Sortir de la pensée unique asphaltée

A Sète la grand’rue a été renovée, une nouvelle ligne de bus a vu le jour, des bateaux électriques commencent à sillonner nos canaux, des navettes fluviales sont proposées l’été pour rejoindre le théâtre de la mer…A Frontignan, à Marseillan, à Mèze et partout ailleurs, les communes du bassin rénovent et aménagent leur centre-ville.  En moins de 10 ans, le nombre de kilomètres de pistes cyclables a quintuplé autour de l’étang…
Très bien mais n’est-il pas temps d’avoir une vision plus globale pour le long terme et de faire des choix ambitieux pour l’avenir de tout le pays de Thau ?
Une priorité ne devrait-elle pas être de réduire la dépendance à l'automobile, d’accroître l'efficience des transports en commun, sur terre et sur l’eau, de faciliter à grande échelle le développement du vélo et  des autres modes de déplacement non polluant.
Cela coûte cher, mais les coûts économiques, sociaux et environnementaux de l’étalement urbain et de la voiture à usage individuel sont encore plus élevés. Chaque fois que nous remettons à plus tard la décision d’investir dans le transport alternatif à l’automobile, nous aggravons le retard et la facture.
De nombreux citoyens, mobilisés par ces questions, s’impliquent dans le débat, car ils sentent bien que la qualité de vie à long terme dépend des décisions d’aménagement de notre territoire.
Gardons en tête que l’on aménage l’espace pour le présent et le futur.
Aménager intelligemment le pays de Thau et la Venise languedocienne exige de sortir de la pensée unique asphaltée, 

Jacques Carles