C’est la saison des chenilles processionnaires ! Prudence si vous disposez d’un jardin ou promenez un animal

Portez des vêtements longs,
Restez à distance des nids,
Évitez de vous frottez les yeux.
Bien laver les fruits et les légumes de son jardin à proximité
Eviter de faire sécher le linge à côté d’arbres infestés

Les chenilles processionnaires sont des insectes, présents dans plusieurs régions de France, y compris en ville. Affaiblissant les arbres, elles ont également un impact sur la santé humaine provoquant de réactions inflammatoires de la peau ou, plus grave, des muqueuses respiratoires. Saisie afin d’évaluer les méthodes alternatives au traitement chimique pour lutter contre ces insectes, l’Anses recommande la combinaison de mesures préventives et curatives.

Les chenilles processionnaires sont des insectes présents dans plusieurs régions de France, y compris en ville, et dont la prolifération provoque un affaiblissement des arbres. Elles ont également un impact sur la santé humaine et animale, leurs poils, urticants et allergisants, étant responsables de réactions inflammatoires de la peau ou, plus grave, des muqueuses respiratoires.  

Ces chenilles touchent différentes régions, essentiellement le pourtour méditerranéen et la façade atlantique jusqu’aux Pyrénées-Orientales pour la processionnaire du pin, et les régions d’Alsace, de Bourgogne, d’Ile-de-France, du Centre, de Poitou-Charentes et de Midi-Pyrénées pour la processionnaire du chêne.

Les essences d’arbres dont se nourrissent les chenilles sont présentes en zones urbanisées,  et les traitements insecticides par voie aérienne ne peuvent être utilisés dans ces zones pour des raisons sanitaires.

Dans ce contexte de multiplication des infestations, l’Anses avait mené un travail d’identification des méthodes alternatives de lutte envisageables (mécanique, chimique,…) en zones urbanisées, tout en préservant la santé des populations et l’environnement en 2013.

POUR LA CHENILLE PROCESSIONNAIRE DU CHÊNE

Les connaissances scientifiques et techniques sur la biologie et l’épidémiologie (état des populations) de la chenille processionnaire du chêne semblent encore trop peu fournies pour permettre de proposer des recommandations en matière de lutte. Des efforts de recherche conséquents devront donc être entrepris pour établir des méthodes de gestion alternatives et intégrées du risque associé à la processionnaire du chêne.

POUR LA CHENILLE PROCESSIONNAIRE DU PIN

L’Agence a analysé deux cas : un cas de « tolérance  zéro », où les contraintes locales exigent l’éradication des populations de processionnaires (cours d’écoles, arbres classés ou remarquables, parcs très fréquentés, espaces piétons touristiques, etc.), et un cas où la présence de faibles niveaux de populations de chenilles peut être acceptée et comprise par les riverains (bords de routes, grands parcs urbains etc.).

POUR LES SITUATIONS DE « TOLÉRANCE ZÉRO »

L’Agence considère que, de façon préventive, il conviendrait d’éviter de planter dans ces endroits les essences les plus vulnérables ou attractives aux chenilles processionnaires du pin ou conseiller de les planter dans des bosquets en association avec des essences feuillues à croissance aussi rapide (bouleau par exemple).

Il convient aussi de vérifier l’absence de chrysalides (état intermédiaire par lequel passe la chenille avant de devenir papillon) dans la terre des containers pour les arbres à planter issus des pépinières ou de traiter le sol des containers.

Dans les situations où les arbres sont déjà en place, il convient de mettre d’abord en œuvre des mesures de détection de la présence de processionnaires du pin à l’aide de pièges à phéromone substance chimique comparable aux hormones, attirant les insectes) en été.

En cas de détection de mâles dans les pièges, deux méthodes de lutte curative peuvent être combinées :

  • Si les arbres sont peu nombreux, faciles d’accès et de faible hauteur, la lutte mécanique par destruction des nids et des applications d’insecticides sont préconisées dans le respect des conditions d’autorisation de mise sur le marché des produits utilisés.
  • Dans tous les cas, des pièges à chenilles (collier autour des troncs) peuvent être mis en place avant l’hiver (saison des processions, où les chenilles descendent des pins pour s’enfouir au sol) pour éviter le risque d’urtication par les chenilles au sol.