Des palourdes de l'étang de Thau sous surveillance

Les palourdes de Thau sont en voie de raréfaction. En 2005, les Ruditapes decussatus, coquillages endémiques des lagunes occitanes, constituaient 70 % du chiffre d’affaires de près de 300 pêcheurs de Thau.

paloCapture

" La qualité de l’eau, les algues étouffantes, le norovirus des huîtres ont bien sûr été mis en cause sans que cela ne soit prouvé.", précisait Hélène SCHEFFER en septembre 2017 sur : http://pdm-seafoodmag.com/lactualite/detail/items/reensemencer-les-palourdes-dans-le-bassin-de-thau.html

Au printemps dernier, des palourdes sauvages de taille commerciale, soit de 20 à 30 mm, ont été replantées sur huit secteurs, gardées au secret, des actions réalisées par la prud’homie, et le Cépralmar.

A partir du 9 avril 2018 doivent avoir lieu des plongées sur les sites pour évaluer l'évolution de ces palourdes mais les pêcheurs de l'étang de Thau n'ont pas beaucoup d'espoir.

A noter :  On désigne sous le nom de palourdes divers mollusques bivalves marins parmi lesquels Venerupis decussata et Venerupis philippinarum.

"Les palourdes préfèrent les fonds vaseux et sableux, spécialement avec beaucoup de cailloux ; elles sont sédentaires (déplacements maximaux de six mètres par mois environ).Les palourdes se nourrissent par filtration du plancton en suspension et des dépôts sur le milieu. Les siphons sont des extensions qui servent à aspirer et refouler l'eau, les branchies interviennent ensuite dans la respiration, la filtration de l'eau et la nutrition (acheminement des particules alimentaires vers la bouche).Leur système circulatoire est de type semi-ouvert, il comprend un cœur, des branchies, des sinus... et des vaisseaux où circule l'hémolymphe (équivalent du sang chez les vertébrés)."