Restauration écologique du littoral agathois

Avec l'immersion de micro-récifs artificiels X-Reef, une première en Méditerranée, la ville d'Agde va  optimiser l'ancrage et la gestion du balisage des 300 m. Ces équipements écoconçus participeront également à la restauration des petits fonds méditerranéens en offrant une protection pour les populations de juvéniles.

 

 Contexte économique du projet

 L’installation, la désinstallation et l’entretien des balisages peuvent constituer un poste de dépense non négligeable pour la collectivité : coût des fournitures pour l’entretien ou le remplacement des balises et de leurs ancrages, coûts des contrats de travaux si externalisés, coût des moyens nautiques et de mobilisation des agents si réalisé en interne, etc.).

La mise en œuvre de solutions techniques plus pérennes présente un réel intérêt technico-économique.

Le balisage repose sur la mise en œuvre de bouées de signalisation, dont la forme et le volume varie en fonction des espaces balisés (zone de baignade, chenal de navigation…). Les méthodes d’ancrage de ces bouées sur les fonds marins sont définies en fonction de la nature des fonds (corps-morts en béton sur fonds sableux, anneaux scellés sur fonds rocheux, ancres à vis sur fonds sensibles tels les herbiers).

La mise en œuvre de ces bouées nécessite la mobilisation de moyens de transport et de travaux maritimes spécifiques.

En raison des risques de décrochement liés aux intempéries hivernales, ces bouées de signalisation sont quasi-systématiquement désinstallées en fin de saison estivale pour être réinstallées l’année suivante.

Dans la plupart des configurations de fonds sableux, les ancrages doivent également être sortis de l’eau afin d’éviter qu’ils soient perdus par enfouissement.



Le système X-REEF est développé par la société Seaboost, une fililae du groupe Egis, qui conçoit des solutions innovantes de micro-habitats à poissons pour restaurer la biodiversité des fonds maritimes.

 

Le plan de travail de l’opération s’est déroulé comme suit :

  •  Conception des 6 nouveaux dispositifs de corps-morts avec le prestataire Seaboost, start up spécialisée en ingénierie travaux maritimes et environnement marin, avec la participation de plusieurs sous-traitants
  • Repérage en plongée des sites potentiels d’installation de ces modules par l’équipe de l’AMP
  • Immersion des modules expérimentaux sur le littoral agathois (moyens nautiques et agents de l’AMP)
  • Suivi scientifique des structures (tenue à la mer et de biodiversité ante immersion (point 0) puis après immersion des prototypes sur un an
  • Cartographies et rapports

 Cout total du projet : 72 500 €

 Il est financé à 80 % par le ministère de l’écologie via un Contrat Natura 2000 marin


 

   

L'opération d'immersion des modules X-Reef a commencé en septembre 2017, le 6ème module sera immergé au Cap d'Agde le vendredi 13 octobre après-midi en présence du Maire d’Agde, Gilles D’Ettore, de l’équipe de l’Aire marine protégée et de la startup Seaboost qui développe ce système innovant.

Les 14 km du littoral de la commune d’Agde et de l’Aire Marine Protégée de la côte agathoise font l’objet depuis de nombreuses années de balisages avec corps-morts pneus/béton ou béton pour l’installation de la bande littorale des 300 m. En saison estivale, un plan de balisage est constitué par le  préfet maritimes et le maire d'Agde. Quelques kilomètres de côte vers l’ouest sont également équipés de bouées délimitant la zone des 300 m sur les communes de Vias et de Portiragnes.

L’AMP (Aire Marine Protégée) de la côte agathoise, site Natura 2000 "Posidonies du Cap d’Agde" FR9101414, couvre une surface de 6152 ha du Grau d’Agde à Port Ambonne, jusqu’à 3 milles nautiques au large. Elle est gérée par la ville d’Agde via la Direction du milieu marin.
Les fonds marins y sont caractérisés par différentes entités biologiques et géologiques : étendues de sables fins, grandes dalles de tufs d’origine volcanique, éboulis rocheux, herbiers de posidonies, mattes mortes et coralligène. Ces différents biotopes constituent un environnement marin favorable à la diversification de la faune et de la flore sous-marine. De plus, ce relief sous-marin, en grande partie d’origine volcanique, est unique en région Languedoc-Roussillon.

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Le système de balisage de la bande des 300 m concerne une centaine de bouées jaunes (hors chenaux d’accès). Il est installé entre le mois de mai et septembre, et reste sensible aux coups de mer. Il nécessite chaque année de nombreuses interventions des services de la ville pour les remettre en place in situ, voire pour les enlever entièrement et les remettre en place, parfois au cours même de la saison.

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De nombreux corps-morts sont aussi abandonnés au fond – pneus, béton, chaînes rouillées…) et dégradent les milieux naturels marins des petits fonds côtiers de l’aire marine protégée (petits fonds sableux parfois à proximité de petits fonds rocheux, herbiers de posidonies, ou d’une mosaïque roche/posidonies).

La frange infralittorale est composée de sables, de roches (éboulis, galets), de petites étendues de mattes mortes et d'herbiers de posidonies reconnus comme habitat prioritaire au sein de la Directive européenne "habitat faune flore".

La sensibilité des sites littoraux  (cliquez sur la carte pour l'agrandir

 Avec le projet R REEF, l’objectif de la ville d’Agde est d’optimiser la gestion de ce balisage des 300 m et d’expérimenter de nouveaux équipements éco-conçus qui assurent  en plus de leurs fonctions techniques, des fonctionnalités écologiques utiles pour les écosystèmes dans lesquels ils s’insèrent.
Ce concept innovant retient un intérêt grandissant chez les donneurs d’ordre, tant en France qu’à l’international dans la mesure où il constitue un outil permettant de concilier le double objectif de développement économique et de préservation des écosystèmes marins. Si cette démarche est en cours depuis quelques années sur les ouvrages portuaires, elle n’a pour l’instant été appliquée aux corps-morts de mouillage que de manière anecdotique et à l’international. Ces équipements écoconçus devront répondre à la fois à cette optimisation de la gestion et participer à la restauration de ces petits fonds méditerranéens par la conception de prototypes de modules de corps-morts / mouillages adaptés aux fonds méditerranéens et pouvant faire office de micro-récifs artificiels pour les populations de juvéniles notamment.

 L’objectif technique de ce projet X REEF est donc de développer un équipement d’ancrage de bouées de signalisation de la bande des 300 m en particulier, à la fois pérenne et accessible aux moyens nautiques courants de la ville d’Agde en charge de leur mise en œuvre.

L’objectif environnemental de ce projet vise à développer un équipement d’ancrage de bouées de signalisation présentant une empreinte écologique améliorée par rapport aux équipements traditionnellement mis en œuvre.
L’ancrage, n'étant pas désinstallé chaque année, se traduit par une moindre perturbation des écosystèmes sur lesquels ils sont installés. Leur plus forte stabilité évitera également des déplacements accidentels vers des écosystèmes sensibles à l’écrasement (par exemple les herbiers) sous l’action de fortes houles. Le bilan d’émission de gaz à effet de serre est enfin amélioré pour la collectivité du fait d’interventions en mer réduites.
L’éco-conception du système d’ancrage se traduit par l’exercice de fonctionnalités écologiques utiles pour l’équilibre des écosystèmes marins locaux. Compte-tenu de la dimension limitée des ancrages, des écosystèmes environnants et des profondeurs d’immersion, ces fonctionnalités pourront a priori être : nourricerie, abri d’espèces patrimoniales, abri d’espèces à intérêt halieutique, etc.
Les bétons intégreront une fraction de sables coquilliers, obtenus à partir des exploitations conchylicoles de l’étang de Thau par exemple. Les bétons seront non armés, c’est-à-dire qu’ils ne consommeront pas d’acier.

 Ainsi, ce projet pourra proposer des solutions adaptées visant à :

  • Restaurer naturellement les petits fonds côtiers sensibles, par une diminution de l’impact mécanique des systèmes d’ancrage actuels.
  • Optimiser le recrutement et la connectivité des juvéniles de poissons dans les petits fonds côtiers
  • Optimiser la mise en œuvre du balisage, en terme de coût /efficacité et de valorisation pour les collectivités.

L’objectif sociétal serait également un plus car placés en limite de zone de baignade, ces équipements seront aussi des outils ludiques et pédagogiques pour la communication, la sensibilisation des baigneurs et des autres utilisateurs du milieu marin, sur la nécessité de préserver les écosystèmes côtiers.

Formation à la permaculture au Jardin de la Reine

Les formations à la PERMACULTURE autour du Jardin de la Reine à Montpellier reprennent dès samedi 9 septembre dans le cadre du cycle 2017-2018.

Les cours sont proposés par Humus Sapiens conjointement avec 3 autres associations de Montpellier : le Réseau des Semeurs de Jardins, l’association de sauvegarde du Jardin de la Reine, et le Jardin partagé la Rouquette des Arceaux.

les avantages du paillage à laine

Comme à chaque fois, l’accent sera mis aussi sur ce qu’est la Permaculture, le mouvement de transition, et la résilience urbaine, et donc aussi sur le modèle de la nature et le changement de paradigmes que cela nous propose.

Ces stages-ateliers ont lieu 1 samedi par mois :

– le matin 10h, au local du parc Magnol, une approche théorique sur divers thématiques liées au jardinage et aux enjeux écologiques contemporains;
– et l’après-midi : des ateliers pratiques, selon les saisons et le thème du jour, au Jardin de la Reine et/ou au jardin partagé des Arceaux (espaces déjà dédiés à la permaculture) jusqu’à 17h.

Louiss Hellouin, consultant en permaculture urbaine et paysages comestibles, et fondateur de Humus sapiens, en sera l’animateur-formateur principal.

Inscrivez-vous dès maintenant, car les places sont limitées ! (12 par journée de stage)

Le prix est de 25€ la journée
(Une adhésion à l’association Humus sapiens sera demandée pour votre 1er cours)

Inscription et renseignements:
par tél. au: 06 31 869 846

Pontevedra comme exemple…

 Parmi ses axes de réflexions, le Conseil de développement a choisi de porter son attention sur les déplacements doux.

Pour cela, il a identifié la ville de Pontevedra, en Galice, qui fait référence à l'échelle européenne dans le domaine de la circulation raisonnée. Afin de comprendre le cheminement du maire qui a entrepris il y a 18 ans de transformer la ville pour redonner priorité aux piétons, un voyage d'étude va se dérouler du 6 au 8 septembre prochains. Composée d'élus, de techniciens et de membres du Conseil de développement, l'objet de ce déplacement est d'identifier le process retenu, les différentes étapes liées aux travaux, les budgets alloués et d'évoquer les écueils rencontrés...

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En un mot de s'inspirer des bonne pratiques en place à Pontevedra qui ont permis de transformer la ville de manière efficace. Pontevedra est une ville de 83 000 habitants, fermée à la circulation automobile (sauf espace restreint pour les livraisons et les riverains), son aire urbaine compte 185 000 habitants. Elle dispose de places de stationnement gratuites en périphérie, à une dizaine de minutes à pied du centre historique. Une application pour smartphones, baptisée Metrominuto, permet à chacun de choisir son itinéraire, en calculant les temps de trajets mais aussi en comptant le nombre pas effectué et le nombre de calories perdues. La pollution de l'air a chuté de 65%. L'économie locale de l'hyper centre a été redynamisée (Pontevedra est la ville qui a le plus de commerces de proximité en Galice).

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Le maire n'autorise plus de nouveaux projets de grandes surfaces à l'intérieur de la ville, ni à la périphérie). Pour aménager la ville en une immense zone piétonne où la voiture n'a plus que la portion congrue, il a fallu des années de travaux et 70 M€, dont 10 proviennent du FEDER, le Fond régional européen. La circulation a baissé de 90% dans l'hyper centre. Pontevedra, ville d'art et d'histoire, est la deuxième ville de Galice pour la richesse patrimoniale, derrière Saint-Jacques-de-Compostelle. Elle est également le siège de la Diputación Provincial (équivalent du Conseil général), de la préfecture (subdelegación del Gobierno) de la province (département) de Pontevedra ainsi que du Palais de Justice (Tribunal de grande instance, Cour d'appel, Cour d'assises...), le commissariat provincial et des offices administratifs provinciaux.

Outre ces administrations, l'agglomération de Pontevedra compte une forte présence militaire (école navale, bases militaires).

L'Expédition 7e Continent sur nos côtes

6,3 milliards de tonnes de plastique

Voilà ce qui s’accumule dans la nature ! Et il existe 5 gyres principaux éparpillés sur les océans de la planète. Depuis 1950, année à laquelle le plastique fait son apparition dans notre vie quotidienne, nous avons produit et consommé à l’échelle mondiale 8,4 milliards de tonnes de plastique. Une nouvelle étude publiée récemment dans Science Advances nous révèle que 6,3 milliards de tonnes de ces déchets sont des plastiques très peu biodégradables, qui s’accumulent dans la nature et en particulier dans les mers et océans.

La période estivale étant propice à la rencontre des citoyens français en bord de mer, Expédition 7ème Continent organise une tournée de sensibilisation en région Occitanie à bord du morutier « Amadeus » un ketch aurique de 33 m dont la construction remonte à 1910. Les 5 et 6 août 2017, ils étaient à La Grande Motte et seront les 7 et 9 août à Port Camargue après avoir fait escale dans les différents ports de la région.

Le témoignage de Patrick Deixonne, natif de Sigean sur les bords de la Méditerranée
C’est pendant sa traversée de l’Atlantique à la rame en solitaire que Patrick Deixonne, navigateur, explorateur, découvre la pollution par les déchets plastiques au cœur même de l’océan. Ce choc va modifier le cours de sa vie. Il se fixera un nouveau défi. Explorer les océans et témoigner, communiquer sur une réalité trop éloignée du regard des hommes. Il va organiser des missions d’exploration pour étudier ce phénomène et alerter le public et les politiques sur la gravité de la situation.

Des conséquences sur la faune et la flore marine
Le plastique tue chaque année 1 million d’oiseaux, et 100 000 mammifères marins, on estime qu’un simple sac plastique met 100 ans à disparaître, mais c’est 500 ans pour une bouteille plastique, et 1000 ans pour un pneu ! Parmi les plus gros vortex d'eau créés par les vents et les courants marins, certains font six fois la taille de la France, et sur trente mètres de profondeur ! Il est temps d’en prendre conscience !

N.B. : L’expédition 7° Continent est une association à but non lucratif présidée par Mr Francis Vallat et dirigée par Patrick Deixonne, membre la Société des Explorateurs Français, reconnue d’utilité publique.

Pour en savoir plus… Le site de « 7ème continent » : http://www.septiemecontinent.com/

Georges Cantin

Le Brigitte Bardot pour une bonne cause

Le « Brigitte Bardot » à la grande Motte

A l'occasion de la journée de sensibilisation aux déchets en mer, l'association non gouvernementale Sea Shepherd a fait escale à la Grande Motte le 6 août 2017.

C’est au quai d’accueil flottant du port, non loin de la capitainerie, que le célèbre trimaran de l’ONG maritime Sea Shepherd a fait escale le temps d'une journée. Le « Brigitte Bardot » tel est son nom depuis qu’en 1977 un certain Paul Watson est devenu le compagnon de route de notre actrice internationale en la sensibilisant au combat contre le massacre des bébés phoques.

Depuis, l’ONG a eu d’autres combats, contre les braconniers des mers, la lutte pour la protection des baleines, et d’une façon générale la protection des espèces menacées. Ils sillonnent les océans et mers du globe pour faire entendre leur voix.

Un filet fantôme d'un demi hectare récupéré à 5km des côtes languedociennes

Ce splendide bateau était reçu à la Grande Motte dans le cadre de la journée de sensibilisation aux déchets en mer organisée par l'équipe portuaire de la charmante station balnéaire. Mais ce navire est présent dans nos eaux méditerranéennes pour une autre bonne raison… Leur équipe de plongeurs est actuellement et pour quelques jours en opération de relevage du filet fantôme du Coulombray - dont les fonds sont situés face à Palavas - laissé à l'abandon sur une zone d'intérêt écologique depuis presque un an.

Beaucoup de visiteurs pour voir ce bateau, car il fallait deux heures pour arriver à monter à bord,et  pas plus de huit personnes à la fois car l’espace est restreint ! Mais l’attente fut récompensée ! Voilà un petit aperçu de l’intérieur du trimaran de Sea Shepherd… Et désolé, mais ni Brigitte Bardot, et ni Paul Watson actuellement aux USA n’étaient présents, mais leur combat est important…

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Le « Brigitte Bardot »

Longueur : 35 mètres
Poids : 41 tonnes
Equipage : 12 à 16 personnes
Année de mise à l’eau : 1998
Vitesse maximum : 24 nœuds (44,45 km/h)
Propulsion : biodiesel
Tirant d’eau : 1.34 m

Et si vous voulez les aider… Leur page Facebook : https://www.facebook.com/SeaShepherdFrance/

G-Cantin

Le Lez et les effets de la chaleur

La canicule qui sévit sur le Montpelliérain et au-delà n'aura échappé à personne et modifie le fonctionnement des éco-systèmes dans le fleuve Le lez. Ainsi, La jussie, plante originaire d'Amérique latine importée en Europe pour des raisons esthétiques, et autres plantes subaquatiques sont des espèces invasives qui colonisent le lit du bassin du Lez. A l'approche des épisodes cévenols d'automne, les services municipaux de la ville de Montpellier et de la Métropole s'activent sur les rives du Lez.

Dans le cadre de la gestion des milieux aquatiques et de la prévention des inondations, la Ville et la Métropole de Montpellier se mobilisent pour entretenir le Lez et les cours d'eau.

L'entretien du Lez pendant la période estivale
De mai à septembre, les plantes aquatiques se développent rapidement en raison de la chaleur. Pendant cette période, un bateau faucardeur et trois agents sillonnent le Lez, depuis l'Hôtel de Région jusqu'à l'Hôtel de Ville, afin de couper ces plantes aquatiques et limiter ainsi l'envasement et l'accumulation des déchets dans le plan d'eau. 

L'entretien du Lez et des cours d'eau du territoire réalisé pendant l'année
Tout au long de l'année, le Lez et les autres cours d'eau du territoire font l'objet d'un entretien régulier : enlèvement des déchets ou des arbres présents dans le lit du cours d'eau, faucardage des plantes aquatiques en période estivale, débroussaillage et nettoyage des berges, entretien de la végétation des berges. Le montant de ces interventions financées par la Ville de Montpellier s'élève à 400 000€TTC par an. 

En complément de ces interventions, la Métropole subventionne à hauteur de 68 000€TTC en 2017, des travaux moins lourds situés sur de plus petits cours d'eau et confiés à des personnes en difficulté dans le cadre d'un chantier d'insertion professionnelle.

Tournée estivale d'Eco DDS

Sur le boulevard Sarrail, ces samedi 5 et dimanche 6 août 2017,  EcoDDS  dans le cadre de sa tournée estivale tient à impressionner passants, touristes et Palavasiens.

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Car durant tout l’été, EcoDDS crée l’événement sur les plages à travers des animations à destination de toute la famille. D’étranges déchets géants, un parcours ludo-éducatif, des jeux, des sketchs et un spectacle familial interactif spécialement conçu par EcoDDS animent pendant 2 jours 10 plages en France. Après Sète, c'est au tour de Palavas-les-Flots.

Une occasion originale de sensibiliser le grand public aux enjeux du tri, de la collecte et du traitement des déchets chimiques. Les animations se déroulent chaque jour de 10 h à 20 h avec la possibilité, en plus, de participer à un tirage au sort pour gagner un vélo électrique et ce dans chaque ville de la tournée !

  Un spectacle aura lieu à 18 h.

Il faut savoir qu'EcoDDS prend directement en charge la gestion et la valorisation des déchets, c’est-à-dire leur collecte, leur regroupement, leur traitement, mais aussi les coûts de l’ensemble des prestations associées. Comme tout éco-organisme, EcoDDS doit répondre à plus de 166 obligations qui recouvrent plusieurs domaines, notamment l’opérationnel, la formation, la communication et la sensibilisation.

Pour en savoir plus : https://www.ecodds.com/

Protégeons le chabot du Lez

Connaissez-vous La Hulotte ? Ce "journal" magnifique - le plus lu dans les terriers - rédigé et illustré à la plume par son fondateur, Pierre Déon, est une mine de connaissances pour ceux qui aiment la nature. Et l'on y parle du chabot du Lez dans le n° 104.

Le chabot, qu'es aco ?

C'est un poisson. Pourquoi "du Lez" ? Parce que cette espèce endémique, cottus petiti, vit dans les premiers kilomètres de notre fleuve montpelliérain où il est protégé par la convention Natura 2000. Un si petit territoire et des caractéristiques physiques particulières en font un animal vulnérable, menacé d'extinction.

Découvert par hasard par 2 chercheurs roumains en 1964, il fait partie des huit espèces de chabots qui vivent en France. Très petit - de 3 à 6 cm -  disgracieux avec sa grosse tête et son petit corps allongé, il bénéficie d'une livrée de "para" pour se protéger des prédateurs. Il se prend même pour un "caméléon" et "peut changer de couleur" selon l'environnement.
Les chabots, ceux du Lez comme les autres, ont besoin "d'eaux claires, turbulentes, fraîches", surtout fraîches - 22°, ils ont trop chaud  - à 28°, c'était vrai, ils sont morts. "Il faut que le fond du cours d'eau soit tapissé de cailloux" où il puisse caler ses nageoires pectorales déployées pour résister au courant.
En effet, ce poisson "nage comme un fer à repasser" car il n'a pas de vessie natatoire pour l'avoir perdue très jeune. Il se déplace donc très peu, ce qui augmente sa vulnérabilité car il est inféodé à un territoire spécifique. D'où l'importance du respect de ce territoire par les promeneurs le long du Lez. 

 


voici le domaine du chabot du Lez dans des eaux turbulentes

 Son mode de vie en fait un animal très intéressant à connaître.

Il chasse la nuit, ce qui lui permet d'échapper à la menace des martins-pêcheurs - les seuls qui puissent l'attraper - et se cache sous les pierres dans la journée. Sa grande bouche fait office "d'aspirateur" après qu'il ait fondu sur sa proie d'une "accélération fulgurante". Mais c'est surtout par la gestion de son mode de reproduction que le chabot est remarquable.
C'est papa Chabot qui s'occupe de "couver" les œufs que la femelle a pondu dans la caverne "familiale" et souvent ceux de plusieurs femelles. Pour que les grappes d'œufs soient "oxygénées et nettoyées en permanence pendant 3 à 4 semaines", ce petit poisson bat des "ailes". Il agite sans cesse ses belles nageoires pectorales et souvent au péril de sa vie. Car il ne peut s'en aller pour se nourrir. Alors, il lui arrive de "craquer" et de manger "quelques" œufs : voilà pourquoi le papa cherche à attirer plusieurs femelles ; il faut assurer la survie de l'espèce, ne doivent mourir ni les œufs, ni le père.

 

Du 15 mars au 15 mai, ne soulevez pas les pierres pour tenter de voir les chabots : c'est la période de reproduction. Les œufs risqueraient d'être écrasés et vous ruineriez les efforts du papa pour aménager la caverne qu'il a sur-creusée avec ses nageoires !

Ce vaillant petit animal mérite que l'on prenne soin de lui : ne laissez pas les chiens se baigner sur son territoire.

Publié le 27 mai 2017 par Roselynelb.

Ecogestes Méditerranée Occitanie

Vivre & Respecter la mer au quotidien

photo du coralligène méditerranéen (crédit : P. Louisy)

Vous aimez naviguer ? Et vous souhaitez participer à la préservation du milieu marin ? Alors participez à la campagne écogestes Méditerranée Occitanie ! Cette campagne de sensibilisation des plaisanciers à des pratiques de navigation plus respectueuses de l’environnement est relancée, en 2017, par le CPIE Bassin de Thau sur toute la région Occitanie.

Contexte Les milieux marins, littoraux et fluviaux sont des écosystèmes fragiles et soumis à de fortes pressions anthropiques. Parmi les différents usages, la plaisance représente une part importante des activités. Les plaisanciers peu ou mal avertis peuvent affecter l’environnement marin, de par leurs activités en mer et au port. Partant de ce constat, de nombreuses structures se sont mobilisées pour mettre en oeuvre la campagne Ecogestes Méditerranée. Elle est issue de l’unification des campagnes menées depuis 2002 en Provence-Alpes-Côte d’Azur et entre 2004 et 2014 en Languedoc-Roussillon.

Une campagne à large échelle

Sous l’impulsion du Plan d’Action pour le Milieu Marin, Ecogestes Méditerranée sera déployée en 2017 à l’échelle des trois régions de Méditerranée française permettant de donner une identité forte à l’action. Au total, 24 structures d’éducation à l’environnement et gestionnaires de milieux iront pendant tout l’été à la rencontre des plaisanciers. La campagne contribue ainsi à la diffusion des messages liés à la gestion du milieu et de ses usages.

S’engager !

Tri des déchets, ancrage respectueux, produits d’entretien écolabellisés, récupération des eaux usées sont autant de thématiques qui seront abordées avec le plaisancier qui accepte d’échanger sur ses pratiques et s’engage à devenir un [éco]plaisancier !

La programmation en Occitanie

Coordonnée par le CPIE Bassin de Thau, la campagne s’appuie sur plusieurs structures ambassadrices (LPO Hérault, Ardam, Labelbleu, LPO Aude), ainsi que sur de nombreux ports et gestionnaires d’espaces naturels régionaux, relais de la campagne sur leurs territoires. Vous retrouverez les ambassadeurs Ecogestes sur stand à l’occasion de manifestations nautiques régionales ou sur les pontons pour des enquêtes directes auprès des plaisanciers… La campagne s’associe cette année à Expédition 7e Continent, tournée de sensibilisation autour des déchets plastiques en mer. La tournée fera escale dans plusieurs ports de l’Union des Villes Portuaires d'Occitanie.

8-9/07 : St Cyprien (66) - 9/07 : Palavas (34) - 11-12/07 : Port Vendres (66) - 16/07 : Carnon (34) - 19/07 : Leucate (11) - 21-22/07 : Gruissan (11) - 24/07 : Port La Nouvelle (11) - 27-28/07 : Cap d’Agde (34) - 30-31/07 : Sète (34) - 2/08 : Carnon (34) - 3/08 : Vendres-Chichoulet (34) - 6/08 : La Grande Motte (34) - 8-9/08 : Port-Camargue (30)

 

Le saviez-vous ?

Une petite flaque de carburant affecte, à elle toute seule, la vie sous-marine sur une surface équivalente à un terrain de foot ! Des solutions [éco]gestes existent ! Elles sont pratiques, économiques et écologiques. Venez les découvrir !

 

 

Qualité de l'air : Témoin d'une pollution ?

at restUne odeur suspecte? Un nuage de poussières, un panache anormal?

Pensez aux "signalements pollution", le dispositif mis en place par AIR Languedoc-Roussillon : un formulaire spécial est disponible sur le site de cet organisme sans but lucratif agréé par l'état : www.air-lr.org

 

Air Languedoc-Roussillon

Pour répondre aux multiples besoins de surveillance de l’air, l’État a choisi un fonctionnement associatif, décentralisé et indépendant. Créé en 1973, AIR Languedoc-Roussillon est l’organisme agréé par l’État pour la mise en oeuvre de la surveillance de la qualité de l’air et la diffusion de l’information sur les cinq départements de la région Languedoc-Roussillon.
Cette mission d’intérêt général s’inscrit dans le cadre de la loi sur l’air et l’utilisation rationnelle de l’énergie du 30 décembre 1996, intégrée depuis au Code de l’Environnement qui fixe comme objectif « le droit à chacun de respirer un air qui ne nuise pas à sa santé » et fonde les conditions de la surveillance de la qualité de l’air et de l’information du public en France.

 

Appel à projets Prix Pôle-relais lagunes méditerranéennes 2017

La biodiversité des territoires lagunaires, outre sa valeur intrinsèque, est une opportunité pour le développement économique. A l’heure de la transition écologique, le Prix Pôle-relais lagunes méditerranéennes a pour ambition de mettre en valeur des initiatives économiques innovantes ou exemplaires en territoire lagunaire, qui s’appuient sur la richesse de la biodiversité et favorisent sa préservation. Les initiatives économiques pouvant prétendre à ce Prix mettront en évidence leur choix fait sur la valorisation durable de la richesse de la biodiversité en lagunes et sa préservation.

La remise du Prix Pôle-relais lagunes méditerranéennes aura lieu à l’occasion des Assises nationales de la Biodiversité le 6 juillet 2017 à Ajaccio. L’invitation aux Assises et les frais de déplacements des lauréats seront pris en charge.

En savoir plus :
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Formulaire de candidature en ligne
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Programme des assises nationales de la biodiversité en Corse

Contact :
Virginie MAUCLERT
Coordinatrice du Pôle-relais lagunes méditerranéennes
Tél : 04 90 97 29 67
Courriel : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

DATE LIMITE DE RÉPONSE : 12 juin 2017

 

Ce Prix est mis en œuvre tous les 2 ans par le Pôle-relais lagunes méditerranéennes avec le soutien technique ou financier de ses partenaires : Agence française pour la biodiversité, agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse, Dreal des régions Occitanie, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Corse, Région PACA, Département 13.