Agropastoralisme à Cournonterral

Le métier de berger est probablement le plus ancien de l’humanité. Longtemps rejeté loin de nos cités, les troupeaux sillonnent plus communément les terres arides des Causses et des Cévennes. Ce territoire doit d’ailleurs essentiellement son inscription au Patrimoine mondial de l’UNESCO à son activité ancestrale de l’agropastoralisme qui a façonné les paysages, permis de conserver une rare biodiversité et développé un bâti à l’architecture étonnante. Les sonnailles avaient pratiquement disparu de nos contrées dont la ruralité disparait sous la pression de l’urbanisation. Mais il semblerait que cette activité revienne progressivement dans nos garrigues et sur les terrains proches des villages. C’est déjà le cas à Montpeyroux et au Mas Dieu. A Cournonterral il n’est pas rare de croiser prés des remparts et des berges du Coulazou Cyril Callebaut surveillant et guidant son troupeau de brebis avec l’aide attentive et prodigieusement efficace de ses deux chiens Léon et Freïne. Les brebis sont voraces et nomades. Elle ne rechignent pas à parcourir les terres pour assouvir leur gourmandise, le pissenlit, le lierre, les ronces et bien d’autres plantes encore constituant leurs mets favoris. De bonne grâce Cyril les mènent vers leur pâturage sept jours sur sept du matin au soir. Passionné par ce métier qui demande des connaissances en bien des domaines, qui exige patience et vigilance, il en assume volontiers les exigences. Les brebis de part leur voracité font un travail remarquable de débroussaillage et de nettoyage. Lâchées dans une vigne avant le  bourgeonnement, elles évitent bien du travail de désherbage comme l’épandage de produits toxiques. S’attaquant aux ronces comme à la végétation printanière de nos garrigues qui sècherait aux premières chaleurs, elles évitent bien de départs d’incendies. Il serait donc bien utile et profitable d’aider Cyril à s’installer plus durablement et confortablement en lui facilitant l’accès à un abri pour son troupeau et à des pâturages plus nombreux.

M. P.

Nouvelle expo à Lattes "collection de torques"

 

Explorée depuis le XIXe siècle, la craie champenoise a livré un nombre considérable de nécropoles généreuses en objets qui ont aidé les générations successives d’archéologues à forger des références partagées pour construire et reconstruire l’image des Gaulois.
D’abord convoités pour leurs qualités antiques et esthétiques, les torques, ces colliers rigides caractéristiques, faits de bronze ou d’or, mis au jour en Champagne sont rapidement considérés comme des indices incontournables pour concevoir la chronologie de l’âge du Fer européen.

« Torques et compagnie. Cent ans d’archéologie des Gaulois dans les collections du musée d’Épernay », c'est le thème de la nouvelle exposition de Lattara au Musée Henri Prades de Lattes qui sera présentée jusqu'au 2 septembre 2019.

Une riche collection de 350 objets retraçant 100 ans d’archéologie des Gaulois en Champagne...

» Echos/Lattes