Vigne de Cocagne, premier chantier d'insertion

L'héraultaise Pauline Chatin, son BTS en viticulture-œnologie en poche, crée une exploitation viticole d'insertion au domaine de Mirabeau à Fabrègues.

Une initiative locale utile et innovante

A l'abri du massif de la Gardiole, Vigne de Cocagne est la seule structure viticole d’insertion sociale et professionnelle en Languedoc et en France. Finaliste du concours lancé par l'opération de mécénat la Fabrique Aviva 2017, la jeune viticultrice de 31 ans d'origine toulousaine a remporté  le premier prix et empoché un chèque de 50 000€ pour mener à bien le concept Vigne de Cocagne avec une perspective d'emplois pour les personnes éloignées de l'emploi ou en situation précaire - RSA ou chômeurs de longue durée - à travers l'apprentissage du métier d'ouvrier viticole sur le domaine de Mirabeau qui s'étale sur sept hectares.

Les trois premiers salariés en automne 2017

En lançant un vignoble d'insertion dans le territoire héraultais qui compte 50 000 bénéficaires du RSA*, Pauline Chatin a séduit aussi le jury du Concours Vignerons et Terroirs d’Avenir, organisé par AdVini avec le soutien de SupAgro Fondation et la participation de l’Institut des Hautes Etudes de la Vigne et du vin de Montpellier. A ce titre, un accessit d’une valeur de 5 000€ a été attribué au Domaine Mirabeau qui était voué à devenir un centre de traitement des déchets il y a dix ans.  Les trois premiers employés suivis par Pôle Emploi recevront un apprentissage du métier par la pratique pendant deux ans.

A terme, avec le soutien du Réseau Cocagne, l'ambitieuse exploitation viticole permettra la création de 6 postes, dont 4 en insertion. A moyen terme, l'objectif est d'essaimer la Vigne de Cocagne dans d’autres régions viticoles. Mais pour l'instant, l'heure est venue d'équiper le domaine viticole afin de produire 320 000 bouteilles dans 2 ans, du rouge et du rosé.

* (Service Etudes et statistiques Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées)

Nouvelle expo à Lattes "collection de torques"

 

Explorée depuis le XIXe siècle, la craie champenoise a livré un nombre considérable de nécropoles généreuses en objets qui ont aidé les générations successives d’archéologues à forger des références partagées pour construire et reconstruire l’image des Gaulois.
D’abord convoités pour leurs qualités antiques et esthétiques, les torques, ces colliers rigides caractéristiques, faits de bronze ou d’or, mis au jour en Champagne sont rapidement considérés comme des indices incontournables pour concevoir la chronologie de l’âge du Fer européen.

« Torques et compagnie. Cent ans d’archéologie des Gaulois dans les collections du musée d’Épernay », c'est le thème de la nouvelle exposition de Lattara au Musée Henri Prades de Lattes qui sera présentée jusqu'au 2 septembre 2019.

Une riche collection de 350 objets retraçant 100 ans d’archéologie des Gaulois en Champagne...

» Echos/Lattes