Plan national d'actions 2018-2023 sur le loup et les activités d'élevage

Une concertation a été menée à l’automne 2017 auprès des représentants des éleveurs, des ONG et des élus locaux.

Depuis le 8 janvier 2018, ce plan a été soumis à la consultation publique et a recueilli plus de 5700 contributions.

Plusieurs éléments issus de la concertation du public et des acteurs ont été intégrés dans la version actualisée de ce plan.

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Accéder au plan : https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/sites/default/files/2018.02.19_dp%20plan%20loup_0.pdf

Plan national d'actions 2018-2023 sur le loup et les activités d'élevage (format - 3.39 Mo) 

Le plan loup prévoit la mise en place d’une série de mesures d’accompagnement des éleveurs confrontés à la prédation et un renforcement de l’aide au pastoralisme.

  "Le plan loup a pour objectif d’élaborer une nouvelle méthode de gestion de l’espèce, fondée sur une meilleure connaissance de l’espèce et de ses modes de vies, pour mieux la protéger et permettre également la protection des troupeaux et des éleveurs." Selon le Gouvernement.

Il se traduit pour le Gouvernement par les évolutions méthodologiques suivantes : 

  • une meilleure intégration des données et connaissances scientifiques afin de mieux appréhender la population de loups en France et gérer les effets de sa présence ;
  • la mise en place d’un dispositif pluriannuel de gestion de l’espèce qui permet d’avoir une vision à long terme ; 
  • la responsabilisation du préfet coordonnateur et des préfets de département permettant une réponse territoriale adaptée aux situations vécues par les éleveurs ; 
  • la révision de la gouvernance du plan loup avec l’intégration d’élus des territoires concernés.

Plan d’actions sur les produits phytopharmaceutiques et une agriculture moins dépendante aux pesticides

Lancement de la concertation sur les propositions de plan d’actions sur les produits phytopharmaceutiques et une agriculture moins dépendante aux pesticides

Conformément aux annonces du Premier ministre lors de la clôture des Etats généraux de l’alimentation, le ministère de l’agriculture et de l’alimentation, le ministère de la transition écologique et solidaire, le ministère des solidarités et de la santé et le ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation lancent une concertation sur le projet de feuille de route gouvernementale sur les produits phytopharmaceutiques, en vue de la finaliser avant la fin du premier trimestre 2018.

Quatre priorités sont identifiées : 

1. Diminuer rapidement l’utilisation des substances les plus préoccupantes pour la santé et l’environnement.
2. Structurer et renforcer la recherche sur les impacts des produits phytopharmaceutiques sur la santé en soutien du renforcement de la protection des populations.
3. Accompagner la recherche d’alternatives et la mise en œuvre de ces solutions par les agriculteurs.
4. Renforcer le plan Ecophyto 2, améliorer sa gouvernance et son fonctionnement.

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Le document annexé reprend les principales actions correspondant à ces priorités. Certaines actions sont déjà engagées (mobilisation au niveau européen, proposition législative relative à la séparation des activités de vente et de conseil) ou seront mises en œuvre sans délai (approfondissement des expertises sanitaires). Ces actions tiendront compte de la spécificité des outre-mer et s'appliqueront à ces territoires.

La concertation sera menée sur ces bases en prenant appui sur le programme Ecophyto, qui sera revu et adapté en conséquence. Des consultations seront initiées rapidement avec les parties prenantes par le ministère de l’agriculture et de l’alimentation, le ministère de la transition écologique et solidaire, le ministère des solidarités et de la santé et le ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, afin de prendre en compte l'ensemble des préoccupations. 
Propositions de plan d’actions sur les produits phytopharmaceutiques et une agriculture moins dépendante aux pesticides
Priorité 1 – Diminuer rapidement l’utilisation des substances les plus préoccupantes pour la santé et l’environnement. Il est proposé de reprendre le calendrier proposé par la mission CGAAER-IGAS-CGEDD.

La France s’opposera au renouvellement ou à la prolongation des substances les plus préoccupantes au niveau européen. Les ministères saisiront l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) pour arrêter, le cas échéant, les mesures de gestion nécessaires (retrait d’autorisation de mise en marché, restriction d’usages) et des études complémentaires. 
Le glyphosate s’inscrira dans cette approche, nationale et européenne et fera l’objet de nouvelles études, y compris des études toxicologiques expérimentales, dont le résultat sera attendu d’ici 3 ans.

Pour voir les propositions d'action et les documents qui sont accessibles en ligne :

http://ecologique-solidaire.gouv.fr/

http://www.igas.gouv.fr/spip.php?article642

http://agriculture.gouv.fr/

http://enseignementsup-recherche.gouv.fr/

Participez à l'avenir de la mer et du littoral !

L’image contient peut-être : texte et plein airConsultation citoyenne ouverte jusqu'au 25 mars... Comment protéger le littoral et la biodiversité marine tout en développant les activités économiques liées à la mer? Quels espaces réserver aux parcs éoliens, à la pêche ou à la plaisance ?

Le ministère de la Transition écologique vient de lancer une consultation citoyenne sur l'avenir de la mer et du littoral pour les quatre façades maritimes de l'hexagone, dont la Méditerranée sur le site https://www.merlittoral2030.gouv.fr/content/mediterranee .


Comment protéger le littoral et la biodiversité marine tout en développant les activités économiques liées à la mer ?
Quels espaces protéger ?
Quels espaces réserver aux parcs éoliens, à la pêche ou à la plaisance ?
Cette consultation s'inscrit dans le cadre de la stratégie pour la mer et le littoral et sollicite l'avis des citoyens sur une planification spatiale des espaces maritimes, de la côte au grand large.

Le grand public pourra jusqu'au 25 mars exposer en ligne ses priorités, ses attentes et ses préoccupations.

Des ateliers citoyens sont aussi organisés sur tout le littoral pour débattre et recueillir les avis.

Ministère de la Transition écologique et solidaire

Implantation des bornes électriques sur la métropole de Montpellier

Présentation du réseau d'Installation de Recharge pour Véhicule Electrique -IRVE- que la Métropole de Montpellier, en partenariat avec l'Etat, va déployer sur son territoire.

Le mercredi 3 janvier 2018, Philippe Saurel, Président de Montpellier Méditerranée Métropole, Maire de la Ville de Montpellier, a lancé le plan d'implantation de 66  bornes de recharge des véhicules électriques et hybrides sur le territoire de la Métropole, soit au total, 128 points de recharge.

Ce réseau contribuera dès 2018, à réduire les émissions de carbone et à améliorer la qualité de l'air en accélérant la transition vers des véhicules propres. Cet investissement de la Métropole estimé à 800 000 € est soutenu à hauteur de 321 000 € par l'Etat. Il s'inscrit dans la politique engagée par Montpellier Méditerranée Métropole en matière de transition énergétique.

Trois types de bornes installés à partir de janvier 2018

Les premiers travaux de pose démarrent en janvier 2018 et permettront d'installer 3 types de borne :
- 2 bornes de recharges rapides permettant une recharge du véhicule en 30min,
- 50 bornes de recharges accélérées permettant une recharge du véhicule en 2 à 3h,
- 14 bornes de recharge normales permettant une recharge du véhicule en 8h (usage préconisé des P+Tram - déplacement domicile-travail, véhicule garé pour la journée).

14 communes de la Métropole équipées, 25 bornes à Montpellier

14 communes seront couvertes et 25 bornes installées à Montpellier dans des lieux de passage comme par exemple :
- Les abords de l'Hôtel de Ville et de la Métropole (bornes rapides) ;
- Les pôles d'échanges multimodaux (PEM) : Saint-Roch, Baillargues, Villeneuve-lès-Maguelone, Sud de France (bornes accélérées) ;
- L'ensemble des zones d'activité (bornes accélérées) ;
- Les parkings tramway et parkings relais (bornes normales).

Désoxygénation des océans : il faut agir

Déjà en 2012, Louis Legendre, Professeur de Université Pierre et Marie Curie, Président du Conseil scientifique de l’Institut océanographique, Fondation Albert Ier, Prince de Monaco avait publié un rapport sur La désoxygénation de l’océan qui s’accélérait avec des précisions sur la situation d’alors et des prévisions.

Depuis, différents rapports sont venus étayer ces prévisions et le 4 janvier 2018, le CNRS a publié un article alarmant en précisant en introduction  :

« Au cours des 50 dernières années, la proportion de zones de haute mer dépourvues de tout oxygène a plus que quadruplé. Quant aux sites à faible teneur en oxygène situés près des côtes, y compris les estuaires et les mers, ils ont été multipliés par 10 depuis 1950. Les scientifiques estiment que la teneur en  oxygène va continuer à chuter dans ces deux types de zones au fur et à mesure que la Terre se réchauffera. » « Source : Actualités du CNRS-INSU »

Les chercheurs du groupe de travail international Global ocean oxygen network mis en place par l’Unesco et comprenant un chercheur du Laboratoire d’études en géophysique et océanographie spatiales (LEGOS/OMP, UPS / CNRS / CNES / IRD) viennent de démontrer que pour mettre un terme à ce déclin, il est nécessaire de limiter le changement climatique et la pollution par les nutriments.

L’étude provient du Global ocean oxygen network (GO2NE)(1), un nouveau groupe de travail créé en 2016 par la Commission océanographique intergouvernementale de l’UNESCO, représentant 21 institutions dans 11 pays. L’article est le premier à analyser si largement les causes, les conséquences et les solutions à la désoxygénation à travers le monde, à la fois en haute mer et en eaux côtières. Le texte souligne les plus grands dangers menaçant l’océan et la société, et les actions à prendre pour garder les eaux de la Terre productives et en bonne santé.

« Sites côtiers où les charges en nutriments ont causé ou exacerbé la décroissance du contenu en oxygène jusqu’à des concentrations < 2 mg/l (< 63 µmol/l) (points rouges) et zones de minimum d’oxygène à 300 m de profondeur (concentrations en dégradé bleu). Carte construite à partir des données de R. Diaz, et du World Ocean Atlas (2009), qui couvre les 50 dernières années, mise à jour par les membres du GO2NE de IOC-UNESCO. »

Pour poursuivre la lecture de l’article : http://www.insu.cnrs.fr/node/8181

Diminuer la taille des parcelles pour favoriser les pollinisateurs

L’agriculture intensive est l’une des principales causes de l’actuelle crise de la biodiversité, qui touche notamment les insectes pollinisateurs pourtant indispensables à la production de certains aliments. Une équipe internationale impliquant des chercheurs du CNRS (dont celle du Centre d'écologie fonctionnelle et évolutive de Montpellier et de l’Inra vient de démontrer qu’un paysage agricole fait de parcelles plus petites augmente l’abondance des pollinisateurs, et par conséquent le transport de pollen et le succès reproducteur des plantes (nombre de graines produites).

Expérimentation de pollinisation dans un des paysages agricoles étudié. © Annika Hass

L’explication est simple : lorsque la taille des parcelles diminue, la densité de bordures de champs augmente mécaniquement, ce qui crée des sortes de corridors favorables au déplacement des insectes pollinisateurs. De manière contre-intuitive, l’étude montre aussi qu’une plus grande diversité de cultures n’est pas forcément favorable aux pollinisateurs notamment lorsque l’augmentation de la diversité est due à la présence de cultures intensives telles que la culture de maïs, peu favorables aux adventices et aux pollinisateurs.

Ces résultats sont basés sur des observations recueillies dans le cadre du projet Farmland dans 229 parcelles de 94 paysages agricoles dans quatre pays (Allemagne, France, Espagne, Royaume-Uni), par des scientifiques de 15 laboratoires.

Quelle région va remporter le concours vidéo Cap maritima ?

Lycéens, étudiants, stagiaires et apprentis sont invités à déposer des videos sur les métiers et produits de la pêche et des cultures marines sur le site Capmaritima.fr avant les 20 mars 2018. A la clé, un premier prix doté de 1000 euros et de nombreux cadeaux.

Visuel CapMaritima 02v2-1
 

Hauts de France, Normandie, Bretagne, Nouvelle Aquitaine, Occitanie, Corse, PACA... Toutes ces régions du territoire français métropolitain ont le regard tourné vers la mer, le littoral et ses activités.   

Le concours vidéo Cap maritima propose de valoriser les filières pêche et cultures marines en faisant partager au grand public le regard des jeunes lycéens, étudiants, apprentis et stagiaires sur ces métiers passion.  
 
A la clé, 1000 euros à gagner pour le premier prix, de nombreux cadeaux et une invitation à Escale à Sète, grande fête des traditions maritimes ! 
 
Pour participer, il suffit de poster une vidéo en ligne d’une durée de moins de trois minutes sur le site http://www.capmaritima.fr/ avant le 20 mars 2018. Le lauréat invité d’Escale à Sète, grande fête des traditions maritimes. 
 
Cette année, la remise des prix du concours vidéo Cap maritima aura lieu mercredi 28 mars dans le cadre d'Escale à Sète, grande fête des traditions maritimes dont l'édition 2018 est placée sous le parrainage de l'Unesco.

Trois catégories pour participer :

Métiers : pour faire découvrir la richesse, la technicité de ces professions et leur proximité avec le milieu environnant.  
Produits :  de l’élevage ou la pêche à la commercialisation, une invitation à valoriser les espèces phares ou moins connues. 
Milieux de production : en mer ou en eau douce, une occasion de faire découvrir les plus beaux sites français de production.

Inventaire avifaune à Teyran

Journée dédiée à la biodiversité de Teyran 
Samedi 10 février 2018 de 11h à 15h
Salle du Peyrou à Teyran

L'inventaire avifaune a repris pour l'année 2018. En plus de continuer leur protocole habituel qui repose sur le recensement des espèces sur la commune, les étudiants de master 1 en Ingénierie et Écologie et Gestion de Biodiversité -  Université de Montpellier - ont commencé le protocole "nuit" pour écouter les rapaces nocturnes présents sur la commune.

Les résultats des écoutes  du groupe ornithologie qui se sont déroulées de septembre à décembre derniers,seront présentés dès 11h. Par ailleurs, les étudiants ont recensé la faune et la flore présentes sur le territoire teyrannais, un inventaire réalisé avec la participation des habitants. A partir de 13h, des animations seront organisées autour de plusieurs stands sur les oiseaux, les plantes, les insectes et beaucoup d'autres espèces.

IBC : Qu’ès aquò?

L’IBC est un inventaire biologique, c’est-à-dire une liste d’espèces animales et végétales présentes sur une commune.

En 2010, année internationale de la biodiversité, le ministère de l’Ecologie et du Développement Durable a lancé le projet « Atlas de la biodiversité des communes » afin de mieux connaître les richesses naturelles présentes en France.

En 2012, les étudiants du Master IEGB de l’Université des Sciences de Montpellier s’engagent dans un inventaire sur 5 communes bordant le Lez, en amont de Montpellier : Montferrier-sur-Lez, Clapiers, Prades-Le-Lez, Saint-Clément-de-Rivière et Castelnau-Le-Lez.

Pour visiter le site du Master Ingénierie en Ecologie et Gestion de la Biodiversité basé à la Faculté de Sciences de Montpellier

L'événement est gratuit.

Développer le tourisme et préserver le littoral ? Apportez vos idées !

La mer Méditerranée est une mer intercontinentale de 2,5 millions de km² composée de deux bassins : un occidental entre le détroit de Gibraltar et la Sicile et un oriental allant de la Sicile au canal de Suez. La façade Méditerranée comporte les rivages des trois régions Occitanie, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Corse et l’ensemble des eaux sous juridiction française en Méditerranée, qui sont situées dans sa partie occidentale.

Quel avenir pour la mer et le littoral ?

 

Pour mieux vivre sur le rivage, en mer et sur le littoral, construisons tous ensemble les réponses aux défis de demain.

Comprendre -  Participer

https://www.merlittoral2030.gouv.fr/content/mediterranee

Point chaud de la biodiversité à l’échelle de la planète, la mer Méditerranée comprend des habitats remarquables (fonds coralligènes, lagunes côtières, etc.) accueillant plus de 17000 espèces. Cependant les espaces et milieux qui la composent sont fragiles et font l’objet de pressions multiples, notamment en période estivale.

En France, la façade est particulièrement marquée par le tourisme, premier employeur avec près de 120 000 emplois et un chiffre d’affaires de 11 milliards d’euros. Ce poids du tourisme dans l’économie maritime s’explique notamment par les nombreux atouts du littoral méditerranéen : un patrimoine maritime et sub-aquatique riche, des sites variés, des paysages méditerranéens présentant dans chacune des régions un caractère singulier, un réseau d’aires marines protégées important ou encore l’existence de conventions et accords internationaux vertueux.

L’économie maritime et littorale de la façade est aussi marquée par une forte empreinte des activités économiques destinées à satisfaire les besoins des populations résidantes : près de 70 % de la population locale réside dans la frange littorale. En termes d’énergies marines, la région possède un potentiel important en termes d’éolien flottant.

Grâce au grand port maritime de Marseille (1er port français et 6e port européen en volume), elle dispose d’un point d’entrée structurant le territoire, mais devant relever de nombreux défis.

En savoir plus sur le site Géolittoral

Palmarès 2018 des villes où les Français aimeraient travailler

Le 17 janvier 2018 : l’Institut Great Place To Work® publie pour la 4ème année son Palmarès des villes où les Français aimeraient travailler*. Bordeaux occupe de nouveau la première place du podium. La capitale de la Nouvelle-Aquitaine reste aux yeux des Français la ville française la plus attractive pour travailler.

Bordeaux occupe la 1ère place, suivie de Toulouse et Montpellier .

• Paris fait une remontée spectaculaire et se situe à présent à une place du podium .

• La qualité de vie, premier critère aux yeux des Français, largement devant les opportunités économiques . 

« Bordeaux jouit d’une image médiatique très positive, et les aménagements entrepris ces dernières années ont un impact très positif sur la perception des Français qui, s’ils devaient quitter leur ville actuelle, se verraient tout à fait travailler dans la métropole girondine », analyse Patrick Dumoulin, Directeur Général de Great Place To Work ® France.

Pont de pierre in Bordeaux - Aquitaine, France

Il poursuit : « la Nouvelle Aquitaine , outre sa situation géographique privilégiée, présente une réelle attractivité pour les salariés, puisque de nombreuses entreprises de la région ont déjà misé sur le bien - être des collaborateurs comme vecteur d’attractivité et de rétention des talents » . L’enseigne Cultura, dont le siège est installé à Bordeaux, et qui a fait son entrée au sein du Palmarès des entreprises où il fait bon travailler en 2017, en est un parfait exemple. De même, Vermilion Energy (située à Parentis - en - Born dans les Landes) est elle aussi lauréate du palmarès depuis de nombreuses années.

D’autres villes de la moitié sud sont plébiscitées, puisque Toulouse arrive en deuxième position et Montpellier en troisième. Les deux villes gagnent une place par rapport au dernier classement, au détriment de Nantes, qui rétrograde à la septième place (au lieu de 2ème en 2015). Enfin, Paris se hisse aux portes du podium (4ème ) devant Lyon et Aix - en - Provence (respectivement à la 5 ème et 6 ème place) .

Trois villes du sud ferment le top 10, respectivement Nice, Perpignan et enfin Marseille, qui y accède pour la première fois ( avec une ascension fulgurante de 9 places) . Les Français se projettent davantage selon la dimension « bien - vivre », plutôt que la dimension économique  cette place prépondérante des villes situées dans le sud de la France s’illustre dans les critères de choix : en effet , l e critère de la qualité de vie arrive en tête parmi les Français (75%). Le dynamisme économique et les opportunités d’emploi (32%) arrivent en deuxième position, suivis du fait d’avoir des connaissances, amis, origines familiales dans la ville concernée (31%) et la qualité et le coût de l’immobilier (25%). Patrick Dumoulin précise ainsi : « lorsque l’on interroge les Français sur leur perception, les villes perçues comme agréables à vivre et bénéficiant d’un climat clément sont plébiscitées.

La dimension économique de ces villes arrive seulement dans un second temps : la qualité de vie est perçue comme primordiale , car elle recouvre le climat bien sûr , mais aussi la vie culturelle , l ’ environnement et le rythme de vie » . En dépit de son attractivité économique et d es possibilités d’emplois qu’elle offre , Paris n’arrive que 4ème , car les contraintes qu’elle présente (temps de transport, coût de l’immobilier, grisaille , pollution ...) sont perçues comme des obstacles à une éventuelle installation.

« Bien que les opportunités professionnelles proposées par Lille (14ème au classement) soient supérieures à celles d ’ autres villes de la taille de Perpignan par exemple (qui conserve sa 9ème place), les Français se projettent plus aisément dans une ville qu’ils estiment plus agréable à vivre », poursuit Patrick Dumoulin. Une approche qui mériterait bien entendu d’ être nuancée, au regard du nombre croissant d’entreprises où il fait bon travailler , et ce, partout en France. *

Pour voir la carte : http://www.greatplacetowork.fr/publications-a-evenements/blogs-et-actualite/

Étude menée par l’Institut Great Place to Work® auprès de 1 328 salariés représentatifs de la population active française, issus d’entreprises et d’administrations de toutes tailles et tous secteurs, dont un sur échantillon de 524 jeunes salariés, selon la méthode des quotas (genre, âge, profession, statut, secteur, taille et région). Interviews sous système CAWI en ligne du 1er au 16 mars 2017.

Inondations, et si cela arrivait chez nous?

Depuis une semaine, les médias relatent les inondations qui se produisent un peu partout dans notre pays et plus particulièrement en Ile de France. Cette région mobilise toutes les administrations et services concernés.

La raison est à la fois économique et stratégique. Les caves des ministères sont concernées, les transports avec la ligne C du RER, le musée du Louvre, celui d’Orsay et la liste est bien longue.

Mais qu’adviendrait-il si ces conditions météorologiques se produisaient chez nous ? Quelles leçons ont été tirées des inondations survenues en 2014 ? On a toujours pas les bons comportements car on considère que de tels événements ne peuvent se reproduire de sitôt. Où en est-on de l’éducation des populations, des simulations à l’échelle de la commune ou de l’intercommunalité, mais pire encore de l’entretien de nos rivières et du fleuve Hérault.

Au moulin de Murles, la végétation s’est installée sur l’ancienne retenue d’eau du moulin et obstrue le lit du fleuve. Autre problème récurrent, l’amoncellement de bois mort contre les piles du pont de Montagnac. Depuis le 1er janvier 2018, la loi GEMAPI (Gestion des Milieux Aquatiques et la Prévention des Inondations) est applicable. Elle se définit de la façon suivante :

  • Aménagement d’un bassin ou fraction de bassin hydraulique.

  • Entretien et aménagement d’un cours d’eau, canal, lac y compris les accès.

  • La défense contre les inondations et contre la mer.
  • La protection et la restauration des sites, écosystèmes, zones aquatiques.

Les établissements publics de coopération intercommunale comme les communautés d’agglomération exercent cette compétence en lieu et place de leurs communes membres.

 Elles peuvent prélever une taxe facultative plafonnée à 40 euros par habitant et par an. On crée des lois, mais sans fonds prévus, alors on se retourne vers le contribuable ! Les travaux les plus importants sont la création de digues. En métropole il faudrait selon l’Etat en construire 3000 Kms, selon les associations de défense des riverains, le double, sans compter l’entretien de celles existantes. Mais il ya les berges de nos rivières, les ponts qui les enjambent. Bien après coup, on calcule le coût et l’efficacité des moyens de protection et de sauvegarde envisageables. On publie quelques rapports, statistiques, on prend quelques mesures ponctuelles, et l’on s’en remet à la chanson de Léo Ferré, Le Temps. Avec le temps, va, tout s’en va, on oublie les passions…, les sinistrés et les risques à venir de plus en plus violents.

Bernard Bals