La Maison de la Poésie baptisée Jean Joubert

Né en 1928, Jean Joubert, Prix Renaudot en 1975, avait découvert Montpellier lorsqu'il était étudiant au début des années 50. Un an presque après sa disparition, la ville de Montpellier rebaptise la Maison de la Poésie Jean Joubert afin de lui rendre hommage à titre posthume.

Jean Joubert, figure emblématique de la Maison de la Poésie

Souvent invité dans les écoles et les collèges de l'Hérault pour ses livres de jeunesse à fort tirage, Jean Joubert qui fut un temps professeur en charge de la littérature américaine à la faculté Paul Valéry de Montpellier, avait fait de la Maison de la Poésie un lieu d’amitié et de fidélité : de très grands noms de la littérature contemporaine y ont été accueillis, d’Yves Bonnefoy à Michel Butor, des maisons d’édition et des revues ont l’occasion d’y présenter leur catalogue (La rumeur libre, Bruno Doucey, Faï Fioc), les grandes figures de la poésie mondiale s’y voient consacrer des soirées (Pablo Neruda, Rimbaud lors d’un cycle très apprécié par le public, Notre besoin de Rimbaud…). Lorsque disparaît Jean Joubert, en 2015, le poète Claude Adelen lui succède en tant que président de la Maison de la Poésie.

Un lieu pour faire connaître la poésie et les poètes de la région

La Maison de la Poésie a été créée en 2005 par le poète et romancier Jean Joubert, sa directrice Annie Estèves et Fanette Debernard, une ancienne libraire. Soutenus dès sa naissance par la Ville de Montpellier, la Maison de la Poésie a pour mission de réunir et fédérer l’ensemble des poètes de Montpellier et sa région, de faire connaître au public la création poétique contemporaine, de sensibiliser le public à la poésie d’hier et d’aujourd’hui. Elle organise depuis quelques années l’édition montpelliéraine du Printemps des Poètes, avec l’aide de la Ville de Montpellier et du Centre National du Livre. C’est en 2010 que la Ville de Montpellier met à la disposition de cette association un lieu, situé 78 avenue du Pirée. 

Violence, littérature et poésie !

par Maurice Bouchard, en charge de la rubrique Littérature et poésie.

L’homme est-il un loup pour l’homme, intrinsèquement agressif envers son semblable ou le bon sauvage poussé au mal par une société corruptrice ?

Une étude très sérieuse, extrêmement documentée (menée par des scientifiques espagnols et publiée récemment par la revue Nature), montre que la violence humaine est enracinée dans nos origines, les primates étant le groupe d’espèces chez qui le poids de la violence létale est le plus important parmi toutes les autres. Cette étude montre aussi que les espèces où la place des femelles est prépondérante présentent des mœurs plus pacifiques.

Mais il apparaît, et c’est le plus important, que plus une espèce est sociale et territorialisée, plus la violence s’y exprime. En ce qui concerne Homo Sapiens, (c’est-à-dire nous !), les organisations tribales ou claniques affichent un degré de violence nettement plus élevé que les sociétés étatiques.

Heureusement, cette violence semble diminuer avec le temps depuis la fin du Moyen-Age, l’agressivité humaine étant flexible en fonction des organisations sociales.

« S’il doit y avoir un message philosophique dans ces résultats, c’est que peu importe notre violence à l’origine, nous avons la capacité de la moduler en changeant notre environnement social. Nous pouvons construire une société plus pacifique si nous en avons le désir » José Maria Gomez, directeur de l’étude.

On peut raisonnablement penser que le langage joue un rôle particulièrement important lors de l’élaboration des structures sociales et dans leur maintien, au plan matériel, technique, et plus encore au plan symbolique.

Par conséquent, littérature et poésie, deux formes du langage des cultures, contribuent puissamment à rapprocher les humains les uns des autres en tentant d’élucider les mystères de ce qui gouverne intimement chacun d’entre nous ainsi que, socialement, les groupes que nous formons.

Comme l’écrit Eric Chevillard (dans Le Monde des Livres), la littérature peut être définie « paradoxalement comme l’art ou la science des hypothèses. Paradoxalement puisque, à la rigueur et à la maîtrise technique requises par l’art et la science, s’oppose le caprice de l’imagination spéculative et de ses songes. Ecrire, c’est pourtant bien cela, non pas créer un monde par le verbe - naïve illusion du romancier idéaliste -, mais combiner les données brutes qui constituent le nôtre, profiter du jeu entre les strates du réel pour provoquer de féeriques tremblements de terre, proposer aussi des solutions aux énigmes qui pétrifient notre logique et notre raison, quitte à sublimer quelquefois le rébus le plus plat. C’est alors la pénétration de l’écrivain qui fera la profondeur du mystère ».

C’est donc à l’éducation à l’écriture et à la lecture, au sens le plus élevé de ces deux termes (et pas seulement au simple déchiffrage et à la simple calligraphie) que, tous, nous devons consacrer nos efforts auprès des générations qui nous succèderont, et ce, dès leur plus jeune âge.

Maurice Bouchard

Les festivals en Hérault présentés aux Héraultais

Ce jeudi 31 mars de 16h à 21h au théâtre d'O de Montpellier, Kleber Mesquida invite pour la première fois les Héraultais à découvrir la programmation de Oooh ! Les Festivals en Hérault cet été !

Oooh les Festivals en Hérault, ce sont 7 festivals qui se jouent à partir du mois de mai au Domaine d’O : Saperlipopette, Festival de Radio France, Printemps des Comédiens, Folies d’O, Nuits d’O, Festival d’hiver et Arabesques. Une programmation exceptionnelle pour fêter les 30 ans du Printemps des Comédiens,  Zingaro avec son théâtre équestre « On achève bien les anges » au Domaine de Bayssan à Béziers et les 10 ans de Folies d’O, « Un Orphée aux enfers » d’Offenbach au Domaine d’O.

En 2015, ce sont plus de 100 000 spectateurs qui ont profité des programmations du Domaine d'O.

On ne naît pas femme, on le devient

Dans le cadre de la journée internationale de la femme, la Compagnie Les Fourmis Rousses propose une lecture musicale à la médiathèque Emile Zola de Montpellier, dimanche 6 mars à 16h.

A partir de la phrase mythique de Simone Beauvoir, les textes seront mis en voix et en musique avec Marielle Baus et Aurélie Turlet, comédiennes et Sveltana Tovstukha, violoncelliste autour de la question de l’identité féminine à l’adolescence, aujourd’hui.

Comment construit-on sa féminité lors de ce passage délicat de l’enfant à la femme ? Quelles différences d’éducation d’un pays à un autre ? D’occident en orient, une traversée en « terre des filles ».

Des paroles féminines pour évoquer le poids des modèles et de l’éducation, la construction de son identité de femme, entre oppression et liberté. Est-ce si simple d’être soi et non ce qu’on attend que je sois ? A quel endroit la jeune femme peut-elle devenir le sujet de sa propre vie, de sa propre histoire ?

Dimanche 6 mars, 16h - GRAND AUDITORIUM

Jérémy Gabin à Saint-Ravy

Des fleurs dans le ciel du Vietnam en guerre, une fusée qui s’écrase sur une plage américaine des années 1960, un fantôme géométrique et coloré remplaçant un père de famille lors d’un barbecue…

Familier des réseaux sociaux, l’univers surréaliste de Jérémy Gabin sera pour la première fois montré au public grandeur nature à l'espace Saint-Ravy au mois de mars !

Agé de 18 ans, Jérémy Gabin est actuellement étudiant en droit à Montpellier, il s’intéresse au monde de l’art et à la création artistique depuis plusieurs années. Jérémy a démarré sa pratique du collage un peu par hasard, en retouchant pour lui-même ou des proches des photos sur des logiciels de montage.

En pratiquant le montage d’images issues d’univers différents, il en découvre les infinies possibilités ainsi que la richesse des messages et des évocations qu’elle peut provoquer. D’abord adepte d’un découpage-montage sur logiciels, Jérémy se tourne désormais vers le collage traditionnel. Deux axes définissent le style de son travail : le surréalisme et, depuis peu, l’abstraction dynamique. 

Vernissage de l'exposition "Combinaisons" de Jérémy Gabin vendredi 4 mars 2016 à 18h30.

Exposition du 5 au 27 mars - Espace Saint-Ravy dans l'Ecusson de Montpellier - du  mardi au dimanche : De 13h à 19h. Entrée libre.