3 jours de Festival des vins d'Aniane. L'excellence d'un terroir

Au Salon des vignerons, 33 cuvées de vignerons de la vallée de l'Hérault, c'est le 21e Festival des vins d'Aniane à 30 km à l'ouest de Montpellier

Vendredi 19 juillet  de 17h00 à minuit
Samedi 20 juillet  de 10h00 à minuit + le grand dîner du festival à 19h45 et vente aux enchères de cuvées au profit de l'association Montpellier Reine
Dimanche 21 juillet  de 10h00 à 18h00

https://www.festivaldesvinsdaniane.com/reservation-diner-des-vignerons

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Balades œnotouristiques autour des vins du territoire entre garrigues et Pic Saint-Loup

Eté 2019, une balade de 3h pour apprécier nos paysages et déguster les vins et saveurs des producteurs « Terre de Garrigues et du Pic Saint-Loup ». Balades proposées dans le cadre du label Vignobles & Découvertes par le réseau Terres de Garrigues et du Pic Saint-Loup. 


Chaque sortie offre un focus sur les appellations locales : AOC Pic Saint-Loup, AOC Terrasse du Larzac, AOC Languedoc – Grès de Montpellier, AOC Languedoc et IGP.


Depuis le château de Montferrand.

  • 16 juillet : 18 h - Départ parking du Château de Saint-Mathieu-de-Tréviers

Puech des Mourgues

  • 23 juillet : 18 h
  • 13 août : 18 h - Départ parking site d’escalade de Saint-Bauzille-de-Montmel  

Vallée de la Buèges

  • 30 juillet : 18 h
  • 27 août : 17h30 

Départ parking de l’ancienne cave coopérative de Saint-Jean-de-Buèges 

Pic Saint-Loup
Au sommet du Pic Saint-Loup culminant à 658 mètres, au cœur des garrigues, vous dégusterez des vins de nos vignerons ainsi que des produits locaux. Une expérience sensorielle inédite ouverte sur un vaste panorama entre Cévennes, Méditerranée et vignes en pleine garrigue.

  • 6 août : 18 h
  • 20 août : 17 h 30
  • 3 septembre : 17 h - Départ parking de Cazevieille

Tarif : 10 € (règlement sur place ou à l’Office de Tourisme au préalable, pas de CB)
Nombre de places limitées : 15 personnes, sur réservation
Prévoir chaussures adaptées et bouteille d’eau
Balade annulée en cas de pluie ou si moins de 5 participants.

Réservations auprès de l’Office de tourisme :  04 48 20 05 28

Vins & Saveurs du Pic :
Les quatre balades vous permettent de déguster des vins et des produits locaux et de découvrir les différentes AOC et IGP qui font toute la richesse du territoire. Chaque balade offre un focus sur l’appellation prégnante du site visité : AOC Pic Saint-Loup, AOC Terrasse du Larzac, AOC Languedoc – Grès de Montpellier, AOC Languedoc et IGP.

Balades proposées dans le cadre du label Vignobles & Découvertes par le réseau Terres de Garrigues et du Pic Saint-Loup, réseau d’ambassadeurs de plus de 60 professionnels dont 22 vignerons, 12 hébergeurs, 9 restaurants, 11 prestataires de loisirs et agences réceptives du Grand Pic Saint-Loup.

Retrouvez l'agenda œnotourisme Occitanie 2019/2020

Fêtes autour de la vigne et du vin, marchés de terroir mais aussi balades et randonnées dans les vignobles, culture et festivals : retrouvez l'agenda oenotourisme Occitanie 2019/2020. A déguster sans modération !

VOIR l'agenda

Le saviez-vous ? L'Occitanie est le premier vignoble mondial en superficie pour les vins d'origine. Un très grand vignoble donc, riche d'appellations de haute qualité mais également plein de dynamisme, de passion, de convivialité.

Cet agenda réunit ainsi les manifestations œnotouristiques de la région, de la Méditerranée à la Gascogne, département par département. Idéal pour préparer vos sorties à la rencontre de nos terroirs et de nos vignerons.

Le Guide du Routard "Œnotourisme en Hérault" sort en librairie !

Après l’obtention du prix Iter Vitis Awards aux Assises de l’OEnotourisme à Paris, le célèbre Routard publie en juin 2019 son tout premier guide entièrement consacré à l’oenotourisme dans l’Hérault. A découvrir en avant-première dans votre librairie Sauramps, à Montpellier, au prix de 14€ !

Le Guide "Œnotourisme en Hérault" a été présenté lors d'une conférence de presse au Château d'O de Montpellier le 29 mai dernier, en présence de Philippe Gloaguen, Président et fondateur du Guide du Routard, Kleber Mesquida, Président du Président du Conseil départemental de l’Hérault ainsi que d’Yvon Pellet et Claude Barral, Vice- présidents. Reportage.

L’objectif du Département est affiché : hisser l’Hérault dans le top 3 des destinations œnotouristiques d’Europe d’ici 2020.

« Si ce Guide du Routard existe c’est grâce à une vraie volonté des élus de favoriser le tourisme viticole, et l’Hérault est le département le mieux organisé pour accueillir nos lecteurs » a expliqué Philippe Gloaguen.

 

C’est au Salon de l’agriculture il y a deux ans, que Philippe Gloaguen a découvert l’œnotour sur le stand du Département : 515 kilomètres de routes, 24 circuits œnotouristiques et plus de 700 caveaux ouverts au public qui maillent le territoire. Une base qui a séduit le patron du Routard qui réfléchissait déjà à sortir un guide d’oenotourisme.

« Grâce au Guide du Routard, on peut découvrir le territoire héraultais avec ses paysages, ses traditions, les bons produits du terroir, les sports de pleine nature mais également tous les conseils concernant l’hébergement et la restauration, c’est ce qu’on appelle consommer l’Hérault » assure Kléber Mesquida. 

Guide du Routard "Œnotourisme en Hérault"

Selon Philippe Gloaguen : « Le Routard peut amener jusqu’à 20% ou 30% de clients en plus car nos lecteurs sont fidèles ».

La viticulture fait partie de l’ADN de l’Hérault. Le département compte 81 100 hectares de vignes : c’est 43% de la surface agricole totale de l’Hérault et 13% de la superficie totale du département. Ce qui fait de l’Hérault le 1er département viticole d’Occitanie et le 2ème département viticole de France, derrière la Gironde. Le secteur représente 800 millions d’euros de chiffre d’affaires chaque année.

Les 10 ans de l’oenothèque départementale

Depuis 2012, le Département de l’Hérault mène une initiative unique en France : l’évaluation du potentiel de garde des vins de son territoire. L’objectif est également de valoriser le travail mené depuis 30 ans par les viticulteurs héraultais pour améliorer la qualité des vins.

172 références de vins rouges (soit plus de 2 300 bouteilles) de tout le département, sont conservées dans un lieu secret et insolite au sous-sol des archives départementales de Pierresvives à Montpellier, un espace aux conditions optimales de conservation : température à 16°C et hygrométrie à 60%

Chaque année, au mois de novembre, une commission de dégustation regroupant plus de trente experts (sommeliers, œnologues, dégustateurs et chercheurs) se réunit pour évaluer en aveugle les vins de l’œnothèque, en utilisant une fiche de dégustation multi-critères.

En 2018, 80% des vins provenant du millésime 2009 ont encore une capacité de garde dans l’avenir.

La Fête de l’OEnotour

Jeudi 6 juin à partir de 19h, dans les jardins du Mas d’Alco à Montpellier, c’est la grande fête de l’OEnotour.

Au programme :

Dès 19h :

  • Remise des médailles de l’Hérault aux lauréats du Concours Général Agricole 2019
  • Présentation d’Oeno‐tonneaux réalisés par 8 artistes héraultais
  • Marché de producteurs 100% héraultais, avec une sélection musicale de Selecta Guila,.
  • Animation autour d’un accord mets et vins orchestré par un grand chef héraultais et le sommelier Thierry Boyer

À 21h, place à la musique ! Rose Betty Klub, la musique festive colombienne de Onda Ya, un mix de vinyles jazz, afro et latino du DJ Selecta Guila et le rock bodega festif des Marcel en tête

En savoir plus : www.herault.fr/actualite/fete_oenotour_2019

Swing it fait chanter le vin

Swing it, start up montpelliéraine membre de la French Tech Montpellier, a inventé un procédé de vinification musicale qui stimule le travail des levures naturelles lors de la fermentation grâce aux vibrations musicales.



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Verres de vin

 

 

 

 

Le vin bonifié grâce aux effets de la musique

Sébastien Durand et Franck Rudelle deux hommes à la base d’un projet innovant permettant à une cave de monter en gamme, valoriser son image et marquer sa notoriété grâce à leur technique...

Ils ont eu l’idée de tenter une expérience au fond de leur garage avec quelques hectolitres de vin, dans deux cuves, une équipée de musique, l’autre non. S’apercevant qu’après fermentation, le vin obtenu était bonifié par la musique, ils ont tenté l’expérience à plus grande échelle à la Cave des Terroirs de la Voie Domitienne à Cournonsec, puis au Domaine de l’Octroi en Agde et en Pic Saint-Loup.

Parallèlement, ils ont fondé leur société, « Swing it », pour lancer cette vinification musicale, avec un protocole effectif durant la fermentation (3 semaines) afin d’agir sur les organismes vivants, les levures, qui contribuent à révéler les arômes et qui apportent une plus grande typicité ainsi qu’une structure gustative plus complexe et plus riche. "Dans de nombreuses régions, la Musique est connue pour ses effets bénéfiques sur le monde animal et végétal. Il nous fallait l’essayer sur les fameuses levures. Et le constat fut à la hauteur des espérances car les qualités organoleptiques du vin obtenu étaient supérieures à celles des autres vins" précisent-ils.

Un procédé scientifique

Comme chacun sait, la musique comme tous les sons est constituée d'énergie acoustique due aux vibrations du milieu parcouru. La fréquence des sons audibles par l'oreille humaine va de 16 hertz (son très grave) à 16 000 hertz (son très aigu) en dehors de cette plage, on trouve les infra-sons et les ultra-sons qui eux aussi peuvent être émis par les instruments de musiques mais ne sont pas perçus par l'homme. Le son se propage particulièrement bien en milieu aqueux et donc dans le vin. L'atténuation due à l'absorption et à la diffusion est beaucoup plus faible pour les ondes acoustiques que pour les ondes électromagnétiques. Chaque musique est donc associée à un ensemble de fréquences de vibration dont les effets sur le milieu traversé sont spécifiques.
Une mystérieuse alchimie des ondes se superpose ainsi à l'alchimie de la vinification, l'art de la musique bonifiant l'art du vigneron. Une mystérieuse alchimie des ondes se superpose ainsi à l'alchimie de la vinification, l'art de la musique bonifiant l'art du vigneron. A musique différente, ondes et effet différents. Si la musique classique a été concluante à Cournonsec (Quatre saisons de Vivaldi), en Agde ce fut du Jazz.

Un procédé breveté

Beaucoup de personnes ont encore du mal à admettre l'impact de la musique sur la qualité du vin. Pourtant des tests de dégustation menés en aveugle et des analyses organoleptiques le prouvent.
Travaillant avec des chercheurs et des spécialistes dans les domaines musical et scientifique, Swing-it a pu déposé un brevet sur la base d'un solide dossier, étayé par des expériences concluantes. La jeune société pionnière désire maintenant aller plus loin, elle optimise son procédé avec des moyens techniques très élaborés et des capteurs connectés pour mesurer les paramètres à contrôler.

Un procédé innovant à fort potentiel

Certains voient déjà dans le procédé Swing-it une innovation aussi porteuse de développement en terme de qualité et de marketing que ne le fut il y a quelques années celle du conchyliculteur Tarbouriech avec le procédé d'exondation des huîtres.

« Nous recherchons donc des partenaires pour continuer" précisent les dirigeants de la start-up ajoutant que "si certains sont prêts à tenter l’aventure avec nous, dans la Région que nous aimons, nous sommes prêts, car cette technique a de l’avenir. "

L'aventure commence mais le parcours sera difficile. De même que Tarbouriech à ses débuts a eu du mal à être crédible auprès des conchyliculteurs, Swing-it rencontre encore beaucoup de scepticisme chez les viticulteurs.

Pourtant, comme pour Tarbouriech, il y a gros à parier qu'une fois encore, et presque par définition, les modernes l'emporteront sur les anciens. Sébastien et Franck, ces précurseurs qui font chanter le vin, finiront par être reconnus.

Pour en savoir plus :
Facebook : Swing it - Le vin qui chante
Tel : 06.84.11.77.45

Tous les vins du sud à déguster à ‘Vinocap Sud de France

Au Cap d’Agde, le week-end de l’Ascension est placé sous le signe de l’art de vivre.

L'agglo Hérault Méditerranée organise, avec le soutien de la Région Occitanie, la 10èmeédition de Vinocap Sud de France sur les quais du centre-port du Cap d'Agde les 30, 31 mai et 1er juin 2019 de 10h à 20h.

La Route des Vignerons et des Pêcheurs, association qui réunit plus de 60 domaines et caves coopératives de l’agglo, et l'Association des Commerçants du Centre-Port (ADEC) vous accueillent pour ce plus grand salon à ciel ouvert du Sud de la France.

Ce rendez-vous incontournable des amateurs de vins réunit cette année 100 producteurs des communes de notre territoire et des vignobles les plus prestigieux de notre Région.

Nouveautés 2019

2019 marque le 10ème anniversaire de Vinocap. Cet évènement a désormais acquis une reconnaissance régionale auprès du public et des institutionnels avec lesquels de nombreux partenariats ont été noués.

Déjà présents en 2018, la Région Occitanie et Sud de France renforcent leur présence cette année à travers notamment l’organisation du premier marché de produits de terroir auquel collaborera également la Chambre d’Agriculture de l’Hérault. On y trouvera du salé (huiles d’olives, tapenade, pâtés, brandade, fromages…) et du sucré (biscuits, confiseries, miels, confitures…), qui s’accorderont à merveille avec la dégustation des meilleures cuvées.

Le Conseil Départemental de l’Hérault viendra faire la promotion de son Oenotour, et saisira cette opportunité pour présenter les six destinations œnotouristiques du Département.

Le Casino du Cap d’Agde et la Criée du Grau d’Agde sont les nouveaux partenaires locaux.

100 vignerons présents

Avec le « pass dégustation » à 3 €, l'amateur de bons vins bénéficie d'un verre sérigraphié Vinocap et d’un porte-verre pour déguster 3 vins de son choix.

Pour cela, rendez-vous aux stands « accueil / vente de verres » situés esplanade Pierre Racine et place du Globe. Des vendeurs facilement identifiables sillonnent également les quais sur des triporteurs pour permettre d'acheter le pass.

Pour les acheteurs qui souhaitent acquérir des cartons de vins, un livreur est à leur disposition pour transporter leurs achats jusqu'à leur véhicule ou domicile (sous réserve d’habiter dans une résidence du centre port).

L’Hérault, entre vignes et Méditerranée avec le Guide du Routard

 

Dans cette nouvelle édition du Routard Languedoc et Roussillon Cévennes vous trouverez une première partie en couleurs avec des cartes et des photos, pour découvrir plus facilement la région et repérer nos coups de cœur ; des suggestions d’itinéraires et des informations pratiques pour organiser votre séjour ; des adresses souvent introuvables ailleurs ; des visites culturelles originales en dehors des sentiers battus ; des infos remises à jour chaque année et plus de 35 cartes et plans détaillés.

» en savoir plus

 

   

Un œil sur les collines et les vignes, l’autre sur l’eau... Pas de doute, vous êtes bien dans l’Hérault. Au bord de la Méditerranée, ce département est aussi l’un des plus ensoleillés de France. Cap sur Sète, son port, son ambiance méditerranéenne, ses musées aussi intéressants que décoiffants, et son étang de Thau où déguster les bonnes moules de Bouzigues. À quelques kilomètres de là, voici Montpellier, sa vieille ville, son musée Fabre aux riches collections d’art et ses bars animés. Un city break épatant en toute saison.

Mais il faut aussi explorer l’arrière-pays avec le Haut-Languedoc pour son beau parc naturel ou Saint-Guilhem-le-Désert et le cirque de Navacelles, aux portes des Cévennes. Sans oublier les vignobles de cette terre qui produit notamment le Saint-chinian ou le pic saint-loup. Et, pour vous guider, le Routard publie cette année un Guide du Routard Oenotourisme dans l'Hérault. C’est donc plus que jamais le moment de se faire du bien !

Longtemps, le Languedoc-Roussillon se contenta d’être la voie royale du soleil d’Espagne, lors des grandes migrations estivales. Derrière les rambardes de l’autoroute se profilait une sorte de Midi à demi grillé par le soleil, où les raisins avaient le goût de la colère et les montagnes un parfum d’hérésie.

Le Languedoc-Roussillon a cette grâce fonctionnelle des architectures. C’est le pan oriental de l’arc roman par lequel l’Hexagone enjambe la Méditerranée. Une portion de rivage qui s’arc-boute sur deux obstacles naturels, le Rhône et les Pyrénées, et tisse un réseau de petites vallées dans les montagnes pour dessiner une sorte d’amphithéâtre en gradins ouvert sur le large.
Le Languedoc et le Roussillon, qui appartiennent désormais à l'Occitanie, ont cette grâce fonctionnelle des architectures. C’est le pan oriental de l’arc roman par lequel l’Hexagone enjambe la Méditerranée. Un ensemble naturel forgé par l’histoire, où des peuples cousins ont appris à se confondre, et qui se retrouvent aujourd’hui dans une trop grande région. Toulouse a déteint sur Carcassonne, la Catalogne campe sur le rebord pyrénéen, l’air de Nîmes sent la Provence. D’où cette mixture inédite de boulistes et de cassoulet, de cloîtres mozarabes et de corridas espagnoles, cimentée par deux langues cousines, le catalan et l’occitan. Dans cette région qui fut une seconde Rome, la tête de pont du savoir judéo-arabe hors d’Espagne et l’une des créatrices de l’art roman, chaque pierre a quelque chose à raconter.
Dans le Languedoc et le Roussillon, sis en Occitanie, le soleil dore et découpe les villages au scalpel. Sa franchise ombrageuse donne le ton, celui d’un pays auquel on s’accroche parce qu’il est beau.

Ils font chanter le vin


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Verres de vin

 

 

 

Sébastien Durand et Franck Rudelle deux hommes à la base d’un projet innovant ont participé dernièrement à Vinisud 2017, le salon International des Vins et Spiritueux Méditerranéens à Montpellier. Pourtant ils n’ont pas de caves, ne sont pas vignerons mais ils mettent à la disposition de ces derniers un outil permettant d’innover, de diversifier leur production et de se différencier. Ainsi une cave pourra monter en gamme, valoriser son image et marquer sa notoriété grâce à leur technique, si elle le souhaite.

Il y a quatre ans, Sébastien et Franck, ont eu l’idée de tenter une expérience au fond de leur garage avec quelques hectolitres de vin, dans deux cuves, une équipée de musique, l’autre non. S’apercevant qu’après fermentation, le vin obtenu était bonifié par la musique, ils ont tenté l’expérience à plus grande échelle à la Cave des Terroirs de la Voie Domitienne à Cournonsec, puis au Domaine de l’Octroi en Agde.

Parallèlement, ils ont fondé leur société, « Swing it », pour lancer cette vinification musicale, avec un protocole effectif durant la fermentation (3 semaines) afin d’agir sur les organismes vivants, les levures, qui contribuent à révéler les arômes et qui apportent une plus grande typicité ainsi qu’une structure gustative plus complexe et plus riche. "Dans de nombreuses régions, la Musique est connue pour ses effets bénéfiques sur le monde animal et végétal. Il nous fallait l’essayer sur les fameuses levures. Et le constat fut à la hauteur des espérances car les qualités organoleptiques du vin obtenu étaient supérieures à celles des autres vins" précisent-ils.

Un procédé scientifique

Comme chacun sait, la musique comme tous les sons est constituée d'énergie acoustique due aux vibrations du milieu parcouru. La fréquence des sons audibles par l'oreille humaine va de 16 hertz (son très grave) à 16 000 hertz (son très aigu) en dehors de cette plage, on trouve les infra-sons et les ultra-sons qui eux aussi peuvent être émis par les instruments de musiques mais ne sont pas perçus par l'homme. Le son se propage particulièrement bien en milieu aqueux et donc dans le vin. L'atténuation due à l'absorption et à la diffusion est beaucoup plus faible pour les ondes acoustiques que pour les ondes électromagnétiques. Chaque musique est donc associée à un ensemble de fréquences de vibration dont les effets sur le milieu traversé sont spécifiques.
Une mystérieuse alchimie des ondes se superpose ainsi à l'alchimie de la vinification, l'art de la musique bonifiant l'art du vigneron. Une mystérieuse alchimie des ondes se superpose ainsi à l'alchimie de la vinification, l'art de la musique bonifiant l'art du vigneron. A musique différente, ondes et effet différents. Si la musique classique a été concluante à Cournonsec (Quatre saisons de Vivaldi), en Agde ce fut du Jazz.

Un procédé breveté

Beaucoup de personnes ont encore du mal à admettre l'impact de la musique sur la qualité du vin. Pourtant des tests de dégustation menés en aveugle et des analyses organoleptiques le prouvent.
Travaillant avec des chercheurs et des spécialistes dans les domaines musical et scientifique, Swing-it a pu déposé un brevet sur la base d'un solide dossier, étayé par des expériences concluantes. La jeune société pionnière désire maintenant aller plus loin, elle optimise son procédé avec des moyens techniques très élaborés et des capteurs connectés pour mesurer les paramètres à contrôler.

Un procédé innovant à fort potentiel

Certains voient déjà dans le procédé Swing-it une innovation aussi porteuse de développement en terme de qualité et de marketing que ne le fut il y a quelques années celle du conchyliculteur Tarbouriech avec le procédé d'exondation des huîtres.

« Nous recherchons donc des partenaires pour continuer" précisent les dirigeants de la start-up ajoutant que "si certains sont prêts à tenter l’aventure avec nous, dans la Région que nous aimons, nous sommes prêts, car cette technique a de l’avenir. "

L'aventure commence mais le parcours sera difficile. De même que Tarbouriech à ses débuts a eu du mal à être crédible auprès des conchyliculteurs, Swing-it rencontre encore beaucoup de scepticisme chez les viticulteurs.

Pourtant, comme pour Tarbouriech, il y a gros à parier qu'une fois encore, et presque par définition, les modernes l'emporteront sur les anciens. Sébastien et Franck, ces précurseurs qui font chanter le vin, finiront par être reconnus.

Pour en savoir plus :
Facebook : Swing it - Le vin qui chante
Tel : 06.84.11.77.45

La vigne à la croisée des chemins

Quels cépages, demain, en Occitanie?

 

 

 

Grapevine future : which grape varieties to select tomorrow in Occitania ?

2017 has been a catastrophic year worldwide for grapevines, between spring frost in Europe and fire damaged grapevines in California. Historical year as it is, in France we have had the lowest ever seen wine production since 1945, with less than 37 million hectolitres. Without being able yet to measure the economic consequences, we have to think about three crucial points in Occitania : lack of water, ways to resist deseases, and weather changes. Those points lead us to think about which vine-growing for tomorrow, conventional or organic, which production mode, industrial or artisanal, to satisfy consumers in terms of quality, variety of wines, alimentary safety ? Visible effects of climate changes- earlier harvest, higher alcohol degree of the wine, lower productivity- as well as questioning about dryness and watering, the use or no use of pesticides, the uncertitude about the use of glyphosate in Europe, are examples of why we need to think about our environment. Modify cultural habits of wine-growers, pollute less, be more careful about water supplies, the necessary biodiversity, producer's health as well consumer's, stakes are high !
Grapevines represent 3,7% of agriculture area, but use 20 % of pesticides in France. Therefore, Languedoc AOC have signed in october 2017, an agreement over three years for their 38 controled designations, over 43.000 ha.
The first point to be questionned is the map of grapevines variety. Within Languedoc, pioneer in all sorts of experiments throughout history, up to agricultural biological culture, soon met by Gers and Tarn, all sorts of ideas have been raised in order to save production.
Favour late vines varieties, like piquepoul, clairette, mourvèdre, manseng, cabernet-franc and other tannat ? That idea is logical, as they suffer less from dry and hot summers, and beneficiate of september rains. But for how long ?
Change grape varieties ? French wine institute of grapevines and wines (IFV), which keeps the genetic sources of our grapevines and creates new varieties, and the National research institute in agriculture (INRA) work in that direction. Languedoc AOC study the possibility of planting greek and italian grapevines, more resistant to heat. Laurent Audequin, in charge of the research and development department at IFV, explains that assyrtiko « bears high temperatures, weak rains, and keeps a stunning freshness ». They think about solutions with better tolerance to hydric stress graftings. Crossbreed grape varieties in order to improve them ? It's always been. Marselan and caladoc, Chasan and arinarnoa, conceived in Montpellier, are hybrid.
Create new varieties, resistant to drought, as well as deseases ? Searchers interbreed our vines varieties, Vitis vinifera, with other american or asian varieties, containing better resistant genes. The objective is to keep production levels in spite of climate changes, and lower pesticides use, currently used up to 80 % to fight two diseases, oïdium and mildiou. This is a big job for scientists who are up to the 5th generation of hybrids. They are working on creating 30 resistant varieties to be commercialised within 10 years. This looks promising, although there is a total uncertainty about resistance durability against diseases. But progress is on the way. Three varieties are in the french catalogue since june 2017. 60 wine-growers are volunteers for trials in 2018, just like those conducted by la Colombette domain in Beziers, to study the vines. Young Picpoul de Pinet AOC thinks about a resistant variety able to adjust to trimming new conditions. There are leads to find varieties giving a lower alcohol degree. As Laurent Audequin says, « the big challenge is to adjust them to climate changes ».
Come back to old grape varieties. As of today, 6 grape varieties dominate worldwide production. Today are planted terret and black piquepoul, vine varieties from the 18th century at Saint-Georges d’Orques domain (Herault) or at Clos de Centeilles (Aude), manseng noir from cotes de Saint-Mont (Gers), or prunelard re-discovered by Robert Plageoles in Gaillac (Tarn). A european research, GrapeOnFarm, drew up an inventory of these rare vine varieties, designed in order to preserve them from disappearing. « Traditionnal grape varieties resist to hydric stress » says Christophe Miron, president of Herault muscats. As a proof, clairette, the oldest grape variety planted in Narbonne area, has lost in production in 2017 between 5 and 10%, against 30% at least on the worldwide grape varieties. Tendancies lead toward old grape varieties even if this is a niche market. Associations such as À la rencontre des cépages modestes, Wine mosaic , trade shows (in november in Chabeuil), books such as the one from André Deyrieux meet a huge success and interest from the public. What if future belongged to them, when you know that France has about 600 grape varieties ?

A futuristic vision of research that sequences vine genes, and a vision focused on past, both agree toward the fact that simplification of grape varieties lead to exhaustion. From diversity tastes and grapevine variety happen. Protection of that heritage occurs in Gaillac (Tarn), Espiguette (Gard) and at Vassal domain (Herault) with its 2 700 grape varieties coming from 54 countries. Wine-grower having the desire to plant old grape varieties have met there searchers. Those searchers are looking at varieties resisting to deseases. Pouydraguin conservatory, Sarragachies vineyard classified by historical monuments (Gers) are tested for a resistance to climate change as well as diseases.

Gers and Tarn have saved vineyards that existed before Phyllozera. Languedoc has modified many times the way it planted grape varieties, from the 18th century up to the 20th, when it created its IGP and AOP. Is Languedoc better prepared to fight that new environmental threat ? Will we keep these grape varieties ? Which ones will be planted in a hundred years in Languedoc ? No one can tell. INRA's scenarios imagine mediterranean grape varieties planted in Britany by 2040, or later, nomadic vineyards on wheels...

After all, are french vineyards future relying on research, or on its heritage reinstatement ? A story that more consumers listen to with interest and worry about what's in their glass.

Florence de Monferran
Traduction : Florence de Martino 

   

L’année 2017 sera marquée du sceau des catastrophes naturelles pour la viticulture mondiale, entre gel printanier en Europe, les bourgeons à peine éclos, et vignobles réduits en cendres, la récolte à peine rentrée, en Californie. Année historique, s’il en est, 2017 enregistre en France la production de vin la plus faible depuis 1945, avec moins de 37 millions d’hectolitres estimés. Sans que nous en mesurions bien encore toutes les conséquences économiques et humaines, le constat remet au centre des préoccupations trois questions cruciales en Occitanie. Le manque d’eau, les moyens pour résister aux maladies de la vigne, les changements climatiques s’invitent au cœur de l’actualité.Ces questions débouchent sur une réflexion plus large et des attentes sociétales : quelle viticulture pour demain, conventionnelle ou biologique, quel modèle de production, industriel ou familial, pour satisfaire les consommateurs en termes de qualité, de diversité des vins, de sécurité alimentaire ? Les effets visibles des modifications du climat - vendanges plus précoces, hausse du degré d’alcool du vin[1], baisse de rendement, salinisation des vignes, comme à l’embouchure de l’Orb et dans la basse vallée de l’Aude, aléas climatiques d’ampleur en 2016 et 2017- tout comme les interrogations sur la sécheresse et l’irrigation, l’usage ou non de pesticides, l’incertitude pesant sur l’interdiction du glyphosate en Europe[2], fournissent autant d’exemples d’une nécessaire nouvelle donne environnementale. Modifier les pratiques culturales des vignerons, polluer moins, faire plus attention aux ressources en eau, à la biodiversité nécessaire, à la santé du producteur comme celle du consommateur, l’enjeu est de taille : la vigne occupe 3,7% de la surface agricole utile, mais consomme 20 % des pesticides agricoles en France. Ainsi, les AOC Languedoc engagent-ils, en octobre 2017, une démarche durable d’ampleur qui s’inscrive d’ici trois ans dans le cahier des charges de leurs 38 appellations, sur 43 000 ha.
Concerné au premier chef par ces questions, l’encépagement nourrit articles et débats. Dans un Languedoc pionnier en bien des expériences au cours de l’histoire, jusqu’au passage précurseur en agriculture biologique, rejoint par le Gers et le Tarn, les réponses fusent dans tous les sens en vue de sauvegarder les productions viticoles.
Privilégier les cépages tardifs, à l’instar des piquepoul, clairette, mourvèdre, manseng, cabernet-franc et autres tannat? L’idée tombe sous le sens, car ils souffrent moins des étés chauds et secs, bénéficient des pluies de septembre. Mais pour combien de temps ?
Changer de cépages ? L’Institut Français de la Vigne et du  Vin (IFV), qui conserve le matériel génétique de nos cépages, pratique la sélection clonale et crée de nouvelles variétés, et l’ Institut National de la Recherche Agronomique (INRA) travaillent en ce sens. Les AOC Languedoc étudient avec eux l’implantation de cépages italiens et grecs, plus résistants à la chaleur. Ainsi, l’assyrtiko « supporte des températures élevées, des pluies faibles, tout en gardant une fraicheur remarquable » explique Laurent Audeguin, chargé de coordination R&D à l’IFV. Ils réfléchissent aussi à des porte-greffes de meilleure tolérance au stress hydrique.
Hybrider des cépages en vue de les améliorer? La pratique a toujours eu cours. Marselan et  caladoc, Chasan et arinarnoa, métis conçus à Montpellier, en sont issus.
Créer de nouvelles variétés, plus résistantes à la sécheresse comme aux maladies ? Les chercheurs croisent nos cépages, des Vitis vinifera, avec d’autres espèces, américaines ou asiatiques, voire des vignes sauvages, qui contiennent des gènes résistants. L’objectif vise à maintenir les rendements face aux modifications du climat, et à diminuer l’usage de pesticides, utilisés à 80 % contre deux maladies, l’oïdium et le mildiou. La tâche occupe les scientifiques, qui en sont à la 5e génération de croisements. Ils envisagent d’élaborer une trentaine de variétés résistantes commercialisables d’ici dix ans. La création d’hybrides s’avère pleine de promesses mais entourée  d’incertitudes, sur la durabilité des résistances de la vigne aux maladies, leur goût, ainsi que de controverses sur la légitimité de leurs brevets. Mais le mouvement est lancé. Trois variétés ont été inscrites au catalogue français, à titre temporaire, en juin 2017. Une soixantaine de vignerons se sont portés candidats pour des essais en 2018, dans la lignée de ceux menés au Domaine de la Colombette à Béziers, afin d’étudier en grandeur réelle leur comportement. La jeune AOC picpoul de pinet pense déjà à une variété résistante et capable de s’adapter à de nouvelles conditions de taille et de mécanisation. Des pistes sont tracées sur des variétés donnant des vins à bas degré d’alcool.  Laurent Audeguin le résume, « le grand défi est l’adaptation du matériel végétal aux changements climatiques ».

Revenir à des cépages anciens, emblématiques de nos terroirs, adaptés à leur lieu de production, retrouver le goût d’une vinodiversité, quand six cépages dominent aujourd’hui la production mondiale[3]? Comme si, à la recherche de repères, ils constituaient des points d’ancrage, voici replantés terret et piquepoul noir, cépages du XVIIIe s. au domaine Henry à Saint-Georges d’Orques (Hérault) ou au Clos de Centeilles (Aude), manseng noir des cotes de Saint-Mont (Gers), ou prunelard redécouvert par Robert Plageoles à Gaillac (Tarn).  Une grande enquête européenne, GrapeOnFarm, recense ces cépages rares, conservés « à la ferme » afin d’éviter leur disparition. Loin de l’uniformisation des goûts dans la mondialisation, ils lèvent le voile sur tout un pan de notre histoire viticole locale, font ressurgir des typicités, des traditions perdues, « un goût d’autrefois », y compris d’hybrides interdits depuis l’entre-deux-guerres, comme l’isabelle ou le clinton. Autochtones, plantés sur leurs terroirs de prédilection, aux sols souvent pauvres, peu soumis à de hauts rendements, ces cépages auxquels on a laissé le temps de construire un système racinaire donnent le meilleur d’eux-mêmes. Un goût d’ici en quelque sorte, plutôt qu’implanter des cépages standardisés, gourmands en eau et en irrigation. « Les cépages traditionnels résistent bien au stress hydrique »  assure Christophe Miron, président des muscats de l’Hérault, le cépage porteur de l’histoire du Bas-Languedoc. Pour preuve encore, la clairette, le plus ancien cépage planté en Narbonnaise, a subi, en 2017 une perte de production évaluée entre 5 et 10 % dans la moyenne vallée de l’Hérault, contre 30 % au moins sur les cépages mondialisés. La tendance incline au retour en force des cépages anciens, même s’ils se cantonnent à des productions annexes et des marchés à niche. Des associations, À la rencontre des cépages modestes, Wine mosaic pour le pourtour méditerranéen, des salons (en novembre à Chabeuil), des ouvrages, comme celui d’André Deyrieux[4] rencontrent succès et large intérêt du public. Et si l’avenir leur appartenait aussi, quand on sait que la France compte environ 600 cépages ?
Vision futuriste d’une recherche qui séquence aujourd’hui les gènes de la vigne, et vision tournée vers le passé, adepte de cépages oubliés, s’accordent sur un constat: la simplification  de l’encépagement, depuis 55 ans, conduit à un appauvrissement. De la diversité génétique naît la personnalité des cépages, la typicité des vins, la richesse des goûts. La protection d’un patrimoine végétal et historique s’est nourrie des conservatoires gérés par la recherche, au Vinopôle de Gaillac (Tarn), à l’Espiguette (Gard) et au domaine de Vassal (Hérault) le Louvre des cépages, avec ses 2 700 variétés venues de 54 pays, lui-même menacé par la montée des eaux. Les vignerons qui souhaitaient replanter de vieux cépages y ont rencontré les chercheurs. Ceux-ci se sont intéressés de près à un patrimoine génétique qui offre des perspectives pour créer de nouvelles variétés résistantes[5]. Le conservatoire de Pouydraguin, la vigne de Sarragachies classée aux Monuments historiques (Gers) font l’objet de recherches sur la résistance au réchauffement climatique et aux maladies d’un cépage de faible degré, le manseng noir, ou sur les qualités du  tardif, cépage « très intéressant » pour Laurent Audeguin, qui pourrait devenir le cépage phare des vins de Saint-Mont dans 30 ans.
Le Gers et le Tarn ont sauvé des vignes pré-phylloxériques. Le Languedoc a modifié plusieurs fois son encépagement au cours des siècles, du XVIIIe s. jusqu’à la sortie des crises du XXe, lorsqu’il a crée IGP et AOP. Partent-il mieux armé que d’autres pour répondre à cette nouvelle donne environnementale variétale? Les modifications de l’encépagement procèdent de réflexions plus larges sur les lieux de production. Conserverons-nous ces terroirs auxquels nous sommes si attachés, avec leurs typicités forgés au fil des siècles, inscrites dans les décrets de nos appellations ? Quels cépages seront plantés dans cent ans dans nos régions ? Même ceux qui y travaillent ne peuvent le dire. Des scenarii établis par l’INRA imaginent des cépages méditerranéens en Bretagne en 2040, ou, plus tard, des vignobles nomades se déplaçant au gré des climats, voire des vignobles sur  roulettes !
A la croisée des chemins, l’avenir de la viticulture française se joue-t-il pour une part sur une recherche de pointe, à l’affût de toutes les stratégies d’adaptation des vignobles, s’appuyant autant sur l’agro-écologie que sur des innovations variétales ? Se joue-t-il pour une autre part sur la réhabilitation de son héritage, un patrimoine viticole bimillénaire qui a modelé nos campagnes, une dimension oubliée, celle du vin boisson d’un lieu comme le rappelle André Deyrieux ? Une histoire à raconter que les consommateurs écoutent avec de plus en plus d’attention et de vigilance sur ce que contient leur verre, en un aller-retour incessant entre un passé lumineux et un présent toujours plus avide de réponses.

Florence Monferran

[1] + 2,5° en trente ans dans le Sud-Ouest selon une étude du laboratoire Dubernet. Le stress hydrique par manque d’eau bloque la maturité du raisin, qui se concerte en sucre et en alcool, élevant le degré du vin
[2] commercialisé sous le nom de Round’up par la firme Bayer-Monsanto
[3] Cabernet-sauvignon N, merlot N, airen B, tempranillo N,chardonnay B, sauvignon B. En outre, 30 cépages produisent 70 % des vins sur la planète
[4] A la rencontre des cépages modestes et oubliés, l’autre goût du vin, Dunod
[5] Science et avenir 25 septembre 2016

Muscats de l'Hérault, le fruité à l'état pur

Avec Saint-Jean-de-Minervois, Frontignan, Lunel et Mireval, le Département de l’Hérault abrite 4 des 7 appellations muscat en France. Dans l’Hérault, le cépage utilisé est toujours le muscat à petits grains. Le muscat se décline en plusieurs variantes

  •  Les Vins doux naturels (VDN) : ce sont des vins mutés, c'est-à-dire des vins vinifiés de façon traditionnelle à partir des raisins récoltés à bonne maturité, mais dont la fermentation est stoppée par addition d'alcool vinique neutre. Ce procédé permet d’augmenter la richesse alcoolique du vin tout en conservant une grande partie des sucres naturels du raisin. Ces muscats, qui se conservent après ouverture de la bouteille, sont traditionnellement servis à l’apéritif et peuvent sublimer certains fromages et des recettes…
  • Les muscats secs : ce sont des vins vinifiés de façon traditionnelle aux arômes de pétales de rose, parfaits pour l’apéritif !
  • Les muscats moelleux : vinifiés de façon traditionnelle, ce vin exprime fruité et gourmandise. 
Muscat

4 terroirs de muscats

Situé autour de Lunel, le vignoble de l’AOC Muscat de Lunel est implanté sur un sol de grès à cailloutis silicieux rouges, datant du quaternaire (1,5 à 3 millions d’années). Les vins se distinguent par des arômes fruités de muscat frais, légèrement citronnés. A la fois frais, amples et riches, ils présentent des notes d’agrumes en bouche. Après plusieurs années, des notes de fruits confits se révèlent et l’onctuosité est caractéristique.

Muscat de Lunel : AOC depuis 1943 / 357 ha / 4 caves particulières / 1 cave coopérative / 1 négociant / 3500 hl/an

Constitué d’un sol aride, calcaire et caillouteux et d’un climat doux et sec l’été, ensoleillé et abrité du vent du nord l’hiver par les collines de la Gardiole, l’AOC Muscat de Frontignan est idéal pour la culture du Muscat à petits grains. Ce cépage muscaté et le savoir-faire des vignerons depuis des siècles permettent d’élaborer un vin doux naturel harmonieux et puissant, doté d’arômes de fleurs et de fruits. Fin et frais, ce muscat dévoile des parfums de fruits exotiques, de menthe et de citron. L’équilibre en bouche allie sucrosité et fraîcheur. En vieillissant, la robe prend des reflets ambrés et les arômes évoluent vers des notes de miel, de fruits et d’agrumes confits.

Muscat de Frontignan : AOC depuis 1936 / 603 hectares / 1 cave coopérative (150 adhérents et 85% des volumes de l’appellation) / 9 caves particulières
Le Saviez-vous ?

La bouteille communément appelée bouteille bordelaise est en fait née à Frontignan. Cette forme cylindrique a été conçue pour s’empiler plus facilement. Il n’est pas rare que les Bordelais l’appellent encore la « Frontignan ».

La légende raconte qu’Hercule torsada la bouteille pour en boire la dernière goutte…

Le vignoble de l’AOC Muscat de Mireval s’étend au bord de l’étang de Vic-la-Gardiole, sur un terroir argilo-calcaire. Les influences maritimes sont fortes et apportent de la fraîcheur l’été. Jeunes, ils révèlent des arômes de muscat frais et de fruits exotiques. Après plusieurs années, ils se dotent de reflets ambrés et les arômes évoluent vers des notes de fruits confits. En bouche, ils expriment onctuosité et saveurs miellées.

Muscat de Mireval : AOC depuis 1959 / 288 ha / 4 caves particulières et 1 cave coopérative / 2500 hl/an

L’AOC Muscat Saint-Jean-de-Minervois se situe exclusivement sur la commune éponyme, à une altitude entre 250 et 280m sur un plateau calcaire. Ce sol blanchâtre et pierreux restitue pendant les nuits fraîches la chaleur accumulée pendant le jour, ce qui favorise la maturation du raisin. L’appellation produit des vins à l’équilibre alcool, sucre et acidité exceptionnel et aux arômes de fruits exotiques, agrumes et fruits à chair blanche. En bouche, ils offrent un formidable équilibre, alliant puissance et fraîcheur, harmonie et persistance.

L’appellation Muscat de Saint-Jean de Minervois est la seule qui est située loin de la mer en altitude. Cela lui confère une typicité unique ! 

Muscat de Saint-Jean de Minervois : AOC depuis 1948 / 200 ha / 6 caves particulières et 1 cave coopérative / 6000 hl/an

Étiquetage des vins, comment s'y retrouver ?

Les vins font l'objet d'une réglementation très stricte permettant d'assurer la traçabilité des produits. Les étiquettes sont une source d'informations précieuse pour le consommateur. Décryptage.

©Creative Commons CC0

Les typologies de vins

LES VINS SANS INDICATION GÉOGRAPHIQUE

Certains vins ne font apparaître aucune appellation protégée ou indication géographique sur leur étiquette. Ils répondent néanmoins à une catégorie spécifique anciennement dite « vin de table » et qu'on appelle aujourd'hui « vin sans indication géographique (VSIG) ». Cette catégorie a l'obligation de faire apparaître sur l'étiquette la mention du pays où les raisins ont été collectés et transformés. Par exemple, si un vin est produit en France, il devra obligatoirement faire apparaître la mention « vin de France ».

À noter que depuis 2009, les vins sans indication géographique disposent d'une autorisation à faire figurer sur leur étiquette le cépage et le millésime, sous réserve d'un agrément spécifique de l'opérateur et d'une certification de FranceAgriMer.

Lire aussi : Comprendre les labels bios

LES VINS AVEC UNE INDICATION GÉOGRAPHIQUE OU UNE APPELLATION CONTRÔLÉE

Cette catégorie correspond à des vins dont les raisins sont récoltés et vinifiés sur un périmètre géographique défini ou qui sont le fruit d'un terroir. Il existe plusieurs types de mentions :

  • L'appellation d'origine protégée (AOP)

La mention AOP sur une étiquette signifie que le vin est lié à un terroir et un savoir-faire spécifiques. Pour faire figurer ce sigle à valeur européenne, le vin doit au préalable obtenir l'équivalent français de cette mention, l'appellation d'origine contrôlée (AOC). Ce n'est qu'une fois acquise que le produit pourra être inscrit dans le registre européen des dénominations protégées (placé sous l'autorité de la Commission européenne).

  • L'indication géographique protégée (IGP)

L'IGP se base également sur le rapport du produit à un terroir donné et répond aux mêmes contraintes d'enregistrement au niveau national et européen. L'Institut national de l'origine et de la qualité (INAO) indique que, pour qu'un produit obtienne l'IGP, il faut « qu'une étape au moins parmi la production, la transformation ou l’élaboration de ce produit doit avoir lieu dans cette aire géographique délimitée ».

Lire aussi : Quelle réglementation pour l’origine géographique des produits alimentaires ?

Les mentions obligatoires

Pour qu'un vin soit considéré comme respectant la réglementation, il doit obligatoirement faire apparaître sur son étiquette les éléments ci-dessous :

  • La catégorie réglementaire du vin

Type de vin (vin pétillant, vin…), appellation ou indication géographique protégées.

  • Le message sanitaire (boissons > 1,2 % d’alcool)

Message ou pictogramme déconseillant la consommation d’alcool pour les femmes enceintes.

  • Le titre alcoométrique volumique acquis (TAVA)

Pourcentage d’alcool (en unités ou demi-unités).

  • Le numéro de lot

Indication de la quantité de vin produit et conditionné dans des conditions similaires. Le numéro est toujours précédé d’un « L ».

  • La provenance
  • La présence d’additifs ou d’allergènes
  • Le volume nominal

Volume de liquide censé être présent dans le contenant.

  • Les informations relatives à l’embouteilleur

Lire aussi : Alimentation : comment lire les étiquettes nutritionnelles ?

Les informations complémentaires

Il existe des informations complémentaires qui peuvent vous aider à vous assurer de la conformité d'un produit. Ces mentions, sans être obligatoires, sont néanmoins soumises à réglementation :

  • Le millésime

Pour pouvoir faire valoir une année de millésime, le producteur doit avoir récolté au moins 85 % des raisins pendant l'année indiquée sur la bouteille.

  • Le cépage

De la même manière que le millésime, un cépage indiqué sur une bouteille de vin indique qu'en principe 85 % des raisins correspondent à la variété indiquée (100 % dans le cas d'un assemblage).

  • La méthode de production

Les producteurs peuvent décider de mettre en avant certaines pratiques de production. Par exemple, il peut être indiqué sur la bouteille le type de contenant dans lequel le vin a été élevé. À noter que pour utiliser ces informations, il faut répondre à des conditions spécifiques.

  • Exploitation agricole

La mention de l'exploitation agricole est normalement réservée aux IGP ou aux. Pour avoir la possibilité de la faire apparaître sur une bouteille, le vin doit avoir été récolté et vinifié exclusivement sur le domaine.

Lire aussi : Les labels « Fabriqué en France » pour les produits non alimentaires

Un caveau labellisé pour son accès à tous les handicaps

Béatrice et Jean-Luc Mazas, au domaine de Belle Dame sont lauréats 2018 du concours Vincoeurs et Saveurs, dans la catégorie Marketing. Ils ont aménagé leur caveau à Mireval pour en faciliter l’accès à toutes personnes atteintes d’un handicap.

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Ils ne manquent ni d’imagination, ni de savoir-faire. Béatrice et Jean-Luc Mazas ont toujours cherché à trouver les meilleures astuces  à faire soi-même, pour adapter l’accueil de leur caveau à une clientèle qui n’est pas habituelle. « Nous avons  axé notre vie vers le respect des autres. J’étais ambulancier avant de me reconvertir dans la viticulture, et suis resté sensible aux situations où les personnes sont limitées par un handicap. » explique Jean-luc. C’est donc tout naturellement que ce producteur vigneron installé à Mireval a dès le départ étudié et aménagé les accès et circulations dans son caveau en prenant en compte tous les types de handicaps.

De la largeur des portes, à la hauteur de la caisse, en passant par la place de parking réservée, les plans inclinés des rampes d’accès, et bandes de vigilance pour les malvoyants, tout a été pensé minutieusement. « Nous n’y connaissions rien et j’ai tout trouvé sur internet ! confie Béatrice. Par exemple pour la rampe d’accès et le plan incliné cela nous a coûté à peine 150 €. Nous avons fabriqué la rampe avec du tuyau de chauffagiste !

L’investissement le plus important a été celui des sanitaires pour lesquels les règles d’aménagement des espaces pour les personnes en fauteuil roulant sont plus complexes. Mais dans l’ensemble, nous faisons simple et pratique, sans nous prendre la tête ! » Le résultat est fonctionnel et élégant. Leur dernière réalisation ? L’impression des étiquettes en braille permettant de communiquer le nom du domaine et de la commune ainsi que les cépages.

Trophée Accessibilité 2018 au Salon Autonomic à Paris

Ce couple de vignerons indépendants produisant une récolte de vin bio vendangée à la main pour en préserver la qualité, s’est vu décerné le label national des Trophées Accessibilité 2018 au Salon Autonomic à Paris ainsi que le prix de l’innov’action 2017. Caveau étape de l'œnotour de l'Hérault, il a été labellisé Tourisme et Handicap pour les quatre déficiences moteur, mental, auditif et visuel. De belles reconnaissances pour le travail assidu de ces Héraultais tout aussi passionnés par leur production d’un vin de grande qualité que par la volonté d’accueillir chez eux, dans les meilleures conditions, tous les publics en situation de handicap. 

La Grange de Berlou

A Berlou au nord de Saint Chinian, au 3 rue de Caladou, sont situées les installations du domaine viticole "La Grange Léon". C'est là que sont vinifiées et vendues les récoltes des vignes de cette zone particulière des Hauts Cantons. Véronique et Joël Fernandez y élaborent des nectars bien propres à réjouir les palais régionaux et internationaux.

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Comme disait Brassens, Joël Fernandez a dû "naître au pied d'une souche". Une de ces souches bien racinées qui vont chercher dans les schistes nourriture, chaleur et saveurs. Depuis des siècles, les hommes ont su, avec le jus des fruits de la vigne, élaborer des liquides que les anciens Grecs trouvaient dignes des dieux. Mais, élaborer ces boissons, c'est tout un art et n'est pas vigneron – un vrai selon J. Fernandez – qui veut.

Il faut tenir compte de l'exposition des parcelles, de l'ensoleillement. Savoir quel raisin se récolte "le matin très tôt", quel est son degré de maturation. Pour cela, le maître de La Grange Léon a recours à un œnologue, son "toubib". Et les prescriptions de celui qui veille sur la maturation tous les 2 jours permettent de produire des vins blancs à 12°, dont le "Petit Marcel", léger, rafraîchissant. Chaque cépage a ses exigences, telle la Syrah ou le Mourvèdre.

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Ce dernier doit subir une sorte de pré-vendange. Il faut couper une grappe sur deux pour que les grains n'entrent pas en contact. Sinon, la pourriture gagne. Cela ne peut être fait qu'à la main, comme d'ailleurs toute la récolte. Certes, les nouvelles machines sont plus sélectives et le coût de la main d'œuvre est élevé.

A La Grange Léon, même cueillie à la main, la récolte est triée sur un tapis roulant ! Bien sûr, en cette année pluvieuse, il a fallu traiter. Mais M. Fernandez pratique une agriculture raisonnée. Il serait tenté de passer en "bio".

Il n'a pas pu le faire cette année, devant surmonter deux terribles épreuves de santé et ne pouvant s'impliquer autant qu'il le faudrait.

L'envie est là pourtant. Cette envie qui lui a fait quitter la coopérative fondée par son grand-père au milieu des années 60 et lui a permis de faire face à d'importantes difficultés en 2008.

On ressentait alors la crise économique et la récolte était payée non plus en AOC, mais comme vin de table. L'exploitation de 6 ha permettrait-elle de s'en sortir ? Arracher ? Autant s'arracher les tripes ! Et puis, ce fut le début d'une nouvelle aventure : récolter, vinifier, commercialiser sur 20 ha.

Et aujourd'hui, 19 cuves de 10 à 50 hl - selon les besoins de la vinification - alimentent la vente des blancs, rosés et rouges du domaine. Au total, une vraie PME familiale qui commercialise 27 000 cols par an. Alors, M. Fernandez démarche les particuliers, fréquente les salons.

Et il exporte au Luxembourg, en Belgique, en Allemagne, en Ecosse. Ses vins, plusieurs fois primés, figurent au guide Hachette. Nous nous en sommes entretenus en pleine vendange.

Et M. Fernandez a parlé aux gens de la ville de schistes et de soleil, de terroirs et de racines, et de passion.

H. Le Blanche.

(Avec le portrait du grand-père à l'arrière plan des photographies)

Programme de formation ViGNES EN TRANSITION 2018-2019

Dans le cadre du programme « Vignes en transition », démarche de diversification fruitière et agro-environnementale des vignes méditerranéennes, voici le premier cycle de formation 2018-2019 en 4 modules.

GNI

Ce cycle de formations s’inscrit dans  une démarche plus globale nommée Vignes en Transition dont l’objectif consiste à réintroduire la polyculture dans le paysage viticole méditerranéen.  Cette dynamique est à l’initiative de Pierre-Yves PETIT (Cyclanthère.com) paysan-chercheur et formateur en agro-écologie et en permaculture.

  Ce cycle de 4 modules a pour but d'accompagner prioritairement les viticulteurs et viticultrices,  ainsi que les candidat-e-s à l'installation dans leur transition viticole. Il s’agira d’établir un état des lieux de la fertilité des exploitations/territoires, d’acquérir les compétences nécessaires à une amélioration de cette fertilité et d'apprendre à «piloter» cette fertilité naturelle grâce à la diversification des cultures et des pratiques et ainsi obtenir davantage d'autonomie décisionnelle et financière. Pour enrichir les échanges et les savoir-faire, les formations pourront également accueillir les agriculteurs-agricultrices, les  arboriculteurs/arboricultrices ainsi que les organisations disposant de foncier (collectivités, CEN, cdl, AFB, département, Région, etc.). 
 
Structure porteuse : Pierre Yves PETIT est entrepreneur salarié au sein de la coopérative d’économie sociale et solidaire ARIAC dans l’Hérault, référencée comme organisme de formation. 
 
Participation : inscriptions prioritaires mais non obligatoires aux 4 modules. Prise en charge Vivea ou autres OPCA (FAFSEA, FONGECIF…) possibles. 
 
 Déroulement : ce cycle de 4 modules de formation se déroulera au Camping à la ferme des Aresquiers, sur l'exploitation de Claire Cazalis et Henri Boissié en muscat petit grain (en AB depuis 2005)  et en cours de diversification fruitière (EARL le Bosquet). Adresse : 36 bis route des Aresquiers 34110 Vic la Gardiole (34). 
 
Coût pédagogique : prise en charge Vivea ou autre OPCA possible. Financements personnels : nous contacter. Hébergement possible dans les environs à la charge des stagiaires. Restauration : repas tiré du panier. 
 
Inscriptions : auprès d’Émilie Rousselle au 06 03 58 44 99 ou à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. Effectif : entre 12 et 15 personnes maximum.  

vignesentransition.org (site en cours )

 Pour toute demande d'information:  Émilie Rousselle  06 03 58 44 99 / Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 https://www.facebook.com/VignesEnTransition/

La viticulture au Domaine de Valmagne certifiée "qualité environnement"

Les vins du Domaine de Valmagne, ouvert tous les jours

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C'est en 1820 que les 18 foudres en chêne de Russie furent installés dans la nef de l'église et lui valurent son surnom de 'cathédrale des vignes'.
Depuis plus de 8 siècles…
Déjà les moines cisterciens, au 12ème siècle, avaient planté de la vigne à Valmagne, comme dans toutes leurs abbayes, (la plupart des grands vignobles bourguignons sont d'origine cistercienne). Depuis, ce terroir à toujours porté de la vigne. Les vins étaient exportés au Mexique au 19ème siècle, vendus à Paris rue Mouffetard entre les deux guerres et sont de nos jours exportés dans le monde entier et distribués chez les Cavistes dans toute la France.


La technique et le respect du terroir...
La culture de la vigne est faite mécaniquement en évitant l'emploi de produits et d'engrais chimiques néfastes à l'environnement. Depuis 1999, le domaine a été reconverti en agriculture biologique. "Nous sommes fiers d'avoir obtenu en 2005 la certification "Qualité Environnement" sous le contrôle de l'AFAQ. La vinification et la mise en bouteille font appel aux techniques les plus modernes, sélection parcellaire, pressurage pneumatique, maîtrise des températures, conditions d'hygiène scrupuleuses (respect des normes HACCP), climatisation des chais de stockage, la technique étant toujours au service de l'expression du terroir."

Les nouvelles AOC...
Les parties les plus escarpées du domaine ont été classées en Appellation Contrôlée en 1985 et représentent près de 30 ha. On trouve là deux terroirs bien distincts. Au sud une partie argilocalcaire où sont produits les vins génériques de l'Appellation, et au nord, séparé par une barrière rocheuse et niché dans les garrigues, un terroir de grès rouges où l'on produit les Grés de Montpellier, échelon supérieur des Coteaux du Languedoc. C'est sur le plateau sud de l'Abbaye que l'on trouve les vins de pays.

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Les Vins AOP

Cuvée Portalis :
C'est en 1982, et dans la perspective d'un classement en Appellation Contrôlée qu'ont été plantés de la Syrah, du Mourvèdre et du Grenache dont la première vinification a eu lieu en 1986. Dans ces terrains pentus et bien drainés, les rendements ne dépassent jamais 30 hl à l'hectare. Ce sont des vins typiques de l'appellation, frais aux arômes de garrigues et fruits rouges dont les tanins souples et fondus autorisent la dégustation après 18 mois de vieillissement.

Cuvée de Turenne :
Le Comte Henri-Amédée-Mercure de Turenne qui acheta l'Abbaye en 1838 et la sauva de la ruine mérite qu'une grande cuvée de Valmagne porte son nom. Cette cuvée provient d'un terroir marqué par des sols de grès rouges cités dans les ouvrages les plus anciens traitant de notre viticulture méridionale. L'élégance et la finesse caractérisent les vins qui en sont issus.


Cuvée Cardinal de Bonzi :
Au 17ème siècle le Cardinal Pierre de Bonzi, gouverneur des états du Languedoc, fut nommé par Louis XIV Abbé de Valmagne. Il répara, aménagea l'Abbaye et en fit sa résidence privilégiée. Les plus hauts personnages du royaume y séjournèrent régulièrement. Valmagne lui doit beaucoup et c'est justice que notre meilleure cuvée porte son nom.

Ce grand vin rouge provient principalement des meilleures parcelles de Grenache et de Mourvèdre du domaine. Perdus entre les pins, le thym et les oliviers, ces terroirs méticuleusement délimités par les moines au 12 ème siècle, sont unique et destinés aux vins d’exception. Cette cuvée est un chef d'œuvre d'équilibre subtil entre la puissance, l'élégance des tanins soyeux et la fraîcheur. C'est un vin de garde qui se déguste à partir de 5 ans.

Les vins de Pays :
La cuvée Vitrail sur l’Abbaye donne une belle impression des vins de Valmagne. Les terroirs de vins de pays représentent 15 ha, mais avant 1985, la totalité du domaine produisait des Vins de Pays.

On trouve toujours les cépages traditionnels de la région, tels que le Cinsault, le Grenache et le Carignan. Certains Carignan, plantés en 1948, produisent encore des vins dont la structure et les qualités aromatiques sont étonnantes. Le Morrastel, cépage oublié depuis le phylloxéra et reconnu par les moines amène en assemblage fraîcheur et plaisir.

A déguster avec modération...

 

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Pomerols : La famille des vins Beauvignac a fêté les Millésimes 2017

Le Président Jean-Louis Atienza, Joël Julien, Directeur Général des Costières de Pomérols, les membres du conseil d’administration ainsi que l’équipe des vins Beauvignac avaient invité, samedi 9 Décembre 2017, personnalités et amis à venir partager un instant festif et convivial  pour fêter et déguster les Millésimes exceptionnels 2017 de la famille des vins de Beauvignac, accompagnés d’une belle sélection de mets du terroir aux saveurs du Sud.

Le président Atienza a salué les représentants de Sète Agglopôle Méditerranée ; Vincent Gaudy, maire de Florensac, vice président du département ; Robert Gairaud, maire de Pomerols, vice président de l’agglomération Hérault méditerranée et Laurent Durban, premier adjoint au maire de Pomérols.

« Cette année a été un millésime encore une fois difficile, a souligné le président, difficile par rapport à la sécheresse que nous subissons depuis deux ans et qui implique une vendange précoce qui a débuté le 15 août. Nous avions fait 104 000 hectolitres en 2016, cette année nous en sommes à 80 000 hectolitres. Malgré les aléas climatiques, nous arrivons à faire des produits excellents grâce à l’adaptation de nos vinifications.» Jean-Louis Atienza a conclu son intervention par des remerciements aux membres du personnel ainsi qu’aux viticulteurs, coopérateurs et administrateurs.   

 « La dégustation de ce nouveau millésime est un moment de découverte pour savourer le travail de nos vignerons et celui de nos équipes au niveau de la vinification et de l’assemblage, a poursuivi le Directeur Général, Joël Julien. Ce millésime est historiquement le plus faible jamais réalisé. Nous sommes tributaires de la nature. Par contre des raisins magnifiques, très murs, tres concentrés  nous ont permis d’élaborer des vins aromatiquement intenses avec beaucoup de fraicheur, d’élégance, de finesse, de saveur et d’équilibre en bouche. »

Mais, la problématique existe, elle est malheureusement due au manque de volume qui pénalise aujourd’hui  les Costières de Pomérols dans sa croissance commerciale par rapport à la faiblesse de la récolte, Beauvignac étant producteur et non négociant. De ce fait, la finalisation des projets de restructuration avec la cave de Florensac se déciderait le 19 décembre prochain ce qui permettrait d’alimenter de façon plus importante les circuits commerciaux des caves de Pomérols.

« Notre ambition est de maintenir de l’activité économique, a conclu Joël Julien, ainsi que de bien faire vivre nos vignerons le mieux possible, Ils nous font confiance. C’est aussi grâce à ça que tous ensemble, nous sommes plus fort pour valoriser le travail de ce terroir avec ses cépages exceptionnels que nous exportons partout dans le monde. »

Cette sympathique manifestation a été agrémentée par un moment choral avec le groupe vocal Tempomérols et le collectif des Zygomoteurs, venu en avant-première, présenter leur nouvel album. 

Claude Stekelorom

OENOTOUR : Le Département Hérault récompensé par les Iter Vitis Awards

Mardi 20 novembre, le Département de l’Hérault a été récompensé pour le concept inédit de l’OEnotour de l’Hérault. Cette initiative départementale invite les visiteurs à découvrir tout le territoire, les paysages, les événements culturels, les activités de sport et de plein air, à partir de domaines viticoles sélectionnés pour la qualité de leur accueil.

oenoCapture

Le Président du Département Kléber MESQUIDA était présent avec Claude BARRAL, Vice-président délégué à l’économie et au tourisme, au Palais des Congrès de Paris lors des Assises de l’oenotourisme pour recevoir ce prix qui salue la démarche de l’OEnotour. Le trophée était remis par Didier CUJIVES, Président d’Iter Vitis France, Hervé NOVELLI, Président du Conseil Supérieur de l’Oenotourisme et Christian MANTEI, Directeur général d’Atout France.

#ITER VITIS AWARDS
Ce concours valorise les initiatives oenotouristiques privées et publiques pour dynamiser les territoires viticoles sur le plan environnemental, accessibilité, culturel, sportif… Sur les 28 dossiers retenus pour leurs actions et réalisations innovantes, le jury a sélectionné 5 lauréats, dont l’OEnotour de l’Hérault dans la catégorie structure publique.
 
« La vigne, c’est l’identité héraultaise ! Cette récompense souligne l’importance du projet de l’OEnotour pour la mise en valeur de notre patrimoine viticole et plus largement pour notre territoire. » Kléber MESQUIDA, Président du Département 
 
« Cet Iter Vitis Awards apporte à l’OEnotour de l’Hérault une notoriété et un rayonnement supplémentaire : c’est une fierté ! » Yvon PELLET, conseiller départemental délégué à la viticulture et à l’Observatoire viticole
 
« Ce concours témoigne de l’intérêt croissant pour l’oenotourisme ! 2ème département viticole de France et 4ème département touristique, l’Hérault a tout pour devenir une destination oenotouristique leader en Europe ! »
Claude BARRAL, conseiller départemental vice-président délégué à l’économie et au tourisme
L’association Iter Vitis Awards est un réseau de destinations, de professionnels, d’acteurs économiques, culturels, touristiques, d’institutions ainsi que d’établissements de recherche et de formation dont le but est de générer une dynamique autour de la reconnaissance des éléments du patrimoine viticole et de leur valorisation. www.itervitis.fr
 
#OENOTOUR DE L’HÉRAULT
 
"L’OEnotour capitalise sur tous ses points forts du territoire héraultais, la viticulture, les paysages, les traditions, les activités culturelles et de pleine nature…
Ces atouts sont valorisés dans 59 caveaux-étapes situé sur les 515kms de route de l’OEnotour. Pour goûter à l’art de vivre héraultais, allier dégustation de vins et découverte de paysages époustouflants, conjuguer convivialité et expériences sportives ou culturelles, mêler gastronomie et sensations insolites, s’émerveiller des richesses patrimoniales : il suffit de sélectionner son parcours sur oenotour.herault.fr ! Le site est disponible en anglais, danois, néerlandais, espagnol et français. Une carte OEnotour a également été éditée en anglais. En 2019, le Guide du Routard publiera l’OEnotour de l’Hérault, premier guide de l’éditeur consacré à une destination oenotouristique."

Soutien aux viticulteurs de l’Hérault

La Préfecture de l'Hérault annonce un soutien aux viticulteurs de l’Hérault confrontés à une récolte 2017 historiquement faible

photo: Claude Cruells

Les vendanges 2017 sont les plus faibles depuis l’ après - guerre , tant au niveau national, que régional ou départemental. Pour l’Hérault , la récolte devrait s’établir à 3,97 Mhl soit une baisse de 20 % par rapport à la moyenne d’environ 5Mhl alors que 2016 était déjà inférieure avec 4,63Mhl . Sans attendre, Pierre Pouëssel, Préfet de l’Hérault et Jérôme Desprey, Président de la Chambre d’agriculture, ont réuni l'ensemble des acteurs de la filière pour évaluer les difficultés auxquelles les professionnels pourraient être confrontés et accompagner les situations les plus complexes. Les partenaires se sont engagés sur des mesures d’ores et déjà opérationnelles :

  •  Un numéro unique pour tous les agriculteurs en difficulté (N° Vert : 0 800 100 362) : le dispositif partenarial Agir Ensemble afin de permettre d'identifier les viticulteurs les plus en difficulté et de réaliser un diagnostic de leur situation.
  • Pour les jeunes agriculteurs un accompagnement particulier : les jeunes agriculteurs bénéficieront d'un entretien personnalisé si leur situation nécessite un aménagement de leur plan d’entreprise (contact : DDTM 34 / ddtm - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) .
  •  Un soutien à la trésorerie
    • Sur la base de ce repérage, les services de l’État (DDTM, FranceAgriMer) seront mobilisés pour accélérer le versement des aides agricoles en instance de traitement.
    • Les viticulteurs en difficultés peuvent également demander la prise en charge partielle des cotisations sociales (formulaires à télécharger sur http://www.msalanguedoc.fr/lfr/web/msa - du - languedoc/exploitant/pec - msa ) et un échelonnement possible du paiement des cotisations (examen des dossiers par la MSA au 04 67 34 80 17) .
    • Pour les communes les plus touchées des mesures collectives de dégrèvement fiscal sur la taxe sur le foncier non bâti sont mises en place. Par ailleurs, les exploitants qui, du fait des intempéries, justifieraient de difficultés particulières pour acquitter leurs impositions courantes (IR, TH, TF de la résidence principale), peuvent solliciter des délais de paiement ou des remises gracieuses, dans les conditions de droit commun (contact : DDFIP)
    • Les banques (Crédit Agricole, Banque Populaire) ont accepté d’examiner les situations bancaires au cas par cas des exploitants et des caves coopératives qui en feraient la demande. L’État peut prendre en charge partiellement les frais liés à la restructuration des prêts et de garantie bancaire (DDTM 34 / ddtm - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ) .
    • La possibilité de solliciter une médiation du crédit, en cas de refus de refinancement par la banque habituelle des entreprises, par la Banque de France (www.economie.gouv.fr/mediateurcredit) .
    • Les services de l’Etat (Direccte Occitanie - UD Hérault) rappellent qu’il existe un dispositif d’allocation d’activité partielle, pour compenser les heures chômées par les salariés ( https://activitepartielle.emploi.gouv.fr ) .

Par ailleurs le Préfet a, dès le 28 août, autorisé dans les secteurs touchés par le gel, l’achat de vendanges et de moût. Une procédure de reconnaissance en calamité agricole a également été lancée pour que les exploitants ayant subi des pertes de fonds su r les plantiers du fait du gel du mois d’avril puissent bénéficier d’une aide financière du fonds national de gara ntie des risques en agriculture (procédure en cours).

Les partenaires examineront de façon concertée les situations des exploitants les plus en difficulté et se réuniront à nouveau d’ici la fin de l’année 2017.

Les vins Sud de France à l’heure anglaise

unetop100 En septembre, au Royaume-Uni, les vins régionaux entament une promotion protéiforme destinée à accroitre les ventes de vins Sud de France sur le troisième marché à l’export en valeur (79, 448 M€ en 2016) et le quatrième en volume (312 860 hl en 2016). Le vins présentés sont issus du Top 100* Sud de France, un concours organisé en mai dernier par Sud de France Développement présidé par Carole Delga et le CIVL pour mettre en avant les vins régionaux qui représentent près d’un tiers des vins français exportés sur le marché anglais. En 10 ans, le prix de l’hectolitre des vins Sud de France exporté au Royaume-Uni a progressé de 29%. Entre 2015 et 2016, les AOC régionaux ont progressé de 2,4% en valeur. Le 14 septembre, les vins Sud de France vont faire le buzz en investissant les réseaux sociaux outre-Manche. A la Maison de la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, la journaliste bloggeuse Sorcha Holloway propose une dégustation d’une trentaine de vins Sud de France en présence d’une quarantaine de ses principaux « followers » Twitter. Angleterre, Irlande du Nord, Ecosse et Pays de Galles, c’est l’ensemble du Royaume-Uni qui se retrouve sur Twitter à travers les vins Sud de France.

Le 19 septembre à Bristol et le 21 septembre à Londres, Sud de France Développement et la Maison de la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée participent au salon SITT pour présenter une sélection de vins régionaux avec pour objectifs de susciter de nouveaux référencements auprès d’importateurs britanniques.

Les 22-23 septembre, les vins régionaux sont présentés au City Wine Show, un salon consommateurs créé par le magazine professionnel the Drink Business à destination des jeunes cadres de la City.

Le 28 septembre, à la Maison de la Région Occitanie, une soirée consommateurs avec les quatre célèbres journalistes vin du Wine Gang.

En septembre et octobre, ce dispositif est complété par l’envoi d’une caisse de vins régionaux à des distributeurs et leur équipe d’achat afin qu’ils les achètent directement après les avoir dégustés.

L’agroalimentaire régional n’est pas en reste puisque, le 27 septembre, lors du salon Local Flavours à Norwich, une gamme de produits Sud de France d’une dizaine d’entreprises régionales est présentée, en partenariat avec le distributeur britannique Shire Foods of Norfolk.