La lagune de Thau : dernier réservoir pour la grande nacre ?

Les temps sont durs pour ce bivalve emblématique de la Méditerranée qu'est la Grande nacre. Alors que l'on se réjouissait de son retour dans les canaux sétois et dans la lagune de Thau depuis sa protection dans les années 90, l'espèce est à nouveau menacée de disparition. Un parasite, l'haplosporidium, décime les populations de Méditerranée occidentale.

Les lagunes méditerranéennes qui abritent des dizaines de milliers d'individus semblent épargnées par le virus mais les premiers signes d'infection ont déjà été observés sur Leucate. Un nouveau suivi sera lancé cet été pour suivre les populations sur Thau.

Le CRIOBE (Université de Perpignan) qui a réalisé l’étude des populations régionales en 2018 et 2019,  prévoit de suivre la population de Thau en 2020 afin de surveiller les signes d’infection. Le SMBT participera à ce suivi et constituera un réseau d’observateurs désireux de participer à l’étude ce coquillage menacé. Les professionnels de la lagune seront sollicités. La participation citoyenne s’appuiera sur les réseaux déjà en place, avec l’appui des Sentinelles de la Mer et de la Commision Bio 34 de la FFESSM, et s’ouvrira à tous les amoureux de la lagune souhaitant d’apporter son aide.

Ces données seront centralisées dans le nouveau Réseau d’Observation Lagunaire (ROL) en cours de construction par le SMBT. Avec 50 000 individus recensés lors du suivi du Criobe en 2017, Thau pourrait abriter les derniers stocks de l’espèce en Méditerranée, d’où une vigilance redoublée.

Les personnes intéressées pour participer au suivi peuvent contacter Camille Pfleger Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.