Une graine d'utopie à Montpellier : Projet d'une monnaie locale complémentaire

Depuis 2013, l’association Adesl « Alternatives pour un Développement Economique et Social Local » est porteuse d’un projet de monnaie locale complémentaire sur Montpellier et ses alentours : La Graine.

Qu'est ce qu'une monnaie locale ?

Il existe déjà une trentaine de monnaies locales en France, recensées par la plateforme des Monnaies Locales Complémentaires (MLC): La Sol Violette à Toulouse, la Gonette à Lyon, la Roue en PACA, la Sol-Alpin à Grenoble et plein d'autres encore. Mais c'est un phénomène qui se répand également dans toute l'Europe, comme avec le Khole (charbon) en Allemagne ou encore le boniato en Espagne.
La plateforme (MLC) distingue l'argent de la monnaie et les définit comme suit :
 L' " « argent » n’a qu’une fonction économique d’échanges – en vue de la seule rentabilité."
La " « monnaie » a un rôle social fondamental de liens et de résilience : la monnaie est une institution avant d’être un outil. "

Ainsi, pour les porteurs de ce type de projet, la création d'une monnaie locale permet de relocaliser l'économie, par son implantation sur un territoire restreint et de donner à nos échanges une dimension plus humaine. Utiliser une monnaie locale s'est également empêcher les banques  de spéculer sur l'argent que nous y plaçons. En somme, les monnaies locales pourraient être un remède aux contradictions du capitalisme et une protection face  à la crise qui s'éternise. C'est en effet en réponse à la crise de 2008 (Faillite de la banque américaine Lehman Brothers, qui provoqua une crise de la zone euro) qu'émerge la première monnaie locale : En 2010, l'association "Agir pour le vivant" à Villeneuve sur Lot, a créé les abeilles en complémentarité de l'euro. Il est important de noter que les monnaies locales ont pour but d'être complémentaires à l'euro, elles n'ont pas pour but de le remplacer.

Les différentes formes d'échanges : Du don au marché

Il existe 3 grandes formes d'échanges : la réciprocité (L'obligation sociale pousse les individus à rendre ce qu'on leur a donné antérieurement), la redistribution et enfin le marché. Les premières formes de monnaies apparurent 5 milles ans avant notre ère mais jusqu'à la fin du moyen âge, les échanges marchands sont restés très secondaires. Aujourd'hui, les échanges marchands ont une suprématie totale sur les autres formes d'échanges : d'un outil, la monnaie est devenu une fin en soit, l'argent n'a malheureusement pas qu'une fonction d'échange mais aussi de thésaurisation/accumulation/accaparement par l'intérêt composé et de spéculation (nocives pour les être vivants et la planète). Michel Linton, concepteur de systèmes d'échanges, compare même la monnaie, telle qu'on la perçoit aujourd'hui, à une drogue.

Pourquoi une monnaie locale complémentaires?

Pour la stabilité économique:
Il a été prouvé que le monopole monétaire (une seule monnaie en circulation) est une cause d'instabilité économique. En effet sur le long terme, seule une diversité d'outils monétaires permet d'assurer une stabilité face aux aléas économiques. C'est la théorie que développe Bernard Lieter, ancien haut fonctionnaire de la banque centrale de Belgique, cofondateur de l'euro, et l'un des défenseurs les plus connus des monnaies complémentaires. Cette lois, où la diversité est synonyme de stabilité, est un phénomène naturel et universel. En effet, selon Bernard Lieter, ce principe se retrouve dans les mécanismes de la biodiversité. La biomasse (masse totale des organismes vivants) des écosystèmes représenterait la monnaie de nos systèmes économiques : Plus la biomasse est composée d'espèces différentes, plus elle est stable. 
Un exemple : Si la biomasse est composée de 2 espèces, prenons des sauterelles (1/2) et des coccinelles (1/2). Si une épidémie survient chez les sauterelles et qu'elles disparaissent toutes, la biomasse est divisée par deux. Alors que si la biomasse était composée de 50 espèces différentes, ses pertes seraient de seulement 1/50.

Introduire des valeurs (sociales, écologiques, solidaires...) dans nos échanges :
Allez dire à l'un des fondateurs de La Graine que vous aimeriez utiliser cette monnaie pour payer votre Mc Donald et il vous rira au nez (ou pas)! C'est l'un des autres avantages des monnaies locales complémentaires : elles sélectionnent des entreprises qui partagent les valeurs que se sont fixés les citoyens à l'initiative du projet.
Les monnaies locales favorisent également les circuits courts puisqu'elles ne sont utilisables que sur un territoire délimité. Les circuits courts permettent de soutenir l'économie locale et les petits producteurs et artisans "du coin". Ils ont également une dimension écologique, puisque les circuits courts réduisent le transport de nos biens et services, transport qui se révèle couteux pour l'environnement.
Valoriser le local c'est, par ailleurs, enrichir le lien social, créer du bien être social et en cela, favoriser l'innovation.

Chaque monnaie locale est unique et a sa propre charte. Les projets de monnaies locales sont souvent à l'initiative d'associations, de collectifs de citoyens. Mais les pouvoirs publics peuvent également être intéressés par ce genre d'initiatives. C'est le cas à Nantes où le crédit municipal, avec le soutien de la métropole, a créée sa propre monnaie complémentaire, So'Nantes.

Zoom sur La Graine : Le projet de Monnaie Locale Complémentaire montpelliérain

Nom de la monnaie : La Graine
Bassin de vie : Montpellier et ses alentours
Début du projet : mars 2012
Mise en circulation : 600 adhérent (300 le sont pour le moment)
Moyen d’échange : Coupons papier
Évaluation : 1 Graine = 1 Euro
Association porteuse : Alternatives pour un Développement Économique et Social Local (ADESL)
But du projet : Vivifier une économie locale responsable
Site : monnaie-montpellier.jimdo.com
Contact : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Des entreprises telles que Biocoop, le Diagonal (cinéma) et beaucoup d'autres entreprises locales et éthiques se sont déjà engagées à accepter la Graine. La Graine sera mise en circulation lorsque 600 adhérents se seront engagés à l'utiliser. Pour le moment, l'association compte 300 adhérents, le lancement de la graine est donc imminent.
Aujourd’hui, le démarchage des prestataires et des utilisateurs du réseau se poursuit. Peut être cet article sera-il le coup de pouce nécessaire à ce que cette initiative citoyenne pleine d'espoir voit le jour...

 Les valeurs de l'association Alternatives pour un Développement Economique et Social Local:

-         Le respect de la personne dans ses droits naturels.

-         Le respect de la terre, des ressources physiques et biologiques qu’elle nous

          procure.

-         La solidarité, la fraternité et la justice sociale.

-         Le respect des principes démocratiques, participatifs et coopératifs.

Pour plus d'informations sur la Graine ou si vous souhaitez participer au projet, rendez-vous sur leur site internet.

Laura Ouchêne

Bientôt une formation de "data scientists" à Montpellier

Pour faire face à la future explosion de données dues à l’information numérisée appelée Big Data, de nombreux domaines sont à la recherche d’analystes (data scientists/data analysts).

Formez-vous à ce métier d’avenir avec le master MIASHS (mathématiques, informatique appliquées aux sciences humaines et sociales) qui ouvrira en septembre 2016 à l’université Paul-Valéry Montpellier 3 en contrat pro (2 semaines de cours, 2 semaines en entreprise).

L’objectif de ce master pluridisciplinaire est de former des femmes et des hommes spécialistes de la science des données (data scientists/analysts). Les futur(e)s diplômé(e)s seront des interlocuteurs avertis capables de discuter avec des spécialistes des données et des spécialistes informaticiens ou statisticiens afin d’arbitrer les choix technologiques.
Cette formation pluridisciplinaire regroupe un ensemble de domaines scientifiques liés au traitement de l’information (informatique, statistique, visualisation, etc.).

Pour plus de renseignements, vous pouvez contacter Sandra Bringay, maître de conférences, responsable du master MIASHS : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., et visiter le site http://ufr6.univ-montp3.fr/index.php/masters/133-master-miashs.

Innovation : le Languedoc-Roussillon frappe fort à Las Vegas

 

« Pour notre deuxième année à Las Vegas, le nombre d’entreprises régionales qui exposent et visitent a plus que triplé faisant du Languedoc-Roussillon l’une des régions les plus dynamiques du monde à Las Vegas, poursuit Anne Baraillé Combe. L’objectif des entreprises du Languedoc-Roussillon est avant tout de promouvoir leur produit et développer leur business. Les entreprises régionales travaillent également leur visibilité à l’international, à commencer sur le marché nord-américain où elles peuvent s’appuyer sur la Maison de la Région Languedoc-Roussillon de New York pour développer leur marché. »

 

25 entreprises numériques régionales exposent au Consumer Electronics Show à Las Vegas du 6 au 9 janvier 2016, accompagnées par Sud de France Développement avec le soutien de la Maison de la Région Languedoc-Roussillon de New York.

Les PME de la Région Languedoc-Roussillon sont en nombre pour ce grand rendez-vous de l'innovation. Elles sont 25 en 2016 soit la progression la plus spectaculaire pour s’imposer comme la région du monde la mieux représentée. Les entreprises du Languedoc-Roussillon représenteront 21% de la présence française dans l'Eureka Park de Las Vegas.
Le numérique est un puissant levier de développement pour l'économie du Languedoc-Roussillon, territoire numérique d’excellence labellisé French Tech. Cinq contrats avaient été signés lors de la précédente édition du CES avec des entreprises régionales. L’économie numérique régionale compte 4 500 entreprises pour un chiffre d’affaires de 3 Md€ et représente 18000 emplois.

Sud de France Développement est l’unique porte d’entrée vers l’export pour les entreprises du Languedoc-Roussillon : En permanence à la recherche de nouveaux débouchés, cette société anonyme d'économie mixte met en relation les entreprises régionales innovantes avec les investisseurs du monde entier.

> Lire le dossier de presse complet

Le Port de Sète récompensé pour son dynamisme

Pour sa première participation à la nuit du Shortsea et de l'Intermodalité organisée par le BP2S, le Port de Sète a reçu le premier "Trophée Port" pour le développement de ses trafics "courtes distances", avec notamment l’ouverture de la ligne hebdomadaire régulière avec la Turquie exploitée par Ekol. Cette ligne devrait prochainement utiliser l’alternative ferroviaire pour l’acheminement de ses remorques sur la région parisienne.

Remise du Trophée Port au Port de Sète à Marc Chevallier, Président du port de Sète
par Jean-Philippe Casanova, Président de la FFPM

 

BP2S

Le Bureau de Promotion du Shortsea Shipping (transport maritime à courte distance) et de l’intermodalité, créé en 2000, est une association loi 1901 regroupant tous les acteurs de la chaîne de transport :

  • Les organisations et associations professionnelles du monde du transport (AUTF, FNTR, UPF, FFPM, TLF, Armateurs de France, CNCMF, CMF, COE)
  • Les entreprises prestataires et utilisatrices de transport maritime à courte distance (chargeurs, commissionnaires de transport, transporteurs terrestres, ports, armateurs et agents maritimes, etc.)
  • Les pouvoirs publics (CCI, CR, CG)

BP2S est aussi l’interlocuteur reconnu et privilégié des autorités publiques françaises et européennes sur tous les sujets relatifs au shortsea shipping et à l’intermodalité à maillon maritime.

 

La Viticulture héraultaise, carte d’identité du territoire

Colloque Observatoire Viticole

Ce matin, en ouverture du colloque sur les nouvelles dynamiques internationales organisé par l'Observatoire viticole départemental, Kleber Mesquida, le Président du Département et Député de l’Hérault s'est exprimé sur la viticulture en Hérault : "si aujourd’hui, la viticulture n'est plus la 1ère économie du territoire, car devancée par le tourisme, elle contribue fortement à l'attractivité de l'Hérault". Rappelant notamment l'un des axes de la politique départementale dans ce domaine visant à développer l'offre oenotouristique en Hérault : « s’il existe déjà une offre oenotouristique, nous voulons la compléter, la rendre plus lisible, par le maillage des installations de qualité existantes (caves et caveau associés à une restauration de caractère, etc.) afin de couvrir l’espace héraultais sous forme de circuits-découverte sur plusieurs jours ». A travers ces actions le Département entend valoriser la richesse du territoire et de ses terroirs. Kléber Mesquida s’est d’ailleurs félicité que la Loi Evin ait été modifiée « pour une communication plus libre des vins et des producteurs de façon à valoriser les terroirs et ses spécificités, sans incitation à la consommation ».

Le contenu du Colloque

Aujourd’hui de nombreux pays ont acquis le savoir-faire du vin et sont en plein essor sur le marché mondial. Face à cette mondialisation, le Département agit pour redonner une place de choix aux viticulteurs héraultais à l’international. On estime aujourd’hui que 30% des volumes produits en Hérault sont destinés à l’export, et en premier lieu vers l’Europe (Allemagne : premier client, Belgique, Pays-Bas, Royaume-Uni). Chine et Etats-Unis constituent également d’importants marchés.
Avec un espace viticole de 91 804 ha, soit 50 % de l’espace agricole consacré à la viticulture, l’Hérault s’impose comme le 1er département viticole du Languedoc-Roussillon et le 2ème département viticole de France, après la Gironde.
La viticulture demeure un secteur clé de l'économie héraultaise. Le Département a fait le choix depuis de nombreuses années de soutenir les acteurs du développement agricole et viticole et ainsi accompagner une viticulture moderne, durable et respectueuse de l'environnement pour produire des vins de qualité. Cet engagement fort s’élargit aujourd’hui à l’oenotourisme.

Quelles innovations pour nos politiques de tourisme ?

Le Sénateur-maire de Sète lance un cercle de réflexion parlementaire sur le Tourisme et l'innovation

Transport, hébergement, restauration : en quelques années, le tourisme a été l’un des secteurs les plus actifs dans l’innovation technologique, au point de susciter quelques inquiétudes.
Au moment où le gouvernement vient d'annoncer la création d'un fonds doté d'un milliard d'euros via la Caisse des dépôts et consignations pour investir dans le secteur dans le cadre du plan de développement du tourisme en France, et alors que la ville de Sète accueillait hier son premier colloque "Art'tractivité", le sénateur de l'Hérault François Commeinhes a donc souhaité réunir professionnels du secteur, aussi bien nationaux que régionaux, et responsables politiques au Sénat pour le lancement d’un cercle de réflexion parlementaire dédié aux questions d’innovation et de tourisme.
Sous l'intitulé "Quelles innovations pour nos politiques de tourisme", il a ainsi permis aux acteurs privés et publics d'échanger sur les enjeux stratégiques de l'innovation en matière de tourisme à l'occasion de cette première réunion/débat. Les intervenants, parmi lesquels l'essayiste spécialiste de l'innovation Robin RIVATON, mais aussi Christian DELOM, directeur général d'Atout France ou Thierry BAUDIER, délégué général du club France Terre de tourisme, créé en 2009, ont décrit les incidences de l'essor du numérique et des nouveaux acteurs qu'il génère dans ce secteur phare de l'économie française. Expliquant que cet essor "replace le client au cœur de la stratégie marketing touristique" et créait de nouveaux besoins, les intervenants ont dressé les axes qui sont autant d'opportunité d'innovation, qui rend le secteur plus concurrentiel en termes d'offre et de destinations, pas gigantesque que la loi doit aujourd'hui rattraper. Innovation au centre de l'échange qui a suivi entre les dirigeants d'entreprises du e-tourisme comme Booking, Egencia ou Expedia et ceux d'opérateurs historiques du tourisme comme le président de "Gîtes de France" ou celui du Syndicat national des Hôteliers, restaurateurs, cafetiers et traiteurs, ainsi que des acteurs régionaux comme Gilbert et Olivier GANIVENQ, président et directeur général du groupe Proméo, ou Jacques MESTRE, président de l'UMIH Languedoc-Roussillon.
François Commeinhes et les représentants de France Terre de tourisme recevront mardi prochain au Sénat le secrétaire d'Etat Mattias FEKL, chargé du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l'étranger. Ils évoqueront les objectifs de ce nouveau cercle de réflexion qui, partant du constat d'un manque de dialogue et d'échanges entre les acteurs du secteur, vise à les réunir pour accompagner la construction d'une nouvelle économie et, comme a conclu François Commeinhes lors de la réunion, "d'aider les territoires à engager le virage de l'innovation".

Cinéma : TSF s'installe à Montpellier.

Le leader français des moyens techniques de tournage, cinéma et audiovisuel, TSF, a choisi Montpellier pour sa prochaine implantation. Déjà présente à Paris et en province, l'entreprise ouvrira les portes de son antenne montpelliéraine (proposant la location de moyens techniques et une Ciné-Boutique) le 1er décembre prochain, à Parc 2000, concrétisant ainsi près de 4 années d'échanges avec la Ville de Montpellier.
C'est en effet depuis 2011, que TSF souhaite s'y installer. Et pour cause ! Les aides régionales sont significatives, l'ensoleillement considérable et les décors urbains et naturels riches et exceptionnels. Montpellier et sa région sont d'ailleurs identifiées depuis la fin des années 2000 comme une destination cinématographique de choix. En 2014, ce ne sont pas moins de 44 films qui ont trouvé pour décor le Languedoc-Roussillon.

L'AOC lucques du Languedoc

Depuis des siècles, les hommes louent la beauté lumineuse de cette olive charnue « reine des olives de table ». C'est dans le Languedoc qu'elle a trouvé son lieu de prédilection. Depuis septembre 2015, la lucques du Languedoc est protégée par le signe de qualité AOC, témoin d’un savoir-faire inégalé de la Région. Elle est récoltée sur 224 communes de l’Hérault dès la fin du mois d’août et jusqu’ à début octobre. Traditionnellement, les variétés de l'Hérault sont la Lucques et l'Olivière, l’huile de Rougette de Pignan étant une des huiles locales des plus réputées.


Matooma la start-up montpelliéraine célébrée

Accompagnée par Sud de France Développement, la société montpelliéraine Matooma, spécialisée dans les solutions « machine to machine », a été sacrée, le 23 juin, meilleure start-up française par l'Electronic Business Group à New York. La Maison de la Région Languedoc-Roussillon de New York (en photo) accueille depuis avril dernier la meilleure start-up française dans l’Internet des objets.

Le 8 juin, Matooma figurait déjà parmi les 48 premières start-ups en France à avoir été sélectionnées pour le Pass French Tech, le programme destiné à soutenir les entreprises en hypercroissance et à les aider à se développer à l'international.

L’aventure new-yorkaise de Matooma avait commencé en janvier dernier lorsque la start-up montpelliéraine avait participé, avec une délégation d’entrepreneurs emmenée par Sud de France Développement, au Consumer Electronic Show de Las Vegas. 

« J’ai noué une bonne relation avec Sud de France Développement, expliquait Frédéric Salles, le PDG de Matooma à l’Accent du Sud. « Nous venons d’ouvrir une filiale, Matooma North America, qui s’installe pour démarrer dans un bureau de la Maison de la Région Languedoc- Roussillon à New York, bien placée. » 

A New York, la SAS, basée à Montpellier, profite, sur place et gratuitement, de toute l'infrastructure de la Maison du Languedoc-Roussillon (bureaux, logistiques et mises en relation). Elles sont actuellement cinq entreprises régionales à être hébergées par la Maison de la Région Languedoc-Roussillon de New York qui, depuis son ouverture en avril 2009, a accueilli les responsables export d’une quinzaine d’entreprises.

En 2014, Sud de France Développement a piloté 427 opérations en France et à l’international dont 221 avec l’appui des Maisons de la Région Languedoc-Roussillon. 

Les Maisons de la Région Languedoc-Roussillon ont accompagné 1 250 entreprises régionales des départements vin, agroalimentaire, tourisme et multisectoriel sur les marchés américains, chinois, anglais et marocains grâce à leur réseau, leur expertise, et à la palette de services offerts. 

Fort de ce soutien, Frédéric Salles déclarait : « Aujourd’hui, Matooma fait partie des 10 entreprises les plus innovantes à l’échelle nationale sur le marché très porteur de l’IOT. Nous devons maintenant accélérer la cadence pour imposer Matooma sur la scène internationale et devenir un des leaders mondiaux. »