Les Salines, du marais du Vagaran et des berges de l’étang de Vic

 

Le site des Salines

Situé sur les communes de Mireval, Vic-la-Gardiole et Villeneuvelès- Maguelone, le site naturel protégé des Salines s’étend sur 292 ha des berges de l’étang de Vic aux pieds du massif de la Gardiole. Paysage unique où domine la présence de sel, ces anciens marais salants sont devenus la propriété du Conservatoire du Littoral, en 1992. Le Conservatoire d’espaces naturels L-R, en lien avec Thau agglo, le Siel et la commune de Villeneuve-lès-Maguelone en assure sa gestion, avec une volonté commune de créer un lieu de ressources démonstratif autour de l’eau et de la gestion des zones humides. La maison des Salines est ouverte au public le mercredi, de 9h/12h et de 14/17h.

Le syndicat Mixte des étangs littoraux

Créé en 1999, il est né de la volonté des communes riveraines des étangs palavasiens. Sa mission principale de mettre en place une véritable politique de conservation des zones humides, en concertation avec les acteurs du territoire. Le SlEL est constitué de 7 communes, associées pour assurer la gestion des lagunes : Villeneuvelès- Maguelone, Lattes, Pérols, Palavas, Vic-la-Gardiole, Mireval et Frontignan. Ces trois dernières communes sont représentées par Thau agglo. L’équipe est installée à Villeneuve-lès-Maguelone.

   

Venez découvrir les Salines Situées sur les berges de l'Étang de Vic, à cheval sur Mireval et Vic-la-Gardiole), les Salines regorgent de secrets… L'équipe des Salines (Syndicat mixte des étangs littoraux et Conservatoire d'espaces naturels LR) organise des ateliers pour les enfants ainsi que des sorties, des chantiers-nature et des balades guidées pour tous, afin de venir découvrir ce lieu magique.

 

Tout au long de l’année, petits et grands sont invités aux nombreuses sorties nature programmées. Guidées par un garde du littoral, ces visites permettent de découvrir le site, sa biodiversité, de connaître son histoire, mais aussi de comprendre comment le préserver à travers des balades thématiques spécifiques (histoire, flore, oiseaux migrateurs…), des randonnées contées ou encore des conférences en salle.
Au fil des saisons, c’est par le jeu que les enfants (6 à 11 ans) abordent des thèmes aussi variés que la récolte du sel ou du miel, les oiseaux, les plantes, les poissons, les amphibiens, les insectes. Ainsi, d’octobre à juin, un samedi après-midi par mois, les ateliers “p’tits écolos”, animés par le CPIE Bassin de Thau, leur permettent de venir partager jeux de l’oie, jeux de rôles, jeux de piste, jeux en bois, jeux d’observation organisés autour de ces thématiques.
La Journée mondiale des zones humides (1er et 2 février), la Fête de la nature (24 et 25 mai) ou encore la Journée européenne du patrimoine (20 et 21 septembre), sont autant de manifestations annuelles dont il faut profiter pour découvrir les Salines. Ainsi le 1er et 2 février, une “galerie éphémère” accueillera une dizaine d'illustrateurs et photographes dans un bâtiment désaffecté des Salines afin de partager leurs créations avec le grand public et leur perception de cet espace naturel... En mai, ce sera l’occasion d’un zoom sur la richesse du site naturel protégé des salines, sa faune et sa flore protégées ou menacées, ainsi que son fonctionnement hydraulique indispensable pour leur préservation. Enfin, en septembre, vous pourrez découvrir ce lieu insolite, exploité depuis le XIIe siècle, aujourd'hui précieusement conservé par le Conservatoire du Littoral.
Les “soirées fréquence grenouilles” ont aussi leur public. Trois sorties nocturnes sont organisées pour découvrir les mares et leurs habitants. Accompagné d’un technicien du Conservatoire d’espaces naturels du Languedoc-Roussillon, vous partirez à la recherche des amphibiens qui peuplent ce lieu marin. Vous apprendrez à les reconnaître ainsi que tout ce qu’il faut savoir sur leur mode de vie pour mieux les apprécier et les protéger. Voir Fréquence Grenouille du 1er mars au 31 mai 2016.
Enfin, pour devenir un naturaliste hors pair, participez aux “mercredis de l’été”.
Chauve-souris, libellules, oiseaux…tout l’été, l’équipe technique du Conservatoire des espaces Naturels vous accompagne pour partager ses connaissances sur la biodiversité et l’histoire des Salines. Vous pourrez découvrir de drôles d’oiseaux le 9 juillet, l’histoire et les paysages des Salines le 23 juillet, marcher le long du canal au crépuscule le 6 août et participer à la nuit des chauve-souris (sortie gratuite) le 20 août.
. Et pour ceux qui souhaiteraient participer pleinement à l’entretien, la restauration ou l’aménagement du patrimoine naturel ou historique présent sur ce site naturel protégé, des journées spécifiques vous attendent : pose de barrières, entretien des mares ou encore aménagement d’îlots pour les oiseaux, vous pouvez participer ! Un pique-nique ponctue la journée, vrai moment de partage, de détente et de convivialité, dans un cadre magique.

Renseignements et réservation au 04 67 13 88 57. www.cenlr.org ■

Le mont Aigoual, roi des belvédères

Avant que la neige ne l'interdise, parce que les routes ne sont pas encore trop encombrées par les skieurs, nous vous donnons rendez-vous au sommet du Mont-Aigoual.

L’ACCES

De Sète, direction Montpellier et par la déviation de Juvignac prenez la route de Ganges. Par St Matin de Londres, Saint Bauzille de Putois, en remontant l’Hérault, vous arrivez au bout de 100 km à Valleraugue, porte de l’Aigoual. Au retour, passez par l’Espérou qui vous ramènera au Vigan par le Col du Minier puis vers Lodève d’où vous rejoignez Sète en quittant la nationale à Gignac pour aller vers Plaissan et Villeveyrac.

A partir de Valleraugue, vous continuez à suivre le ruisseau qu’est encore l’Hérault. La D269 vous amène au Col de la Serreyrède à 1290 m d’altitude. Du col, en vingt minutes, un sentier balisé mène en vingt minutes à la Cascade de l’Hérault.
300 mètres plus haut, vous êtes enfin au sommet de l’ Aigoual où, d’une table d’orientation, vous découvrez le plus spectaculaire panorama de la région : des Pyrénées aux Alpes, de la chaine des Puys au Ventoux et à la mer qui, à vol d’oiseau, n’est qu’à 70 km !
Si l’hiver, l’Aigoual est carrément inhospitalier, l’été, c’est une oasis de fraicheur malgré l’absence de végétation à son sommet. Mais comme à l’aller et au retour vous traverserez de magnifiques forets...

L’OBSERVATOIRE

Il serait dommage d’ètre monté si haut et de ne pas visiter l’Observatoire de Météo France installé là depuis plus d’un siècle. Il est le dernier observatoire d’altitude en service en France. Dans les locaux, une exposition rassemble 800 photos de la vie sur l’Aigoual durant les quatre saisons. Un personnel chaleureux vous initiera même, si vous le souhaitez, à la météorologie de notre région. Il vous présentera les appareils de mesure les plus modernes mais aussi ceux de l’ancien temps, conservés dans un Musée sur 350 m2 d’exposition. Si vous aimez marcher, des sentiers balisés partent du sommet.

Gouffre géant de Cabrespine

Balade fraîcheur  

Dernier né des grandes merveilles souterraines de la région, le gouffre géant de Cabrespine ne manque pas d’atouts. A 15 minutes de la Cité de Carcassonne, il est à la limite du Minervois et du Cabardès, deux magnifiques régions préservées, mal connues des héraultais. Fabuleusement riche et grandiose, il vous permettra de vous promener pendant 40 minutes par une température constante de 15° et sans fatigue, puisque sa visite a été conçue sans escalier.

Des le parking de l’entrée du gouffre, l’émerveillement débute avec une vue aérienne sur les vallées de la Montagne Noire. Ensuite, dans les entrailles de la terre, préparez-vous à être surpris par les perspectives du 7° Ciel et des Balcons du Diable. N’oubliez pas vos caméras, photo et vidéo étant autorisées, les belles images ne manquent pas. Avec ses 250 mètres de profondeur, le Gouffre géant de Cabrespine est un monument naturel impressionnant.

Apres la visite, ne quittez pas Cabrespine sans voir les ruines du château féodal du 12° siècle qui domine le village et la vallée plantée de fruitiers et d’oliviers. Vous pourrez pique-niquer dans les gorges de la Clamoux qui forment un pittoresque défilé jusqu’à Villeneuve-Minervois dont les vins de coteau sont réputés.

Ouverture

  • Février / mars / novembre : de 14h à 17h30
  • Avril, mai, juin, septembre, octobre : de 10h à 12h et de 14h à 18h
  • Juillet et août : de 10h à 18h non-stop.
  • Handicapés à mobilité réduites seulement au Gouffre de Cabrespine

Accès

De Sète, Cabrespine est à 130 km. On peut utiliser l’autoroute jusqu’à Carcassonne sortie Ouest à partir de laquelle l’itinéraire est fléché, direction Mazamet. Avant de quitter l’autoroute, pensez à vous arrêter sur le parking spécial d’où l’on peut admirer la Cité. Mais l’itinéraire le plus agréable part de Béziers, direction Capestang,Olonzac et Villeneuve-Minervois d’où le gouffre n’est qu’à 6 km.

Bernard Barraillé

Les charmes sauvages du Bagnas

Grâce à une poignée de bénévoles qui, bien avant que l’écologie soit à la mode, ont lutté pour préserver cet espace naturel, nous avons la chance d’avoir à nos portes un espace entièrement naturel et protégé. Classé en réserve naturelle, l’Etang du Bagnas est le véritable poumon naturel du pays de Thau. Des aménageurs avaient prévu de le transformer en Golf, doublé d’un gigantesque parc d’attraction. On l’a échappé belle.

En fait, il y a deux Bagnas :
Le Grand (bordé à l’est par l’étang de Thau et au sud par le Canal du Midi) et le Petit , étalé entre la zone naturiste du Cap d’Agde et la route qui va de Marseillan-plage à Agde. Une association gère ce fragile biotope, modifiant selon la saison le niveau des eaux, veillant à l’envahissement de plantes nuisibles et, côté mer, à celui, tout aussi pernicieux, des nudistes envahissant les fragiles dunes pour des ébats peu écologiques.

Pour découvrir le Bagnas

Pour visiter le Grand Bagnas, le mieux est de vous rendre à l’Ecluse du Bagnas, la dernière avant que le Canal se jette dans l’étang de Thau aux Onglous.
Pour cela, si vous venez de Sète, après le carrefour de Marseillanplage, vous suivez la nationale 112 qui sépare les deux étangs en faisant quelques arrêts si vous apercevez, déjà, des groupes d’oiseaux.
Arrivés à la bifurcation qui ouvre la route à deux fois deux voies, prenez à gauche la direction Agde Centre. 1000 mètres après, au sommet d’une côte, vous passez devant le domaine de Baldy. A votre droite, part une petite route conduisant à des campings. Vous suivrez cette route qui devient chemin sur la fin et vous vous garerez face à la bucolique écluse .
En été, vous pourrez voir les house-boats franchir l’écluse . Il ne vous reste qu’à suivre le chemin qui longe le canal en direction des Onglous. De l’autre côté, ce sont les eaux de l’étang riches d’aigrettes, de hérons, de canards et de flamants roses. Permanentes, tels les guêpiers et les huppes, ou migratoires tels les foulques et canards, 250 espèces y résident. Il convient donc de les respecter, c’est à dire de ne pas faire de bruit et de grands gestes. C’est le moment d’utiliser des jumelles et, pour les photographes, d’un téléobjectif. Et surtout pas en deux roues, avec ou sans moteur, et encore moins en 4x4. Evitez d’amener votre chien ou tenez le fermement en laisse.
Ainsi, vous pourrez arriver jusqu’aux Onglous et voir le Canal du Midi se perdre dans l’étang de Thau.

Bernard Barraillé

photo : Bernard Chambres

Balaruc antique révélé par Marc Lugand

Ancien responsable du Service archéologique du Syndicat intercommunal du Nord Bassin de Thau, Marc Lugand n’est pas un de ces archéologues en mitaines vivant dans la poussière des bibliothèques. Depuis son plus jeune âge, il arpente les alentours de Sète et du pays de Thau à la recherche des traces de nos ancêtres. Il fut initié très jeune lycéen par L.P.Blanc, censeur du Lycée Paul Valéry qui, avec André Freises et la Société d’Etudes Scientifiques de Sète, forma une génération de chercheurs dont, outre Lugand, le regretté Pappalardo et Christophe Pellecuer.
Grâce au soutien de tous les maires concernés, le Service qu’il animait a contrôlé les découvertes fortuites, surveillé les chantiers, rassemblé les informations et mis en valeur les richesses du passé. Ainsi, l’antique Voie romaine, la Via Domitia, est maintenant devenue , de Montbazin à Pinet, un élément attractif du tourisme local, s’ajoutant aux importants vestiges gallo-romains et médiévaux de Loupian, par exemple.

Autre point fort de ce secteur, la presqu’ile de Balaruc riche d’un spectaculaire et mystérieux passé. Grâce à Max Serres et à la municipalité de Balaruc le Vieux, Marc Lugand a édité chez Espace Sud un livre destiné au plus large public et qui résume ce que l’on sait du passé de Balaruc-le-Vieux et de la presqu’ile balarucoise. En effet, il n’y a guère qu’un siècle que ce vieux village est distinct de Balaruc-les -Bains. Si vous êtes curieux du passé de notre région, Balaruc antique et médiéval vous passionnera. Pour un prix modique, vous saurez tout et de façon distrayante sur la longue histoire des bords du bassin de Thau qui commence voici 6000 ans...

Bernard Barraillé


Borne Milliaire Pinet (photo Panoramio, Jeff69)

 

Balaruc-le-vieux


L’ancien village médiéval, blotti au cœur de ses remparts restaurés conserve au sein de ses venelles étroites et tortueuses quelques vestiges du temps passé : Porte Louis XIII, souvenirs du château moyenâgeux, une superbe église de transition romane et gothique récemment réhabilitée. Sa forme typique à la géométrie circulaire spécifique à de nombreux bourgs languedociens lui vaut l’appellation de « Circulade ».
Le village d'environ 2.000 habitants s’étend sur 592 hectares, situé à 12 mètres d’altitude. C’est en 1886 que Balaruc  fut divisée en deux communes Balaruc le vieux et Balaruc les bains.

Les remparts ne sont pas d’origine médiévale, ils furent construits après la guerre de 1939 - 1945 et le maire actuel Max Serres les a fait terminer en 1998 ceinturant maintenant le village en totalité. 

De la place du « truc » on peut admirer chaque soir un magnifique coucher de soleil sur l’étang. Avec une vue sur Sète et Bouzigues.
Du bas du village une petite rivière, la Vène se jette dans l’étang de Thau. Longue de 10 km environ cette petite rivière prend sa source à Cournonsec. Il est possible de la remonter en canoë en partant de Balaruc le vieux et sur un petit kilomètre. Là on a l’impression d’être dans la forêt amazonienne (enfin presque…)  
L’été autour de la mi-juillet, Balaruc le Vieux devient le théâtre d’une fête médiévale où population et bateleurs en costumes d’époque s’esbaudissent à l’ombre de ses murailles près de sa fontaine et de son mûrier trois fois centenaire. Un superbe feu d’artifice avec l’embrasement des remparts clôture ces journées festives.

Une belle balade pas loin de chez vous !

De Montbazin aux collines de la Moure

Cette randonnée est de type « PR » (petite randonnée), pour marcheurs confirmés. Les difficultés se situent au niveau des chemins caillouteux, et certaines montées sont un peu raides. il faut de bonnes chaussures de marche, à défaut des baskets. Temps : comptez 3h30 à 4h pour faire les 12 km sur cette boucle magnifique. Le dénivelé est de 160 m. Il n’y a pas beaucoup d’ombre sur le parcours la période idéale est d’avril à juin (nombreuses fleurs)  et de Septembre à octobre.
Départ de Montbazin, laissez votre voiture sur la place du jeu de ballon, prenez la direction à pieds de la route de Villeveyrac en prenant le trottoir de gauche, peint sur le trottoir vous apercevrez le premier signe jaune vous indiquant de tourner à droite, c’est le « Cami » d’Antonègre (Chemin d’Antonègre).

100 lieux curieux

La sétoise Laure Gigou, ancienne conservatrice des Musées de l’Hérault, sort un ouvrage qui va passionner les amoureux de la région : Hérault : 100 lieux pour les curieux.
L'Hérault est un département touristique avec deux grands sites, trois monuments classés au patrimoine mondial, un patrimoine mondial immatériel. De plus, toutes ses villes méritent le détour. On ne sait où donner de la tête !
Mais au-delà, on peut encore trouver des coins méconnus ou moins connus, même à l'intérieur de ces grands pôles touristiques. L'homme y a vécu depuis très longtemps. Puis il a dressé des dolmens, des menhirs ou des statues menhirs. Savez-vous qu'en Languedoc, il y a plus de monuments mégalithiques qu'en Bretagne ? 

Les Romains ont également laissé leurs traces, avec la voie domitienne d'abord, mais aussi avec la villa gallo-romaine.
Méconnue, la période médiévale a laissé de grands travaux admirables avec l'étang asséché de Montady, dont les drains médiévaux fonctionnent encore. Des monastères très anciens, rappellent les règles austères des premiers chrétiens. Partout, vous découvrirez des sources miraculeuses, des saints bienfaiteurs. Les réformes monastiques entraînèrent l'hérésie cathare, jusqu'aux prémices de la croisade albigeoise : « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! ».

Les trésors de fresques romanes ou de la Renaissance, les retables sculptés, sont des bijoux hors du commun.

L'aqueduc de Castries construit pour les jardins de Le Nôtre, le pont de Gignac avec sa maquette, les meuses de Cazilhac, la marquise de la gare de Bédarieux ou le puits de charbon de Camplong attireront votre attention. Vous pourrez découvrir des techniques oubliées, les moulins, l'exploitation du charbon, les mines de plomb argentifères, les carrières de pierres lithographiques.
Frédéric Bazille, Antoine Injalbert, Paul Dardé, Molière, Ermengarde de Narbonne, la marquise de Ganges, Bonaparte, Montgolfier, la reine d'Italie et même un assassin : Jean Pomarède vécurent ou vinrent mourir dans l'Hérault.
Laure Gigou promet étonnements et découvertes, même dans les lieux les plus connus et les plus fréquentés.  » disponible chez amazon