La pêche du thon rouge à la senne en Méditerranée

La pêche du thon rouge à la senne en Méditerranée française : une nouvelle campagne dans le respect des avis scientifiques et des règles de contrôle

A l’heure où les thoniers s’organisent pour que la prochaine campagne qui va démarrer le 26 mai se déroule dans les meilleures conditions techniques - avec toutes les garanties sanitaires de sortie de crise Covid-19 - il convient de rappeler la réalité de cette pêcherie, très éloignée des clichés dont elle est souvent l’objet.

Les quinze thoniers senneurs basés dans le port de Sète ont l'autorisation de pêcher le thon rouge  du 26 mai au 1er juillet 2020. 

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En 2020, la pêche à la senne tournante et coulissante représente la majorité de l’activité socio-économique française pour le thon rouge : activité très importante non seulement pour sa création de valeur économique, mais aussi et surtout comme exemple remarquable de la capacité de la profession à prendre en compte les nouveaux enjeux environnementaux de cette pêcherie.

A l’heure où les thoniers s’organisent pour que la prochaine campagne qui va démarrer le 26 mai se déroule dans les meilleures conditions techniques - avec toutes les garanties sanitaires de sortie de crise Covid-19 - il convient de rappeler la réalité de cette pêcherie, très éloignée des clichés dont elle est souvent l’objet.

Les pêcheurs thon rouge à la senne ont contribué activement au plan de reconstitution du stock de thon rouge de l’Atlantique Est et la Méditerranée, en respectant les quotas, les périodes de pêche et la taille minimale des poissons (pas de dérogations pour les thons de moins de 30 kg). Après plus d’une décennie d’efforts, les résultats sont en constante progression :

•le stock de thon rouge de l’Atlantique Est et la Méditerranée est en bon état de conservation : le comité scientifique de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (ICCAT) a constaté dès le début des années 2010 un accroissement remarquable de la biomasse de thon rouge (c’est-à-dire la masse totale de poissons du stock) ayant conduit à la restauration progressive du stock, et la dernière évaluation de 2020 confirme cette tendance.

•en 2020, le quota des senneurs méditerranéens français (4 781 tonnes) permet de retrouver un taux d’exploitation proche de celui observé avant la mise en place du plan de reconstitution (4 677 tonnes en 2007). Ce quota est le fruit des efforts de l’ensemble des professionnels pendant toutes ces années, en respectant les avis des scientifiques de l’ICCAT.

•suivi satellite des navires (heure par heure), contrôle quotidien des captures, gestion des quotas en temps réel via logbook et document de capture électronique, observateurs internationaux embarqués, surveillance en mer de la marine nationale et de l’agence européenne de contrôles des pêches, autorisations obligatoires pour les transferts vers les fermes d’élevage, contrôle et comptages lors de ces transferts, comptages en cages, etc... : la senne est une pêcherie parmi les plus contrôlées au monde, de la capture à la commercialisation.

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• l’équipage d’un senneur est composé d’une quinzaine de marins (soit 350 marins pour l’année 2020) parmi lesquels nombreux sont ceux qui pratiquent la petite pêche côtière le reste de l’année, permettant une complémentarité des activités.

• pour la senne comme pour les métiers de l’hameçon, le prix du thon rouge payé au pêcheur était en France proche de 10 € le kg en 2019 et devrait être plus faible cette année, très loin des prix atteints lors des enchères au Japon qui alimentent beaucoup de fantasmes et surtout ne relèvent aucunement de l’activité des navires français.

• les dernières analyses du cycle de vie de la pêcherie démontrent le faible impact carbone de celle-ci (faible consommation de carburant et d’émission de CO2 par tonne de protéines consommables débarquée) en comparaison de nombreuses autres pêcheries d’autres espèces, mais aussi en comparaison de la pêcherie artisanale de thon rouge à la palangre. La senne est d’autre part une technique très sélective : il n’y a pas de captures accidentelles d’espèces sensibles. Le thon rouge est aujourd’hui dans l’Atlantique Est et la Méditerranée une espèce qui se porte bien. Le retour à un bon état de conservation de ce stock n’est pas dû au hasard : il est la conséquence de la conjugaison des efforts des différentes pêcheries, dont la senne, et du renforcement de l’efficacité des contrôles : un travail à poursuivre pour maintenir l’équilibre socio-économique trouvé et pérenniser la durabilité écologique de ces pêcheries.

SATHOAN est une Organisation de Producteurs de référence regroupant environ 90 navires : chalutiers (18), petits métiers (60) et senneurs (14), avec plus de la moitié des quotas de thon rouge en Méditerranée française. Pour préserver la ressource, les pêcheurs adhérents à l’OP privilégient la pêche fraîche à la journée (poisson pêché et commercialisé dans la même journée) afin de valoriser au mieux une ressource à exploiter durablement. 

L’état du stock

Covid19 - Le département versera des aides financières à la filière pêche

Avec une baisse de la demande nationale de près de 75% en un mois, la filière pêche est particulièrement touchée par la crise sanitaire.

Près de 500 000 € d’aides financières. C’est le montant que Kléber Mesquida, Président du Département de l'Hérault, entend apporter dans un premier temps aux filières pêche et conchyliculture. Ces sommes seront soumises au vote des élus départementaux le 24 avril prochain. Elles répondent à l’urgence de la situation et seront complétées par de nouvelles aides dans un second temps.

Bateau, De Pêche, Tropique, Océan

Avec une baisse de la demande nationale de près de 75% en un mois, la filière pêche est particulièrement touchée par la crise sanitaire.

« Le Département est fortement mobilisé pour gérer cette crise sanitaire hors normes. Notre responsabilité : ne laisser personne sur le bord du chemin. Je vais soumettre au vote des élus départementaux des aides financières très importantes pour les pêcheurs et conchyliculteurs, souvent structurés en très petites entreprises. » Kléber Mesquida, le président du Département de l’Hérault.

ZOOM SUR LA CRIÉE D'AGDE 

Le Département se mobilise également pour la Criée du Grau d’Agde, maillon essentiel dans la poursuite de l'activité de pêche durant la crise sanitaire.

Malgré le confinement la criée a réussi à maintenir son activité en proposant plusieurs jours d’ouvertures dès le 23 mars. Cette semaine elle a ré-ouvert ses portes de façon continue (5 jours par semaine).

Car même en cette période les acheteurs sont toujours en demande.

  • Les mareyeurs par exemple approvisionnent les poissonniers ou d’autres mareyeurs principalement en Espagne et en Italie, où les frontières sont ouvertes pour le passage de marchandises.  Un poisson pêché ce matin sera ainsi vendu à la Criée cet après-midi et arrivera à 1h du matin à Barcelone.
  • Certains poissonniers viennent également se fournir directement à la criée du Grau d’Agde. Ils vendent en commerce, sur des marchés ou dans des halles. Ils viennent de l’Hérault mais également de l’Aude, du Gard ou des Pyrénées Orientales.

Mareyeurs ou poissonniers, les acheteurs pourront s’approvisionner de façon optimale et sécurisée. La Criée a en effet adapté son fonctionnement et propose une nouvelle organisation, compatible avec le respect des gestes barrières :

  • Des masques, des gants et des gels hydroalcooliques sont proposés gratuitement à l'équipe criée et aux acheteurs.
  • Des aménagements ont été réalisés pour respecter les distances de sécurité sur les bancs dédiés aux acheteurs.

En soutien le Département fournit 2 000 masques de protection FFP1 à l’attention des usagers de la criée et de son personnel pour permettre la continuité de l’activité dans les meilleures conditions de sécurité sanitaire. Des aides financières vont également être proposées au vote des élus départementaux le 24 avril prochain.

 Le Département est propriétaire du port de pêche du Grau d’Agde. Il s’y est fortement engagé en investissant 10 M d’€ en 10 ans dans l’agrandissement et la modernisation de sa criée. La criée s’est également dotée d’un circuit de visite « le Belvédère » afin de faire découvrir au grand public toutes les facettes des métiers de la pêche. https://www.crieeagde.com 

Tous les produits de la mer sur un plateau

L’Occitanie revendique la première place pour la pêche et l’aquaculture en Méditerranée française. Jusqu’au 7 décembre, la Semaine de la Mer est une belle occasion pour la Région de valoriser les savoir-faire d’une filière à forte identité, aux produits de qualité.

Les pêcheurs de Méditerranée exploitent près de 80 espèces

Les pêcheurs de Méditerranée exploitent près de 80 espèces

Avec la première flottille de Méditerranéequatre ports de pêche principaux et leurs criées, près de 480 mas conchylicoles sur les bassins de Thau et Leucate, une zone d’activités halieutiques à Frontignan et une aquaculture de pointe (spiruline, aquaponie), les produits de la mer sont bien présents dans le menu de l’Occitanie. Huîtres, coquillages, poissons (80 espèces sont commercialisées par les pêcheurs de Méditerranée), poulpes, anguilles… seront parfaits pour passer de gastronomiques fêtes de fin d’année.

La Région soutient ce maillon essentiel de l’économie « bleue », qui représente 4 500 emplois directs, un chiffre d’affaires de 137 M€ et 30 000 tonnes de produits extra-frais par an. Elle en fait la promotion via la marque Sud de France et gère une enveloppe de 12,8 M€ du Fonds Européen pour les Affaires maritimes et la Pêche.
Sathoan, la coopérative des pêcheurs de Sète, est la première à décrocher en France l'écolabel Pêche durable
 
Sathoan, la coopérative des pêcheurs de Sète, est la première à décrocher en France l’écolabel Pêche durable

L’innovation est présente dans les produits de la mer. Cofinancé par la Région, le projet Valdora de l’institut Cépralmar expérimente la mise en viviers temporaires de daurades sauvages de l’étang de Thau, pour élargir la période de vente et renforcer le prix du produit. Pour préserver une précieuse ressource, les professionnels s’engagent aussi dans des pratiques vertueuses, à l’image de Sathoan, coopérative des pêcheurs de Sète. C’est la première en France à avoir décroché, en juillet 2019, l’écolabel « Pêche durable ». De son côté, la criée aux poissons du Grau d’Agde a lancé en 2018 avec Croix Rouge Insertion l’entreprise d’insertion Terre et Mer pour transformer des poissons sauvages locaux peu valorisés, sous la marque Terr’iodée.

La Semaine de la Mer offre une bonne occasion d’approcher de près cet univers artisanal. Elle programme des visites de mas conchylicoles à Leucate, Vendres, Mèze, Marseillan ou Bouzigues entre le 30 novembre et le 7 décembre, et des ateliers de transformation des anchois Roque à Collioure en semaine. Les curieux pourront pénétrer dans les coulisses des criées de Port-la-Nouvelle et Sète le 29 novembre, du Grau d’Agde le 4 décembre et du Grau du Roi le 6 décembre. Les salins de Gruissan, où la production de sel a repris avec succès depuis 2009, feront découvrir leur site les samedis 30 novembre et 7 décembre.

Création d’un lieu interactif dédié à la pêche au thon rouge

Fortement décriée par les associations de protection de l'environnement, la pêche au thon rouge est aujourd'hui très encadrée. Consommateurs, restaurateurs et même grandes surfaces conservent cependant une défiance vis-à-vis du produit et des professionnels qui le pêchent. Afin de restaurer l'image de ce poisson emblématique, l'armement Lubrano, adossé au Groupement Employeur et de Gestion Pêche Durable en Méditerranée (GEGPDM), veut créer un lieu dédié. 

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Métiers maritimes : un vivier d’emplois en Occitanie

La mer, c’est aussi un avenir professionnel. Plusieurs rendez-vous de la Semaine de la Mer en Occitanie invitent à découvrir, du 27 novembre au 7 décembre, les formations et les métiers d’un univers à plusieurs facettes (nautisme et plaisance, pêche, éolien en mer), au sommet de la vague.

En Occitanie, 274 établissements proposent des formations au monde de la mer

En Occitanie, 274 établissements proposent des formations au monde de la mer

Forte de la première flottille de pêche en Méditerranée et de 70 ports, l’Occitanie revendique 6 600 emplois dans la filière du nautisme et 3 500 dans la filière halieutique, qui réunit pêche, conchyliculture et aquaculture. En outre, une filière très innovante, l’éolien flottant en mer, concerne 250 entreprises régionales et représente un beau potentiel : pour la seule maintenance des parcs, les besoins sont estimés à 250 emplois en équivalents temps pleins d’ici à 2040.

Formations au monde de la mer au lycée de la mer Paul Bousquet de Séte
Formations au monde de la mer au lycée de la mer Paul Bousquet de Séte

Autour de la « croissance bleue », 274 établissements proposent des formations au monde de la mer, en particulier le lycée de la mer Paul Bousquet à Sète et le lycée des métiers du nautisme Rosa Luxemburg à Canet-en-Roussillon. Ce dernier est aussi la tête de pont du « Campus des métiers et des qualifications » Nauti Campus. Tous les niveaux de diplômes sont dispensés, du CAP poissonnier-écailler du CFA de l’académie de Toulouse, aux quatre Bac Pro (Cultures Marines, Plaisance, Pêche, Electricien de marine) du lycée de la mer de Sète et aux cursus de l’école d’ingénieurs Sup’ENR à Perpignan.
Pour former les jeunes dans les meilleures conditions, la Région finance des équipements, comme la « plage d’exercice aux manœuvres de pont des navires » du lycée de la mer de Sète, outil unique en France pour l’entraînement des marins de demain. Elle encourage l’adaptation aux nouveaux besoins des entreprises, comme en témoigne le site pilote pour l’aquaponie du lycée Louis Pasteur de La Canourgue, en Lozère. Parallèlement, la Région finance des actions qualifiantes pour les demandeurs d’emploi et la formation continue des salariés de la filière pêche.

Durant la Semaine de la Mer, une série de conférences permettra de mieux connaître ces métiers et formations qui ont le vent en poupe : elles auront lieu le 27 novembre à Canet-en-Roussillon, le 28 novembre dans les Maisons de l’Orientation de Toulouse et de Montpellier, le 2 décembre à la Maison Régionale de la Mer à Sète, aux lycées Dhuoda et Mistral à Nîmes, et le 5 décembre au lycée de La Canourgue.

DEVENIR DES ANGES GARDIENS DE LA MER

JPEG - 126.5 koEn région, trois centres (Palavas-les-Flots en Hérault, Saint-Juéry dans le Tarn et Le Barcarès dans les Pyrénées-Orientales) forment les futurs nageurs-sauveteurs à 6 diplômes : une opportunité pour les jeunes qui ont la vocation de la mer ! Ces centres assurent aussi la formation continue des sauveteurs embarqués. Répartis dans 16 stations en Occitanie, les 370 sauveteurs embarqués bénévoles de la Société Nationale des Sauveteurs en Mer (SNSM) ont secouru 684 personnes et 363 embarcations en 2018.
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Les anguilles menacées : les pêcheurs réagissent

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Ce mardi après-midi, au niveau de l’aire de carénage du Port de Bouzigues, avait lieu un ramassage de 600 kilogrammes d’anguilles argentées qui ont été pêchées dernièrement dans l’étang de Thau par les pêcheurs professionnels de Bouzigues.  Depuis près de 15 jours, elles étaient conservées près du port profitant encore de l’eau de la lagune.

Cette action fait en effet partie d’un programme européen concernant la reproduction de ces poissons qui vont migrer jusqu’à la mer des Sargasses.

En effet, les anguilles mesurent de 40 cm à 150 cm et pèsent jusqu’à 4 kg pour les femelles. L’anguille est un grand migrateur, et plus précisément un migrateur amphihalin (au cours de sa vie l’anguille va passer par des milieux présentant différents taux de salinité ici, de la mer vers l’eau douce puis à nouveau vers la mer), thalassotoque (qui se reproduit en mer) et catadrome (qui après une période de croissance dans un cours d’eau regagne la mer). Comme pour les autres espèces d’anguilles de l’hémisphère Nord, un petit nombre d’individus effectueront en réalité la totalité de leur cycle de croissance en mer, en lagune salée ou en estuaire salé. Cette espèce est dite européenne, mais des études génétiques ont en 2006 montré que des cas d’hybridation naturelle avec l’anguille américaine existent, avec jusqu’à 15,41 % d’hybrides dans les populations islandaises d’anguilles, et des valeurs allant de 6,7 % à 100 % selon les stades de la vie et les lieux. Toutes les anguilles trouvées en Europe sont considérées former une métapopulation unique.

Les anguilles étaient réputées particulièrement rustiques et résistantes, grâce notamment à leur capacité à respirer l’air, mais elles sont néanmoins en forte régression depuis les années 1980 et même maintenant considérées comme espèce menacée ou en risque d’extinction, en Europe.

(wikipédia)

Pour faire face à cette menace sous l’égide du CRPMEM (Comité Régional des Pêches), les pêcheurs d’anguilles volontaires de la Région ont décidé de prendre sur leurs quotas annuels, 200 kgs d’anguilles chacun pour les relâcher avant la période de reproduction qui a lieu en principe chaque année dans la mer des Sargasses.

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La mer des Sargasses est une zone de l’océan Atlantique nord. Elle est bordée par le Gulf Stream à l’ouest et au nord-ouest, la dérive nord atlantique au nord, le courant des Canaries à l’est, et le courant nord équatorial au sud.

Ce mardi  26 novembre, à Bouzigues, René Archimbeau, Walter Lecrec et Xavier Bénézech, trois pêcheurs qui, quand ils le peuvent, pêchent entre-autres l’anguille ont donc remis  sous l’œil de scientifiques, plus de 600 kg d’anguilles avec une grande majorité de femelles, aux techniciens du CRPMEM, équipés d’un camion spécial pour les transporter dans de  l’eau adaptée, avant de les relâcher ce mardi soir, au niveau du port de plaisance, à la Capitainerie de Sète. Ensuite, direction la Méditerranée, puis la traversée de l’océan pour les anguilles qui iront s’y reproduire.

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Quelle aventure !

Elles sont en forme, bien motivées et elles retrouveront leurs camarades de l’étang de Thau car cette opération se déroule dans différents ports comme à celui de Marseillan,  de la Pointe Courte… Et au-delà, en Méditerranée..

Il s’agit de protéger l’espèce qui subit des menaces de surpêche mais aussi par les polluants.

Un beau geste de nos 3 pêcheurs de la Prud’homie de Bouzigues.

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Les Assises de l'économie de la mer vont "élargir les horizons" les 3 et 4 décembre à Montpellier

Avec plus de 1 500 participants en 2018, les Assises de l’économie de la mer ont confirmé leur statut de principal rendez-vous annuel de la communauté maritime française. Cette reconnaissance et ce succès se sont affirmés progressivement depuis 2005, année de naissance des « Assises ».

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Pour la 15e édition des Assises de l’économie de la mer, les organisateurs (Ouest-France et le marin, en partenariat avec le Cluster Maritime Français avec le soutiende Voiles et voiliers, de l’Institut français de la mer et du Midi Libre) ont choisi pour thème général : « élargir les horizons ».
 
Des Assises en présence de personnalités incontournables de l’économie maritime française telles que Frédéric Moncany de Saint-Aignan, président du Cluster Maritime Français ; Philippe Louis-Dreyfus, président du Conseil de Surveillance de Louis Dreyfus Armateurs ; Hervé Guillou, président directeur général de Naval Groupe et président du Groupement des industries de construction et activités navales (GICAN).
 
Au programme des horizons lointains :
 « La Terre est bleue … vue de l’espace »avec notamment la PDG de Météo France ; le directeur de l’innovation et du développement du CLS Group (Collecte Localisation Satellites) ; le président de l’IFREMER ; le directeur du Shom (service hydrographique et océanographique de la Marine), le directeur de l’innovation, des applications et de la science au Centre national d’études spatiales (Cnes), l’astronaute Philippe Perrin… et le regard d’un grand témoin : Françoise Gaill, présidente de la Plateforme océan et climat.
« La Chine s’est éveillée : quels enjeux économiques ? quelles stratégies avec les nouvelles routes de la soie ? quels risques ? » avec la secrétaire générale de Federation of European Privat Port Compagnies and Terminal (Feport), un expert du transport maritime à l’OCDE ; un géographe spécialiste de la route de la soie…

 

L’aventure spatiale de Philippe Perrin 

C’est à bord de la navette Endeavour que Philippe Perrin embarque le 5 juin 2002 pour rejoindre la station spatiale internationale et ainsi réaliser le rêve de chacun : voler dans l’espace. Après des années d’entrainement intensif, il obtient le privilège d’observer la Terre d’en haut.  

Surnommé « le mécano de l’espace », il sort en scaphandre avec son confrère Franklin Chang-Diaz pour travailler à l’amélioration du bras robotique d’ISS. Trois sorties extravéhiculaires, perdu dans le vide infini de l’espace. Près de 20h de tête-à-tête avec la planète bleue, qui le marquent profondément. Une valse avec la Terre, moment privilégié que peu de personnes ont eu la chance de vivre.

Des horizons d’avenir :

  • Avec quatre ateliers : « Habiter et travailler sur la mer » | « littoral : le défi du XXIe siècle » | le Grenelle de la mer a 10 ans :  quels nouveaux objectifs se fixer ? » | « Les algues hi-tech ? »
  • « Énergies marines renouvelables : essor et acceptabilité » avec le directeur général de WPD Offshore, le président du Directoire d’RTE, le président du Comité national de la Conchyliculture.
  •  « So smart : smart ports, smart shipping, smart yards… » pour débattre de la numérisation et de ses conséquences économiques et sociales à long terme sont invités le directeur Marine France et DOM-TOM de Bureau Véritas, le président de Corimer, le président de l’Union des ports de France.
  • « Kite, ailes, foils… les innovations nautiques irriguent le transport maritime. » avec le directeur général adjoint de Louis Dreyfus Armateurs, le PDG d’Airseas, une représentante de l’association de préfiguration Transport maritime décarboné (IWSA)…

Au plus près de nous et de notre actualité :

  • « Face au Brexit » avec un entretien croisé entre le président du directoire du port de Dunkerque et le président de Brittany Ferries, en présence de Denis Robin, secrétaire général de la mer.
  • « L’économie maritime, levier du développement méditerranéen » Qu’il s’agisse de ses ports, de son transport, de son tourisme, l’économie méditerranéenne doit énormément à la mer. Quelles synergies à développer entre régions, pays, secteurs pour développer harmonieusement et durablement ses apports ? Une table-ronde, avec notamment, le préfet maritime de la Méditerranée, le directeur Pôle mer Méditerranée, le président du Parlement de la mer d’Occitanie, le président du Cluster maritime tunisien...

La pêche électrique est interdite en France

Le ministère de l'Agriculture a annoncé ce mercredi l'interdiction de la pêche électrique dans les eaux territoriales françaises à partir du 14 août. L'Assemblée nationale avait voté cette décision à l'unanimité le 9 mai dernier. La France applique l'interdiction prévue pour 2021 au niveau européen.

Comme le Gouvernement français s’y était engagé, un arrêté du préfet de la Région Normandie en date du 25 juillet rend effective cette interdiction dans les eaux françaises concernées, pour tous les navires et jusqu’à la date de la généralisation de cette interdiction dans l’ensemble des eaux européennes.  

Assises de la Pêche et des produits de la mer

Le rendez-vous des professionnels de la pêche : 12 & 13 septembre 2019 à Granville. 

Inscription en ligne ouverte

Chaque année depuis 2010, les Assises de la pêche et des produits de la mer réunissent l'ensemble des acteurs de la filière pêche, de la production à la distribution en passant par la transformation. Pendant deux jours, des centaines de décideurs issus des secteurs public et privé se retrouvent afin d'aborder les enjeux qui les concernent, partager leurs expériences et apporter leur vision. 

En 2018, les Assises de la pêche et des produits de la mer, qui se sont déroulées pour la première fois sur les bords de la Méditerranée, à Sète, avaient réuni plus de 400 professionnels et près de 50 intervenants. L'édition 2019 des Assises de la pêche et des produits de la mer se déroulera en Normandie à Granville, les 12 et 13 septembre.

VALDORA : Un projet de valorisation des DORADES de dévalaison.

Il y a quelques jours se tenait, au lycée de la Mer de Sète, une réunion concernant le bilan du projet VALDORA qui consiste à conserver vivantes des dorades capturées au moment de leur migration saisonnière en octobre.

valDorades vivier (Copier)

"Les apports en poissons pêchés sont, à cette période, très importants sur les criées et trois pêcheurs professionnels ont décidé depuis l’an dernier de conserver un certain nombre de dorades vivantes pour en décaler la vente en décembre, au moment des fêtes. C’est un choix audacieux."

 L’an dernier, les trois comparses - Robert Rumeau, Denis Talano et Kevin Henri - soutenus par des institutions (le Cépralmar comme porteur du projet) ainsi que par des élèves du lycée de Mer ont mis sur pieds leurs techniques de capture, de transfert et de conservation dans des viviers de l’entreprise « Murex Coquillages » de Sète.

valVivier Murex (Copier)

 Après quelques rectifications quant à la méthode de capture mais aussi quelques créations, dont le système novateur de la cage associée au filet traditionnel, le projet a été relancé cette année encore.

 La problématique, pour rendre le projet rentable, a été de faire en sorte que ces poissons soient considérés comme « sauvages » car non nourris durant leur conservation. Ce qui fut fait.

Cette année, aucune nourriture n’a été donnée aux dorades durant les trois mois de vivier. De plus, selon le cahier des charges, il n’a été administré aucun traitement durant cette période de captivité.

 A la différence de la première tentative, il y a eu cette fois-ci peu de mortalité, de l’ordre de 4%.

 A la fin de cette période de captivité, aidés par les services de l’Ifremer de Palavas, les pêcheurs ont eu le plaisir de constater que les pertes en poids des dorades étaient insignifiantes, de l’ordre en moyenne de 3,5%.

valdCage dorade Robert (Copier)

 Pour l'année 2018, cette pêche a concerné 60 individus de 256g à 976g.

 L’abattage avant les ventes en criées de Sète et d’Agde a été réalisé de manière « classique » pour une vente, cette année, de 170kg.

Valdora pesage (Copier)

 Comme l’an dernier, les prix fluctuent selon les apports du jour mais globalement les prix des grosses dorades ont tourné autour de 17 euros, soit entre 12 et 29 euros le kg.

 "Après de tels résultats plutôt encourageants, une ou plutôt des questions demeurent, celle, entre autre, de la rentabilité d’une telle pêche. Car s’il y a une volonté de pérenniser cette technique, il va bien falloir investir dans du matériel dont les cages avec un prix à l’unité avoisinant les 4.000 euros HT. Mais aussi envisager l’aménagement d’un site dédié pour conserver les poissons. Toutes ces questions restent encore en suspens et devront être tranchées par les professionnels eux-mêmes soutenus par leurs partenaires."

Des partenaires nombreux : le Cépralmar, l’Ifremer, les poissons du Soleil, le Lycée de la Mer, l’association Valdora.

Et des partenaires financiers : l’Europe, l’Union Européenne, le Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, la Région Occitanie, le Département de l’Hérault, Sète Agglopôle.

 Autre amélioration à envisager dans le cadre d’une meilleure rentabilité, monter la possibilité des charges en vivier supérieur à 15kg/m3.

 Toutes ces questions devront trouver réponses mais en attendant, les 3 professionnels se disent satisfaits et se proposent de renouveler cette technique de pêche l’an prochain et peut-être même de l’étendre à une autre espèce de poissons fréquentant les eaux de l’étang de Thau, le loup.

 publié le 19 mars 2019, Jean-Marc ROGER.