Agropastoralisme à Cournonterral

Le métier de berger est probablement le plus ancien de l’humanité. Longtemps rejeté loin de nos cités, les troupeaux sillonnent plus communément les terres arides des Causses et des Cévennes. Ce territoire doit d’ailleurs essentiellement son inscription au Patrimoine mondial de l’UNESCO à son activité ancestrale de l’agropastoralisme qui a façonné les paysages, permis de conserver une rare biodiversité et développé un bâti à l’architecture étonnante. Les sonnailles avaient pratiquement disparu de nos contrées dont la ruralité disparait sous la pression de l’urbanisation. Mais il semblerait que cette activité revienne progressivement dans nos garrigues et sur les terrains proches des villages. C’est déjà le cas à Montpeyroux et au Mas Dieu. A Cournonterral il n’est pas rare de croiser prés des remparts et des berges du Coulazou Cyril Callebaut surveillant et guidant son troupeau de brebis avec l’aide attentive et prodigieusement efficace de ses deux chiens Léon et Freïne. Les brebis sont voraces et nomades. Elle ne rechignent pas à parcourir les terres pour assouvir leur gourmandise, le pissenlit, le lierre, les ronces et bien d’autres plantes encore constituant leurs mets favoris. De bonne grâce Cyril les mènent vers leur pâturage sept jours sur sept du matin au soir. Passionné par ce métier qui demande des connaissances en bien des domaines, qui exige patience et vigilance, il en assume volontiers les exigences. Les brebis de part leur voracité font un travail remarquable de débroussaillage et de nettoyage. Lâchées dans une vigne avant le  bourgeonnement, elles évitent bien du travail de désherbage comme l’épandage de produits toxiques. S’attaquant aux ronces comme à la végétation printanière de nos garrigues qui sècherait aux premières chaleurs, elles évitent bien de départs d’incendies. Il serait donc bien utile et profitable d’aider Cyril à s’installer plus durablement et confortablement en lui facilitant l’accès à un abri pour son troupeau et à des pâturages plus nombreux.

M. P.

Cournonterral, le livre

Le GRAC, Groupe de Recherche des Archives de Cournonterral,  étudie le passé historique, culturel et économique de COURNONTERRAL, ses traditions et ses coutumes à partir de ses archives.
Il porte ses travaux à la connaissance du plus grand nombre par le biais de son site Internet, d'articles, de livres ou autres moyens de diffusion.
Aboutissement de plus de 10 ans de recherche dans les archives communales et départementales, d’enquêtes, de témoignages recueillis auprès de la population, de collecte de documents et de photographies, les membres du GRAC proposent à la souscription leur livre intitulé simplement «Cournonterral». Un ouvrage de 400 pages au format 25x18,5 qui retrace 5000 ans de l’histoire de la commune. Du Néolithique au Xe siècle plusieurs civilisations y ont laissé leur empreinte. Du temps des seigneurs au temps des Lumières et de la Révolution Industrielle Cournonterral a connu un essor et un rayonnement remarquable. le village a été le berceau d’hommes et de femmes peu ordinaires, parfois exceptionnels, qui longtemps restés dans l’ombre méritent à présent d’être connus ou reconnus. Le livre aborde également les traditions, les festivités, la gastronomie, les fondements de l’esprit du village.
En souscription le livre est à 23 euros au lieu de 25. Renseignements à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Le Clos d'Elle à la Boutique des Producteurs «Entre terre et mer» à Mèze

J’ai le souvenir d’avoir écouté, sidéré, dans un documentaire, le discours d’un de ces méga-paysans fiers de leur énorme tracteur et de leurs champs à perte de vue, dénué d’arbre, de haie, d’oiseaux et d’âme, énumérer la liste impressionnante des poisons qu’il déversait régulièrement sur ses terres. Sur les précieux conseils de son fournisseur, il prenait soin de bien se protéger lors des épandages. Et précaution ultime, il se gardait bien de faire consommer ses produits à sa famille. Sa production vendue en gros allait empoisonner d’autres consommateurs ignorant les modes de culture.

 Peut-être révoltés par un tel comportement, sans doute pas isolé, certains paysans, fiers de leurs produits, ont eu l’idée de les proposer eux-mêmes à la vente, et de se regrouper pour faire face aux obligations d’organisation, de présence... en établissant des tours de rôle. Ainsi sont nés les magasins de producteurs qui privilégient la qualité et la fraîcheur par le circuit court. La Boutique des Producteurs «Entre terre et mer», Mas de Jaumes, Les 4 chemins à  MEZE est de ceux-là. Une vingtaine de producteurs proposent ainsi à la vente légumes, miel, viande, fromage, farine, vins, coquillages et bien d’autres encore, tous issus de cultures traditionnelles ou bio et à des prix tout à fait raisonnables.

Des vins issus de la propriété de Cournonterral

Claude Bousquet y propose toute une gamme de vins issus de sa propriété à Cournonterral : Le Clos d’Elle. De ce vignoble créé en 1987 avec une cinquantaine d’hectares, qu’il exploite à présent avec ses deux fils, il a sorti sa première vinification en cave particulière en 2009. Des cépages grenache, syrah et chardonnay, toute une gamme de rouges, rosés et blancs aux noms aussi énigmatiques que poétiques : «Indescent», «Entrecoeur», «A huit clos» à laquelle s’ajoutent muscat sec, muscat moelleux et méthode champenoise.

M. P.

Un nouveau CD de Michel Avalon " je suis enchanté "

Un septième ou huitième album de Michel Avalon, quand on aime, on ne compte plus. Après s’être consacré à l’interprétation de Léo Ferré, le musicien parolier né à Sète revient à ses compositions personnelles, signant textes et musiques de ce nouveau CD judicieusement dénommé « je suis enchanté ».

Ravi de nous offrir ces musiques diverses et variées qui endimanchent ses textes empreints d’une poésie libre et décontractée, nous pouvons aussi l’imaginer enchanté de la perspective de se retrouver devant le public avec ce nouveau répertoire.

Car Michel Avalon, si nous l’écoutons avec un plaisir non dissimulé sur cet enregistrement  magnifiquement réalisé, c’est sur scène qu’il donne toute la mesure de sa dimension artistique.

Dans des arrangements tout en finesse et précision, sa voix singulière résonne amplement, harmonieusement soutenue par sa guitare ainsi que celle de Claude Delrieu, l’accordéon fidèle de Dorine Duchez ainsi que la contrebasse de Phyllipa Scammell. Michel Avalon dédie à sa ville natale « cette valse de Sète qui parle fort et qui roumègue », probablement aussi ce très beau texte «décor maritime» et termine avec humour avec un petit clin d’oeil à Renaud.

C’est donc avec plaisir que nous retrouverons le Montpelliérain d'adoption Michel Avalon sur scène à Cournonterral, le 10 octobre, pour la présentation de ce nouvel opus.

MP