Bienvenue à la Vigne de Cocagne du Domaine Mirabeau

Samedi 21 septembre, de 10h à 17h, Journées portes ouvertes au domaine de Mirabeau, route départementale 114 à Fabrègues dans le cadre du mois de la transition agroécologique, un événement organisé par la Métropole de Montpellier.

première exploitation viticole d'insertion sociale et professionnelle en France, lancée en 2017 par Pauline Chatin

 Un vin authentique, solidaire et coopératif 

A Fabrègues, au sud de Montpellier, situé au pied de la Gardiole, partez à la découverte du Domaine de Mirabeau, la première exploitation viticole biologique d’insertion en France. Une dégustation des produits du domaine sera proposée à la fin de la visite.
Plus d’informations sur www.vignedecocagne.fr

« Nous proposons un apprentissage du métier d’ouvrier viticole aux personnes les plus éloignées de l’emploi, bénéficiaires du Revenu de solidarité active, prioritairement des jeunes de moins de 26 ans ayant peu ou pas travaillé, avec peu ou pas de qualifications », détaille la jeune entrepreneuse.

Montpellier Méditerranée Métropole organise pour la 5e année consécutive, le mois de la transition agroécologique

Au travers de 60 événements construits en collaboration avec les acteurs du territoire qui partagent valeurs et savoir-faire pour des pratiques respectueuses de la planète, du 29 août au 07 octobre 2019, la transition agroécologique est mise en avant à travers plus d'une soixantaine d'événements organisés avec la collaboration d'une kyrielle de partenaires.

Muscat - Début des vendanges au Domaine de la Plaine

Après un début d’été riche en récompenses, avec notamment le titre de « meilleur muscat du monde », c’est l’heure de la récolte sur le terroir du muscat de Frontignan.

Les vendanges ont débuté au Domaine de la Plaine

Les vendanges viennent en effet de débuter au domaine de la Plaine, donnant le top départ pour 3-4 semaines de récolte.

Alors que le mois d’août sent encore les vacances sur le littoral frontignanais, on s’active un peu plus dans les terres… Depuis lundi matin, au pied de la Gardiole, le bruit sec des sécateurs accompagne le chant des cigales…. et c’est du côté du Domaine de la plaine, comme souvent, que l’on rencontre les premiers vendangeurs de la saison. Niché entre Frontignan et Vic-la-Gardiole, c’est en effet à l’extrême Est du terroir que les vendanges débutent et que l’on récolte presque traditionnellement les précieuses grappe de muscat petit grain.

Les précieuses grappes de muscat petit grain 

C’est un terroir d’exception, cultivé depuis des siècles autour de ce cépage unique, duquel les viticulteurs font naître aujourd’hui plus de 70 vins différents. Ce vignoble, qui façonne les paysages, constitue un véritable atout touristique et économique de la commune. Il s’étend sur un terrain aride, calcaire et caillouteux, dans un climat doux et sec en été, exposé au soleil du midi abrité des vents du Nord en hiver par les collines du massif de la Gardiole. C’est grâce à ces conditions que la maturité du raisin ne peut qu’être précoce, aromatique et excellente. Ce nectar, plus ancienne AOP muscat de France, s’est élevé au rang des plus prestigieux vins doux naturel du monde.

Frontignan, plus que jamais capitale du muscat, l’a encore démontré cette année en décrochant notamment 3 médailles lors du concours des Muscats du Monde®… Une médaille d’or pour le muscat 12 ans d’âge de la cave coopérative (doublé de la place de meilleur muscat du monde), et deux médailles d’argent pour le domaine Peyronnet (muscat sec et cuvée Belle-Étoile).

La saison des vendanges commence donc au cœur de ce mois d’août, et les conditions climatiques de ces derniers mois laissent présager une récolte moins importante qu’à l’accoutumée, toutefois il semblerait que la qualité soit encore une fois au rendez-vous !

Aide exceptionnelle aux viticulteurs

Carole Delga : « La Région est solidaire des hommes et des femmes qui font vivre le territoire ! »

 Réunis sous la présidence de Carole Delga, vendredi 19 juillet 2019 à Montpellier, les élus de la Commission permanente ont approuvé l'affection d'une enveloppe d'un million d'euro pour venir en aide aux agriculteurs et viticulteurs touchés par les récentes intempéries.

 Lors du premier semestre 2019, la Région Occitanie a de nouveau été touchée par des épisodes climatiques intenses liés au gel, à la grêle ou plus récemment à une période de canicule sans précédent. Episodes qui entraîneront des pertes de récoltes significatives pour les agriculteurs impactés. L'évaluation est encore en cours pour certains départements, mais Aude, Hérault, Gard, Pyrénées-Orientales, Lot, Lozère et Haute-Garonne ont été particulièrement soumis à ces aléas climatiques.

 « Consciente des conséquences dramatiques de la canicule et de la grêle, j'ai fait voter ce matin aux membres de la Commission permanente une aide exceptionnelle d'un million d'euro pour soutenir les viticulteurs et agriculteurs durement touchés. La solidarité est l'affaire de tous et je m'attache à ce que ce soit l'une des qualités premières de la Région ! », a déclaré la présidente de Région, Carole Delga.

 Outre cette aide directe, il sera proposé à la prochaine Assemblée Plénière de novembre une adaptation du dispositif régional de soutien à la trésorerie déjà mobilisé lors de précédentes intempéries en 2017 et 2018, afin d'accompagner les agriculteurs touchés par ces évènements climatiques.

 Accompagner les exploitations pour anticiper l'adaptation au changement climatique

 Compte-tenu de la multiplication des phénomènes climatiques en cours, il est également nécessaire d'agir sur des mesures de long terme afin d'accompagner les exploitations et les structures économiques dans l'adaptation au changement climatique.

 Plusieurs pistes de travail ont été évoquées ce matin : 

-   le développement de l'assurance pour tous les risques assurables dont les phénomènes de canicule. Afin de permettre cette évolution et au regard des difficultés que cela pose pour les arboriculteurs, la Région Occitanie soutient la Fédération Fruits et Légumes qui porte une demande auprès du ministère pour l'accompagner dans cette démarche.
 
-  la poursuite et la mise en place de mesures de prévention pour anticiper l'impact des évènements climatiques. Il sera notamment nécessaire de s'interroger globalement sur les évolutions possibles des modèles de production.
 
La Région souhaite mettre en place début 2020, en lien avec la profession, une stratégie globale pour accompagner l'adaptation au changement climatique des exploitations et des structures économiques. Ce travail se fera en lien avec la Mission d'information et d'Evaluation constituée lors de l'Assemblée plénière du 27 juin dernier.
 
Carole Delga a rappelé, à l'occasion de ce vote, sa position ferme sur le risque de réduction des budgets des Chambres d'agriculture : « Alors que portons sur les territoires des politiques publiques volontaires et ambitieuses en faveur d'une agriculture de qualité ; alors que nous œuvrons à accompagner les agriculteurs vers une production respectueuse de l'environnement ; il est du devoir de l'Etat de maintenir son appui aux Chambres consulaires. Ces budgets ne sont pas que des espèces sonnantes et trébuchantes, ce sont des emplois, des hommes et des femmes qui informent, forment et accompagnent les agriculteurs dans la transition agroécologique et leurs démarches d'amélioration de la qualité des productions. »

Hortus Live propose une fusion de sensations

Samedi 20 juillet 2019, sur la commune de Valflaunès -15 km au nord de Montpellier - le festival Live du Pic Saint-Loup dont c'est la 4e édition associe les vignerons du Pic Saint-Loup à une scène musicale internationale. 

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Hortus Live propose une fusion de sensations, de perceptions et d’émotions dans un espace naturel d’une grande beauté : un festival de musique entre falaises et vignobles.  Entre le Pic Saint Loup et l'Hortus, au nord de Montpellier (34), le spectateur déguste le vin des nombreux domaines présents ainsi que des produits locaux tout en profitant d'une programmation musicale d'envergure internationale.

Billetterie en ligne : ICI

Au programme de 19h à 2h:
Venu de Chicago, Hypnotic Brass Ensemble
du Michigan, la soul rock de Curtis Harding
le Lyonnais Pat kalla & le super Mojo dans un groove africain
et aux platines DJ Reverend P

3 jours de Festival des vins d'Aniane. L'excellence d'un terroir

Au Salon des vignerons, 33 cuvées de vignerons de la vallée de l'Hérault, c'est le 21e Festival des vins d'Aniane à 30 km à l'ouest de Montpellier

Vendredi 19 juillet  de 17h00 à minuit
Samedi 20 juillet  de 10h00 à minuit + le grand dîner du festival à 19h45 et vente aux enchères de cuvées au profit de l'association Montpellier Reine
Dimanche 21 juillet  de 10h00 à 18h00

https://www.festivaldesvinsdaniane.com/reservation-diner-des-vignerons

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Balades œnotouristiques autour des vins du territoire entre garrigues et Pic Saint-Loup

Eté 2019, une balade de 3h pour apprécier nos paysages et déguster les vins et saveurs des producteurs « Terre de Garrigues et du Pic Saint-Loup ». Balades proposées dans le cadre du label Vignobles & Découvertes par le réseau Terres de Garrigues et du Pic Saint-Loup. 


Chaque sortie offre un focus sur les appellations locales : AOC Pic Saint-Loup, AOC Terrasse du Larzac, AOC Languedoc – Grès de Montpellier, AOC Languedoc et IGP.


Depuis le château de Montferrand.

  • 16 juillet : 18 h - Départ parking du Château de Saint-Mathieu-de-Tréviers

Puech des Mourgues

  • 23 juillet : 18 h
  • 13 août : 18 h - Départ parking site d’escalade de Saint-Bauzille-de-Montmel  

Vallée de la Buèges

  • 30 juillet : 18 h
  • 27 août : 17h30 

Départ parking de l’ancienne cave coopérative de Saint-Jean-de-Buèges 

Pic Saint-Loup
Au sommet du Pic Saint-Loup culminant à 658 mètres, au cœur des garrigues, vous dégusterez des vins de nos vignerons ainsi que des produits locaux. Une expérience sensorielle inédite ouverte sur un vaste panorama entre Cévennes, Méditerranée et vignes en pleine garrigue.

  • 6 août : 18 h
  • 20 août : 17 h 30
  • 3 septembre : 17 h - Départ parking de Cazevieille

Tarif : 10 € (règlement sur place ou à l’Office de Tourisme au préalable, pas de CB)
Nombre de places limitées : 15 personnes, sur réservation
Prévoir chaussures adaptées et bouteille d’eau
Balade annulée en cas de pluie ou si moins de 5 participants.

Réservations auprès de l’Office de tourisme :  04 48 20 05 28

Vins & Saveurs du Pic :
Les quatre balades vous permettent de déguster des vins et des produits locaux et de découvrir les différentes AOC et IGP qui font toute la richesse du territoire. Chaque balade offre un focus sur l’appellation prégnante du site visité : AOC Pic Saint-Loup, AOC Terrasse du Larzac, AOC Languedoc – Grès de Montpellier, AOC Languedoc et IGP.

Balades proposées dans le cadre du label Vignobles & Découvertes par le réseau Terres de Garrigues et du Pic Saint-Loup, réseau d’ambassadeurs de plus de 60 professionnels dont 22 vignerons, 12 hébergeurs, 9 restaurants, 11 prestataires de loisirs et agences réceptives du Grand Pic Saint-Loup.

Retrouvez l'agenda œnotourisme Occitanie 2019/2020

Fêtes autour de la vigne et du vin, marchés de terroir mais aussi balades et randonnées dans les vignobles, culture et festivals : retrouvez l'agenda oenotourisme Occitanie 2019/2020. A déguster sans modération !

VOIR l'agenda

Le saviez-vous ? L'Occitanie est le premier vignoble mondial en superficie pour les vins d'origine. Un très grand vignoble donc, riche d'appellations de haute qualité mais également plein de dynamisme, de passion, de convivialité.

Cet agenda réunit ainsi les manifestations œnotouristiques de la région, de la Méditerranée à la Gascogne, département par département. Idéal pour préparer vos sorties à la rencontre de nos terroirs et de nos vignerons.

Le Guide du Routard "Œnotourisme en Hérault" sort en librairie !

Après l’obtention du prix Iter Vitis Awards aux Assises de l’OEnotourisme à Paris, le célèbre Routard publie en juin 2019 son tout premier guide entièrement consacré à l’oenotourisme dans l’Hérault. A découvrir en avant-première dans votre librairie Sauramps, à Montpellier, au prix de 14€ !

Le Guide "Œnotourisme en Hérault" a été présenté lors d'une conférence de presse au Château d'O de Montpellier le 29 mai dernier, en présence de Philippe Gloaguen, Président et fondateur du Guide du Routard, Kleber Mesquida, Président du Président du Conseil départemental de l’Hérault ainsi que d’Yvon Pellet et Claude Barral, Vice- présidents. Reportage.

L’objectif du Département est affiché : hisser l’Hérault dans le top 3 des destinations œnotouristiques d’Europe d’ici 2020.

« Si ce Guide du Routard existe c’est grâce à une vraie volonté des élus de favoriser le tourisme viticole, et l’Hérault est le département le mieux organisé pour accueillir nos lecteurs » a expliqué Philippe Gloaguen.

 

C’est au Salon de l’agriculture il y a deux ans, que Philippe Gloaguen a découvert l’œnotour sur le stand du Département : 515 kilomètres de routes, 24 circuits œnotouristiques et plus de 700 caveaux ouverts au public qui maillent le territoire. Une base qui a séduit le patron du Routard qui réfléchissait déjà à sortir un guide d’oenotourisme.

« Grâce au Guide du Routard, on peut découvrir le territoire héraultais avec ses paysages, ses traditions, les bons produits du terroir, les sports de pleine nature mais également tous les conseils concernant l’hébergement et la restauration, c’est ce qu’on appelle consommer l’Hérault » assure Kléber Mesquida. 

Guide du Routard "Œnotourisme en Hérault"

Selon Philippe Gloaguen : « Le Routard peut amener jusqu’à 20% ou 30% de clients en plus car nos lecteurs sont fidèles ».

La viticulture fait partie de l’ADN de l’Hérault. Le département compte 81 100 hectares de vignes : c’est 43% de la surface agricole totale de l’Hérault et 13% de la superficie totale du département. Ce qui fait de l’Hérault le 1er département viticole d’Occitanie et le 2ème département viticole de France, derrière la Gironde. Le secteur représente 800 millions d’euros de chiffre d’affaires chaque année.

Les 10 ans de l’oenothèque départementale

Depuis 2012, le Département de l’Hérault mène une initiative unique en France : l’évaluation du potentiel de garde des vins de son territoire. L’objectif est également de valoriser le travail mené depuis 30 ans par les viticulteurs héraultais pour améliorer la qualité des vins.

172 références de vins rouges (soit plus de 2 300 bouteilles) de tout le département, sont conservées dans un lieu secret et insolite au sous-sol des archives départementales de Pierresvives à Montpellier, un espace aux conditions optimales de conservation : température à 16°C et hygrométrie à 60%

Chaque année, au mois de novembre, une commission de dégustation regroupant plus de trente experts (sommeliers, œnologues, dégustateurs et chercheurs) se réunit pour évaluer en aveugle les vins de l’œnothèque, en utilisant une fiche de dégustation multi-critères.

En 2018, 80% des vins provenant du millésime 2009 ont encore une capacité de garde dans l’avenir.

La Fête de l’OEnotour

Jeudi 6 juin à partir de 19h, dans les jardins du Mas d’Alco à Montpellier, c’est la grande fête de l’OEnotour.

Au programme :

Dès 19h :

  • Remise des médailles de l’Hérault aux lauréats du Concours Général Agricole 2019
  • Présentation d’Oeno‐tonneaux réalisés par 8 artistes héraultais
  • Marché de producteurs 100% héraultais, avec une sélection musicale de Selecta Guila,.
  • Animation autour d’un accord mets et vins orchestré par un grand chef héraultais et le sommelier Thierry Boyer

À 21h, place à la musique ! Rose Betty Klub, la musique festive colombienne de Onda Ya, un mix de vinyles jazz, afro et latino du DJ Selecta Guila et le rock bodega festif des Marcel en tête

En savoir plus : www.herault.fr/actualite/fete_oenotour_2019

Swing it fait chanter le vin

Swing it, start up montpelliéraine membre de la French Tech Montpellier, a inventé un procédé de vinification musicale qui stimule le travail des levures naturelles lors de la fermentation grâce aux vibrations musicales.



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Verres de vin

 

 

 

 

Le vin bonifié grâce aux effets de la musique

Sébastien Durand et Franck Rudelle deux hommes à la base d’un projet innovant permettant à une cave de monter en gamme, valoriser son image et marquer sa notoriété grâce à leur technique...

Ils ont eu l’idée de tenter une expérience au fond de leur garage avec quelques hectolitres de vin, dans deux cuves, une équipée de musique, l’autre non. S’apercevant qu’après fermentation, le vin obtenu était bonifié par la musique, ils ont tenté l’expérience à plus grande échelle à la Cave des Terroirs de la Voie Domitienne à Cournonsec, puis au Domaine de l’Octroi en Agde et en Pic Saint-Loup.

Parallèlement, ils ont fondé leur société, « Swing it », pour lancer cette vinification musicale, avec un protocole effectif durant la fermentation (3 semaines) afin d’agir sur les organismes vivants, les levures, qui contribuent à révéler les arômes et qui apportent une plus grande typicité ainsi qu’une structure gustative plus complexe et plus riche. "Dans de nombreuses régions, la Musique est connue pour ses effets bénéfiques sur le monde animal et végétal. Il nous fallait l’essayer sur les fameuses levures. Et le constat fut à la hauteur des espérances car les qualités organoleptiques du vin obtenu étaient supérieures à celles des autres vins" précisent-ils.

Un procédé scientifique

Comme chacun sait, la musique comme tous les sons est constituée d'énergie acoustique due aux vibrations du milieu parcouru. La fréquence des sons audibles par l'oreille humaine va de 16 hertz (son très grave) à 16 000 hertz (son très aigu) en dehors de cette plage, on trouve les infra-sons et les ultra-sons qui eux aussi peuvent être émis par les instruments de musiques mais ne sont pas perçus par l'homme. Le son se propage particulièrement bien en milieu aqueux et donc dans le vin. L'atténuation due à l'absorption et à la diffusion est beaucoup plus faible pour les ondes acoustiques que pour les ondes électromagnétiques. Chaque musique est donc associée à un ensemble de fréquences de vibration dont les effets sur le milieu traversé sont spécifiques.
Une mystérieuse alchimie des ondes se superpose ainsi à l'alchimie de la vinification, l'art de la musique bonifiant l'art du vigneron. Une mystérieuse alchimie des ondes se superpose ainsi à l'alchimie de la vinification, l'art de la musique bonifiant l'art du vigneron. A musique différente, ondes et effet différents. Si la musique classique a été concluante à Cournonsec (Quatre saisons de Vivaldi), en Agde ce fut du Jazz.

Un procédé breveté

Beaucoup de personnes ont encore du mal à admettre l'impact de la musique sur la qualité du vin. Pourtant des tests de dégustation menés en aveugle et des analyses organoleptiques le prouvent.
Travaillant avec des chercheurs et des spécialistes dans les domaines musical et scientifique, Swing-it a pu déposé un brevet sur la base d'un solide dossier, étayé par des expériences concluantes. La jeune société pionnière désire maintenant aller plus loin, elle optimise son procédé avec des moyens techniques très élaborés et des capteurs connectés pour mesurer les paramètres à contrôler.

Un procédé innovant à fort potentiel

Certains voient déjà dans le procédé Swing-it une innovation aussi porteuse de développement en terme de qualité et de marketing que ne le fut il y a quelques années celle du conchyliculteur Tarbouriech avec le procédé d'exondation des huîtres.

« Nous recherchons donc des partenaires pour continuer" précisent les dirigeants de la start-up ajoutant que "si certains sont prêts à tenter l’aventure avec nous, dans la Région que nous aimons, nous sommes prêts, car cette technique a de l’avenir. "

L'aventure commence mais le parcours sera difficile. De même que Tarbouriech à ses débuts a eu du mal à être crédible auprès des conchyliculteurs, Swing-it rencontre encore beaucoup de scepticisme chez les viticulteurs.

Pourtant, comme pour Tarbouriech, il y a gros à parier qu'une fois encore, et presque par définition, les modernes l'emporteront sur les anciens. Sébastien et Franck, ces précurseurs qui font chanter le vin, finiront par être reconnus.

Pour en savoir plus :
Facebook : Swing it - Le vin qui chante
Tel : 06.84.11.77.45

Tous les vins du sud à déguster à ‘Vinocap Sud de France

Au Cap d’Agde, le week-end de l’Ascension est placé sous le signe de l’art de vivre.

L'agglo Hérault Méditerranée organise, avec le soutien de la Région Occitanie, la 10èmeédition de Vinocap Sud de France sur les quais du centre-port du Cap d'Agde les 30, 31 mai et 1er juin 2019 de 10h à 20h.

La Route des Vignerons et des Pêcheurs, association qui réunit plus de 60 domaines et caves coopératives de l’agglo, et l'Association des Commerçants du Centre-Port (ADEC) vous accueillent pour ce plus grand salon à ciel ouvert du Sud de la France.

Ce rendez-vous incontournable des amateurs de vins réunit cette année 100 producteurs des communes de notre territoire et des vignobles les plus prestigieux de notre Région.

Nouveautés 2019

2019 marque le 10ème anniversaire de Vinocap. Cet évènement a désormais acquis une reconnaissance régionale auprès du public et des institutionnels avec lesquels de nombreux partenariats ont été noués.

Déjà présents en 2018, la Région Occitanie et Sud de France renforcent leur présence cette année à travers notamment l’organisation du premier marché de produits de terroir auquel collaborera également la Chambre d’Agriculture de l’Hérault. On y trouvera du salé (huiles d’olives, tapenade, pâtés, brandade, fromages…) et du sucré (biscuits, confiseries, miels, confitures…), qui s’accorderont à merveille avec la dégustation des meilleures cuvées.

Le Conseil Départemental de l’Hérault viendra faire la promotion de son Oenotour, et saisira cette opportunité pour présenter les six destinations œnotouristiques du Département.

Le Casino du Cap d’Agde et la Criée du Grau d’Agde sont les nouveaux partenaires locaux.

100 vignerons présents

Avec le « pass dégustation » à 3 €, l'amateur de bons vins bénéficie d'un verre sérigraphié Vinocap et d’un porte-verre pour déguster 3 vins de son choix.

Pour cela, rendez-vous aux stands « accueil / vente de verres » situés esplanade Pierre Racine et place du Globe. Des vendeurs facilement identifiables sillonnent également les quais sur des triporteurs pour permettre d'acheter le pass.

Pour les acheteurs qui souhaitent acquérir des cartons de vins, un livreur est à leur disposition pour transporter leurs achats jusqu'à leur véhicule ou domicile (sous réserve d’habiter dans une résidence du centre port).

L’Hérault, entre vignes et Méditerranée avec le Guide du Routard

 

Dans cette nouvelle édition du Routard Languedoc et Roussillon Cévennes vous trouverez une première partie en couleurs avec des cartes et des photos, pour découvrir plus facilement la région et repérer nos coups de cœur ; des suggestions d’itinéraires et des informations pratiques pour organiser votre séjour ; des adresses souvent introuvables ailleurs ; des visites culturelles originales en dehors des sentiers battus ; des infos remises à jour chaque année et plus de 35 cartes et plans détaillés.

» en savoir plus

 

   

Un œil sur les collines et les vignes, l’autre sur l’eau... Pas de doute, vous êtes bien dans l’Hérault. Au bord de la Méditerranée, ce département est aussi l’un des plus ensoleillés de France. Cap sur Sète, son port, son ambiance méditerranéenne, ses musées aussi intéressants que décoiffants, et son étang de Thau où déguster les bonnes moules de Bouzigues. À quelques kilomètres de là, voici Montpellier, sa vieille ville, son musée Fabre aux riches collections d’art et ses bars animés. Un city break épatant en toute saison.

Mais il faut aussi explorer l’arrière-pays avec le Haut-Languedoc pour son beau parc naturel ou Saint-Guilhem-le-Désert et le cirque de Navacelles, aux portes des Cévennes. Sans oublier les vignobles de cette terre qui produit notamment le Saint-chinian ou le pic saint-loup. Et, pour vous guider, le Routard publie cette année un Guide du Routard Oenotourisme dans l'Hérault. C’est donc plus que jamais le moment de se faire du bien !

Longtemps, le Languedoc-Roussillon se contenta d’être la voie royale du soleil d’Espagne, lors des grandes migrations estivales. Derrière les rambardes de l’autoroute se profilait une sorte de Midi à demi grillé par le soleil, où les raisins avaient le goût de la colère et les montagnes un parfum d’hérésie.

Le Languedoc-Roussillon a cette grâce fonctionnelle des architectures. C’est le pan oriental de l’arc roman par lequel l’Hexagone enjambe la Méditerranée. Une portion de rivage qui s’arc-boute sur deux obstacles naturels, le Rhône et les Pyrénées, et tisse un réseau de petites vallées dans les montagnes pour dessiner une sorte d’amphithéâtre en gradins ouvert sur le large.
Le Languedoc et le Roussillon, qui appartiennent désormais à l'Occitanie, ont cette grâce fonctionnelle des architectures. C’est le pan oriental de l’arc roman par lequel l’Hexagone enjambe la Méditerranée. Un ensemble naturel forgé par l’histoire, où des peuples cousins ont appris à se confondre, et qui se retrouvent aujourd’hui dans une trop grande région. Toulouse a déteint sur Carcassonne, la Catalogne campe sur le rebord pyrénéen, l’air de Nîmes sent la Provence. D’où cette mixture inédite de boulistes et de cassoulet, de cloîtres mozarabes et de corridas espagnoles, cimentée par deux langues cousines, le catalan et l’occitan. Dans cette région qui fut une seconde Rome, la tête de pont du savoir judéo-arabe hors d’Espagne et l’une des créatrices de l’art roman, chaque pierre a quelque chose à raconter.
Dans le Languedoc et le Roussillon, sis en Occitanie, le soleil dore et découpe les villages au scalpel. Sa franchise ombrageuse donne le ton, celui d’un pays auquel on s’accroche parce qu’il est beau.

Ils font chanter le vin


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Verres de vin

 

 

 

Sébastien Durand et Franck Rudelle deux hommes à la base d’un projet innovant ont participé dernièrement à Vinisud 2017, le salon International des Vins et Spiritueux Méditerranéens à Montpellier. Pourtant ils n’ont pas de caves, ne sont pas vignerons mais ils mettent à la disposition de ces derniers un outil permettant d’innover, de diversifier leur production et de se différencier. Ainsi une cave pourra monter en gamme, valoriser son image et marquer sa notoriété grâce à leur technique, si elle le souhaite.

Il y a quatre ans, Sébastien et Franck, ont eu l’idée de tenter une expérience au fond de leur garage avec quelques hectolitres de vin, dans deux cuves, une équipée de musique, l’autre non. S’apercevant qu’après fermentation, le vin obtenu était bonifié par la musique, ils ont tenté l’expérience à plus grande échelle à la Cave des Terroirs de la Voie Domitienne à Cournonsec, puis au Domaine de l’Octroi en Agde.

Parallèlement, ils ont fondé leur société, « Swing it », pour lancer cette vinification musicale, avec un protocole effectif durant la fermentation (3 semaines) afin d’agir sur les organismes vivants, les levures, qui contribuent à révéler les arômes et qui apportent une plus grande typicité ainsi qu’une structure gustative plus complexe et plus riche. "Dans de nombreuses régions, la Musique est connue pour ses effets bénéfiques sur le monde animal et végétal. Il nous fallait l’essayer sur les fameuses levures. Et le constat fut à la hauteur des espérances car les qualités organoleptiques du vin obtenu étaient supérieures à celles des autres vins" précisent-ils.

Un procédé scientifique

Comme chacun sait, la musique comme tous les sons est constituée d'énergie acoustique due aux vibrations du milieu parcouru. La fréquence des sons audibles par l'oreille humaine va de 16 hertz (son très grave) à 16 000 hertz (son très aigu) en dehors de cette plage, on trouve les infra-sons et les ultra-sons qui eux aussi peuvent être émis par les instruments de musiques mais ne sont pas perçus par l'homme. Le son se propage particulièrement bien en milieu aqueux et donc dans le vin. L'atténuation due à l'absorption et à la diffusion est beaucoup plus faible pour les ondes acoustiques que pour les ondes électromagnétiques. Chaque musique est donc associée à un ensemble de fréquences de vibration dont les effets sur le milieu traversé sont spécifiques.
Une mystérieuse alchimie des ondes se superpose ainsi à l'alchimie de la vinification, l'art de la musique bonifiant l'art du vigneron. Une mystérieuse alchimie des ondes se superpose ainsi à l'alchimie de la vinification, l'art de la musique bonifiant l'art du vigneron. A musique différente, ondes et effet différents. Si la musique classique a été concluante à Cournonsec (Quatre saisons de Vivaldi), en Agde ce fut du Jazz.

Un procédé breveté

Beaucoup de personnes ont encore du mal à admettre l'impact de la musique sur la qualité du vin. Pourtant des tests de dégustation menés en aveugle et des analyses organoleptiques le prouvent.
Travaillant avec des chercheurs et des spécialistes dans les domaines musical et scientifique, Swing-it a pu déposé un brevet sur la base d'un solide dossier, étayé par des expériences concluantes. La jeune société pionnière désire maintenant aller plus loin, elle optimise son procédé avec des moyens techniques très élaborés et des capteurs connectés pour mesurer les paramètres à contrôler.

Un procédé innovant à fort potentiel

Certains voient déjà dans le procédé Swing-it une innovation aussi porteuse de développement en terme de qualité et de marketing que ne le fut il y a quelques années celle du conchyliculteur Tarbouriech avec le procédé d'exondation des huîtres.

« Nous recherchons donc des partenaires pour continuer" précisent les dirigeants de la start-up ajoutant que "si certains sont prêts à tenter l’aventure avec nous, dans la Région que nous aimons, nous sommes prêts, car cette technique a de l’avenir. "

L'aventure commence mais le parcours sera difficile. De même que Tarbouriech à ses débuts a eu du mal à être crédible auprès des conchyliculteurs, Swing-it rencontre encore beaucoup de scepticisme chez les viticulteurs.

Pourtant, comme pour Tarbouriech, il y a gros à parier qu'une fois encore, et presque par définition, les modernes l'emporteront sur les anciens. Sébastien et Franck, ces précurseurs qui font chanter le vin, finiront par être reconnus.

Pour en savoir plus :
Facebook : Swing it - Le vin qui chante
Tel : 06.84.11.77.45

La vigne à la croisée des chemins

Quels cépages, demain, en Occitanie?

 

 

 

Grapevine future : which grape varieties to select tomorrow in Occitania ?

2017 has been a catastrophic year worldwide for grapevines, between spring frost in Europe and fire damaged grapevines in California. Historical year as it is, in France we have had the lowest ever seen wine production since 1945, with less than 37 million hectolitres. Without being able yet to measure the economic consequences, we have to think about three crucial points in Occitania : lack of water, ways to resist deseases, and weather changes. Those points lead us to think about which vine-growing for tomorrow, conventional or organic, which production mode, industrial or artisanal, to satisfy consumers in terms of quality, variety of wines, alimentary safety ? Visible effects of climate changes- earlier harvest, higher alcohol degree of the wine, lower productivity- as well as questioning about dryness and watering, the use or no use of pesticides, the uncertitude about the use of glyphosate in Europe, are examples of why we need to think about our environment. Modify cultural habits of wine-growers, pollute less, be more careful about water supplies, the necessary biodiversity, producer's health as well consumer's, stakes are high !
Grapevines represent 3,7% of agriculture area, but use 20 % of pesticides in France. Therefore, Languedoc AOC have signed in october 2017, an agreement over three years for their 38 controled designations, over 43.000 ha.
The first point to be questionned is the map of grapevines variety. Within Languedoc, pioneer in all sorts of experiments throughout history, up to agricultural biological culture, soon met by Gers and Tarn, all sorts of ideas have been raised in order to save production.
Favour late vines varieties, like piquepoul, clairette, mourvèdre, manseng, cabernet-franc and other tannat ? That idea is logical, as they suffer less from dry and hot summers, and beneficiate of september rains. But for how long ?
Change grape varieties ? French wine institute of grapevines and wines (IFV), which keeps the genetic sources of our grapevines and creates new varieties, and the National research institute in agriculture (INRA) work in that direction. Languedoc AOC study the possibility of planting greek and italian grapevines, more resistant to heat. Laurent Audequin, in charge of the research and development department at IFV, explains that assyrtiko « bears high temperatures, weak rains, and keeps a stunning freshness ». They think about solutions with better tolerance to hydric stress graftings. Crossbreed grape varieties in order to improve them ? It's always been. Marselan and caladoc, Chasan and arinarnoa, conceived in Montpellier, are hybrid.
Create new varieties, resistant to drought, as well as deseases ? Searchers interbreed our vines varieties, Vitis vinifera, with other american or asian varieties, containing better resistant genes. The objective is to keep production levels in spite of climate changes, and lower pesticides use, currently used up to 80 % to fight two diseases, oïdium and mildiou. This is a big job for scientists who are up to the 5th generation of hybrids. They are working on creating 30 resistant varieties to be commercialised within 10 years. This looks promising, although there is a total uncertainty about resistance durability against diseases. But progress is on the way. Three varieties are in the french catalogue since june 2017. 60 wine-growers are volunteers for trials in 2018, just like those conducted by la Colombette domain in Beziers, to study the vines. Young Picpoul de Pinet AOC thinks about a resistant variety able to adjust to trimming new conditions. There are leads to find varieties giving a lower alcohol degree. As Laurent Audequin says, « the big challenge is to adjust them to climate changes ».
Come back to old grape varieties. As of today, 6 grape varieties dominate worldwide production. Today are planted terret and black piquepoul, vine varieties from the 18th century at Saint-Georges d’Orques domain (Herault) or at Clos de Centeilles (Aude), manseng noir from cotes de Saint-Mont (Gers), or prunelard re-discovered by Robert Plageoles in Gaillac (Tarn). A european research, GrapeOnFarm, drew up an inventory of these rare vine varieties, designed in order to preserve them from disappearing. « Traditionnal grape varieties resist to hydric stress » says Christophe Miron, president of Herault muscats. As a proof, clairette, the oldest grape variety planted in Narbonne area, has lost in production in 2017 between 5 and 10%, against 30% at least on the worldwide grape varieties. Tendancies lead toward old grape varieties even if this is a niche market. Associations such as À la rencontre des cépages modestes, Wine mosaic , trade shows (in november in Chabeuil), books such as the one from André Deyrieux meet a huge success and interest from the public. What if future belongged to them, when you know that France has about 600 grape varieties ?

A futuristic vision of research that sequences vine genes, and a vision focused on past, both agree toward the fact that simplification of grape varieties lead to exhaustion. From diversity tastes and grapevine variety happen. Protection of that heritage occurs in Gaillac (Tarn), Espiguette (Gard) and at Vassal domain (Herault) with its 2 700 grape varieties coming from 54 countries. Wine-grower having the desire to plant old grape varieties have met there searchers. Those searchers are looking at varieties resisting to deseases. Pouydraguin conservatory, Sarragachies vineyard classified by historical monuments (Gers) are tested for a resistance to climate change as well as diseases.

Gers and Tarn have saved vineyards that existed before Phyllozera. Languedoc has modified many times the way it planted grape varieties, from the 18th century up to the 20th, when it created its IGP and AOP. Is Languedoc better prepared to fight that new environmental threat ? Will we keep these grape varieties ? Which ones will be planted in a hundred years in Languedoc ? No one can tell. INRA's scenarios imagine mediterranean grape varieties planted in Britany by 2040, or later, nomadic vineyards on wheels...

After all, are french vineyards future relying on research, or on its heritage reinstatement ? A story that more consumers listen to with interest and worry about what's in their glass.

Florence de Monferran
Traduction : Florence de Martino 

   

L’année 2017 sera marquée du sceau des catastrophes naturelles pour la viticulture mondiale, entre gel printanier en Europe, les bourgeons à peine éclos, et vignobles réduits en cendres, la récolte à peine rentrée, en Californie. Année historique, s’il en est, 2017 enregistre en France la production de vin la plus faible depuis 1945, avec moins de 37 millions d’hectolitres estimés. Sans que nous en mesurions bien encore toutes les conséquences économiques et humaines, le constat remet au centre des préoccupations trois questions cruciales en Occitanie. Le manque d’eau, les moyens pour résister aux maladies de la vigne, les changements climatiques s’invitent au cœur de l’actualité.Ces questions débouchent sur une réflexion plus large et des attentes sociétales : quelle viticulture pour demain, conventionnelle ou biologique, quel modèle de production, industriel ou familial, pour satisfaire les consommateurs en termes de qualité, de diversité des vins, de sécurité alimentaire ? Les effets visibles des modifications du climat - vendanges plus précoces, hausse du degré d’alcool du vin[1], baisse de rendement, salinisation des vignes, comme à l’embouchure de l’Orb et dans la basse vallée de l’Aude, aléas climatiques d’ampleur en 2016 et 2017- tout comme les interrogations sur la sécheresse et l’irrigation, l’usage ou non de pesticides, l’incertitude pesant sur l’interdiction du glyphosate en Europe[2], fournissent autant d’exemples d’une nécessaire nouvelle donne environnementale. Modifier les pratiques culturales des vignerons, polluer moins, faire plus attention aux ressources en eau, à la biodiversité nécessaire, à la santé du producteur comme celle du consommateur, l’enjeu est de taille : la vigne occupe 3,7% de la surface agricole utile, mais consomme 20 % des pesticides agricoles en France. Ainsi, les AOC Languedoc engagent-ils, en octobre 2017, une démarche durable d’ampleur qui s’inscrive d’ici trois ans dans le cahier des charges de leurs 38 appellations, sur 43 000 ha.
Concerné au premier chef par ces questions, l’encépagement nourrit articles et débats. Dans un Languedoc pionnier en bien des expériences au cours de l’histoire, jusqu’au passage précurseur en agriculture biologique, rejoint par le Gers et le Tarn, les réponses fusent dans tous les sens en vue de sauvegarder les productions viticoles.
Privilégier les cépages tardifs, à l’instar des piquepoul, clairette, mourvèdre, manseng, cabernet-franc et autres tannat? L’idée tombe sous le sens, car ils souffrent moins des étés chauds et secs, bénéficient des pluies de septembre. Mais pour combien de temps ?
Changer de cépages ? L’Institut Français de la Vigne et du  Vin (IFV), qui conserve le matériel génétique de nos cépages, pratique la sélection clonale et crée de nouvelles variétés, et l’ Institut National de la Recherche Agronomique (INRA) travaillent en ce sens. Les AOC Languedoc étudient avec eux l’implantation de cépages italiens et grecs, plus résistants à la chaleur. Ainsi, l’assyrtiko « supporte des températures élevées, des pluies faibles, tout en gardant une fraicheur remarquable » explique Laurent Audeguin, chargé de coordination R&D à l’IFV. Ils réfléchissent aussi à des porte-greffes de meilleure tolérance au stress hydrique.
Hybrider des cépages en vue de les améliorer? La pratique a toujours eu cours. Marselan et  caladoc, Chasan et arinarnoa, métis conçus à Montpellier, en sont issus.
Créer de nouvelles variétés, plus résistantes à la sécheresse comme aux maladies ? Les chercheurs croisent nos cépages, des Vitis vinifera, avec d’autres espèces, américaines ou asiatiques, voire des vignes sauvages, qui contiennent des gènes résistants. L’objectif vise à maintenir les rendements face aux modifications du climat, et à diminuer l’usage de pesticides, utilisés à 80 % contre deux maladies, l’oïdium et le mildiou. La tâche occupe les scientifiques, qui en sont à la 5e génération de croisements. Ils envisagent d’élaborer une trentaine de variétés résistantes commercialisables d’ici dix ans. La création d’hybrides s’avère pleine de promesses mais entourée  d’incertitudes, sur la durabilité des résistances de la vigne aux maladies, leur goût, ainsi que de controverses sur la légitimité de leurs brevets. Mais le mouvement est lancé. Trois variétés ont été inscrites au catalogue français, à titre temporaire, en juin 2017. Une soixantaine de vignerons se sont portés candidats pour des essais en 2018, dans la lignée de ceux menés au Domaine de la Colombette à Béziers, afin d’étudier en grandeur réelle leur comportement. La jeune AOC picpoul de pinet pense déjà à une variété résistante et capable de s’adapter à de nouvelles conditions de taille et de mécanisation. Des pistes sont tracées sur des variétés donnant des vins à bas degré d’alcool.  Laurent Audeguin le résume, « le grand défi est l’adaptation du matériel végétal aux changements climatiques ».

Revenir à des cépages anciens, emblématiques de nos terroirs, adaptés à leur lieu de production, retrouver le goût d’une vinodiversité, quand six cépages dominent aujourd’hui la production mondiale[3]? Comme si, à la recherche de repères, ils constituaient des points d’ancrage, voici replantés terret et piquepoul noir, cépages du XVIIIe s. au domaine Henry à Saint-Georges d’Orques (Hérault) ou au Clos de Centeilles (Aude), manseng noir des cotes de Saint-Mont (Gers), ou prunelard redécouvert par Robert Plageoles à Gaillac (Tarn).  Une grande enquête européenne, GrapeOnFarm, recense ces cépages rares, conservés « à la ferme » afin d’éviter leur disparition. Loin de l’uniformisation des goûts dans la mondialisation, ils lèvent le voile sur tout un pan de notre histoire viticole locale, font ressurgir des typicités, des traditions perdues, « un goût d’autrefois », y compris d’hybrides interdits depuis l’entre-deux-guerres, comme l’isabelle ou le clinton. Autochtones, plantés sur leurs terroirs de prédilection, aux sols souvent pauvres, peu soumis à de hauts rendements, ces cépages auxquels on a laissé le temps de construire un système racinaire donnent le meilleur d’eux-mêmes. Un goût d’ici en quelque sorte, plutôt qu’implanter des cépages standardisés, gourmands en eau et en irrigation. « Les cépages traditionnels résistent bien au stress hydrique »  assure Christophe Miron, président des muscats de l’Hérault, le cépage porteur de l’histoire du Bas-Languedoc. Pour preuve encore, la clairette, le plus ancien cépage planté en Narbonnaise, a subi, en 2017 une perte de production évaluée entre 5 et 10 % dans la moyenne vallée de l’Hérault, contre 30 % au moins sur les cépages mondialisés. La tendance incline au retour en force des cépages anciens, même s’ils se cantonnent à des productions annexes et des marchés à niche. Des associations, À la rencontre des cépages modestes, Wine mosaic pour le pourtour méditerranéen, des salons (en novembre à Chabeuil), des ouvrages, comme celui d’André Deyrieux[4] rencontrent succès et large intérêt du public. Et si l’avenir leur appartenait aussi, quand on sait que la France compte environ 600 cépages ?
Vision futuriste d’une recherche qui séquence aujourd’hui les gènes de la vigne, et vision tournée vers le passé, adepte de cépages oubliés, s’accordent sur un constat: la simplification  de l’encépagement, depuis 55 ans, conduit à un appauvrissement. De la diversité génétique naît la personnalité des cépages, la typicité des vins, la richesse des goûts. La protection d’un patrimoine végétal et historique s’est nourrie des conservatoires gérés par la recherche, au Vinopôle de Gaillac (Tarn), à l’Espiguette (Gard) et au domaine de Vassal (Hérault) le Louvre des cépages, avec ses 2 700 variétés venues de 54 pays, lui-même menacé par la montée des eaux. Les vignerons qui souhaitaient replanter de vieux cépages y ont rencontré les chercheurs. Ceux-ci se sont intéressés de près à un patrimoine génétique qui offre des perspectives pour créer de nouvelles variétés résistantes[5]. Le conservatoire de Pouydraguin, la vigne de Sarragachies classée aux Monuments historiques (Gers) font l’objet de recherches sur la résistance au réchauffement climatique et aux maladies d’un cépage de faible degré, le manseng noir, ou sur les qualités du  tardif, cépage « très intéressant » pour Laurent Audeguin, qui pourrait devenir le cépage phare des vins de Saint-Mont dans 30 ans.
Le Gers et le Tarn ont sauvé des vignes pré-phylloxériques. Le Languedoc a modifié plusieurs fois son encépagement au cours des siècles, du XVIIIe s. jusqu’à la sortie des crises du XXe, lorsqu’il a crée IGP et AOP. Partent-il mieux armé que d’autres pour répondre à cette nouvelle donne environnementale variétale? Les modifications de l’encépagement procèdent de réflexions plus larges sur les lieux de production. Conserverons-nous ces terroirs auxquels nous sommes si attachés, avec leurs typicités forgés au fil des siècles, inscrites dans les décrets de nos appellations ? Quels cépages seront plantés dans cent ans dans nos régions ? Même ceux qui y travaillent ne peuvent le dire. Des scenarii établis par l’INRA imaginent des cépages méditerranéens en Bretagne en 2040, ou, plus tard, des vignobles nomades se déplaçant au gré des climats, voire des vignobles sur  roulettes !
A la croisée des chemins, l’avenir de la viticulture française se joue-t-il pour une part sur une recherche de pointe, à l’affût de toutes les stratégies d’adaptation des vignobles, s’appuyant autant sur l’agro-écologie que sur des innovations variétales ? Se joue-t-il pour une autre part sur la réhabilitation de son héritage, un patrimoine viticole bimillénaire qui a modelé nos campagnes, une dimension oubliée, celle du vin boisson d’un lieu comme le rappelle André Deyrieux ? Une histoire à raconter que les consommateurs écoutent avec de plus en plus d’attention et de vigilance sur ce que contient leur verre, en un aller-retour incessant entre un passé lumineux et un présent toujours plus avide de réponses.

Florence Monferran

[1] + 2,5° en trente ans dans le Sud-Ouest selon une étude du laboratoire Dubernet. Le stress hydrique par manque d’eau bloque la maturité du raisin, qui se concerte en sucre et en alcool, élevant le degré du vin
[2] commercialisé sous le nom de Round’up par la firme Bayer-Monsanto
[3] Cabernet-sauvignon N, merlot N, airen B, tempranillo N,chardonnay B, sauvignon B. En outre, 30 cépages produisent 70 % des vins sur la planète
[4] A la rencontre des cépages modestes et oubliés, l’autre goût du vin, Dunod
[5] Science et avenir 25 septembre 2016

Muscats de l'Hérault, le fruité à l'état pur

Avec Saint-Jean-de-Minervois, Frontignan, Lunel et Mireval, le Département de l’Hérault abrite 4 des 7 appellations muscat en France. Dans l’Hérault, le cépage utilisé est toujours le muscat à petits grains. Le muscat se décline en plusieurs variantes

  •  Les Vins doux naturels (VDN) : ce sont des vins mutés, c'est-à-dire des vins vinifiés de façon traditionnelle à partir des raisins récoltés à bonne maturité, mais dont la fermentation est stoppée par addition d'alcool vinique neutre. Ce procédé permet d’augmenter la richesse alcoolique du vin tout en conservant une grande partie des sucres naturels du raisin. Ces muscats, qui se conservent après ouverture de la bouteille, sont traditionnellement servis à l’apéritif et peuvent sublimer certains fromages et des recettes…
  • Les muscats secs : ce sont des vins vinifiés de façon traditionnelle aux arômes de pétales de rose, parfaits pour l’apéritif !
  • Les muscats moelleux : vinifiés de façon traditionnelle, ce vin exprime fruité et gourmandise. 
Muscat

4 terroirs de muscats

Situé autour de Lunel, le vignoble de l’AOC Muscat de Lunel est implanté sur un sol de grès à cailloutis silicieux rouges, datant du quaternaire (1,5 à 3 millions d’années). Les vins se distinguent par des arômes fruités de muscat frais, légèrement citronnés. A la fois frais, amples et riches, ils présentent des notes d’agrumes en bouche. Après plusieurs années, des notes de fruits confits se révèlent et l’onctuosité est caractéristique.

Muscat de Lunel : AOC depuis 1943 / 357 ha / 4 caves particulières / 1 cave coopérative / 1 négociant / 3500 hl/an

Constitué d’un sol aride, calcaire et caillouteux et d’un climat doux et sec l’été, ensoleillé et abrité du vent du nord l’hiver par les collines de la Gardiole, l’AOC Muscat de Frontignan est idéal pour la culture du Muscat à petits grains. Ce cépage muscaté et le savoir-faire des vignerons depuis des siècles permettent d’élaborer un vin doux naturel harmonieux et puissant, doté d’arômes de fleurs et de fruits. Fin et frais, ce muscat dévoile des parfums de fruits exotiques, de menthe et de citron. L’équilibre en bouche allie sucrosité et fraîcheur. En vieillissant, la robe prend des reflets ambrés et les arômes évoluent vers des notes de miel, de fruits et d’agrumes confits.

Muscat de Frontignan : AOC depuis 1936 / 603 hectares / 1 cave coopérative (150 adhérents et 85% des volumes de l’appellation) / 9 caves particulières
Le Saviez-vous ?

La bouteille communément appelée bouteille bordelaise est en fait née à Frontignan. Cette forme cylindrique a été conçue pour s’empiler plus facilement. Il n’est pas rare que les Bordelais l’appellent encore la « Frontignan ».

La légende raconte qu’Hercule torsada la bouteille pour en boire la dernière goutte…

Le vignoble de l’AOC Muscat de Mireval s’étend au bord de l’étang de Vic-la-Gardiole, sur un terroir argilo-calcaire. Les influences maritimes sont fortes et apportent de la fraîcheur l’été. Jeunes, ils révèlent des arômes de muscat frais et de fruits exotiques. Après plusieurs années, ils se dotent de reflets ambrés et les arômes évoluent vers des notes de fruits confits. En bouche, ils expriment onctuosité et saveurs miellées.

Muscat de Mireval : AOC depuis 1959 / 288 ha / 4 caves particulières et 1 cave coopérative / 2500 hl/an

L’AOC Muscat Saint-Jean-de-Minervois se situe exclusivement sur la commune éponyme, à une altitude entre 250 et 280m sur un plateau calcaire. Ce sol blanchâtre et pierreux restitue pendant les nuits fraîches la chaleur accumulée pendant le jour, ce qui favorise la maturation du raisin. L’appellation produit des vins à l’équilibre alcool, sucre et acidité exceptionnel et aux arômes de fruits exotiques, agrumes et fruits à chair blanche. En bouche, ils offrent un formidable équilibre, alliant puissance et fraîcheur, harmonie et persistance.

L’appellation Muscat de Saint-Jean de Minervois est la seule qui est située loin de la mer en altitude. Cela lui confère une typicité unique ! 

Muscat de Saint-Jean de Minervois : AOC depuis 1948 / 200 ha / 6 caves particulières et 1 cave coopérative / 6000 hl/an

Étiquetage des vins, comment s'y retrouver ?

Les vins font l'objet d'une réglementation très stricte permettant d'assurer la traçabilité des produits. Les étiquettes sont une source d'informations précieuse pour le consommateur. Décryptage.

©Creative Commons CC0

Les typologies de vins

LES VINS SANS INDICATION GÉOGRAPHIQUE

Certains vins ne font apparaître aucune appellation protégée ou indication géographique sur leur étiquette. Ils répondent néanmoins à une catégorie spécifique anciennement dite « vin de table » et qu'on appelle aujourd'hui « vin sans indication géographique (VSIG) ». Cette catégorie a l'obligation de faire apparaître sur l'étiquette la mention du pays où les raisins ont été collectés et transformés. Par exemple, si un vin est produit en France, il devra obligatoirement faire apparaître la mention « vin de France ».

À noter que depuis 2009, les vins sans indication géographique disposent d'une autorisation à faire figurer sur leur étiquette le cépage et le millésime, sous réserve d'un agrément spécifique de l'opérateur et d'une certification de FranceAgriMer.

Lire aussi : Comprendre les labels bios

LES VINS AVEC UNE INDICATION GÉOGRAPHIQUE OU UNE APPELLATION CONTRÔLÉE

Cette catégorie correspond à des vins dont les raisins sont récoltés et vinifiés sur un périmètre géographique défini ou qui sont le fruit d'un terroir. Il existe plusieurs types de mentions :

  • L'appellation d'origine protégée (AOP)

La mention AOP sur une étiquette signifie que le vin est lié à un terroir et un savoir-faire spécifiques. Pour faire figurer ce sigle à valeur européenne, le vin doit au préalable obtenir l'équivalent français de cette mention, l'appellation d'origine contrôlée (AOC). Ce n'est qu'une fois acquise que le produit pourra être inscrit dans le registre européen des dénominations protégées (placé sous l'autorité de la Commission européenne).

  • L'indication géographique protégée (IGP)

L'IGP se base également sur le rapport du produit à un terroir donné et répond aux mêmes contraintes d'enregistrement au niveau national et européen. L'Institut national de l'origine et de la qualité (INAO) indique que, pour qu'un produit obtienne l'IGP, il faut « qu'une étape au moins parmi la production, la transformation ou l’élaboration de ce produit doit avoir lieu dans cette aire géographique délimitée ».

Lire aussi : Quelle réglementation pour l’origine géographique des produits alimentaires ?

Les mentions obligatoires

Pour qu'un vin soit considéré comme respectant la réglementation, il doit obligatoirement faire apparaître sur son étiquette les éléments ci-dessous :

  • La catégorie réglementaire du vin

Type de vin (vin pétillant, vin…), appellation ou indication géographique protégées.

  • Le message sanitaire (boissons > 1,2 % d’alcool)

Message ou pictogramme déconseillant la consommation d’alcool pour les femmes enceintes.

  • Le titre alcoométrique volumique acquis (TAVA)

Pourcentage d’alcool (en unités ou demi-unités).

  • Le numéro de lot

Indication de la quantité de vin produit et conditionné dans des conditions similaires. Le numéro est toujours précédé d’un « L ».

  • La provenance
  • La présence d’additifs ou d’allergènes
  • Le volume nominal

Volume de liquide censé être présent dans le contenant.

  • Les informations relatives à l’embouteilleur

Lire aussi : Alimentation : comment lire les étiquettes nutritionnelles ?

Les informations complémentaires

Il existe des informations complémentaires qui peuvent vous aider à vous assurer de la conformité d'un produit. Ces mentions, sans être obligatoires, sont néanmoins soumises à réglementation :

  • Le millésime

Pour pouvoir faire valoir une année de millésime, le producteur doit avoir récolté au moins 85 % des raisins pendant l'année indiquée sur la bouteille.

  • Le cépage

De la même manière que le millésime, un cépage indiqué sur une bouteille de vin indique qu'en principe 85 % des raisins correspondent à la variété indiquée (100 % dans le cas d'un assemblage).

  • La méthode de production

Les producteurs peuvent décider de mettre en avant certaines pratiques de production. Par exemple, il peut être indiqué sur la bouteille le type de contenant dans lequel le vin a été élevé. À noter que pour utiliser ces informations, il faut répondre à des conditions spécifiques.

  • Exploitation agricole

La mention de l'exploitation agricole est normalement réservée aux IGP ou aux. Pour avoir la possibilité de la faire apparaître sur une bouteille, le vin doit avoir été récolté et vinifié exclusivement sur le domaine.

Lire aussi : Les labels « Fabriqué en France » pour les produits non alimentaires

Un caveau labellisé pour son accès à tous les handicaps

Béatrice et Jean-Luc Mazas, au domaine de Belle Dame sont lauréats 2018 du concours Vincoeurs et Saveurs, dans la catégorie Marketing. Ils ont aménagé leur caveau à Mireval pour en faciliter l’accès à toutes personnes atteintes d’un handicap.

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Ils ne manquent ni d’imagination, ni de savoir-faire. Béatrice et Jean-Luc Mazas ont toujours cherché à trouver les meilleures astuces  à faire soi-même, pour adapter l’accueil de leur caveau à une clientèle qui n’est pas habituelle. « Nous avons  axé notre vie vers le respect des autres. J’étais ambulancier avant de me reconvertir dans la viticulture, et suis resté sensible aux situations où les personnes sont limitées par un handicap. » explique Jean-luc. C’est donc tout naturellement que ce producteur vigneron installé à Mireval a dès le départ étudié et aménagé les accès et circulations dans son caveau en prenant en compte tous les types de handicaps.

De la largeur des portes, à la hauteur de la caisse, en passant par la place de parking réservée, les plans inclinés des rampes d’accès, et bandes de vigilance pour les malvoyants, tout a été pensé minutieusement. « Nous n’y connaissions rien et j’ai tout trouvé sur internet ! confie Béatrice. Par exemple pour la rampe d’accès et le plan incliné cela nous a coûté à peine 150 €. Nous avons fabriqué la rampe avec du tuyau de chauffagiste !

L’investissement le plus important a été celui des sanitaires pour lesquels les règles d’aménagement des espaces pour les personnes en fauteuil roulant sont plus complexes. Mais dans l’ensemble, nous faisons simple et pratique, sans nous prendre la tête ! » Le résultat est fonctionnel et élégant. Leur dernière réalisation ? L’impression des étiquettes en braille permettant de communiquer le nom du domaine et de la commune ainsi que les cépages.

Trophée Accessibilité 2018 au Salon Autonomic à Paris

Ce couple de vignerons indépendants produisant une récolte de vin bio vendangée à la main pour en préserver la qualité, s’est vu décerné le label national des Trophées Accessibilité 2018 au Salon Autonomic à Paris ainsi que le prix de l’innov’action 2017. Caveau étape de l'œnotour de l'Hérault, il a été labellisé Tourisme et Handicap pour les quatre déficiences moteur, mental, auditif et visuel. De belles reconnaissances pour le travail assidu de ces Héraultais tout aussi passionnés par leur production d’un vin de grande qualité que par la volonté d’accueillir chez eux, dans les meilleures conditions, tous les publics en situation de handicap. 

La Grange de Berlou

A Berlou au nord de Saint Chinian, au 3 rue de Caladou, sont situées les installations du domaine viticole "La Grange Léon". C'est là que sont vinifiées et vendues les récoltes des vignes de cette zone particulière des Hauts Cantons. Véronique et Joël Fernandez y élaborent des nectars bien propres à réjouir les palais régionaux et internationaux.

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Comme disait Brassens, Joël Fernandez a dû "naître au pied d'une souche". Une de ces souches bien racinées qui vont chercher dans les schistes nourriture, chaleur et saveurs. Depuis des siècles, les hommes ont su, avec le jus des fruits de la vigne, élaborer des liquides que les anciens Grecs trouvaient dignes des dieux. Mais, élaborer ces boissons, c'est tout un art et n'est pas vigneron – un vrai selon J. Fernandez – qui veut.

Il faut tenir compte de l'exposition des parcelles, de l'ensoleillement. Savoir quel raisin se récolte "le matin très tôt", quel est son degré de maturation. Pour cela, le maître de La Grange Léon a recours à un œnologue, son "toubib". Et les prescriptions de celui qui veille sur la maturation tous les 2 jours permettent de produire des vins blancs à 12°, dont le "Petit Marcel", léger, rafraîchissant. Chaque cépage a ses exigences, telle la Syrah ou le Mourvèdre.

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Ce dernier doit subir une sorte de pré-vendange. Il faut couper une grappe sur deux pour que les grains n'entrent pas en contact. Sinon, la pourriture gagne. Cela ne peut être fait qu'à la main, comme d'ailleurs toute la récolte. Certes, les nouvelles machines sont plus sélectives et le coût de la main d'œuvre est élevé.

A La Grange Léon, même cueillie à la main, la récolte est triée sur un tapis roulant ! Bien sûr, en cette année pluvieuse, il a fallu traiter. Mais M. Fernandez pratique une agriculture raisonnée. Il serait tenté de passer en "bio".

Il n'a pas pu le faire cette année, devant surmonter deux terribles épreuves de santé et ne pouvant s'impliquer autant qu'il le faudrait.

L'envie est là pourtant. Cette envie qui lui a fait quitter la coopérative fondée par son grand-père au milieu des années 60 et lui a permis de faire face à d'importantes difficultés en 2008.

On ressentait alors la crise économique et la récolte était payée non plus en AOC, mais comme vin de table. L'exploitation de 6 ha permettrait-elle de s'en sortir ? Arracher ? Autant s'arracher les tripes ! Et puis, ce fut le début d'une nouvelle aventure : récolter, vinifier, commercialiser sur 20 ha.

Et aujourd'hui, 19 cuves de 10 à 50 hl - selon les besoins de la vinification - alimentent la vente des blancs, rosés et rouges du domaine. Au total, une vraie PME familiale qui commercialise 27 000 cols par an. Alors, M. Fernandez démarche les particuliers, fréquente les salons.

Et il exporte au Luxembourg, en Belgique, en Allemagne, en Ecosse. Ses vins, plusieurs fois primés, figurent au guide Hachette. Nous nous en sommes entretenus en pleine vendange.

Et M. Fernandez a parlé aux gens de la ville de schistes et de soleil, de terroirs et de racines, et de passion.

H. Le Blanche.

(Avec le portrait du grand-père à l'arrière plan des photographies)

Programme de formation ViGNES EN TRANSITION 2018-2019

Dans le cadre du programme « Vignes en transition », démarche de diversification fruitière et agro-environnementale des vignes méditerranéennes, voici le premier cycle de formation 2018-2019 en 4 modules.

GNI

Ce cycle de formations s’inscrit dans  une démarche plus globale nommée Vignes en Transition dont l’objectif consiste à réintroduire la polyculture dans le paysage viticole méditerranéen.  Cette dynamique est à l’initiative de Pierre-Yves PETIT (Cyclanthère.com) paysan-chercheur et formateur en agro-écologie et en permaculture.

  Ce cycle de 4 modules a pour but d'accompagner prioritairement les viticulteurs et viticultrices,  ainsi que les candidat-e-s à l'installation dans leur transition viticole. Il s’agira d’établir un état des lieux de la fertilité des exploitations/territoires, d’acquérir les compétences nécessaires à une amélioration de cette fertilité et d'apprendre à «piloter» cette fertilité naturelle grâce à la diversification des cultures et des pratiques et ainsi obtenir davantage d'autonomie décisionnelle et financière. Pour enrichir les échanges et les savoir-faire, les formations pourront également accueillir les agriculteurs-agricultrices, les  arboriculteurs/arboricultrices ainsi que les organisations disposant de foncier (collectivités, CEN, cdl, AFB, département, Région, etc.). 
 
Structure porteuse : Pierre Yves PETIT est entrepreneur salarié au sein de la coopérative d’économie sociale et solidaire ARIAC dans l’Hérault, référencée comme organisme de formation. 
 
Participation : inscriptions prioritaires mais non obligatoires aux 4 modules. Prise en charge Vivea ou autres OPCA (FAFSEA, FONGECIF…) possibles. 
 
 Déroulement : ce cycle de 4 modules de formation se déroulera au Camping à la ferme des Aresquiers, sur l'exploitation de Claire Cazalis et Henri Boissié en muscat petit grain (en AB depuis 2005)  et en cours de diversification fruitière (EARL le Bosquet). Adresse : 36 bis route des Aresquiers 34110 Vic la Gardiole (34). 
 
Coût pédagogique : prise en charge Vivea ou autre OPCA possible. Financements personnels : nous contacter. Hébergement possible dans les environs à la charge des stagiaires. Restauration : repas tiré du panier. 
 
Inscriptions : auprès d’Émilie Rousselle au 06 03 58 44 99 ou à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. Effectif : entre 12 et 15 personnes maximum.  

vignesentransition.org (site en cours )

 Pour toute demande d'information:  Émilie Rousselle  06 03 58 44 99 / Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 https://www.facebook.com/VignesEnTransition/