Visiter les sites remarquables de l’Hérault

Le Conseil Départemental de l'Hérault vient de publier son guide Guide des Sorties Nature et Sport pour la période septembre - décembre 2016. Un petit guide bourré de bonnes idées de balades.

Département HéraultDu littoral aux montagnes granitiques, de la garrigue aux causses calcaires, le département a cette chance rare et précieuse, d’être doté d’une grande diversité de paysages. Nous sommes fiers et soucieux de protéger cette richesse, de l’entretenir et de la faire vivre, pour le bien-être et le plaisir de tous ! L’environnement et le sport sont des valeurs fondamentales auxquelles nous sommes très attachés et pour lesquelles nous nous investissons fortement : programmes d’animations, dispositifs adaptés, aménagement de sentiers de randonnée et de pistes cyclables, soutien aux acteurs locaux et aux associations...

Dans l’action au quotidien, qu’il s‘agisse de sorties nature et découverte, de manifestations sportives ou de loisirs de pleine nature, nous nous engageons aux côtés de véritables passionnés. Ils vous font découvrir les mille et une richesses de notre territoire, bouger et vibrer au rythme des courses et défis de toutes sortes ! Nous vous ouvrons gratuitement les portes de nos domaines et sites départementaux comme Roussières, la Base de Réals ou le parc de Bessilles pour un moment de détente, un parcours santé, une balade à vélo ou la découverte d’un sentier d’interprétation.

» feuilleter le guide en ligne.

Le tourisme dans les gorges d'Héric

La présentation du topo-guide de nouveaux sites d'escalades dans les gorges d'Héric, accompagnée de démonstrations, ne pouvait pas mieux se dérouler en cet été si généreux.

La voie verte près de Mons la Trivalle - le mont aux trois vallées

Les officiels et les personnels concernés par le développement touristique dans le département et en particulier dans la Vallée de l'Orb s'étaient déplacés démontrant ainsi leur intérêt et leur volonté d'exploiter au mieux les possibilités qu'offre cette région au développement des activités de pleine nature toute l'année. Les secteurs qui retiennent particulièrement leur attention sont :

* l'escalade, rendue célèbre par l'intérêt qu'y ont porté des grands noms de ce sport comme Demaison, Maraval ou Freyssinet,

* le vélo fortement encouragée avec de nombreux sentiers de VTT mais aussi les 75km aménagés sur l'ancienne voie ferrée de Bédarieux à Mazamet,

* la randonnée pédestre dont les 720km de sentiers balisés en GRP (Grandes Randonnées de pays) depuis deux ans par boucles relient tous ces magnifiques paysages chaotiques dont les cimes s'érigent en sentinelles de vallées profondes et verdoyantes qui permettent les randonnées aquatiques (canoë, kayak), de plus en plus prisées des touristes.

Gorges d'Héric dans le Caroux - Haute vallée de l'Hérault

Kleber Mesquida, Président du Département et Député de l’Hérault, en présence de nombreux élus

Ayant encore diminué cette année, l'économie agricole doit être épaulée par les apports du tourisme. Des associations locales ainsi que des élus s'impliquent à rechercher les sites, le patrimoine, les traces de l'Histoire existant dans toute la région afin d'en faire des sources d'activités. Par exemple, des subventions sont prêtes à favoriser l'oenotourisme.

Les personnes invitées à cette journée ont été frappées par les trésors cachés de la vallée de l'Orb et le dynamisme de ses habitants. AK

Les Salins d'Aigues Mortes

Les Salins du Midi s’étendent sur une bande côtière du Gard et des Bouches du Rhône, de 10  000 hectares, ce qui équivaut à la superficie intra-muros de Paris. Ils fournissent «l’or blanc», le sel, pour l’industrie chimique, l’agriculture, ce qui comprend la production pour le dégèlement des routes, et pour le secteur alimentaire. Depuis l’Antiquité, l’exploitation du sel se fait selon des procédés mécaniques naturels. La circulation de l’eau à travers les bassins, le chargement en sel de l’eau et son évaporation sur  les cristallisoirs, n’ont besoin d’aucune énergie autre que les dénivellation de terrain, le vent et le soleil. A ces alliés naturels s’ajoutent bien sûr le savoir-faire des saliniers et leur technicité qui s’est perfectionnée au cours des siècles.
Le site est exceptionnel à plusieurs titres, il est protégé de toute pollution, il offre un havre de paix pour toutes sortes de faune, et en premier lieu les flamands roses, il constitue ainsi un réservoir tout à fait singulier pour la biodiversité.  les salins d’Aigues Mortes abritent plus de 150 espèces d’oiseaux protégés et une flore riche et variée Il présente également des paysages étonnants par l’étendue et la diversité des couleurs. Le rouge rosé qui colore les eaux basses des bassins est dû aux algues qui s’y développent : lorsque l’eau atteint son taux de salinité le plus fort, la micro-algue, à l’apogée de sa croissance, acquiert ainsi une vitalité telle qu’elle s’épanouit en colorant l’eau d’un rose rouge étonnant. Les flamands sont friands de cette algue. La végétation est extrêmement variée et offre toute une palette de couleurs.
Les Salins d’Aigues Mortes peuvent se visiter, le parcours de cette immense réserve étant riche d’informations et de découvertes.

» pour en savoir plus : site des salins d'Aigues-Mortes

cliquez sur une image pour l'agrandir

Balade sur le plateau de l'Escandorgue

Il est particulièrement aventureux de s’adonner à la passion de la randonnée pédestre sous un soleil aussi ardent que celui qui nous « ensuque ». A moins de choisir des contrées moins exposées et plus attractives pour cette activité. Le plateau de l’Escandorgue, au nord de Lodève, offre dans ce cas des circuits bien adaptés. Ce n’est pourtant pas une région particulièrement hospitalière de par son climat rigoureux d’hiver et ses escarpements. Sa population, au cours des siècles, l'a désertée peu à peu, à la recherche de mode de vie plus facile sous des cieux plus cléments. Peu peuplé, la plateau a ainsi conservé une certaine sauvagerie. Dans ces paysages variés le végétal et le minéral se disputent, parfois violemment, l’espace. Nous pouvons admirer l’énergie déployée par les hêtres tortillards face aux imposantes dolomites. Le voisinage de ces troncs respectables aux creux et boursouflures étonnants, de ces branches longues et tortueuses et de ces rochers ruiniformes sculptés par l’érosion présente un spectacle surprenant. Le sol lui-même, couvert tantôt du sable de dégradation du calcaire, tantôt de l’humus de décomposition des feuillages, provoque à la marche des sensations diverses. La forêt elle-même présente différents aspects, à la puissance et l’aspect tortueux des hêtres, s’oppose la rectitude des pins, certains majestueux, d’autres particulièrement frêles, enfin, parmi quelques chênes, les buis particulièrement hauts, cherchent désespérément le soleil. Cheminant sur la corniche, le panorama s’ouvre à perte de vue sur le Larzac, le lac du Salagou et les différents massifs. Peu d’activités dans ce Parc du Haut-Languedoc classé par l’Unesco. En suivant les différentes drailles il n’est pas rare de rencontrer un troupeau de brebis. Mais curieusement le plateau autour de Roqueredonde renaît d’une certaine « activité spirituelle ». En 1962, Lanza del Vasto installa à La Borie Noble la communauté de l’Arche avec pour devise cette pensée de Gandhi :  « il faut vivre simplement pour que d’autres puissent simplement vivre ». Lerab Ling, séduit par le calme du lieu, la nature sauvage et la présence de sept sources, créa en 1992 le centre de transmission bouddhiste, qui peut accueillir aujourd’hui, sous l’autorité de Sogyal Ripoché, jusqu’à mille stagiaires. Enfin, le monastère orthodoxe Saint Nicolas à Joncels, se veut comme un « centre de rencontre et de synthèse entre les trois traditions : latine, grecque et russe ».

Les Salines de Villeneuve-lès-Maguelone

Toute l'année, l'équipe du Conservatoire d'espaces naturels L.R. et de la commune de Villeneuve-lès-Maguelone organise des sorties à destination des enfants dans le but de les sensibiliser à la préservation d'un patrimoine naturel et exceptionnel.

En effet, les salins, d'après les 1ers témoignages écrits, remontent au XIIème siècle et les 180 hectares  de marais Salants sont exploités par l'évêché de Maguelone. Plus tard, l'abolition de la gabelle, va relancer l'exploitation des salins. Puis, après un rebondissement de l'activité économique au XIXème siècle, l'exploitation des salins, pour des raisons de rendement, est abandonnée en 1969. C’est en 1992 que le conservatoire du Littoral rachète les 180ha de salins pour en faire un espace naturel protégé pour sa faune et sa flore remarquables.

Aujourd'hui, l' éducation à la biodiversité et à l'histoire des Salines auprès des jeunes et de leurs parents  a pris le relais. L'observation de la faune - chauve-souris, libellules, oiseaux - est toujours au programme des sorties.

Site des Salines de Villeneuve-lès-Maguelone                                                                                                                                        

Réservations obligatoires au  04 67 13 88 57      

Sur les traces des Calus

Retour dans le passé, à l'est de Montpellier, à 27 mn, pour admirer le paysage minéral et végétal de la région, en empruntant le Sentier des 4 carrières qui met en évidence l'exigence d'un métier exigeant, pénible et isolé, celui des carriers dès le XI ème siècle.

Où aller ?

Vous avez le choix. Le parcours préconisé par les Offices du Tourisme de Castries et de Sussargues suggère 9 km de balade, en terrain très souvent ombragé, sur 2 h 30 de découvertes.

Les carrières concernées sont celles de Sussargues - carrière Font-d'Armand, Castries, Colombiers, exploité au XI ème siècle jusqu'aux années 50 et classé au Ministère de l'environnement dont l'extraction des pierres a permis d'ériger le château, les maisons vigneronnes plus récemment et l'aqueduc de Castries construit en 1670 par l'architecte ingénieur Paul Riquet, enfin sur la commune de St Geniès des Mourgues -autrefois nommée Cherlieu au XIème s.

Qui sont les carriers?

Les carriers ou calus < cal, durillon sur les mains, sortaient des pierres sur des sites bruts, au départ avec un des premiers outils attesté en Egypte, il a 4000 ans, l'escoude, sorte de pioche dentée et renversée exécutant des saignées de 1 cm qui permettait d'éclater le volume d'un bloc. Aujourd'hui, des marques visibles sur les strates de ces fronts sont visibles sur les carrières des 4 sites mais les carriers n'y sont plus.

Puis, bien après, en 1860, un nouvel outil, appelé le crocodile, sorte de scie à pierres de 2 m de longueur, manipulée par un seul homme, améliora la technique sur pierres tendres, celles de Beaulieu ou de St Geniès des Mourgues, mais celle de Sussargues était encore trop dense.  

L' extraction mécanique fut encore améliorée en 1948 par un carrier de Beaulieu qui avait monté une scie circulaire sur moteur à essence Bernard ( moteur crée en 1920 par Auguste Bernard). 

A quoi ont servi les pierres dites de Castries ?

La pierre bleue de Vendargues puis celle des 4 carrières ont permis d'édifier les marches de la cathédrale Saint Pierre, celles du Peyrou, l'aqueduc et le château de Castries, les maisons vigneronnes dans les villages avoisinants, et un grand nombre d'Hôtels particuliers de Montpellier.

Que peut-on apprécier sur le sentier des 4 carrières ?

Hormis les carrières, certaines donnant l'apparence de théâtres bien structurés et  témoins du travail évolutif des carriers, la balade permet une immersion dans la flore et la faune de la garrigue. L'humidité en sous-sol, même en cette période de l'année, a permis à des espèces végétales de s'implanter depuis des lustres, telles les nénuphars et leurs rhizomes envahissants, le roseau dit classique, les figuiers, et des espèces plus résistantes telles que le pin d'Alep, le chêne vert, et les aromatiques traditionnels dans nos paysages de garrigue. A ne pas en douter, l'arrière pays du bord de mer est une plongée dans l' Histoire et le patrimoine local.

Les Salines, du marais du Vagaran et des berges de l’étang de Vic

 

Le site des Salines

Situé sur les communes de Mireval, Vic-la-Gardiole et Villeneuvelès- Maguelone, le site naturel protégé des Salines s’étend sur 292 ha des berges de l’étang de Vic aux pieds du massif de la Gardiole. Paysage unique où domine la présence de sel, ces anciens marais salants sont devenus la propriété du Conservatoire du Littoral, en 1992. Le Conservatoire d’espaces naturels L-R, en lien avec Thau agglo, le Siel et la commune de Villeneuve-lès-Maguelone en assure sa gestion, avec une volonté commune de créer un lieu de ressources démonstratif autour de l’eau et de la gestion des zones humides. La maison des Salines est ouverte au public le mercredi, de 9h/12h et de 14/17h.

Le syndicat Mixte des étangs littoraux

Créé en 1999, il est né de la volonté des communes riveraines des étangs palavasiens. Sa mission principale de mettre en place une véritable politique de conservation des zones humides, en concertation avec les acteurs du territoire. Le SlEL est constitué de 7 communes, associées pour assurer la gestion des lagunes : Villeneuvelès- Maguelone, Lattes, Pérols, Palavas, Vic-la-Gardiole, Mireval et Frontignan. Ces trois dernières communes sont représentées par Thau agglo. L’équipe est installée à Villeneuve-lès-Maguelone.

   

Venez découvrir les Salines Situées sur les berges de l'Étang de Vic, à cheval sur Mireval et Vic-la-Gardiole), les Salines regorgent de secrets… L'équipe des Salines (Syndicat mixte des étangs littoraux et Conservatoire d'espaces naturels LR) organise des ateliers pour les enfants ainsi que des sorties, des chantiers-nature et des balades guidées pour tous, afin de venir découvrir ce lieu magique.

 

Tout au long de l’année, petits et grands sont invités aux nombreuses sorties nature programmées. Guidées par un garde du littoral, ces visites permettent de découvrir le site, sa biodiversité, de connaître son histoire, mais aussi de comprendre comment le préserver à travers des balades thématiques spécifiques (histoire, flore, oiseaux migrateurs…), des randonnées contées ou encore des conférences en salle.
Au fil des saisons, c’est par le jeu que les enfants (6 à 11 ans) abordent des thèmes aussi variés que la récolte du sel ou du miel, les oiseaux, les plantes, les poissons, les amphibiens, les insectes. Ainsi, d’octobre à juin, un samedi après-midi par mois, les ateliers “p’tits écolos”, animés par le CPIE Bassin de Thau, leur permettent de venir partager jeux de l’oie, jeux de rôles, jeux de piste, jeux en bois, jeux d’observation organisés autour de ces thématiques.
La Journée mondiale des zones humides (1er et 2 février), la Fête de la nature (24 et 25 mai) ou encore la Journée européenne du patrimoine (20 et 21 septembre), sont autant de manifestations annuelles dont il faut profiter pour découvrir les Salines. Ainsi le 1er et 2 février, une “galerie éphémère” accueillera une dizaine d'illustrateurs et photographes dans un bâtiment désaffecté des Salines afin de partager leurs créations avec le grand public et leur perception de cet espace naturel... En mai, ce sera l’occasion d’un zoom sur la richesse du site naturel protégé des salines, sa faune et sa flore protégées ou menacées, ainsi que son fonctionnement hydraulique indispensable pour leur préservation. Enfin, en septembre, vous pourrez découvrir ce lieu insolite, exploité depuis le XIIe siècle, aujourd'hui précieusement conservé par le Conservatoire du Littoral.
Les “soirées fréquence grenouilles” ont aussi leur public. Trois sorties nocturnes sont organisées pour découvrir les mares et leurs habitants. Accompagné d’un technicien du Conservatoire d’espaces naturels du Languedoc-Roussillon, vous partirez à la recherche des amphibiens qui peuplent ce lieu marin. Vous apprendrez à les reconnaître ainsi que tout ce qu’il faut savoir sur leur mode de vie pour mieux les apprécier et les protéger. Voir Fréquence Grenouille du 1er mars au 31 mai 2016.
Enfin, pour devenir un naturaliste hors pair, participez aux “mercredis de l’été”.
Chauve-souris, libellules, oiseaux…tout l’été, l’équipe technique du Conservatoire des espaces Naturels vous accompagne pour partager ses connaissances sur la biodiversité et l’histoire des Salines. Vous pourrez découvrir de drôles d’oiseaux le 9 juillet, l’histoire et les paysages des Salines le 23 juillet, marcher le long du canal au crépuscule le 6 août et participer à la nuit des chauve-souris (sortie gratuite) le 20 août.
. Et pour ceux qui souhaiteraient participer pleinement à l’entretien, la restauration ou l’aménagement du patrimoine naturel ou historique présent sur ce site naturel protégé, des journées spécifiques vous attendent : pose de barrières, entretien des mares ou encore aménagement d’îlots pour les oiseaux, vous pouvez participer ! Un pique-nique ponctue la journée, vrai moment de partage, de détente et de convivialité, dans un cadre magique.

Renseignements et réservation au 04 67 13 88 57. www.cenlr.org ■

Le mont Aigoual, roi des belvédères

Avant que la neige ne l'interdise, parce que les routes ne sont pas encore trop encombrées par les skieurs, nous vous donnons rendez-vous au sommet du Mont-Aigoual.

L’ACCES

De Sète, direction Montpellier et par la déviation de Juvignac prenez la route de Ganges. Par St Matin de Londres, Saint Bauzille de Putois, en remontant l’Hérault, vous arrivez au bout de 100 km à Valleraugue, porte de l’Aigoual. Au retour, passez par l’Espérou qui vous ramènera au Vigan par le Col du Minier puis vers Lodève d’où vous rejoignez Sète en quittant la nationale à Gignac pour aller vers Plaissan et Villeveyrac.

A partir de Valleraugue, vous continuez à suivre le ruisseau qu’est encore l’Hérault. La D269 vous amène au Col de la Serreyrède à 1290 m d’altitude. Du col, en vingt minutes, un sentier balisé mène en vingt minutes à la Cascade de l’Hérault.
300 mètres plus haut, vous êtes enfin au sommet de l’ Aigoual où, d’une table d’orientation, vous découvrez le plus spectaculaire panorama de la région : des Pyrénées aux Alpes, de la chaine des Puys au Ventoux et à la mer qui, à vol d’oiseau, n’est qu’à 70 km !
Si l’hiver, l’Aigoual est carrément inhospitalier, l’été, c’est une oasis de fraicheur malgré l’absence de végétation à son sommet. Mais comme à l’aller et au retour vous traverserez de magnifiques forets...

L’OBSERVATOIRE

Il serait dommage d’ètre monté si haut et de ne pas visiter l’Observatoire de Météo France installé là depuis plus d’un siècle. Il est le dernier observatoire d’altitude en service en France. Dans les locaux, une exposition rassemble 800 photos de la vie sur l’Aigoual durant les quatre saisons. Un personnel chaleureux vous initiera même, si vous le souhaitez, à la météorologie de notre région. Il vous présentera les appareils de mesure les plus modernes mais aussi ceux de l’ancien temps, conservés dans un Musée sur 350 m2 d’exposition. Si vous aimez marcher, des sentiers balisés partent du sommet.

Gouffre géant de Cabrespine

Balade fraîcheur  

Dernier né des grandes merveilles souterraines de la région, le gouffre géant de Cabrespine ne manque pas d’atouts. A 15 minutes de la Cité de Carcassonne, il est à la limite du Minervois et du Cabardès, deux magnifiques régions préservées, mal connues des héraultais. Fabuleusement riche et grandiose, il vous permettra de vous promener pendant 40 minutes par une température constante de 15° et sans fatigue, puisque sa visite a été conçue sans escalier.

Des le parking de l’entrée du gouffre, l’émerveillement débute avec une vue aérienne sur les vallées de la Montagne Noire. Ensuite, dans les entrailles de la terre, préparez-vous à être surpris par les perspectives du 7° Ciel et des Balcons du Diable. N’oubliez pas vos caméras, photo et vidéo étant autorisées, les belles images ne manquent pas. Avec ses 250 mètres de profondeur, le Gouffre géant de Cabrespine est un monument naturel impressionnant.

Apres la visite, ne quittez pas Cabrespine sans voir les ruines du château féodal du 12° siècle qui domine le village et la vallée plantée de fruitiers et d’oliviers. Vous pourrez pique-niquer dans les gorges de la Clamoux qui forment un pittoresque défilé jusqu’à Villeneuve-Minervois dont les vins de coteau sont réputés.

Ouverture

  • Février / mars / novembre : de 14h à 17h30
  • Avril, mai, juin, septembre, octobre : de 10h à 12h et de 14h à 18h
  • Juillet et août : de 10h à 18h non-stop.
  • Handicapés à mobilité réduites seulement au Gouffre de Cabrespine

Accès

De Sète, Cabrespine est à 130 km. On peut utiliser l’autoroute jusqu’à Carcassonne sortie Ouest à partir de laquelle l’itinéraire est fléché, direction Mazamet. Avant de quitter l’autoroute, pensez à vous arrêter sur le parking spécial d’où l’on peut admirer la Cité. Mais l’itinéraire le plus agréable part de Béziers, direction Capestang,Olonzac et Villeneuve-Minervois d’où le gouffre n’est qu’à 6 km.

Bernard Barraillé

Les charmes sauvages du Bagnas

Grâce à une poignée de bénévoles qui, bien avant que l’écologie soit à la mode, ont lutté pour préserver cet espace naturel, nous avons la chance d’avoir à nos portes un espace entièrement naturel et protégé. Classé en réserve naturelle, l’Etang du Bagnas est le véritable poumon naturel du pays de Thau. Des aménageurs avaient prévu de le transformer en Golf, doublé d’un gigantesque parc d’attraction. On l’a échappé belle.

En fait, il y a deux Bagnas :
Le Grand (bordé à l’est par l’étang de Thau et au sud par le Canal du Midi) et le Petit , étalé entre la zone naturiste du Cap d’Agde et la route qui va de Marseillan-plage à Agde. Une association gère ce fragile biotope, modifiant selon la saison le niveau des eaux, veillant à l’envahissement de plantes nuisibles et, côté mer, à celui, tout aussi pernicieux, des nudistes envahissant les fragiles dunes pour des ébats peu écologiques.

Pour découvrir le Bagnas

Pour visiter le Grand Bagnas, le mieux est de vous rendre à l’Ecluse du Bagnas, la dernière avant que le Canal se jette dans l’étang de Thau aux Onglous.
Pour cela, si vous venez de Sète, après le carrefour de Marseillanplage, vous suivez la nationale 112 qui sépare les deux étangs en faisant quelques arrêts si vous apercevez, déjà, des groupes d’oiseaux.
Arrivés à la bifurcation qui ouvre la route à deux fois deux voies, prenez à gauche la direction Agde Centre. 1000 mètres après, au sommet d’une côte, vous passez devant le domaine de Baldy. A votre droite, part une petite route conduisant à des campings. Vous suivrez cette route qui devient chemin sur la fin et vous vous garerez face à la bucolique écluse .
En été, vous pourrez voir les house-boats franchir l’écluse . Il ne vous reste qu’à suivre le chemin qui longe le canal en direction des Onglous. De l’autre côté, ce sont les eaux de l’étang riches d’aigrettes, de hérons, de canards et de flamants roses. Permanentes, tels les guêpiers et les huppes, ou migratoires tels les foulques et canards, 250 espèces y résident. Il convient donc de les respecter, c’est à dire de ne pas faire de bruit et de grands gestes. C’est le moment d’utiliser des jumelles et, pour les photographes, d’un téléobjectif. Et surtout pas en deux roues, avec ou sans moteur, et encore moins en 4x4. Evitez d’amener votre chien ou tenez le fermement en laisse.
Ainsi, vous pourrez arriver jusqu’aux Onglous et voir le Canal du Midi se perdre dans l’étang de Thau.

Bernard Barraillé

photo : Bernard Chambres

Balaruc antique révélé par Marc Lugand

Ancien responsable du Service archéologique du Syndicat intercommunal du Nord Bassin de Thau, Marc Lugand n’est pas un de ces archéologues en mitaines vivant dans la poussière des bibliothèques. Depuis son plus jeune âge, il arpente les alentours de Sète et du pays de Thau à la recherche des traces de nos ancêtres. Il fut initié très jeune lycéen par L.P.Blanc, censeur du Lycée Paul Valéry qui, avec André Freises et la Société d’Etudes Scientifiques de Sète, forma une génération de chercheurs dont, outre Lugand, le regretté Pappalardo et Christophe Pellecuer.
Grâce au soutien de tous les maires concernés, le Service qu’il animait a contrôlé les découvertes fortuites, surveillé les chantiers, rassemblé les informations et mis en valeur les richesses du passé. Ainsi, l’antique Voie romaine, la Via Domitia, est maintenant devenue , de Montbazin à Pinet, un élément attractif du tourisme local, s’ajoutant aux importants vestiges gallo-romains et médiévaux de Loupian, par exemple.

Autre point fort de ce secteur, la presqu’ile de Balaruc riche d’un spectaculaire et mystérieux passé. Grâce à Max Serres et à la municipalité de Balaruc le Vieux, Marc Lugand a édité chez Espace Sud un livre destiné au plus large public et qui résume ce que l’on sait du passé de Balaruc-le-Vieux et de la presqu’ile balarucoise. En effet, il n’y a guère qu’un siècle que ce vieux village est distinct de Balaruc-les -Bains. Si vous êtes curieux du passé de notre région, Balaruc antique et médiéval vous passionnera. Pour un prix modique, vous saurez tout et de façon distrayante sur la longue histoire des bords du bassin de Thau qui commence voici 6000 ans...

Bernard Barraillé


Borne Milliaire Pinet (photo Panoramio, Jeff69)

 

100 lieux curieux

La sétoise Laure Gigou, ancienne conservatrice des Musées de l’Hérault, sort un ouvrage qui va passionner les amoureux de la région : Hérault : 100 lieux pour les curieux.
L'Hérault est un département touristique avec deux grands sites, trois monuments classés au patrimoine mondial, un patrimoine mondial immatériel. De plus, toutes ses villes méritent le détour. On ne sait où donner de la tête !
Mais au-delà, on peut encore trouver des coins méconnus ou moins connus, même à l'intérieur de ces grands pôles touristiques. L'homme y a vécu depuis très longtemps. Puis il a dressé des dolmens, des menhirs ou des statues menhirs. Savez-vous qu'en Languedoc, il y a plus de monuments mégalithiques qu'en Bretagne ? 

Les Romains ont également laissé leurs traces, avec la voie domitienne d'abord, mais aussi avec la villa gallo-romaine.
Méconnue, la période médiévale a laissé de grands travaux admirables avec l'étang asséché de Montady, dont les drains médiévaux fonctionnent encore. Des monastères très anciens, rappellent les règles austères des premiers chrétiens. Partout, vous découvrirez des sources miraculeuses, des saints bienfaiteurs. Les réformes monastiques entraînèrent l'hérésie cathare, jusqu'aux prémices de la croisade albigeoise : « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! ».

Les trésors de fresques romanes ou de la Renaissance, les retables sculptés, sont des bijoux hors du commun.

L'aqueduc de Castries construit pour les jardins de Le Nôtre, le pont de Gignac avec sa maquette, les meuses de Cazilhac, la marquise de la gare de Bédarieux ou le puits de charbon de Camplong attireront votre attention. Vous pourrez découvrir des techniques oubliées, les moulins, l'exploitation du charbon, les mines de plomb argentifères, les carrières de pierres lithographiques.
Frédéric Bazille, Antoine Injalbert, Paul Dardé, Molière, Ermengarde de Narbonne, la marquise de Ganges, Bonaparte, Montgolfier, la reine d'Italie et même un assassin : Jean Pomarède vécurent ou vinrent mourir dans l'Hérault.
Laure Gigou promet étonnements et découvertes, même dans les lieux les plus connus et les plus fréquentés.  » disponible chez amazon

Nouvelle expo à Lattes "collection de torques"

 

Explorée depuis le XIXe siècle, la craie champenoise a livré un nombre considérable de nécropoles généreuses en objets qui ont aidé les générations successives d’archéologues à forger des références partagées pour construire et reconstruire l’image des Gaulois.
D’abord convoités pour leurs qualités antiques et esthétiques, les torques, ces colliers rigides caractéristiques, faits de bronze ou d’or, mis au jour en Champagne sont rapidement considérés comme des indices incontournables pour concevoir la chronologie de l’âge du Fer européen.

« Torques et compagnie. Cent ans d’archéologie des Gaulois dans les collections du musée d’Épernay », c'est le thème de la nouvelle exposition de Lattara au Musée Henri Prades de Lattes qui sera présentée jusqu'au 2 septembre 2019.

Une riche collection de 350 objets retraçant 100 ans d’archéologie des Gaulois en Champagne...

» Echos/Lattes