De la laïcité aux valeurs de la république

Si l’origine de la laïcité remonte au siècle des lumières, époque où la France rayonnait non par ses armes mais par ses idées, ce n’est qu’en 1905 qu’elle devient force de loi avec la séparation de l’église et de l’Etat. Cette loi affirme que « la République assure la liberté de conscience et garantit le libre exercice des cultes ». L’Etat est neutre par rapport aux options spirituelles. Chacun est libre de suivre la religion qu’il veut ou libre de n’en suivre aucune. Par suite « la République ne reconnaît, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte ».

Avec l’émergence d’un nouveau cléricalisme, des voix de plus en plus nombreuses s’élèvent pour un retour à l’application rigoureuse de la loi. Elles dénoncent les compromis qui deviennent des compromissions et les élus, qui par clientélisme électoral, détournent l’argent public pour financer des communautés religieuses. L’impuissance de ces communautés à éradiquer un intégrisme sanglant, ravive par ailleurs une xénophobie tenace.

L’obscurantisme religieux avec ses fous de Dieu qui tuent au nom de leur religion n’est hélas pas nouveau. Les Djihadistes n’ont rien inventé. Moïse demandait déjà aux juifs de massacrer les Cananéens et le Grand Inquisiteur catholique usait du bûcher pour raviver la foi. Le monothéisme n’est plus un progrès quand on voit l’interprétation faite par les fanatiques de la Bible ou du Coran. Pour Breivik à Oslo comme pour l’illuminé de Trèbes « Dieu » n’est plus qu’un alibi pour assassiner à défaut de défendre et de dominer.
Face à ces dangers, les médias se focalisent sur l’accessoire comme le port du voile ou du foulard.
Les jeunes femmes voilées et ceux qui voient en lui une provocation, seraient bien étonnés d’apprendre que le voile pour la femme n’est pas une invention de l’islam mais qu’il a d’abord été un signe de piété chrétienne !

Dans sa lettre aux Corinthiens, Paul, le premier, lie le voile des femmes à leur relation à Dieu. Les pères de l’Église, à sa suite, ont imposé aux chrétiennes de se couvrir la tête alors que le port du voile des femmes n’était jusque là qu’une coutume païenne localisée dans les villes du pourtour de la Méditerranée. Encore au siècle dernier, en Europe du Sud et en Orient chrétien, les femmes portaient souvent un voile ou un foulard sur la tête. Si le Coran ordonne aux femmes de se couvrir pour que les hommes les respectent c’est donc moins un signe de soumission à la puissance divine qu’un usage social. Ce simple exemple montre combien nous aurions intérêt à comprendre ensemble nos héritages culturels plutôt que d’en faire des points d’affrontement qui n’ont aucun sens. C’est sur les terrains économiques et sociaux qu’il faut travailler, non sur les détails vestimentaires.
Autre exemple : la caricature. On peut comprendre qu’une caricature de Mahomet puisse choquer mais en pays laïc, le musulman doit s’y habituer comme l’ont fait les chrétiens et les juifs. Sinon pourquoi les bonapartistes corses ne demanderaient-ils pas l’interdiction d’insulter Napoléon ?

Pour avoir raison du fanatisme et de l’obscurantisme, notre pays ne doit plus douter de lui-même. Il doit redonner du sens à ses valeurs : les droits de l’homme, l’égalité devant la loi, l’égalité des chances, la liberté de croire ou de ne pas croire, la solidarité et la fraternité.
Comme le remarque Abdennour Bidar, normalien et agrégé de philosophie, né à Clermond-Ferrand , à propos de la morale laïque réintroduite dans l’enseignement, « si l'école fait une morale qui ne parle pas de fraternité alors que les religions parlent essentiellement de celle-ci, le risque est de voir se répandre dans l'opinion l'idée de deux morales concurrentes : celle de l'école et celle des familles."

Bretons, Alsaciens, Basques, Catalans, Picards avaient peu en commun, pas même la langue. Ils ont construit une nation avec les Polonais, les Italiens, les Arméniens, les Espagnols, les Hongrois, les Africains et tous les autres qui nous ont rejoints ensuite. De l’écrivain Alexandre Dumas d’origine afro-antillaise au prix Nobel Marie Curie venue de Pologne en passant par l’ancien président Nicolas Sarkozy fils d’émigré hongrois, les exemples ne manquent pour illustrer le creuset français.

Pour retrouver un avenir, la France doit être fière de son histoire. Elle doit enseigner de nouveau la laïcité et les valeurs de la république à ses enfants de toutes origines, qu’ils soient chrétiens, musulmans, juifs, agnostiques ou athées.

Jacques Carles

La cocotte-minute va-t-elle bientôt siffler ?

Depuis des siècles, partout en Europe,  les causes profondes des révoltes sont toujours les mêmes : un État avec des caisses vides, un endettement abyssal, une fiscalité  écrasante, des inégalités et une insécurité croissantes. Dans un tel contexte c’est le plus souvent la jeunesse, sans perspective d’avenir, qui déclenche le processus insurrectionnel.

Selon l’INSEE, la France compte  près de 9 millions de personnes vivant en deçà du seuil de pauvreté. La moitié d’entre elles sont des jeunes de moins de 30 ans, chômeurs, stagiaires, précaires allant de petits boulots en petits boulots. La situation dans le Midi est plus dégradée encore que dans le reste du pays et dans certaines villes de l’Hérault le chômage des jeunes dépasse même les 50%, tout comme en Grèce.

Dans ce contexte, un sondage indique que les deux tiers des 18-34 ans interrogés sont prêts à participer à un mouvement de révolte de grande ampleur.  Lors des récentes élections présidentielles, seule une minorité de jeunes s’est rendue aux urnes et parmi eux 60% ont voté pour les extrêmes.

Cette défiance entre la classe dirigeante et la jeunesse est révélatrice du divorce entre les élites installées et les nouvelles générations. Elle explique aussi pourquoi les syndicats et les partis ne parviennent plus à mobiliser à leur profit ce potentiel de révolte.  Les jeunes d’aujourd’hui préfèrent les mouvements organisés en coordinations ou en collectifs selon des modèles de démocratie directe.

Pour ces enfants de la société de consommation, l’accès à l’emploi, au confort matériel et à des rémunérations décentes sont des évidences à défendre. Ils ne renoncent pas pour autant aux valeurs fondamentales de la République. Ils aspirent à un idéal de justice et d’équité. Ils veulent s’épanouir et vivre le mieux possible mais pas au détriment des autres. Ils redécouvrent les vertus de la solidarité. Enfin, contrairement aux idéologues, ils prônent la tolérance et non l’uniformité des mœurs et des esprits.
Comme dans le passé les jeunes d’aujourd’hui souhaitent se réaliser et participer utilement à la vie de la société. Ils supportent donc de plus en plus mal cette longue période de marginalité  qui leur est imposée entre la fin des études et l'obtention d'un emploi stable.

La nouvelle équipe au pouvoir semble avoir les moyens et les compétences pour faire bouger les lignes mais le risque est grand qu’elle ne le fasse qu’au seul nom de la rationalité économique.
Certes il est grand temps de retrouver une gestion efficace de la dépense publique et de redonner toute sa place à la valeur travail mais la République ne saurait se réduire à des concepts de productivité ou de flexibilité.

 Si le réalisme économique s’impose à l’État et aux citoyens, le “marché” ne peut être le seul fondement de la puissance publique. Les logiques de compétition et de contraintes qui conduisent à l’exclusion des plus faibles et aux conflits ne sont plus les seules à retenir. Les nouvelles générations sont davantage motivées par les valeurs de liberté, d’initiative, de coopération, de convivialité, de projets  et de créations de lien social. Ces valeurs sont précisément celles de l’économie moderne qui crée les richesses et les emplois de demain.

Ces valeurs vont se généraliser et s’imposer dans un monde en mutation permanente où les technologies, les objets, les organisations, les métiers ne cessent d’évoluer. Nous vivons une époque de changements mais aussi un changement d’époque.

Face aux mutations incessantes de notre société, le rôle de l’État doit être de maintenir la pérennité des valeurs de la République et de garantir aux citoyens la sécurité nécessaire à la construction de leur avenir et donc de celui de la nation. Le nouveau Président et son gouvernement semblent décider à œuvrer en ce sens.  Dont acte ! Il y a urgence à agir : tout laisse à penser que la cocotte-minute va bientôt commencer de siffler.

Jacques Carles

Le sens de l’histoire

De nos jours, rares sont les journaux ou les émissions de télé qui vont au fond des choses. La plupart délivrent de l’infospectacle ou nous abreuvent d’images négatives. Ils nous montrent un monde où tout est danger, un monde qui fait peur. Ils n’expliquent plus, ils mettent en scène des situations plus ou moins vraies à forte dose émotionnelle. L’analyse a laissé la place à l’instantané et à la recherche du sensationnel.

Plus grave encore l’internet avec ses réseaux sociaux et ses blogueurs diffuse maintenant des informations non vérifiées. Chaque jour un tsunami de rumeurs, de demi-vérité voire de purs mensonges inonde la toile.

Et pourtant l’internet n’est pas qu’un simple outil de propagande et de désinformation. En quelques années, il est devenu une formidable place publique qui permet aux citoyens de s’exprimer.
Malgré l’extrême difficulté de faire la part des choses dans les flux d’informations qui nous parviennent de cette agora, il est clair que nos concitoyens sont plein d'idées pour sortir d'une crise qui nous lamine depuis des décennies.

L’histoire est pleine d’exemples de crises qui débouchent sur des changements radicaux. Si Les citoyens ont encore du mal à clairement identifier ce qui se passe ils sentent bien que notre monde change. Ils peinent encore à donner un nom à leur désespérance mais ils perçoivent cependant qu’avec les nouvelles technologies l’air du temps est aussi aux idées neuves.

Depuis toujours, les nouvelles techniques et les nouvelles idées ont produit de grands changements dans nos sociétés ; une fois encore, elles vont bousculer nos façons de vivre et de penser collectivement.

Avec une mise en commun toujours plus aisée des objets, même une notion aussi ancrée que propriété individuelle se relativise via le développement de la mutualisation des objets, la location, les achats groupés et autres coopératives citoyennes.
L’intelligence artificielle s’intègre aux voitures, aux maisons, aux hôpitaux. Dans l’entreprise ces machines qui prendront au moins en partie la place des cerveaux n’a pas fini de bousculer le marché de l’emploi. Souhaitons simplement que la dignité du travail puisse être prise en compte autant que le profit pour orienter l’économie

Ces évolutions encore difficile à énumérer et à expliciter clairement, ne tarderont pas à se préciser puis à s’imposer.
Suffiront-elles pour résoudre les grands problèmes planétaires de l’environnement et des tensions entre nations ?
En Europe, la France, à la suite de Jean Monnet, a su œuvrer pour que s’instaure une paix durable après deux mille ans de guerres incessantes qui ont ravagé notre continent.
Le peuple français saura-t-il de nouveau orienter l’histoire et faire en sorte que les rêves de liberté, de justice et d’humanité ne se terminent pas par la dictature et l’oppression ?

Jacques Carles

Les treize desserts

Il n’y a pas si longtemps, le soir du réveillon de Noël, dans le Midi,   lorsque venait l’heure du partage des treize desserts, on laissait sur la table familiale  quelques noix, un peu de pâte d’amande, une figue et quelques autres délices de chez nous.  C’était la part du pauvre, lequel pouvait passer dans la nuit, après  la visite du père Noël.

Cette coutume se perd car chacun ou presque réalise que c’est lui qui va hériter de la part du pauvre.

En Occident, la classe moyenne est en train de disparaître. Ce socle de la société des trente glorieuses s’effondre. Les pauvres sont de plus en plus nombreux et de plus en plus pauvres. Les riches de moins en moins nombreux mais de plus en plus riches.  Ce fossé qui se creuse ne peut que conduire à la catastrophe. Pire il se creuse aussi entre les générations avec des jeunes objectivement bien mal lotis.

Pour beaucoup,  l’ultra-libéralisme hérité des années Thatcher  est à l’origine de tous nos maux, pour d’autres c’est la baisse de la natalité et  le vieillissement de la population qui expliquerait le déclin, d’autres enfin accusent  la perte de repères moraux. 

Si le phénomène est une réalité, les causes de cette pauvreté qui nous guette sont complexes. Il n’existe probablement pas de solution miracle. Mais est-ce une raison pour se résigner ?

Concentrons-nous sur l’essentiel, oublions l’accessoire et les querelles stériles de personnes ou de chapelles.

Dans notre région où le chômage atteint des sommets, il est grand temps que nos élus alignent leurs efforts dans la même direction. La seule priorité qui s’impose, est celle du bien commun et de l’emploi.

Plutôt que division, parlons addition. Que la synergie entre tous permette que 1+1=3 devienne une identité remarquable dans notre notre région.

Jacques Carles

Champions

Elle est très loin l’époque où Béziers dominait le rugby français. Elle est encore plus loin l’époque où Sète était le club numéro un du football.
Actuellement, c’est le Montpellier de Loulou Nicollin qui domine le sport régional tandis que le handball de Patrice Canayer domine son championnat. Il y a aussi parmi les meilleurs les volleyeurs de l’Arago de Sète et les volleyeuses de Béziers .
Mais par rapport au passé, le sport est présent dans toutes les communes de notre région. En football comme en rugby, même les plus petites communes ont leur équipe, fidèlement suivie par les supporters. C’est là un progrès incontestable que cette pratique sportive généralisée/ Tous les sports sont représentés entre Béziers et Montpellier et surtout à Sète où les joutes ne sont pas, loin de là, le seul sport pratiqué.
Et n’oublions pas les basketteuses de Lattes, plusieurs fois championnes de France. Du Biterrois au Montpelliérain en passant par les pays de Thau, la pratique sportive ne cesse de se développer chez les jeunes comme les moins jeunes. Bravo à tous.

Bernard Barraillé

Autres mœurs

« Autres temps, autres mœurs » dit le proverbe. Des faits multiples l’accréditent… Ainsi, le retour en force des barbes et moustaches nous ramène en 1900 ! Presque tous les jeunes hommes ont abandonné le rasoir et arborent des visages très poilus. Les coiffeurs sont redevenus barbiers et Pierre Dac ne pourrait plus lancer son fameux cri « Malheur aux barbus ».

Autre changement : la fin de la mode des seins nus sur les plages. Dans les années 80, ce fut une révolution  : toutes les femmes ou presque ne portaient plus de soutien-gorge pour bronzer. Cette mode est bien finie, la pudeur est revenue et peu de baigneuses osent encore dévoiler leurs seins.

Une autre évolution est en cours : les programmes des théâtres, autrefois composés de classiques, de comédies et de bel canto sont devenus faits de one man show et d’expériences théâtrales souvent abstraites. Finis opéras et opérettes qui enchantèrent nos grands-parents.

Et en politique, radicaux et socialistes qui gouvernèrent si longtemps le pays ont du plomb dans l’aile.

Les temps changent…

Bernard Barraillé

GRAND PRIX DU POUFFRE EN COLÈRE.

prepausat per " Lo Moissau"


Primièr GRAND PRÈMI DAU POFRE EMMALICIAT 2017

 

D’ara en davant, serà decernit cada an un GRAND PRÈMI DAU POFRE EMMALICIAT. Aital ne foguèt decidit!

Qu'es aquò, lo Grand Prèmi dau Pofre Emmaliciat?
Lo pofre es una bèstia pas tant bèstia qu'aquò. Es plan conegut qu'es avisat, clarevesent, mas un pauquet vesat e badinaire. Sabèm plan que pòt chifrar lo numèro dau lòto. Un setòri plan conegut o faguèt veire a la television. Aquò per dire que son pas de cracas. Avèm volgut onorar cada an la sagacitat d'un conciutadan o d'una conciutadana, a travèrs un acte, gèst o paraula especialament pertinent. Aquel acte, gèst o paraula sera apelat "pofrada" de l'annada.

 


Los nomenats per l'annada 2017, ambla menciones peciala prèmi d'Aur.
Aqueste an, lo prèmi es atribuit amb la mencion Grand Prèmi d'Aur, conjuntament e a paritat:

  • a la Dòna Saskia De Ville, jornalista editorialista a France Musique, presentatritz de l'emission Musique Matin,
  • au Sénher Hevé Niquet cap d'orquèstra, especialista de musica barròca, clavecinista,tenòr dels grands.


La pofrada :

Se debanèt dinsl'emission de France Musique dicha Musique Matin, lo dimècres onze d'octòbre d'aqueste an, a nòu oras, dedicada au trentenari dau Concert Spirituel, orquèstra barròc de Hervé Niquet. La podètz escotar aquί amb lo podcast, aquesta pofrada: http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/18065-11.10.2017-ITEMA_21460849-0.mp3.

Parlavan de causas e d'autres, e en particular de Josèp Bodin de Boismortier, compositor francés dau sègleXVIII. Puòi, a l'index 1:36:30 poiretz ausir la causida musicala d’Hervé Niquet: un extrach dels remirables "Chants d'Auvergne" de Joseph Canteloube. Vos assabentarai pas en vos rementar que los Cants d'Auvernha de Josèp Cantaloba son escriches en occitan dins son dialècte auvernhat. Son pas escriches en francés. Cantaloba foguèt un etnomusicològ nascut a Anonai, e reculhiguèt aqueles cants dins los monts d'Auvèrnha, fa un pauc mai d’un sègle d'aquò.
Hervé Niquet s'azarda a far un ligam en disent "de Boismortier e Cantaloba meteis combat" e , la jornalista de quichar un pauc mai, seguís a 1:37:50 aquèla discutida irreala,:

  • Es que se pòt dire HN, qu'es la lenga, que vos embelina, mai que la votz?
  • Òc, ben! perque nosautres,francès,sèm totes a l’entorn de la meteissa lenga de Dunkerk a Marseille, de Brest a Strasbourg.

Mes de BoisMortier se canta en francés, e Cantaloba en occitan! An "annexat", colonizat Cantaloba e sos Cants d'Auvernha, tot simpletament. Malurosament aqueste biais de far es corrent. Aquò pausa tres questions.

  1.  De gents, conneisseires coma eles, saberuts e reconneguts, o sabon plan que los Cants d'Auvernha son pas en francés, mas en occitan! Se son enganats? O alara es que lo rrenomada de conneisseires es pas ameritada?
  2. Mai , coma de tant grands musicians coma eles ausisson pas las lengas, au ponch de s'enganar coma aquò? Coma Hervé Niquet, cantaire de tria, cap d'orquèstra, ausiguèt pas la prononciacion de la cantairitz? Belèu qu'an tota la sabla de la Cornicha dins los ausidors?
  3. Fin finala coma pòdon afortir l'idèa que la lenga francesa seriá mai nauta que d'autras? Las lengas nàisson pas egalas en drech, coma los òmes, las musicas, las literaturas? Seriam encara jol jog d'un rei? Dins una pensada unenca?

Me pòdi pas reténer de tornar totas la qualitats qu’Hervé Niquet balhèt a la lenga francesa (escotatz-lo) e de las aplicara la lenga nòstra, en contrafasent sa frasa . Aquò donariá : " Pasmens, demòra aquesta incredibla lenga occitana, pagalhósa e saborosa, suava e baissa"

Sénher Niquet, lo mai deliciós e incredible, dins tot aquò,seriá de viure dins una França mirgalhada coma la manrega d'Arlequin, una Babilona. O ben, si preferatz, coma la rauba d'un pofre que cambia de color.Per nos gardar d'aquela pofrada, d'aqueles cogorlitges, una de las missions dau servici public, de ràdio, de tele, d'ensenhament nacional deuriá èsser d'ensenhar la vertadièra riquesa culturala francesa, dins sa pluralitat. Es aquò l'Universalitat! Si que non demora una riquesa perduda, e avèm una vista estrecha dau mond. Un totalitarisme, que!
Apréner, per exemple, Sénher Niquet, que "Dunkerk" vòl dire "glèsiafortificada" en flamenc. Que "Strasbourg" es, dins la lenga alsacianauna "ciutat-carrièra". Que "Brest" es una ciutat celtica. E que totes los ciutadans francés de Marsilha, Clarmont, Bordèu, Nissa, Baiònae Tolosa an una lengacomuna: l'occitan, amb la quala se pòdon parlar. Que, de mai, son uroses de far lo rescontre d'un catalan, d'un còrse, d'un breton o d'un basc, en tot respièch a França.
Ara que percaçam las "fòbias" de totas mena, coma se pòt ausir, còp e còp, una tant bèla lengafòbia? Aquesta fòbia noirίs totas las xenofòbias, e lo mòt "estrangièr" en çò nòstre existίs pas, a mens que foguèssem totes estrangièrs.
O-diguèt lo cantaire catalan LuísLLach "vením del nord, vením del sud, de terra en dins, de mar enllà".
E apondrai qu'avèm mestièr de totas las lengas, de totes los òmes e femnas, e de totas lasmusicas.

 


Premier
GRAND PRIX DU POUFFRE EN COLÈRE.

 

Dorénavant il sera décerné annuellement le GRAND PRIX DU POUFFRE EN COLÈRE (*).

C'est quoi le Grand Prix du Pouffre en Colère?
Le pouffre est un animal pas si bête que ça. Il est bien connu pour être perspicace et avisé et parfois, un peu primesautier et joueur. Nous savons tous qu'il peut calculer le numéro gagnant du loto. Un sétois bien connu l'a montré à la télévision. C'est pas des mensonges. On a voulu distinguer chaque année la sagacité d'un concitoyen, ou d'une concitoyenne, à travers un de ses actes particulièrement pertinent. Cet acte, ce geste, cette parole sera appelée "pofrade" de l'année.

 

Les nominés :

Cette année, le prix est attribué de façon conjointe, et avec la parité, avec la mention spéciale "Prix d'Or":

  • à Madame Skilla De Ville, journaliste éditorialiste à France Musique, animatrice de l'émission Musique Matin.
  • à Monsieur Hervé Niquet, chef d'orchestre, spécialiste de musique baroque, claveciniste, et grand ténor

La pouffrade :

Cela s'est passé durant l'émission de France Musique, dite Musique Matin, le mercredi 11 octobre vers 9 heures. Vous pouvez la ré-écouter à l'adresse suivante du podcast : http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/18065-11.10.2017-ITEMA_21460849-0.mp3

A l'index 1:36:30, vous pourrez entendre le choix musical de Hervé Niquet, un extrait des admirables chants d'Auvergne de Canteloube. Je ne vous apprendrai rien en vous disant que les chants d'Auvergne de Canteloube furent écrits en occitan, dans sa tournure auvergnate. Ils ne sont pas écrits en français. Canteloube fût un ethno-musicologue; et il collecta ces chants dans les monts d'Auvergne. Il mourut il y a tout juste 100 ans.
Il s'en suit cette discussion surréaliste:

  • Est-ce qu'on peut dire, Hervé Niquet, que c'est la langue qui vous séduit plus que la voix?
  • Eh! bien, oui, parce que nous français on est quand même tous autour de la même langue, de Dunkerque à Marseille, de Brest à Strasbourg.

Mais de Boismortier se chante en français et Chanteloube en occitan! Ils ont "annexé", colonisé Canteloube et ses chants d'Auvergne. Malheureusement cette façon de faire est courante. Cela pose trois questions.

  1. Des connaisseurs reconnus comme eux savent bien que les Chants d'Auvergne ne sont pas en français. Ou alors est-ce-leur renommée qui est galvaudée? Ou ils se sont trompés?
  2. Et de plus comment de si grands musiciens qu'eux n'entendent pas les langues, au point se tromper comme ça? Comment Hervé Niquet, chanteur et chef d'orchestre n'a-t-il pas entendu la prononciation de la chanteuse? Peut-être avait tout le sable de la Corniche dans les oreilles?
  3. Et pour finir, comment peuvent-ils renforcer l'idée que la langue française est au dessus des autres? Elle est où l'universalité? Les langues naissent égales en droit, comme les hommes, les musiques, les littératures. Serions-nous encore sous le joug d'un roi? Ou dans une pensée unique?

Je ne peux m'empêcher de retourner toutes les qualités qu'accorda Hervé Niquet, en contrefaisant sa propre phrase (écoutez-là) et de l'appliquer à la langue occitane. Cela donnerait :"Quand même il y a cette langue incroyable, bordélique et délicieuse, douce et vulgaire, selon les cas".

Monsieur Niquet le plus délicieux serait de vivre dans une France bariolée comme un manteau d'Arlequin, une Babylone. Ou bien si vous préférez comme la robe d'un poulpe qui change de couleur. Pour nous prémunir de telles bêtises, de cette pouffrade, une des missions du service publique devrait être de montrer la véritable richesse culturelle de la France, dans sa pluralité. C'est cela l'universalité. Sinon, cela reste une richesse perdue, une façon étroite de voir le monde. En bref un totalitarisme.
Apprendre, par exemple, Monsieur Niquet que "Dunkerque" veut dire "église fortifiée" en flamand. Que "Strasbourg", c'est en alsacien une "ville-route". Que "Brest" est un patronyme celtique Et que tous les citoyens de Marseille, Clermont Ferrant, Bordeaux, Nice, Bayonne Poitiers et Toulouse ont une langue commune, l'occitan, avec laquelle ils peuvent échanger. Qu'ils sont heureux de rencontrer, dans le respect de la France des corses, des catalans, des basques.
Aujourd'hui où on chasse toutes les "phobies", de toutes sortes, comment peut-on entendre une telle "lango-phobie", une telle "occitanophobie"? Cette phobie nourrit toutes les xénophobies, et le mot "étranger" n'existe pas pour nous, à moins que nous ne fussions tous des étrangers. Le chanteur catalan Luis LLach chantait: " nous venons du nord, nous venons du sud, de la terre intérieure, de la mer là-bas". Et j'ajouterais que nos avons besoin de toutes les langues de tous les hommes et femmes, de toutes les musiques..

(*)[Rem. du traducteur, : en sétois, un "poulpe" se dit "pouffre", et occitan, "pofre" (dire "poufré")]

 

Indications de prononciation.

L'occitan a une graphie millénaire. Lire d'abord le texte à haute voix, pour, dans son propre parler reconnaître les mots, les mettre en bouche en suivant le texte, comme pour apprendre une chanson.
On se fie assez souvent au français, mais toutes les voyelles se prononcent.
On peut rouler le "r", sinon, il faut le grasseyer et non pas le mettre dans la gorge comme la "jota" espagnole.
L'occitan méditerranéen a des "a" clairs. Certains préfèreront dire en finale le "o" ouvert de "robe"
Le "o" et "se dit comme en français "ou", de même que "ó". A Palavas on dit "u"
"ò" se dit "o" comme en français, comme dans "Qu'es acò"
le "u", se dit généralement "u", mais autour de Séte on le prononce "eu" comme dans "Titeuf".
Le "e" se lit comme "è" (fermé), sauf accent grave.
Toute lettre accentuée porte l'accent tonique. Sinon, accentuer l'avant dernière consomme pour les mots terminés par une voyelle, et la dernière si c'est une consomne sauf "s", "n".
"nh" se lit "gn" ( la mountanha)
et "lh" de filha se dit "ll" comme dans "filha"
Lorsque deux consommes se suivent, on ne prononce pas la première, mais on fait bien sonner la deuxième, comme dans "enfant" (dire "éfan") ; "doctor" (dire "doutour"), "femna" (dire "fènna"), ou "annada" (dire "an-nnada"  

 

Canicule

Il existe de nombreux moyens de lutter contre la canicule. Mais le plus usité est la baignade. De Vias à Palavas, nos plages sont bondées de baigneurs qui batifolent dans les vagues. Mais il est une autre façon d’échapper à la chaleur et de goûter la fraîcheur des eaux : c’est la baignade en rivière. De Béziers à Montpellier, notre arrière-pays ne manque pas de jolis coins aux eaux accueillantes.

 Les plus remarquables se trouvent dans les Gorges de l’Hérault. Il suffit de se rendre vers Saint Guilhem le Desert  et de prendre la direction de St Bauzille de Putois. Tout au long de ces 20 kilomètres, de multiples arrêts sont possibles. Vous y trouverez de l’ombre et une eau réchauffée par un soleil ardent. Loin des foules maritimes, vous pourrez y trouver un calme complet propice aux siestes bucoliques.

 Un autre coin prisé des connaisseurs ; la vallée de la Vis, que l’on prend à Ganges et que l’on remonte jusqu’au cirque de Navacelles. Là aussi, des centaines d’endroits vous attendent pour vous y rafraîchir.

 Citons aussi le Vidourle à St Hyppolite du Fort et le joli ruisseau à St Jean de Bruel.

Bons bains !

 Bernard Barraillé

Vélo : la mobilité douce pour créer de l’emploi

Ce premier week-end de juin était marqué par la fête du vélo. Chez nous, l’énorme succès rencontré par le tour de Thau organisé  par la ville de Marseillan et son club cycliste témoigne de l’intérêt  de nos concitoyens pour la petite reine.

L’invention du vélo date de  1807. Deux siècles plus tard, après de multiples évolutions et des progrès techniques considérables, le vélo n’a jamais été aussi  riche d’avenir. 

Porté par le dynamisme de l’électrique et du tout terrain la filière est en plein boom. En 2016,   plus de 3 millions de cycles se sont vendus en France pour un chiffre d’affaires qui dépasse à présent le milliard d’euros (+6% par rapport à l’année précédente). Il se vend aujourd’hui 50% de plus de vélo que de voitures.

Autre bonne nouvelle : les Français semblent privilégier l’achat de vélos de meilleure qualité et innovants ce qui fait qu’aujourd’hui un quart des vélos vendus dans notre pays sont fabriqués en France. C’est notamment le cas des vélos à assistance électrique dont la croissance est phénoménale : +33% l’an dernier ! Il est vrai que le vélo électrique est moins cher qu’un scooter tout en étant beaucoup moins encombrant.  
La nouvelle économie du vélo comprend de multiples métiers : conception, fabrication, entretien  des cycles, location et réseaux de vélos en libre service, vêtements pour cyclistes,  livraisons, tourisme, etc.  A l’horizon 2020, on estime qu’en Europe plus d’un million de personnes devront leur emploi à l’industrie du vélo et dans ce contexte la France offre le potentiel le plus prometteur en terme d’activité économique et d’emplois.

Tout concourt en effet à la demande de davantage de vélo : la difficile circulation dans les villes, la  pénurie de places de stationnement, la nécessité de préserver la qualité de l’air et de réduire les émissions de gaz à effet de serre,  le désir de rester en bonne forme, le souhait de faire des économies dans le budget transport, etc.

Bien souvent quand deux cyclistes se croisent ils se sourient ou se saluent.  Le vélo est vecteur de convivialité et de rapprochement entre les citoyens. Aussi rien d’étonnant à ce que le vélo soit déjà la deuxième activité physique préférée des Français.

Selon un sondage récent, 73% d’entre eux souhaitent que leur collectivité encourage le développement de la mobilité douce. Pourtant, seuls 2% des actifs se rendent au travail à vélo selon la dernière étude Insee alors qu’ils sont plus de 30% aux Pays-Bas, 20% au Danemark et 15% en Allemagne, pays où le vélo électrique est 3 à 4 fois plus développé qu’en France.

Certes les nouvelles technologies  et les start-up sont des leviers importants pour l’activité  économique  du futur. Mais soyons réalistes et pragmatiques, 90% des nouveaux emplois sont créés par les PME dans les secteurs traditionnels. Au-delà des enjeux évidents en terme de qualité de vie et de santé, faire progresser l’usage du vélo ne peut que contribuer au développement de l’économie locale.

L’Hérault est déjà le département français qui possède le plus grand réseau de pistes cyclables. Chaque nouvelle piste qui se construit et chaque nouvel adepte de ce mode de déplacement contribuent à créer de l’emploi. Aussi, en matière de transport et de mobilité, investir dans le vélo devrait être la priorité des élus attachés à l’efficacité et à la rentabilité  de la dépense publique.

Jacques Carles

Un tourisme presque parfait

An almost perfect tourism business...

Un tourisme presque parfait

Dans notre monde globalisé, plus d’un milliard de touristes devraient franchir une frontière en 2017. Ils n’étaient que 25 millions à le faire en 1950. Le tourisme représente aujourd’hui 9% de l’économie mondiale, soit un emploi sur onze.

La France reste la première destination mondiale depuis plus de 40 ans. Le tourisme est le premier poste de la balance des paiements de notre pays, il représente plus de 7% du PIB et emploie directement ou indirectement 2,2 millions de personnes. Près d’un emploi sur deux nouvellement créé l’est dans le secteur touristique.

Tout n’est pas rose pour autant. Si la France reste le pays le plus visité, elle est en perte de vitesse. Elle n’est plus qu’à la quatrième place dans le classement mondial en terme de revenus. Dans les 15 dernières années, le chiffre d’affaires du tourisme a cru de 68% en France quand il augmentait de 111% en Espagne et de 132% en Allemagne. Ainsi le nombre de touristes chinois venant en France augmente bien moins vite que chez nos voisins les plus proches. Un constat qui devrait nous inciter à réfléchir quand on sait que les chinois sont devenus les premiers touristes internationaux avec presque 200 milliards de dollars dépensés l’an dernier.

Les pays émergeant envoient de nouveaux touristes mais ils deviennent aussi des concurrents sérieux.

En Chine, Shanghai devient un haut lieu du tourisme culturel. Avec son marché de l’art, le deuxième du monde, il rayonne aujourd’hui au même titre que Paris, Londres ou New-York au siècle dernier.

Entre l’Asie et l’Europe, Abu Dhabi s’affirme comme une nouvelle destination de choix. Son quartier culturel, sur l’île de Saadiyat, acquiert une attractivité d’une ampleur sans précédent, avec le Musée national Zayed, un gigantesque centre d’art contemporain, le Guggenheim Abu Dhabi de FrankGehry et le Louvre Abu Dhabi de Jean Nouvel. Du ski dans le désert aux marinas futuristes en passant par les hôtels de prestige, l’émirat draine une clientèle planétaire haut de gamme. Et pour compléter le tout, l’université Paris Sorbonne Abu Dhabi et des dizaines de grandes écoles de rang international y attirent des étudiants étrangers par milliers.

En Occitanie, nos élus locaux les plus dynamiques ont senti la menace et ont compris que notre potentiel touristique, fut-il le plus exceptionnel, ne vaudrait pas grand chose sans une image positive et un environnement adapté : accessibilité aérienne, maritime et terrestre, sécurité, accueil professionnel en français et dans la langue de nos visiteurs ou au minimum en anglais, animations culturelles et de loisirs variées et de qualité.

Ces responsables d’avant-garde utilisent les outils de communication modernes, conscient que l’internet était devenu le premier pourvoyeur de ventes en ligne et que les nouvelles technologies, avec la réalité virtuelles et les spectacles qu’elles produisent devenaient à leur tour un produit touristique en tant que tel.

Pour rendre les flux moins saisonniers, ils jouent aussi intelligemment la carte dela diversification : tourisme culturel, tourisme d’activités physiques et sportives, tourisme de découverte et de nature, tourisme de bien-être et de santé, tourisme de jeux et de divertissement, tourisme œnogastronomique porteur de signes d’authenticité et de traditions, etc.

Les professionnels du secteur quant à eux ne sont pas en reste et font la preuve de leur capacité de générer de la créativité et de l’innovation, levier essentiel de toute économie, comme l’illustrent les huîtres Tarbouriech à Marseillan ou les Thermes à Balaruc-les-bains.

Notre territoire a donc des atouts indéniables, si les mesures annoncées fin juillet par le gouvernement pour renforcer l’attractivité touristique de notre pays sont réellement mise en œuvre : formation des personnels et revalorisation de leur travail, financement des équipements adaptés aux rythmes saisonniers, environnement fiscal qui ne soit pas un handicap par rapport à la concurrence internationale, etc.

Encore faut-il que nos concitoyens servent notre image collective par leur comportement au quotidien, qu’ils respectent notre nature, qu’ils évitent de jeter n’importe où leurs détritus, qu’ils soient courtois et polis, bref qu’ils aient un sens civique et qu’ils donnent l’exemple .

Enfin, il importe d’être conscient que notre territoire singulier vit à présent dans un monde pluriel et que notre culture ne prendra toute sa valeur qu’en reconnaissant et en respectant celles des autres. La diversité des hommes et de leur histoire, loin de nous faire perdre notre moi, doit alors nous donner l’envie de participer à l’aventure humaine dans son ensemble en partageant ici, chez nous, cet art de vivre dont nous sommes si fiers à juste titre.

Jacques Carles / Florence de Martino

 
 

Welcome to our English Speaking Friends!

 

Montpellier-infos and all of the other online Oc-infos magazines have rapidly taken off since their creation. Free, with news and articles every day, they now are online magazine leaders in local information. And guess what? We are fully independent.

As more and more of you read Montpellier-infos, we decided to translate some of the news and editorials in English, our common language. Not that we don't like French, but we thought it could be interesting for you as an exercise to have both languages next to another. That will work both ways also for French readers eager to brush up their English. You're also welcome to help us by contributing to sending us articles, from time to time, or becoming the correspondent for your village, and transferring our links. More hits we have, higher in the ranking we'll go.

 

 An almost perfect tourism business...

In our globalized world, over a billion of tourists should cross a border by 2017. They only were 25 millions to do so in 1950. Tourism today represents 9% of worldwide economy, which means one job out of eleven.

France remains the first destination for over 40 years. Tourism represents over 7% of our economy and employs directly or indirectly 2,2 million people. 1 job out of two is created within the touristic industry.

Not everything is ideal however. Although France is still the most visited country, it's losing its first place... It's the 4th country in terms of revenues generated by tourism. Within the past fifteen years, Tourism turnover has increased in France by 68%, whereas Spain's increased by 111% and 132% in Germany. As an example, Chinese tourists tend to visit more often our neighbours than France. This fact should make us think it over when you think that Chinese tourists are the first international clients in terms of spending with almost 200 billions dollars spent last year.

Emerging countries send new tourists but they also become serious competitors.

In China, Shanghai has become a highly touristic place in terms of cultural sites to visit. With its art market, the second most important in the world, it's as high as Paris, New York, or London.

Between Asia and Europe, Abu Dhabi also imposes itself as a destination. Its cultural quarter, on the island of Saadiyat, enormously attracts with its national Zayed museum, a gigantic contemporary art museum, Frank Gehry's Guggenheim Abu Dhabi and the Jean Nouvel's Abu Dhabi Louvre. From skiing in the desert to futuristic marinas through prestigious hotels, the Emirates have been able to attract a highly prestigious clientele. And to complete the picture, Abu Dhabi's Paris Sorbonne and dozens of highly prestigious schools have been able to attract foreign students by thousands.

In Occitania, our most dynamic local elected politicians have felt the threat and understood that our tourism potential would be nothing without a positive image or an adapted environment: an easy access thanks to airlines, roads and boats, security, professional welcome in French and in our visitors' languages, or at least in English, various cultural and leisure activities of high quality.

Those avant-garde people in charge use modern communication tools, understanding that the Internet is the first online seller and that new technologies, with virtual reality, produce shows and have become a touristic product on their own.

In order to get people all over the year, they also smartly play the hand of diversification: cultural tourism, sport activities, discovery and nature tourism, health and well being tourism, wine and gastronomic tourism...

Other professionals also use their imagination and produce creative and innovative “products” such as Tarbouriech oysters in Marseillan and Balaruc-les-bains thermal baths.

Our territory therefore has obvious assets, if the political decisions announced late July by the government in order to reinforce touristic activity in our country are really voted: that is training its agents, financing equipments adapted to seasonal rhythms, and maintaining the fiscal environment so as to prevent it from being a handicap compared to international competition.

And if possible, it would be nice if our French citizens contributed everyday to this collective image by respecting nature, stopping throwing anything here and there, being polite and courteous. In other terms, it’s their duty to start giving the right example.

As a conclusion, it's important for us to recognize that we live in a plural world and that our culture will only be attractive if we recognize and respect that of others. Men diversity and their history, far from frightening us, should inspire us to share this human adventure as a whole by sharing, here, in our Occitanie, this « art de vivre » that we are rightly proud of.

Jacques Carles / Florence de Martino

 

Morts d'été

Entre Béziers et Montpellier, il n’est pas de jour où on est à déplorer un accident grave en période d’été. Alors que les accidents de sortie de boite ont presque disparu grâce à l’action de la prévention routière et à la collaboration des patrons de discothèques, on déplore quotidiennement des chocs entre voitures. L’alcool n’est plus en cause mais on constate chaque fois un manque de vigilance des conducteurs. L’insouciance des vacances a de bien terribles conséquences.
Autre fléau d’été : les noyades. Dans notre région, on en comptabilise une dizaine  depuis le début de l’été. Cela malgré la présence des secouristes et autres garde-plages nombreux sur notre littoral, de Palavas à Valras. Souvent, ce sont des hommes âgés qui en sont les victimes car ils préjugent de leurs forces et ne comprennent pas que le poids des ans ne leur permet plus les performances de leur jeunesse.
Alors, comment mettre un terme à ces tragiques bilans ? Répéter sans cesse les conseils de prudence afin que l’été ne soit plus meurtrier.

Bernard Barraillé