Des médaillés héraultais au Salon de l’Agriculture

Les producteurs de vins ont raflé la mise avec 283 médailles dont 118 en or. Les olives et les huîtres reçoivent également une récompense. 

Des médaillés héraultais au salon de l’Agriculture

Au salon de l'Agriculture, il n'y a pas que les animaux qui reçoivent des médailles. Treize producteurs sont montés à la capitale pour faire découvrir muscats, spiruline, olives miel et autres mets ensoleillés.

296 RÉCOMPENSES

Au total, si les vins remportent 283 médailles dont 118 en or, on compte également 7 médailles pour la filière Olive (huile et olives) dont 2 en or, notamment une toute première médaille pour la « Lucques du Languedoc » de la coopérative Olidoc, récemment reconnue en AOP par la Commission européenne le 8 février 2017. Quant au littoral, il se distingue avec 6 médaillés pour les huîtres dont 2 en or.

240 vins médaillés sur le département de l'Hérault

Découvrez l'ensemble des vins du Languedoc médaillés ici : https://www.concours-general-a...

L’Hérault, entre vignes et Méditerranée avec le Guide du Routard

Pour feuilleter le guide oenotouristique de l'Hérault :

https://livre.fnac.com/a12580571/Collectif-Guide-du-Routard-Languedoc-Roussillon-Cevennes-2019?

Guide du Routard Languedoc  Roussillon Cévennes 2019

Un œil sur les collines et les vignes, l’autre sur l’eau... Pas de doute, vous êtes bien dans l’Hérault. Au bord de la Méditerranée, ce département est aussi l’un des plus ensoleillés de France. Cap sur Sète, son port, son ambiance méditerranéenne, ses musées aussi intéressants que décoiffants, et son étang de Thau où déguster les bonnes moules de Bouzigues. À quelques kilomètres de là, voici Montpellier, sa vieille ville, son musée Fabre aux riches collections d’art et ses bars animés. Un city break épatant en toute saison.

Mais il faut aussi explorer l’arrière-pays avec le Haut-Languedoc pour son beau parc naturel ou Saint-Guilhem-le-Désert et le cirque de Navacelles, aux portes des Cévennes. Sans oublier les vignobles de cette terre qui produit notamment le saint-chinian ou le pic saint-loup. Et, pour vous guider, le Routard publie cette année un guide de l’œnotourisme dans l’Hérault. C’est donc plus que jamais le moment de se faire du bien !

Plus d'infos sur le Languedoc-Roussillon

2019 c'est l'année du MALE à ROQUEMALE

Après un beau 18 sur 20 dans le dernier Terre de Vins, voici une médaille d'Or au concours des Grands Vins, car pour le domaine de Roquemale, le MALE 2016 AOC Grés de Montpellier obtient  une médaille d'Or au concours Mondial des Vins bio organisé en Janvier 2019 par Sud Vin bio.
Donc, 2019, c'est l'année du MALE!

L’image contient peut-être : boisson

Muscats de l'Hérault, le fruité à l'état pur

Avec Saint-Jean-de-Minervois, Frontignan, Lunel et Mireval, le Département de l’Hérault abrite 4 des 7 appellations muscat en France. Dans l’Hérault, le cépage utilisé est toujours le muscat à petits grains. Le muscat se décline en plusieurs variantes

  •  Les Vins doux naturels (VDN) : ce sont des vins mutés, c'est-à-dire des vins vinifiés de façon traditionnelle à partir des raisins récoltés à bonne maturité, mais dont la fermentation est stoppée par addition d'alcool vinique neutre. Ce procédé permet d’augmenter la richesse alcoolique du vin tout en conservant une grande partie des sucres naturels du raisin. Ces muscats, qui se conservent après ouverture de la bouteille, sont traditionnellement servis à l’apéritif et peuvent sublimer certains fromages et des recettes…
  • Les muscats secs : ce sont des vins vinifiés de façon traditionnelle aux arômes de pétales de rose, parfaits pour l’apéritif !
  • Les muscats moelleux : vinifiés de façon traditionnelle, ce vin exprime fruité et gourmandise. 
Muscat

4 terroirs de muscats

Situé autour de Lunel, le vignoble de l’AOC Muscat de Lunel est implanté sur un sol de grès à cailloutis silicieux rouges, datant du quaternaire (1,5 à 3 millions d’années). Les vins se distinguent par des arômes fruités de muscat frais, légèrement citronnés. A la fois frais, amples et riches, ils présentent des notes d’agrumes en bouche. Après plusieurs années, des notes de fruits confits se révèlent et l’onctuosité est caractéristique.

Muscat de Lunel : AOC depuis 1943 / 357 ha / 4 caves particulières / 1 cave coopérative / 1 négociant / 3500 hl/an

Constitué d’un sol aride, calcaire et caillouteux et d’un climat doux et sec l’été, ensoleillé et abrité du vent du nord l’hiver par les collines de la Gardiole, l’AOC Muscat de Frontignan est idéal pour la culture du Muscat à petits grains. Ce cépage muscaté et le savoir-faire des vignerons depuis des siècles permettent d’élaborer un vin doux naturel harmonieux et puissant, doté d’arômes de fleurs et de fruits. Fin et frais, ce muscat dévoile des parfums de fruits exotiques, de menthe et de citron. L’équilibre en bouche allie sucrosité et fraîcheur. En vieillissant, la robe prend des reflets ambrés et les arômes évoluent vers des notes de miel, de fruits et d’agrumes confits.

Muscat de Frontignan : AOC depuis 1936 / 603 hectares / 1 cave coopérative (150 adhérents et 85% des volumes de l’appellation) / 9 caves particulières
Le Saviez-vous ?

La bouteille communément appelée bouteille bordelaise est en fait née à Frontignan. Cette forme cylindrique a été conçue pour s’empiler plus facilement. Il n’est pas rare que les Bordelais l’appellent encore la « Frontignan ».

La légende raconte qu’Hercule torsada la bouteille pour en boire la dernière goutte…

Le vignoble de l’AOC Muscat de Mireval s’étend au bord de l’étang de Vic-la-Gardiole, sur un terroir argilo-calcaire. Les influences maritimes sont fortes et apportent de la fraîcheur l’été. Jeunes, ils révèlent des arômes de muscat frais et de fruits exotiques. Après plusieurs années, ils se dotent de reflets ambrés et les arômes évoluent vers des notes de fruits confits. En bouche, ils expriment onctuosité et saveurs miellées.

Muscat de Mireval : AOC depuis 1959 / 288 ha / 4 caves particulières et 1 cave coopérative / 2500 hl/an

L’AOC Muscat Saint-Jean-de-Minervois se situe exclusivement sur la commune éponyme, à une altitude entre 250 et 280m sur un plateau calcaire. Ce sol blanchâtre et pierreux restitue pendant les nuits fraîches la chaleur accumulée pendant le jour, ce qui favorise la maturation du raisin. L’appellation produit des vins à l’équilibre alcool, sucre et acidité exceptionnel et aux arômes de fruits exotiques, agrumes et fruits à chair blanche. En bouche, ils offrent un formidable équilibre, alliant puissance et fraîcheur, harmonie et persistance.

L’appellation Muscat de Saint-Jean de Minervois est la seule qui est située loin de la mer en altitude. Cela lui confère une typicité unique ! 

Muscat de Saint-Jean de Minervois : AOC depuis 1948 / 200 ha / 6 caves particulières et 1 cave coopérative / 6000 hl/an

Bilan des vendanges positif en 2018

Prévisions de vendange pour le bassin viticole Languedoc-Roussillon – octobre 2018, un Millésime prometteur  pour une majorité des producteurs

Alors que les vendanges sont désormais terminées dans l'ensemble du bassin, le bilan est satisfaisant avec des situations toutefois très contrastées pour les volumes récoltés.

Si la qualité organoleptique et sanitaire de la vendange inspirent l'optimisme, les volumes récoltés sont extrêmement variables. Dans les secteurs à bonne alimentation hydrique qui ont échappé à la grêle et aux dégâts de mildiou, la production est généreuse et souvent supérieure aux attentes. Par contre, dans les secteurs grêlés, dans les vignobles de coteaux ayant souffert de la sécheresse en fin d'été ainsi que dans les parcelles où le mildiou n'a pas pu être bien contrôlé, les volumes récoltés sont faibles à très faibles, certaines parcelles ravagées par le mildiou n'ayant pas été vendangées.

Dans la majorité des situations, l'absence de stress hydrique a favorisé un grossissement régulier des baies et une bonne maturité combinée à un état sanitaire très satisfaisant. Il en résulte des vins majoritairement bien équilibrés, fruités et très prometteurs en termes qualitatifs que se ce soit en blanc, rosé ou rouge.

tableauCapture

Le volume estimé de récolte est de 12,6 millions d’hectolitres, niveau supérieur à la moyenne des 5 derniers millésimes.

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Les ateliers « Vincoeurs et Saveurs » sont de retour jusqu'en décembre 2018 !

Tentez votre chance et gagnez 2 places pour le prochain atelier. Sur place, vous dégusterez plusieurs vins d’appellation Languedoc conseillés par Thierry Boyer, sommelier professionnel. Plusieurs mets seront aussi servis aux convives par un chef de prestige.

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Lot : une soirée pour deux personnes (19h-21h30)
Capacité maximale par atelier : 40 personnes
Département de l’Hérault 

Prévisions de vendange pour le bassin viticole Languedoc-Roussillon

Septembre 2018

Des conditions de vendanges optimales, propices à la qualité

Source : http://www.prefectures-regions.gouv.fr/occitanie/Actualites/Previsions-de-vendanges-en-Occitanie/

Raisins, Grappes, Vigne, Vendanges

Alors que les vendanges touchent à leur fin ou sont terminées dans une bonne partie du vignoble, le bilan provisoire est globalement positif et prometteur avec des situations toutefois très contrastées. Les conditions météorologiques des dernières semaines sont optimales, avec des précipitations limitées et courtes, un air sec et des températures favorables présentant des écarts jour-nuit assez marqués.


Ce contexte climatique propice a permis de récolter les raisins à leur optimum de maturité dans la majorité des parcelles. Les dates de récolte sont revenues cette année dans la norme, avec un retard d'une semaine à dix jours sur 2017 qui était extrêmement précoce.

Si la qualité de la vendange est très satisfaisante, les volumes récoltés sont extrêmement variables. Dans les secteurs à bonne alimentation hydrique qui ont échappé à la grêle et aux dégâts de mildiou, les productions sont généreuses.
Par contre, dans les parcelles où le mildiou n'a pas pu être bien contrôlé ainsi que dans les secteurs grêlés et dans les vignobles de coteaux ayant reçu peu de précipitations en fin d'été, les volumes récoltés sont assez faibles. Certaines parcelles ravagées par le mildiou ne sont pas vendangées.

Les vins issus des premiers raisins vendangés sont majoritairement bien équilibrés, fruités et très prometteurs en termes qualitatifs, que se ce soit en blanc, rosé ou rouge.

Les conditions climatiques très favorables depuis le début des vendanges et l'absence de stress hydrique dans les secteurs à bon potentiel productif permettent d’estimer le volume de récolte à 12,3 millions d’hectolitres.

Prévision de vendanges du bassin Languedoc-Roussillon – septembre 2018

en millions d'hectolitres Aude Gard Hérault Pyrénées Orientales Languedoc-Roussillon
2013 (bilan) 3,89 3,20 5,72 0,77 13,58
2014 (bilan) 3,62 3,53 4,73 0,83 12,71
2015 (bilan) 3,88 3,37 5,55 0,84 13,65
2016 (bilan) 3,59 3,47 4,63 0,67 12,36
2017 (bilan)   3,15 2,58 4,04 0,67 10,44
2018 (estimation)    3,40  3,20 4,93  0,77 12,30

Pour en savoir plus :

Méthode de prévision :

Enquête téléphonique réalisée par le service régional de l'information statistique et économique et territoriale de la Draaf (SRISET) de juillet à octobre. Par sondage les trois premiers mois (52coopérativesinterrogées), exhaustive le dernier mois pour les caves coopératives et complément avec échantillon de caves particulières.
Les prévisions de récolte faites par les caves coopératives sont ensuite extrapolées à l’ensemble de la région (y compris les caves particulières). La prévision est arrêtée au 27 septembre et ne prend pas en compte les événements climatiques qui auraient eu lieu après cette date. Les résultats de l’enquête sont analysés avec les experts du service
régional de FranceAgriMer.

Étiquetage des vins, comment s'y retrouver ?

Les vins font l'objet d'une réglementation très stricte permettant d'assurer la traçabilité des produits. Les étiquettes sont une source d'informations précieuse pour le consommateur. Décryptage.

©Creative Commons CC0

Les typologies de vins

LES VINS SANS INDICATION GÉOGRAPHIQUE

Certains vins ne font apparaître aucune appellation protégée ou indication géographique sur leur étiquette. Ils répondent néanmoins à une catégorie spécifique anciennement dite « vin de table » et qu'on appelle aujourd'hui « vin sans indication géographique (VSIG) ». Cette catégorie a l'obligation de faire apparaître sur l'étiquette la mention du pays où les raisins ont été collectés et transformés. Par exemple, si un vin est produit en France, il devra obligatoirement faire apparaître la mention « vin de France ».

À noter que depuis 2009, les vins sans indication géographique disposent d'une autorisation à faire figurer sur leur étiquette le cépage et le millésime, sous réserve d'un agrément spécifique de l'opérateur et d'une certification de FranceAgriMer.

Lire aussi : Comprendre les labels bios

LES VINS AVEC UNE INDICATION GÉOGRAPHIQUE OU UNE APPELLATION CONTRÔLÉE

Cette catégorie correspond à des vins dont les raisins sont récoltés et vinifiés sur un périmètre géographique défini ou qui sont le fruit d'un terroir. Il existe plusieurs types de mentions :

  • L'appellation d'origine protégée (AOP)

La mention AOP sur une étiquette signifie que le vin est lié à un terroir et un savoir-faire spécifiques. Pour faire figurer ce sigle à valeur européenne, le vin doit au préalable obtenir l'équivalent français de cette mention, l'appellation d'origine contrôlée (AOC). Ce n'est qu'une fois acquise que le produit pourra être inscrit dans le registre européen des dénominations protégées (placé sous l'autorité de la Commission européenne).

  • L'indication géographique protégée (IGP)

L'IGP se base également sur le rapport du produit à un terroir donné et répond aux mêmes contraintes d'enregistrement au niveau national et européen. L'Institut national de l'origine et de la qualité (INAO) indique que, pour qu'un produit obtienne l'IGP, il faut « qu'une étape au moins parmi la production, la transformation ou l’élaboration de ce produit doit avoir lieu dans cette aire géographique délimitée ».

Lire aussi : Quelle réglementation pour l’origine géographique des produits alimentaires ?

Les mentions obligatoires

Pour qu'un vin soit considéré comme respectant la réglementation, il doit obligatoirement faire apparaître sur son étiquette les éléments ci-dessous :

  • La catégorie réglementaire du vin

Type de vin (vin pétillant, vin…), appellation ou indication géographique protégées.

  • Le message sanitaire (boissons > 1,2 % d’alcool)

Message ou pictogramme déconseillant la consommation d’alcool pour les femmes enceintes.

  • Le titre alcoométrique volumique acquis (TAVA)

Pourcentage d’alcool (en unités ou demi-unités).

  • Le numéro de lot

Indication de la quantité de vin produit et conditionné dans des conditions similaires. Le numéro est toujours précédé d’un « L ».

  • La provenance
  • La présence d’additifs ou d’allergènes
  • Le volume nominal

Volume de liquide censé être présent dans le contenant.

  • Les informations relatives à l’embouteilleur

Lire aussi : Alimentation : comment lire les étiquettes nutritionnelles ?

Les informations complémentaires

Il existe des informations complémentaires qui peuvent vous aider à vous assurer de la conformité d'un produit. Ces mentions, sans être obligatoires, sont néanmoins soumises à réglementation :

  • Le millésime

Pour pouvoir faire valoir une année de millésime, le producteur doit avoir récolté au moins 85 % des raisins pendant l'année indiquée sur la bouteille.

  • Le cépage

De la même manière que le millésime, un cépage indiqué sur une bouteille de vin indique qu'en principe 85 % des raisins correspondent à la variété indiquée (100 % dans le cas d'un assemblage).

  • La méthode de production

Les producteurs peuvent décider de mettre en avant certaines pratiques de production. Par exemple, il peut être indiqué sur la bouteille le type de contenant dans lequel le vin a été élevé. À noter que pour utiliser ces informations, il faut répondre à des conditions spécifiques.

  • Exploitation agricole

La mention de l'exploitation agricole est normalement réservée aux IGP ou aux. Pour avoir la possibilité de la faire apparaître sur une bouteille, le vin doit avoir été récolté et vinifié exclusivement sur le domaine.

Lire aussi : Les labels « Fabriqué en France » pour les produits non alimentaires

L'écho du millésime 2018

Soutien infaillible de la filière viticole héraultaise, le Président du Département Kléber MESQUIDA a visité une quarantaine de caves coopératives pendant les vendanges. Chaque année, c’est un rendez-vous attendu pour parler de l’état de la récolte et échanger sur les attentes, les besoins, les difficultés que les caves rencontrent.

Après une année de gel et de sécheresse en 2017, ce qui avait entraîné une vendange d’un niveau historiquement bas, 2018 est un millésime humide, touché par le mildiou, mais dont la récolte estimée à 5 millions d’hectolitres se place au-dessus de la moyenne décennale.

 En 2018, le Département consacre un budget de près de 17M€ aux filières agricole et viticole dont 11M€ fléchés pour l’irrigation. Il accompagne aussi les viticulteurs dans l’accès au foncier agricole, leur propose des solutions innovantes et agri-environnementales pour lutter contre le ver de la grappe et les soutient suite aux aléas climatiques survenus en 2017 (2M€ ont été votés lors de la session de septembre).

En créant l’Œnotour cette année, le Département s’investit fortement dans le développement de l’œnotourisme, en capitalisant sur tous ses points forts : la viticulture, les paysages, les traditions, les activités culturelles et de pleine nature… Ces atouts sont valorisés dans 59 caveaux-étapes situé sur les 515kms de route de l’Œnotour, à retrouver dans le guide et sur le site internet dédié. 

A lire pour aller plus loin

Les vendanges d’autrefois

Dans les années soixante, c’était une fête, on les préparait longtemps à l’avance.

Le tracteur gagne du terrain

Je vous parle d’un temps que les moins de 50 ans ne peuvent pas connaître.

Il y avait d’abord la foire des vendanges fin août, on s’équipait, bottes, chapeau, sécateur. On sortait les comportes, il fallait les arroser pour les rendre étanches, les plus abîmées étaient amenées chez le tonnelier pour changer une douelle ou une cornaillère.

Elles pouvaient contenir 80 kg de raisins environ.

Pour les évacuer de la rangée, le moyen le plus utilisé était le pal - technique du sémaillé - barres de bois tenues par les porteurs de la comporte. Certains utilisaient la brouette, mais il ne fallait pas que le terrain soit détrempé, rocailleux, ou à fort dénivelé.

C’est à la fin de la décennie que les bennes vont faire leur apparition. 

Les vendanges de 1942

Les petits propriétaires vendangeaient à la journée alors que les grandes propriétés le faisait à forfait, on payait le raisin au kilo, plus on en ramassait et plus on était rémunéré; dans ce cas, il n’y avait pas de place pour le folklore. De la vigne à la cave, tout était bruyant, tracteurs, motoculteurs, camionnettes et même quelques chevaux qui faisaient de la résistance. La colle se composait de 8 coupeurs dont la meneuse, un videur de seaux et deux porteurs.

Le travail était dur en cette période, le matin il faisait frais pour ne pas dire plus, parfois avec la rosée on était trempé Au fur et à mesure que l’heure avançait, on enlevait le ciré, puis le gilet pour finir vers 11 heurs torse nu, les hommes bien évidemment ! Malgré tout, le soir on trouvait le temps de se rencontrer, de boire un verre, dans les villages on dansait avec un électrophone, une simple guitare.

A la fin de la vendange il y avait la capounade qui consistait à barbouiller le visage d’un vendangeur, et enfin le non moins traditionnel repas de fin de vendange. La main d’œuvre venait d’Espagne, les polonais, des mines de Cransac, les aveyronnais et même des italiens. 

Mécanisation de la vendange

Aujourd’hui tout est mécanisé, les entreprises viennent avec machines à vendanger, tracteurs et bennes. De plus on travaille souvent de nuit, donc cette activité passe inaperçue car il n’y a plus de caves particulières dans le village qui répandaient cette odeur de fermentation et où régnait une certaine agitation. 

Bernard Bals

La Grange de Berlou

A Berlou au nord de Saint Chinian, au 3 rue de Caladou, sont situées les installations du domaine viticole "La Grange Léon". C'est là que sont vinifiées et vendues les récoltes des vignes de cette zone particulière des Hauts Cantons. Véronique et Joël Fernandez y élaborent des nectars bien propres à réjouir les palais régionaux et internationaux.

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Comme disait Brassens, Joël Fernandez a dû "naître au pied d'une souche". Une de ces souches bien racinées qui vont chercher dans les schistes nourriture, chaleur et saveurs. Depuis des siècles, les hommes ont su, avec le jus des fruits de la vigne, élaborer des liquides que les anciens Grecs trouvaient dignes des dieux. Mais, élaborer ces boissons, c'est tout un art et n'est pas vigneron – un vrai selon J. Fernandez – qui veut.

Il faut tenir compte de l'exposition des parcelles, de l'ensoleillement. Savoir quel raisin se récolte "le matin très tôt", quel est son degré de maturation. Pour cela, le maître de La Grange Léon a recours à un œnologue, son "toubib". Et les prescriptions de celui qui veille sur la maturation tous les 2 jours permettent de produire des vins blancs à 12°, dont le "Petit Marcel", léger, rafraîchissant. Chaque cépage a ses exigences, telle la Syrah ou le Mourvèdre.

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Ce dernier doit subir une sorte de pré-vendange. Il faut couper une grappe sur deux pour que les grains n'entrent pas en contact. Sinon, la pourriture gagne. Cela ne peut être fait qu'à la main, comme d'ailleurs toute la récolte. Certes, les nouvelles machines sont plus sélectives et le coût de la main d'œuvre est élevé.

A La Grange Léon, même cueillie à la main, la récolte est triée sur un tapis roulant ! Bien sûr, en cette année pluvieuse, il a fallu traiter. Mais M. Fernandez pratique une agriculture raisonnée. Il serait tenté de passer en "bio".

Il n'a pas pu le faire cette année, devant surmonter deux terribles épreuves de santé et ne pouvant s'impliquer autant qu'il le faudrait.

L'envie est là pourtant. Cette envie qui lui a fait quitter la coopérative fondée par son grand-père au milieu des années 60 et lui a permis de faire face à d'importantes difficultés en 2008.

On ressentait alors la crise économique et la récolte était payée non plus en AOC, mais comme vin de table. L'exploitation de 6 ha permettrait-elle de s'en sortir ? Arracher ? Autant s'arracher les tripes ! Et puis, ce fut le début d'une nouvelle aventure : récolter, vinifier, commercialiser sur 20 ha.

Et aujourd'hui, 19 cuves de 10 à 50 hl - selon les besoins de la vinification - alimentent la vente des blancs, rosés et rouges du domaine. Au total, une vraie PME familiale qui commercialise 27 000 cols par an. Alors, M. Fernandez démarche les particuliers, fréquente les salons.

Et il exporte au Luxembourg, en Belgique, en Allemagne, en Ecosse. Ses vins, plusieurs fois primés, figurent au guide Hachette. Nous nous en sommes entretenus en pleine vendange.

Et M. Fernandez a parlé aux gens de la ville de schistes et de soleil, de terroirs et de racines, et de passion.

H. Le Blanche.

(Avec le portrait du grand-père à l'arrière plan des photographies)