Journalistes

Paul Valéry avait été étonné du nombre important d’artistes peintres sétois. Parmi les autres particularité de l’île singulière, il en est une autre assez étonnante : le nombre important de journalistes qui en sont issus. On ne rencontre cette spécificité nulle part ailleurs dans le département et même au-delà.

Dans les années 40, deux sétois faisaient les beaux jours de L’Eclair : Mourailles et le poète Francis Octave Balma qui signait Colibri ses chroniques. Après guerre, Roger Therond devint directeur de Paris Match où officiait un autre sétois Victor Laville. Tous deux utilisèrent leurs relations pour aider leur copain Georges Brassens à sortit de la misère et accéder à la gloire.
Toujours à Paris, Alain Rollat était une des grandes signatures du Monde.

A Sète, le bouzigot Paul Baqué dirigeait l’agence locale de Midi Libre mais son talent le faisait rapatrier à Montpellier où il devint grand reporter. De nombreux jeunes sétois débutèrent à l’agence sétoise de Midi Libre : Jacky Vilacèque, Jean-François Garcia, Philippe Mouret, Olivier Schlama mais leur talent étant évident, le siège de Montpellier les fit tous venir à la rédaction centrale.

Autre plume remarquable ; Paul-René Di Nitto qui après avoir présenté le journal des FR3 Montpellier devint à sa retraire chroniqueur du passé de Sète dans Midi Libre.

Deux autres sétois furent tout aussi remarquables : Pierre Lasne, dit Piero, qui créa « Le Petit sétois illustré », hebdomadaire satirique dont beaucoup ont la nostalgie. Mais devenu éditeur, Piero a abandonné le journalisme. Dommage…

Il y a aussi Pascal Granger, afficheur mais aussi bonne plume taquine, qui publié de temps à autres le truculent « Œil de Moscou ».

Que de talents journalistiques sont nés à Sète ! Comment expliquer cette prolifération?

Bernard Barraillé