Concours vidéo "Cap maritima"

L'été les pieds dans l'eau avec le concours vidéo Cap maritima

 

Le 1er concours vidéo dédié à la pêche et aux cultures marines lancé par le Syndicat mixte du bassin de Thau, en partenariat avec le Crédit maritime, est ouvert au grand public. Durant le mois d’août il est invité à réaliser des vidéos courtes sur cette thématique estivale et les déposer en ligne. A la clé, 2000€ pour l’équipe lauréate et d’autres cadeaux.

L’été pour découvrir les métiers traditionnels de la pêche et des cultures marines

Valoriser les métiers de la pêche, de la conchyliculture, de la myticulture, de l’aquaculture… et susciter des vocations pour ces professions auprès du grand public tels sont les objectifs de ce concours ouvert jusqu’au 30 août sur le site www.capmaritima.fr.

Les participants sont invités à réaliser de courtes vidéos d’une durée de 3 minutes maximum mettant en valeur les filières pêche et cultures marines dans trois catégories :

Les techniques et savoir-faire des métiers de la pêche et des cultures marines, les produits issus de ces filières tant en récolte qu'en transformation, les milieux de production. 

5 prix seront décernés à Mèze le 30 septembre 2017 : le 1er prix grand public : 2 000 Euros, le 2ème prix (3 lauréats, un dans chaque catégorie) : des jumelles marines Bushnell avec compas et un "prix des "étudiants". 

Immersion dans la criée de Sète

La criée de Sète a été construite en 1966. Elle est le fruit de l’imagination de l’architecte Jean LE COUTEUR à la demande de l'ex CCI de Sète, alors gestionnaire du port.criDSC_0309 (16)

Jean Le Couteur est l’urbaniste et l’architecte en chef de la station balnéaire du Cap d’Agde, issu du projet interministériel décidé par le général de Gaulle pour l’aménagement du littoral du Languedoc-Roussillon.

Ce jeudi 20 juillet, la Région Occitanie Languedoc-Pyrénées qui a en charge le Port de Sète-Frontignan Méditerranée proposait une visite de la criée commentée par son Directeur des quais de débarquements au départ des lots retenus par les acheteurs du jour. La criée peut être visitée quelquefois au moment de la vente via l’Office du tourisme de Sète.

La particularité de Le Couteur ayant été une prédilection pour l’utilisation du béton en s’inspire également des lieux pour la réalisation de ce monument, la criée de Sète s'inspire de l'envol d'une mouette, oiseau emblématique d’un port de pêche. Le port de Sète est le 1er port de pêche de méditerranée française et le 20ème en France sur 43 ports. Afin de répondre aux besoins des professionnels de la pêche, il est équipé de structures et d’infrastructures spécifiques : une halle à marée et du matériel permettant la mise en vente des produits de la mer conformément aux différentes dispositions réglementaires ainsi que l’accueil de ses clients des quais d’amarrage, avec alimentation en fluides et zone de stockage d’équipement, dédiés aux professionnels de la pêche. Une aire de carénage pour des navires allant jusqu’à 180 tonnes. Un système de production et de vente de glace paillette alimentaire.

La criée emploie 8 salariés permanents et quelquefois des intérimaires sur le site. Elle est une criée publique et son statut juridique est un établissement public à caractère administratif.

Le port de pêche a la particularité d’être dans le centre-ville de Sète, résultat de la culture de l’activité halieutique de la ville depuis plusieurs siècles. Cela est pratique dans ce sens mais pose de multiples problèmes aux acheteurs qui sont pris plusieurs fois dans la journée, dans le flot de la circulation. Comme le précise le Directeur "L'idée fera peut-être son chemin mais le premier essai a eu pour résultat un centre de traitement surtout réservé aux ostréiculteurs, entre Sète et Frontignan." Il s'agit d’une zone d’activité, située dans la ZIFMar, sur laquelle cohabitent des établissements conchylicoles, aquacoles, mareyeurs, centre de congélation, transporteurs ou encore une pépinière d’entreprise. Une partie des terrains de cette zone est alimentée en eau de mer brute. Les lots sont attribués suite à des appels à projet à des établissements travaillant les produits de la mer.

Quant à la criée, dès 1967, celle de Sète a été une vitrine du savoir-faire en matière de vente aux enchères des produits de la mer. Première criée d'Europe à être informatisée en 1967. Les enchères ne se font plus à la voix et à la main levée mais à l'aide d'un écran d’affichage pour le vendeur et d'un bouton d’achat pour chaque acheteur. Elle a servi d'exemple pour d'autres criées (Port de Bouc, Arcachon, etc.), Il s'agit d'enchères descendantes et remontantes partir d'un prix relatif de départ (souvent celui de vente de la veille).

Elle fut la première à gérer en temps réel l'encours des acheteurs (en montant avec délai de paiement) puis le système de vente a continué d’être amélioré, notamment en 2009 en offrant la possibilité de faire remonter les enchères, afin de garantir le prix le plus juste, avec une cadence rapide de 700 lots à l'heure. Pour l'achat à distance, la criée a mis en place l'achat programmé en temps réelle ou en temps différé suite à de nouvelles réglementations Le vendeur, après avoir qualifié un lot (nom du navire, de l’espèce, de la taille, la qualité, le jour de la pêche, etc.), attribue un prix de départ pour les enchères.

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Le lot est alors présenté à la vente : le prix diminue. Les acheteurs, équipés de télécommande, acquièrent le lot en appuyant sur le bouton d'achat : ainsi le produit est attribué au plus offrant. Si il y a égalité entre 2 ou plusieurs acheteurs, le prix remonte. Le lot est vendu au plus offrant. Car la Criée de Sète a beaucoup de succès avec ses produits frais. On peut y trouver 90 espèces dont merlus, Daurades et poulpes.... Pour acheter, pas besoin d'agrément, il faut juste une caution. Que l'on soit Restaurateur, Mareyeur, Poissonnier, détaillant, de Sète ou d'ailleurs l'on peut s'inscrire et opter pour une option d'achat. La plupart des villes de France sont desservies avec 3 sociétés de transport pour les acheteurs à distance. En cas de « collision », c’est-à-dire si plusieurs acheteurs veulent un lot au même prix : l'enchère devient montante (le prix remonte). L'acheteur qui appuie le plus longtemps sur son bouton d'achat remporte l’enchère, à un prix plus élevé.

Ce principe de vente à la particularité de permettre une cadence de vente très rapide. Ainsi, la halle à marée de Sète vend par heure, pour un total d'environ 2 000 lots par jours. La qualité et la fraîcheur des produits vendus sont ainsi garanties.

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Pour répondre aux besoins des pêcheurs et des acheteurs, la criée de Sète vend la production par lots qui sont identifiés. Dès qu'ils ont été triés, les produits de la pêche sont déposées en chambre de congélation et sont proposées dans des bacs de 30 l. Une fois la vente effectuée, les lots seront couverts de glace, préparées pour les acheteurs qui n'auront plus qu'à récupérer les lots achetés sur des palettes. Pas de temps perdu, que des produits frais. Car le port de pêche de Sète c'est le port d'attache d'une flotte diversifiée : des thoniers, plus de 17 chalutiers qui ramènent 200 jours par an, maximum, entre 500 kg et 1 tonne de poissons, chacun.

Mais quotidiennement, la criée vend le produit de la pêche des chalutiers ainsi que plus d'une cinquantaine de petits métiers. Il faut savoir que les patrons pêcheurs sétois sont organisés :

En prud’homie : spécificité méditerranéenne. A la tête de la prud’homie sont élus des prud’hommes pour des mandats de 3 ans (2 prud’hommes par type de métier : thonier, chalutier, petits métiers) avec à leur tête un prud’homme Major. Ceux-ci jugent des différends et des contestations qui naissent entre pêcheurs dans l’exercice de leur métier, sans qu’il y ait lieu de faire un procès.cri

En coopératives maritimes : d’avitaillement et de matériel, mais aussi en coopérative maritime de pêche. Ces coopérations permettent aux professionnels de pouvoir répondre à leur besoins collectifs et favorisent un fonctionnement optimal de leurs professions par une centralisation des achats

En organisation de producteurs : la Sa.Tho.an. A un rôle de porte-parole/représentation politique auprès des partenaires institutionnels, gestion des quotas de pêches pour le thon rouge, aide à la valorisation des produits de la pêche, aide dans la recherche d’innovation des techniques de pêche.

Il faut savoir que Sète a vécu une époque de gloire pour la pêche dans les années 95 avec 21 millions d'euros de vente, du poisson et de nombreux chalutiers. Avec la raréfaction des espèces, avec les contraintes européennes, après des difficultés, il semblerait que le monde de la pêche devienne plus optimiste. Tous produits confondus la moyenne des prix est de 5€ par Kilo, à la criée qui tourne à 11 millions d'euros par an.

La criée propose donc, le plus souvent, des produits issus de la pêche artisanale. Les bateaux inscrits en criée ne sortent qu’à la journée, ce qui permet de présenter à la vente des produits de grande qualité et de fraîcheur exceptionnelle. En principe les produits les plus vendus en criée sont : Merlu, Baudroie (lotte), Daurade, Poulpe, Rouget, Anchois, Encornet/calamar, Capelan, Sole, Loup (bar).

Grâce à son emplacement singulier, entre mer et étang, certains produits ont une saisonnalité bien marquée. Aux mois d’octobre et novembre, les poissons sortent de l’étang de Thau pour aller frayer au large, après s'être engraissé pendant quelques mois. Le plus connu des poissons pratiquant cette migration est la daurade.

L’offre est alors forte en criée pour ce produit. Le retour dans l’étang de ces poissons a lieu courant Août. Les poissons ont alors passé du temps en mer et reviennent s'engraisser dans l'étang.

Le printemps est la saison des sars, produit recherché par les restaurateurs. Il s'agit d'un poisson réputé pour la finesse de sa chair.

De façon générale il y a un pic d’apport, toutes espèces confondues, à l’automne, c'est à dire de mi-septembre à mi-décembre.

Pour le thon rouge, c'est particulier. Les thoniers senneurs et des petits métiers sétois pêchent le thon rouge dans le strict respect de la réglementation internationale. Ainsi leurs saisons de pêche sont encadrées par des arrêtés ministériels, des observateurs sont embarqués sur les senneurs, les contrôles en mer et à quais sont quotidiens, etc. Chaque année, le comité scientifique de l'ICCAT fixe les quotas de pêche en fonction de l'état du stock de thon rouge. Chaque thon pêché est identifié par une bague de marquage attachée au niveau de la queue du poisson. Cette bague gage que le poisson a bien été pêché dans le total respect de la règlementation. Grâce à la mise en place de ces quotas de pêche et à leur respect, les stocks de thon rouge sont aujourd'hui reconstitués. Les pêcheurs, senneurs et petits métiers, sont les premiers impactés par cette évolution. La pérennité de leur métier est ainsi assurée. La marque collective Thon Rouge de Ligne est une preuve de la prise de conscience des pêcheurs et de leur volonté de s'engager dans une pêche durable et responsable.

Aujourd'hui, suite au bon état des stocks, les grandes surfaces commercialisent à nouveau le thon rouge.

Actuellement la criée de Sète accueille quotidiennement plus de 50 acheteurs. (ouverte entre 15 h 30 et 19 h, à l'heure à laquelle les bateaux sont de retour de la pêche). La première moitié est constituée de détaillants et la seconde de grossistes et courtiers. Une fois les lots achetés, ils sont pris en charge par les acheteurs eux-mêmes ou par des sociétés de transport spécialisés dans les produits de la mer. La qualité des produits vendus est ainsi conservée, ce qui permet aux acheteurs de la criée d'expédier à leur clientèle des produits pêchés le jour même.

Une autre vente possible, celle sur sur convoyeur de bacs de 30 litres (un bac = un lot) avec vente en chambre froide de palette de plusieurs bacs 30 l ou de plusieurs caissettes (dédiées au poisson pélagique). Ce système permet de répondre à la demande des mareyeurs et courtiers en matière de vente de poisson pélagique dont le marché s’organise autour de lots de plus d'une centaine de kilos. Cela permet par ailleurs de fluidifier la vente de poisson sur convoyeur en cas de forte prise d’une seule et même espèce (bogue, capelan, maquereau, daurade).

On le voit, tout en s'adaptant aux contraintes et aux lois, la criée fait au mieux en respectant les lois et en essayant de tenir compte de la protection des espèces, pour garantir aux pécheurs avec les nombreux petits métiers des revenus convenables. Il en va de la bonne santé de la pêche à Sète.

LA PÊCHE AU « BOULETCHOU »

Drapeau du Royaume-Unienglish version available : follow this link





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A l'occasion de sa désormais traditionnelle fête annuelle du Patrimoine la ville de Mèze a organisé une reconstitution de la pêche au « bouletchou » (transcription en français de la prononciation de l'occitan "Bolejon"). Une pêche qui ailleurs porte d'autres noms mais dont le principe reste le même sur toutes nos côtes sablonneuses.
Ayant laissé une corde sur la plage, les pêcheurs vont, à la rame, étirer un filet loin de la plage puis ils reviennent avec le second bout de la corde. Ils unissent alors leurs efforts pour tirer le filet à terre. La poche qui termine le filet fait fonction de piège.
Certaines pêches à la traîne (à l'identique) utilisaient, jadis, la force de plus
de quatre vingt personnes, du côté de Gruissan (Aude).
Ce mode de pêche a aujourd'hui disparu mais il a survécu jusqu'aux années soixante dix. On ne la pratique plus que dans de rares occasions pour des reconstitutions ou des animations ponctuelles.
Toute la population mézoise a encore en mémoire le dur labeur de ces familles de pêcheurs qui durant trois mois allaient dormir sur les plages voisines pour y attendre le poisson.


Le public ayant répondu présent a pu par la suite déguster une « énorme » brasucade (250 kg de moules).

 

La Brasucade ou marinade.

La brasucade de moules est une tradition du côté de Sète et sur tout le pourtour du l’étang de Thau.
Son principe ? Faire cuire des moules dans une grande poële au-dessus d’un feu de bois en les arrosant d’une sauce dont chaque cuisinier détient sa propre recette. Il est parfois très dur de connaître la composition de cette marinade qui reste souvent un secret de famille.
Selon les personnes que j’ai pu rencontrer et solliciter il s’avère que l’on peut utiliser tous ces ingrédients pour la réaliser :
de l’huile d’olive, des carottes râpées, des gousses d’ail, des oignons émincés, du thym, du laurier, des clous de girofle, de l’harissa, du piment doux, des herbes de Provence, de la noix de muscade, du poivre blanc, des piments de Cayenne, du cumin et du gingembre …… Ouf !
Le tout est à mélanger dans un grand bidon et à laisser mariner quelques jours avant son utilisation sur les moules.
Au moment de la cuisson des moules, ne pas oublier de vider la première eau des moules avant d’ajouter cette marinade.
Si vos dosages sont bons……. C’est un vrai régal. 

 

Jean-Marc Roger

Opération daurades pour les fêtes : le bilan








 

Le 17 octobre, des pêcheurs professionnels de la Pointe Courte (Kévin, Robert et Denis), le Cépralmar et le Lycée de la Mer Paul Bousquet initiaient avec l'appui technique d'Ifremer un premier essai consistant à conserver vivantes, des daurades de pêche.
L'objectif, à terme, est de pouvoir décaler une partie de la commercialisation sur la période des fêtes de fin d'année . A cet effet, trente kilos de daurades avaient ainsi été prélevées.
En cette fin d’année les pêcheurs ont souhaité communiquer sur cette expérience et en faire le bilan devant les institutionnels, attentifs à cette expérience, les professionnels de la pêche, eux aussi attentifs, ainsi que les médias.

Cette rencontre au lycée de la Mer a débuté par l’excellent film de David Garcia, un film financé par le Crédit Maritime. Et venu ensuite le bilan de cette expérience, un bilan énuméré par Jean-François Holley du Cépralmar.


La première tentative de capture de daurades vivantes a connu quelques soucis de taille, en effet, peu de daurades sont restées vivantes. Il a donc fallu profiter de la fin de la période de migration et recommencer des captures avec plus de « douceur » pour éviter de choquer les poissons. Et fort de leur précédente expérience il s’est avéré que les poissons ont survécus au transbordement dans les bassins du Lycée de la Mer. Une fois installées dans les deux bassins, elles ont été observées afin de déterminer tout changement de leur condition physique. Comme remarqué par les pêcheurs, le mucus est important car il protège des bactéries et les frottements lors du premier prélèvement ont entraîné leur mort. Tout le problème semble être de pouvoir éliminer « l’agression mécanique » lorsqu’elles sont prélevées des eaux et avoir le moins de manipulations possible.
A titre d’exemple, pour leurs captures, les équipes de l’Ifremer de Palavas-les-Flots utilisent, par expérience, des salabres à mailles fines, souples et surtout sans nœud pour éviter toute zone de frottement.
Pour la prochaine saison en 2017, il sera nécessaire de déterminer la définition de la cage qui, après réflexion, sera ajoutée à la capéchade. Cette cage allant permettre aux poissons capturés de ne plus trop se frotter dans verveux trop étroit.
Est-ce que la cage est et restera un engin de pêche ou non ? Les autorités seront attentives à cette définition.
Un autre choix qui a été fait pour l’avenir, c’est de ne pas traiter (contre les bactéries toujours possible) les daurades et de les laisser le plus proche possible de leur état sauvage et donc de limiter tout ce qui ne serait pas naturel.
Pour cette première expérimentation, les daurades capturées ont été exclusivement nourries avec des moules ouvertes et avec des crabes verts. A la satisfaction des pêcheurs, les daurades les ont bien mangés. Le but n’étant pas de les engraisser mais de les maintenir « sauvages » en décalant leur vente jusqu’aux fêtes de Noël en sachant qu’en mars la pêche à la battue reprend.
Aux deux lots basés au Lycée de la Mer est venu se rajouter celui installé chez l’entreprise Murex à Sète. Là, fort d’une expérience confirmée, les poissons déposés seront laissés tout l’hiver dans des bassins qui font 50 m3.
Il sera aussi prévu, en 2017, de créer deux lots distincts dont l’un sera alimenté avec des moules et des crabes verts et l’autre sans aucune nourriture en apport pour voir si d’un point de vue qualitatif de la chair on peut arriver à des choses différentes ou pas. Une étude économique sera aussi entreprise pour essayer de se projeter.

Un groupe d’action locale sur le bassin de Thau est en train de se monter et c’est un projet qui pourrait tout à fait être intégré dedans.
(Dans le cadre du Fonds Européen pour les Affaires Maritimes et la Pêche (FEAMP) quatre groupes d’Action Locale Pêche et Aquaculture (GALPA) ont été sélectionnés en réponse aux réponses aux candidatures exprimées par les territoires Vidourle-Camargue, Bassin de Thau, Grand Narbonne et Pays Pyrénées Méditerranée dans les Pyrénées-Orientales).
Le challenge pour les professionnels porteurs du projet est de vite et de bien réfléchir à la réalisation de cette cage afin d’être opérationnels pour la prochaine dévalaison d’octobre 2017.

Les pêcheurs porteurs de cette expérimentation ont été invités en Italie pour aller constater les méthodes de leurs confrères. Mais ils ont aussi conscience qu’ils devront se servir de l’expérience des pêcheurs japonais qui pratiquent eux aussi des captures presque identiques. Ils ont cette « culture » des captures vivantes.
Un chercheur aquacole de la FAO, Valério Crespi, est chargé de réfléchir à ce type de captures pour des implantations de fermes aquacoles dans le Monde et il est en contact avec Robert Rumeau l’un des porteurs du projet.

En fin de réunion, un remerciement appuyé a été exprimé par Jean-François Holley (Cépralmar) en direction de tous les partenaires sur cette opération : "Pour moi c’est le bel exemple d’un projet collaboratif et ce n’est pas quelque chose que l’on réussit tout le temps".

Jean-Marc Roger

Le CEPRALMAR : coopérer avec les gens de métier

Un entretien avec André Lubrano, Président du Cépralmar

Le Cépralmar (Centre d'étude pour la promotion des activités lagunaires et maritimes ) est un acteur régional reconnu au niveau national et international. Apprécié des professionnels de la mer comme des élus des collectivités territoriales, il intervient depuis plus de 30 ans pour favoriser le développement durable du secteur des pêches et des cultures marines mais également la gestion intégrée des zones côtières.

Le Cépralmar est néanmoins très peu connu du grand public. Thau-info a voulu en savoir plus sur cette structure associative soutenue par la Région et qui a inspiré nombre de décisions et de réglementations nationales. Son président André Lubrano a bien voulu répondre à nos questions.

 

 

CEPRALMAR

Depuis 2016 le CEPRALMAR est implanté à Sète, la ville-port appelée à jouer un rôle majeur dans la grande région LRMP.

Association loi 1901, créée en1981 le Cépralmar, soutenu par la Région, a pour objet statutaire :

  • de favoriser et de promouvoir les actions visant à sauvegarder l'exercice de la pêche et des cultures marines en mer et dans les étangs et à encourager les tentatives, menées par les professionnels, destinées à une meilleure exploitation du milieu lagunaire et marin,
  • de mettre en œuvre toutes formes d'études techniques pour le compte des maîtres d'ouvrage et d'assurer leur suivi pour la bonne exécution des programmes définis dans le cadre de l'association",
  • de contribuer à la définition d'une politique à long terme concernant la mise en valeur du milieu côtier de la région.

Une originalité structurelle :

Avec sa représentation paritaire élus - professionnels de la mer, le CEP¨RALMAR est une véritable "chambre des métiers de la mer".
Le Cépralmar a un conseil d’administration composé de 12 membres représentant l’ensemble des acteurs de la mer.
Ces membres sont répartis en 2 collèges :

  • collectivités Territoriales et Syndicats mixtes gestionnaires de milieux lagunaires et marins
  • représentants professionnels.

Depuis 2010, le Cépralmar est présidé par André LUBRANO, Conseiller Régional.

   

MTP-INFO : A quoi sert le Cépralmar ?

Andre Lubrano :
Le Cépralmar est un outil qui permet d'abord aux professionnels de la mer et aux élus ou gestionnaires de syndicats mixtes de se parler, d'échanger et de construire ensemble. Les professionnels tiennent à son existence car il permet aux gens de métier de s'exprimer librement et de coopérer. C'est leur outil.
Au fait des évolutions économiques, techniques, réglementaires et sociales, le Cépralmar propose une ligne d’actions adaptée aux réalités régionales et la traduit en programmes d’interventions sur le terrain.

MTP-INFO : Quels sont les grandes missions du Cépralmar?

André Lubrano :
Nous avons trois grands axes:

  • développement des filières maritimes : avec sa vision transversale de la filière des produits aquatiques, le Cépralmar conseille les professionnels et leurs organisations dans la définition stratégique, le montage et l'évaluation de leurs projets de développement. Cette présence quotidienne auprès des exploitations et des entreprises du secteur maritime lui permet de recenser les besoins, de promouvoir la diversification des activités de production, d'encourager les initiatives privées vers une démarche innovante en lien avec les marchés. L'équipe technique travaille au côté des organisations professionnelles dans la conduite de leurs missions et dans la construction de projets collectif.
  • gestion intégrée et durable du territoire littoral : La qualité de l’environnement littoral conditionne le maintien de l’ensemble des activités maritimes. Porte-parole des métiers de la mer, le Cépralmar agit pour faire reconnaître leur importance dans la vie économique régionale et leur contribution au maintien des équilibres de la bande côtière. Il contribue à l’élaboration de documents de planification (SCOT, SAGE, ...), s’implique dans des opérations d’aménagement (récifs artificiels, restauration des lagunes...) et de gestion (contrats d’étang, réseaux de suivi) et intervient dans des programmes de recherche appliquée au niveau national et européen. L’ensemble de ces actions est résolument inscrit dans une approche de gestion intégrée et durable du littoral régional.
  • coopération entre les acteurs : Interface entre le monde scientifique, professionnel et les institutions, le Cépralmar joue un rôle fédérateur dans la mise en œuvre de réseaux de collecte et de transfert des “connaissances” et des “savoirs”. Il organise la concertation entre tous. Enfin, il coordonne l’élaboration de réponses appropriées et concertées à destination des collectivités publiques et des professionnels.

MTP-INFO : De quels moyens dispose le CEPRALMAR ?

André Lubrano :
Malgré un très vaste champ d'intervention, l'équipe permanente est très réduite. Elle est constituée de 4 chargés de mission de haut niveau : Erika GERVASONI pour l'aquaculture, Adeline FOURRIER pour la gestion du milieu maritime et la planification, Matthew HEBERT pour la gestion des lagunes et Jean-François HOLLEY pour la pêche. Sylvie MERIC, directrice administrative et Perine CAZORLA responsable du secrétariat complète l'équipe.
Le budget du Cépralmar, de ce fait très raisonnable - 600.000 euros par an - est financé pour environ 80% par la Région.
Les moyens pour lancer les études ou les projets doivent donc être trouvés à l'extérieur auprès de partenaires privés ou institutionnels, régionaux, nationaux ou européens.

 

L'équipe du Cépralmar

 

MTP-INFO : Existe-t-il des synergies entre les métiers de la mer et ceux de la terre ?

André Lubrano :
Pour la qualité de l'eau des lagunes, ce qui se passe et se déverse à terre, revient dans l'eau, la coopération et le dialogue entre les deux est une évidence et une nécessité. Sur les plans des produits, des actions de valorisations complémentaires sont déjà en cours et le seront de plus en plus. Hier par exemple on a fêté à Marseillan les médailles obtenues au concours général agricole par Philippe Ortin, le Président du CRCM, pour la qualité de ses huîtres et par les Caves de Richemer pour ses vins (voir ici).

Propos recueillis par Jean-Marc-Roger et Jacques Carles

Cuisine à la Graulenne

Quand Frédéric Alacer fait appel aux Graulens et Graulennes pour créer un superbe livre dédié à La mer cuisinée à la  Graulenne

Un ouvrage expliquant la richesse du patrimoine culinaire des produits de la mer que la cité du Grau-du-Roi recèle. Au travers de 31 recettes, les Graulens eux-mêmes ont rédigé les premiers chapitres du livre gastronomique pour fêter les 5 ans des Graulinades et faire connaître la cuisine du pêcheur.  Deuxième port en Méditerranée après Sète , ce sont les grandes familles de pêcheurs et les figures historiques qui constituent le véritable trésor du Grau du Roi.

Frédéric Alacer, jeune Graulen attaché à ces traditions maritimes de la Méditerranée, a eu l'idée de mettre en lumière les pratiques de pêche et les divines recettes que les femmes de pêcheurs, ou pêcheurs eux-mêmes, se transmettent depuis des générations. Friture de jols, le pelaù de sèches, le court bouillon d'anguilles, la bourride de baudroie, la morue façon Mamé Marie, et le poulpe en marinade ou en rouille longtemps considéré comme le plat du pauvre n'auront plus de secret pour vous.

 

Point de départ de l'ouvrage

Son idée ? Organiser chaque année une battle, entre Graulens exclusivement, sous l'œil enchanté des copains, des touristes et des gourmands qui assistent depuis le matin à la réalisation de ces plats traditionnels méditerranéens. Ainsi sont nées Les Graulinades en 2011, sorte de Master Chefs gardois ! Devant tant d'enthousiasme pour ce rendez-vous gastronomique, Frédéric décide de poursuivre cette aventure en-dehors du concours annuel et de collecter ces supers recettes familiales afin d'en faire un recueil, celui du partage, des saveurs issues de la mer et de précieux tours de main. Ce livre est un hommage au patrimoine culinaire maritime de ce petit port de pêche devenu une station balnéaire. Courez l'acheter et mettez-vous aux fourneaux !

 

Où trouver le livre ?

- Office de Tourisme du Grau du Roi

- ou au 06 81 30 92 97

Pêche : un potentiel économique régional à valoriser

Afficher l'image d'origineAvec la seconde flotte de pêche française et une représentation de 3 segmentations d’activités complémentaires (thoniers, chalutiers, petits métiers), la filière pêche en Languedoc Roussillon Midi Pyrénées a un potentiel économique qui mérite d'être valorisé. Dans cette perspective, la Région a défini une stratégie régionale pour la pêche que le Centre d'étude pour la promotion des activités lagunaires et maritimes (Cépralmar) basé à Sète, met en œuvre avec l’ensemble des partenaires de la filière.
Thau-info a interrogé Jean-François Holley, responsable du secteur pêche au Cépralmar pour avoir un aperçu des actions menées dans ce domaine par une institution peu connue du grand public mais reconnue au niveau national et international.

 

Jean-François Holley

Ingénieur agro, spécialisé dans l'halieutique, Jean-François Holley, 38 ans,a rejoint le Cépralmar en 2010 où il est responsable sur secteur "pêche".
Avant de se fixer à Sète, Jean-François Holley a réalisé un beau parcours professionnel. D'abord avec l'Ifremer, à Boulogne sur mer puis à Nantes, ensuite au CEMAGREF devenu l'ISTEA (L'Institut de recherche en sciences et technologies pour l'environnement et l'agriculture) et un passage de 2 ans en Nouvelle -Zélande.

 

Chiffres clés du Languedoc-Roussillon

  • environ 1400 marins pêcheurs (dont 64% pour la petite pêche, 15% pour la pêche côtière, 1% pour la grande pêche et la pêche au large et 20% pour la conchyliculture

  • Environ 700 navires de pêche en Languedoc-Roussillon
    (dont 87% de petits métiers, 10% de chalutiers et 3% de senneurs)
  • 11 prud’homies en Languedoc-Roussillon

    Le Grau du Roi, Palavas, Sète - étang de Thau, Sète-Mole, Agde, Valras, Gruissan, Bages,- Port la Nouvelle, Leucate, Saint Laurent-de-la-Salanque - Le Barcarès, St Cyprien

    En France, les prud'homies existent depuis le XIVème siècle. Ces institutions sont chargées de la gestion des ressources, de l'organisation des activités, de l'établissement de réglementations et de l'arbitrage des conflits entre pêcheurs.
  • 5 ports principaux
    Port-Vendres, Port la-Nouvelle, Agde, Sète, Grau du Roi

  • 4 criées ( Port la Nouvelle (gestion CCI) - Agde (gestion SEM municipale + coopérative des pêcheurs) - Sète (gestion Port Sud de France) - Grau du Roi (gestion 2 coopératives maritimes)
  • 72 points de débarquements tout le long du littoral du Languedoc-Roussillon
  • 9.300 tonnes (pour une valeur de 45 millions d’euros)

  • Plus de 80 espèces commercialisées :sardine, anchois, merlu, poulpes, dorade, baudroie, bar, rouget barbet, etc.

 Fishing nets

   

Maintien et soutien de la filière anguille

Pour faire valoir les efforts faits par les professionnels pour assurer la durabilité des pêcheries d’anguilles, le Cépralmar a entrepris une démarche transnationale pour certifier la pêche de l'anguille à l’aide du Sustainable Eel Group (SEG). A cette, fin un cahier des charges de la pêcherie lagunaire d’anguille a été entrepris en vue de la labellisée.
Parallèlement, il semble indispensable de diversifier les circuits de distribution, aussi bien pour les mareyeurs que pour les pêcheurs. Avec l’appui de Sud de France, la démarche vise à développer une consommation régionale de l’anguille puisque si le Languedoc-Roussillon est une région importante en termes de production, la consommation locale y est très faible. La difficulté est de convaincre les acheteurs en criées et les restaurateurs qui n'ont pas l'habitude de travailler ce poisson.
Pour faire également connaitre le produit au grand public diverses manifestations ont été réalisées avec le concours du Cépralmar y a apporté son concours. En ce début juin, par exemple, la 1ère fête de l'anguille a été organisée à Palavas par la Prud’homie des Pêcheurs. Cette manifestation avait pour but de faire découvrir la pêche artisanale de l’anguille sur les lagunes palavasiennes. Très ancienne elle se pratique à l’aide de nasses appelées « capétchades » qui n’ont que très peu évolué avec le temps. Cette pêche artisanale est très respectueuse du milieu lagunaire mais aussi de la sélectivité des espèces. Il est donc très important pour les pêcheurs que cette espèce soit reconnue pour ses qualités gastronomiques mais aussi pour sa pêche responsable et durable. Dan sle même esprit en septembre dernier, Thau Agglo en partenariat avec le Cépralmar et le CRPMEM LR avait organisé la 1ère fête de l’anguille à Marseillan.

 

Filière anguille : le contexte

Depuis la publication par le Commission Européenne en 2007 d’un règlement instituant des mesures de reconstitution du stock d’anguilles, la France a choisi de mettre en oeuvre des plans de gestion triennaux pour atteindre les objectifs de « rechercher l’optimisation de la survie de la civelle jusqu’au stade argentée de retour en mer » et «d’assurer un taux d’échappement vers la mer d’au moins 40% de la biomasse d’anguilles argentées».

Malgré les efforts faits par les professionnels (contingentement de l’activité, PSF, fermeture saisonnière…), la filière anguille se trouve dans une situation critique dû à l’effondrement des élevages aquacoles du nord de l’Europe qui ont déstructuré les marchés traditionnels de la filière régionale.
Fort de ce constat, le CRPMEM LR, avec l’appui du Cépralmar, souhaite engager plusieurs actions pour assurer le maintien de ces activités économiques importantes pour la filière pêche du Languedoc-Roussillon.

 

Projet Golion

Le Syndicat des Petits Métiers du Languedoc-Roussillon (SPMLR) a sollicité le Cépralmar afin de mieux mettre en avant le poisson des petits métiers du Languedoc-Roussillon pêché à la ligne. Les loups, dorades, pageots ou merlus capturés à l’hameçon peuvent afficher un niveau de qualité exceptionnel alors qu'ils sont commercialisés sans distinction particulière.
Avec l’appui financier de la Fondation Daniel et Nina Carasso, de la Région Languedoc-Roussillon, le Cépralmar et le GIE GOLION ont élaboré un tag permettant d'identifier le poisson pêché à la ligne à travers la marque Sud de France. Avec ce tag fixé sur l'opercule qui indique le nom du pêcheur professionnel, l'information atteindra le consommateur final quelque soit le circuit de commercialisation du produit. (» en savoir plus : www.golion.fr)

Golion logo

tag-poisson-de-ligne

 

Mise en valeur de la pêche régionale avec Sud de France

Le Cépralmar accompagne les pêcheurs professionnels faisant de la vente directe qui souhaitent mieux promouvoir leurs produits à l’aide de Sud de France. Il réalise également des outils de communication pour informer le grand public grand public de l’existence de professionnels faisant de la vente à quai et les lieux et horaires pour les trouver. Des plaquettes "venez découyvrir la pêche du jour " ont ainsi été réalisées sur plusieurs sites (Palavas, Carp d'Agde, etc.)

Le projet Galion : mieux gérer pour mieux pêcher

Galion est un projet de 3 ans, porté pat l'AMOP en partenariat avec l'IFREMER qui doit permettre de définir de nouveaux modes de gestion pour la pêcherie chalutière du golfe du Lion.
A ce jour, une soixantaine de chalutiers français travaillent sur le golfe du Lion. Ils pêchent entre 10 000 et 15 000 tonnes de poisson par an. Améliorer la gestion des ressources marines est donc un impératif au maintien des entreprises de pêche. Sientifiques, pêcheurs et économistes travaillent ensemble à la collecte des données. Parmi les actions prévues : cartographie de la distribution des captures et rejets, étude de la sélectivité des engins de pêche,  définition des habitats sensibles ou à risque, proposition de stratégies de pêche limitant les rejets (» en savoir plus). 

Soutien à l'aménagement des points de débarquement

Le Cépralmar accompagne les collectivités territoriale pour aménager leurs points de débarquement, une nécessité avec les mutations en cours : diminution du nombre de chalutiers, disparition de la halle à marée de Port-Vendres, mise en place d’une collecte par la halle à marée de Port la Nouvelle, renforcement des normes sanitaires, détermination d’un nombre de jours de mers pour la flottille chalutière… A cela, il convient d’ajouter les réformes en cours : la politique du zéro rejet, la nécessité de pesé ses captures au point de débarquement. Tout ceci conduit les collectivités à aménager leurs points de débarquement pour mieux prendre en compte l’ensemble de ces évolutions et intégrer la place du port de pêche dans l’ensemble des activités portuaires.

Pour être exhaustif citons encore le Projet Sélectivité Palangres (SELPAL). L'objectif de projet, porté par l'AMOP (Association Méditerranéenne des Organisation de Producteurs) et qui se termine, était de mieux comprendre les interactions éventuelles de ce métier avec les oiseaux marins et sélaciens sensibles, d’en estimer les taux de mortalité et si de proposer un guide de bonnes pratiques permettant la poursuite du métier en limitant ses effets négatifs. Le Cépralmar s'est surtout attaché à apporter son appui aux différents partenaires pour mettre en avant le caractère écoresponsable de cette pêcherie.

 

pêche à la palangre

En Languedoc-Roussillon, la pêche à la palangre est globalement peu développée, hormis pour le thon rouge. Ce métier est aujourd’hui l’un des plus rentables économiquement pour les petits métiers. En outre, avec la restauration des stocks, il est raisonnable de croire à une hausse des quotas ces prochaines années.
En lien avec les techniques de pêche à la palangre, la question des captures accessoires est une problématique de plus en plus importante au sein des Organisations Régionales de la Gestion des Pêches. Elle est également mise en avant par certaines ONG sensibles aux captures accidentelles de sélaciens. Malheureusement, les données sur d’éventuelles captures accidentelles sont extrêmement limitées, et même inexistantes dans le cas de la pêche palangrière au thon rouge sur le Golfe du Lion.

 

voir aussi notre article : Le CEPRALMAR : coopérer avec les gens de métier

 

La "Noisette de Méditerranée"



 


Depuis 2010, il y a donc peu de temps, une pêche se développe le long de nos côtes. Il s'agit de la pêche de "la nasse changeante" (ou Nassarius Mutabilis) un escargot de mer que nos pêcheurs ont décidé de rebaptiser "noisette de Méditerranée".
On trouve ce gastéropode dans des zones sableuses le long du littoral, à peu de profondeur.

Coquillage connu mais néanmoins, jusqu'à présent, peu pêché, il fait désormais partie des prises de certains pêcheurs de notre littoral, auxquels il assure un revenu non négligeable en complément de ressources.

C'est un escargot de mer apprécié en Espagne et en Italie mais pas ou très peu en France. En effet toutes les prises partent actuellement vers ces deux pays. L'OP du Sud (Organisation Professionnelle basée à la criée du Grau d'Agde) tente d'y remédier.

En liaison avec la criée du Grau d'Agde, cet organisme noue des contacts avec les restaurateurs et anime des opérations de communication / dégustations qui sont destinées aux médias, comme dernièrement la dégustation organisée au lycée de la mer de Sète (voir les photos) et au grand public avec une présence remarquée au Salon de l'Agriculture ainsi qu'aux dernières « Graulinades » du Grau-du-Roi.



Pour limiter les risques de surexploitation de cette nouvelle ressource et mieux la valoriser, l'Organisation de Producteurs (OP) du Sud a sollicité l'appui technique du Cépralmar pour travailler sur l'optimisation des méthodes de tri des captures afin de laisser les plus petits individus dans leur habitat naturel.

Au cours de ces différentes manifestations, cet escargot a été apprécié par un très large public, y compris des enfants. Il ne reste plus qu'à faire connaître la « Noisette de Méditerranée ».

Contacts :
OP du Sud 06 73 53 48 29 Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Cépralmar 04 99 02 02 30 Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Les capéchades du "Corse"

Un reportage Fenêtre sur le Sud - Jean-Marc Roger

Robert Isoird, surnommé « Le Corse », actuellement en retraite, a depuis sa prime jeunesse pratiqué professionnellement la pêche sur l'étang de Thau. Il était ce que l'on nomme un pêcheur "petits-métiers". D'une famille de pêcheurs, il a su profiter de l'expérience de son père, René, ainsi que de ses deux frères.
Comme ses collègues « pointus » il a du s'adapter aux temps nouveaux et développer certaines pêches en abandonnant certaines autres devenues peu rentables.
La pêche à la "capéchade" est l'une des pêches subsistant encore de nos jours.
Robert nous amène, dans ce sujet vidéo, sur l'un de ses lieux de pêche situé dans la Crique de l'Angle, près de Balaruc-le-Vieux. Là, dans cette zone peu profonde et en fonction de la saison, il met en place ses filets afin de capturer des jols, des crevettes ou des anguilles.
Ce type de piège est couramment encore appelé des "maniguières" dans le quartier de La Pointe-Courte à Sète.
Robert nous parle de son métier et de sa passion pour ce métier et pour la nature qu'il côtoie tous les jours, qu'il fasse beau ou mauvais. Il se sent privilégié.
Mais comme nous pouvons le constater les captures peuvent être maigres mais comme il le dit si bien « l'important c'est de faire sa petite journée sans trop pêcher pour penser à la reproduction ».
Mais au final, c'est un métier qu'il ne souhaite pas pour ses enfants et il ne fera rien pour les y inciter La relève n'étant plus assuré nous assistons là aux dernières pêches sur l'Etang de Thau.

Jean-Marc Roger