Max Boyer chante Brassens : Les Neiges d'Antan

LES NEIGES D'ANTAN
Voix, clavecin, basse de viole.
Dimanche 26 janvier à 16h.
Atelier de clavecins Martine Argellies.
11 bis rue des soldats. Montpellier.
Chansons de Georges Brassens
pour Voix, Clavecin et Basse de viole.

Sans nul doute, le meilleur interprète de Brassens est Georges lui-même. Sa voix simple, chaude, humaine et les arrangements minimalistes nous parlent au creux de l'oreille. Pas de fioritures qui pourraient nous détourner du texte.

Depuis la disparition du poète on déroge à cette règle essentiellement pour deux raisons. D'abord parce que la plupart des chansons sont dans nos têtes, paroles comme musiques et que par conséquent, à condition qu'ils soient bien faits, les arrangements défendent les textes. D'autre part, le temps a permis de découvrir le merveilleux compositeur qui se cachait derrière ce modeste « croquenote ». La plupart des reprises mettent en avant cette richesse dissimulée derrière la fausse simplicité de la guitare et de la contrebasse, et bien sûr le jazz ne s'est pas fait prier, nombre d’arrangements sont remarquables.

Parmi les caractéristiques du chant baroque on trouve : la priorité au texte, la beauté et la richesse de la ligne mélodique, la beauté du mot, et le soutien d'un « continuo » : un instrument harmonique (clavecin, archiluth, orgue positif) et une basse de viole. Exactement ce que nous offre Georges Brassens : poésie , lignes mélodiques particulièrement séduisantes, mots ciselés, et son continuo guitare-contrebasse. L'interprète Max Boyer, également amateur de musique ancienne, et les continuistes Karen Enrech et Hélène Mattras, amoureuses de la grande chanson française, ne pouvaient que se retrouver sur un tel projet et réaliser un écrin musical digne des chansons du poète.

Si « La ballade des dames du temps jadis » et « Les amours d'antan » trouvent pertinemment leur place, la « Guerre de 14-18 » provoque un petit anachronisme que Georges n'aurait pas détesté. D'autres chansons comme « La marche nuptiale » ou « La messe au pendu » sont intemporelles et se glissent tout naturellement dans ce programme. Avec « Il n'y a pas d'amour heureux », la chanson, par le sens comme par la forme, particulièrement servie par le clavecin et la basse de viole, prend une puissance toute particulière. Et par un éclairage totalement différent, « Le vent » et « Le vin » nous ramènent à une légèreté que les siècles n'ont pas émoussée. Une place est faite tout naturellement à quelques pièces du répertoire baroque pour clavecin et viole qui viennent fréquenter les chansons de notre troubadour du XX° siècle.

Voix : Max BOYER
Clavecin : Karen Enrech
Viole de gambe : Hélène MATTRAS

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Toute personne intéressée sera bienvenue.

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Clavecins Martine Argellies 11 bis rue des Soldats Montpellier