sur la mer et surtout, ouverte à tous. « C’est une vraie rambla, un lieu de promenade et de rencontres où toutes les générations se retrouvent. Il y a toujours du monde ! Nous voulions rendre la ville plus attractive et cultiver le bien-vivre ensemble : nous avons atteint notre objectif. »

Au cœur du projet de territoire de la commune, l’aménagement du front de mer s’inscrit naturellement dans les orientations du Plan Littoral 21 dès 2016 : sécuriser et apaiser la voirie urbaine, réorganiser les terrasses au profit des circulations douces, développer l’activité économique et touristique en renforçant l’attractivité… « Nous avons rencontré la Région avec un vrai projet, mais financièrement, sans son impulsion, nous n’aurions pas pu le mener à bien », admet Jean-Michel Solé. Le montant des travaux s’élève à 3 M€, dont une partie financée dans le cadre du Plan Littoral 21 par la Région Occitanie (697 000 €) et l’État (570 000 €)............... Poursuivre sur : https://www.laregion.fr/Grace-au-Plan-Littoral-21-Banyuls-sur-Mer-est-reconnectee-a-la-Mediterranee?fbclid=IwAR1rF14Nn1Oyrwqant5-

La Région solidaire : 80 citoyens ukrainiens accueillis au lycée de Gignac

 

Face à la situation de crise et d’urgence qui perdure en Ukraine, la Région Occitanie poursuit sa mobilisation pour venir en aide au peuple ukrainien, notamment via la mise à disposition de logements de fonction et d’internats au sein de ses lycées en vue d’accueillir les populations déplacées. C’est dans ce cadre que 80 citoyens ukrainiens seront accueillis le 27 juin prochain par Fadilha Benammar-Koly, conseillère régionale,au sein de l’internat du lycée de Gignac mis à disposition par la Région.

Engagée depuis le début du conflit ukrainien, la Région a par deux fois acheminé des denrées humanitaires via l’organisation de convois humanitaires à destination de la Pologne. Au total ce sont ainsi plus de 600 de biens et de produits de première nécessité qui ont pu être acheminés aux populations sur place. Parallèlement, la Région a également engagé 100 000€ au sein du fonds d’action extérieure des collectivités territoriales (FACECO) géré par le ministère des affaires étrangères, ainsi que 200 000pour soutenir les initiatives locales.

 

Afin de faciliter l’accueil des personnes déplacées, la Région a également mis à disposition des logements de fonction ainsi que des internats au sein des lycées d’Occitanie. A ce jour, 24 personnes ont ainsi déjà pu être hébergées, dont une famille le 22 juin dernier au lycée Louise Michel de Narbonne.

 

C’est dans cet esprit quà partir du lundi 27 juin prochain, 80 ukrainiens jusqu’ici hébergés dans un centre de vacances, seront accueillis au sein du lycée Simone Veil de Gignac. La Région a en effet proposé de mettre à leur disposition l’intégralité de l’internat du lycée de Gignac d’une capacité de 80 places, devant l’indisponibilité du centre de vacances sur la période estivale. Ouvert en 2020, l’établissement construit par la Région permettra également d’offrir aux nouveaux résidents un service de lingerie, des salles d’activité et de restauration, des équipements sportifs et récréatifs ainsi que des bureaux pour les encadrants de la Croix rouge.

« Face à ce conflit qui perdure, nous devons plus que jamais poursuivre notre soutien au peuple ukrainien. Car le temps passe mais la guerre, elle, est toujours là, entrainant chaque jour son lot de déplacés supplémentaires. Habitants, institutions, associations, entreprises, hôpitaux,universitéstous se sont jusqu’ici mobilisés de manière exemplaire en Occitanie. En lien avec les associations, les autorités académiques et les préfectures, nous poursuivons cette mobilisons pour proposer des solutions d’hébergements de qualité et adaptées aux besoins des familles. C’est le cas ici à Gignac, grâce à cet internat flambant neuf que je suis heureuse de mettre à disposition de ces familles. »a déclaré la présidente Carole Delga.