Avertissement

Montpellier-infos et tous les journaux en ligne du réseau Oc-infos connaissent une croissance très rapide de leurs audiences depuis leurs créations. Gratuits, actualisés 24 h/24 et 7 jours/7, ils sont devenus aujourd’hui des leaders régionaux de l’information en ligne. Ils assurent enfin une présence concrète et quotidienne pour la diffusion de l’information indépendante, locale et régionale, sur les réseaux sociaux.

De plus en plus de lecteurs anglophones lisent Montpellier-infos, des amis qui vivent ici avec nous ou des amis qui nous visitent aux vacances ou qui souhaitent venir nous visiter et partager notre culture et notre mode de vie pendant quelques jours ou quelques semaines. C'est à leur intention que nous nous avons décidé de proposer sur les journaux du réseau Oc-infos, des articles  ainsi que certains éditos  bilingues français/anglais. Un façon pour nos lecteurs anglophones de progresser en français.... et pour nos lecteurs francophones qui le souhaitent de se familiariser avec l'anglais.

Par ailleurs, comme leurs noms le soulignent, les journaux Oc-infos sont enracinés dans les pays d'Oc. C'est pourquoi certains éditos ou articles sont également proposés en version bilingue français/occitan comme l'édito ci-dessous écrit par " Lo Mouissau " (le moustique).

En 2026 le président de Montpellier Métropole sera … une femme.

In 2026, the President of the Montpellier Conurbation will be... a woman !

Philippe Saurel, Maire de Montpellier est aussi l’actuel Président de Montpellier Méditerranée Métropole. Dynamique, il a une excellente image auprès d’une grande partie de la population et il faut bien reconnaître qu’il a su faire bouger sa ville et l’agglo. Il a donc de grandes chances d’être reconduit dans ses fonctions en 2020 lors des prochaines élections locales. Mais au delà ? La donne pourrait changer et une femme pourrait lui succéder.

Les femmes nées en 1927 terminaient leur scolarité en moyenne à 15 ans. Celles nées en 1977, soit 50 ans plus tard, finissaient leurs études en moyenne à l’âge de 21 ans soit déjà un peu plus que les hommes qui eux entraient dans la vie active en moyenne vers 20 ans. En terme d’éducation les femmes ont donc déjà rattrapé les hommes depuis longtemps mais le mouvement lancé au siècle dernier ne va pas s’arrêter là. Tout laisse à penser que les femmes vont maintenant prendre le pouvoir dans les années à venir.

Les femmes nées à partir des années 1950 ont été plus nombreuses que les hommes à décrocher le baccalauréat, celles nées à partir des années 1960 ont été plus nombreuses que les hommes à entrer à l’université et à obtenir une licence.

Compte tenu de l’inertie induite par les délais des déroulements de carrière et par l’évolution des mentalités, les effets du dépassement éducationnel des hommes par les femmes ne commencent à être perçus que maintenant.

Aujourd’hui le taux de féminisation des cadres issus de l’enseignement supérieur dépasse les 60% et frôle parfois les 80% dans les secteurs des sciences humaines, de la littérature, de l’économie, du sanitaire ou du social. Les hommes restent malgré tout encore majoritaires dans les sciences dures, l’agronomie, les sciences de la vie et les écoles d’ingénieurs mais même dans ces domaines la proportion de femmes progresse de façon continue.
Les grandes écoles de l’élite, Polytechnique et l’ENA, symboles du pouvoir économique et politique, résistent encore. La part des femmes y progresse néanmoins aussi peu à peu. Dans les années1970, moins de 5%des élèves de polytechnique étaient des femmes, aujourd’hui elles sont environ 20%. A l’ENA, la proportion de femmes est déjà un peu plus élevée : 30%.

Même si tout ne s’apprend pas à l’école, la supériorité du niveau d’instruction des femmes a d‘énorme conséquence pour la société. Cela fait déjà longtemps qu’elles ne se consacrent plus uniquement à la famille et à l’activité domestique. Le développement de l’emploi féminin commencé dans les années 1950 conduit aujourd’hui à une convergence des taux d’activité des hommes et des femmes. Les inégalité de salaires qui perdurent encore entre eux seront de moins en moins justifiées et de moins en moins acceptées. Les femmes devenues financièrement autonomes sont aussi devenues plus libres ce qui n’est pas sans incidence sur la vie des couples. Enfin dans la sphère économique, avec l’évolution vers l’immatériel et les services, de plus en plus de femmes s’imposent par leur compétence aux postes de direction.

Le dernier bastion qui résistait à la féminisation, celui du champ politique, est lui aussi en train de céder.
Au niveau des nations, de nombreux pays ont élu des femmes à leur tête : l’Allemagne, la Grande Bretagne, la Suisse, la Croatie, l’Estonie, la Lituanie, Malte … Les femmes représentent déjà environ un dixième des dirigeants dans les États membres de l’ONU. Une proportion que l’on retrouve au plan local : 2 des 20 communes qui constituent l’agglomération Hérault-Méditerranée, Portiragnes et Saint-Pons de Mauchiens, ont une femme pour maire. Au plan régional, l’Occitanie a déjà une présidente : Carole Delga et au niveau des grandes villes d’Europe, la féminisation avance aussi à grands pas. A Paris, Rome, Madrid ou Barcelone, pour ne citer que les métropoles les plus importantes, les femmes ont pris le pouvoir dans les mairies.
Les femmes apportent souvent une vision innovante de la vie publique et introduisent des débats sur des sujets qui ne sont pas souvent abordés par les hommes ou qui le sont sous un angle différent.

Les femmes, plus éduquées que les hommes, sont bien en train de prendre le pouvoir en politique comme dans la société civile mais la femme ne sera vraiment l'égale de l'homme que le jour où, pour reprendre la formule de Françoise Giroud, on désignera une femme incompétente à un poste important.

Jacques Carles / Florence de Martino

 

 

 

 

Welcome to our English Speaking Friends!

 

Montpellier-infos and all of the other online Oc-infos magazines have rapidly taken off since their creation. Free, with news and articles every day, they now are online magazine leaders in local information. And guess what? We are fully independent.

As more and more of you read Montpellier-infos, we decided to translate some of the news and editorials in English, our common language. Not that we don't like French, but we thought it could be interesting for you as an exercise to have both languages next to another. That will work both ways also for French readers eager to brush up their English. You're also welcome to help us by contributing to sending us articles, from time to time, or becoming the correspondent for your village, and transferring our links. More hits we have, higher in the ranking we'll go.

 

Philippe Saurel, Montpellier mayor, is also President of the Montpellier Conurbation. Dynamic, his image is excellent among a majority of the population, and we have to say that he moved things with his city and the district. He then has big chances to be reelected in 2020. But beyond ? Things could change and a woman could take his place.

Women born in 1927 finished school at an average of 15 years old. Those born in 1977, fifty years later, finished school at an average of 21 years old, which was slightly above men who started working at 20. In terms of education, women already are beyond men, but this movement will not stop here. Women will take the power in the future coming years.

Women born after 1950's have been more to obtain their bachelor degree than men, and women born after 1960's have been a majority to start university and obtain a degree. There is such an inertia in careers and mentality changes that we only feel these changes now.

Nowadays women in top career jobs coming from universities is superior to 60% and close to 80% in human sciences positions, literature, economy, healthcare or social. Men are still a majority in sciences,agronomics, and engineer schools, but even in these domains women constantly progress.
Top class schools such as Polytechnique and ENA, symbols of an economical and political power still resist. In the 70's, less than 50% of polytechnique school were women, nowadays they are 20%. In ENA, there are more : 30%.

Even if one doesn't learn everything at school, women level of instruction superiority has enormous impact on society. It's been a long time already that they do not live to raise a family and clean houses. Women's employment that started in the 50's produced a merging of activity rates of men and women. Wages disparities between them will be less and less justified, and less and less aproved. Women being financially independent, are also more free and this has consequences on their private lives. Finally in the business world with an evolution towards services and intangible activities, more women are reaching top management levels.

The last bastion resisting to a feminine touch, politics, is also a target. Among nations, many countries have elected women : Germany, Great Britain, Switzerland, Croatia, Estonia, Lituania, Malte... Women represent 1/10th of the ONU members states. Locally too : 
2 out of 20 towns of Hérault-Méditerranée Conurbation, Portiragnes and Saint Pons de Mauchiens, have elected a woman as their mayor. On a regional aspect, Occitania has elected a woman as their president : Carole Delga and among european cities, feminisation is on the way. Paris, Rome, Madrid or Barcelona have elected women as their mayors.

Women often bring an inovative vision of public life and start debates on subjects men not often like to discuss.

Women are definitely on the way to take a position in politics just like in every day's life, but women will only be men's equal the day that we will elect an incompetent woman to an important position, as Françoise Giroud wrote.

Jacques Carles / Florence de Martino

Un tourisme presque parfait/An almost perfect tourism business...

Un tourisme presque parfait...

Dans notre monde globalisé, plus d’un milliard de touristes devraient franchir une frontière en 2017. Ils n’étaient que 25 millions à le faire en 1950. Le tourisme représente aujourd’hui 9% de l’économie mondiale, soit un emploi sur onze.

La France reste la première destination mondiale depuis plus de 40 ans. Le tourisme est le premier poste de la balance des paiements de notre pays, il représente plus de 7% du PIB et emploie directement ou indirectement 2,2 millions de personnes. Près d’un emploi sur deux nouvellement créé l’est dans le secteur touristique.

Tout n’est pas rose pour autant. Si la France reste le pays le plus visité, elle est en perte de vitesse. Elle n’est plus qu’à la quatrième place dans le classement mondial en terme de revenus. Dans les 15 dernières années, le chiffre d’affaires du tourisme a crû de 68% en France quand il augmentait de 111% en Espagne et de 132% en Allemagne. Ainsi le nombre de touristes chinois venant en France augmente bien moins vite que chez nos voisins les plus proches. Un constat qui devrait nous inciter à réfléchir quand on sait que les chinois sont devenus les premiers touristes internationaux avec presque 200 milliards de dollars dépensés l’an dernier.

Les pays émergents envoient de nouveaux touristes mais ils deviennent aussi des concurrents sérieux.

En Chine, Shanghai devient un haut lieu du tourisme culturel. Avec son marché de l’art, le deuxième du monde, il rayonne aujourd’hui au même titre que Paris, Londres ou New-York au siècle dernier.

Entre l’Asie et l’Europe, Abu Dhabi s’affirme comme une nouvelle destination de choix. Son quartier culturel, sur l’île de Saadiyat, acquiert une attractivité d’une ampleur sans précédent, avec le Musée national Zayed, un gigantesque centre d’art contemporain, le Guggenheim Abu Dhabi de FrankGehry et le Louvre Abu Dhabi de Jean Nouvel. Du ski dans le désert aux marinas futuristes en passant par les hôtels de prestige, l’émirat draine une clientèle planétaire haut de gamme. Et pour compléter le tout, l’université Paris Sorbonne Abu Dhabi et des dizaines de grandes écoles de rang international y attirent des étudiants étrangers par milliers.

En Occitanie, nos élus locaux les plus dynamiques ont senti la menace et ont compris que notre potentiel touristique, fut-il le plus exceptionnel, ne vaudrait pas grand chose sans une image positive et un environnement adapté : accessibilité aérienne, maritime et terrestre, sécurité, accueil professionnel en français et dans la langue de nos visiteurs ou au minimum en anglais, animations culturelles et de loisirs variées et de qualité.

Ces responsables d’avant-garde utilisent les outils de communication modernes, conscient que l’internet était devenu le premier pourvoyeur de ventes en ligne et que les nouvelles technologies, avec la réalité virtuelles et les spectacles qu’elles produisent devenaient à leur tour un produit touristique en tant que tel.

Pour rendre les flux moins saisonniers, ils jouent aussi intelligemment la carte dela diversification : tourisme culturel, tourisme d’activités physiques et sportives, tourisme de découverte et de nature, tourisme de bien-être et de santé, tourisme de jeux et de divertissement, tourisme œnogastronomique porteur de signes d’authenticité et de traditions, etc.

Les professionnels du secteur quant à eux ne sont pas en reste et font la preuve de leur capacité de générer de la créativité et de l’innovation, levier essentiel de toute économie, comme l’illustrent les huîtres Tarbouriech à Marseillan ou les Thermes à Balaruc-les-bains.

Notre territoire a donc des atouts indéniables, si les mesures annoncées fin juillet par le gouvernement pour renforcer l’attractivité touristique de notre pays sont réellement mises en œuvre : formation des personnels et revalorisation de leur travail, financement des équipements adaptés aux rythmes saisonniers, environnement fiscal qui ne soit pas un handicap par rapport à la concurrence internationale, etc.

Encore faut-il que nos concitoyens servent notre image collective par leur comportement au quotidien, qu’ils respectent notre nature, qu’ils évitent de jeter n’importe où leurs détritus, qu’ils soient courtois et polis, bref qu’ils aient un sens civique et qu’ils donnent l’exemple .

Enfin, il importe d’être conscient que notre territoire singulier vit à présent dans un monde pluriel et que notre culture ne prendra toute sa valeur qu’en reconnaissant et en respectant celles des autres. La diversité des hommes et de leur histoire, loin de nous faire perdre notre moi, doit alors nous donner l’envie de participer à l’aventure humaine dans son ensemble en partageant ici, chez nous, cet art de vivre dont nous sommes si fiers à juste titre.

Jacques Carles / Florence de Martino

 

An almost perfect tourism business...

In our globalized world, over a billion of tourists should cross a border by 2017. They only were 25 millions to do so in 1950. Tourism today represents 9% of worldwide economy, which means one job out of eleven.

France remains the first destination for over 40 years. Tourism represents over 7% of our economy and employs directly or indirectly 2,2 million people. 1 job out of two is created within the touristic industry.

Not everything is ideal however. Although France is still the most visited country, it's losing its first place... It's the 4th country in terms of revenues generated by tourism. Within the past fifteen years, Tourism turnover has increased in France by 68%, whereas Spain's increased by 111% and 132% in Germany. As an example, Chinese tourists tend to visit more often our neighbours than France. This fact should make us think it over when you think that Chinese tourists are the first international clients in terms of spending with almost 200 billions dollars spent last year.

Emerging countries send new tourists but they also become serious competitors.

In China, Shanghai has become a highly touristic place in terms of cultural sites to visit. With its art market, the second most important in the world, it's as high as Paris, New York, or London.

Between Asia and Europe, Abu Dhabi also imposes itself as a destination. Its cultural quarter, on the island of Saadiyat, enormously attracts with its national Zayed museum, a gigantic contemporary art museum, Frank Gehry's Guggenheim Abu Dhabi and the Jean Nouvel's Abu Dhabi Louvre. From skiing in the desert to futuristic marinas through prestigious hotels, the Emirates have been able to attract a highly prestigious clientele. And to complete the picture, Abu Dhabi's Paris Sorbonne and dozens of highly prestigious schools have been able to attract foreign students by thousands.

In Occitania, our most dynamic local elected politicians have felt the threat and understood that our tourism potential would be nothing without a positive image or an adapted environment: an easy access thanks to airlines, roads and boats, security, professional welcome in French and in our visitors' languages, or at least in English, various cultural and leisure activities of high quality.

Those avant-garde people in charge use modern communication tools, understanding that the Internet is the first online seller and that new technologies, with virtual reality, produce shows and have become a touristic product on their own.

In order to get people all over the year, they also smartly play the hand of diversification: cultural tourism, sport activities, discovery and nature tourism, health and well being tourism, wine and gastronomic tourism...

Other professionals also use their imagination and produce creative and innovative “products” such as Tarbouriech oysters in Marseillan and Balaruc-les-bains thermal baths.

Our territory therefore has obvious assets, if the political decisions announced late July by the government in order to reinforce touristic activity in our country are really voted: that is training its agents, financing equipments adapted to seasonal rhythms, and maintaining the fiscal environment so as to prevent it from being a handicap compared to international competition.

And if possible, it would be nice if our French citizens contributed everyday to this collective image by respecting nature, stopping throwing anything here and there, being polite and courteous. In other terms, it’s their duty to start giving the right example.

As a conclusion, it's important for us to recognize that we live in a plural world and that our culture will only be attractive if we recognize and respect that of others. Men diversity and their history, far from frightening us, should inspire us to share this human adventure as a whole by sharing, here, in our Occitanie, this « art de vivre » that we are rightly proud of.

Jacques Carles / Florence de Martino

 

 

» autres éditorials

La cocotte-minute va-t-elle bientôt siffler ?

Depuis des siècles, partout en Europe,  les causes profondes des révoltes sont toujours les mêmes : un État avec des caisses vides, un endettement abyssal, une fiscalité  écrasante, des inégalités et une insécurité croissantes. Dans un tel contexte c’est le plus souvent la jeunesse, sans perspective d’avenir, qui déclenche le processus insurrectionnel.

Selon l’INSEE, la France compte  près de 9 millions de personnes vivant en deçà du seuil de pauvreté. La moitié d’entre elles sont des jeunes de moins de 30 ans, chômeurs, stagiaires, précaires allant de petits boulots en petits boulots. La situation dans le Midi est plus dégradée encore que dans le reste du pays et dans certaines villes de l’Hérault le chômage des jeunes dépasse même les 50%, tout comme en Grèce.

Dans ce contexte, un sondage indique que les deux tiers des 18-34 ans interrogés sont prêts à participer à un mouvement de révolte de grande ampleur.  Lors des récentes élections présidentielles, seule une minorité de jeunes s’est rendue aux urnes et parmi eux 60% ont voté pour les extrêmes.

Cette défiance entre la classe dirigeante et la jeunesse est révélatrice du divorce entre les élites installées et les nouvelles générations. Elle explique aussi pourquoi les syndicats et les partis ne parviennent plus à mobiliser à leur profit ce potentiel de révolte.  Les jeunes d’aujourd’hui préfèrent les mouvements organisés en coordinations ou en collectifs selon des modèles de démocratie directe.

Pour ces enfants de la société de consommation, l’accès à l’emploi, au confort matériel et à des rémunérations décentes sont des évidences à défendre. Ils ne renoncent pas pour autant aux valeurs fondamentales de la République. Ils aspirent à un idéal de justice et d’équité. Ils veulent s’épanouir et vivre le mieux possible mais pas au détriment des autres. Ils redécouvrent les vertus de la solidarité. Enfin, contrairement aux idéologues, ils prônent la tolérance et non l’uniformité des mœurs et des esprits.
Comme dans le passé les jeunes d’aujourd’hui souhaitent se réaliser et participer utilement à la vie de la société. Ils supportent donc de plus en plus mal cette longue période de marginalité  qui leur est imposée entre la fin des études et l'obtention d'un emploi stable.

La nouvelle équipe au pouvoir semble avoir les moyens et les compétences pour faire bouger les lignes mais le risque est grand qu’elle ne le fasse qu’au seul nom de la rationalité économique.
Certes il est grand temps de retrouver une gestion efficace de la dépense publique et de redonner toute sa place à la valeur travail mais la République ne saurait se réduire à des concepts de productivité ou de flexibilité.

 Si le réalisme économique s’impose à l’État et aux citoyens, le “marché” ne peut être le seul fondement de la puissance publique. Les logiques de compétition et de contraintes qui conduisent à l’exclusion des plus faibles et aux conflits ne sont plus les seules à retenir. Les nouvelles générations sont davantage motivées par les valeurs de liberté, d’initiative, de coopération, de convivialité, de projets  et de créations de lien social. Ces valeurs sont précisément celles de l’économie moderne qui crée les richesses et les emplois de demain.

Ces valeurs vont se généraliser et s’imposer dans un monde en mutation permanente où les technologies, les objets, les organisations, les métiers ne cessent d’évoluer. Nous vivons une époque de changements mais aussi un changement d’époque.

Face aux mutations incessantes de notre société, le rôle de l’État doit être de maintenir la pérennité des valeurs de la République et de garantir aux citoyens la sécurité nécessaire à la construction de leur avenir et donc de celui de la nation. Le nouveau Président et son gouvernement semblent décider à œuvrer en ce sens.  Dont acte ! Il y a urgence à agir : tout laisse à penser que la cocotte-minute va bientôt commencer de siffler.

Jacques Carles

Champions

Elle est très loin l’époque où Béziers dominait le rugby français. Elle est encore plus loin l’époque où Sète était le club numéro un du football.
Actuellement, c’est le Montpellier de Loulou Nicollin qui domine le sport régional tandis que le handball de Patrice Canayer domine son championnat. Il y a aussi parmi les meilleurs les volleyeurs de l’Arago de Sète et les volleyeuses de Béziers .
Mais par rapport au passé, le sport est présent dans toutes les communes de notre région. En football comme en rugby, même les plus petites communes ont leur équipe, fidèlement suivie par les supporters. C’est là un progrès incontestable que cette pratique sportive généralisée/ Tous les sports sont représentés entre Béziers et Montpellier et surtout à Sète où les joutes ne sont pas, loin de là, le seul sport pratiqué.
Et n’oublions pas les basketteuses de Lattes, plusieurs fois championnes de France. Du Biterrois au Montpelliérain en passant par les pays de Thau, la pratique sportive ne cesse de se développer chez les jeunes comme les moins jeunes. Bravo à tous.

Bernard Barraillé

Autres mœurs

« Autres temps, autres mœurs » dit le proverbe. Des faits multiples l’accréditent… Ainsi, le retour en force des barbes et moustaches nous ramène en 1900 ! Presque tous les jeunes hommes ont abandonné le rasoir et arborent des visages très poilus. Les coiffeurs sont redevenus barbiers et Pierre Dac ne pourrait plus lancer son fameux cri « Malheur aux barbus ».

Autre changement : la fin de la mode des seins nus sur les plages. Dans les années 80, ce fut une révolution  : toutes les femmes ou presque ne portaient plus de soutien-gorge pour bronzer. Cette mode est bien finie, la pudeur est revenue et peu de baigneuses osent encore dévoiler leurs seins.

Une autre évolution est en cours : les programmes des théâtres, autrefois composés de classiques, de comédies et de bel canto sont devenus faits de one man show et d’expériences théâtrales souvent abstraites. Finis opéras et opérettes qui enchantèrent nos grands-parents.

Et en politique, radicaux et socialistes qui gouvernèrent si longtemps le pays ont du plomb dans l’aile.

Les temps changent…

Bernard Barraillé

GRAND PRIX DU POUFFRE EN COLÈRE.

prepausat per " Lo Moissau"


Primièr GRAND PRÈMI DAU POFRE EMMALICIAT 2017

 

D’ara en davant, serà decernit cada an un GRAND PRÈMI DAU POFRE EMMALICIAT. Aital ne foguèt decidit!

Qu'es aquò, lo Grand Prèmi dau Pofre Emmaliciat?
Lo pofre es una bèstia pas tant bèstia qu'aquò. Es plan conegut qu'es avisat, clarevesent, mas un pauquet vesat e badinaire. Sabèm plan que pòt chifrar lo numèro dau lòto. Un setòri plan conegut o faguèt veire a la television. Aquò per dire que son pas de cracas. Avèm volgut onorar cada an la sagacitat d'un conciutadan o d'una conciutadana, a travèrs un acte, gèst o paraula especialament pertinent. Aquel acte, gèst o paraula sera apelat "pofrada" de l'annada.

 


Los nomenats per l'annada 2017, ambla menciones peciala prèmi d'Aur.
Aqueste an, lo prèmi es atribuit amb la mencion Grand Prèmi d'Aur, conjuntament e a paritat:

  • a la Dòna Saskia De Ville, jornalista editorialista a France Musique, presentatritz de l'emission Musique Matin,
  • au Sénher Hevé Niquet cap d'orquèstra, especialista de musica barròca, clavecinista,tenòr dels grands.


La pofrada :

Se debanèt dinsl'emission de France Musique dicha Musique Matin, lo dimècres onze d'octòbre d'aqueste an, a nòu oras, dedicada au trentenari dau Concert Spirituel, orquèstra barròc de Hervé Niquet. La podètz escotar aquί amb lo podcast, aquesta pofrada: http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/18065-11.10.2017-ITEMA_21460849-0.mp3.

Parlavan de causas e d'autres, e en particular de Josèp Bodin de Boismortier, compositor francés dau sègleXVIII. Puòi, a l'index 1:36:30 poiretz ausir la causida musicala d’Hervé Niquet: un extrach dels remirables "Chants d'Auvergne" de Joseph Canteloube. Vos assabentarai pas en vos rementar que los Cants d'Auvernha de Josèp Cantaloba son escriches en occitan dins son dialècte auvernhat. Son pas escriches en francés. Cantaloba foguèt un etnomusicològ nascut a Anonai, e reculhiguèt aqueles cants dins los monts d'Auvèrnha, fa un pauc mai d’un sègle d'aquò.
Hervé Niquet s'azarda a far un ligam en disent "de Boismortier e Cantaloba meteis combat" e , la jornalista de quichar un pauc mai, seguís a 1:37:50 aquèla discutida irreala,:

  • Es que se pòt dire HN, qu'es la lenga, que vos embelina, mai que la votz?
  • Òc, ben! perque nosautres,francès,sèm totes a l’entorn de la meteissa lenga de Dunkerk a Marseille, de Brest a Strasbourg.

Mes de BoisMortier se canta en francés, e Cantaloba en occitan! An "annexat", colonizat Cantaloba e sos Cants d'Auvernha, tot simpletament. Malurosament aqueste biais de far es corrent. Aquò pausa tres questions.

  1.  De gents, conneisseires coma eles, saberuts e reconneguts, o sabon plan que los Cants d'Auvernha son pas en francés, mas en occitan! Se son enganats? O alara es que lo rrenomada de conneisseires es pas ameritada?
  2. Mai , coma de tant grands musicians coma eles ausisson pas las lengas, au ponch de s'enganar coma aquò? Coma Hervé Niquet, cantaire de tria, cap d'orquèstra, ausiguèt pas la prononciacion de la cantairitz? Belèu qu'an tota la sabla de la Cornicha dins los ausidors?
  3. Fin finala coma pòdon afortir l'idèa que la lenga francesa seriá mai nauta que d'autras? Las lengas nàisson pas egalas en drech, coma los òmes, las musicas, las literaturas? Seriam encara jol jog d'un rei? Dins una pensada unenca?

Me pòdi pas reténer de tornar totas la qualitats qu’Hervé Niquet balhèt a la lenga francesa (escotatz-lo) e de las aplicara la lenga nòstra, en contrafasent sa frasa . Aquò donariá : " Pasmens, demòra aquesta incredibla lenga occitana, pagalhósa e saborosa, suava e baissa"

Sénher Niquet, lo mai deliciós e incredible, dins tot aquò,seriá de viure dins una França mirgalhada coma la manrega d'Arlequin, una Babilona. O ben, si preferatz, coma la rauba d'un pofre que cambia de color.Per nos gardar d'aquela pofrada, d'aqueles cogorlitges, una de las missions dau servici public, de ràdio, de tele, d'ensenhament nacional deuriá èsser d'ensenhar la vertadièra riquesa culturala francesa, dins sa pluralitat. Es aquò l'Universalitat! Si que non demora una riquesa perduda, e avèm una vista estrecha dau mond. Un totalitarisme, que!
Apréner, per exemple, Sénher Niquet, que "Dunkerk" vòl dire "glèsiafortificada" en flamenc. Que "Strasbourg" es, dins la lenga alsacianauna "ciutat-carrièra". Que "Brest" es una ciutat celtica. E que totes los ciutadans francés de Marsilha, Clarmont, Bordèu, Nissa, Baiònae Tolosa an una lengacomuna: l'occitan, amb la quala se pòdon parlar. Que, de mai, son uroses de far lo rescontre d'un catalan, d'un còrse, d'un breton o d'un basc, en tot respièch a França.
Ara que percaçam las "fòbias" de totas mena, coma se pòt ausir, còp e còp, una tant bèla lengafòbia? Aquesta fòbia noirίs totas las xenofòbias, e lo mòt "estrangièr" en çò nòstre existίs pas, a mens que foguèssem totes estrangièrs.
O-diguèt lo cantaire catalan LuísLLach "vením del nord, vením del sud, de terra en dins, de mar enllà".
E apondrai qu'avèm mestièr de totas las lengas, de totes los òmes e femnas, e de totas lasmusicas.

 


Premier
GRAND PRIX DU POUFFRE EN COLÈRE.

 

Dorénavant il sera décerné annuellement le GRAND PRIX DU POUFFRE EN COLÈRE (*).

C'est quoi le Grand Prix du Pouffre en Colère?
Le pouffre est un animal pas si bête que ça. Il est bien connu pour être perspicace et avisé et parfois, un peu primesautier et joueur. Nous savons tous qu'il peut calculer le numéro gagnant du loto. Un sétois bien connu l'a montré à la télévision. C'est pas des mensonges. On a voulu distinguer chaque année la sagacité d'un concitoyen, ou d'une concitoyenne, à travers un de ses actes particulièrement pertinent. Cet acte, ce geste, cette parole sera appelée "pofrade" de l'année.

 

Les nominés :

Cette année, le prix est attribué de façon conjointe, et avec la parité, avec la mention spéciale "Prix d'Or":

  • à Madame Skilla De Ville, journaliste éditorialiste à France Musique, animatrice de l'émission Musique Matin.
  • à Monsieur Hervé Niquet, chef d'orchestre, spécialiste de musique baroque, claveciniste, et grand ténor

La pouffrade :

Cela s'est passé durant l'émission de France Musique, dite Musique Matin, le mercredi 11 octobre vers 9 heures. Vous pouvez la ré-écouter à l'adresse suivante du podcast : http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/18065-11.10.2017-ITEMA_21460849-0.mp3

A l'index 1:36:30, vous pourrez entendre le choix musical de Hervé Niquet, un extrait des admirables chants d'Auvergne de Canteloube. Je ne vous apprendrai rien en vous disant que les chants d'Auvergne de Canteloube furent écrits en occitan, dans sa tournure auvergnate. Ils ne sont pas écrits en français. Canteloube fût un ethno-musicologue; et il collecta ces chants dans les monts d'Auvergne. Il mourut il y a tout juste 100 ans.
Il s'en suit cette discussion surréaliste:

  • Est-ce qu'on peut dire, Hervé Niquet, que c'est la langue qui vous séduit plus que la voix?
  • Eh! bien, oui, parce que nous français on est quand même tous autour de la même langue, de Dunkerque à Marseille, de Brest à Strasbourg.

Mais de Boismortier se chante en français et Chanteloube en occitan! Ils ont "annexé", colonisé Canteloube et ses chants d'Auvergne. Malheureusement cette façon de faire est courante. Cela pose trois questions.

  1. Des connaisseurs reconnus comme eux savent bien que les Chants d'Auvergne ne sont pas en français. Ou alors est-ce-leur renommée qui est galvaudée? Ou ils se sont trompés?
  2. Et de plus comment de si grands musiciens qu'eux n'entendent pas les langues, au point se tromper comme ça? Comment Hervé Niquet, chanteur et chef d'orchestre n'a-t-il pas entendu la prononciation de la chanteuse? Peut-être avait tout le sable de la Corniche dans les oreilles?
  3. Et pour finir, comment peuvent-ils renforcer l'idée que la langue française est au dessus des autres? Elle est où l'universalité? Les langues naissent égales en droit, comme les hommes, les musiques, les littératures. Serions-nous encore sous le joug d'un roi? Ou dans une pensée unique?

Je ne peux m'empêcher de retourner toutes les qualités qu'accorda Hervé Niquet, en contrefaisant sa propre phrase (écoutez-là) et de l'appliquer à la langue occitane. Cela donnerait :"Quand même il y a cette langue incroyable, bordélique et délicieuse, douce et vulgaire, selon les cas".

Monsieur Niquet le plus délicieux serait de vivre dans une France bariolée comme un manteau d'Arlequin, une Babylone. Ou bien si vous préférez comme la robe d'un poulpe qui change de couleur. Pour nous prémunir de telles bêtises, de cette pouffrade, une des missions du service publique devrait être de montrer la véritable richesse culturelle de la France, dans sa pluralité. C'est cela l'universalité. Sinon, cela reste une richesse perdue, une façon étroite de voir le monde. En bref un totalitarisme.
Apprendre, par exemple, Monsieur Niquet que "Dunkerque" veut dire "église fortifiée" en flamand. Que "Strasbourg", c'est en alsacien une "ville-route". Que "Brest" est un patronyme celtique Et que tous les citoyens de Marseille, Clermont Ferrant, Bordeaux, Nice, Bayonne Poitiers et Toulouse ont une langue commune, l'occitan, avec laquelle ils peuvent échanger. Qu'ils sont heureux de rencontrer, dans le respect de la France des corses, des catalans, des basques.
Aujourd'hui où on chasse toutes les "phobies", de toutes sortes, comment peut-on entendre une telle "lango-phobie", une telle "occitanophobie"? Cette phobie nourrit toutes les xénophobies, et le mot "étranger" n'existe pas pour nous, à moins que nous ne fussions tous des étrangers. Le chanteur catalan Luis LLach chantait: " nous venons du nord, nous venons du sud, de la terre intérieure, de la mer là-bas". Et j'ajouterais que nos avons besoin de toutes les langues de tous les hommes et femmes, de toutes les musiques..

(*)[Rem. du traducteur, : en sétois, un "poulpe" se dit "pouffre", et occitan, "pofre" (dire "poufré")]

 

Indications de prononciation.

L'occitan a une graphie millénaire. Lire d'abord le texte à haute voix, pour, dans son propre parler reconnaître les mots, les mettre en bouche en suivant le texte, comme pour apprendre une chanson.
On se fie assez souvent au français, mais toutes les voyelles se prononcent.
On peut rouler le "r", sinon, il faut le grasseyer et non pas le mettre dans la gorge comme la "jota" espagnole.
L'occitan méditerranéen a des "a" clairs. Certains préfèreront dire en finale le "o" ouvert de "robe"
Le "o" et "se dit comme en français "ou", de même que "ó". A Palavas on dit "u"
"ò" se dit "o" comme en français, comme dans "Qu'es acò"
le "u", se dit généralement "u", mais autour de Séte on le prononce "eu" comme dans "Titeuf".
Le "e" se lit comme "è" (fermé), sauf accent grave.
Toute lettre accentuée porte l'accent tonique. Sinon, accentuer l'avant dernière consomme pour les mots terminés par une voyelle, et la dernière si c'est une consomne sauf "s", "n".
"nh" se lit "gn" ( la mountanha)
et "lh" de filha se dit "ll" comme dans "filha"
Lorsque deux consommes se suivent, on ne prononce pas la première, mais on fait bien sonner la deuxième, comme dans "enfant" (dire "éfan") ; "doctor" (dire "doutour"), "femna" (dire "fènna"), ou "annada" (dire "an-nnada"  

 

Canicule

Il existe de nombreux moyens de lutter contre la canicule. Mais le plus usité est la baignade. De Vias à Palavas, nos plages sont bondées de baigneurs qui batifolent dans les vagues. Mais il est une autre façon d’échapper à la chaleur et de goûter la fraîcheur des eaux : c’est la baignade en rivière. De Béziers à Montpellier, notre arrière-pays ne manque pas de jolis coins aux eaux accueillantes.

 Les plus remarquables se trouvent dans les Gorges de l’Hérault. Il suffit de se rendre vers Saint Guilhem le Desert  et de prendre la direction de St Bauzille de Putois. Tout au long de ces 20 kilomètres, de multiples arrêts sont possibles. Vous y trouverez de l’ombre et une eau réchauffée par un soleil ardent. Loin des foules maritimes, vous pourrez y trouver un calme complet propice aux siestes bucoliques.

 Un autre coin prisé des connaisseurs ; la vallée de la Vis, que l’on prend à Ganges et que l’on remonte jusqu’au cirque de Navacelles. Là aussi, des centaines d’endroits vous attendent pour vous y rafraîchir.

 Citons aussi le Vidourle à St Hyppolite du Fort et le joli ruisseau à St Jean de Bruel.

Bons bains !

 Bernard Barraillé

Vélo : la mobilité douce pour créer de l’emploi

Ce premier week-end de juin était marqué par la fête du vélo. Chez nous, l’énorme succès rencontré par le tour de Thau organisé  par la ville de Marseillan et son club cycliste témoigne de l’intérêt  de nos concitoyens pour la petite reine.

L’invention du vélo date de  1807. Deux siècles plus tard, après de multiples évolutions et des progrès techniques considérables, le vélo n’a jamais été aussi  riche d’avenir. 

Porté par le dynamisme de l’électrique et du tout terrain la filière est en plein boom. En 2016,   plus de 3 millions de cycles se sont vendus en France pour un chiffre d’affaires qui dépasse à présent le milliard d’euros (+6% par rapport à l’année précédente). Il se vend aujourd’hui 50% de plus de vélo que de voitures.

Autre bonne nouvelle : les Français semblent privilégier l’achat de vélos de meilleure qualité et innovants ce qui fait qu’aujourd’hui un quart des vélos vendus dans notre pays sont fabriqués en France. C’est notamment le cas des vélos à assistance électrique dont la croissance est phénoménale : +33% l’an dernier ! Il est vrai que le vélo électrique est moins cher qu’un scooter tout en étant beaucoup moins encombrant.  
La nouvelle économie du vélo comprend de multiples métiers : conception, fabrication, entretien  des cycles, location et réseaux de vélos en libre service, vêtements pour cyclistes,  livraisons, tourisme, etc.  A l’horizon 2020, on estime qu’en Europe plus d’un million de personnes devront leur emploi à l’industrie du vélo et dans ce contexte la France offre le potentiel le plus prometteur en terme d’activité économique et d’emplois.

Tout concourt en effet à la demande de davantage de vélo : la difficile circulation dans les villes, la  pénurie de places de stationnement, la nécessité de préserver la qualité de l’air et de réduire les émissions de gaz à effet de serre,  le désir de rester en bonne forme, le souhait de faire des économies dans le budget transport, etc.

Bien souvent quand deux cyclistes se croisent ils se sourient ou se saluent.  Le vélo est vecteur de convivialité et de rapprochement entre les citoyens. Aussi rien d’étonnant à ce que le vélo soit déjà la deuxième activité physique préférée des Français.

Selon un sondage récent, 73% d’entre eux souhaitent que leur collectivité encourage le développement de la mobilité douce. Pourtant, seuls 2% des actifs se rendent au travail à vélo selon la dernière étude Insee alors qu’ils sont plus de 30% aux Pays-Bas, 20% au Danemark et 15% en Allemagne, pays où le vélo électrique est 3 à 4 fois plus développé qu’en France.

Certes les nouvelles technologies  et les start-up sont des leviers importants pour l’activité  économique  du futur. Mais soyons réalistes et pragmatiques, 90% des nouveaux emplois sont créés par les PME dans les secteurs traditionnels. Au-delà des enjeux évidents en terme de qualité de vie et de santé, faire progresser l’usage du vélo ne peut que contribuer au développement de l’économie locale.

L’Hérault est déjà le département français qui possède le plus grand réseau de pistes cyclables. Chaque nouvelle piste qui se construit et chaque nouvel adepte de ce mode de déplacement contribuent à créer de l’emploi. Aussi, en matière de transport et de mobilité, investir dans le vélo devrait être la priorité des élus attachés à l’efficacité et à la rentabilité  de la dépense publique.

Jacques Carles

Un tourisme presque parfait

An almost perfect tourism business...

Un tourisme presque parfait

Dans notre monde globalisé, plus d’un milliard de touristes devraient franchir une frontière en 2017. Ils n’étaient que 25 millions à le faire en 1950. Le tourisme représente aujourd’hui 9% de l’économie mondiale, soit un emploi sur onze.

La France reste la première destination mondiale depuis plus de 40 ans. Le tourisme est le premier poste de la balance des paiements de notre pays, il représente plus de 7% du PIB et emploie directement ou indirectement 2,2 millions de personnes. Près d’un emploi sur deux nouvellement créé l’est dans le secteur touristique.

Tout n’est pas rose pour autant. Si la France reste le pays le plus visité, elle est en perte de vitesse. Elle n’est plus qu’à la quatrième place dans le classement mondial en terme de revenus. Dans les 15 dernières années, le chiffre d’affaires du tourisme a cru de 68% en France quand il augmentait de 111% en Espagne et de 132% en Allemagne. Ainsi le nombre de touristes chinois venant en France augmente bien moins vite que chez nos voisins les plus proches. Un constat qui devrait nous inciter à réfléchir quand on sait que les chinois sont devenus les premiers touristes internationaux avec presque 200 milliards de dollars dépensés l’an dernier.

Les pays émergeant envoient de nouveaux touristes mais ils deviennent aussi des concurrents sérieux.

En Chine, Shanghai devient un haut lieu du tourisme culturel. Avec son marché de l’art, le deuxième du monde, il rayonne aujourd’hui au même titre que Paris, Londres ou New-York au siècle dernier.

Entre l’Asie et l’Europe, Abu Dhabi s’affirme comme une nouvelle destination de choix. Son quartier culturel, sur l’île de Saadiyat, acquiert une attractivité d’une ampleur sans précédent, avec le Musée national Zayed, un gigantesque centre d’art contemporain, le Guggenheim Abu Dhabi de FrankGehry et le Louvre Abu Dhabi de Jean Nouvel. Du ski dans le désert aux marinas futuristes en passant par les hôtels de prestige, l’émirat draine une clientèle planétaire haut de gamme. Et pour compléter le tout, l’université Paris Sorbonne Abu Dhabi et des dizaines de grandes écoles de rang international y attirent des étudiants étrangers par milliers.

En Occitanie, nos élus locaux les plus dynamiques ont senti la menace et ont compris que notre potentiel touristique, fut-il le plus exceptionnel, ne vaudrait pas grand chose sans une image positive et un environnement adapté : accessibilité aérienne, maritime et terrestre, sécurité, accueil professionnel en français et dans la langue de nos visiteurs ou au minimum en anglais, animations culturelles et de loisirs variées et de qualité.

Ces responsables d’avant-garde utilisent les outils de communication modernes, conscient que l’internet était devenu le premier pourvoyeur de ventes en ligne et que les nouvelles technologies, avec la réalité virtuelles et les spectacles qu’elles produisent devenaient à leur tour un produit touristique en tant que tel.

Pour rendre les flux moins saisonniers, ils jouent aussi intelligemment la carte dela diversification : tourisme culturel, tourisme d’activités physiques et sportives, tourisme de découverte et de nature, tourisme de bien-être et de santé, tourisme de jeux et de divertissement, tourisme œnogastronomique porteur de signes d’authenticité et de traditions, etc.

Les professionnels du secteur quant à eux ne sont pas en reste et font la preuve de leur capacité de générer de la créativité et de l’innovation, levier essentiel de toute économie, comme l’illustrent les huîtres Tarbouriech à Marseillan ou les Thermes à Balaruc-les-bains.

Notre territoire a donc des atouts indéniables, si les mesures annoncées fin juillet par le gouvernement pour renforcer l’attractivité touristique de notre pays sont réellement mise en œuvre : formation des personnels et revalorisation de leur travail, financement des équipements adaptés aux rythmes saisonniers, environnement fiscal qui ne soit pas un handicap par rapport à la concurrence internationale, etc.

Encore faut-il que nos concitoyens servent notre image collective par leur comportement au quotidien, qu’ils respectent notre nature, qu’ils évitent de jeter n’importe où leurs détritus, qu’ils soient courtois et polis, bref qu’ils aient un sens civique et qu’ils donnent l’exemple .

Enfin, il importe d’être conscient que notre territoire singulier vit à présent dans un monde pluriel et que notre culture ne prendra toute sa valeur qu’en reconnaissant et en respectant celles des autres. La diversité des hommes et de leur histoire, loin de nous faire perdre notre moi, doit alors nous donner l’envie de participer à l’aventure humaine dans son ensemble en partageant ici, chez nous, cet art de vivre dont nous sommes si fiers à juste titre.

Jacques Carles / Florence de Martino

 
 

Welcome to our English Speaking Friends!

 

Montpellier-infos and all of the other online Oc-infos magazines have rapidly taken off since their creation. Free, with news and articles every day, they now are online magazine leaders in local information. And guess what? We are fully independent.

As more and more of you read Montpellier-infos, we decided to translate some of the news and editorials in English, our common language. Not that we don't like French, but we thought it could be interesting for you as an exercise to have both languages next to another. That will work both ways also for French readers eager to brush up their English. You're also welcome to help us by contributing to sending us articles, from time to time, or becoming the correspondent for your village, and transferring our links. More hits we have, higher in the ranking we'll go.

 

 An almost perfect tourism business...

In our globalized world, over a billion of tourists should cross a border by 2017. They only were 25 millions to do so in 1950. Tourism today represents 9% of worldwide economy, which means one job out of eleven.

France remains the first destination for over 40 years. Tourism represents over 7% of our economy and employs directly or indirectly 2,2 million people. 1 job out of two is created within the touristic industry.

Not everything is ideal however. Although France is still the most visited country, it's losing its first place... It's the 4th country in terms of revenues generated by tourism. Within the past fifteen years, Tourism turnover has increased in France by 68%, whereas Spain's increased by 111% and 132% in Germany. As an example, Chinese tourists tend to visit more often our neighbours than France. This fact should make us think it over when you think that Chinese tourists are the first international clients in terms of spending with almost 200 billions dollars spent last year.

Emerging countries send new tourists but they also become serious competitors.

In China, Shanghai has become a highly touristic place in terms of cultural sites to visit. With its art market, the second most important in the world, it's as high as Paris, New York, or London.

Between Asia and Europe, Abu Dhabi also imposes itself as a destination. Its cultural quarter, on the island of Saadiyat, enormously attracts with its national Zayed museum, a gigantic contemporary art museum, Frank Gehry's Guggenheim Abu Dhabi and the Jean Nouvel's Abu Dhabi Louvre. From skiing in the desert to futuristic marinas through prestigious hotels, the Emirates have been able to attract a highly prestigious clientele. And to complete the picture, Abu Dhabi's Paris Sorbonne and dozens of highly prestigious schools have been able to attract foreign students by thousands.

In Occitania, our most dynamic local elected politicians have felt the threat and understood that our tourism potential would be nothing without a positive image or an adapted environment: an easy access thanks to airlines, roads and boats, security, professional welcome in French and in our visitors' languages, or at least in English, various cultural and leisure activities of high quality.

Those avant-garde people in charge use modern communication tools, understanding that the Internet is the first online seller and that new technologies, with virtual reality, produce shows and have become a touristic product on their own.

In order to get people all over the year, they also smartly play the hand of diversification: cultural tourism, sport activities, discovery and nature tourism, health and well being tourism, wine and gastronomic tourism...

Other professionals also use their imagination and produce creative and innovative “products” such as Tarbouriech oysters in Marseillan and Balaruc-les-bains thermal baths.

Our territory therefore has obvious assets, if the political decisions announced late July by the government in order to reinforce touristic activity in our country are really voted: that is training its agents, financing equipments adapted to seasonal rhythms, and maintaining the fiscal environment so as to prevent it from being a handicap compared to international competition.

And if possible, it would be nice if our French citizens contributed everyday to this collective image by respecting nature, stopping throwing anything here and there, being polite and courteous. In other terms, it’s their duty to start giving the right example.

As a conclusion, it's important for us to recognize that we live in a plural world and that our culture will only be attractive if we recognize and respect that of others. Men diversity and their history, far from frightening us, should inspire us to share this human adventure as a whole by sharing, here, in our Occitanie, this « art de vivre » that we are rightly proud of.

Jacques Carles / Florence de Martino

 

Morts d'été

Entre Béziers et Montpellier, il n’est pas de jour où on est à déplorer un accident grave en période d’été. Alors que les accidents de sortie de boite ont presque disparu grâce à l’action de la prévention routière et à la collaboration des patrons de discothèques, on déplore quotidiennement des chocs entre voitures. L’alcool n’est plus en cause mais on constate chaque fois un manque de vigilance des conducteurs. L’insouciance des vacances a de bien terribles conséquences.
Autre fléau d’été : les noyades. Dans notre région, on en comptabilise une dizaine  depuis le début de l’été. Cela malgré la présence des secouristes et autres garde-plages nombreux sur notre littoral, de Palavas à Valras. Souvent, ce sont des hommes âgés qui en sont les victimes car ils préjugent de leurs forces et ne comprennent pas que le poids des ans ne leur permet plus les performances de leur jeunesse.
Alors, comment mettre un terme à ces tragiques bilans ? Répéter sans cesse les conseils de prudence afin que l’été ne soit plus meurtrier.

Bernard Barraillé