Du narcissisme de l'art contemporain

Alain Troyas et Valérie Arrault sont tous deux, au sein de l’université Paul Valéry Montpellier III, agrégés en arts plastiques, maître de conférences et professeur. Ils signent tous les deux un ouvrage à charge : « Du narcissisme de l’Art Contemporain ». Les contempteurs de cet art dit « contemporain » sont souvent traités d’arrière-garde, de réactionnaires et de bien d’autres amabilités. Les deux auteurs, peu soupçonnables de tels maux de par leurs activités et leurs engagements, inscrivent leur ouvrage aux Editions L’Echappée dans la collection si bien nommée « Pour en finir avec », c’est dire leur peu de sensibilité aux arguments de modernité, d’audace et de liberté mis en avant pour qualifier cet art. Ils en dénoncent au contraire l’insignifiance et la redondance à travers plusieurs chapitres qui examinent successivement le vide, le banal, l’absurde, le déchet, le pornographique, la scatologie et le morbide qui constituent les caractéristiques de ses expressions, et ils en citent de nombreux exemples.

Ils posent l’Art Contemporain comme ensemble de pratiques en accord avec l’idéologie dominante, le libéralisme-libertaire et le « marché du désir » tel que les avait définis Michel Clouscard. L’art contemporain se veut en rupture dans l’histoire avec l’héritage culturel et dans l’éthique avec la tradition humaniste, mais dans sa recherche obsessionnnelle de la subversion et de la transgression, « il éclaire crûment l’exaltation de la libération du désir comme but et moyen que se donne le capitalisme pour maintenir son règne ». Si tout est art et rien n’est art, selon la déclaration de Yves Michaud, « l’artiste devient alors celui qui détient la vérité contre un monde extérieur, en l’occcurrence le grand public en retrait, et qu’il se donne pour mission d’éclairer ». Le libéralisme libertaire comme l’art contemporain prétendent que la liberté est dans le marché du désir, et donc « un individu libre est un individu supérieur et qui, par conséquent, n’a pas d’autre loi que son moi ».

M. P.

 

Du narcissique de l’art contemporain 
de Alain Troyas et Valérie Arrault aux Editions L’Echappée

100 lieux curieux

La sétoise Laure Gigou, ancienne conservatrice des Musées de l’Hérault, sort un ouvrage qui va passionner les amoureux de la région : Hérault : 100 lieux pour les curieux.
L'Hérault est un département touristique avec deux grands sites, trois monuments classés au patrimoine mondial, un patrimoine mondial immatériel. De plus, toutes ses villes méritent le détour. On ne sait où donner de la tête !
Mais au-delà, on peut encore trouver des coins méconnus ou moins connus, même à l'intérieur de ces grands pôles touristiques. L'homme y a vécu depuis très longtemps. Puis il a dressé des dolmens, des menhirs ou des statues menhirs. Savez-vous qu'en Languedoc, il y a plus de monuments mégalithiques qu'en Bretagne ? 

Les Romains ont également laissé leurs traces, avec la voie domitienne d'abord, mais aussi avec la villa gallo-romaine.
Méconnue, la période médiévale a laissé de grands travaux admirables avec l'étang asséché de Montady, dont les drains médiévaux fonctionnent encore. Des monastères très anciens, rappellent les règles austères des premiers chrétiens. Partout, vous découvrirez des sources miraculeuses, des saints bienfaiteurs. Les réformes monastiques entraînèrent l'hérésie cathare, jusqu'aux prémices de la croisade albigeoise : « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! ».

Les trésors de fresques romanes ou de la Renaissance, les retables sculptés, sont des bijoux hors du commun.

L'aqueduc de Castries construit pour les jardins de Le Nôtre, le pont de Gignac avec sa maquette, les meuses de Cazilhac, la marquise de la gare de Bédarieux ou le puits de charbon de Camplong attireront votre attention. Vous pourrez découvrir des techniques oubliées, les moulins, l'exploitation du charbon, les mines de plomb argentifères, les carrières de pierres lithographiques.
Frédéric Bazille, Antoine Injalbert, Paul Dardé, Molière, Ermengarde de Narbonne, la marquise de Ganges, Bonaparte, Montgolfier, la reine d'Italie et même un assassin : Jean Pomarède vécurent ou vinrent mourir dans l'Hérault.
Laure Gigou promet étonnements et découvertes, même dans les lieux les plus connus et les plus fréquentés.  » disponible chez amazon