La pollution numérique, réduisez la vôtre

L’impact environnemental du numérique est un champ de recherches qui vise à évaluer l'effet des technologies de l'information et de la communication sur l'environnement.

Certains désignent comme « pollution numérique » les conséquences environnementales négatives de la numérisation, incluant, pour certains, la pollution électromagnétique et les usages parasites de l'informatique comme le spam. Ces conséquences négatives proviennent de la consommation d'électricité non négligeable des systèmes, de l'usage de matières premières pour la construction des appareils, et de leur destruction après leur remplacement.

Il faut savoir que la révolution internet ne fait que commencer.

La barre des 50% de la population mondiale ayant accès à l’internet a été franchie en 2018. Au rythme actuel, le monde comptera bientôt 5 milliards d’internautes dont 4 milliards seront actifs sur les réseaux sociaux. Le taux de pénétration dépasse déjà 80% en Europe et s’en approche en Amérique. En Afrique il atteint maintenant les 40% avec la plus forte croissance annuelle du monde grâce à des startups qui font bouger le continent. Ainsi, à Nairobi, loin de la Silicon Valley, une entreprise kenyane du secteur de l’économie sociale et solidaire, Ushahidi[1], développe la BRCK (la « brique » ), petit boitier électronique qui permet avec une seule carte SIM de raccorder 20 appareils à la fois à un réseau 3G, 4G ou Wifi en s’adaptant à l’infrastructure locale.

L’internet est devenu « mobile » et sur tous les continents le smartphone est à présent le principal moyen utilisé pour se connecter au web. On passe près de 5 heures par jour sur l’internet dont plus d’une heure sur les réseaux sociaux. En quelques années, l’internet a considérablement changé nos modes de vie et la société. La toile est déjà devenue un lieu de rencontre, un lieu d’échange, un centre d’achat et une source d’information incontournable mais ce n’est que le début d’une révolution plus profonde encore.

 

Chaque minute dans le monde

 160 millions d’emails envoyés
 13 millions de SMS envoyés
 11 millions de dollars de ventes en ligne (Amazon, Alibaba, etc.)
 4 millions de requêtes sur Google
 4 millions de vidéos vues sur Youtube (racheté par Google)
 2 millions de snaps (snapchat)
 750.000 titres écoutés sur Spotify (musique en streaming)
 500.000 tweets
 50.000 photos publiées sur Instagram (racheté par Facebook)
 120 nouveaux inscrits sur Linkdl

Source : Domo - Data Never Sleeps (2018)

 Les leaders de l’internet, devenant de plus en plus puissants, acquièrent des positions dominantes voire quasi monopolistiques dans leur secteur. Ils réalisent des bénéfices considérables qu’ils réinvestissent pour regrouper autour d’eux les acteurs les plus innovants et les plus performants des nouvelles technologies.

 Google avec son moteur de recherche incontournable, génère une manne financière considérable grâce à la publicité en ligne. Google a ainsi rapidement généré les fonds nécessaires aux rachats de fournisseurs de contenu comme Youtube ou Picasa. Google s’est s’est transformée en un conglomérat d’entreprises, nommé Alphabet, qui intervient dans tous les secteurs des nouvelles technologies. Le chiffre d’affaires d’Alphabet dépasse maintenant largement les 100 milliards de dollars avec un bénéfice qui tourne autour de 15 milliards de dollars par an. Alphabet est présent dans la biotechnologie avec sa filiale Calico, dans la domotique avec Nest Labs, dans la robotique et l’intelligence artificielle avec Google X, etc.

Facebook, lancé en 2006, compte plus de 2 milliards d’utilisateurs chaque mois. Son chiffre d’affaire dépasse les 40 milliards de dollars et son bénéfice est du même ordre que celui de Google[2]. Après avoir racheté plusieurs entreprises complémentaires de son offre comme Messenger, WhatsApp et Instagram, Facebook ne se contente plus de son réseau social. Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, s’est fixé l’objectif de rendre internet accessible partout dans le monde d’ici 2026, de développer la plateforme de référence de l’intelligence artificielle et de devenir un leader de la réalité virtuelle et la réalité augmentée.

Aller plus loin avec : http://futuroscopie.org/index.php/technologie/internet/170-internet-des-objets

[1] Ushahidi : « témoignage » en Swahili

[2] 15,9 milliards de dollars en 2017

Code, Html, Numériques, Codage, Web

Hors, les promoteurs des technologies de l'information et de la communication soutiennent que les flux d'information, qu'ils disent « dématérialisés », réduisent l'impact des activités humaines sur l'environnement, en diminuant les ponctions sur les ressources naturelles par une meilleure organisation de la production et de la consommation. Leurs critiques estiment que cette réduction est illusoire, et que cette perception se fonde sur la discrétion des consommations numériques, opposée à la visibilité des moyens de transmission matériels, comme dans le cas d'un courriel remplaçant un courrier. La plus grande disponibilité de la ressource entraîne par un effet rebond l'augmentation de la consommation, réduisant ou annulant le gain.

Numérique et papier :

Par un exemple souvent cité, le remplacement du papier par des documents électroniques peut amener à diminuer la consommation de papier. Encore faut-il montrer que la facilité d'imprimer rapidement un document papier ne stimule pas la consommation. La technologie permet l'économie, mais les utilisateurs semblent utiliser plutôt les corrections manuelles sur papier que les systèmes de gestion de versions sur document électronique. La consommation de papier a plus que doublé au cours des vingt dernières années5.

Numérique et transports :

De même, l'informatique a permis la baisse de la consommation des moyens de transport, par l'amélioration des véhicules et de la logistique. L'effet de cette baisse, cependant, est entièrement effacé et dépassé par l'augmentation des flux.

Les commentateursqui perçoivent l'effet comme un danger blâment la technologie ou les mœurs selon leur opinion préalable.

La circulation électronique des données implique au moins une consommation d'électricité, diffuse chez les utilisateurs, massive dans les centres de données. Selon l'organisation environnementale Greenpeace, le secteur informatique consomme 7 % du total de la production électrique mondiale, soit environ 1,4 % de la consommation énergétique mondiale. L'impact de cette consommation dépend de la façon dont se produit cette électricité. Certaines des plus importantes des organisations industrielles de l'informatique et d'internet se sont engagées pour un internet alimenté par des énergies renouvelables.

La fabrication des appareils entraîne des déchets et pollutions, l'exploitation de nouvelles resources, la mise en circulation de produits qui peuvent être toxiques.

Au crédit des technologies de l'information et de la communication, l'augmentation de la puissance de calcul des ordinateurs et la multiplication des capteurs de toute nature ont permis la construction des modèles qui alertent sur l'état de la planète et le réchauffement climatique.

Selon  https://www.supinfo.com/articles/single/4897-pollution-numerique, "on estime que 2% des émissions de gaz à effet de serre (CO²)de la planète sont à imputer à l’activité numérique. C’était 1% il y a 15 ans et ce chiffre devrait doubler d’ici 2020, soit 3 à 4 % des émissions de CO² mondiales. La source du problème de la pollution, est que contrairement à certaines pratiques qui ne sont pas non plus écologiques, nos vies privées comme publiques sont construites autour d’Internet. Chacun pollue donc un petit peu tout le temps. On ne peut pas donc pas arrêter complètement l’utilisation d’Internet, mais nous pouvons détecter les bonnes pratiques et celles qu’il faut corriger pour limiter l’impact de notre empreinte numérique sur la planète."

Donc utilisez des astuces pour réduire votre pollution numérique : https://dreamact.eu/fr/blog/article/20/pollution-numerique-ordinateur