CiTIQUE : le programme qui fait la chasse aux tiques !

Le programme CiTIQUE fait appel aux citoyens, jardiniers, randonneurs, forestiers, agriculteurs, vétérinaires... pour participer à l’effort de recherche dans la lutte contre les tiques et les maladies qu’elles transmettent. Les résultats montrent que la répartition des piqûres de tiques est très inégale en France et que 28 % des piqûres ont lieu dans les jardins privés.

Comment vous protéger ? Que faire en cas de piqûre ? L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) rappelle les précautions qui permettent de limiter le risque de piqûres de tiques responsables notamment de la maladie de Lyme.

Principal vecteur en Europe d’agents pathogènes responsables de maladies infectieuses affectant les animaux et les hommes, les tiques sont particulièrement actives au printemps et à l’automne. En se nourrissant du sang des animaux et des humains sur lesquels elles se fixent, elles peuvent s’infecter en prélevant des agents pathogènes (bactéries – notamment celle responsable de la maladie de Lyme -, virus, parasites) qu’elles transmettent ensuite en se fixant sur d’autres hôtes.

 Observer, surveiller et prévenir tous ensemble

Initié en 2017 dans le cadre du plan national contre la maladie de Lyme (1), le projet de recherche participative CiTIQUE vise à accumuler les informations sur la répartition géographique des piqûres de tiques et des pathogènes qu’elles transportent, en fonction des milieux, de la météorologie et des saisons. Ces données précieuses provenant du terrain, que les chercheurs ne pourraient acquérir seuls, doivent permettre de mieux évaluer, modéliser, et finalement prévenir les risques auxquels les citoyens et les animaux domestiques ou d’élevage sont exposés.

En pratique, CiTIQUE, c’est :

Une application smartphone « Signalement TIQUE »

Carte piqûres de tiques

Chaque point représente un signalement de piqûre d’être humain. Grâce à Signalement TIQUE, on peut récolter des informations sur les piqûres de tiques sur tout le territoire français en temps réel, et les utiliser pour améliorer la prévention.

L’application « Signalement TIQUE » (2) est téléchargeable gratuitement sur les smartphones iOS et Android. Elle est aussi disponible sur le site. Pour toute personne ou animal piqué, on peut y enregistrer la date, le lieu et les conditions de la piqûre. Par ailleurs, l’application donne aux utilisateurs une information sur les bons réflexes en cas de piqûre et offre un dispositif de suivi. Une nouvelle application est en préparation pour sortir au mois de mai 2020.

Une collecte de tiques

Il est aussi possible d’envoyer la tique piqueuse aux chercheurs, et ainsi contribuer à alimenter la première « tiquothèque » publique nationale. Des kits de collecte sont disponibles sur commande sur le site pour les groupes, ou distribués dans les pharmacies partenaires pour les particuliers.

Des stages de recherche ouverts à tout public

Tout citoyen au-dessus de 12 ans peut s’immerger dans un laboratoire de recherche pour apprendre à reconnaître les espèces de tiques et analyser leur contenu en agents infectieux. Une dizaine de stages sont organisés par an (3).

Pour tout savoir : le site de CiTIQUE 

(1) Plan national de prévention et de lutte contre la maladie de Lyme et les maladies transmissibles par les tiques.

(2) Application lancée en juillet 2017, développée en partenariat avec le ministère chargé de la Santé et l’Anses dans le cadre du plan Lyme.

(3) Stages organisés dans un laboratoire du réseau « Tous chercheurs » près de Nancy, en partenariat avec INRAE Grand-Est Nancy, le Laboratoire d’excellence Arbre, la Fondation Bettencourt, Nancy Métropole et Lorraine Université d’excellence.