Bienvenue à Sète pour la Fête de la Tielle de Sète

fete-de-la-tielle-3833369Samedi 23 septembre 2017, pour la 4ème année consécutive, la Fête de la Tielle de Sète s’invite à Sète pour célébrer, aux côtés d’autres spécialités, l’identité culinaire sétoise et faire vivre sa tradition gastronomique aux saveurs spécifiques.

Elle se tient dans le cadre de la fête nationale de la gastronomie qui vise à promouvoir les talents et le savoir-faire des professionnels, les produits du terroir et le patrimoine culturel des régions.

La manifestation s’ouvrira dès 11h, sur la Place Aristide Briand autour du Kiosque Franke, en présence des organisateurs de l’APGS, des partenaires et des personnalités.

Cette nouvelle édition réserve au grand public un programme attractif et des animations créatives et musicales dont le programme et ses temps forts seront dévoilés bientôt, lors de la conférence de presse donnée par Christian Dassé, président de l’Association pour la Promotion de la Gastronomie Sétoise (APGS).

Son objectif est de valoriser l’action de ses membres et de communiquer sur l’avancée de la démarche IGP.

Ne manquez pas de venir nombreux partager ce rendez-vous unique sur Sète-Bassin de Thau, SAMEDI 23 SEPTEMBRE prochain. Vous êtes les bienvenus.

Championnat du Monde de moules farcies à l’agathoise

Dans le quartier du Vieux Port au Cap d’Agde pendant que les pêcheurs « petits-métiers » démaillent leurs filets une étrange agitation est perceptible. La seconde édition du « Championnat du moules farcies à l’agathoise » se met en place.

Pour cette seconde édition le public a comme l’an dernier répondu présent. Cette année encore il y avait deux catégories de candidats, les amateurs et les professionnels, qui se sont affrontés de façon amicale à travers leurs recettes. Une vingtaine de participants étaient attendus au Vieux Port du Cap d’Agde. Un jury composé de personnalités liées à ce met de choix ont eu la « dure tâche » de départager les candidates et candidats venus pour gagner. Ludovic Calvo, chef de cuisine, pâtissier et consultant culinaire avait lui aussi répondu à l’invitation des organisateurs de cette manifestation, il était président du jury.


Une originalité cette année, la dégustation proposée au public par la « Confrérie des farceurs et des farceuses des pays d’Agde ». Leur Grand Maître, Antoine Catanzano (vainqueur l’an dernier) ne se représentait pas et il leur avait concocté sa recette, soit 20 kg de moules farcies…. à l’agathoise. Pour 3 euros les curieux et fins gourmets pouvaient déguster et apprécier ce plat typique si goûteux. Et, à voir la file d’attente devant la tente des dégustations, ils ne s’en sont pas privés.



Au final, les vainqueurs désignés par le jury sont :

Dans la catégorie des professionnels :

Vice-Champion du Monde : Matilde du restaurant « Le Floride » au Cap d’Agde.
Champion du Monde : le restaurant « Le Millésim » au Cap d’Agde, plage Richelieu Est, représenté par Richard. Les moules farcies ont été faites pas Vincent Berthelon le chef de cuisine.

Dans la catégorie des amateurs :

Vice-Champion du Monde : Anna Canac
Champion du Monde : Pascal Schultz


A la demande de certains professionnels de la restauration qui auraient aimé participer, la prochaine édition pour l’an 2018, sera avancée en début de saison, fin juin ou début juillet. Nous tenons cette information du Grand Maître, Antoine Catanzano en personne.

Nous relayons aussi un appel du Grand Maître, la confrérie attend qu’un gentil mécène veuille bien aider à la réalisation de la banderole. L’appel est lancé !


Voici le texte de la chanson créée par la confrérie et pour la confrérie.

« Depuis la nuit des temps se sont nos grands-parents
Qui nous ont transmis ce qui suit …..

Troulalère, troulala, ce met fin et délicat c’est la recette des agathois.

Dans un poêlon large et profond on y jette des oignons après les avoir mouillés de la bonne huile de l’olivier.  La tomate et les lardons qui roussissent dans ce poêlon. Oh mon dieu que ça bon, la farceuse crénom de non…..

Troulalère, troulala, ce met fin et délicat c’est la recette des agathois.

Dans l’antique cité d’Agde cette recette nous a suivi et si je n’abuse c’est Terrisse* qui l’a écrit.
Les sétois quoi qu’ils en disent ne connaissent pas cela, Paul Valéry, le poète, dans ses écrits n’en parle pas.

Troulalère, troulala, ce met fin et délicat c’est la recette des agathois.

Le Duc de Montmorency au pied de la cathédrale s’installa pour voir s’affronter aux joutes quelques jeunes agathois. Et le soir, pour ses agapes, à son cuistot il demanda de lui préparer des farceuses à la mode de chez moi.

Troulalère, troulala, ce met et délicat qui est digne des Rois c’est la recette des agathois ».

Vous pouvez retrouver la recette réalisée l’an dernier par Antoine Catanzano. La vidéo est visible à cette adresse et vous pourrez aussi y entendre cette chanson, ici : 
https://www.youtube.com/watch?v=TDSkZgFbfsk


*Claude Terrisse est né en Agde en 1598 et il y est mort en 1673. A ses débuts il était un marin agathois qui, par la suite, est devenu corsaire au service de Charles-Emmanuel de Savoie, puis de son fils Victor-Amédée 1er, puis ensuite au service de Louis XIII puis de Louis XIV (sources Wikipedia).

La Su 7 après le 20 de 7

La Sucette - SU 7 - prend ses marques pendant les joutes sétoises

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Après le 20 de 7 pour les grands René Le Bail a le plaisir de vous présenter la SU 7 pour les petits et pour les gourmands avec un parfum coca.

Réalisées sur le Bassin de Thau les SU 7, crées par l'inventrice de CroustiThau, sont préparées artisanalement à Pézenas et seront présentes en série limitée pour la Saint Louis 2017.

Fête de la Gastronomie à Valmagne

Samedi 23 Septembre 2017 - Conférence débat « Gourmandise et Santé avec le Dr. Laurent CHEVALLIER, nutritionniste au CHU de Montpellier

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À l’occasion de la 7ème édition des Fêtes de la Gastronomie, l’Abbaye de Valmagne met en avant ses produits et vins du terroir et vous propose conférence et diner gourmand Plantes aromatiques, alimentation végétale, richesse des légumineuses et produits gourmands du terroir.

Seront débattus avec l’agronome Claude AUBERT de Terre Vivante et Laurent CHEVALLIER célèbre nutritionniste de Montpellier, suivi d’un dîner Moyen Age à la Ferme Auberge Vigneronne du Domaine de Valmagne

Le Samedi 23 Septembre 17h dans le réfectoire de l’Abbaye,

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Conférence débat « Gourmandise et Santé : Richesse des plantes aromatiques et des légumineuses pour une alimentation saine et régal des papilles ».

Dans le cadre somptueux du réfectoire de L’Abbaye, le Dr. Laurent CHEVALLIER, nutritionniste au CHU de Montpellier, ainsi que l’agronome et fondateur de Terre Vivante Claude AUBERT, proposeront de se régaler en découvrant les plaisirs de l’alimentation végétale. Un débat suivra la conférence.

(Participation 7€) Suivi à 19h d’un repas « Moyen-âge » Dans la Ferme Auberge Vigneronne du domaine.

Élaboré avec l’aide du Dr. Laurent CHEVALLIER, Laurence D’ALLAINES et Laurent NADAUD auront concocté un repas avec des produits de saison des potagers, jardins et vergers bio de Valmagne et les fromages et les viandes des nombreux producteurs locaux. (25 – 35€)

Organisation de la conférence Itinéraires Culturels de Valmagne

Réservation auprès de l’Auberge de l’Abbaye de Valmagne 04 67 78 13 64 ou par mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Bientôt l'ouverture de la Maison Jeanine Dassé à Montpellier

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De tielle en fils, à Sète et prochainement à Montpellier.

Dès 1937, leur grand-mère maternelle Adrienne VIRDUCI est la première à fabriquer et à commercialiser la TIELLE à SETE .

D’origine Italienne, la recette de la TIELLE transmise depuis trois générations est dans la famille DASSÉ l’héritage d’un savoir-faire. "Cette magnifique tourte nous est venue d'Italie dans les bagages des émigrants italiens de GAETA au nord de Naples à la fin du XIXème siècle. Car, à cette époque-là, pour éviter que leur pizza ne sèche trop vite, après avoir observé les soldats espagnols, les italiens copiant leurs envahisseurs espagnols de l'époque, eurent l'idée de les recouvrir. Pour des raisons pratiques la pizza recouverte ainsi obtenue ne fut plus cuite directement sur sur la sole du four mais dans un plat de terre cuite appelée "TEGLIA"... Qui de nos jour avec une forme générale rectangulaire ou ronde et des bas cotés sont en métal revêtu d'anti-adhésif soit en porcelaine ou en poterie, vitrés à l' intérieur. C'est ainsi que naquit la tielle..."

Une authenticité pour la satisfaction des clients. Bien entendu, la recette de la Tielle Dassé demeure un secret.

Seules des indications de base sur les produits qui sont élaborés, dans le plus grand respect des traditions...

"La cuisine de ma mère" par Michel Adgé.

Conférence sur des recettes locales dans le petit jardin de la "salle du Chapitre" à Agde.

Drapeau du Royaume-Unienglish version : follow this link




 

Cette soirée, intitulée justement « Voix au Chapitre », était organisée dans le cadre de la valorisation du patrimoine agathois par l'association UBIK ART en collaboration avec la Mission Patrimoine d'Agde. Le cuisinier invité ce soir là était Michel Adgé, jadis professeur de physique, un chercheur passionné (et passionnant) qui aime et défend le patrimoine agathois dans son ensemble (du Canal du Midi sur lequel il a écrit une thèse soutenue en 2011 en passant par la faune et la flore d'Agde et de sa région et sur bien d'autres thèmes encore). Il est aussi le président de l’Escolo daï Sarret (association fondatrice du Musée Agathois Jules Baudou) et il est aussi Chevalier des Arts et Lettres.
C'est en présence du Maire d'Agde, Mr Gilles D'Ettore, de Mme Yvonne Keller, adjointe au maire chargée de la culture et de Mme Christine Antoine, conseillère municipale déléguée au Patrimoine et des 33 invités que s'est déroulée cette magistrale démonstration.

Le thème de la soirée consistait à parler du patrimoine agathois et à montrer deux recettes. Tout d'abord la façon de cuire les pois chiches " afin que ça ne soit pas pour jouer aux billes" et aussi la façon de monter un oeuf sans utiliser de la moutarde car "ici il n'y a que les gâte-sauces qui croient obligatoire de monter un œuf avec de la moutarde.... ".
"Je veux aller à l'encontre de certaines idées reçues et en particulier de ce langage qui est juste bon pour les colonisateurs qui viennent de la moitié nord de la France.... Jadis la population agathoise était d'origine exogène mais les gens qui sont venus à Agde se sont fondus dans cette population en prenant les façons de parler, les coutumes agathoises, tandis que maintenant les agathois sont laminés".
"Notre langage est devenu un langage de nègre et il va disparaître. Et en étant optimiste nous sommes encore peu nombreux, environ dix, à savoir nous exprimer en parler agathois. Et dans une génération, c'est fini, c'est disparu.... ".
D'où les tentatives entreprises par L'escolo daï Sarret, dont Michel Adgé est le président, pour sauver ce langage, pour que "dans 50 ans, dans 200 ans, si un japonais ou un turc a la curiosité intellectuelle de savoir comment on parlait à Agde, comment on cuisinait à Agde, qu'il trouve les documents pour cela ".
Tout en épluchant consciencieusement les pommes de terre et l'aïl Michel Adgé continua à développer sa façon de voir la vie tout en se mettant lui-même en cause, de façon ironique.
"Je veux me référer à un livre écrit en 1970, « Le principe de Peter », que l'on peut résumer ainsi : chaque individu tâche de s'élever jusqu'à son niveau d'incompétence.... alors, voilà pourquoi ce soir je donne une conférence sur la cuisine agathoise.... ". Ce qui eut pour effet de faire rire toute l'assistance ainsi que lui-même.
"J'ai vécu toute ma vie au milieu des femmes qui étaient toutes d'excellentes cuisinières. Toute ma vie je me suis fait nourrir sans songer à m'intéresser à ce qui se passait ailleurs que dans mon assiette.
Et puis il est venu un moment où il m'a fallu prendre le relais et je suppose que je me suis imprégné, peu à peu, de ce qui se passait autour de moi à tel point que ma mère, quand j'ai commencé à faire la cuisine, m'a dit que je la faisais mieux qu'elle. Ce qui était faux, naturellement ".
Tout en surveillant la cuisson des pommes de terre, il nous parla des livres qui lui tiennent à cœur dont celui rédigé avec sa mère, qu'il compte compléter et rééditer, "si mon médecin m'accorde un sursis … de 20 à 25 ans". Les recettes qu'il contient sont des "recettes de petits ménages paysans dont certaines ne coûtent pratiquement rien".
Michel Adgé, pour en revenir au thème de la soirée, parla ensuite de sa façon de cuire les pois chiches. "Les pois chiches ont été cuits durant deux heures avec pour seul petit bémol le manque de clous de girofle. Les trois secrets pour bien réussir cette cuisson, les laisser tremper au moins 24 heures avec du bicarbonate, utiliser de l'eau non minéralisée et surtout ne jamais couper l'ébullition".
Michel Adgé y ajoute une feuille de laurier, des gousses d'aïl alors que sa mère, quant à elle, y mettait une tête d'aïl entière. Vint ensuite l'explication sur sa recette à base de baudroie qui sera cuite avec des pommes de terre, de l'aïl, des oignons et dans lequel on incorporera l'aïoli.
Le public très attentif suivait des yeux, avec envie, toutes ces préparations et il a pu ensuite se délecter en goûtant à ces plats agathois.

Jean-Marc Roger.

Suprême Safran

Nous connaissons beaucoup de choses sur le Languedoc Roussillon, ses plages, son terroir, son vin et surtout son soleil... Et sur les cultures que l'on trouve autour du Bassin de Thau aussi. Mais certainement pas tout.

Résidant à Poussan, Jorge Fernandes exerce un métier qui sort de l'ordinaire. Savez-vous qu'il cultive l'épice la plus raffinée et la plus précieuse du monde et la seule épice tirée du pistil d'une fleur ? Niché dans la plaine ensoleillé de Villeveyrac, c'est au sein de son exploitation « le clos de la libellule » qu'il cultive la fleur de safran avec passion et enthousiasme.

 Sa safranière en conversion à l'agriculture biologique (bio en Mai 2017) bénéficie d'un cadre d'exception, au cœur d'un espace classé Zone naturelle. Et son choix de vie est né avec une conviction : "l'agriculture doit rester humaine, en symbiose avec la nature. Cela n'empêche pas d'aimer les belles et bonnes choses. Nous avons fait ce choix. Fortement prisée pour de nombreuses spécialités culinaires, le safran est utilisé depuis la nuit des temps."


 


"Il provient du Crocus Sativus Linnaeus, un bulbe originaire du Moyen-Orient.Cultivé en France dès le moyen-âge, puis peu à peu abandonnée, j’ai donc décidé de relancer sa production pour faire redécouvrir les merveilleuses propriétés gustatives de cette fleur si rare."La récolte du « Suprême Safran » certifié ISO 3632 depuis 3 ans est totalement réalisée à la main, contrairement à de nombreux épices importées ou produites en France sans mention particulière.

Car Jorge sait très bien que l'on récolte ce que l'on sème. Il contribue aussi à la protection de l'environnement en prohibant totalement l'utilisation de pesticides de synthèse ou d'insecticides et sa parcelle est cultivée sans engrais chimiques. Son secret pour obtenir de belles fleurs de safran : "du compost, du compost et encore du compost (il allège notre terre argileuse)... de la consoude de Russie séchée qu'il fait aussi pousser et de la cendre de bois pour la potasse." Sans oublier le lombricompost qui reste un des meilleurs compléments minéral, très riche en oligo-éléments. Un métier vraiment particulier qui passionne Jorge. Car après avoir cultivé, il faut récolter et élaborer des produits. Et enfin les commercialiser

Le safran qui est une plante médicinale ancestrale aurait de nombreuses vertus : avant d'être une épice, le safran a d'abord été utilisé de tout temps comme teinture, en parfumerie, dans la magie, dans les enluminures des manuscrits... Mais de tout temps, à travers le monde, les fleurs de crocus sativus ont fasciné les médecins et apothicaires qui leur trouvèrent nombres d'applications thérapeutiques plus ou moins réelles par leurs propriétés décongestionnantes, antispasmodiques, anticonvulsives, antalgiques, expectorantes, sédatives ou encore antidépressives.

Si le cœur vous en dit, Jorge propose ses produits en vente directe à la ferme, sur les marchés et dans des épiceries fines et en ligne mais vous pouvez aussi le retrouver sur le marché artisanal et de producteurs les 2° Mercredi de chaque mois à Balaruc Les Bains (place de l’Office de tourisme). Pour en savoir plus : www.myhomefarmer.com

Moules farcies à l'agathoise

Qui ne connait pas les moules farcies ?
Alors pour ceux qui ne savent pas les préparer, voici la recette selon Antoine Catanzano du Cap d'Agde qui a remporté "La moule d'Or" lors de cette première édition duu "Championnat du ... Monde de moules farcies .... à l'agathoise". Antoine a réalisé sa recette devant la caméra de Jean-Marc Roger,  créateur la chaîne YouTube "Fenêtre sur le sud".

Julie et Bastien, une passion charcutière

En traversant l’avenue principale de Cazouls les Béziers, il est possible de découvrir un lieu authentique où l’on cultive entre autres la passion du cochon, tant il est vrai que tout est bon chez cet animal. Installés en novembre 2014, Julie et Bastien se sont très vite imposés, malgré leur jeune âge, comme des artisans commerçants incontournables de cette cité. Ils croient au cœur de ville, et constituent quelque part un îlot de résistance face à l’implantation de ces grandes surfaces qui s’imposent dans les espaces périurbains, à l’entrée de chaque petite ville. Bastien Valéro est maître charcutier, il connaît tous les secrets de cet art en étant capable de proposer une très vaste gamme de produits de qualité à une clientèle locale qui ne s’y trompe pas.

Parmi les coups de cœur que l’on peut avoir face à une vitrine particulièrement appétissante, notre préférence ira à cette tête de veau, spécialité largement appréciée par un ancien Président de la République, accompagnée de sa sauce gribiche, très équilibrée dans ses saveurs.

On appréciera également la très large gamme de boudins, encore une spécialité souvent considérée comme modeste, mais qui demande énormément de subtilité dans sa préparation, et dans ses assaisonnements. Rien à voir avec ces produits de charcuterie industrielle, que l’on trouve trop souvent quelconques et surtout trop salés.

Ce jeune couple associe la boucherie charcuterie à la vente de fruits et légumes primeurs, souvent de production locale, par Julie Puche est également une arboricultrice issue d’une lignée solidement implantée dans ce village biterrois. Ses cerises et pommes sont attendues toujours avec impatience par les amateurs sans parler de ses figues noires proposées à l’exacte maturité.

À propos de ces figues, on pourra souligner l’accord parfait que l’on peut trouver avec les foies gras élaborés par Bastien, mais ce que l’on sait beaucoup moins, c’est que le gavage des canards remonte à la Haute Égypte. Les oies et canards étaient gavés avec des figues, le maïs originaire des Amériques était alors inconnu.

Depuis son ouverture la maison Valéro, boucherie- charcuterie du village n’a eu de cesse de faire reconnaître ses produits et par là-même Cazouls les Béziers , très au-delà des limites départementales et régionales. En participant à différents concours organisés par des confréries gastronomiques, Bastien et Julie cherchent à promouvoir un certain art de vivre et par ces temps où l’on s’interroge sur l’origine de ce que l’on trouve dans notre assiette, le culte du produit d’origine transformé de façon artisanale.

Pour participer au concours de Flers dans l’Orne, Bastien Valéro a voulu frapper un grand coup en proposant une « terrine créative » qui lui a permis d’obtenir le premier prix national. Il y a bien création dans l’élaboration de cette spécialité charcutière. L’artisan joue sur les textures en associant dans sa préparation magret fumé et foie gras caramélisé, avec des arômes de petits légumes. Le résultat est une véritable découverte gustative où l’on rencontre à la fois distinctes et mises en harmonie les différentes saveurs.

Le maître artisan n’a pas fait dans la demi-mesure puisque confronté à ses concurrents il a aussi remporté le premier prix national pour le fromage de tête, une spécialité trop souvent galvaudée et qui demande un équilibre subtil dans le choix des viandes utilisées et dans la préparation des arômes pour les gelées. C’est dans le Calvados que la maison Valéro s’est également distinguée avec une mention pour son saucisson à l’ail.

Au-delà du développement de cette petite entreprise qui représente tout de même trois à quatre emplois, on trouve également le désir de la transmission d’un savoir-faire. Maître charcutier, Bastien Valéro est particulièrement attentif à la formation de ses apprentis, et certains d’entre eux, lorsqu’ils présentent leurs productions dans différentes foires gastronomiques, ramènent des trophées tout à fait honorables. C’est à ce titre que le jeune Théo Beaufreton s’est distingué dans sa catégorie avec un deuxième prix national pour le fromage de tête.

On ne peut être qu’admiratif devant cette passion qui anime cette nouvelle génération d’artisans qui s’engagent dans cette aventure, finalement exaltante, qui est celle de donner du plaisir, tout en cultivant l’art du bien vivre.

Bruno Modica

Maison Valero
1 rue de la République, 34370 CAZOULS LES BEZIERS
tél : 04 67 00 38 34

Médaille de la ville pour Christophe Prodel

A l’occasion du Conseil Municipal du jeudi 31 mars 2016, Philippe SAUREL, Maire Ville de Montpellier, Président de Montpellier Méditerranée Métropole a remis la médaille d’honneur de la Ville de Montpellier à Christophe PRODEL, Artisan Boulanger.

Ce jeune compagnon boulanger âgé de 31 ans, a repris en 2014 l’ancienne boulangerie située au 10 rue Eugène Lisbonne, à Montpellier, Le Vieux Four de Saint Anne, sous l’enseigne Des rêves et du pain où il cuit ses pains dans un four vieux de 200 ans.

En 2015, il a remporté le titre de La meilleure boulangerie de France, une émission diffusée sur M6.

La nouvelle table des frères Pourcel

L'ancien chai à vin de la route de la mer rebaptisé Terminal#1 a ouvert ses portes samedi 20 août 2016 avec quelques semaines de retard.

La toute dernière acquisition des frères Pourcel a nécessité 5 mois de travaux. L'établissement est totalement dédié à une version bistrot gastronomique avec des nouveautés culinaires. Un espace de 1000 m² décliné sur 2 niveaux propose un bar-tapas, un espace bar-lounge, une salle de restaurant d'une capacité de 130 places, un salon particulier et une salle de réception.

Le pop-up restaurant de Jacques et Laurent Pourcel et de leur associé Olivier Château ne sera pas pérenne. Juste le temps de lancer les travaux du nouveau Jardin des Sens qui prendra sa place à l'ancien hôtel de Belleval, place de la Canourgue en 2019.

Terminal#1 
Du mardi au samedi - 1408 avenue Raymond-Dugrand à Lattes